Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 17:28

Gretna-Green est un village du Sud de l'Écosse, célèbre pour la possibilité qu'il offrait aux couples mineurs de s'y marier sans autorisation des parents. La réputation de Gretna-Green dans ce domaine a commencé le 25 mars 1754 lorsqu'est entrée en vigueur le Lord Hardwicke's Marriage Act, la loi sur le mariage que le Parlement venait de voter, aux termes de laquelle si l'un des futurs époux n'avait pas au minimum 21 ans, il ou elle devait alors obtenir le consentement de ses parents. Cette loi ne s'appliquait pas à l'Écosse, où il était possible de se marier dès 14 ans pour les garçons, dès 12 ans pour les filles, avec ou sans consentement des parents.

En 1879 parait la Géographie de la Seine-Inférieure des Abbés J. Bunel et A. Tougard. Ce premier ouvrage du genre a eu du succès et il est devenu l’ouvrage de référence sur l’histoire locale. Dans l’article consacré à Hautot-sur-Seine on découvre que le curé d’Hautot avait le droit de marier, sans le consentement des parents.

HAUTOT-SUR-SEINE - 194 hab., 234 ha, au pied des coteaux qui bornent les prairies de la Seine (rive droite), par 5-24 m. d’alt. - chemin 51 -  Poste PTT à Grand-Couronne (3 kil.) ; à 14 kil. de Rouen. Annexe de Sahurs - Station de bateaux de la Bouille.

L’église est sous le vocable de S. Antonin, martyr de la primitive Eglise (2 sept.), à Apamée en Syrie (plutôt Saint Antonin de Pamiers en Ariège martyrisé en 506). La nef est moderne, mais le chœur remonte au XVIe s. Fragment d‘un curieux vitrail du XIIIe siècle, croix de consécration et caveau funéraire de la famille de la Pierre. Pèlerinage au patron contre les maux de tête.

On a vue ailleurs (Arrt. de Neufchâtel), le singulier cérémonial qui accompagnait autrefois la célébration de la messe dans cette église et avant la Révolution, le curé d’Hautot et les chapelains de Mardote (Moulineaux) et de la chapelle du Bout-du-Vent (Heurteauville) avaient le droit de marier, sans le consentement des parents, ceux qui se présentaient devant eux.

On y cultive la vigne au Moyen-âge, aussi bien qu’à St-Pierre de Manneville. Vers la fin du XVIIIe s. , Mr Lecouteulx y entretenait un vignoble, à la façon des champenois, dans un champ appelé le CLOS DE LA VIGNE.

Hautot, peuplé de 200 hts environ (40 familles), au XIIIe s. , ne possédait plus, en 1458, que 23 personnes payant fouage, plus un sergent, un autre exempt et 4 pauvres. En 1471, la population montait à peu près à 60 personnes (12 feux).

Les vieillards du village racontaient naguère qu’un des derniers seigneurs du lieu s’étant avisé, pour essuyer un fusil neuf, de tuer un couvreur qui travaillait sur sa ferme, fut condamné à mort. Importuné par les prières de la famille, Louis XVI le fit venir et lui dit : « Je te donne ta grâce ; mais celui qui te tuera aura la sienne. » (On trouve dans les registres le 19/11/1767, l’inhumation de Jean Coueffin tombé du haut du bâtiment de monsieur Le Couteulx)

Un cultivateur était obligé, entre autres devoirs, d’aller 4 fois l’an saluer son seigneur. « J’aurais voulu y aller tous les jours, ajoutait le brave homme, car Monsieur me disait «  c’est bien ! tu vas dîner avec moi. »

Le château moderne entouré d’un beau parc fut habité par E. Bataille, conseiller d’Etat, qui partagea au château de Ham, la captivité du prince Louis-Napoléon. 

Hameaux : Le Marais, 6 habitants - Mont-Myré, 49 - Le Moulin, 6 - Le Rouage, 71.

Dans « les Environs de Rouen » édité par E. Auge, on trouver cet article d’Henri Allais de janvier 1889 qui reprend dans un style bien particulier les anecdotes de 1879 concernant Hautot :

Pas davantage ne reviendra le temps quasi biblique où Hautot était pour les amants une succursale de Gretna-Green. On s’y mariait, non sur l’enclume, mais avec le ministère de M. le curé, lequel jouissait du privilège de se passer du consentement paternel. Puis la Révolution arriva qui fit table rase de cette singulière coutume, et des esprits chagrins vous diront, au nom de la statistique indiscrète, que si les parents ne sont guère plus consultés que jadis et si monsieur le curé est moins souvent dérangé qu’autrefois, le Monde n’en est pas pour cela sur le point de périr.

