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31 décembre 1998 4 31 /12 /décembre /1998 05:50
L'année 1998 à Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 28 janvier 1998, il est évoqué la possibilité d’un R.P.I. (regroupement pédagogique intercommunal) suite à la fermeture envisagée d’une classe à l’école Maurice Genevoix à la rentrée 1998.

Conseil Municipal du 28 janvier 1998 : de gauche à droite, assis, Jacques-André ALLIGIER, Louis THILLAYE DU BOULLAY, débout, Hervé COUESNON, Michel LANGUET, Philippe LEMERCIER, Patrick OLLIVIER, Jacques LAGNEL, Gilles BOURDEAU et Jean-Marie COSQUERIC

L’Echo d’Hautot sur Seine n°5 de février 1998 : Interview de M. Louis du Boullay, Maire

La démission de M. Jean-Claude Martel-Baussant, maire ayant été acceptée par M. le Préfet le 13 juin 1997, Louis Thillaye du Boullay, doyen du conseil a été élu le 25 juin 1997 pour le remplacer. Les Hautotais le connaissent mais, pour beaucoup, insuffisamment. Dans cet interview, nous allons essayer de vous le présenter un  peu mieux et nous le remercions de sa collaboration.

L’EdH : M. le Maire, pouvez-vous vous présenter aux Hautotais ?

LDB : Je suis né à Mont-Saint-Aignan le 20/12/1925, et je suis le 4ème d’une famille de 8 enfants. J’ai donc passé mon enfance à Mont-Saint-Aignan et Déville-les-Rouen où mon père s’occupait de l’usine à gaz. Ma famille est arrivée à Hautot-sur-Seine en avril 1938 ; mes parents ont racheté la propriété des Fauquet. Pendant la guerre, pour nourrir notre grande famille, les pelouses furent transformées en champ de pommes de terre. J’ai fait mes études pendant 10 ans à Rouen, au collège Jouin Lambert. En juin 1944, je m’engage dans la marine, pour être pilote d’aéronavale, je vais donc en formation dans une école américaine après un passage par l’Algérie. En août 1945, c’est la fin de la guerre, donc l’arrêt de mon entrainement et je suis démobilisé en décembre. Je reprends mes études et suis reçu au concours d’entrée à l’école supérieure d’électricité (Supelec), je termine juste après mon diplôme d’études supérieures. J’entre ensuite chez Gardy, près d’Auxerre dans l’Yonne, comme ingénieur d’études et de laboratoire, puis dans un groupe de fabrication de composants électriques comme ingénieur de production, puis au commercial et après aux services généraux. Entre temps, je me suis marié et je suis père de 5 enfants. En fin de carrière, je suis chargé de l’exportation car je connais bien par mes différents postes, toutes les possibilités de la société et je m’intéresse à l’informatique, (j’ai alors 58 ans) et je suis avec mon patron, intéressé par le souci des hommes.

L’EdH : Par vos voyages, vous devez avoir appris les langues !

LDB : Je n’ai jamais été beaucoup gêné dans mes voyages. Dans mes études, j’ai acquis des connaissances en latin et en grec, et 9 ans en allemand. Par mon voyage aux USA j’ai dû pratiquer l’anglais, je comprends l’italien, un peu l’espagnol ; j’ai fait un stage assez long en Suède et j’ai été obligé d’avoir des rudiments. Les langues m’ont toujours amusé mais en résumé c’est quand même l’anglais et l’allemand que je possède le mieux. C’est en 1987, à 63 ans, avec beaucoup de mal à débrayer car je faisais un métier très intéressant, que je prends ma retraite. En effet les voyages de 3 à 4 jours aces de longues journées deviennent trop fatigants.

L’EdH : Pouvez-vous nous dire vos hobbies ?

LDB : Je m’intéresse à l’informatique que j’ai dû pratiquer dans mon entreprise et que j’ai adapté à mes besoins personnels de vie de famille, je m’en suis servi pour faire un document de 60 pages sur la généalogie de ma famille aidé par un de mes gendres qui est dans la partie et je me suis amélioré avec un livre que je conseille aux débutants « le Mac Intosh pour les nuls ». Pour l’anecdote, dans les recherches de ma grande famille, en 1994 il y avait 960 descendants de mon arrière grand-père et 900 étaient encore vivants. Nous nous sommes réunis au château et nous sommes retrouvés à 420. L’ordinateur m’aide aussi pour tout mon secrétariat. Passionné par la vie et l’historique d’Hautot-sur-Seine, dont j’ai essayé de récupérer le plus de documents sur notre village, j’ai été élu conseiller municipal en 1983 et j’effectue mon troisième mandat. J’habitais à Paris et nous avons hérité de cette propriété à Hautot-sur-Seine en 1981. Je suis aussi comme chacun le sait chrétien, j’ai participé à la rédaction du magazine « Regards » que vous recevez dans vos boîtes aux lettres et avec mon temps de liberté, j’aime regarder la vie en profondeur et me consacrer à la prière.

