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10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 07:41

Les dispositifs pour ralentir la vitesse à Hautot-sur-Seine résultent de doctrines évoluant au fil des années en fonction des gestionnaires successifs de la voirie : les Ponts et Chaussées (l’Etat), le département, la Métropole (l’intercommunalité) et la commune. Il en résulte des dispositifs disparates et des dizaines de panneaux.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
Ralentir à Hautot-sur-Seine

Le STOP de la rue du Moulin du Temple a été installé pour pallier le manque de visibilité des véhicules empruntant la rue du Rouage.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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Le STOP du bas de la rue du Buisson a été installé pour pallier le manque de visibilité des véhicules empruntant la rue du Rouage. En haut de la rue du Buisson, malgré le manque de visibilité, la priorité à droite est la règle.

Ralentir à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 15 mars 1996 donne son accord pour la réalisation de bandes de ralentissement côté Sahurs. Le positionnement est bien en avant de l’entrée du village pour éviter les nuisances sonores.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
Ralentir à Hautot-sur-Seine
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Le dos d’âne de la rue des Farceaux résulte de la création vers 2005 d’un avaloir. C’est un aménagement du réseau pluvial dans le bas de la rue des Farceaux, avec une reprise de la voirie. Ce type d’équipement n’est désormais plus de mise, à cause de la difficulté de les entretenir lorsqu’ils sont obstrués.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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Ralentir à Hautot-sur-Seine
Ralentir à Hautot-sur-Seine

La vitesse est limitée rue Saint-Antonin à 30 km/h depuis 2008. Il s’agit de la partie du CD51 qui traverse le village.

Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°7 du printemps 2004 relatif aux vœux du Maire : A la suite de plusieurs remarques des riverains sur la vitesse excessive, les services compétents ont procédé à des relevés de vitesse sur la route départementale 51. Ceux-ci ont relevé une vitesse moyenne de 66 km/h pour les véhicules légers et de 60 km/h pour les poids lourds. Une étude en cours pour un aménagement de carrefour du chemin de la croix blanche avec la RD51 permettrait de résoudre ce problème et d’améliorer la sécurité de la sortie de l’école.

Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°13 de l’été 2007 : Malgré le rondpoint franchissable, des conducteurs irascibles ne respectent pas la signalisation et roulent trop vite. Pour finir de les convaincre, la commune avec l’aide du département mettra en place des coussins berlinois à l’entrée du village avant le rondpoint ainsi qu’un sas (circulation alternée sur 50 m avec un sens prioritaire) rue Saint Antonin.

Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°16 de l’hiver 2008 : Toute la traversée d’Hautot, sur le CD 51 est mise en zone 30 km/h avec quelques équipements sécuritaires en plus.

Sous les mandats de Mr Martel-Baussant, le Conseil Municipal du 12 février 1993 accepte d’essayer la pose momentanée de feux tricolores entre la grille du château et la mairie, celui du 18 novembre 1994 décide de ne pas installer de feux tricolores à la suite de l’expérimentation réalisée.

Sous le mandat de Mr Thillaye dy Boullay (1997-2001), le Conseil Municipal du 23 décembre 1998 crée une commission afin de réfléchir aux problèmes de sécurité liés à la circulation routière. Le Conseil Municipal du 8 novembre 2000 vote la demande de subventions pour les aménagements du CD 51 sur la base du projet du CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). Ce projet n’aboutit pas faute de financement.

Sous le mandat de Mr Arriaga (2001-2008), le Conseil Municipal du 31 mars 2006 approuve le projet d’aménagement du carrefour RD51/CE10. Le giratoire ou rondpoint traversant est inauguré le 6 janvier 2007.

Le Conseil Municipal du 14 décembre 2007 examine le projet d’aménagement de l’entrée du village réalisée par l’architecte Philippe Lemonnier. Ce projet n’aboutit pas faute de financement.

Depuis le 1er janvier 2016, l’entretien de la rue Saint-Antonin est transféré du département de la Seine-Maritime à la Métropole Rouen Normandie. La traversée du village par une piste cyclable en direction de Sahurs fait l’objet d’études et d’emplacement réservés dans le Plan Local d’Urbanisme des deux communes.

Au cours de l’été 2021, le rond-point traversant situé à la sortie d’Hautot a été supprimé. Une chicane a été installée dans le sens Sahurs/Hautot.

La présence des enclos en pierre de taille donne un cachet pittoresque au village. Il n’existe pas de projet de requalification de la rue Saint Antonin, malgré son étroitesse et l’absence de trottoirs piétons, permettant une traversée sécurisée comme on peut le voir au Val de la Haye ou à Saint-Pierre-de-Manneville.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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La réfection de la voirie du bas de la rue du Rouage réalisée en 2012, la construction des maisons du lotissement « les Prairies d’Hautot sur Seine » ainsi que divers incidents motivent en fin d’année 2014 une pétition des riverains de la rue du Rouage, se plaignant de la vitesse et du manque de visibilité et demandant une réunion publique. Le Conseil Municipal du 19 décembre 2014 en est informé. Le transfert de la compétence voirie à Métropole Rouen Normandie étant effective depuis le 1er janvier 2015, la pétition est transmise au Directeur de proximité du secteur. Une réunion publique se tient le 5 juin 2015 salle Maurice Brunel afin de connaître l’avis des administrés avant de donner un accord aux propositions faites. Les services de la Métropole proposent la création d’une zone 30 avec des aménagements permettant de réduire la vitesse : stops successifs et chicanes. Le Conseil Municipal du 19 juin 2015 entérine le projet de sécurisation du bas de la Rue du Rouage résultant du débat public et des visites de terrain. La zone de vitesse limitée à 30 est prolongée sur le haut de la Rue du Rouage. Les différents aménagements prévus avec les services de la Métropole sont réalisés en septembre/octobre 2015.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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La vitesse est limitée à 20 km/h rue Lézurier de la Martel, voirie de lotissement aménagé en 2021, en sens unique avec un stop à l’embranchement de la rue des Fendanges.

Il s’agit d’une zone de rencontre qui concilie la circulation des piétons, des cyclistes et des automobilistes.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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En 2022, la limitation de vitesse à 30 km/h est étendue à l’ensemble de la commune avec l’instauration d’une « zone » 30. Selon l’article R110-2 du Code de la route, les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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Petit Journal d’Hautot n°9 d’avril 2023 : Ralentisseurs

Depuis des mois, nous avons essayé d’inciter les usagers de la rue du Rouage à rouler moins vite. La mise en place de la zone 30 n’est hélas pas respectée par tous. C’est donc avec regret que nous sommes contraints, pour garantir la sécurité des piétons, des cyclistes et des autres automobilistes, d’implanter des ralentisseurs. Le type d’équipement et l’emplacement ont été choisis en concertation avec les riverains.

Ralentir à Hautot-sur-Seine
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Les coussins berlinois de la rue du Rouage ont été installés le 19 octobre 2023.

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25 janvier 2024 4 25 /01 /janvier /2024 11:12

En 1890, dans « Autour de Rouen », Louis Müller relate sa traversée d’Hautot-sur-Seine. En suivant la courbe, on atteint les premières maisons d'Hautot. Si, pour opter entre les divers chemins qui se dirigent vers Sahurs, vous recourez à l'avis de quelqu'un de l'endroit, il vous répondra avec obligeance et textuellement ceci : « Prenez la sente qu'est su' l'derrière de l'épiciai, et pis, à draite, vos voirez un tourniquai qui vos conduira dret au cémitière. C'est l'pus court. »

Le café-tabacs CHEZ FERNAND à Hautot-sur-Seine

Les époux DUCHÊNE semblent aux recensements de 1921 et 1926 tenir le café-épicerie du Mont-Miré, peut être avec Elise GUEROULT. Le café-tabacs est repris vers 1930 par Fernand JOLY fils du jardinier de Monsieur SIMON. Le café est situé à l’actuel n°9 de la rue du Mont-Miré.

CHEZ FERNAND - CAFÉ TABACS - COLLATIONS CHAMPETRES - VENTES à EMPORTER

Hoche Fernand JOLY est né le 08/05/1906 à Rumigny dans le Somme. Il est fils de Ferdinand JOLY, jardinier de Mr SIMON propriétaire du château et de Maria PETIT. Il est marié avec Marie Joséphine Anne DUGUÉ née le 7 février 1903 à Dinan.

Le café-tabacs CHEZ FERNAND à Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 22 octobre 1937 : Val de la Haye : un vol de coussinets en bronze est commis sur un chantier de bateaux en démolition.

L’auteur du vol est arrêté (…). Les gendarmes Michel et Saveuse se livrèrent à une enquête et apprirent qu’un ouvrier Fernand JOLY, 31 ans, débitant, demeurant à Hautot, occupé sur ledit chantier, avait été récemment licencié. Interpellé sur l’emploi de son temps dans la journée du 17 et la nuit du 18 octobre, l’ouvrier ne put préciser exactement. Examinant alors sa voiture automobile, les gendarmes y découvrirent des sacs tachés d’huile et de graisse, dont l’un renfermait par hasard une cale de coussinet correspondant à celles du bord du bateau en démolition, et qui fut reconnue par le chef de chantier comme ayant été dérobée. Ne pouvant en expliquer la provenance, l’ouvrier licencié fut mis en état d’arrestation en attendant son transfert devant M. le procureur de la République à Rouen.

Le café-tabacs CHEZ FERNAND à Hautot-sur-Seine

Photographies de la famille JOLY devant la grille de la propriété MICHON

Marie (DUGUÉ) JOLY (1903 - 1991) (à confirmer) & Maria (PETIT) JOLY (1874 - 1939)

Le 9 juin 1940, Rouen tombe aux mains des Allemands.

 

Journal de Rouen du 13 juillet 1940 : pillage

Mme Joly, née Dugué, débitante à Hautot, a porté plainte pour pillage de sa cave.

 

Journal de Rouen du 14 septembre 1940 : pillage

Plainte a été déposée par Mme Joly, née Dugué, débitante à Hautot-sur-Seine, pour pillage de sa maison de commerce et d’habitation ; préjudice 2 600 frs. Procès-verbal a été dressé contre Jules Jore, ouvrier agricole à Hautot.

Journal de Rouen du 18 mai 1943 : Me Réné HÉDUIT, avoué à Rouen, rue de la Seille, 7 et Me DESCHAMPS, notaire à Grand-Couronne. LICITATION JOLY. A VENDRE en l’étude de Me Deschamps, notaire à Grand-Couronne : PROPRIÉTÉ sise à Hautot-sur-Seine, chemin du Rouage. L’Adjudication aura lieu le MARDI 29 JUIN 1943, à 14 h.30.

En vertu et pour l’exécution d’un jugement rendu par la chambre du conseil du Tribunal civil de Rouen en date du 10 février 1943, enregistré à la requête de :

1°) M. Ferdinand JOLY, demeurant à Hautot-sur-Seine ;

2°) M. Kléber-Jules-Fernand JOLY, maraicher, demeurant à Callemiers (Yonne) ;

3°) Mme Gabrielle-Louise-Fernande JOLY, divorcée en premières noces de M. Philippe-Isaïe VERU, non remariée, demeurant à Lachapelle-Reanville (Eure) ;

4°) M. Maurice JOLY, jardinier, demeurant à Epinay-sur-Orge (Seine-et-Oise) place du Breuil, n°2 ;

5°) M. Fernand-Hoche JOLY, commerçant, demeurant à Hautot-sur-Seine.

Poursuivants ayant Me René Héduit pour avoué, rue de la Seille, 7.

En présence de Me Charles Ernult, notaire, demeurant à Rouen, rue Thiers, n°24. Agissant au nom et comme représentant de M. Louis-Henry JOLY, actuellement sans domicile, ni résidence connus en France, comme tel présumé absent, nommé à cette fonction par jugement du Tribunal civil de Rouen du 21 octobre 1942, enregistré ; ayant pour avoué Me Cornille, demeurant à Rouen, rue Ganterie, n°64.

Il sera procédé, le mardi 29 juin 1943, à 14h.30, en l’étude de Me Deschamps, notaire à Grand-Couronne, à la vente au plus offrant et dernier enchérisseur de la propriété ci-après désignée.

DESIGNATION (telle qu’elle figure au cahier des charges.)

Commune d’Hautot-sur-Seine

Une PROPRIÉTÉ sise à Hautot-sur-Seine, chemin du Rouage, consistant en : Maison d’habitation et de commerce élevée sur cave d’un rez-de-chaussée divisé en salle de café, cuisine et magasin d’épicerie, d’un premier étage divisé en deux chambres avec grenier au dessus. Bâtiments divers à usage de buanderie et cellier. Jardin potager en face de la maison, ainsi que l’allée permettant d’accéder à l’herbage et à la maison. Herbage planté en partie. Le tout de forme irrégulière paraissant cadastré sous les numéros 184, 185, 186, 187, 189, 196 et 170, de la section A, contient environ 40 ares d’après arpentage et est borné dans son ensemble par le chemin du Mont-Miré, un passage, M. Faucon, M. de Monbynes, M. et Mme Tetlier, le chemin du Rouage et la sente du Mont-Miré.

