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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 08:59

Dans le parc du château d’Hautot-Sur-Seine, l'inondation de la Seine de 1740 est signalée par un marqueur de crue. La crue de la Seine de 1740-1741 est par son ampleur la troisième après celles de 1658 et de 1910.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1740-1741 : l’Archevêque de Rouen

Dans le rude hiver de 1740 à 1741, quand la Seine déborda, inonda la ville et réduisit à l'extrémité des milliers d'habitants (20,000, dit-on), réfugiés sur les toits des maisons, l'archevêque ouvrit soir palais, multiplia les secours, et versa par centaines de mille francs dans le sein des victimes du fléau. Ses propres appartements servirent d'hôpital, et il se fit un honneur de soigner lui-même les pauvres qu'on y établit.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes (1690-1759) est Archevêque de Rouen Primat de Normandie de 1733 à 1759. Il est créé cardinal-prêtre lors du consistoire du 5 avril 1756 tenu par le pape Benoît XIV.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Mémoires de l’Académie des Sciences : Duhamel « Observations botanico-météorologiques 1741 »

La neige est présente sur une bonne partie du bassin de la Seine dès le début du mois d’octobre 1740. Le redoux s’installe début novembre, accompagné de pluies régulières et soutenues. « Le vent a été très violent variant entre le NO et le SO ; les pluies presque continuelles, venaient avec autant d’abondance que les orages d’été ; ce temps a duré jusqu’au 20 décembre, que le vent s’étant porté au nord, il est venu de la gelée et il est tombé un peu de neige le jour de Noël ; il tomba le matin une pluie qui occasionna un si grand verglas, qu’on ne pouvait se soutenir ; mais le lendemain le vent étant tourné au Midi, il tomba, ainsi que les jours suivants, une quantité prodigieuse d’eau poussée par un vent très violent »

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine
Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine
Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1970 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de la chapelle Sainte Catherine de Grammont à Rouen : 

Un marqueur de l’inondation de 1740 se trouve à Rouen sur le mur Nord-Ouest de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont. A l’époque, il s’agit de la chapelle Notre-Dame-du-Parc du prieuré de Grandmont. Le Prieuré appartient alors aux Jésuites. Après leur expulsion en 1770, la chapelle du Prieuré est transformée en poudrière, la plupart de ses ouvertures sont alors murées. La chapelle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1936. Propriété de la Ville de Rouen, elle a pris le vocable de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont avec une messe célébrée le 25 janvier 1970.
 

Le marqueur de la rue de Charonne à Paris :

A Paris le maximum de la crue fut atteint le 26 décembre 1740. Le marqueur du n°28 de la rue de Charonne indique un niveau bien au-dessus de celui de la crue de 1910.

LE 26 Xbre 1740 LA POINTE DE LA RIVIERRE EST VENU VIS-A-VIS CETTE PIERRE

La pierre est visible à gauche du porche de l’hôpital des Quinze-Vingt, elle a été gravée par Tomas Bouquet, un supposé citadin choqué par l’évènement au point de le figer dans la pierre. 
 

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 07:37

Avant la révolution de 1789 les passages d'eau appartiennent à des seigneurs. En amont de Val de la Haye, la succession des îles permet un passage aisé de la Seine pour les particuliers, les droits de passages sont moins affirmés.

Ainsi, Marie Catherine Dumoustier, veuve de Jean-Baptiste de La Motte-Ango, 2ème marquis de Lézeau, demeurant rue de la Seille à Rouen, inhumée le 10 mai 1754 à la paroisse Sainte Croix Saint Ouen à l’âge de 76 ans, est citée comme propriétaire du passage d’eau de Dieppedalle à la chaussée de Grand Quevilly, sans plus de précision.

En aval de Quillebeuf, on est plus en mer et les droits de passages sont d'un autre ordre.

La loi du 25 mars 1792 supprime le droit exclusif du bac. La loi du 6 frimaire an VII (26 novembre 1798) remet les passages entre les mains de l’Etat.

Vicomté de l’eau

Avant la Révolution, la juridiction de la Vicomté de l'eau s'étend sur la Seine et l'Eure de Caudebec à Blaru. La Vicomté de l'eau se charge de la police fluviale, la perception des taxes et l'enregistrement des baux.

Depuis 1779 Pierre-Robert Le Barrois, conseiller du Roy, est Vicomte de l'Eau à Rouen, juge civil, criminel et de police sur les rivières de Seine, Eure, Andelle, Risle, Saint-Sauveur et autres flottables et navigables y affluentes, sur les ports, ponts, quais, talus, chaussées et chemins le long d'icelle, gardien pour le Roy des étalons des poids et mesures de la Ville et Vicomté de Rouen.

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Liste des derniers vicomtes de l'Eau :

1688 - 1711 Pierre Périer

1712 - 1725 Jacques-Balthazar Néel

1725 - 1758 Jacques-Adrien Varnier (également Lieutenant de Police depuis 1748)

1759 - 1779 Marc-Antoine Nicolas Cauvin de la Cauvinière

1779 - 1789 Pierre-Robert Le Barrois

EXEMPLE DE JUGEMENT

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L'an de grâce mil sept cents soixante onze, le quinzième jour du mois de juin, nous, Marc Antoine Nicolas Cauvin de la Cauvinière, conseiller du Roy, vicomte de l'Eau à Rouen, juge civil, criminel et de police sur les rivières de Seine, Eure, Andelle, Rille Saint Sauveur et autres flottables et navigables y affluentes, sur les ports, ponts, quais, talus, chaussées et chemins le long d'icelles, gardien pour le Roy des étalons des poids et mesures de la ville et vicomté de Rouen, vu la requête à nous présentée par Denis Mustel, fermier du passage de Jumièges, expositive que par bail passé devant Maître Depouville, notaire royal au baillage de Rouen pour la noble sergenterie de Saint-Georges, le premier décembre mil sept cents soixante six il aurait pris à ferme des sieur prieur et religieux de l'abbaye royale de saint Pierre de Jumièges la ferme de la vicomté, port et passage du dit lieu de Jumièges Le Gouffre, La Roche et Heurteauville avec faculté de préposer à ces derniers passages en faisant branches à celui de Jumièges telles personnes qu'il aviserait bien, lequel bail aurait été registré en ce siège le dix huit octobre mil sept cents soixante huit en exécution de la sentence du dit jour, qu'en conséquence de la permission qui lui en a été donnée par le susdit bail, il aurait sous loués les dits passages du Gouffre et de la Roche, le premier au nommé François Amand moyennant trois livres par an et l'autre à Jean Brigaut par le prix de dix livres par an, que depuis qu'il jouit des dits passages, il y a été perçu des droits dont la quotité a été établie et déterminée par ses prédécesseurs et qu'il a continué de percevoir suivant l'usage...

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Le Commandeur de Sainte Vaubourg

La Commanderie de Sainte Vaubourg est une propriété de l'Ordre de Malte. Elle possède et entretient le passage d'eau reliant Val-de-la-Haye à Grand-Couronne.

En 1789 le Commandeur est François Joseph d'Alsace Hénin Liétard (23/05/1733 - 04/04/1797). Il vient de succéder à Pierre Antoine Charles de Mesgrigny de Villebertin (22/04/1747 - 05/11/1826) Commandeur de Sainte Vaubourg de 1783 à 1789.