Etait-ce cette particularité réjouissante, était-ce la vigne en sa fleur, était-ce l’amour de la belle nature qui attirait à Hautot, à Soquence, à Sahurs, les Rouennais, il y a deux cent ans ? Le certain, c’est qu’ils y venaient, qu’ils y possédaient nombre de maisons de plaisance et des vignobles. L’endroit était fort bien choisi. Pour les gens posés et asthmatiques, c’était au fond d’un amphithéâtre de grands bois et de falaises, la promenade en terrain plat, sous les peupliers frissonnants ; pour la jeunesse, c’était les près à la Deshoulières (femmes de lettre), les brassées de fleurs des champs, et la gaieté des vendanges à l’arrière saison ; pour les gourmets c’était le poisson de Seine passant tout frétillant du filet dans la casserole ; pour les pédants c’était, sur la côte en face, le château de Robert le Diable et des dissertations historiques sans fin. Nos Rouennais débarquaient du fameux coche d’eau de la Bouille, et le vin – façon Champagne – qu’on récoltait alors en quantité, les mariages d’Opéra-Comique du curé d’Hautot, la forêt toute proche, propice aux rendez-vous, leur devaient suggérer des idées gaillardes.

Plus intéressant, en 1890, dans « Autour de Rouen », Louis Müller relate sa traversée d’Hautot-sur-Seine :

Un jour on m'a posé cette question :

-  Si vous vouliez montrer à un étranger ne disposant que de quelques heures ce qu'est la Normandie, où le conduiriez-vous ? Je n'ai pas hésité.

-  Nous prendrions le bateau jusqu'au Val-de-la-Haye, descendrions à la station de Grand-Couronne, gravirions la côte par le chemin de la Commanderie et, traversant Hautot et Sahurs, passerions la Seine à la Bouille et reviendrions par la Maison-Brûlée, Moulineaux et la ligne d'Orléans. Tout cela peut aisément se faire dans une matinée, et à cause de la rapidité même du trajet, il est impossible que l'on n'en garde pas comme le souvenir d'une éblouissante vision. Au chapitre précédent, j'ai dit qu'après la ferme de Sainte-Vaubourg on trouvait, à droite et à gauche, une route ombragée de grands arbres, en manière d'avenue. En la suivant à droite, on passe devant la petite église (l’ancienne église du Val de la Haye), pittoresquement plantée au sommet du coteau, sur la lisière du bois, et on arrive à un raidillon qui descend à l'extrémité amont du Val-de-la-Haye. Ce chemin est fort joli, mais ce n'est pas celui-là que nous allons prendre. A la ferme, nous tournerons à gauche et gagnerons lentement Hautot (le long du bois de la commanderie).

- Pourquoi lentement ?

- Ma foi, allez-y, et si vous vous sentez capable de mettre moins d'une demi-heure pour franchir le kilomètre qui vous sépare du coude de la route, c'est que vous serez incurablement réfractaire aux impressions qui ravissent d'allégresse l'âme des vrais amants de la nature. A chaque pas, un regard en arrière sur l'avenue qui se creuse et se relève, un coup d'œil à gauche sur le magnifique parc qui borde la route, un autre sur le bois plein de fleurs, de bouleaux argentés, de mésanges, de pinsons et de fauvettes, et voilà autant d'invincibles solliciteurs qui vous happent au passage et que vous ne quittez qu'avec un soupir de regret.

La route, à mille mètres de là décrit une courbe au sommet de laquelle un chêne de 3 mètres de circonférence étale une immense ramure. Encore une invite à la palette ! Le chêne est à l'entrée d'un taillis précédant la forêt, sillonné de sentiers qui montent et où de nombreux bouleaux profilent élégamment sur le ciel leur tête arrondie et leur feuillage léger.

En suivant la courbe, on atteint les premières maisons d'Hautot. Si, pour opter entre les divers chemins qui se dirigent vers Sahurs, vous recourez à l'avis de quelqu'un de l'endroit, il vous répondra avec obligeance et textuellement ceci :

- Prenez la sente qu'est su' l'derrière de l'épiciai (épicerie située rue du Rouage ou au Mont-Miré), et pis, à draite, vos voirez un tourniquai qui vos conduira dret au cémitière. C'est l'pus court. »

C'est, le plus court, en effet. Après avoir franchi deux tourniquets et passé devant le cimetière, on gagne la route de Sahurs où débouche, sur un rond-point, le parc du magnifique château de Soquence. Du rond-point part une vaste avenue de plus d'un kilomètre et demi de longueur, plantée à droite et à gauche d'une triple rangée d'arbres et aboutissant à la forêt de Roumare.