Loyer annuel 1 200 fr. net. Mise à prix fixée par le Tribunal … … 15 000 fr. net.

On retrouve ensuite l’établissement CHEZ FERNAND en bord de Seine au lieu-dit du Marais avec les activités de café, débit, épicerie & tabacs. Il se dit que Fernand a sa propre barque pour chercher les dockers rive gauche.

Fernand JOLY est décédé le 2 février 1955 au n°51 rue Lecat à Rouen. Il repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine. Le commerce est repris par sa veuve et reste en activité jusqu’en dans les années 60.

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10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 07:57

En 1863 il existe une quinzaine de passages d'eau de Rouen à la mer : CROISSET ; DIEPPEDALLE ; GRAND-COURONNE ; LA BOUILLE ; CAUMONT ; VAL-DES-LEUX ; SAINT-GEORGES ; DUCLAIR ; LA ROCHE ; JUMIEGES ; LE TRAIT ; LA-MAILLERAYE ; CAUDEBEC ; VILLEQUIER ; VIEUX-PORT et QUILLEBEUF.

LE PASSAGE SAINT-ADRIEN

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Le passage Saint-Adrien se situe entre Belbeuf et Saint Etienne du Rouvray. Le site est devenu méconnu et difficile d'accès que ce soit sur la rive droite (chapelle Saint-Adrien) et sur la rive gauche (ville de Saint Etienne du Rouvray).

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Journal de Rouen du 9 avril 1927 : Saint-Etienne-du-Rouvray

Un Bac chavire. Un passager est noyé. Le passeur est sauvé

Un accident s’est produit en Seine, hier vendredi, vers midi, qui rappelle la catastrophe de décembre 1925. M. Henri Leblond, âgé de 51 ans, demeurant à Saint-Etienne-du-Rouvray, parc Fleury, avait pris place sur le bac servant habituellement au transport de bestiaux, avec le passeur, M. Marot. M. Leblond se rendait à son travail, à Saint-Adrien. Sur le bac il avait chargé les matériaux utiles à a profession. Le bac traversait le fleuve quand arrivé à environ 100 mètres de la rive de Saint-Adrien, il fut soulevé par un grand remous causé par le passage d’un bateau. Le bac chavira et les passagers tombèrent dans la Seine. Le passeur réussit à se sauver, M. Leblond nagea courageusement sur un parcours de 60 mètres, puis, épuisé, coula. Des recherches furent aussitôt effectuées et on parvint à repêcher l’infortuné maçon et on le transporta à l’Hôtel Blainville où M. le docteur Morault fut appelé. Tous les soins furent inutiles, quand le praticien arriva, M. Leblond avait cessé de vivre. Le passeur a dû s’aliter à la suite de cet accident sur lequel la gendarmerie de Boos a ouvert une enquête.

LE PASSAGE D’AMFREVILLE LA MIVOIE

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Le passage d'eau d'Amfreville-la-Mivoie est géré par le Port Autonome de Rouen par Mr Leprince au moment de sa fermeture. Il relie Amfreville-la-Mivoie à Sotteville-lès-Rouen.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

LE PASSAGE JEAN ANGO

Après la seconde guerre mondiale, le passage Jean-Ango est ouvert pour les piétons et les engins à deux roues, pour 20 passagers et 20 bicyclettes Ce passage a été définitivement fermé en 1995, les piétons et les vélos en aval de Rouen passent désormais par les ponts.

Rouen quai de Boisguilbert le 29 mai 1961

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Contribution de Jean-Pierre Hervieux : Paris Normandie des 31/12/1994 - 01/01/1995 : Le passage d’eau Jean-Ango fermé : les jours du « Croisset » sont comptés

A compter du samedi 28 janvier, le passage d’eau Jean-Ango sera fermé. Pour traverser la Seine, il faudra rejoindre le pont Guillaume-le-Conquérant.

« Encore une histoire de gros sous ! Mais ça ne m’étonne pas, depuis des années on nous promet de fermer le passage d’eau Jean-Ango ». Michel, un Cantilien, avait l’habitude d’emprunter matin et soir le « Croisset » pour traverser la Seine et se rendre à son travail sur la rive gauche. A compter du samedi 28 janvier prochain, date de la suppression annoncée de la vedette, il devra faire comme tout le monde, c’est-à-dire prendre sa voiture et « enjamber » le fleuve par le pont Guillaume-le-Conquérant. « Je l’ai déjà fait un soir, il m’a fallu plus de trente minutes pour passer de la rive gauche à la rive droite. Par le bateau, il me faut cinq minutes à tout casser … ».

Coût économique

« C’est un passage d’eau qui, historiquement, n’a plus lieu d’être, depuis en fait la mise en service du pont Guillaume-le-Conquérant » explique Pierre Debru, responsable de la communication au conseil général. Selon lui, sa « durée de vie a été maintenue tant qu’il était en état de fonctionner ». Ce qui ne serait plus le cas aujourd’hui ? Mais le coût économique d’un tel équipement – 900 000 F par an – n’est sans doute pas étranger à la décision prise par le président du conseil général de le supprimer. D’autant plus que le passage d’eau Jean-Ango, selon Pierre Debru, n’est utilisé quotidiennement que par une vingtaine de personnes, dont Michel, le Cantilien. « C’est faux. En dehors des vacances, comme actuellement et quand il fait beau, nous faisons traverser une cinquantaine de personnes par jour » assure Robert Dubois, 51 ans, le plus ancien des quatre passeurs chargés d’assurer les navettes entre les deux rives (*).

Les passeurs se relaient par équipe de deux pour assurer la traversée de la Seine avec le « Croisset » : Robert et William, Jean-Claude et Claude (photo Jean-Marie Thuillier)

Deux licenciements

Pour ces habitués - « en majorité des ouvriers qui travaillent sur la rive gauche, dans la zone portuaire » précise Robert - la traversée est gratuite et permet un gain de temps appréciable notamment aux heures de pointe. « Voyez, certains laissent leur voiture le matin, là, sur le parking et la récupère le soir. En utilisant la vedette, ils n’ont pas à faire le tour par le pont Guillaume-le-Conquérant, pour se rendre de l’autre côté » remarque William Poré, 42 ans, un autre passeur. Comme son camarade Robert, William est un peu amer de voir disparaitre leur « outil de travail » qui « faisait partie des habitudes et du paysage rouennais depuis des lustres ». Lui l’est d’autant plus qu’il va être licencié : « Je vais me retrouver au chômage avec un autre collègue du passage d’Amfreville-la-Mivoie, comme moi sous contrat à durée déterminée. C’est dur, car, sans aucun diplôme, je n’ai aucune perspective d’avenir. Depuis l’âge de 14 ans, j’ai toujours travailler sur les bateaux » confie-t-il. Les parents de William, originaire de Sotteville-lès-Rouen, travaillaient pour le compte de l’Union Normande. Lui-même a travaillé jusqu’en juillet 1993, date de son licenciement économique, pour la CFT entreprise spécialisée dans le transport maritime de carburant et de charbon. Ancien marinier également, Robert, lui est plus philosophe : « Je vais être reclassé quelque part mais je ne sais pas où encore, j’étais à Croisset lorsque le passage a été fermé, il y a quelques années ». Rémy LEBEL

(*) Robert Roger DUBOIS né le 16 novembre 1943 à Sarralbe (Moselle) est décédé le 8 novembre 1996 à Rouen, à l'âge de 52 ans.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

LA NAVETTE FLUVIALE DE ROUEN

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Depuis le 15 juillet 2019 une navette fluviale à énergie électro-solaire relie la rive droite et la rive gauche. Le service est en expérimentation par la Métropole Rouen Normandie avec l’Union portuaire de Rouen.

Le 15 février 2022 le service est pérennisé et intégré au réseau de transport métropolitain avec la navette Calypso. Elle relie la rive droite à la rive gauche depuis le Ponton Pasteur jusqu’au bâtiment 107.

LE PASSAGE DU BASSIN SAINT-GERVAIS

Regards sur le passé de Canteleu par Alice et Wilfrid LEJARD (1989) : C’est en 1882 en remblayant le chemin qui bordait la Seine que fut aménagé le boulevard de Croisset. Une belle promenade bordée de platanes suivait la courbe de la Seine et longeait les prairies Saint-Gervais. En 1924-1925, la route fut coupée pour permettre de creuser les bassins Saint-Gervais, le nouveau tracé passant par la route neuve allongea considérablement le trajet de Rouen à Croisset. Pendant quelques années, un passeur assura le transport des piétons d’un tronçon à l’autre.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

LE PASSAGE DE CROISSET

Le passage d'eau de Croisset a été fermé le 31 décembre 1986. Une vedette assurait le passage. Sur la rive droite l'embarcadère était situé devant le Musée Flaubert. Le passage permet aux ouvriers de Canteleu d'aller travailler au chantier naval situé sur la rive gauche.

Tableau de Léon-Jules Lemaître (1850-1905)

Le passeur de Croisset

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Le passage d'eau de Croisset se situe entre l'Ile Sainte Barbe rasée par dragage en 1933 et la presqu'ile Elie.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

La vedette de Croisset

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Photographies de Fernande OBSELIN : le débarcadère de la rive droite de jour et de nuit, à bord de la vedette de Croisset, vue sur les Chantiers Navals de Normandie.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Tableau de Jean Quéméré

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Vue aérienne du passage de Croisset datant de 1976

Au niveau de Croisset se trouve un cercle d’évitage. Pour les grands bateau, le cercle d’évitage d’Hautot-sur-Seine a été élargi en 2015, permettant ainsi de faire demi-tour bien plus en aval. Evitage à Croisset et descente du DENSA SHARK en 2012 :

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Les Chantiers Navals de Normandie

On aperçoit l'embarcadère de la rive gauche en arrière-plan du Dumont d'Urville

LE PASSAGE DE DIEPPEDALLE

Carte du passage d’eau : le passage d'eau de Dieppedalle se situe entre l'Ile Groult (ou Mendotte) et l'Ile Sainte Barbe (ou Deschamps).

Photographie des Iles Sainte-Barbe et Mendotte avant l’industrialisation

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Le café restaurant du passage à Dieppedalle

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Face à la cale de Dieppedalle située sur la rive droite, en amont se trouve l'usine Saint-Gobin et en aval l'usine de la centrale électrique de Grand-Quevilly. Le passage d'eau de Dieppedalle sert essentiellement à transporter les ouvriers habitant rive droite.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

L’usine de la compagnie Saint-Gobin à Grand-Quevilly - Photographie de Fernande Obselin

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

L'usine de la Compagnie Centrale d’énergie électrique de Grand Quevilly

LE PASSAGE DE PETIT-COURONNE

Le passage d'eau pour piéton et cycle entre Petit-Couronne et le Val-de-la-Haye est assuré par une barque en amont de l’île du Val-de-la-Haye jusqu’en 1972. Le passage est affermé au moins depuis 1868. Le mouvement des voyageurs augmenta après l’ouverture en décembre 1882 de la ligne de chemin de fer Rouen-Elbeuf. En 1928 Le passage d’eau est desservi par 2 canots, l’un pouvant contenir 10 personnes, l’autre 8. En 1932 le Conseil général refuse de transformer le passage piétonnier en passage pour voitures. En 1951 la commune de Petit-Couronne finance la motorisation d’une barque.

Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen
Les passages d’eau « piéton » autour de Rouen

Le dernier fermier, Ismaël BILLARD (28/08/1923 - 05/06/2013), a été passeur d’eau pendant 25 ans à Petit-Couronne entre 1952 et 1969 et à Jumièges. Au recensement de 1926, son père était passeur à Hautot-sur-Seine. Il a été le dernier pêcheur professionnel en Seine. Il a exercé son métier de l’âge de 11 ans à 83 ans et a cessé son activité en 2004. Le poisson étant devenu impropre à la consommation, il était le seul pêcheur autorisé à pêcher du poisson pour le revendre afin de réempoissonner les rivières et les étangs.

Le Conseil municipal de Petit Couronne du 11/02/1972 proteste contre la suppression du passage d’eau (piéton) entre Val-de-la-Haye et Petit-Couronne.

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31 décembre 2023 7 31 /12 /décembre /2023 18:09

Après les annulations de 2021 et 2022 à cause de la crise sanitaire, la première cérémonie des vœux de l’équipe municipale installée le 25 mai 2020 a lieu le samedi 7 janvier 2023 à 15H30 au château d’Hautot-sur-Seine.