Le marquis de Mauny

Le marquis de Mauny est propriétaire de quatre passages d'eau le long du chemin de hallage entre la Bouille et Bardouville :

Le passage d'eau du Val des Leux ; Le passage d'eau de Nouret ; Le passage d'eau de Caumont ; Le passage d'eau de la Bouille.

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Louis d’Estampes (04/12/1734 - 05/05/1815) est marquis de Mauny, seigneur et patron de Barneville, Caumont, Saint-Ouen, la Trinité, Bardouville et la Bouille, seigneur de Thouberville, la Houssaye, Plasne-le-Vivier, Baulieu et Laubrière.

L’abbé de Saint Martin de Boscherville

L'abbaye de Boscherville est propriétaire du passage d'eau de Saint Georges à la hauteur de l'île de Saint Georges. Ce passage relie l'abbaye située rive droite à la paroisse de Bardouville située rive gauche. Le seigneur de Bardouville et ses hommes a le privilège de traverser gratuitement, source de nombreux procès avec les moines de Saint Georges.

Claude du Cheylar, vicaire général de Dijon, est l’abbé commendataire de Saint Martin de Boscherville de 1779 à 1790, après avoir été l’abbé commendataire de Notre-Dame de Bonnecombe (Aveyron) de 1776 à 1779.

On trouve aux archives nationales, à la référence T 440, les papiers de l’abbé Claude du Cheylar.

Le seigneur d'Ambourville

Le petit hameau de la Fontaine situé rive droite appartient depuis le XIVème siècle au seigneur d'Ambourville paroisse de la rive gauche. Le droit de passage est essentiellement utilisé pour le pèlerinage de la Sainte Anne célébré dans la chapelle construite rive droite au hameau de la Fontaine.

Le 24 mai 1775, se présente noble damoiselle Louise-Madeleine de Lisle Marivault, fille majeure, demeurant à Rouen dans le prieuré royal de Saint Louis, établie en cette ville de Rouen place de la Rougemare, paroisse de Saint Godard, laquelle stipule que par le décès de son frère le 11 avril 1774, haut et puissant seigneur, Nicolas-Barthelemy de Lisle Marivault, chevalier seigneur d’Ambourville, de La Fontaine et autres lieux... Elle est devenue sa seule et unique héritière. En cette qualité, elle a vendu le 7 mars 1775 le fief de La Fontaine à Monsieur Pierre-Robert Dufay, écuyer seigneur de Limanville, conseiller du Roy, correcteur en sa cour des comptes, aides et finances de Normandie, demeurant à Rouen, rue Bourg Labbé, paroisse de Saint Nicaise.

Pierre Robert Dufay de Limanville (15/10/1742 - 06/01/1824 à Ambourville)

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Ruines de la chapelle Sainte Anne près de Duclair vers 1820

L’abbé de Jumièges

L’abbaye de Jumièges d’après un dessin de 1702

L'abbaye de Jumièges est propriétaire en 1789 de sept passages d'eau :

Le passage d'eau de Duclair ; Le passage d'eau de la Roche ; Le passage d'eau de la Foulerie ; Le passage d'eau du Gouffre ; Le passage d'eau de Jumièges ; Le passage d'eau du Trait ; Le passage d'eau de Quillebeuf.

Les passages d'eau de la Roche, de la Foulerie et du Gouffre sont situés face à l'actuelle commune du Mesnil-sous-Jumièges le long du hameau du Conihout.

Pierre François Martial de Loménie de Brienne (18/06/1763 - 10/05/1794) coadjuteur de l'archevêché de Sens, archevêque in partibus de Traianopolis du Rhodope, est l’abbé commanditaire de Jumièges de 1788 à 1790. Il meurt guillotiné le 21 floréal an II, le même jour que Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI.

Tableau « Jumièges » de William Turner de 1832

Carte de Magin, géomètre du roi, vers 1750

1 : abbaye de Jumièges. 2 : abbaye de Fontenelle/Saint-Wandrille. 3 : Caudebec-en-Caux. 4 : Duclair

La marquise de Nagu

La marquise de Nagu est propriétaire du passage d'eau de la Mailleraye, un passage d'eau difficile à entretenir.

Adelaïde Louise Duhamel (05/09/1740 - 14/12/1826) marquise de Nagu, a acheté en 1767 le comté d'Houdetot La Mailleraye à la duchesse de Chaulnes. Elle est veuve de Charles Gabriel De Nagu depuis 1777.

Extrait de son acte de décès : Du quinzième jour du mois de décembre l’an mil huit cent vingt six sur les dix heures du matin, acte de décès de Demoiselle Adélaïde Louise Duhamel marquise de Nagu, âgée de quatre vingt six ans, décédée le jour d’hier, en son château de la Mailleraye, commune de Guerbaville, sur les dix heures du matin, née en la commune de Gonfreville l’Orcher, canton de Montivilliers, département de la Seine Inférieure, le cinq septembre mil sept cent quarante, fille de feu Monsieur Charles Etienne Duhamel de Melmont et de feue Demoiselle Françoise Planterose, veuve de Monsieur Charles Gabriel Marquis de Nagu. Etc. etc.

Le passage de la Mailleraye vu de la rive droite vers 1850

Le passage de la Mailleraye vu de la rive gauche par François Edme RICOIS (1795-1881)

L’abbé de Saint Wandrille

L'abbaye de Saint Wandrille est propriétaire de l'important passage d'eau de Caudebec en Caux.

Etienne-Charles Loménie de Brienne (09/10/1727 - 19/02/1794), archevêque de Toulouse (1763-1788) puis de Sens (1788-1790), principal ministre d’Etat de Louis XVI du 01/05/1787 au 25/08/1788, est l’abbé commendataire de Saint Wandrille de 1785 à 1790. Il est créé cardinal par la Pape Pie VI le 15 décembre 1788. Il prête serment à la constitution civile du clergé en 1790. Son neveu est l’abbé commendataire de Jumièges.

Le seigneur d'Etelan

Le seigneur d'Etelan est propriétaire du passage d'eau de Courval entre Petiville situé rive droite et le Vieux Port situé rive gauche.

Jean-Baptiste Joseph Belhomme de Glatigny (21/05/1733 - 18/06/1809) est seigneur de Mauquenchy, Saint-Maurice d'Etelan, Norville et autres lieux.

Le comte de Tancarville

Le comte de Tancarville est propriétaire du passage d'eau de Tancarville à Quillebeuf, du passage de Saint Jacques du Val-Ullin à Grestain et à la Rille et du passage d'Oudale à Honfleur et à Saint Sauveur.

L’eaurie de Tancarville

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux (11/08/1731 - 07/09/1799) est prince d'Aigremont, duc de Montmorency, marquis de Fosseux et de Seignelay, comte de Tancarville, baron de Brou et seigneur d'Arrou, de Bois-Ruffin, de Courtalain, des Mesnils, du Mée, du Poislay et du Vernay.

Barques, bachots et bachelotte

Tout passage dispose d'un ou plusieurs BACHOTS. Ces barques à rames, d'une longueur de 6 à 10 mètres, sont avant tout destinées aux piétons, pour lesquels sont construits des abris, mais ont longtemps fait passer les bêtes et même les voitures légères dont on laisse les roues traîner dans l'eau. Le journaliste Baude ironise en 1861 dans la Revue des Deux Mondes : "Le passage de Caudebec est desservi par un bac du modèle que durent adopter sous Charles Le Chauve les moines de Saint-Wandrille" comme on peut le voir sur le tableau du passage de la Mailleraye vu de la rive droite.