Par soi-même, Hautot. en dehors de sa situation, la Seine à gauche, la pleine campagne et la forêt à droite, n'offre rien de bien intéressant (il n’a pas vu la chapelle, la mairie, le château et a ignoré le moulin). Il convient cependant de rappeler le bizarre privilège dont, avant la Révolution, jouissait le curé de l'endroit. Il pouvait marier, sans le consentement de leurs familles, les jeunes gens qui venaient lui demander de les unir. On disait « aller à Hautot » comme on dit aujourd'hui « faire le voyage de Gretna-Green. » Ce n'était pas, d'ailleurs, le seul privilège étrange de la cure royale d'Hautot. Le desservant y célébrait la messe en costume de cavalier, bottes à éperons, et, à l'élévation, tirait en l'air un coup de pistolet. C'était, on en conviendra, un encens d'un parfum un peu bien belliqueux (l’auteur en rajoute, car c’est tout à fait invraisemblable, mais ce récit a été souvent repris).

Soquence est sur le territoire de Sahurs. A trois cents mètres du château, le chemin passe sous une nouvelle avenue, mais avant de la suivre, faisons à gauche en crochet jusqu'à l'église, qui ne manque pas d'intérêt. La façade et les bas-côtés sont du pur roman du XIe siècle; le XVIe a remanié les fenêtres de la façade et le portail.

Revenant sur ses pas, on entre, à gauche, dans une majestueuse avenue où, bientôt, on s'arrête, fixé sur place par un « coin » bien imprévu. A droite, sous la futaie, une maisonnette semble avoir poussé au milieu des buissons d'épines et des hautes herbes constellées de fleurs ; une ligne d'iris d'Allemagne ourle la crête du chaume, et, tout autour, la végétation des forêts croit avec une surprenante intensité. Involontairement, on regarde si de la porte ne va pas surgir Robinson avec son bonnet pointu, son parasol et son perroquet sur l'épaule. A l'issue de l'avenue, on est dans Sahurs. Le chemin à gauche, puis la route à droite traversent le pays.

Comme l’écrit le Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure paru en 1931, le curé d'Hautot-sur-Seine pouvait célébrer la messe botté et muni d'éperons, et, de plus, à l'élévation, on tirait un coup de pistolet dans l'église. Les curés de Vatierville et d'Hautot-sur-Seine avaient ils le droit de chasser, nous ne saurions le dire ; en tout cas, nous n'avons trouvé aucune pièce d'archives venant à l'appui de la tradition.

Il s’agit probablement en 1879 de la part des abbés J. Bunel et A. Tougard, d’une construction intellectuelle appliquée aux chapelles ayant un statut particulier comme à Heurteauville. Dans les registres de la paroisse qui vont de 1680 à 1792, on ne trouve aucune trace écrite d’acte de mariage avec une quelconque particularité, le curé mariant les filles du pays et parfois un ami du sieur de Soquence. L’église paroissiale d’Hautot, était une chapelle royale et le Roi, patron de la paroisse, nommait le curé. Pour Hautot le patron était le plus important propriétaire terrain de la paroisse à la fin du XVIIème siècle qui était chargé de financer l’entretien de l’église.

La principale source d’information des abbés J. Bunel et A. Tougard était probablement le jeune curé de Sahurs et de Hautot, Anatole Mathias Latelais. Celui-ci était en conflit avec la municipalité d’Hautot-sur-Seine, propriétaire de la chapelle depuis 1862, qui l’obligeait à dire la messe à Hautot, alors que pour lui, l’église Saint-Sauveur de Sahurs était la seule véritable église de la paroisse de Sahurs et Hautot. Y a-t-il eu malice de la part du curé dans les anecdotes relatives à Hautot-sur-Seine ?

Partager cet article
Repost0
26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 18:47

Suite aux intempéries entre le 10 et 13 mars 2020, plusieurs communes de la Seine-Maritime ont été classées en état de catastrophe naturelle pour des inondations et coulées de boue par arrêté du 28 avril 2020 au Journal Officiel paru le 12 juin 2020, dont Hautot-sur-Seine.

Photographie de JB Darasco

Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine

Photographies de Jean-Bernard Seille et de Guillaume Lapointe

Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot-sur-Seine

Photographies de Christophe Gougeon

Partager cet article
Repost0
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:07

Ce samedi 13 juin 2020, j’assiste à la cérémonie religieuse en l’église Saint-Antonin de Hautot-sur-Seine et à la cérémonie de dépôt des cendres des époux Dupressoir Lucien et Réjane au cimetière-columbarium de Hautot-sur-Seine. Je me souviens de nos discussions sur l’actualité politique chez elle où dans la voiture. Son opinion était fiable et ses analyses bien utiles pour pronostiquer les résultats des échéances électorales. Je bénéficiais également d’anecdotes sur les personnalités locales, informations orales que l’on ne peut pas écrire.

Photographie prise lors des vœux de 2006

Photographie prise lors du repas des anciens de 2010

Photographie prise lors du repas des anciens de 2012

Photographie prise à Sahurs lors du téléthon de 2012

Photographie prise lors du repas des anciens de 2015

Elle était particulièrement impliquée dans les manifestations du comité des fêtes de Hautot-sur Seine et dans le téléthon.