L'année 2023 à Hautot-sur-Seine

Cérémonie des vœux 2023 : le Maire et l’équipe municipale en présence d’Alma Dufour (députée), Céline Brulin (sénatrice), David Lamiray & Brigitte Manzanares (conseillers départementaux), Sylvaine Santo (vice-présidente de la Métropole) et des maires des communes voisines Mélanie Boulanger (Canteleu), Pascal Delaporte (Val de la Haye), Thierry Jouenne (Sahurs), Nicolas Amice (Saint-Pierre-de-Manneville), Frédérick Le Goff (Moulineaux), Jacques Meng (La Bouille) et Jean-Marie Royer (Hénouville).

L'année 2023 à Hautot-sur-Seine

Le 16 janvier 2023, un incendie se déclare vers 16h30 dans les entrepôts de l'entreprise « Bolloré Logistics » située sur la zone industrielle sud de Grand-Couronne, boulevard de l'île aux Oiseaux, en face du château et de la zone d’évitage d’Hautot-sur-Seine. En soirée, le feu de l’entrepôt « Bolloré Logistics » est très important et de nombreuses explosions en résultent. C'est une batterie au lithium qui a pris feu dans une cellule du bâtiment où étaient stockés environ 12 250 batteries ou éléments de batteries au lithium selon l'exploitant. Un site de stockage de pneus et un autre site de palettes et de textile ont également été touchés. Cet incendie a été circonscrit à 23h30.

Le 27 janvier 2023 un ciné-concert est proposé par les écoliers d’Hautot-sur-Seine aux côtés des musiciens de la Compagnie « Les amis de FantomUs » en la salle Maurice Brunel.

Lors du Conseil métropolitain du 27 Mars 2023, dans le cadre de la candidature « capitale européenne de la culture 2028 », déclare d’intérêt métropolitain les études préalables portant sur la faisabilité urbaine, technique et financière de la valorisation patrimoniale et culturelle du château d’Hautot-sur-Seine ainsi que de six autres sites (*). C’est la première mention du château d’Hautot-sur-Seine dans une délibération de l’intercommunalité depuis l’adhésion de la commune du 1er mars 2004.

(*) élargi à cinq autres sites lors d’une nouvelle délibération le 22 mai 2023

Le Conseil Municipal du 24 avril 2023 autorise la signature d’un protocole d’accord transactionnel avec le gérant du restaurant « Chez Tonton » fixant l’indemnité d’éviction à 25 000 € versée en quatre fois.

Après l’attribution des subventions de l’Etat et de la Métropole, le Conseil Municipal du 24 avril 2023 complète le financement de la rénovation de la « maison de l’école » par un emprunt de 50 000 € auprès de la Banque des Territoires et une ligne de trésorerie interactive de 30 000 € auprès de la Caisse d’Epargne. Sur la base d’un montant de travaux de 98 829,83 € HT, la subvention de l’Etat est de 29 648,95 € et la subvention de la Métropole est de 17 295,22 €.

 

 

 

Décès à le Pecq, le 7 mai 2023 à l’âge de 102 ans de Nicole MARTIN née GAUDEFROY-DEMOMBYNES, 3ème adjointe de Jean-Claude MARTEL-BAUSSANT pendant son premier mandat (1983-1989). Infirmière, elle épouse le 3 juillet 1943 Paul MARTIN, interne des hôpitaux de Rouen, en la chapelle de Hautot-sur-Seine. Ils sont les parents de six enfants. Elle repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine auprès de son époux décédé en 1990 et de leur fils Jean-Christophe décédé aux armées en 1981.

Le 20 mai 2023 Jacques LAGNEL Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1983 à 1999 est décédé à Ventenac-Cabardès à l’âge de 74 ans. Il était surnommé « le Brésilien » quand il jouait au football dans les clubs locaux. Il a été deuxième adjoint de Louis THILLAYE DU BOULLAY du 25 juin 1997 au 18 mars 1999. Il est parti vivre en Haute Savoie en octobre 1998. A sa retraite en 2014 il s’installe à Ventenac-Cabardès dans l’Aude. Très impliqué dans la vie associative, en 2020 il est élu Conseiller municipal de ce village de 955 habitants. D’un naturel avenant, attachant, sympathique et solidaire, Jacques s’était vite intéressé à la vie locale. Il occupait le poste de vice-président des pêcheurs. (Photographie publiée dans La Dépêche du 28/10/2020 et nécrologie dans La Dépêche du 30/05/2023)

Déclaration à la préfecture de la Seine-Maritime le 23 mai 2023 de l’association LES ENFANTS DE GAIA 
Objet : favoriser le vivre ensemble et la création du lien promouvoir la santé du corps et de l'esprit œuvres pour et avec la terre développer la solidarité et entraide soutien des acteurs et initiative locales

 

 

 

 

Décès le 24 mai 2023 à l’âge de 90 ans de Michel BOURDEAU secrétaire de la section des anciens combattants ACPG-CATM de Sahurs, Hautot-sur-Seine & Saint-Pierre-de-Manneville de 1984 à 2022. Il est conseiller municipal de Sahurs de 1965 à 2008 et adjoint au Maire de 1995 à 2008. (Photographie de David Nion du 8 mai 2019)

HAROPA annonce la fin du projet de méga-sucrerie du sucrier AKS de Dubaï à Moulineaux sur la friche Renault, à la suite du communiqué de presse du 24 mai 2023 de Céline BRULIN sénatrice de la Seine-Maritime. La sénatrice avait pris l’initiative d’engager des démarches auprès du ministère de l’industrie et du port pour demander des explications avec les maires des communes avoisinantes. Finalement le projet d’AKS ne répondait pas aux exigences du port et de l’Etat.

(Visite au ministère de l'Industrie à Bercy des élus locaux du 21 octobre 2022)

De gauche à droite : Alma DUFOUR députée, Didier MARIE sénateur, Julie LESAGE maire de Grand-Couronne, Jacques MENG maire de la Bouille, Jean-Louis ROUSSEL maire de Hautot-sur-Seine, Céline BRULIN sénatrice, Thierry JOUENNE maire de Sahurs, et Frédérick LE GOFF maire de Moulineaux.

Le 6 juin 2023, au château d’Hautot-sur-Seine, les services de la Métropole Rouen Normandie restituent lors d’une réunion publique de présentation du scénario retenu pour une offre de transports efficace et adaptée à la boucle. Après la mise en place d’une démarche participative, le service actuel de transport est complété par un service supplémentaire Flexo, sans réservation, toutes les 30 minutes sur les heures de pointe le matin et le soir. Cette refonte, est effective dès le 4 septembre 2023.

L’école du Dehors Hautot sur Seine, matinée du vendredi 16 juin 2023 : L'école du Dehors - Inspection Education Nationale Circonscription de CANTELEU (ac-normandie.fr)

Le Conseil Municipal du 6 juillet 2023 instaure la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV). Son taux est fixé à 14% la première année d’imposition et à 34 % à compter de la deuxième.

 

Festival artistique « Pavillon-s témoins »

 

Le festival artistique « Pavillon-s témoins » se déroule du 3 au 21 juillet 2023 sur quatre communes de la boucle de Roumare : Val-de-la-Haye, Hautot-sur-Seine, Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville. Pendant ce festival, la chorégraphe danseuse Emmanuelle Vo-Dinh, propose son spectacle « Belles et bois en boites », la plasticienne, poète et performeuse Alice Baude, offre des animations durant toute cette période. La compagnie de danse Pavillon-s propose différents projets artistiques participatifs gratuits (danse et chorale participative, ateliers chorégraphiques, performances, spectacles, poésie publique, siestes musicales...) à l’école puis au château d’Hautot. Le « Bal intergénérationnel des utopies » se déroule le 14 juillet de 18h à 22h dans le parc du château d’Hautot-sur-Seine autour d’un pique-nique partagé et la présence d’un foodtruck. Pendant la même période le projet artistique « Pavillon-s témoins » se déroule également à la Grand Mare à Rouen.

L'année 2023 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 7 août 2023 : Concombres, pastèques... Près de Rouen, c’est l’heure des courses le mardi avec Mathis à Hautot-sur-Seine

Mathis Perez, un jeune commerçant propose des fruits et légumes frais à Hautot-sur-Seine, sur la place Poullard, chaque mardi de 15 h à 19 h. À Hautot-sur-Seine, depuis mardi 1er août 2023, une vente de nombreux fruits et légumes frais et de qualité est proposée. Ce rendez-vous hebdomadaire se déroulera de 15 h à 19 h chaque mardi. Le lieu de rencontre est la place Poullard, devant la mairie. Mathis Perez est à l’origine de cette initiative et a obtenu le soutien de la mairie. Ce jeune commerçant a débuté son activité en juillet 2023. À son stand, on retrouve des produits de saison mais aussi exotiques. Il privilégie les fruits et légumes de la région notamment pour les salades, les pommes de terre et les concombres ou français plantés en pleine terre. Par ailleurs, il importe, de l’étranger, une partie de ses produits comme les oranges ou les pastèques. Il propose également des livraisons à domicile dans l’agglomération rouennaise.

Au cours de l’été 2023, les travaux de rénovation de la voirie ont concerné le haut de la rue du Rouage de l’intersection avec la rue du Moulin du Temple à la résidence des Terres-Quemines (en bicouche) et le haut de la Rue des Fendanges de l’intersection avec la rue Lézurier de la Martel à la rue du Moulin du Temple (en enrobé).

 

 

Le Conseil Municipal rend hommage à Madame Ida BEAUVALLET décédée le lundi 21 août, lors de sa session du 14 septembre 2023. Alain LANGLOIS a rappelé ses différentes actions au sein de la Commune : membre de l’ADMR, Présidente du Club des Chênes, membre du Comité des Fêtes. Elle a toujours vécu à Hautot-sur-Seine jusqu’en 2014, date à laquelle, elle est partie vivre à Lyon. Ses cendres ont été ramenées le 15 septembre et déposées auprès de son premier mari au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

 

Lors du Conseil Municipal du 14 septembre 2023, Madame Catherine CARON-LANGLOIS est élue 3ème Adjointe aux affaires culturelles, affaires sociales et question scolaires à compter du 1er octobre 2023 en remplacement de Madame Christiane SOUDÉ. Monsieur le Maire remercie vivement Christiane SOUDÉ pour le travail réalisé depuis des années.

 

Le Conseil Municipal du 14 septembre 2023 est informé du choix par la Métropole du bureau d’Etudes « HEPHATA » pour accompagner la commune d’Hautot-sur-Seine dans la définition d’un projet d’avenir pour le château. Plusieurs ateliers avec des élus et des administrés sont programmés sur ce sujet.

A la demande de la section des anciens combattants ACPG-CATM de Sahurs, Hautot-sur-Seine & Saint-Pierre-de-Manneville, la cérémonie du 11 novembre 2023 se déroule à Saint-Pierre-de-Manneville. Photographie des élus : de gauche à droite Thierry JOUENNE maire de Sahurs, Brigitte MANZANARES conseillère départementale, Jean-Louis ROUSSEL maire d’Hautot-sur-Seine et Nicolas AMICE maire de Saint-Pierre-de-Manneville. Crédits photo Bastien V

L'année 2023 à Hautot-sur-Seine

Le 18 novembre 2023, une plaque en mémoire de la Première Armée Canadienne est inaugurée Place Poullard. Cette armée a contribué à la libération de notre village en août 1944. Réalisées par le Comité Juno Canada, les plaques de la « « Voie du souvenir » offrent l’avantage de posséder un QR code permettant de découvrit toute l’histoire de cette armée. La cérémonie, en présence des autorités militaires et civile de l’ambassade du Canada, s’est déroulée, à l’initiative d’Hautot, en association avec quatre communes voisines : La Bouille, Sahurs, Saint-Pierre-de-Manneville et Val-de-la-Haye.

Lors du Conseil métropolitain du 18 décembre 2023, l’adoption des « projets de territoire 2 » intègre la requalification de la place Poullard avec une enveloppe de 500 000 Euros et la création d’un terrain de foot intercommunal, via un fonds de concours, dans les projets concernant le pôle de proximité Austreberthe-Cailly.

Le 22 décembre 2023 les communes d'Hautot-sur-Seine et de Sahurs sont lauréates au label « Villages d’Avenir », programme visant à aider des communes rurales, porteuses d’une dynamique globale, à réaliser leurs projets de développement à travers un accompagnement en ingénierie à partir de janvier 2024 pour une durée de 12 à 18 mois. Les projets visés sont la restauration du château de Hautot-sur-Seine pour en faire un lieu de rencontres culturelles et artistiques, la construction d’une nouvelle salle polyvalente à Sahurs et la construction d’une résidence autonomie pour personnes âgées à Sahurs.