 

La bachelotte du Vieux Port est l’ultime représentante de ce temps.

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 15:53
L'année 2022 à Hautot-sur-Seine

En raison de la crise sanitaire, la cérémonie des vœux, programmée le 8 janvier 2022, est annulée.

L'année 2022 à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 17 février 2022 valide un plan de rénovation de la « maison de l’école ». Le bâtiment remis aux normes actuelles est destiné à être mis en location.

Le 17 mars 2022, Haropa Port, annonce avoir retenu l'entreprise AKS, venue des Emirats arabe unis et spécialisée dans le sucre, pour s'implanter sur le site de la Plateforme industrielle de Grand-Couronne-Moulineaux. La nouvelle entraine une levée de bouclier des élus locaux, la mobilisation de l’association de défense des berges de Seine et le vote de motions dont Hautot-sur-Seine le 31 mars.

Paris Normandie du 21/03/2022 : Du sucre qui laisse un goût amer dans la boucle

L’annonce d’un projet d’usine à sucre situé entre Grand-Couronne et Moulineaux, jeudi 17 mars 2022, a fait vivement réagir les maires des communes de la boucle de Seine, situées en face sur la rive opposée.

« Absolument inimaginable qu’un tel projet aussi impactant pour nos habitants puisse être travaillé, pire, validé sans que les maires des communes concernées en soient informés.» Quatre jours après avoir commenté sur sa page Facebook la possible construction d’une nouvelle usine de production de sucre blanc de la société Al Khaleej Sugar (AKS) entre Grand-Couronne et Moulineaux l’inquiétude de Thierry Jouenne, maire de Sahurs, commune de la rive droite n’est pas retombée. « Les impacts environnementaux seront forts, à l’évidence, sur la qualité de vie. Compte tenu de ce qu’on sait, on ne peut pas dire qu’on est très satisfait », euphémise-t-il lundi 21 mars 2022. «  A Sahurs ça a fait parler tout le week-end, l’association de défense des berges de Seine est vent debout. La semaine précédente, il y a eu une réunion à La Bouille qui avait pour objet un projet de restauration d’une peupleraie située entre la Bouille et Moulineaux [rive gauche, NDLE], où le port a déversé ses boues de dragage pendant des années ; une peupleraie située juste en aval du site retenu pour la sucrerie. Le port a dit qu’il n’y avait pas de projet, en tout cas il n’en a pas parlé. »

Et ce n’est pas Nicolas Amice, son homologue de la commune voisine de Saint-Pierre-de-Manneville, située en aval, qui dira le contraire. « Très en colère. Je découvre dans la presse qu’une usine sucrière va s’implanter à quelques encablures de chez nous, en face de Sahurs. La plus grande d’Europe ! Evidemment génératrice de bruits, d’odeurs, ce qui aura un impact considérable sur notre belle boucle. AUCUNE information du Port de Rouen alors que le travail a commencé il y a plusieurs mois. Est-ce comme cela que l’on considère les petites communes ? La Bouille en lice pour être le village préféré des Français … Comptez sur nous … », a-t-il posté vendredi soir. Le maire d’Hautot-sur-Seine, située en amont, est sur la même ligne, selon Thierry Jouenne.

Outre le fait que l’usine - « des cheminées avec de la vapeur d’eau » - serait située juste en face du hameau accueillant l’église de Sahurs et un château, le tout étant classé au titre du paysage, l’édile fait valoir les odeurs douceâtres « assez désagréables à terme », les rejets (en matière organique consommatrice d’oxygène dans l’eau) et l’impact environnemental lié au trafic routier pour amener les betteraves depuis le Calvados et l’Eure.

De l’autre côté du fleuve, Frédéric Le Goff, maire de Moulineaux, a lui aussi commenté lundi la nouvelle sur Facebook, apprise a veille de son annonce. S’il voit l’arrivée de cette industrie comme « la possibilité de donner une seconde vie au site Renault » et de créer des emplois, « il y a un point très important qu’il ne faut pas oublier ! Le transport des betteraves », poursuit-il. Et d’annoncer qu’il restera vigilant lors des futures réunions. La question de l’emploi est aussi celle que retient Julie Lesage, maire de Grand-Couronne et membre du bureau métropolitain, prévenue elle, une semaine avant l’annonce. Des créations d’emplois également saluées par Laurent Bonnaterre, maire de Caudebec-lès-Elbeuf et en campagne pour la députation, qui note néanmoins la différence de traitement réservé par la majorité métropolitaine aux camions prévus pour Amazon. En cas d’accord entre Haropa et AKS, l’usine pourrait démarrer en 2025.Sylvain Auffret

A l’approche des élections présidentielles, « c’est le retour des jours heureux ». Les restrictions sanitaires sont levées et les manifestations communales reprennent :

Fête des plantes et foire à Tout le 27 mars 2022

L'année 2022 à Hautot-sur-Seine
L'année 2022 à Hautot-sur-Seine

Le 23 avril 2022, le Maire prend un arrêté municipal portant interdiction absolue d’accès à la cour sud du château suite à l’endommagement d’une cheminée, le temps de sécuriser la toiture. La réfection en maçonnerie de la cheminée du château reste à faire.

Une mise à jour du plan cadastral est entreprise à partir du 5 mai 2022 par le Pôle de Topographie et de Gestion Cadastrale de Seine-Maritime. Les propriétaires fonciers sont invités à fournir toutes indications propres à faciliter le recensement des changements intervenus depuis la dernière mise à jour.

Exposition du club des peintres d’Hautot-sur-Seine les 21et 22 mai 2022

Le Conseil Municipal du 24 mai 2022 donne un accord de principe à la cession au bailleur social LOGEAL de quatre logements des communs du château via un bail emphytéotique établi pour cinquante ans.

Kermesse de l’école Maurice Genevoix le 17 juin 2022

Petit journal d’Hautot n°7 de juillet 2022 : Les anciens combattants

En ce début d’année et suite à une période problématique d’interdiction de réunion, la section des Anciens combattants de nos trois communes, Sahurs, Saint-Pierre-de-Manneville, Hautot-sur-Seine, s’est réunie en assemblée générale. Depuis six ans, M. Jean Simon était à la présidence mais, pour des raisons personnelles, il a présenté sa démission en tant que Président. M. Michel Bourdeau a également demandé à ne pas être reconduit en tant que secrétaire. En tant que porte-parole du nouveau bureau, Louis Nothias, président, Edith Nothias, trésorière, Jean Simon, secrétaire, sont ravis de participer à la vie de nos trois communes et feront de leur mieux pour perpétuer, avec l’aide de tous, la mémoire des conflits contemporains. Nous rappelons que l’adhésion est possible pour les anciens combattants comme pour les OPEX et tout citoyen sympathisant. Nous espérons vous voir nombreux et nombreuses à notre prochaine manifestation pour le repas du 11 novembre.