Mes souvenirs de Réjane (LESAGE) DUPRESSOIR  (1935-2020)
Partager cet article
Repost0
3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 17:39

Jean-Claude Sigwalt est né le 23 mars 1938 à Cherchell en Algérie. Il habitait Hussein Dey, quartier trottier, il était le frère de Berthe Sigwalt épouse Maurel. Il était marié avec Paola Micaelli, dont l’oncle était Coco Vincenti qui avait participé à la création du football club d’Hussein Dey, l’OHD.

Il avait été élève au lycée Bugeaut, puis à l’école normale de Bouzzarea (23).

J’ai fait la connaissance de Jean-Claude Sigwalt lors de la cérémonie des vœux de 1997 au château d Hautot :

 

Paris Normandie du 15 janvier 1997 : Jean-Caude Sigwalt à l’honneur

Jean-Claude Martel-Baussant, Maire, a convié au château la population pour la cérémonie des vœux, au cours de laquelle Jean-Claude Sigwalt a reçu de Pierre Pasquis, professeur au C.H.U., la médaille d’officier des palmes académiques. Jean-Marie Legras, premier adjoint, a salué le maire qui se remet d’une longue maladie et a tracé ensuite le parcours de Jean-Claude Sigwalt, principal du collège Jean Lecanuet, à Rouen, habitant de la commune depuis vingt-cinq ans : instituteur à Sotteville, professeur à Bolbec, Saint-Romain-de-Colbosc, à Elbeuf, à Saint-Saëns et à Neufchâtel-en-Bray, ensuite principal de collège à Goderville, Canteleu et Rouen. Des études couronnées par de nombreux diplômes : licence histoire géographie, maîtrise de géographie, réussite au concours d’inspecteur départemental de l’éducation nationale, diplômé de psychologie des peuples africains et malgaches, diplômé du C.H.E.A.M. (Centre Hautes Etudes Asiatiques et Africaines Modernes) et puis des stages sur les malentendants, sur le patrimoine et institut du monde méditerranéen. Jean-Claude Sigwalt a adressé un message aux jeunes : «Ne perdez pas espoir. Accrochez vous aux études, même si vus avez des difficultés.

 

J’ai retenu de l’intervention de Jean-Claude Sigwalt un passage sur Albert Camus, dès plus singulier, qui cachait visiblement un message sur sa blessure intime, résultant de l’exil forcé de sa terre natale. A chaque fois que je croisais Jean-Claude Sigwalt, je repensais à cette intervention.

Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)

 

Jean-Claude Sigwalt est à l’origine de projets d’aménagements sur ces terrains qui de 1991 à 2009 seront évoqués en Conseil Municipal.

Conseil Municipal du 13 décembre 1991 : construction Sigwalt, le Conseil Municipal décide de ne pas autoriser l’intéressé à construire hors et en contrebas de la délimitation de la zone d’agglomération en raison des difficultés d’acheminement du VRD (voirie, réseaux, distributions) imputable à la collectivité.

Conseil Municipal du 7 juin 1996 : Mr Sigwalt est autorisé à créer une mare de 2400 m² sur sa propriété en bordure de forêt.

 

 

Pendant mes fonctions de maire, il m’a apporté de vive voix plusieurs fois son soutien. Cela m’allait chaud au cœur, ayant à traiter des dossiers complexes, sources d’opposition.

En Janvier 2011, il crée l’association Village Ville Vie (A.V.V.V.) qui a pour objet d’être une force de réflexion, de propositions et parfois de réalisations sur la protection de l’environnement, la conservation de sites du patrimoine individuel ou commun, le développement d’une écologie raisonnable et cohérente tant dans nos villages que dans nos villes sans en oublier aussi les aspects cordiaux, culturels et festifs.

Photographie prise lors du repas des anciens de 2013

Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)
Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)

Vœux envoyés à la municipalité par l’association Village Ville Vie (A.V.V.V.) pour l’année 2014

En 2014 lors des élections municipales, il s’est proposé d’être sur ma liste.

Jean-Claude Sigwalt est décédé le 5 octobre 2015 à Rouen.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 04:52

« Le plus brillant d’entre nous », tel était qualifié Guillaume Bachelay, à l’approche des législatives de 2012. Choisi comme suppléant de Laurent Fabius, il était l’auteur en 2010 d’un livre avec Nicolas Mayer-Rossignol « La gauche après la crise ». Dans les réunions des sympathisants, à l’approche des élections présidentielles et législatives, il impressionnait par son aisance, et plus particulièrement sa thématique de politique industrielle.

Photographie fermeture de la raffinerie Pétroplus novembre 2012

François Hollande est élu, dans la foulée Laurent Fabius est réélu député. Il entre au gouvernement et son suppléant Guillaume Bachelay devient député. Ce ne sera ensuite pour moi qu’une série de contacts décevants.