L’EdH : Pour quelles raisons la vie communale vous a-t-elle intéressée ?

LDB : J’ai mes attaches lointaines dans le pays d’Auge et le pays de Caux.

Sachez que mon grand-père maternel, avocat, était Conseille Général à Rouen. C’était une tradition familiale. Le père de sa mère était lui Président de ce même conseil, C’était Jean Rondeaux. Du côté paternel dans le pays d’Auge, le deuxième Maire de Lisieux était un Louis Thillaye du Boullay, il y a deux siècles.

L’EdH : Pensez-vous vous représenter aux prochaines municipales ?

LDB : Celles-ci auront lieu en 2001 et j’aurais alors 76 ans, je prépare plutôt mon remplaçant en ouvrant les dossiers à tous. Je délègue d’ailleurs aux gens selon leurs aptitudes préférentielles, ainsi pour mes adjoints : Patrick Ollivier s’occupe des travaux avec le suivi des devis ainsi que la coordination et le choix des entreprises ; Jacques Lagnel, par sa formation, son doigté et sa persuasion, est chargé des approvisionnements et des achats ; Gilles Bourdeau dans sa spécialité, les assurances, la gestion et les contrats de location du château. Je supervise bien sûr tout et avec Patrick Ollivier nous assurons la gestion du personnel. De toute façon, je parage avec tout avec les conseillers, car il est essentiel de garder harmonie du conseil et de prendre le temps qu’il faut pour gérer les dossiers. J’ai pris ce poste de Maire, qui est le plus beau des mandats car j’aime être proche des gens pour leur bien être et leur bien vivre. Le premier souci du Maire et d’être à l’écoute de tous.

L’EdH : Avez-vous repris les présidences de l’électricité et l’eau ?

LDB : Etant déjà membres titulaires de ces syndicats du temps de M. Martel-Baussant, les conseils me les ont attribués, oui, j’ai ces responsabilités.

L’EdH : Après les événements communaux, vous reprenez un mandant écourté, quels sont vos projets ?

LDB : Je souhaite ne pas travailler à court terme, cependant je dois gérer l’imposé laissé par l’équipe précédente, je n’ai pas eu trop de temps pour prévoir à très long terme car il m’a fallu déjà 2 à 3 mois pour bien tout remettre dans le sens pour 1998. Des idées sont là, dictées par des opportunités que j’exposerai lors des vœux au château. En bref, nous cherchons à améliorer la voirie et l’embellissement d’Hautot-sur-Seine. Pour cela, il faut améliorer les ressources du château afin de compenser les charges d’entretien communales.

L’EdH : Où en est l’endettement d’Hautot-sur-Seine ?

LDB : Actuellement, il est faible, l’emprunt prévu de 250 000 F n’est pas encore contracté et ce n’est pas sûr que nous relancions un autre de 100 000 F environ. Nous ferons au minimum selon les urgences.

L’EdH : Qu’en est il des dossiers en suspens ?

LDB : Mon idée forte est que nous devons jouer la carte de l’intercommunalité. Abri-jeunes : Je ne suis pas partisan d’un achat d’abri tout fait, je souhaite que les jeunes s’y investissent. Terrain de sport : Je pars dans l’idée que les Hautotais pratiquent du sport sur les installations environnantes avec une subvention pour celles-ci comme nous le faisons actuellement. Entrées de la place ; (viennent d’être faites) Pour la nuit, nous allons prévoir une signalisation fluorescente des piquets, ainsi que des plantations côté route. Celles-ci, envisagées, seront effectuées après encore une petite modification. Ordures ménagères : Des décisions seront prises pour fin 1998, mais il faut prévoir que l’apport volontaire du tri sélectif nous éviterait d’augmenter trop cet impôt. Je souhaite trouver une solution avec les communes voisines sur ce sujet. Petit Lotissement.

L’EdH : Quelques maisons seraient souhaitables pour avoir de nouveaux enfants pour l’école !