L'année 2022 à Hautot-sur-Seine
L'année 2022 à Hautot-sur-Seine

La limitation de vitesse à 30 km/h est étendue à l’ensemble de la commune avec l’instauration d’une zone 30. Extrait du Petit journal d’Hautot n°7 de juillet 2022, le mot « zone » signifie un espace public dans lequel la vitesse modérée des véhicules permet de préserver la vie locale, il s’agir bien d’un espace et non pas d’une voie, donc les rues adjacentes aux rues du Rouage et des Fendanges sont également dans la zone 30.

Au cours de l’été, la rénovation de la cour de l’école a été engagée, soit la réalisation d’une végétalisation, une protection du hêtre pourpre par un caisson et la mise en place d’une terrasse à proximité du préau. Le chemin d’accès au château a fait l’objet d’une réfection financée par la commune. Une section de la rue des Fendanges a été mise en enrobé entre l’embranchement de la rue de l’Ancien Vignoble et l’embranchement de la rue Lézurier de la Martel sur financement métropolitain.

Le conseil municipal se réunit le 25 août 2022 afin de donner congé au restaurant « chez Tonton » à six mois de l’échéance du bail commercial de ce commerce installé dans un local communal. En fin d’année un expert est nommé pour évaluer le montant de l’indemnité d’éviction.

Le 1er septembre 2022 voit la mise en place du nouveau réseau astuce de la Métropole. Pour la boucle de Roumare la ligne de bus n°9, allant de Saint-Pierre-de-Manneville à Déville-les-Rouen devient la ligne de bus n°44. Le projet de renforcement avec instauration des passages à heure fixe plus fréquents de la ligne 44 est reporté. La Zone à Faibles Émissions (ZFE) entre en vigueur pour les tous les véhicules ayant des vignettes Crit'Air 4, 5 ou non classés, interdisant leur accès à Rouen et aux communes alentour. Ce même jour la Trésorerie de Grand-Couronne ferme ses portes, un accueil de proximité est organisé au service de gestion comptable à Mesnil-Esnard avec une antenne à Grand-Quevilly.

L'année 2022 à Hautot-sur-Seine

Le 1er octobre 2022 au château d’Hautot-sur-Seine, Céline BRULIN sénatrice PCF de la Seine-Maritime remet la médaille d’honneur communale « Or » à Alain LANGLOIS pour quarante années de dévouement en tant qu’élu municipal. « J’ai fait ça pour rendre service » dixit l’élu à Paris-Normandie. Conseiller municipal de 1977 à 1996 et depuis 2001, il est 2ème adjoint de 1995 à 1996 de Jean-Claude MARTEL-BAUSSANT et 1er adjoint d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (2008-2010), Jean-Bernard SEILLE (2010-2020) et Jean-Louis ROUSSEL (depuis 2020).

En octobre 2022 le collectif « DU FILO'R À RETORDRE » se forme sur la boucle de Roumare pour réclamer une amélioration du service de transport à la demande FILO'R. Suite à une enquête de satisfaction menée par le collectif, une réunion publique se tient le 21 novembre au Val-de-la-Haye en présence des élus locaux.

En novembre 2022, dans le cadre des travaux d’accessibilité, la rampe d’accès PMR de la mairie est réalisée.

Le Conseil Municipal du 8 décembre 2022, avant le début des débats, se recueille en mémoire d’Alain Gaudefroy-Demombynes, ancien maire de 2008 à 2010, décédé accidentellement le 6 décembre. Ses obsèques sont célébrées le 12 décembre au cimetière d'Hautot-sur-Seine.

Le Conseil Municipal du 8 décembre 2022 a désigné Corinne FOURNIER titulaire et Roger JEAN suppléant comme représentant de la commune au comité de pilotage du site Natura 2000 « Estuaire et Marais de la Basse-Seine ».

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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 08:24

Hautot s’écrivait dans les registres des baptêmes, mariages et sépultures Hautot, Hotot ou Hottot.

Les curés successifs de la paroisse Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine choisissent, au cour de leur ministère soit Hottot, soit Hotot ou soit Hautot. Il s’agit d’une forme altérée de Hotot.

Le nom de Hotot est un composé anglo-scandinave de hōh topt.

L'appellatif anglo-saxon (ou vieil anglais) hōh signifie « escarpement rocheux, terrain en pente, rivage ». L'ancien scandinave (ou norrois) topt, toft désigne à l’origine un terrain destiné à une habitation, puis ce même terrain avec l’habitation soit « emplacement bâti, ferme ».

L’ancien bâti d’Hautot-sur-Seine se trouve au lieu-dit « Le Village » le long d’une ligne de puits situés de part et d’autre de l’actuelle rue Saint Antonin, surplombant la Seine.

Hautot s’écrit sans accent circonflexe.

Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot

On recense huit villages portant le nom anglo-scandinave de Hotot en Normandie et au Lincolnshire :

Hotot-en-Auge (Huldestot) dans le Calvados avec son église Saint-Georges

Hautot-l’Auvray (Hotot Alverici) en Seine-Maritime avec son église Saint Martin

Hautot-le-Vatois (Hotot le Wasteis) en Seine-Maritime avec son église Notre-Dame

Hottot-les-Bagues dans le Calvados avec son église Notre Dame de l’Assomption

Hautot-sur-Mer (Hotot juxta Dieppam) en Seine-Maritime avec son église Saint Rémy

Hautot-sur-Seine (Hotot supra Secanam) en Seine-Maritime avec son église Saint-Antonin

Hautot-Saint-Sulpice (Sancti Suplicii de Hotot) en Seine-Maritime avec son église Saint Sulpice

Huttoft dans le Lincolnshire en Angleterre avec son église Sainte Margarèthe

Hautot-sur-Mer absorbe en 1822 les communes d’Appeville-le-Petit et de Pourville. Hotot-en-Auge absorbe en 1973 les communes de Brocottes et du Ham. Hottot-les-Bagues s'associe de 1973 à 1982 à Longraye pour former la commune d'Hottot-Longraye.

Le patronyme Hautot s’est rependu à partir du pays de Caux. Il a été popularisé par Guy de Maupassant (1850-1893) dans « Hautot Père et Fils » nouvelle parue en 1889.

Georges Hautot (1887-1963) est un dessinateur illustrateur.

Porter le nom d’Hautot

Les garages Hautot de Normandie

Paris Normandie du 23/02/2022 : « Quique ch’est-i ? », le langage cauchois expliqué : Hautot, garage et village

Nous avons trouvé trois garages Hautot en Seine-Maritime, dont deux en Pays de Caux. L’un, Vincent Hautot, se trouve à Fontaine-le-Dun, l’autre, Hautot Jean et Fils, à Yvetot et le troisième, Philippe Hautot, à Orival, à l’entrée d’Elbeuf. Il n’y a qu’en Normandie que l’on peut trouver des garages Hautot (entendez le jeu de mot avec garage auto !) car Hautot est un patronyme spécifiquement normand qui veut dire village sur la hauteur ; du scandinave topt (ou toft), terrain bâti puis ferme et ses dépendances, précédé de l’anglo-saxon hoh ou du scandinave haugr, hauteur. D’ailleurs seules cinq communes de Seine-Maritime possède ce nom : Hautot-l’Auvray, Hautot-le-Vatois, Hautot-Saint-Sulpice, Hautot-sur-Mer et Hautot-sur-Seine, et toutes en Pays de Caux ou en lisière. Bénoni Lapouque

Porter le nom d’Hautot
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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 06:45

Annonce parue dans le la Cloche d’Argent du 10 mai 1884 concernant l’actuel manoir des Farceaux.