Photographie du repas des ainés 2012

Photographie des vœux de 2013

Le député entre dans les manœuvres de l’académie pour fermer l’école d’Hautot sur Seine. J’ai droit le 4 mars 2013 à  une réunion à la Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale de Seine Maritime, au 5 Place des Faïenciers, avec les autres maires de la boucle, pour accompagner la fermeture de l’école de Hautot-sur-Seine. Le député avait préparé la réunion avec les autres maires sans me consulter, la rancœur allait être tenace.

Photographie des vœux de 2014

Ensuite, il appuie la réforme des rythmes scolaires qui est une aberration pour les petites communes. Elle est difficile à organiser et à financer. Après les municipales de 2014, il appuie la baisse des dotations qui ruinent les petites communes et ensuite la logique des fusions de commune qui s’en suit.

Photographie du repas des ainés 2014

Le 1er janvier 2015, la Métropole est en place, et la gouvernance évolue. Suite à l’élargissement des compétences à la voirie et à l’urbanisme, les arbitrages sur les travaux de voirie se font « au plus fort la pouque ». Chaque maire s’est engagé en 2014 sur un programme, et doit manœuvrer avec les fonctionnaires et la présidence, pour le mettre en œuvre.

Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)

Photographies des vœux 2015

A la fête de la rose de 2015 à Petit-Couronne, il y a quasiment plus que des élus dans la salle, adhérents et sympathisants désertent.

C’est la désillusion et le début de la fin. Paris-Match publie une curieuse interview du député agrémenté d’une belle photographie.

Après novembre 2015, définitivement écœuré, je me désolidarise complètement des élus socialistes.

L’arrêté de subvention de la rénovation de l’école Maurice Genevoix par la réserve parlementaire promise par le cabinet de Laurent Fabius en 2014 et 2015 tarde.

Photographie des vœux 2016

Je suis obligé d’attendre jusqu’à une semaine du démarrage du chantier en juillet 2016, une subvention qui ne représente que 3% du projet, mais qui m’oblige à ménager le député. Autre objet de rancœur, le Député n’est jamais venu me voir en Mairie pour faire un point sur les dossiers communaux. Lors de ses interventions lors des cérémonies successives des vœux, à la fin de la Présidence Hollande, on l’écoute poliment, mais il y a un tel décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait.

En décembre 2016, je rejoins « En Marche ». Au Parti socialiste, la logique d’appareil prédomine dans le choix de la suppléante, pour moi le sort du député est scellé. Lors de la cérémonie des vœux de janvier 2017, je lui adresse à son attention  cette citation : ON NE PEUT VAINCRE SA DESTINEE (Phèdre de Racine, Acte IV scène 6).

Photographies des vœux 2017

J’ai fait campagne contre lui et il a été éliminé dès le premier tour du 11 juin 2017, en troisième position derrière le candidat du Front National. On l’a vu passer au bureau de vote le jour des élections, une Hautotaise m’a demandé : « C’est qui ? ». En dehors de la sphère politique, le manque de notoriété était patent.

Le Canard Enchaîné donne une autre version de l’histoire.

Partager cet article
Repost0
3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 07:25

Croisez une centenaire, c’est comme revoir ses grands-parents, des dizaines d’années après leur disparition. Les photographies datent du 26 juin 2005, à l’occasion de l’entrecôte organisée par le comité des fêtes.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : Interview de la doyenne de notre village

L’Echo d’Hautot a voulu vous présenter la doyenne du village Madame Joséphine Lhomme qui vient de fêter  ses 96 ans. Nous la remercions de nous avoir accueilli et d’avoir répondu à nos questions.

L’Echo d’Hautot : Madame Lhomme, pouvez vous vous présenter ?

Madame Lhomme : Je suis née le 31 janvier 1903 à Criquebeuf la Campagne dans l’Eure. J’ai commencé à travailler  à l’âge de 11 ans dans une ferme. Je me suis mariée le 24 octobre 1922 à Criquebeuf avec Gaston Lhomme avec lequel j’ai eu 4 enfants (une fille, l’aînée née en 1923 et 3 garçons dont le dernier est né en 1939). Je suis arrivée à Hautot en 1932 et j’habite actuellement dans une maison située auprès de celle de mon fils Jean-Claude. Je vis toute seule (mon mari est décédé en 1989 à l’âge de 86 ans) et je fais même seule mon ménage. J’ai conduit jusqu’en 1995 (soit jusqu’à l’âge de 93 ans) et j’ai décidé d’arrêter lorsque mon fils a pris sa retraite. J’ai bêché et entretenu mon jardin jusqu’à 93 ans. Je suis en excellente santé et ne vois le médecin (un acupuncteur) que tous les deux mois. Je souffre de douleurs (de l’arthrose), mais je ne me plains pas compte tenu de mon âge. Je suis très heureuse et bien entourée de ma famille.