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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 08:23
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine

Photographie de la famille JOLY

Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine
Le virage de la rue Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine

Aquarelle du vaudésien Hervé L'HOSTIS réalisée en mars 2023 : « Hautot ou tard »

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6 décembre 2023 3 06 /12 /décembre /2023 09:50

Ce 12 décembre 2022, je ressorts de l’église d’Hautot-sur-Seine avec une pomme et un billet jaune tiré au sort : « Les Farceaux sont une œuvre au long cours, un territoire de l’âme sans cesse retravaillé et c’est devenu merveille ». C’est la conclusion de l’hommage musical en l’honneur d’Alain Gaudefroy-Demombynes, ancien Maire d’Hautot-sur-Seine, décédé accidentellement le 6 décembre 2022, aux « Farceaux », demeure de sa naissance.

Ensuite au cimetière, ses trois filles Géraldine, Daphné et Elsa lui rendent successivement un hommage. Son aînée a particulièrement insisté sur les facéties de leur père chéri.

« Farceaux » et « Facéties » deux mots de huit lettres qui correspondent à mes souvenirs.

Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)

Alain Gaudefroy-Demombynes est né à Hautot-sur-Seine aux Farceaux le 31 mai 1941 dans la chambre du 1er étage, le jour de l'inauguration de la maison restaurée après qu'elle ait brulé en novembre 1939.

Naissance d’Alain Maurice Emile Gaudefroy-Demombynes à Hautot-sur-Seine le 31/05/1941 : Le trente et un mai mil neuf cent quarante et un, est né, lieu-dit « Les Farceaux » Alain Maurice Emile Gaudefroy-Demombynes du sexe masculin, de Roger Gaudefroy-Demombynes, né à Paris (VII°) le vingt-quatre juin mil neuf cent, juge au Tribunal Civil de Rouen, et de Simonne Maria Guilhermine Emilie Madeleine Falguières née à Carrières-sur-Seine le onze juin mil neuf cent treize, sans profession, son épouse, domiciliés à Rouen, 31 place de l’Hôtel de Ville. Dressé le deux juin mil neuf cent quarante et un, onze heures, sur la déclaration du père qui, lecture faite, a signé avec nous Georges Poullard, maire de Hautot-sur-Seine, chevalier de la Légion d’Honneur.

Son père Roger Gaudefroy-Demombynes a été décoré de la Légion d’honneur en 1964. Il est décédé le 18/02/1992 à Paris (XVI°) et est inhumé à Paris Montparnasse. Sa mère Simonne Falguières est décédée le 04/01/2007 à Rouen.

Extrait de l’entretien publié dans les Infos d’Hautot sur Seine n°16 de l’hiver 2008 :

J’ai appris à lire et à écrire à l’école communale d’Hautot-sur-Seine. Mon père étant juge et muté à Paris, j’ai effectué mes études à Paris où j’ai obtenu le diplôme d’ingénieur radioélectricien qui m’a permis de travailler au CNRS et au Commissariat à l’Energie Atomique. Marié à une nantaise en 1969, j’ai dû m’installer à Nantes pour suivre mon épouse qui ne voulait pas vivre à Paris. J’ai gardé mon emploi à Paris comme fonctionnaire de l’Etat au ministère de l’Equipement, chargé de mettre en place un centre d’études d’équipement.

 

De 1977 à 1983, j’étais adjoint au maire de Nantes (*). J’étais chargé de la circulation et du stationnement. J’ai participé à ma mise en place du réseau de pistes cyclables à Nantes et du tramway moderne. Sensible à la qualité de la vie, à l’environnement, à la sécurité des personnes, notamment aux déplacements des personnes âgées, j’ai contribué, avec la municipalité nantaise, à améliorer le cadre de vie des nantais (promotion du tramway, installation de barrières de protection devant les écoles, etc.). En 1983, j’étais chargé de mission auprès du délégué interministériel auprès du Premier Ministre. Compte tenu de cette nouvelle charge à Paris, et pour ma vie familiale, j’ai cessé toute activité municipale. En 1986, je suis devenu directeur d’une association loi 1901, pilote pour l’information en transport, en collaboration avec l’INSEE. En 2004, j’ai pris ma retraite et ayant « nostalgie de mon village natal », je me suis installé à Hautot-sur-Seine dans la maison familiale des Farceaux qui tombait en ruines.

(*) plus exactement conseiller municipal subdélégué dépendant du Maire adjoint Michel Moreau. Il est en charge des études générales de circulation et de stationnement.

Journée du patrimoine des 15 et 16 septembre 2007

 

Infos d’Hautot sur Seine n°13 été 2007 : la maison des Farceaux

INFORMATION de Monsieur Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES

Je restaure la maison des Farceaux, qui était quasi à l’abandon depuis des années. Il était d’ailleurs urgent d’intervenir, autrement la façade Sud se serait écroulée. L’objectif que je me suis assigné est de transformer l’ensemble (secteur Est que j’ai racheté à mon frère et à mes sœurs), précédemment résidence secondaire, en un lieu collectif et ouvert (projet de centre culturel ou d’arts vivants). Dans cet esprit, (…), les Farceaux seront ouverts au public à l’occasion des « Journées du Patrimoine » avec accès à la partie remise partiellement à l’état initial, présentation historique compte tenu des recherches passées et en cours, démonstration de savoir-faire en taille de pierre, collation. (…) Je serais particulièrement heureux, d’accueillir les habitants d’Hautot pour leur présenter cette demeure fermée depuis bien des années.

 

L’association LES CORNELIENS, déclarée en préfecture le 9 février 2008, est destinée à faire vivre la maison de Farceaux en tant que centre d’arts vivants.

J’ai fait la connaissance d’Alain Gaudefroy-Demombynes en décembre 2007 lors de réunions préparatoires des élections municipales de mars 2008 au manoir des Farceaux. Mon épouse, adjointe sortante aux finances, ne sentant pas les choses avait laissé sa place.

 

Photographie jointe à l’entretien publié dans les Infos d’Hautot sur Seine n°16 avec son cadrage maladroit.

 

Photographie du Maire d’Hautot-sur-Seine faisant la promotion du ville l’écharpe à l’envers

 

Les trois adjoints : Alain Langlois, Christiane Soudé et Jean-Bernard Seille

« Mon père était juge, je connais le droit » dixit Alain-Gaudefroy-Demombynes

A partir de février 2009, la commune se trouve impliquée dans une « affaire des effaroucheurs à oiseaux » sur les terres de Mr Wolkonsky qui débouche en janvier 2010 sur des requêtes transmises au Tribunal Administratif pour annuler les permis déposés par Habitat 76 concernant le lotissement communal des Traversins. C’est donc sans l’assistance d’un avocat, en négligeant sa santé, qu’Alain Gaudefroy-Demombynes rédige les courriers, les mises en demeures et de longs mémoires argumentés, rencontre les différente parties, le tout sans mandat du conseil pour ester en justice.

« Le Chemin des écoliers »

Dans sa lettre de démission du 26 mai 2010 envoyée au Préfet, Alain Gaudefroy-Demombynes s'honore d'avoir réalisé, malgré des conditions difficiles, des actions ayant un intérêt certain pour la commune comme le « Chemin des écoliers » qui permet d'accéder à l'école en toute sécurité ou des aménagements permettant de réduire les dépenses de d'énergie et d'améliorer la sécurité routière.

« L’étude paysagère et environnementale »

Dans la lettre de démission du 26 mai 2010 il se félicite aussi d'avoir engagé une dynamique permettant d'améliorer l'environnement avec notamment l'accord signé avec M. Philippe Deiss, directeur du Grand Port de Rouen qui a financé une étude paysagère et environnementale destinée à soutenir les efforts de la commune dans le domaine de l'environnement et la qualité de vie.

« Si tu as un problème appelle Ludovic » dixit Alain Gaudefroy-Demombynes

En passant le relais de Maire, l’évocation d’un des directeurs de cabinet de Laurent Fabius, illustre ce que l’on appelle en 2010 « la Fabiusie ». Chaque année un repas avec Ludovic, permet de faire le point sur les dossiers communaux et la vie politique de la boucle de Roumare.

« Aux membres de l’équipe municipale »

Hautot-sur-Seine le 27 mai 2010 : « Lorsque mon prédécesseur m’a proposé de prendre sa succession, je ne m’attendais pas à rencontrer tant de problèmes à résoudre … Je ne m’attendais surtout pas à ce que les décisions du Conseil puissent être gravement mises en cause par un membre même de l’équipe (1), ni que le Conseil et son Maire puissent être injuriés publiquement (2). »

(1) la réalisation du chemin des écoliers a été critiqué au sein du conseil municipal.

(2) lors de la réunion de remise des médailles du travail et d’accueil des nouveaux habitants du 6 mars 2010, les élus présents se sont disputés entre eux.

Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)

Alain Gaudefroy-Demombynes défend la thèse millénariste de la maison des Farceaux comme remontant à un relais de chasse des derniers ducs de Normandie sans source écrite, mais à partir d’indices visuels. Le voisinage de la commanderie des templiers concédée par le duc-roi Henri II Plantagenêt est à l’origine de cette hypothèse.

« Nous avons toujours cru que le domaine était un lieu de retraite appartenant à la commanderie des Templiers. Plusieurs indices, comme les lions et léopards sculptés sur la maison, témoignent pourtant d’une appartenance au roi d’Angleterre Henri 1er, duc de Normandie et fils de Guillaume le Conquérant, qui chassait d’ailleurs dans la forêt de Roumare ».  dixit Alain Gaudefroy-Demombynes

Le plus ancien écrit trouvé datant de 1762 parle d’une ferme, les services culturels de l’Etat analyse la maison en 1986 comme un bâtiment édifié au XVIème siècle : http://patrimoine-de-france.com/seine-maritime/hautot-sur-seine/maison-5.php

La rando conte du 21 juin 2013, organisée avec le parc régional, est l’occasion de visiter le domaine avec sa roseraie, en passant par une servitude de passage à travers le coteau en partant du Diguet.

Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)

J’autorise Alain Gaudefroy-Demombynes, simple conseiller municipal de 2010 à 2014, à d’officier la cérémonie de baptême civil de sa petite fille Maëllie le 23 juin 2012 et le mariage de sa fille Elsa le 8 mars 2014. Les photographies du mariage sont de Valérie Quinio la secrétaire de mairie.

Les interventions des services métropolitains sur la partie de la rue des Farceaux longeant sa propriété font l’objet en 2017 et 2021 de vives réclamations pour éviter un ruissellement dommageable aux fondations du manoir. Un aménagement devant la barrière a été effectué en 2017 et la réfection de la voirie faite en 2021 est en bicouche devant le manoir.

Petit Journal d’Hautot n°4 de juillet 2021 :  Le pressoir des Farceaux

M. Demombynes nous a fait visiter l’extérieur de la maison des Farceaux et de l’ancienne ferme. Il nous a présenté un pressoir : on y presse des fruits, notamment les pommes pour fabriquer du cidre ou du jus de pommes. Ici une petite chapelle, qui maintenant n’est plus utilisée comme une chapelle.

Notre dernière discussion a eu lieu lors du repas des aînés d’octobre 2021. Nous étions à la même table. Pour gagner dans nos joutes verbales d’anciens maires, j’avais amené une copie de l’annonce de la dernière mise en vente de la maison des Farceaux datant de 1867 en format A4.

En remerciements, j’ai reçu copie de quelques documents des archives familiales.

Partie de la généalogie des DeMombynes

Le patronyme Demombynes se rattacherait à une ferme du Vexin sur l’emplacement d’une ancienne seigneurie. Fernande OBSELIN (1909-1986) est allée faire un reportage photographique de 12 vues à la ferme de Montbines à Boury-en-Vexin (Oise) le 5 septembre 1981.

 

Extrait du courriel du 30/11/2017 : J’ai bien connu Fernande OBSELIN que j’ai appréciée particulièrement, notamment pour ses travaux historiques sur la région (elle m’a même transmis une lettre très intéressante du Comte d’Auffay qui a résidé au manoir des Farceaux et qui y est décédé). Son père, Moïse OBSELIN, que j’ai aussi bien connu, tenait la buvette d’Hautot sur la place de la Mairie (détestant l’eau, on l’avait nommé par dérision capitaine des pompiers bénévoles !).

Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)
Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)

Alain Gaudefroy-Demombynes est décédé accidentellement en cueillant du gui pour Noël.