 

En cette fin du XIXème siècle, il était plus facile pour les rouennais d’accéder à Hautot-sur-Seine en prenant le bateau de la Bouille que de passer par le chemin de grande circulation n°51 allant de Montville à Sahurs par le bord de Seine depuis Croisset. Pour le chemin de fer, il suffit de descendre à la gare de Grand-Couronne et de se rendre au passage d’eau d’Hautot-sur-Seine, la voie ferrée desservant les communes de la rive gauche, de Moulineaux à Rouen vient en effet d’ouvrir en 1883.

L’embarcadère des bateaux à vapeur à Rouen

Le départ du bateau de la Bouille quai de la Bourse à Rouen

Extrait du Journal de Rouen du 15 septembre 1932 : Le service à vapeur de Rouen à la Bouille a commencé le 1er février 1831. (…), après le second Empire, les services de Rouen à la Bouille furent repris par la Compagnie des Bateaux Omnibus de Rouen, puis en 1902 par le Compagnie Française de Navigation et de Constructions Navales, et en 1906 par la Compagnie Rouennaise de Navigation.

Le bateau de la Bouille

Les peintres de l'école de Rouen André Segers, Narcisse Guilbert, Robert-Antoine Pinchon, se sont succédé pour immortaliser le lieu.

Le bateau de la Bouille
Le bateau de la Bouille

L’embarcadère des bateaux omnibus de Croisset

La station du bateau à Dieppedalle

Arrivée du Bateau Omnibus n°2 à Dieppedalle-Forêt

La station de Dieppedalle-Forêt

L’appontement du Val-de-la-Haye

Souvenir de Fernande Obselin (1909 - 1986) :

Le vendredi 12 mars 1971 je n’ai pas été au bureau tellement il y avait de brouillard (dangereux), suis passée chez Léonie Cousin en allant chercher du pain. Au cours de ma visite elle me montra ce qu’elle avait retrouvé en rangeant des papiers … un papier écrit en 1911 (2 janvier) donc depuis 60 ans 2 mois et 10 jours. Il s’agit d’une naissance qui eut lieu sur le bateau de la Bouille à son passage au Val-de-la-Haye, et se dirigeant sur Rouen. Une jeune fille qui était « bonne » à Sahurs allait faire ses couches à Rouen … mais elle n’eut pas le temps de gagner cette destination. Le bateau stoppa plus longtemps que son arrêt normal, bien entendu, la malade fut mise sur une paillasse (il y en avait une à bord) ; on appela Mme Cousin (la blanchisseuse) spécialiste des accouchements et l’année suivante un colis postal de bonbons arrivait chez Mme Cousin, méfiante ne connaissant pas l’expéditeur (non désigné sur le colis) dit à son entourage : « on ne va pas manger ces bonbons-là, on ne sait pas d’où ça vient » … puis elle découvrit un papier, puis une pièce de 5 frs en argent (5 frs il y a 60 ans !!). Une très belle écriture un peu dessinée avait tracé ces mots :

 

Bon souvenir

 

Je suis né au Val-de-la-Haye

En date du vingt et un juillet,

Grâce aux secours d’une brave dame,

Ma mère et moi étions indemnes,

Reconnaissant de soins si bons,

Je vous envoie de mes bonbons ;

Et puisque vous m’avez fait beau,

Recevez ce petit cadeau !

Donc en ce jour Bébé, marin,

Félicite madame Cousin

 

Le petit Victor né à bord de l’abeille IV

 

Journal de Rouen du 22 juillet 1910 : Une Naissance en Bateau

Hier matin, l’Abeille IV, de la Compagnie des bateaux-omnibus, allant de la Bouille à Rouen, faisait écale à l’appontement de Sahurs. Plusieurs habitantes de cette localité prenaient passage à bord et, et parmi elles une dame, dont la situation apparaissait visiblement comme on ne peut plus « intéressante ». Quelques instants après le départ, la dame sent le besoin de s’isoler ; dix minutes, un quart d’heure se passent sans qu’on la voie reparaître. Inquiètes, les personnes qui l’accompagnent font part de leurs appréhensions au personnel. On prend finalement le parti de forcer la porte de la petite cabine.

C’est alors que s’éclaircit le mystère. Il y avait maintenant deux personnes dans la cabine : la dame et … un gros garçon qui, pour n‘avoir que quelques minutes d’existence, n’en paraissait pas moins robuste à souhait, et qui manifesta tout de suite sa vitalité en poussant des cris perçants.  A m’arrivée de l’Abeille IV à Rouen, la mère et l’enfant, qui, selon l’expression consacrée, se portent bien, ont été transportés à la maternité de l’Hospice-Général.

Avis aux généalogistes : l’identité du petit Victor reste à trouver

L’arrivée du bateau de Rouen au Val-de-la-Haye

Le bateau de la Bouille
Le bateau de la Bouille
Le bateau de la Bouille

Photographies de la passerelle du ponton d’Hautot-sur-Seine

Le bateau de la Bouille
Le bateau de la Bouille

Les premiers pas de Fernande Obselin (1909 - 1986)

Hautot-sur-Seine le 17/02/1976 : Je vous donne cette précision me touchant personnellement : « c’est sur ce bateau de la Bouille à Rouen QUE J’AI FAIT MES PREMIERS PAS : l’homme qui percevait le prix des places sur le bateau même était assez curieux et bredouillait tout en marchant : « billet billet billet… pour que les voyageurs sortent leur argent » ; il me faisait peur ! Et il m’avait pris dans ses bras en m’éloignant de ma mère ce qui augmenta ma frayeur et me fit aller la rejoindre en vitesse ! J’ai su marcher à ce moment même !!

Le bateau de la Bouille
Le bateau de la Bouille

L’Elan et le Boieldieu au débarcadère de Sahurs

Journal de Rouen 1er octobre 1932 : le bateau de La Bouille a fait, hier, son dernier voyage

Tout contre le ponton de ponton de la Bourse le petit bateau blanc et noir se balance dansant sur ses amarres. Il a l’air bien sérieux le B. O. (lise bateau omnibus) deuxième du nom de la Compagnie Rouennaise de Navigation. C’est qu’il va faire le dernier voyage de Rouen à la Bouille, mettant ainsi un point final à un service plus que centenaire. Le temps, même, est maussade. Dans le ciel sombre, les nuages défilent à vive allure. Il y a là une douzaine de voyageurs, pas plus : deux Anglaises, un boulanger, une blanchisseuse, des représentants et une mère aves ses enfants. Les Rouennais auront boudé le bateau jusqu’au bout. Des colis s’amoncellent sur le toit de la cabine. Il y a de tout. Des fleurs sortent d’un grand panier et cette coïncidence a la valeur d’un hommage. L’équipage est au complet. Le voici : le capitaine Saint-Pierre, receveur Armand, deux mécaniciens et un moussaillon. A 14 h.15, le sifflet jette ses appels stridents. La cheminée se met à cracher furieusement et dans un bruissement d’eau chassée, le B. O. s’éloigne du ponton. La machine bat de son pouls régulier. En se dandinant légèrement, le petit bateau ouvre son chemin vers l’aval. C’est maintenant le port dans sa richesse et sa diversité. L’histoire du monde se lit, en traits rapides, aux flancs des navires : Nausicaa, Ronsard, Rabelais, Dupleix, Joffre, que sais-je encore ? Les innombrables grues, aux airs penchés, font songer à des échassiers en veine de confidences. Et c’est le charbon, le fer, le pétrole, le bois, les produits chimiques, toutes les manifestations de la vie moderne.