L’Echo : depuis quand habitez-vous Hautot et parler nous de votre expérience professionnelle. Les anciens s’en souviendront, vous étiez « charcutier ambulant » ?

Madame Lhomme : Après l’activité salariée de mon mari exercée à Elbeuf dans une charcuterie, nous avons décidé de nous mettre à notre compte en achetant un fonds de commerce. Ce qui fut fait à Elbeuf, puis Perriers sur Andelle et enfin Hautot où nous sommes arrivés en 1932. En effet, Monsieur Delapille vendait son fonds de commerce de charcuterie ambulante. Nous avons pris possession de la maison où réside actuellement Madame Languet, mère, rue du Rouage (*). Dans les bâtiments qui se trouvent derrière la maison, nous tuions et préparions le cochon. Nous avions une camionnette qui faisait les tournées sur Hautot, Val de la Haye et Dieppedalle Croisset. Plus tard, un deuxième camion que je conduisais moi-même fut acheté. Nous avions une bonne clientèle, il n’y avais pas comme aujourd’hui toutes ces grandes surfaces… Puis en 1950, nous nous sommes installés dans la maison où je me trouve actuellement et nous avons construit le laboratoire où était préparée la charcuterie.

Jusqu’en 1956 environ, le cochon était tué sur place puis nous avons dû passer par l’abattoir, où nous achetions le cochon mort mais non débité. Nous avons pris notre retraite en 1966 et notre fils Jean Claude a pris notre succession jusqu’en 1995 date à laquelle il a, à son tour, pris sa retraite. Personne n’a repris l’affaire.

L’Echo : Avez-vous une anecdote à nous raconter pour cette activité ?

Madame Lhomme : Eh, oui ! J’allais une fois par semaine, à Moulineaux, de l’autre côté de l’eau chercher des porcs chez un éleveur, à l’endroit où se trouve actuellement l’usine Renault. Je ramenais dans ma camionnette, une Peugeot 201, trois cochons qui faisaient beaucoup de bruit. Ceux-ci étaient tués et préparés à Hautot. Je prenais le bac de la Bouille pour les ramener 

L’Echo : Avez-vous des « hobbies » ?

Madame Lhomme : J’aime beaucoup les livres religieux. D’ailleurs tous les soirs, je prie pendant une bonne demi-heure avant de m’endormir. Je lis quotidiennement le journal. J’aime regarder la télévision, surtout les actualités régionales et l’émission « Question pour un champion » que je ne rate jamais. Enfin, le jardin et la vie en plein air me plaisent beaucoup. Les journées sont très occupées avec ma chienne qui est âgée de 16 ans.

L’Echo : Quels sont les secrets de votre longévité et de votre santé ?

Madame Lhomme : Je n’ai pas de secret particulier à vous confier. Simplement, j’ai une vie bine réglée. En effet, je me lève tous les jours à 6 H 30 et me couche vers 21 H. Je déjeune tous les matins à 6 H 45 et ensuite je fais mon ménage et soigne ma chienne. Je mange de tout (pas de régime particulier), je dors très bien. J’ai la chance d’avoir une très bonne santé qui me permet de me débrouiller seule. Je ne suis jamais malade, même pas la grippe ! Enfin, avoir le moral surmonte toutes les petites douleurs.

L’Echo : Nous espérons que nous pourrons fêter vos 100 ans ?

Madame Lhomme : J’y compte bien ! Mais toujours avec la même santé sans être dépendante. Je vous donne rendez vous dans quatre ans.

L’Echo : Nous vous remercions de votre disponibilité et de ce moment passé ensemble.

Madame Lhomme : Je vous remercie d’avoir pensé à moi pour ce reportage et j’espère vous avoir fait partager un bon moment avec les différentes anecdotes de ma vie que je vous ai racontées.

(*) En 1944 la cave de cette maison servait de refuge pour une cinquantaine de personne pendant les bombardements.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

Acte de naissance de Joséphine Léontine LAMBOY à Criquebeuf la Campagne le 31/01/1903 :

Du trente unième jour du mois de janvier, l’an mil neuf cent trois à sept heures du soir, Acte de Naissance d’un enfant qui nous a été présenté et a été reconnu être de sexe féminin, né ce même jour à six heures du soir au domicile de Madame veuve BOUAFFRE Pascalie, à Criquebeuf la Campagne, fille posthue de LAMBOY Joseph Auguste, décédé le vingt un octobre mil neuf cent deux, et de LOISEL Juliette Gabrielle, âgée de vingt deux ans, sans profession, mariés à Criquebeuf la Campagne, le quatre juin mil neuf cent un. Lequel a reçu les prénoms de Joséphine Léontine sur a réquisition et présentation à nous faites par Madame veuve LOISEL Julia Aimée âge de soixante quatre ans, sans profession, domiciliée à Criquebeuf la Campagne, grand-mère de l’enfant. En présence de GIGUERRE Edouard instituteur, âgé de trente sept ans et de LOISEL Arthur, mécanicien, âgé de vingt six ans tous deux domiciliés à Criquebeuf la Campagne. Les témoins ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi par nous Maire de la commune susdite, remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil. La déclarante a dit ne savoir signer.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

