Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 10:28
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

L’actuelle rue de l’Ancien Vignoble correspond au chemin n°6 d’une longueur de 516 m, lors de la classification des chemins communaux, validé par le Conseil Municipal du 9 février 1833. Le Conseil Municipal du 5 novembre 1848 valide le changement d’une partie du chemin n°6 à l’angle du cimetière et mise en place d’un triangle avec le chemin n°2 (le chemin neuf). Le Conseil Municipal du 4 mai 1851 valide l’échange de terrain suite au changement de direction du chemin n°6 avec MM Lazurier de la Martel et Richard. Lors de la classification des voiries communales, validé par le Conseil Municipal du 5 juillet 1883, il est intégré à voirie communale n°3. Au cadastre de 1970 la voirie communale n°3, longue de 1476 mètres, commence à la RD 51 devant la grille du château, longe le cimetière et se termine au chemin rural n°5.

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de l’apposition des plaques de rues, la plus grande partie de la voie communale n°3 devient la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 28 mars 1986 vote des travaux de réfections de la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 9 juin 1989 approuve les travaux de mise en place de l’éclairage public de la rue de l’ancien vignoble, réalisés par le syndical intercommunal dédié. Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 valide les travaux d’enfouissement des réseaux BT (basse tension) et France Telecom de la rue de l’ancien vignoble. Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors des Conseils Municipaux des l0 février 2003 et 2 décembre 2005, la longueur de la voie communale n°3 (rue de l’Ancien Vignoble) est de 550 mètres. Le Conseil Municipal du 8 mars 2013 valide le projet de rénovation de la rue de l’Ancien Vignoble par un revêtement d’un coulis bicouche jusqu’à la rue du Buisson et la partie restante remontant jusqu’à la Rue du Moulin du Temple, en monocouche gravillonné. Mi 2013 l’arrêt FILOR situé dans le haut du village change de nom pour cause de doublon sur le territoire de la CREA, la nouvelle dénomination sera ANCIEN VIGNOBLE au lieu de LE ROUAGE. La mise en place d’un éclairage public par « leds » est effectuée fin 2018 en remplacement des ballons fluos.

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

Paris Normandie du 5 novembre 1951, repris dans l’Echo d’Hautot n°1 de juin 1989 : HAUTOT-SUR-SEINE a vendangé ses cinq hectos de picolo normand - Un reportage de Jean VERDIER

 

Dans la cour le teuf-teuf du deux-temps annonçait le pressoir ; et, joyeusement rassemblée sous la bruine, la famille au grand complet (père, mère, enfants, gendres, brus et petits-enfants) donnait à croire que l’on allait sacrifier le veau gras. Pourtant, il était encore tôt pour brasser ; et le sacrifice familial du veau gras est un passé de mode. M. Georges Delamare et les siens renouaient avec la séculaire tradition des vendanges normandes. (…)

Les yeux sur le pressoir, mais le regard errant sur ce majestueux rideau d’arbres dont la Seine, tente de voiler les profanations de sa rive gauche en aval de Rouen, M. Delamare, faisait son vin. Or, M. Delamare n’est ni un curieux, ni un original : douanier en retraite, il a ses deux pieds dans ses sabots et ses sabots biens posés sur la terre. Pour arrondir sa pension, il tient une petite ferme au hameau du Moulin, au dessus de Hautot-sur-Seine, et à ses heures creuses, tresse des paniers de l’osier que lui fournit le fleuve.

Lorsqu’il était en activité, M. Delamare avait pour ami un autre douanier, Vendéen de pure souche, celui-là, et à qui tous les cidres de Normandie n’avaient pu faire oublier le « gros plant » du pays. A tel point qu’au mépris des conseils de bon sens, il avait rapporté quelques pieds qu’il avait entrepris d’acclimater près de sa maison, au « chène-à-leu » à Grand-Quevilly. Finalement, les ceps avaient tenu le coup et chaque année, il en tirait un breuvage qu’il fallait, pour boire, se cramponner solidement à la table. « Mais chez toi qui habite de l’autre côté de l’eau, bien exposé au plein midi et à l’abri de ces mauvais vents d’ouest, ça devrait bien venir. Tu devrais essayer. » Tu devrais essayer ? Il y a tant de choses qu’on devrait essayer dans la vie …

Là-dessus arriva le printemps 1940, puis juin qui poussa M. Delamare sur les routes. Pas au hasard bien sûr. Déjà Bacchus l’avait pris par la main et le menait, par rudes étapes, vers la Vendée du collègue. La suite va de soi. Lorsqu’à la fin de l’été il regagna Hautot-sur-Seine, M. Delamare ramenait avec lui quelques pieds de « gros plant » et d’Othello (celui-ci noir, celui-là blanc) dont le mélange lui avait été conseillé. A quelques pas de sa ferme, il défricha un petit hectare, où, sur six rangées, disposés en quinconce tous les 1m 70, il planta, avec l’aide de son âne, les 500 pieds de l’expérience. Douce et innocente manie, pensaient (sans le dire) les voisins. Jusqu’à ce que, les pieds acclimatés ayant poussé leurs pampres jusqu’aux fils de fer, naquissent entre les larges feuilles bleues les grappes gorgées de sèvre normande, lourdes dures et pointues comme une mamelle de chèvre. Lorsqu’au bout de trois semaines on fit sauter la bonde du cuvier où les grains s’étaient écrasés sous leur propre poids, tous les voisins furent de la fête pour goûter le jus nouveau. Et un peu plus tard, tout le monde se retrouva pour déguster un authentique marc cauchois bouilli dans un alambic de fortune.

Depuis, c’est devenu une habitude : toute occasion est bonne de passer chez le « père Delamare » dont la porte est si accueillante. « Si vous nous faisiez goûter un peu de votre vin … ? ». Et, l’œil clair de joie et pétillant de fierté, le vigneron normand remonte de sa cave une bouteille poussiéreuse : son vin, notre vin. Vif, nerveux, frais, friand, léger, un peu bourru mais d’une robe charmante, un cachet très particulier mais une sève évidente ; quelque chose d’un aligoté rustique et dépaysé, mais tout chantant de souvenirs. Honnête piccolo normand …

Vers un timide rayon de soleil qui perce entre deux nuages noirs, M. Delamare tend le verre qu’il vient de remplir aux premières giclées de la presse hydraulique martyrisant la chair verte des grains sous 350 kilos de pression. Il en goûte une gorgée, plisse les yeux et passe à son voisin le verre qui, en silence, fait le tour de l’assistance … Dans la cour, le teuf-teuf des deux-temps n’annonce pas le gros bère, mais rythme l’hymne des vendanges cauchoises, des 500 litres de piccolo sans prétention comme sans tares qui, seuls peut être cette année dans toute notre province, lui rappelleront les vieilles pages de son histoire …

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

 

 

 

L’emplacement réservé n°2, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la commune, a pour vocation la création de places de stationnement et extension du cimetière pour une surface de 2050 m².

 

 

L’emplacement réservé n°5, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation l’élargissement de la voirie pour une surface de 186 m² (bande de 3m).

Partager cet article
Repost0

commentaires