A Croisset, le paysage se précise. La rive gauche affirme, sous les formes les plus diverses les conquêtes du progrès. La rive droite garde encore sa nouvelle physionomie tant cherchée des touristes. Elle présente à l’œil toujours émerveillé la succession de ses falaises coiffées d’arbres et de ses vallons verts au creux desquels s’abritent les maisons. Des puissants remorqueurs qui montent le fleuve, partent des cris d’adieux à l’adresse du B. O. Ce sont les seuls qui se souviennent. Le voyage se poursuit tranquillement. Après Dieppedalle, quelqu’un déclare que le mascaret s’est fait sentir le matin, à 11 heures, dans le bras du Val-de-la-Haye. Hautot, Sahurs, nichés dans la verdure, ne s’émeuvent pas à notre passage. Puis les voyageurs de lèvent soudain. Le vénérable clocher de la Bouille apparait devant nous. Après un virage magnifique, le B. O. vient s’amarrer sur le ponton. Les gens descendent rapidement, mais l’horaire ne leur laisse pas le temps d’excursionner dans les environs. Au lieu des splendeurs de la forêt et de la côte, ils ont le charme discret des maisons de la Bouille enfouies sous les roses. A 16 h. 45, le B. O. appareille sous les yeux de quelques Bouillais qui le saluent familièrement.

C’est le retour que le soleil, enfin, illumine de ses derniers rayons. Le courant est dur. La machine s’essouffle, mais tient bon. A 18 h. 25, le B. O. arrive au ponton de la Bourse, après un voyage sans histoire. Le soir, il retournera à la Bouille où il passera la nuit. Aujourd’hui, il ira rejoindre dans les bassins Saint-Gervais, les trois unités de la C. R. N., le Boieldieu, l’Elan et l’Abeille. Ces bateaux iront prochainement au Havre pour être réparés. Quant à leur personnel, inscrit sur le rôle des gens de mer, il naviguera pour le compte d’autres compagnies. En terminant, nous est il permit d’émettre une suggestion ? La suppression du service de la Bouille a été amenée par la diminution du nombre des voyageurs, concurremment avec l’augmentation des frais généraux. Ne serait-il pas possible de reprendre le service avec es bateaux à moteur à l’huile lourde, d’une consommation et d’un entretien bien plus économiques que les bateaux à vapeur ? M.L.

 

L’arrivée de l’Elan à La Bouille

Le bateau de la Bouille

Pierre LE TRIVIDIC "Arrivée des vapeurs à La Bouille"

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 08:12

Félicie de Fauveau meurt à Florence le 12 décembre 1886, à l'âge de 85 ans. Elle est enterrée au cimetière San Felice A Ema. Expatriée à Florence après 1832, Félicie de Fauveau, première femme sculpteur à vivre de son art., réalisa une œuvre sculptée considérable s'inspirant de l’art et de la spiritualité du Moyen-âge.

Labeur Honneur Douleur - 1881 - Félicie de Fauveau

Dans le n°35 de la Gazette des beaux-arts de 1887, parait l’article « Mademoiselle de Fauveau », signé du Baron Charles de Coubertin (1822-1908). Charles Louis de Frédy, baron de Coubertin (1822-1908) est un peintre d’art religieux français du XIXe siècle. En 1865 il reçoit la Légion d'honneur pour son œuvre.

L'ange musicien, sculpture de Félicie de Fauveau

Profondément catholique et monarchiste, il a connu la sculptrice à l’occasion de la réalisation de « l’ange musicien » qui aurait été commandé pour la naissance de son fils Pierre en 1863. Cette statue se trouve au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Photographies d’Hippolyte de Fauveau (1804-1887) et de Félicie de Fauveau (1801-1886)

Dans l’article de 1887 de Pierre de Coubertin, on trouve deux références à sa grand-mère d’Hautot-sur-Seine :

Extrait n°1 : (…) la vie continua exiguë et douloureuse jusqu'au jour où la grand'mère étant morte, Melle de Fauveau recueillit dans sa succession la part qu'on ne pouvait pas lui ravir (1). Une seule fois Félicie avait remis en secret, le pied en France, pour aller demander pardon à sa grand'mère de ce qu’elle était bien contente d’avoir fait (2). Cette démarche lui coûtait, car elle avait fait vœu de ne rentrer qu'avec les Bourbons mais elle ne voulait pas laisser se prolonger ce mécontentement de son aïeule sans chercher à l'adoucir par un acte de respect filial.

(1) Marie Archange Palyart, veuve Delapierre, est décédée le 4 octobre 1850 à Hautot-sur-Seine à l’âge de 95 ans et 8 mois. Sa tombe se trouve dans le chœur de la chapelle d’Hautot-sur-Seine. En héritant, Félicie de Fauveau, son frère et sa mère sortent de la précarité financière. En 1852, cela permit d’acheter la maison de la Via dei Serragli où Félicie dispose de grands ateliers au rez-de-chaussée et d’un salon meublé de triptyques et de bas-reliefs.

(2) Emmanuel de Waresquiel : Félicie de Fauveau Portait d’une artiste romantique

Contumace, elle ne remettra les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842, pour un court séjour à Ussé chez son amie Félicie de La Rochejaquelin, puis à nouveau après la chute du régime de Juillet.

L’autre raison de ce retour en France est le mariage arrangé de sa sœur Emma le 17 octobre 1842.

Extrait n°2 : Le reste de la famille, bien que légitimiste, était loin d'égaler l'ardeur des sentiments de M. et de Mme de Fauveau. La grand'mère maternelle, Mme de La Pierre, qui vivait en Normandie dans sa terre de Hautot près de Sahurs, sur le bord de la Seine, parait même avoir fortement blâmé les tendances indépendantes et artistiques de sa petite-fille. Elle aurait voulu la marier, en faire une bonne mère de famille ; mais la jeune fille bondissait à cette idée, protestant qu'elle n'était pas née pour cet état et qu'elle était trop honnête pour accepter de l'affection d'un homme ce qu'elle n'était pas capable de lui rendre. Son éloignement pour l'état religieux étant tout aussi vif, Mme de Fauveau vit dans les dispositions de sa fille pour les arts un moyen d'occuper son imagination, de lui créer une vie suivant ses goûts, et elle l'encouragea dans cette voie, d'autant plus que, douée d'un sens artistique éminent, elle commençait à peindre le pastel et à modeler quelques cires qui avaient attiré l'attention.

L’atelier de Félicie de Fauveau à Florence en 1862

En 1841, Emma de Fauveau (rentière) figure dans le recensement comme résidente à Hautot-sur-Seine, la sœur de Félicie habite chez sa grand-mère, la châtelaine Madame Delapierre.

La grand-mère maternelle cherche et trouve un époux pour sa petite fille et fait également la promotion de son autre petite fille, Félicie de Fauveau, en élaborant avec une autre résidente de Hautot-sur-Seine, une série de trois articles parus dans « L’Artiste » journal de la littérature et des beaux arts. Ces trois articles précèdent le mariage d’Emma. Il s’agit d’une campagne de promotion en faveur de Félicie de Fauveau.