Infos d’Hautot n°5 de l’hiver 2003 : Hautot-sur-Seine honore sa centenaire

Un évènement s’est déroulé dans notre commune le 1er février 2003. Madame Joséphine LHOMME est centenaire depuis le 31 janvier 2003. La commune a réuni tous les Hautotais (es) pour honore notre doyenne. Nous somme tous ravis, beaucoup d’entre nous avaient répondu présent à cette invitation. Vint le temps des discours retraçant la vie de Madame Joséphine LHOMME : tout d’abord, sa petite fille Florence, adjointe au Maire de la commune, ensuite Bruno Arriaga Mare de notre commune et enfin Dominique Randon, Conseiller Général. Bien évidemment, cette réunion ne peut s’achever sans le verre de l’amitié, tous les invités portent un toast à notre doyenne qui reçoit un magnifique bouquet de 100 roses offert par la Commune et le Club des Chênes de la Boucle ainsi qu’un jogging et un chemisier du Comité des Fêtes d’Hautot-sur-Seine. Notre Joséphine fut enchantée de cette journée. (A quand la prochaine centenaire ?) . La présidente du Club des Chênes. Ida Beauvallet ?

Photographie prise lors du repas du Buisson du 18 juin 2006 :

Joséphine Lamboy est décédée le 9 janvier 2007 à l’approche de ses 104 ans.

Partager cet article
Repost0
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 15:39

Nous vicaire-général au spirituel et au temporel de notre père en Christ, monseigneur Guillaume, par la miséricorde divine, évêque d’Ostie de l’Eglise Romaine, d’Estouville et archevêque de Rouen, à présent absent (1), à notre aimé doyen rural de Saint Georges ou à son remplaçant, salut en Dieu.

L’église paroissiale d’Hautot, de votre doyenné, est à présent vacante, par la résignation ou démission de messire Nicolas HAUNSTON, prêtre, dernier recteur et possesseur de cette église, et aussi par la permutation qui est à faire avec messire Simon LANGLOIS, prêtre et chapelain de la chapelle, faite et admise par votre autorité en faveur de votre chapelle et non autrement. Le sérénissime Roi très chrétien, notre seigneur par la grâce de Dieu Louis Roi de France, affirmant que le droit seigneurial et celui de présentation à cette chapelle lui appartenait et compétait, nous présenta par ses lettres patentes notre messire Simon LANGLOIS, comme suffisant et convenable, c’est à vous de compléter cette action par l’autorité de notre révérendissime père. Nous vous mandons donc qu’après avoir appelé et adjoint les recteurs voisins de ladite paroisse d’Hautot, leurs chapelains et autres gens sages et discrètes, et après avoir publié trois bans pendant trois jours consécutifs, suivant l’usage et coutume de votre doyenné, vous fassiez par des témoins probes et dignes de foi enquérir de ceux qui peuvent avoir connaissance de ce qui suit, afin de vous informer en notre place.

D’abord, qui est le vrai patron de cette église paroissiale, qui avait coutume de présenter et qui présenta votre curé, et en vertu de quel droit et titre ? Aussi, si au sujet de ce droit seigneurial il y avait eu quelque procès, controverse ou matière d’enquête. Et si le procès était terminé, par quel droit, entre quelles parties et par quel jugement ?

Ensuite de la vie, mœurs, naissance et comportement de ce présenté ? S’il est lié ou empêché par une sentence quelconque d’interdit, de suspension ou d’excommunication, et s’il peut obtenir cette suivant le droit canonique. Depuis quand cette église est vacante, de son revenu annuel et du nombre de paroissiens et d’autres choses nécessaires à l’enquête ? Ensemble en nous donnant aussi les noms de ceux qui témoignèrent, en faisant apposer votre sceau en signe de la fidélité de cet instrument.

Donné à Rouen sous le sceau de la Grande Cour de Rouen avec notre signet. L’an de grâce 1471, 9ème jour du mois d’août.

(1) Il participe au conclave de 1471 qui élit Sixte IV et consacre le nouveau pape le 25 août 1471.