LDB : Ce n’est pas envisagé, il n’y a d’ailleurs pas de terrain disponible et les anciennes études n’ont pas abouti. Ecole : Selon les références de la rentrée 1997, deux classes seraient envisagées en 1998. Actuellement il y a une maternelle, un cours préparatoire/cours élémentaire et un cours moyen. Je pencherai aussi sur l’intercommunalité et qu’une trilogie (enseignants, parents, commune) se mette en place. Sécurité du château : La mise en conformité de celui-ci sera faite vers mi mars et les locations reprendront après. Rue du Rouage : Selon le budget et les aides que nous pourront obtenir de l’Etat ou du département, nous apporterons une amélioration de l’évacuation des eaux pluviales. Dans le même sens et compte tenu du remplacement du câble aérien moyenne tension qui est au dessus du lotissement du Buisson et qui sera mis en câble souterrain en bordure des rues de l’Ancien Vignoble, du Moulin du Temple et du Rouage, nous profiterons des tranchées ouvertes pour enterrer les branchements électriques et de PTT et ensuite, bien sûr, ces routes pourront être revues. Eglise : Lors des journées de visite de celle-ci, on constate qu’il y a beaucoup à faire à l’intérieur. Il faudra s’y prendre longtemps d’avance mais année après année, les améliorations se feront. Cimetière près de l’église : Notre architecte M. François et l’entreprise Surget étudient diverses solutions pour le futur. Certains souhaits pourront être revus. Nous recherchons un assentiment général.

L’EdH : Nous vous remercions de votre disponibilité et de ce moment passé qui doit éclairer les hautotais sur le futur.

LDB : J’espère ne pas avoir été trop long et que ceci pourra intéresser mes concitoyens, je profite pour leur présenter mes vœux brièvement, ceux-ci auront lieu au château et je souhaite les voir nombreux.

Interview faite par Alain Langlois le samedi 20 décembre 1997.

Décès le 15 mars 1998 d’Yvon COSQUERIC, Conseiller municipal de 1959  à 1977.

Echos d’Hautot n°6 de mars 1999 : Un de nos « bigouden » est parti. Yvon avec sa faconde et son franc parler avait aussi œuvré au sein du Conseil municipal pour le bien d’Hautot. Trois mandats, soit 18 ans de service. Caractère de Breton, peu de paroles mais le mot juste, tu peux être fier, « le gamin » comme tu nous disais, a bien repris le flambeau au Conseil, il se chargera de nous rappeler de ne pas t’oublier. « Kenavo » te disent tes amis en t’assurant de leur profond respect.

Il repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Le Conseil Municipal du 1er avril 1998 vote la hausse de la taxe sur les propriétés bâties de 21,96% à 22,80 %, de la taxe d’habitation de 12,17% à 13,02% et de la taxe professionnelle de 10,94% à 11,97% ainsi que la baisse du non bâti de 65% à 60%. En juin 1998 la taxe professionnelle est ramenée de 11,97% à 11,82%.

Paris Normandie du 22 avril 1998 : Deux journées portes ouvertes pour promouvoir le château

« La commune n’encaisse pas de taxe professionnelle, et comme nous ne souhaitons pas augmenter les impôts, la location du château constitue la principale source de nos revenus. Nous avons donc tout intérêt à le faire connaitre. » Louis du Boullay le maire, affiche clairement l’objectif des deux journées portes ouvertes, organisées samedi et dimanche prochain au château : « L’équipement est utilisé par les familles qui s’y réunissent à l’occasion de mariages, de baptêmes ou de noces d’or. Nous souhaitons à l’avenir qu’il soit également loué par des entreprises pour des dîners d’affaires, ou l’organisation de séminaires et de congrès » ajoute l’élu. La commune s’est beaucoup investie dans la rénovation du château, qu’elle a racheté voilà quelques années. Récemment, il lui a fallu recourir à de nouvelles dépenses, puisque la commission départementale de sécurité et d’incendie lui a demandé de mettre aux normes actuelles de sécurité l’ensemble du château. « Nous n’avons pas tergiversé. Nous ne pouvions pas prendre le risque de continuer à fonctionner sans l’assentiment de la préfecture. Le château a été fermé trois mois, et nous avons effectué les travaux », note Louis du Boullay. Pour un montant avoisinant les 500 000 F, la réfection complète de l’électricité du sous-sol, et celle du rez-de-chaussée, ainsi que la rénovation de la signalisation de secours et de la détection incendie à tous les étages, ont été menées. La porte du premier étage trop étroite en cas de panique a été agrandie sur l’escalier principal. A l’ouest une fausse fenêtre a été percée. Elle donne accès à un escalier métallique extérieur en hélice : « Nous avons décidé d’entreprendre cette transformation sachant à quel point la location jumelée des deux salles, premier et rez-de-chaussée sont appréciées et profitables », précise le maire. Samedi et dimanche, le public recevra une plaquette explicative sur l’histoire et le fonctionnement du château : « D’ailleurs dès qu’une personne nous demande des informations, nous la lui envoyons automatiquement » précise le premier adjoint. Pour le maire, le château doit rester un lieu d’accueil. Pas question donc d’y transférer les services de la mairie : « Malgré sa petite taille, elle est un lieu d’échange d’informations. Et puis, la fréquentation de la cabine téléphonique nous a définitivement dissuadé de transférer la mairie au château », assure Louis du Boullay.

Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 donne un avis favorable à l’enquête d’utilité publique sur le classement du territoire de la commune situé au sud du CD51 et de la rue des Farceaux, jusqu’à la Seine. Le conseil de la DIREN (Direction Régionale de l'Environnement) décide ensuite de transmettre la proposition au Ministre pour acceptation.

Le Conseil Municipal du 24 juin 1998 vote l’adoption du projet de statut du SMEDAR (syndicat mixte d’élimination des déchets de l’agglomération rouennaise).

Le Conseil Municipal du 16 septembre 1998 adopte les statuts du SIAEPA (syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable et d’assainissement de la région de Sahurs regroupant Hautot-sur-Seine, Sahurs et Val-de-la-Haye), celui du 4 novembre 1998 adopte les statuts du SIER (syndicat intercommunal d’électrification rurale de la région de Sahurs regroupant Hautot-sur-Seine, La Bouille, Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville).

Photographie de l’intérieur de la serre du château du 30/09/1998

Lors du Conseil Municipal du 16 septembre 1998, il est décidé de démolir la serre en ruine du parc du château et d’aménager la petite écurie dont le grenier sera fermé en Abri jeunes.

Le Conseil Municipal du 16 septembre 1998 décide de titulariser Mr Joel Gilles en tant qu’agent d’entretien à temps complet à compter du 1er novembre 1998.

 

L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : le repas des cheveux d’argent

Dimanche 18 octobre 1998. Cette bonne coutume s’est perpétuée le 18 octobre 1998 dans la salle d’honneur de notre château communal. Le Centre Communal d’Action Sociale a accueilli ses convives, nos anciens et quatre membres du Conseil Municipal dont bien sûr, Maire et adjoints et leur famille. Cinq belles tables étaient dressées et un bon repas fût servi par le traiteur Malandain. L’ambiance fût chauffée par un petit groupe de 3 musiciens avec un accordéon et les chansons anciennes furent interprétées par les habitués. On eu droit également aux tours de magie d’un apprenti magicien Grégoire, un petit fils de M. le Maire.

 

Le Conseil Municipal du 23 décembre 1998 décide d’élections complémentaires pour quatre sièges, suite à la démission de Jacques Lagnel, deuxième adjoint, parti s’installer dans les Alpes et d’Hervé Couesnon pour raisons professionnelles.

 

L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : départ de Jacques LAGNEL 2ème adjoint

Depuis le temps qu’il en rêvait de sa montagne et de ses chalets (ce n’est pas le début d’une chanson), ça y est ! Il est parti y vivre laissant ses amis et son village d’adoption. Nous savons bien qu’il ne nous oublie pas ayant encore des proches près de nous et prenant des nouvelles de sa commune par téléphone. Depuis qu’il avait trouvé le petit village de Savoie où il voulait profiter de la nature, de son air pur et de sa convivialité, chaque jour qui passait le rapprochait de cette échéance et les circonstances de la vie lui ont fait passer le cap fin septembre, début octobre. Une dernière fête avec les amis et les proches de la vie communale à l’issue de laquelle lui fut remis une belle canne à pêche afin de profiter d’un de ses loisirs préférés. Connaissant notre « Brésilien » (son surnom, quand il jouait au football dans les clubs du coin) il va rebondir et parfaitement s’intégrer à cette nouvelle vie avec sa femme Claudine. Les deux fistons Arnaud et Thomas conserveront aussi des attaches familiales par ici.

Jacques Lagnel, vice-président des pêcheurs, a été élu en 2020, conseiller municipal de Ventenas-Cabardès.

 

Le Conseil Municipal du 23 décembre 1998 décide de la création d’une commission afin de réfléchir aux problèmes de sécurité liés à la circulation routière.

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