L’auteur de ces articles est Madame Trugard de Maromme (1773-1860), qui a sa maison de campagne à Hautot-sur-Seine, l’actuel manoir des Farceaux.

Lettre adressée à Félicie de Fauveau Via delle fornaci à Florence

Emmanuel de Waresquiel indique dans son essai de 2010 sur Félicie de Fauveau que celle-ci ne remet les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842 pour un court séjour.

Françoise Emma de Fauveau, âgée de 33 ans, épouse Annibal Scipion Le Masson, veuf âgé de 40 ans à Hautot-sur-Seine le 17 octobre 1842. Le consentement de sa mère est joint par écrit. Sa sœur Félicie était sans doute présente, cela reste à confirmer. Il existe dans le fonds Félicie de Fauveau versé aux archives nationales en 2014 (723AP/1), une lettre du 22 octobre 1842 adressée par Félicie cinq jours après le mariage, à la Comtesse de La Rochejaquelein, château d'Ussé, renvoyée au château de Landebaudière, qu’il serait intéressant à lire. Ce mariage semble être le motif du séjour de Félicie de Fauveau.

Souvenirs de Félicie de Fauveau photographiés à Genève chez les Bautte de Fauveau

La majeure partie du fonds Félicie de Fauveau est constituée par l'abondante correspondance échangée avec Félicie de Duras, comtesse de La Rochejaquelein, jusqu'à la mort de cette dernière en 1883.

Le portrait de Félicie de Fauveau devant le Saint Georges de Lord Egerton par Félicité date lui aussi de 1842, il est dans la veine des trois articles publiés dans L’Artiste. C’est un autre indice d’une campagne de promotion des talents de sculpteur de Félicie de Fauveau.

Portraitiste de Marseille, sans biographie disponible, Félicité Beaudin (17/10/1797 - 27/02/1879)  est également l’auteur en 1842 d’un portrait de Maria Antonia de Bourbon-Siciles épouse du grand-duc Léopold II de Toscane.

L’Artiste publie en 1842 trois articles successifs :

Extrait de l’article 1 : Paris (avant 1832)

Sa mère, femme spirituelle et distinguée, peint avec un talent remarquable d’amateur et cultive la musiqua avec un égal succès.

Extrait de l’article 2 : La Vendée (1832)

Mlle de Fauveau a un frère, bon et excellent jeune homme, qui n’avait pas alors toute l’ardeur royaliste de sa sœur. Petit-fils, par sa mère, d’un ancien administrateur des douanes, M. Hippolyte de Fauveau avait dans cette régie des droits acquis, et on lui avait donné dans les bureaux de Paris une position modeste, mais qui devait s’améliorer avec le temps. D’un caractère doux et paisible, il se bornait à remplir exactement ses devoirs d’employé et à faire avec ponctualité son service de la garde nationale. (…) Il demanda un congé de quine jours pour aller voir des parents en Normandie ; ce congé lui fut accordé. Notre jeune homme se rendit en effet aux environs de Rouen, d’où il s’échappa, et alla rejoindre Mme de la Roche-Jacquelein et sa sœur.

Extrait de l’article 3 : Florence (depuis 1832)

A notre avis, l’erreur de Mlle de Fauveau a peut-être été de ne pas comprendre qu’elle pouvait vivre au milieu de nous en gardant ses convictions, et qu’elle les aurait compromises qu’en appliquant son talent à de sujets en désaccord avec sa conscience et ses idées.

Il s’agit sans doute de l’avis de Mesdames Delapierre et Trugard de Maromme sur Félicie de Fauveau.

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20 octobre 2022 4 20 /10 /octobre /2022 07:31
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Le 9 décembre 1840 la cale de Val-de-la-Haye est le lieu de transbordement des cendres de Napoléon ramenées de l'Ile Sainte Hélène. Les communes de Val-de-la-Haye, Grand-Couronne et Hautot-sur-Seine sont mises à contribution pour faciliter cet événement.

Photographie de Fernande Obselin

En décembre 1990, le Sénateur-maire d’Ajaccio, Charles Ornano préside les cérémonies du cent-cinquantenaire du retour des cendres. Une exposition fut présentée autour de la maquette réalisée par le Maire Fernand SÉLIGMANN. Cet anniversaire donne lieu à la création de produits dérivés.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Souvenir philatélique du cent-cinquantenaire du retour des cendres de Napoléon

Notre voisine la colonne Napoléon

Flamme postale de la commune du Val-de-la-Haye

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

La cérémonie du 12 octobre 2008 à la colonne Napoléon a été organisée par l’association des Amis du Patrimoine Napoléonien : Rassemblement devant la Mairie et départ du cortège pour la colonne ; Évocation de l’étape vaudésienne du retour des cendres de Napoléon les 9 et 10 Décembre 1840, dépôt de gerbe ; Au cimetière, hommage à Jean Dominique PEZIER, soldat de l’Empire, prisonnier de guerre en Angleterre et Médaillé de Ste-Hélène ; Présentation en Mairie des Archives Municipales sur l’événement et le monument, évocation de l’histoire de la colonne en Mairie.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Maritime le 25 novembre 2013 de l’ASSOCIATION DE LA COLONNE NAPOLEON. Objet : participer à la bonne conservation de tout le patrimoine napoléonien du Val-de-la-Haye, de tous les souvenirs qui l'accompagnent et, particulièrement, du monument appelé "la Colonne Napoléon" érigé en bord de Seine à l'emplacement du transbordement des Cendres de l'empereur en 1840,transmettre la mémoire de cet événement par l'organisation de manifestations et l'édition de documents, et, plus généralement, restaurer, préserver, entretenir, conserver, valoriser, enrichir, promouvoir le patrimoine napoléonien du Val-de-la-Haye.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

 

La colonne Napoléon du Val-de-la-Haye (Wooz Editions - juin 2019) : En ayant travaillé sur des archives inédites, en l'illustrant de documents rares, Jérôme CHAÏB et Jean-Louis LETELLIER offrent au public le récit d'un événement par lequel un petit village croise un jour le chemin de la grande Histoire.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Tendance Ouest le 6 mai 2021 : Le bicentenaire commémoré au pied de la colonne Napoléon

Une cérémonie de commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon était organisée mercredi 5 mai, au pied de la colonne de Val-de-la-Haye près de Rouen, là où eu lieu le dernier transbordement du cercueil de l'empereur. Cérémonie empreinte de solennité, en bord de Seine, mercredi 5 mai. Les élus locaux au grand complet étaient rassemblés autour du préfet de Normandie et de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, au pied de la colonne Napoléon de Val-de-la-Haye, deux cents ans jour pour jour après la mort de l'empereur. "Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé", avait écrit Napoléon Bonaparte dans son testament. Mais les Anglais lui refuseront cette dernière volonté, comme l'a rappelé Dominique Lepasteur, du Souvenir napoléonien, lors de la cérémonie. Ce n'est qu'en 1840 que les restes de Napoléon ont pu être rapatriés en France. Et c'est à Val-de-la-Haye qu'eut lieu le dernier transbordement du cercueil, vers un bateau à vapeur, La Dorade, qui remontera ensuite la Seine jusqu'à Paris. C'est en souvenir de cet instant historique pour le village que la colonne Napoléon a été érigée en 1844. Pierre Durand-Gratian

Notre voisine la colonne Napoléon

L’Association de la colonne Napoléon devient en 2022 l’Association Colonne Napoléon et Patrimoines du Val de la Haye.