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

Sache Votre Excellence vénérable, que je fis publier dans l’église d’Hautot, de mon doyenné, trois bans durant trois jours divers et consécutifs, suivant l’usage au sujet du droit seigneurial de cette église, à l’instance du sage homme Simon LANGLOIS, prêtre présenté à cette église par vos lettres auxquelles est attachée la présente relation. Ayant fait adjoindre messire Guillaume de VILLEHAYE et Pierre PICART hommes discrets, prêtres de l’église de Sahurs, je fis mon information diligente sur le droit seigneurial, et autres choses contenues dans votre mandement par témoins probes et dignes de foi dont les noms et surnoms s’ensuivent ; personne ne s’est opposé à ces bans publiés au sujet du droit seigneurial etc. ce que je certifie par l’opposition de mon sceau. Donné l’an de grâce 1471, 18 octobre. (Sceau de Guillaume HAUTEY)

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

A mon seigneur homme prudent et vénérable d’une science éminente, vicaire général de monseigneur Guillaume d’ESTOUVILLE notre père en Christ, cardinal d’ESTOUVILLE et archevêque de Rouen, votre humble sujet et chapelain Guillaume HAUTEY prêtre doyen de Saint Georges, diocèse de Rouen, avec toute sa révérence et l’honneur que je lui dois.

A la question posée si à l’occasion de cette présentation, il y eut une quelconque simonie, fraude ou tromperie ou un autre pacte illicite au profit d’une irrégularité simoniaque, il répondit qu’il ne connaissait ni avait entendu parler d’aucune simonie, fraude, tromperie, etc. Il affirma que cette paroisse contenait douze paroissiens ou environ ; il dit aussi que le fruit et le revenu de l’église paroissiale d’Hautot pouvait valoir 20 livres t. ou environ pour les années normales etc.

Il ne saurait déposer rien d’autre sur le contenue de ce mandement.

Bertrand FAROUILLOT, âgé de 40 ans ou environ.

Laurent GUIBEL, âgé de 35 ans ou environ.

Jean CHOUGET, âgé de 36 ans ou environ.

Jean PILL, âgé de 40 ans ou environ.

Cardin DURANT, âgé de 37 ans ou environ.

Jean ROUETE, âgé de 47 ans ou environ.

Jean CLERENBAULT, âgé de 35 ans ou environ.

Michael PARQUET, âgé de 34 ans ou environ.

Gautier BERNEVAL, âgé de 45 ans ou environ.

Pierre CHOUART, âgé de 35 ans ou environ.

Robert CHOUGUET, âgé de 35 ans ou environ.

Pierre GUILLOT, âgé de 34 ans ou environ.

Tous les témoins disent et ont dit la même chose que le premier témoin sans addition ni omission. HAUTEY

Partager cet article
Repost0
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:18

Maire de Sahurs de mars 2001 à mars 2014, Guy DA LAGE (04/08/1936 - 16/05/2014) a été pour moi un modèle de modération et un soutient par ses conseils et  dépannages. J’ai vite compris avec lui l’utilité d’un carnet de contact pour les urgences. Il nous donnait quelques astuces pour ne pas passer trop de temps dans les réunions protocolaires. J’aimai aussi sa façon de discourir avec un minimum de note et de l’improvisation. Je m’en suis inspiré afin d’être le moins ennuyeux possible dans mes interventions.

Photographie prise le 5 janvier 2008 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographies prises le 13 novembre 2008 lors de mise en route de la nouvelle poste de Sahurs. Guy Da Lage avec son premier adjoint Pierre PASQUIS (04/02/1936 - 20/11/2014).

Photographie prise le 5 septembre 2009 lors de l’inauguration du chemin piétonnier sécurisé de l’école.

Photographie prise le 8 janvier 2011 par Didier Legrand sur le bac de la Bouille, en revenant de la cérémonie des vœux en compagnie d’Etienne Hébert Maire du Val de la Haye.

Photographie prise le 5 décembre 2011 à Sahurs après la cérémonie aux monuments aux morts, Guy était le président de l’association des anciens combattants, ancien officier de réserve, il savait encore commander aux anciens pour une cérémonie impeccable.

Photographie prise le 12 janvier 2013 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographie prise le 14 mai 2013 lors de la visite de Frédéric Sanchez, Président de la CREA, à Sahurs.

Paris Normandie du 22 mai 2014 : Au service de ses concitoyens

Originaire du nord de la France, Guy Da Lage était le dernier d’une famille de huit enfants. Il a suivi ses études à Aurillac à l’institut national de l’industrie. Après avoir servi en Algérie, il a rencontré Mimi, sa future épouse, avec laquelle ils fonderont une famille de cinq enfants. Il a commencé sa carrière professionnelle comme dirigeant. Après une vingtaine d’années dans la Manche, à Saint-Lô, il a été muté chez Mamie Nova, en Seine-Maritime. C’est à cette période qu’il décide de s’installer à Sahurs. Sportif, pratiquant dans sa jeunesse athlétisme et football à haut niveau, il était également musicien et jouait de la clarinette. