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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 05:03

J’ai fait connaissance avec Ida Beauvallet, comme beaucoup d’habitants venus d’horizons divers s’installer à Hautot-sur-Seine, comme vendeuse de calendriers au profit de l’Association des Aides à Domicile en Milieu Rural (A.D.M.R.) de la boucle de Sahurs. D’ailleurs, à l’occasion d’une de ses tournées avec Réjane Dupressoir, elle se blesse chez moi dans les escaliers extérieurs non éclairés l’hiver.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Sortie annuelle des Chênes de la Boucle du 22 novembre 2012

Etant secrétaire de l’association des usagers des bacs à partir de 2007, j’ai bénéficié de son soutien local pour une cause qui la touchait dès la création de l’association en 2003.

Infos d’Hautot n°6 de l’automne 2003 : cri de révolte d’une habitante d’Hautot-sur-Seine

Le 30 juin 2003 à 20 h 30, je suis allée à la réunion qui avait lieu à Sahurs, concernant les bacs de notre région. Hélas, je n’y ai retrouvé que peu de monde de notre village, ce qui est dommage. Il faut bouger ! Plus de bac et voilà la rive droite coupée de la rive gauche. Ne laissons par faire cette chose ! Pensez à nos travailleurs. Pour eux le bac est un raccourci important. Un autre point : le bac, pour notre région, est une curiosité. Pour nos petits-enfants, c’est aussi un plaisir quand ils nous disent « Chouette, on va prendre le bac ! » Quand je pense à ma jeunesse, où nous n’étions pas encore envahis par les voitures, il y avait les trois bacs et les quatre passages d’eau en barque, à Croisset, Hautot-sur-Seine, Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville. Nous passions à pied, à vélo et à mobylette. Il n’y avait pas d’horaire de passage. Nous agitions une simple cloche là où le passeur venait nous chercher. Ce que je raconte, je pense que les anciens se le rappellent. Nous ne pouvons pas revenir en arrière mais nous pouvons tous marcher la main dans la main pour conserver nos bacs dans notre région. Quand on voit tout ce que fait le Conseil Général comme dépenses ! Ida Beauvallet.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Réunion de sensibilisation des chênes de la boucle du 15 septembre 2011

Ida Beauvallet est présidente de l’association des Chênes de la Boucle de 1999 à 2014. Née en 1929, elle fait partie des anciens du village comme on peut le lire dans ses souvenirs d’enfance :

Infos d’Hautot n°3 de l’hiver 2001 2002 : histoire vécue

Je me présente : je suis une dame d’Hautot-sur-Seine. Je suis née à la maison familiale de Mont-Saint-Aignan qui est maintenant la clinique du Belvédère, il y a 72 ans. Je suis arrivée à Hautot-sur-Seine à l’âge de 10 jours, dans les bras de ma maman. Nous étions 6 enfants. Avec mes parents cela faisait 8 personnes. Nous étions en location dans une maison de deux pièces, cuisine et chambre.

Voilà comment j’ai vécu avec ma famille :

- Pour aller au W.C. : cela se trouvait au fond dans le jardin, dans une petite cabane en bois que Papa avait construit pour cet usage.

- Pour chauffer la maison : Nous utilisions une cuisinière à bois

- Pour notre toilette : Ca se passait dans la cuisine, sur la table, dans une cuvette. Maman faisait chauffer de l’eau dans une casserole. C’était l’eau du ciel que nous récoltions dans une citerne et que Mama, tirait avec un seau. Une fois par semaine, le samedi, nous prenions notre bain dans une chaudière qui se trouvait à l’extérieur et qui lui servait aussi à chauffer l’eau pour laver le linge.

- Pour nous éclairer : Nous n’avions pas d’électricité. La lumière nous était apportée par une lampe à pétrole accrochée au plafond.

- Pour dormir : La chambre comportait deux grands lits, un pour les parents et l’autre que nous partagions à quatre (deux filles à la tête et deux garçons au pied). Ma petite sœur dormait dans un lit-cage (maintenant on dit un lit pliant). Entre les lits nous avions tout juste la place pour passer.

A Hautot, l’école n’existait pas. Nous allions donc à l’école de Sahurs. Nous partions tous les matins vers sept heures et demi qu’il pleuve, qu’il vente où qu’il neige, à pied, car à l’époque il n’y avait pas de voitures. Nous étions obligés d’emmener notre repas de midi (la cantine n’existait pas). Maman nous faisait notre « gamelle ». Nous la transportions dans un panier que nous déposions le matin en passant chez les gens. Le midi, ils nous chauffaient notre « gamelle » et ils nous accueillaient chez eux, ce qui permettait d’être aussi au chaud pour manger. D’autres familles mangeaient à l’école. On chauffait une grande marmite d’eau sur le poêle de l’école et on plongeait les « gamelle » dedans. C’était le principe d’un grand bain-marie. Le soir nous revenions aussi de l’école à pied. Il est vrai que nous nous amusions bien et qu’il nous arrivait de faire des bêtises …

Voilà, très rapidement, les dix premières années de ma vie. J’espère que les jeunes du village vont lire cette petite histoire et qu’ils vont se rendre compte du changement de vie depuis soixante deux ans.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Photographies du Repas des Aînés du  24 octobre 2010

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Photographies du Repas des Aînés du 25 octobre 2011

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Intervention d’Ida Beauvallet lors du repas des Aînés du 20 octobre 2013

Partie en 2014 à Lyon auprès de sa famille, Ida Beauvallet nommée présidente d'honneur du club des Chênes de la boucle, est considérée comme la personne le mieux informée de ce qui se passe à Hautot-sur-Seine.

En 2018 je l’ai contacté pour qu’elle témoigne du bombardement du 27 août 1944 à Hautot-sur Seine qui coutât la vie à son père Albert Aubert.

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