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 17:49

Du 1er au 22 octobre 2022, l'Hôtel du Département de Seine-Maritime propose une rétrospective du travail du peintre Franck Innocent dans ses Salons, comme en 2002.

Franck Innocent est né le 20 novembre 1912 rue du Bas à Sahurs. Sa famille quitte Sahurs pour Sotteville-les-Rouen. Il travaille avec le peintre Marcel Couchaux (1877-1939), lui-même élève de Delattre. Sa première exposition à Rouen date de 1936. Il décède le 13 avril 1983 et repose au cimetière de Sahurs. Il laisse derrière lui une importante production. On trouve ses toiles à la galerie Bernheim-Jeune à Paris, au musée des Beaux-arts de Rouen, au musée Eugène Boudin à Honfleur, au musée de Dieppe et dans les collections d’état.

Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen
Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen

Bertrand Bellanger, président du Département de la Seine-Maritime, et Dominique Breton, exécuteur testamentaire et détentrice du droit moral de l’œuvre. (©André Morelle)

Dominique Breton, artiste peintre elle-même, a supervisé l’accrochage aux cimaises de 140 dessins et peintures dans le Grand salon et le Salon Lecanuet de l’Hôtel du Département.

Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen

Journal de Sahurs n°41 hiver 2002/2003 : Anecdote concernant le tableau de couverture 

Cette toile fut peinte en 1950, à Sahurs, rue de Seine, en allant vers le centre du village ; imaginez à votre droite, à l’emplacement de la signature, le lotissement « le petit château » ; les arbres ont disparu depuis. La silhouette au milieu du chemin est celle de François qui passait par là poussant sa brouette ; il a accepté de poser pour le peintre « à condition que ça dure pas trop longtemps et en échange de 3 paquets de tabac », son salaire comme modèle.

Exposition rétrospective de Franck Innocent d’octobre 2022 à Rouen

Sépulture de Franck Innocent au cimetière de Sahurs

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 14:00
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
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En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
En attendant le 44 ou le Filo’r à Hautot-sur-Seine
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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 05:54

L’église paroissiale et le presbytère d’Hautot-sur-Seine ont été achetés comme biens nationaux sous le directoire par Jean Véry Delapierre (1746-1821), propriétaire du château d’Hautot-sur-Seine depuis 1791. Le 18 avril 1809 le Cardinal Etienne Hubert Cambacérès, Archevêque de Rouen donne permission à Mr Delapierre d’avoir une chapelle et d’y faire dire la messe.

Le 20 décembre 1862 le Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine accepte le legs de Mme Fizeaux de la Martel constitué de la chapelle privée avec ses ornements, du cimetière, le clos sous la vigne centenaire en réservant la jouissance aux descendants en ligne directe, ainsi qu’une rente pour célébrer une messe. Le Conseil municipal  délibère à nouveau le 12 mai 1867 au sujet du legs Fizeaux de la Martel suite à la vente du château d’Hautot le 17 mai 1866 au Conseiller Bataille, pour rentrer en possession et jouissance du legs et mettre fin à l’usufruit de la chapelle.

La statuaire de l’église d’Hautot-sur-Seine est alors composée des statues de Saint-Antonin à droite de l’autel, de la Vierge Marie à gauche de l’autel, de Saint-Louis et de Sainte-Constance dans la nef et d’un ange dans le chœur. Les deux statues de Saint-Louis et de Sainte-Constance sont, selon la tradition, l'œuvre de la fille de Mr Delapierre, Constance épouse de Lézurier de la Martel (1776-1848).

En 1966, Fernande OBSELIN mène l’enquête auprès des héritiers de la famille Fizeaux de la Martel :

Courrier de Félix MICHON (Paris) à Fernande OBSELIN (Hautot-sur-Seine) du 28 février 1966 :

Madame,

Mon frère Pierre qui a été souffrant il y a un an et qui a encore des difficultés d’écriture et de marche, m’a transmis votre lettre. Nous ne sommes pas parents des FAUVEAU. Nous sommes les petits neveux de Laure DUPIN qui avait épousé Raoul FIZEAUX de la MARTEL. Mon once, Raoul, qui n’avait pas de neveux de son coté, avait laissé à ma tante la propriété de Ste-Vaubourg en lui demandant de la transmettre à ma mère. Nous n’avons pas de portrait de Félicie de FAUVEAU ou du moins de portrait identifié à ce nom. Mon frère, Pierre, a le souvenir que la statue de la vierge (1)  qui est dans la chapelle d’Hautot, proviendrait de la collection de Félicie de FAUVEAU mais n’aurait pas été sculptée par elle. On disait dans notre famille que, par contre, l’Ange (2)  serait une de ses œuvres. Nous ne pourrions toutefois nous en porter garants ! Si Madame BARBOTTE désirait prendre contact avec nous, il serait préférable qu’elle me téléphone plutôt qu’à mon frère. Nous avons appris avec peine les deuils cruels que vous avez subis et mon frère se joint à moi pour vous adresser l’expression de notre douloureuse sympathie. Veuillez être notre interprète auprès de Monsieur OBSELIN à qui nous souhaitons meilleure santé. Je vous prie d’agréer, Madame, mes respectueux hommages.

Félix Michon

(1)  statue de la vierge : A droite de l’autel se trouve la statue de la Vierge Marie portant son Fils ; elle tient dans sa main droite un rouleau, le rouleau des Psaumes, prière par excellence, à laquelle se réfère Marie dans son Magnificat.

(2)  l’Ange : Un ange de marbre, don de la famille Lézurier de la Martel, exprime avec grâce une salutation.

De articles et ouvrages consacrés à Félicie de Fauveau datant de 1842, 1887 et 2013 et de l’état-civil des différents protagonistes, on peut en déduire que l’aménagement de la chapelle a été longuement préparé pour accueillir la célébration du mariage à Hautot-sur-Seine le 17 octobre 1842 de Françoise Emma de FAUVEAU sœur de Félicie et petite-fille de Mme Delapierre.

Les deux statues de Sainte Constance et de Saint Louis sont de facture bien différente l’une de l’autre.

La statue de Sainte-Constance pourrait être un réemploi d’une statue faite en même temps que les portraits de Constance Delapierre, datant de l’empire à l’époque où son époux Louis était député. La statue de Saint Louis avec son épée démesurée, en vis-à-vis, a pu être faite par Constance avec l’aide d’Emma. On y retrouve toute la thématique de Félice de Fauveau : Saint Louis et le moyen âge.

La statuaire de la chapelle Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine

La statue de Saint Louis avec son épée démesurée (*), en vis-à-vis, a pu être faite par Constance avec l’aide d’Emma. 

(*) une façon bien particulière de représenter son mari

On y retrouve toute la thématique de Félice de Fauveau : Saint Louis et le moyen âge.

La tradition reconnaît saint Antonin, dans la statue à gauche de l’autel, tenant dans la main la palme de martyr ; il est vêtu comme un prêtre du XVIIème siècle.

Deux statues de facture moderne de la Vierge Marie, dans le style marial de Lourdes, complète la statuaire de l’église d’ Hautot-sur-Seine.

La statuaire de la chapelle Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine
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