Vision d’Elsa « A mon père » datant de 2010

A la vue de sa tombe fleurie, sa concession au cimetière ayant été vendue deux fois, Il écrivait le 9 janvier 2018 :

L'année 2017 a été pour moi assez difficile. Notamment je croyais être mort et enterré : j'avais réservé sur plan une place dans le cimetière d'Hautot à droite de la tombe de mon Grand-père ("Immortel" puisque membre de l'Institut de France), espérant peut-être rester en contact avec lui pour l'éternité. Que vois je un jour : ma tombe était fraîchement occupée avec plein de fleurs, celles que j'aimais. J'ai cru, avec tous mes travaux dangereux, que j'étais mort et passé dans l'autre monde. En me tâtant, j'ai pensé que je n'étais pas mort et j'ai appris alors que l'Adjoint au cimetière d'Hautot s'était trompé et avait enterré une autre personne que moi !! Ouf !!

Paris Normandie du 10 décembre 2022 : Mort d’Alain Gaudefroy-Demombynes, ancien maire d’Hautot-sur-Seine

Il avait été maire d’Hautot-sur-Seine de mars 2008 à juin 2010. Né en 1941 dans la maison familiale, Alain Gaudefroy Demombynes est décédé mardi 6 décembre 2022. Après un passage par Paris pour ses études (diplôme d’ingénieur en radioélectricité) et le début de sa carrière au ministère de l’équipement, il était parti s’installer à Nantes, dont il était devenu adjoint en charge de la circulation et du stationnement de 1977 à 1983. Retraité depuis 2004 : À sa retraite en 2004, il est revenu s’installer à Hautot. S’il avait accepté de se présenter à la demande de l’ancien maire pour lui succéder, Alain Gaudefroy Demombynes n’avait pas terminé son mandat de maire, restant « simple » conseiller, expliquant à l’époque à Paris-Normandie : « Durant deux ans, je crois avoir fait le maximum pour la commune en lui préparant un avenir meilleur, ceci au détriment de ma santé et de ma famille ». L’inhumation aura lieu lundi 12 décembre, à 15 h, au cimetière communal d’Hautot-sur-Seine.

 

Avis de décès paru dans Paris-Normandie le 10/12/2022

HAUTOT-SUR-SEINE (76)

Le conseil municipal d'Hautot-sur-Seine a le regret de vous faire part du décès de

Monsieur Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES

Ancien maire

survenu à l'âge de 81 ans.

Ses obsèques seront célébrées le lundi 12 décembre 2022, à 15 heures, au cimetière d'Hautot-sur-Seine.

 

« A notre Maire courageux et fidèle à ses principes. Merci d’avoir apporté de la poésie dans la politique » (Gilles et famille BOURDEAU)

Six membres de la famille d’Alain Gaudefroy-Demombynes ont été successivement conseillers municipaux d’Hautot-sur-Seine :

Charles Ambroise Edmond Barré (25/07/1809 - 11/12/1893) de 1881 à 1893. Il est né à Rouen le 25/07/1809. En 1830 il prend part à la journée de Rambouillet. En 1832 il est interne à Saint-Yon lors de la terrible invasion du choléra, il est reçu docteur en 1833. Il épouse Céleste Laurence Arnoult le 25/01/1837 aux Andelys. Après avoir exercé sa profession aux Andelys, il vient se fixer à Rouen. Il est à l’Hôtel-Dieu, l’adjoint du docteur Achille Flaubert. En 1867 il achète le domaine des Farceaux à Hautot-sur-Seine avec l’aide de la famille de sa femme. C’est un franc-maçon faisant partie des Frères de la Persévérance Couronnée (Grand Orient) de 1839 à 1876. Après avoir cessé d’exercer la médecine, il devient Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine en 1881. Il est au premier rang parmi les républicains. En 1889, pour le centenaire de la Révolution il offre le buste de Marianne qui se trouve dans la salle de séances de la Mairie. Doyen du corps médical rouennais il décède à Rouen le 11/12/1893 à l’âge de 84 ans.

Gabriel Demombynes (28/01/1840 - 27/02/1923) de 1908 à 1923. Il est né en 1840 à Amiens. Il est avocat à la Cour d'Appel de Paris. Il est membre de la Société historique du VIe arrondissement dont il est administrateur jusqu'en 1905. Il est célibataire et habite Paris. Il hérite des Farceaux en 1905 à la mort de Léopold Barré. Le Conseil municipal du 3 décembre 1916 fait état d’une rente annuelle en faveur du bureau de bienfaisance de la part de Gabriel Demombynes. Il décède à Paris le 27 février 1923, le Conseil municipal du 01/03/1923 évoque un bienfaiteur de la commune.

Le cousinage Barré - Demombynes

Maurice Gaudefroy-Demombynes (15/12/1862 - 12/08/1957) de 1945 à 1953

Jacques Gaudefroy-Demombynes (30/04/1922 - 09/03/2006) de 1971 à 1977

Nicole Gaudefroy-Demombynes épouse Martin (20/02/1921 - 07/05/2023) de 1983 à 1989

Alain Gaudefroy-Demombynes (31/05/1941 - 06/12/2022) de 2008 à 2014

Mes souvenirs d’Alain GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1941-2022)

Tombes d’Alain Gaudefroy-Demombynes et de Maurice Gaudefroy-Demombynes

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25 novembre 2023 6 25 /11 /novembre /2023 06:57
Voie du souvenir de la Première Armée canadienne à Hautot-sur-Seine

Une plaque en mémoire de la 1ère armée canadienne est inaugurée dans la commune le 18 novembre 2023, en présence des autorités militaires et civile de l’ambassade du Canada.

Extraits de L’éveil de Pont-Audemer du 17 juillet 2023 : Débarquement en Normandie : ils font connaître la trop méconnue Première armée canadienne

Habitants d'Asnières (Eure), Rosemary Rudland et Yvan Barbieri veulent faire connaître la 1re armée canadienne. Ses soldats ont libéré une grande partie de la Normandie.

« On assiste à beaucoup de cérémonies de commémoration, et souvent les personnes et les maires s’interrogent sur l’identité des Alliés », raconte Rosemary Rudland, habitante d’Asnières (Eure) d’origine britannique, mais surtout déléguée de mémoire pour l’ambassade du Canada et vice-présidente du conseil d’administration du comité Juno Canada Normandie. Or, en Normandie, beaucoup de soldats de la Libération faisaient partie de la trop méconnue Première armée canadienne, comme par exemple certains des libérateurs de Pont-Audemer le 26 août 1944, et de ses alentours, mais aussi de Rouen.

Rosemary Rudland et son époux, le sculpteur Yvan Barbieri, ont mené des recherches avec des documents officiels du gouvernement canadien afin de mettre en lumière cette armée, à travers des panneaux commémoratifs qu’ils proposent aux communes concernées.

Formée en 1942 et comprenant jusqu’à 450 000 hommes et femmes à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la 1re Armée canadienne rassemblait en fait des Anglais, des Belges et des Hollandais, des Polonais et des Canadiens. Cette armée a libéré une grande partie de la Normandie.

Ainsi, les futurs panneaux mémoriels comprendront un QR code qui mènera vers des informations sur chaque commune. Les Asniérois ont contacté 600 communes normandes. Certaines ont répondu à l’appel comme Hautot-sur-Seine, Saint-Germain-la-Campagne et Drucourt, et recevront un panneau.

Voie du souvenir de la Première Armée canadienne à Hautot-sur-Seine
Voie du souvenir de la Première Armée canadienne à Hautot-sur-Seine
Voie du souvenir de la Première Armée canadienne à Hautot-sur-Seine
Voie du souvenir de la Première Armée canadienne à Hautot-sur-Seine

Les Maires des communes concernées par les cérémonies de gauche à droite :

Jean-Louis ROUSSEL (Hautot-sur-Seine), Nicolas AMICE (Saint-Pierre-de-Manneville), Pascal DELAPORTE (Val-de-la-Haye), Thierry JOUENNE (Sahurs) et Jacques MENG (La Bouille)

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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 09:25

L’arrêté préfectoral du 3 septembre 1856 décide du classement du CD51 le 3 septembre 1856 :

 

CHEMIN DE GRANDE COMMUNICATION N°51, DE SAHURS A ROUEN

Classement et direction

LE PREFET DU DEPARTEMENT DE LA SEINE-INFERIEURE, Commandeur de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur, etc.

      Vu :

 La délibération du Conseil Général de la Seine Inférieure en date du 2 septembre courant, portant classement au rang des chemins de grande communication, sous le n°51, du chemin de Sahurs à Rouen ; Les arrêtés préfectoraux qui ont arrêtés les bases d’après lesquelles seront classés entre elles les communes intéressées aux grandes lignes vicinales, notamment l’arrêté du 25 octobre 1849 ; La loi du 21 mai 1836 ; L’arrêté préfectoral réglementaire du12 mars 1849 ;

     Arrête :

Article premier. : La largeur du chemin de grande communication n°51, de Sahurs à Rouen, classé par la délibération sus visés, sera de huit mètres, banquettes et parapets compris.

Art. 2. : Nonobstant les dispositions qui précèdent les parties de ce chemin qui auraient été ouvertes sur une largeur excédent huit mètres devront conserver la largeur qui leur aura été primitivement attribuée.

Art. 3. : La direction de ce chemin est ainsi fixée, conformément à la décision du conseil général, il aura son point de départ à la limite de Saint-Pierre-de-Manneville et de Sahurs et s’arrêtera à la route départementale n°4, sur le territoire de Canteleu.

Art. 4. : L’approbation des plans de traverse aura lieu après l’accomplissement des formalités par l’instruction ministérielle du 10 décembre 1839.

Art. 5. : Sont déclarées intéressées à ce chemin, les communes ci-après désignées, dont la classe sera ultérieurement déterminée : Rouen, Canteleu, Val-de-la-Haye, Hautot et Sahurs

Art. 6. : Mr l’agent-voyer en chef du département est chargé d’assurer l’exécution du présent arrêté.

Rouen, le 3 septembre 1856

Le Préfet de la Seine-Inférieure,

E. Le Roy.

La route départementale n°51 traverse Hautot sur une longueur de 2 479 mètres. Elle s’analyse en quatre sections successives : la route de Soquence, la rue Saint Antonin, la place Georges Poullard et la portion restante de la route de Sahurs à Montville.

La voirie le long de la Seine a été réalisée dans les années 1870, avant le chemin passait le long du bois de la commanderie par les anciens chemins de Sahurs à Hautot et de Hautot au Val de la Haye, jusqu'à la colonne Napoléon. Dans la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833, le Chemin n°1 de grande communication entre Val de la Haye et Sahurs passant par la côte du Puits est d’une longueur de 1 692 mètres.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La route de Soquence est d’une longueur de 428 mètres. La pose de bandes rugueuses de ralentissement, côté Sahurs, a été réalisée en 1996. La réfection de la voirie entre Hautot et Sahurs a été faite sur deux kilomètres en 1998.

Le carrefour RD51/CR10 a été aménagé en rond-point traversant. Les travaux ont été réalisé au cours de l’été 2006. Le giratoire a été inauguré le 6 janvier 2007.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

Au cours de l’été 2021 le rond-point traversant a été supprimé et remplacé par un damier. Un ralentisseur a été installé au moyen d'une chicane sur la RD51 dans le sens Sahurs/Hautot-sur-Seine.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

L’emplacement réservé n°1, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton pour une surface de 1350 m² (bande de 1,5m).

L’emplacement réservé n°8, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton et cyclable en direction du bourg de Sahurs pour une surface de 1170 m² (bande de 3m).

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La rue Saint Antonin est d’une longueur de 524 mètres.

Journal de Rouen du 5 août 1933 : un jeune cycliste se jette contre une automobile, il est grièvement blessé.

Ces jours derniers, à 20 h. 30, M. C… revenait en auto de Saint-Pierre-de-Manneville et se dirigeait sur Rouen. En arrivant près de la propriété de M. Richer, à Hautot-sur-Seine, le jeune Saint-Arnoult, enfant de l’assistance publique, au service de M. Poulard, maire, qui venait à bicyclette d’un chemin vicinal, est venu se jeter contre l’avant gauche de l’automobile. Il a été projeté, ensuite contre le pare-brise et jeté à terre, où il s’est fait des blessures graves, qui ont nécessité son transport d’urgence à l’Hôtel-Dieu de Rouen. M.C… a été sérieusement blessé au front par les éclats du pare-brise. L’automobile a été fort endommagée et la bicyclette mise hors d’usage. La gendarmerie de Grand-Couronne a ouvert une enquête.

Journal de Rouen du 20 décembre 1933 : collision

Le 16 décembre, à 13 h. 30, l’automobile conduite par M. Alais, propriétaire à Sahurs, a heurté un camion automobile de la maison Standard, à Rouen, sur la route d’Hautot. L’accident s’est borné à des dégâts matériels importants. La gendarmerie de Grand-Couronne enquête.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La place Georges Poullard est d’une longueur de 199 mètres.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La portion restante de la route de Sahurs à Montville est d’une longueur de 1 328 mètres.

