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31 décembre 1997 3 31 /12 /décembre /1997 05:45

Paris Normandie du 27 janvier 1997 : les ordures ménagères de la discorde

La question du traitement des ordures ménagères dans le village a démantelé le conseil municipal d’Hautot-sur-seine. Huit des onze conseillers municipaux ont démissionné.

Comment éliminer les ordures ménagères ? La question plonge dans l’embarras les élus d’Hautot-sur-Seine. Pour l’instant, la commune jette tout, dans une décharge municipale. Plus pour longtemps à vrai dire. Le préfet a décidé d’en finir une bonne fois pour toutes avec les décharges sauvages. Celle d’Hautot-sur-Seine sera donc irrémédiablement fermée en 2002. Avant la date fatidique, le maire Jean-Claude Martel-Baussant et deux de ses adjoints, tout en voulant continuer à utiliser la décharge, sont partisans de trouver des solutions intermédiaires de traitement des ordures ménagères, pas trop onéreuses pour les Hautotais. Ils n’ont pas été suivis par les huit autres élus du conseil municipal. Favorables à une intégration rapide de la petite commune des bords de Seine, dans un syndicat intercommunal de collecte et de traitement, ils ont démissionne.

« D’ici peu la décharge sera pleine. Quel avantage y a-t-il à continuer à exploiter un site illégal et polluant ? La commune doit songer dès maintenant à régler son problème. Attendre ne sert à rien. Plus tard, la note sera encore plus salée. Le maire vient nous dire aujourd’hui qu’il veut faire des économies, alors qu’il a imposé des taux exorbitants sur l’assainissement de l’eau … Sa gestion autocratique nous a laissé très peu de latitude pour réaliser notre mission » expliquent les conseillers démissionnaires, dont certains étaient membres de la commission environnement, au conseil municipal.

De toute évidence, le maire Jean-Claude Martel-Baussant veut gagner du temps. « A quoi bon se précipiter, puisque nous sommes toujours en attente du plan départemental d’élimination des déchets ménagers, et de la nouvelle usine d’incinération. Notre commune, sans grosses ressources financières, doit réfléchir. Les tarifs pratiqués par les différents syndicats intercommunaux, sont nettement supérieurs à la moyenne. Actuellement, le stockage en décharge coûte 83 F par habitant. Ce qui nous est proposé, c’est 450 F par habitant. »

Le maire cherche donc d’autres voies. L’intercommunalité en est une, avec la formation d’un syndicat au côté de Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville les communes voisines. La mise en place du tri sélectif, en est une autre. A coup sûr, les déchets vont peser dans la campagne des élections municipales complémentaires. Le premier tour est fixé le dimanche 2 février. Le second tour se jouera huit jours plus tard, le 9 février. Les conseillers démissionnaires ne disent pas s’ils constitueront une liste : « On va voir ! » répondent-ils prudemment.

L'année 1997 à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal installé le 25 juin 1997 est composé de Gilles BOURDEAU (3ème adjoint), Jean-Marie COSQUERIC, Hervé COUESNON, Florence (GRAS) LHOMME, Jacques LAGNEL (2nd adjoint), Michel LANGUET, Jean-Marie LEGRAS, Philippe LEMERCIER, Jean-Claude MARTEL-BAUSSANT, Patrick OLLIVIER (1er adjoint) & Louis THILLAYE DU BOULLAY (Maire). Le 30 juin 1997 Jean-Claude MARTEL-BAUSSANT et de Jean-Marie LEGRAS démissionnent du Conseil Municipal.

Paris Normandie du 28 juin 1997 : Louis Duboullay élu maire

La démission, de Jean-Claude Martel-Baussant, maire, ayant été acceptée par M. le Préfet le 13 juin dernier, le conseil municipal se réunissait, mercredi, pour élire le nouveau maire et ses adjoints. Louis Duboullay, doyen du conseil, présidait la séance. Dès le premier tour, Jean-Marie Legras obtient cinq voix et Louis Duboullay, avec six voix, est élu maire. Il remercie aussitôt le conseil de la confiance qui lui est ainsi témoignée et s’engage à servir les intérêts d’Hautot. Avant l’élection des adjoints, il demande à chacun des conseillers d’en déterminer le nombre (deux ou trois), en rappelant toutefois que le budget des indemnités du maire et des adjoints ne peut être modifié. Le conseil décide par sept voix pour, de nommer trois adjoints. Premier adjoint : Patrick Ollivier, élu avec sept voix. Deuxième adjoint : Jacques Lagnel, élu avec six voix. Troisième adjoint : Gilles Bourdeau, élu au deuxième tour, avec six voix.