Les chemins de halage se font sur les propriétés des riverains, ils ne figurent sur les cadastres. Les chemins de hallage prennent appui sur les servitudes de halage grevant les propriétés situées bord à voie d'eau navigable.

VOIRIE (GRANDE). — CHEMIN DE HALLAGE. — ALLUVION.

L'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, constitue-t-elle une servitude et non pas une expropriation ?

Doivent-ils ledit chemin dans les dimensions fixées par l'ordonnance de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ?

(7643. — 4 juillet 1827. — De Bonneval.)

Il existe, depuis longtemps, un chemin de hallage, sur la rive droite de la Seine, au-devant de la propriété du marquis de Bonneval, commune de Sahurs (Seine-Inférieure). Au bord de ce chemin, du côté de la rivière, est un mur de soutènement dont la réparation a donné lieu au litige. L'administration des ponts-et-chaussées a voulu faire payer un tiers de la dépense au sieur de Bonneval ; celui-ci a refusé par le motif que celui qui est grevé d'une servitude ne doit supporter aucune charge y relative.

L'administration se fondait sur ce que le mur de soutènement garantissait la propriété du sieur de Bonneval des ravages de la rivière.

Le chemin en question n'a qu'une largeur de 12 à 15 pieds, au lieu de 24 ou 30, conformément à l'ordonnance de 1669. L'administration des ponts-et-chaussées a donc ordonné que le chemin aurait la largeur prescrite par cette ordonnance; et le Ministre de l'intérieur a approuvé cette mesure, par décision du 22 juillet 1826.

Le sieur de Bonneval a déféré cette décision au Conseil d'Etat et en a demandé l'annulation, par les motifs que ses auteurs avaient abandonné 30 pieds pour la largeur du chemin; que cette largeur était suffisante, et que l'administration n'aurait pas dû, dans le principe, faire un chemin de 12 pieds et rendre l'autre terrain inutile; qu'elle aurait dû prendre toute la largeur des 30 pieds en partant du talus de la rivière ; qu'elle pouvait encore le faire, et que par suite elle était mal fondée à empiéter, sur sa propriété ; une largeur de 18 pieds de plus, à son détriment.

Cette requête a été rejetée.

"CHARLES, etc. — Sur le rapport du comité du contentieux,

Vu l'article 650 du Code civil, qui classe parmi les servitudes établies par la loi, le marchepied le long des rivières navigables ou flottables, et ajoute que tout ce qui concerne cette espèce de servitude est déterminé par des lois ou règlements particuliers ; — Vu l'article 556 dudit Code civil, eu vertu duquel l'alluvion d'un fleuve ou d'une rivière navigable ou flottable profite au propriétaire riverain, à la charge de laisser le marchepied ou chemin de hallage, conformément aux règlements ; — Vu l'édit du mois d'août 1669, et spécialement l'art. 7 du titre 28, ainsi conçu : —

 « Les propriétaires des héritages aboutissant aux rivières navigables, laisseront, le long des bords, vingt-quatre pieds au moins de place, en largeur, pour le chemin royal et trait des chevaux, sans qu'il puisse planter arbres ni tenir clôture ou haie plus près que 50 pieds du côté que les bateaux se tirent, et 10 pieds de l'autre bord, à peine de 500 1ivres d'amende, confiscation des arbres et d'être, les contrevenants, contraints à réparer et remettre les chemins en état, à leurs frais. »

Considérant que l'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, ne constitue pas une expropriation, mais une servitude ; — Qu'ils doivent ledit chemin dans les dimensions fixées par l'édit de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ; — Considérant que la décision attaquée n'a point excédé, dans la fixation du chemin de hallage, la largeur déterminée par l'édit de 1669 ;

Art. 1er  — La requête du marquis de Bonneval est rejetée.

M. Feutrier, maître des requêtes, rapporteur, — Me  Garnier, avocat.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

En 1859 le Conseil Municipal délibère sur le tracé du chemin de grande circulation n°51, allant de Sahurs à Monville, de la colonne commémorative de la translation des cendres de l’Empereur Napoléon à Val de la Haye, via le chemin de halage jusqu’au mur du Clos de la Vigne et les bâtiments de Mme Fizeaux de la Martel.

Le Conseil Municipal du 14 avril 1868 valide le projet d’établissement du chemin de grande communication n°51, allant de la Mairie d’Hautot-sur-Seine au chemin de Hallage allant au Val de la Haye.

Les Conseils Municipaux des 20 janvier 1901, 3 septembre 1903 et 19 novembre 1905 votent des  dispenses de purge pour les actes de cession à l’amiable en date des 5 janvier 1901, 24 juillet 1903  et 2 octobre 1905 par le Marquis de Bonneval de terrains nécessaires à l’établissement du chemin de Grande Communication n°51 de Sahurs à Montville.

 

Journal de Rouen du 15 décembre 1907 : Mort de congestion

Mercredi dernier, Mme Capron, demeurant à Hautot, apercevait, vers quatre heures du soir, un individu pris de boisson et se dirigeant vers Sahurs. Quelques mètres plus loin, l’ivrogne tomba et fut trouvé inanimé par M. Daniel Billard, de Petit-Couronne, et son domestique, qui le transportèrent dans une guérite de douanier, et l’y déposèrent en le couvrant de paille pour que le froid ne le saisisse pas. Mais cette précaution, devait être inutile, car l’individu quitta son abri et jeudi vers huit heures du matin, il était trouvé mort par M. Oscar Roussel, sur la route n°51 de Hautot à Sahurs. M. Roussel s’empressa de prévenir les autorités. Le docteur Perrée de Grand-Couronne, appelé, a attribué cette mort à une congestion occasionnée par le froid et l’alcool. Dans les poches du défunt on a trouvé un acte de naissance au nom de Louis-Hildevert Faël, né au Landin (Eure), le 23 mai 1841. Il avait quitté récemment l’hôpital et était, parait-il, connu dans le monde de la boulangerie sous le nom de « Pigeon voyageur ».

 

Journal de Rouen du 18 décembre 1934 : mystérieuse découverte

Hier, vers 14 H, Mme Richer, née Suzanne Alix, 32 ans, cultivatrice, à Hautot-sur-Seine (*), se rendait aux champs, lorsque, passant chemin de grande communication 51, elle aperçut, à mi-chemin entre le ponton de Hautot et le passage de Grand-Couronne, territoire de Hautot-sur-Seine, un sac de provisions déposé sur le talus qui longe la Seine ; un parapluie de femme se trouvait attaché au sac avec une corde. Intriguée de cette découverte, elle inspecta alors le sac et y trouva un papier sur lequel l’inconnue avait spécifié qu’elle ne voulait pas être enterrée à Petit-Quevilly. Se rendant compte que la propriétaire du sac s’était, à n’en pas douter, jetée à la Seine, la cultivatrice en informa aussitôt la gendarmerie de Grand-Couronne, qui se livra immédiatement à une enquête. Jusqu’à présent le corps n’a pas été retrouvé. Des premiers renseignements recueillis, il résulte que la désespérée, Mme veuve Dumarquet, née Estelle Marie, âgée de 65 ans, habitait Petit Quevilly, 36, rue Thiers.

(*) Suzanne (ALIX) RICHER (23/11/1902 à Meulan - 13/04/1983 à Sotteville-lès-Rouen) 

 

La construction d’une nouvelle chaussée surélevée entre Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye est réalisée par les Ponts et Chaussées vers 1963-1965, le long de l’ancienne route.

Lors du Conseil Municipal du 5 mars 1982, trois projets d’élargissement du CD n°51 sont présentés.

En 2001 le Conseil Général de la Seine Maritime réalisé l’opération « arbres 2000 » créant un alignement le long de la Seine entre l’ancienne et la nouvelle voie.

Le 1er janvier 2016, le Département de Seine-Maritime transfert à la Métropole Rouen Normandie la gestion des routes classées dans le domaine public routier départemental ainsi que de leurs dépendances et accessoires.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51
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25 octobre 2023 3 25 /10 /octobre /2023 06:36

L’ETABLISSEMENT VIKING

 

Les raids vikings touchent systématiquement la vallée de la Seine depuis 841. En 887, tous les sites habités de la vallée de la Seine, en aval de l’Andelle, sont totalement évacués. La population est regroupée dans les cités refuges de Lillebonne, Rouen et Evreux. Vers 898 le « pacte de Jumièges » pérennise les établissements scandinaves permanents en aval de l’Andelle afin d’épargner Rouen.

L’archéologue et historien Jacques Le Maho a recensé au nombre de vingt-huit les établissements scandinaves dans la vallée de la Seine, dont Hautot.

Le nom de Hotot est un composé anglo-scandinave de hōh topt. L'appellatif anglo-saxon hōh signifie « escarpement rocheux, terrain en pente, rivage ». L'ancien scandinave topt, toft désigne à l’origine un terrain destiné à une habitation, puis ce même terrain avec l’habitation soit « emplacement bâti, ferme ».

A l’automne 911 le Roi des Francs Charles III concède au Jarl des Normands de la Seine, Rolf le Marcheur (Rollon), la région comprise entre l’Epte et la mer « en alleu et en bien fonds ». Il doit assurer la protection du royaume, en servant de médiateur entre les Francs et les armées vikings tentant de remonter la Seine. Le chef normand prête hommage au roi. Rollon accepte de recevoir le baptême en la cathédrale de Rouen. Ce pacte de Saint-Clair-sur-Epte est l’acte fondateur de la Normandie.

 

Marteau de Thor de Sahurs : Le marteau de Thor a été découvert sur le territoire de la commune de Sahurs, dans un champ entre la route départementale n° 51 et l’église, sur un territoire de colonisation scandinave. C’est un pendentif en forme de marteau de Thor, en argent (H. 3cm, Poids 4.50g). Le bout du manche, qui avait été retourné pour former un œillet, est maintenant cassé. Il est conservé au Musée des Antiquités de Rouen (n° Inv. 2001.0.9.1.). Il est probablement à mettre en rapport avec les l'établissement de colons anglo-scandinaves dans la région à partir du Xe siècle. Jens Christian Moesgaard, conservateur au musée national du Danemark estime que les marteaux de Thor sont plus nombreux à partir de la seconde moitié du Xe siècle, dans les derniers temps du paganisme, sans doute en réaction au développement du christianisme.

En 965 lors de l'assemblée de Gisors, le roi de Francie occidentale Lothaire II reconnaît l'autorité de Richard I Sans-Peur sur la Normandie. Cette paix durable est suivie d’une francisation des institutions et d’une christianisation du domaine normand. Vers 990 le chanoine Dudon de Saint-Quentin est invité par Richard I à écrire les biographies d’Hasting, Rollon, Guillaume Longue Epée et de Richard figure du prince idéal. Le titre de duc (dux Nortmannorum) est utilisé à partir de 1006 par Richard II l'Irascible.

L’EGLISE PAROISSIALE

Le passé moyenâgeux d’Hautot-sur-Seine de 898 à 1469

Photographies de 1961 de Fernande Obselin : ancienne fenêtre et ancienne porte

Le passé moyenâgeux d’Hautot-sur-Seine de 898 à 1469

Nicolas Wasylyszyn : Premier âge roman en Normandie 

On remarque sur ces clichés qu'avant une restauration de 1961, on pouvait voir, au niveau de la nef de cet édifice, un appareillage calcaire en "Opus spicatum" ainsi qu'une fenêtre romane qui n'est plus visible. Du passé roman précoce de ce bâtiment, on peut encore distinguer une porte dans le mur nord qui comporte un linteau-tympan monolithe surmonté d'une arcature en plein cintre.

Cette analyse, qui correspond à ce que l’on trouve à Sahurs, autre établissement scandinave, donne une période d’édification entre 965 et 1025, par les petits enfants des premiers colons.

L’église paroissiale est construite sur un promontoire dominant une petite crique positionnée au bas d’un talweg. Elle est un repère visuel depuis la Seine pour les navigateurs, à une époque où les cartes n’existaient pas. Les pâtures et les fermes des premiers colons se sont installées de part et d’autre du talweg au niveau du côteau. Les plus anciennes zones d’habitats correspondent aux emplacements des puits : le long du chemin vers Sahurs, le long du talweg en direction de la forêt et deux sites à l’est du talweg.

L’EPEE MEDIEVALE DE HAUTOT

 

L’épée de Hautot-sur-Seine a été découverte fortuitement à l’occasion de l’aménagement d’une zone d’évitage, le 27 novembre 2014 par David Toullalan, pilote en Seine. La période de fabrication de l’épée de Hautot-sur-Seine se situe entre l’extrême fin du XIIème siècle et le XIIIème siècle. 

Sa plus grande particularité se situe dans la présence d’un décor incrusté au fil d’argent (damasquinure) sur les deux faces de la lame. Il représente un marteau et une pince. Ce décor encadre un motif cruciforme niellé (sorte d’émail dans les tons noirs, à base de sulfure d’argent). Ce registre, fréquemment rencontré sur des fresques murales à compter du XIIème siècle est inédit sur une lame d’épée. Une première interprétation de ces décors les rapproche des outils ayant servi à la Passion du Christ.

L’épée médiévale d’Hautot se trouve au musée des Antiquités de Rouen.

Le lieu de découverte est à mi-chemin entre la commanderie des Templiers de Sainte-Vaubourg et le château Robert le Diable que Jean sans Terre aurait construit ou agrandi de 1200 à 1203. A la suite de la confiscation de ses fiefs français, la Normandie est conquise en 1204 par Philippe Auguste.

POUILLÉ DE 1240

 

La paroisse d’Hautot-sur-Seine est mentionnée pour la première sous la forme Hotot vers 1240, dans le pouillé du diocèse de Rouen d'Eudes Rigaud avec 40 paroissiens.

Un pouillé est un dénombrement de tous les bénéfices ecclésiastiques situés dans un domaine géographique donné. On peut ainsi avoir le pouillé d’une paroisse, d’une abbaye, d’un doyenné, d’un diocèse, etc. Le pouillé est dressé pour l’assiette et la perception des redevances fiscales et peut inclure les montants des revenus des bénéfices, le nombre des redevables ou même la liste complète de ces redevables avec les montants payés.

Le pouillé a été rédigé au temps de Pierre Collemezzo archevêque de Rouen de 1236 à 1244. De nombreuses additions ont été faites sous Eudes Rigaud archevêque de 1248 à 1275. Eudes Rigaud est connu pour son journal de visites pastorales dans le diocèse de Rouen (Regestrum visitationum archiepiscopi Rothomagensis).

Le 28 octobre 1264, Eude Rigaud se rendit, aux frais des Templiers, à Sainte-Vaubourg (Apud Sanctam Vereburgam), et le lendemain, avec l'aide de Dieu, il consacra la chapelle des Templiers de Sainte-Vaubourg et retourna passer la nuit à Deville.

Les vitraux de la chapelle du XIIIe siècle ont été démontés en 1792. Certains fragments se trouvent aujourd'hui dans l’église d'Hautot-sur-Seine et dans la chapelle templière de la commanderie de la Villedieu-les-Maurepas. Ce sont les seuls vitraux templiers qui nous soient connus.

Maison du Rouage créditée comme la plus ancienne d’Hautot-sur-Seine

LES DERNIERS TEMPLIERS DE SAINTE VAUBOURG

 

Par le mandement du 14 septembre 1307, les sénéchaux et baillis du Royaume de France, reçoivent ordre de procéder à la saisie de tous les biens mobiliers et immobiliers des templiers ainsi qu'à leur arrestation massive en France au cours d'une même journée, le vendredi 13 octobre 1307.

La Normandie ne compte qu’une trentaine de templiers. Deux templiers travaillent dans la commanderie de Sainte-Vaubourg, entre le Val-de-la-Haye et Hautot-sur-Seine. Les commanderies sont les structures de base dans l’organisation des ordres, regroupant des terres, des biens et des maisons, avec à leur tête un Commandeur ou Préceptor.

Frère Thomas et Frère Philippe Agate rejoignent cinq autres frères dans les prisons de Pont-de-l’Arche dépendant du bailliage de Rouen. Les interrogatoires ont lieu le 18 octobre 1307. Leur procès est dit « Concile de Rouen ».

Confession que frère Philippe Agate précepteur de Sainte-Vaubourg fait au castel de la Roche d’Orival devant monseigneur Robert Doisneval, monseigneur Johan de Tonneville, monseigneur Raoul du Pleisseis, chevaliers et Pierres de Hangest, bailli de Rouen, en leur présence :

Premièrement, il dit que quand on le vêtit, il requiert avant qu’il fût vêtu le pain, l'eau, les pauvres draps et la compagnie des frères de l'hôtel. Après on lui dit que bien se garde qu'il requiert car il requiert fort chose pour les volontés du monde et pour sa volonté qu'il lui conviendra laisser après ça que l'on lui a montré ces choses et on le reçoit et j'en baisa frère Auvré commandeur de Normandie, qui le vêtit, en la bouche et après lui dit : Maître Philippe allez baiser tous les frères qui y étaient présent en la bouche et après ça frère Auvré lui vêtit le mantel (1) et lui mit au col et puis le mena derrière l'autel et lui montra la croix et lui fît renier et puis escopir sus (2) une fois sans plus. Et puis le fît dépouiller et le baisa en la bouche et dit que onques (3) ne fut baisé en autre lieu sur le corps à lui qu’en la bouche si lui est Dieu et lui saint. Et après ça, on lui montra une image et sur une cordèle attouchée à l'image et laquelle lui fut commandé à ceindre par-dessus sa chemise. Ne le sait où l'image est. Et ainsi là il fait faire à tous ceux qu'il a vêtus et l'ont fait. (Ainsi) dit ledit Maître Philippe que tous prêtres qui entrent en la religion du Temple y entrent et font tout en icelle manière et en telle chose et non autre, que les faits, sont qui en la religion entrent.

(1) mantel = manteau semi-circulaire comme une cape

(2) escopir sus = cracher dessus

(3) onques = jamais

Frère Thomas refuse de défendre l’Ordre en février 1310.

Source : http://pontdelarche.over-blog.com/article-le-proces-des-templiers-a-pont-de-l-arche-1307-dit-concile-de-rouen-82231117.html

Pour plus d’information sur la commanderie de Sainte-Vaubourg, il convient de se reporter à « Templiers et Hospitaliers en Normandie, CTHS, 2005 » de Michel MIGUET, Docteur en archéologie. Spécialiste de l’architecture des commanderies templières, il a consacré sa thèse, sous la direction de Léon Pressouyre, aux établissements des ordres militaires en Normandie. 

Source : http://michelmiguet.canalblog.com/

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LE MOULIN DU TEMPLE

A la suppression des Templiers en 1312, la commanderie de Sainte-Vaubourg est dévolue aux Hospitaliers. Les droits seigneuriaux sur le village du Val-de-la-Haye comprennent le hameau du Rouage et le moulin du Temple, soit de mauvaises terres, et un moulin à vent assis dessus selon l’enquête pontificale de 1373 sur l’ordre des Hospitaliers dit « le livre vert ». De ce moulin il ne subsiste en 1497 que la motte sur laquelle il avait été bâti. Sa reconstruction fait l’objet d’une commande en 1514 faite à Pierre Duboc meunier demeurant à Moulineaux.

POUILLÉ DE 1337

 

Le pouillé de 1337 du diocèse de Rouen est composé d’après d’anciens registres de l’église métropolitaine de Rouen, par ordre de l’archevêque Pierre Roger qui devint pape sous le nom de Clément VI. Le nom de la paroisse est mentionné sous la forme Hotot supra Secanam.

Hautot-sur-Seine

Decime : 14 lb

Nomina ecclesiarum : Hotot supra Secanam. Non excedit.

Patroni : Dominus rex

Philippe Manneville : Patrons et patronages des paroisses de l'actuel département de la Seine-Maritime (2005)

Afin d'encourager la fondation d'églises paroissiales, l'Église accorda aux bâtisseurs un droit de patronage, principalement celui de présenter à la cure, l'évêque nommant le candidat. Les abus qui s'ensuivirent (transmission, cession de droit) amenèrent, dès le XIIe siècle, papes et conciles à intervenir pour tenter de rendre ce droit à l'évêque, avec plus ou moins de succès suivant les diocèses. Les Normands furent particulièrement acharnés à conserver ce privilège, en particulier lors de la réunion de la province à la couronne et la Coutume de Normandie en atteste.

Le Droit de patronage désigne un droit que possédait un seigneur laïque de nommer à un privilège ecclésiastique. Ce droit pouvait lui venir de sa terre si, par exemple, un édifice religieux s'y trouvait construit. Selon cette définition, le Roi propriétaire de vignes à Hautot-sur-Seine, est le patron de la paroisse. Il n’y a pas de lien avec l’affectation de la commanderie de Sainte-Vaubourg après l’arrestation des templiers de 1307.

 

 

Delphine Philippe-Lemaître : Recherches sur les droits des rois de France (1845)

On peut expliquer le patronage de nos rois, par ce fait que les terres ducales devinrent leurs propriétés personnelles à l’époque de la réunion à la couronne, ainsi que le prouvent les pouillés, les rois de France sont restés patrons des communes dans lesquelles les ducs de Normandie possédaient des métairies ou des châteaux, comme par exemple, Moulineaux, Hautot-sur-Seine, et tant d’autres dont les patronages et les dîmes furent plus tard octroyés, aux abbayes, soit aux nobles, pour enrichir les unes et compenser les autres.

Delphine Philippe-Lemaître, née le 12 juin 1798 à Pont-Audemer et morte le 10 juin 1863 à Illeville-sur-Montfort, est une historienne, archéologue, botaniste et poète française.

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LES VENDANGES

 

Dans un état du domaine royal de la fin du XIIIe siècle on trouve la mention : « celz de Hotot doivent la vingne vendanger. » On retrouve dans les lieux dit d’Hautot-sur-Seine cette référence à la production du vin : Fendanges, Rouage, les Vignes. La vallée de la Seine est une zone production, plus particulièrement pendant l’optimum climatique médiéval, période de climat inhabituellement chaud localisé sur les régions de l’Atlantique nord et ayant duré du Xe siècle jusqu’au XIVe siècle.

LES INSTITUTIONS NORMANDES VERS 1350

 

Le 15 juillet 1315, le roi de France Louis X le Hutin concède la « Charte aux Normands » qui limite les droits du souverain dans la province, elle est confirmée à nouveau par Philippe VI de Valois en mars 1339. Le duché de Normandie est donné en apanage par Philippe VI à son fils aîné Jean le 26 avril 1332.

Les « Etats de Normandie » regroupent les représentants de la « nation » normande. Cette assemblée de prélats, de barons et de bourgeois normands, donne son accord pour toute nouvelle imposition : « Quand le Roy veult avoir deniers, il faut assembler les Etats ».

La paroisse d’Hautot-sur-Seine fait partie de la sergenterie de Saint-Joire (Saint-Georges). La sergenterie est un office de sergents ou officiers de justice qui traitent les affaires judiciaires.

La Sergenterie de Saint-Georges comprend les paroisses dAmbourville, Barentin, Berville sur Seine, Canteleu et Croisset, Duclair, Hautot sur Seine, Hénouville, Jumièges, La Vaupalière, Le Houlme, Le Mesnils, Le Val de la Haye, Malaunay, Montigny, Notre Dame de Varengeville, Notre Dame des Champs, Pissy, Pôville, Quevillon, Roumare, Sahurs, Saint-Denis de Bondeville, Saint-Jean du Cardonnay, Saint-Martin de Boscherville, Saint-Pierre de Manneville, Saint-Pierre de Varengeville, Saint-Thomas la Chaussée, Villers sur Escalles et Yainville.

Au sein de la sergenterie, les habitants des paroisses de Saint-Georges-de-Boscherville, Canteleu, Sahurs, Saint-Martin-de-Quevillon, Saint-Pierre-de-Manneville, Hautot-sur-Seine, Saint-Jean du Val-de-la-Haye, Déville, Maromme, Montigny, Hénouville, Varengeville, la Vaupalière, Saint-Thomas-la-Chaussée, Roumare, Villers en portion et Saint-Jean-du-Cardonnay en portion sont les 17 coutumiers de la Forêt de Roumare. 

Carte de Jean-Paul DEVY

Une sergenterie est une sous-division de la vicomté, elle-même une division du bailliage. Les six sergenteries de la vicomté de Rouen sont Cailly, Couronne, Pavilly, Pont-Saint-Pierre, Saint-Joire et Saint-Victor-en-Caux. Les vicomtés et les sergenteries sont, au XIVème siècle, regroupées à l'intérieur de cinq bailliages (Cotentin, Caen, Caux, Gisors, Rouen).

L’échiquier de Normandie est la plus haute cour du duché. C’est une assemblée des prélats et des nobles des différents bailliages. L’échiquier forme un corps de justice souveraine.

Dans le ressort des vicomtés normandes, s'applique la coutume de Normandie telle qu'elle était définie par l'Échiquier de Normandie. Le "Grand Coutumier de Normandie" est une compilation de textes juridiques constitutifs du droit normand. Il a été mis par écrit à partir de 1199 et traduit en Français sous le règne de Philippe le Bel (1285-1314), mettant la coutume à la portée de tous les laïcs. Lui appartient notamment la connaissance de la clameur de haro.

Les vicomtés sont en outre responsables de l'assiette fiscale de la taille, dans les paroisses de leur ressort, regroupées au sein d'une sergenterie.