Louis Duboullay prend alors la parole : « N’oublions jamais que notre commune est redevable à deux personnes de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. La première, c’est Jean-Claude Martel-Baussant, qui l’a gérée avec audace, sagesse, dévouement et initiative. La seconde, c’est Jean-Marie Legras ; il doit aussi être remercié pour avoir été l’élément moteur de la transformation de notre village. »

Après la désignation des représentants aux syndicats d’eau et d’électricité, Louis Duboullay a invité tous les conseillers présents à entourer Marie-José Alligié, directrice de l’école qui fête son départ en retraite. Le conseil municipal se réunira le mercredi 2 juillet, à 20 h 30.

L'année 1997 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 11 juillet 1997 : La directrice de l’école s’en va

Entourée de nombreux enfants, de parents d’élèves et amis de l’école, d’enseignants et élus des communes voisines, de sa famille et de ses proches, Mme Marie-Josée Alligier, directrice de l’école Maurice Genevoix d’Hautot-sur-Seine, était invitée par la municipalité à fêter son départ en retraite. Une gerbe et des bouquets l’accueillaient au château d’Hautot-sur-Seine.

Mmes Devère et Pinel, déléguées des parent d’élèves, guidaient les enfants qui remirent à leur directrice, en plus de leurs baisers, un cadeau dont elle rêvait depuis trente ans : un voyage au Tyrol. Les parents lurent un message d’amitié et de reconnaissance pour ces vingt trois dernières années passées au service des petits Hautotais. M. Loie, inspecteur de l’Education nationale, retraçait la carrière de Mme Alligier, soulignant le climat de calme et de confiance que reflétait sa classe. Il vanta les mérites de cette petite école rurale, si ouverte au monde, avec pour témoin, entre autres, son journal scolaire, les liens créés entre les écoles de la vallée et les activités communes menées.

Mme Alligier : «  Je voulais être institutrice, j’ai été pleinement satisfaite professionnellement et personnellement comblée. J’ai pu contribuer à l’éveil de jeunes personnalités, les aider à conquérir les outils de la culture ». Elle évoqua quelques souvenirs : «  J’ai pu enseigner seule, pendant dix ans, parmi ma trentaine d’élève de six niveaux de ma classe unique, mais aussi les rencontres avec des peintres, des comédiens, des musiciens, avec les anciens de la commune, les sorties culturelles à Rouen, à Paris, les classes de neige, grands moments dont les enfants se souviennent, ayant peut être oublié qu’ils étaient avant tout éducatifs ». Elle présenta le nouveau directeur, qui connait bien l’école pour avoir participé à sa construction. « Demain, je pourrai enfin donner du temps à mes trois filles, être enfin disponible à ma famille. Et je cultiverai mon jardin ».

M. du Boullay, récemment élu maire, rappela l’arrivée de la famille Alligier, à Hautot, en septembre 1974, son installation problématique ‘‘en roulotte’’ et logement rénové, habitable au printemps. Il évoqua l’essor de l’école, passant progressivement de la classe unique à trois classes, s’équipant de nouveaux bâtiments et de services communaux. Citant quelques textes d’enfants  « Je remercie Mme Alligier de m’avoir appris à lire, à écrire, à compter correctement. Elle nous a fait découvrir des activités que nous ne pouvions pas voir dans notre milieu familial. Merci de m’avoir appris tant de choses ».

Le Conseil Municipal du 2 juillet 1997 entérine les travaux de mise en conformité du château, programmés entre octobre 1997 et mars 1998, consistant à la réalisation d’un escalier extérieur. Lors du Conseil Municipal du 17 décembre 1997, un emprunt de 250 000 Fr est contracté auprès du Crédit local de France pour les travaux de mise en sécurité du château.

M. Jacques-André ALLIGIER succède à Mme Marie-José ALLIGIER comme directeur de l’école Maurice Genevoix.

Lors du Conseil Municipal du 10 septembre 1997, le Maire signale que 2 personnes se sont proposées pour le groupe de nez dans l’analyse des odeurs de la société SAIPOL.

Le Conseil Municipal du 17 décembre 1997 est informé que l’ancien site de la décharge a été clôturé par l’Office nationale des forêts (ONF).

Paris Normandie du 10 septembre 1997 : Heureux jubilé pour Elisabeth et Roland Bertin

M. et Mme Roland Bertin étaient reçus, dans la mairie trop petite pour accueillir toute la famille, par le maire, M. Louis Duboulley, entouré de ses adjoints, le samedi 6 septembre, à l’occasion de leurs noces d’or.

Tous deux sont nés à Saint-Martin-aux-Buneaux et ont fréquenté la même école, mais à quatre ans d’intervalle, et sans jamais se rencontrer … Elisabeth, née en 1927, a grandi dans une famille nombreuse. Son père, cantonnier, élève ses enfants avec sévérité. Après l’école, Elisabeth est placée chez l’instituteur, puis chez le boulanger. Elle rencontre pour la première fois Roland à une des rares séances de cinéma organisées dans le pays à la fin de l’année 45. Roland, né en 1923, a quitté Saint-Martin-aux-Buneaux, où son père exerçait le métier de marin pêcheur, pour échapper pendant la guerre au STO, et après avoir changé d’identité, il trouve du travail à Caudebec-en-Caux, chez son futur beau frère. En août 1944, il fit traverser la Seine au maire, pour demander aux Canadiens de cesser leur tir d’obus sur la rive droite, les Allemands ayant quitté les lieux. Puis il doit faire son service militaire, dans la Marine, à Cherbourg, Toulon, Alger et enfin sur le croiseur « Emile-Bertin » ; il est peut-être le seul marin portant son nom sur son béret à pompon rouge ! Il reprend son travail à Caudebec. C’est le 6 septembre 1947 qu’enfin ils peuvent se marier. La difficulté de trouver un logement les conduit jusqu’à Sahurs. Roland travaille d’abord chez Chouard, comme marinier, puis chauffeur de poids lourds. Après la naissance de leur quatrième enfant, une maison plus grande les accueille, toujours à Sahurs, et M. Bertin trouve un emploi plus sédentaire sur le bac de Dieppedalle. En 1972, Elisabeth et Roland entre au service du marquis de Bonneval. En prenant leur retraite en 1985, ils achètent à Hautot, la maison de l’ancien boulanger.

Roland BERTIN (1923-2002) & Elisabeth (MONNIER) BERTIN (1927-2015)

Louis Duboulley leur souhaite longue vie encore avec « un brin de santé », entourés de l’affection de leurs enfants et petits-enfants et leur remet la médaille des noces d’or avec le bel album « Les Voiles de la Liberté ».

Lors du Conseil Municipal du 10 septembre 1997, le Maire signale que 2 personnes se sont proposées pour le groupe de nez dans l’analyse des odeurs de la société SAIPOL.

 

L’Echo d’Hautot n°5 de février 1998 : repas des anciens

La tradition fut respectée avec le repas annuel des « cheveux d’argent » le dimanche 12 octobre au château. C’est vers midi que 45 convives se rejoignirent dans la salle d’honneur : Les anciens, me personnel communal ainsi que les conseillers municipaux. Au nom du CCAS, le Maire et les adjoints présents reçurent les invités. Le repas fut servi par la maison BÉQUET et tout le monde se régala. Après le repas, Valentin et son orgue de Barbarie assurèrent l’animation, plusieurs chansons furent interprétées. Une chorale fut improvisée et on eu même droit à un « french-cancan » endiablé avec les 2 danseuses déguisées : Jacques LAGNEL et Philippe LHOMME. L’après-midi passa très vite et c’est vers 18 heures que la joyeuse assemblée se dispersa. 

 

Le Conseil Municipal du 17 décembre 1997 est informé que l’ancien site de la décharge a été clôturé par l’Office nationale des forêts (ONF).

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