Les vicomtés du baillage de Rouen sont les vicomtés de Pont-Audemer, Pont-Authou, Pont-de-l'Arche, Pont-l'Évêque et Rouen. D’autre part la Vicomté de l'eau, dont la juridiction de s'étend sur la Seine et l'Eure de Caudebec à Blaru, se charge de la police fluviale.

Le tout est sous réserve d’inventaire.

LES REGISTRES DE TABELLIONAGE

 

Le tabellionage est le nom donné au notariat dans la France du Nord. Les tabellions ont conservé la mémoire des actes dans des registres. Au hasard des recherches effectuées, on y retrouve d’anciennes mentions d’Hautot-sur-Seine.

 

Prix ses terres à Hautot-sur-Seine d’après les baux :

1360, 9 vergées et demi de pré, 5 écus de Jean pour 9 ans ; demi-acre, 11 florins d’or au mouton pour neuf ans

1361, 1 vergée et demi de pré, 3 royaux d’or pour neuf ans

 

Extrait de 1370 (bulletin de la commission des antiquités de Seine-Maritime 1890-02-16) :

« Hue Piel, de la par. de Hotot-sur-Seine, s'oblige à faire à Phelipe Le Fèvre, huchier, un batel, du bosc dur. Philippe et de son clou. le clou et le bray qui y faudra rendu sur plache à la cauchie de Sahurs, 1370. » - (Reg. 3, f° 119.)

 

Vestiges situés derrière la Mairie : Hangard à bateau, entrepôt de marchandises ?

Lieu-dit du Froc-du-Roi à Hautot-sur-Seine 1406. (Reg. 12, f. 62 v.)

 

LES RECHERCHES SUR LE TABLIONNAGE CONCERNANT HAUTOT-SUR-SEINE RESTENT A FAIRE

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CHRONIQUE DES MAUX

 

Le 23 janvier 1340 le Roi d’Angleterre Édouard III prend le titre de roi de France à Gand.

En 1346, le roi d'Angleterre et son armée débarquent à Saint-Vaast-la-Hougue en Cotentin. Les Anglais mènent une chevauchée à travers le nord-ouest de la France dans le seul dessein de tout détruire et de piller sur leur passage. Saint-Lô et Coutances sont brûlées, Caen est prise sauf le château. Édouard III évite Rouen et Paris, traverse la Seine à Poissy pour remonter vers le nord.

En 1348, la peste noire dévaste Rouen. Elle est amenée en juillet par des navires de commerce venus d’Angleterre. Les historiens considèrent qu’un tiers des Rouennais trouve la mort en l’espace de seulement six mois. L’épidémie gagne, durant l’été, la cité de Caen. Dès l’hiver 1348-1349, elle abandonne la Normandie pour gagner d’autres régions de France.

Le duché de Normandie est donné en apanage par Jean II le bon à son fils aîné le Dauphin Charles le 7 décembre 1355.

Le XIVème siècle est marqué par des épisodes froids et pluvieux, diverses années sont déficitaires en grains et les famines s’en suivent.

Du 13 janvier au 25 mars 1364 gel du Rhin, de la Seine (Rouen) et de la Loire pendant trois mois.

L’inondation de 1372 fait d’importants dégâts aux alentours de Rouen.

Le 3 septembre 1376 une ordonnance royale de Charles V met la forêt de Roumare au service des chantiers de construction navale. Trente-cinq galère participent en 1377 aux raids de l’amiral Jean de Vienne contre la côte anglaise.

En février 1382, à la suite du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises, en particulier sur le sel et le vin, des émeutes éclatent à Rouen. Lors de la « révolte de la Harelle » les émeutiers enfoncent les portes des hôtels bourgeois, cassent les meubles et fenêtres et pillent les demeures. Les meneurs sont arrêtés puis mis en prison. Six d’entre eux sont pendus.

De mi-novembre 1407 à mi-avril 1408, l’hiver est l'un des plus terribles du Moyen Âge. Les chutes de neige sont impressionnantes, À Paris, les charrettes circulent sur la rivière de Seine complètement gelée. Quantité d'arbres fruitiers et de vignes sont détruits par le froid.

LA NORMANDIE LANCASTRIENNE DE 1419 A 1449

 

Deux ans après la bataille d’Azincourt, le roi d’Angleterre Henri V entreprend la conquête de la Normandie. Rouen, assiégée depuis le 29 juillet 1418, est réduite à la famine. En 1418, des hommes d’Henri V font traverser par ses bateaux, la boucle de la Seine de Grand-Couronne à Orival en les halant, à travers la forêt. Jusqu'à la chute de la ville, 35 000 personnes meurent, en raison de très dures conditions de siège. La ville accepte finalement d'ouvrir ses portes au roi d'Angleterre le 19 janvier 1419.

En 1424, les Anglais, affermis dans la possession de Rouen et des environs, veulent mettre de l'ordre dans l'administration de la forêt de Roumare. Elle est déclarée close par cri général et solennel. Après enquête on arrête les droits des 17 paroisses coutumières de la forêt ainsi que les charges des habitants.

Le château de Rouen est le siège du gouvernement anglais en France ainsi que la résidence de Jean de Lancastre, duc de Bedford, et régent de France. Le Roi Henri VI, né le 6 décembre 1421, est couronné roi d'Angleterre le 6 novembre 1429 en l'abbaye de Westminster en réponse au sacre de Charles VII roi de France à Reims. Il arrive en France le 23 avril 1430. C’est durant ce séjour que Jeanne d’Arc est brûlée à Rouen le 30 mai 1431. Le régent fait sacrer son neveu, âgé de 10 ans, à Notre-Dame de Paris le 16 décembre 1431. A son retour à Rouen, la foule locale l'acclame aux cris de « Noël, Noël ! ». Il repart en Angleterre le 29 janvier 1432.

 

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L'église abbatiale de Rouen, est ce qui de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, un monastère bénédictin. La pierre tombale située dans la chapelle Sainte-Agnès de l'abbatiale indique dans son épitaphe que maître ALEXANDRE DE BERNEVAL, maître d'œuvre en maçonnerie, est l'auteur de l’église abbatiale. Dans un acte passé le 1er mars 1419, il est désigné comme étant maître des œuvres du roi au Baillage de Rouen. Il aurait été recruté pour surveiller les travaux du palais royal de Rouen d'Henri VI. ALEXANDRE DE BERNEVAL est mort le 5 janvier 1440 à l’âge de 73 ans.

« Cy gist maistre Alexandre de Berneval, maistre de machonerie du roy nostre sire au bailliage de rouen et de saint ouen qui trespassa le Ve de janvier mil CCCC et XL. Priez dieu pour luy. Amen. »

Charles de Beaurepaire a proposé que sa famille était originaire de Hautot-sur-Seine dans « Notes sur les architectes de Rouen » publié au Bulletin des amis des monuments rouennais en 1902, p. 90.

LA NORMANDIE DE 1449 A 1469

 

Après la trêve de Tours de 1444, les hostilités entre Français et Anglais reprennent en mars 1449. Charles VII lance la reconquête de la Normandie en juillet 1449. A Rouen les Anglais signent la reddition le 29 octobre 1449. Charles VII fait son entrée solennelle le 10 novembre 1449, les rues sont décorées et les habitants crient « Noël, Noël ! ».

En 1458 la paroisse d’Hautot-sur-Seine comprend 23 personnes payant fouage ; de plus, 1 sergent, 1 autre exempt et 4 pauvres.

A cette époque le prêtre, dernier recteur et possesseur de l’église, se nomme Nicolas HAUNSTON. Ce nom de famille célèbre, Houston, est d'origine écossaise. La première orthographe enregistrée du nom de famille est celle de Finlawe de Hustone, datée de 1296, dans le "Calendrier des documents relatifs à l'Écosse", sous le règne de John Balliol.

Par le traité de Conflans du 5 octobre 1465, Charles de Berry (1446-1472), frère du roi Louis XI reçoit la Normandie en apanage. Charles II de France ne parvient pas à gouverner et dès mars 1466, les armées royales reprennent le duché.

En 1469 le Roi Louis XI envoie une ordonnance au connétable de Saint-Pol concernant l’anneau ducal, bijou symbolisant l'union d'un prince avec le duché : « Nous vous mandons que, en l'Echiquier qui se tient de présent dans notre ville de Rouen, vous montriez et fassiez rompre publiquement ledit anel ». Le 9 novembre 1469 l’anneau ducal est placé sur une enclume et brisé d’un coup de masse en séance de l'Échiquier de Normandie, dans la grande salle du château du Bouvreuil, signifiant ainsi que la Normandie ne sera plus aliénée.

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11 octobre 2023 3 11 /10 /octobre /2023 07:22

Tenu par Christophe et Delphine GOUGEON, le restaurant CHEZ TONTON a été ouvert de septembre 2015 à décembre 2022.

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
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Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
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À 15 minutes de Rouen (76) vous tomberez sous le charme de ce bar - bistro familial situé dans les anciennes écuries d'un château. 30 couverts à l'intérieur et 80 couverts en terrasse, ouvert 2 jours et demi par semaine, situé dans les boucles de la seine, le potentiel de cet endroit est très intéressant. Sur un terrain d'une superficie de 2000 m², vous trouverez une scène montée à l'extérieur qui permet à des musiciens de pouvoir exprimer leur talent en toute quiétude. 13 octobre 2019

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)

Souvenirs des « Courageux du Dimanche » du 15/12/2019, association de randonnées pédestres de la région Rouennaise : Histoire de se préparer à une nuit chargée, les assistants du Père Noël ont parcouru une dizaine de kilomètres autour de Hautot-sur-Seine ce dimanche 15 décembre. Ils avaient d'abord pris des forces avec un bon repas chez Tonton, sympathique restaurant situé à proximité du château d'Hautot. Une bonne adresse à recommander. http://les-courageux-du-dimanche.over-blog.com

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)

Inondations des 11 et 12 mars 2020 à Hautot-sur-Seine

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
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Alain DE NARDIS, Gilles BLOQUEL et le MOJO BLUES BAND chez Tonton le 26 septembre 2021

 

Mojo Blues Band : Ils sont 4 : Sylvie (harmonica), Christophe (guitare et chant), Daniel (basse), Laurent (batterie). Leur répertoire : des reprises arrangées de rockabilly, blues-funk, blues-rock n’roll. Amoureux de La Bouille, ils s’y produisent régulièrement, à chaque bonne occasion festive ! 

Commentaire d’Alain De Nardis : J'y serai avec GILLES BLOQUEL sa guitare et son Lap steel aux sons hawaïens envoûtants (hommage à Alain Bashung). Un endroit singulier et magnifique, comme une guinguette. TONTON propose une cuisine familiale faite de produits locaux. Cette fois ci il présente une paella maison.

Commentaire du Mojo : Un bon moment chez Tonton a Hautot-sur-Seine avec Alain de Nardis, Gilles, Ben et Valentin Dj.

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
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Courrier Cauchois du 28/04/2023 : Christophe Gougeon à la tête de l’Hexagone

Le soleil était au rendez-vous pour la réouverture de l’Hexagone, situé au bord du lac de Montville, il y a quelques jours. Les locaux appartenant à la Ville, sont désormais loués à Christophe Gougeon, anciennement chef au bistrot « Chez Tonton » à Hautot-sur-Seine. Le couple Gougeon a répondu à un appel d’offres, lancé par la mairie de Montville en septembre dernier car l’ancien exploitant terminait son contrat de location en décembre. « J’ai été charmé par le cadre, avoir un lac dans sa commune ce n'est pas commun, Montville est un beau village avec beaucoup de commerces », sourit Christophe Gougeon. A l’âge de 20 ans, Christophe Gougeon part travailler à Nice à la mairie puis dans la restauration. « J’ai toujours travaillé dans la restauration. Après Nice, je suis parti en Bretagne puis à Hautot-sur-Seine. Lorsque le bail du restaurant « Chez Tonton » s’est terminé, j’avais envie de repartir à Nice mais j’ai vu l’appel d’offres et j’ai sauté sur l’occasion ». Accompagné de sa femme et de sa sœur, Christophe Gougeon, a investi les lieux en janvier, après une remise en état par la commune et lui-même. Il sera également en charge du minigolf et des pédalos. « Nous sommes ouverts tous les jours jusqu’à 19 heures. Je ne pense pas ouvrir en soirée mais je proposerai peut-être des planches apéritives. En tout cas, je souhaite faire vivre les lieux en invitant des groupes de musique à venir jouer sur place, du rock, du reggae, de la funk, du latino », conclut-il. L’équipe travaille encore sur l’agencement de l’espace mais aimerait pouvoir accueillir 80 personnes en place assises pour déguster des burgers et des poke bowls faits maison.

Souvenirs du restaurant CHEZ TONTON (2015-2022)
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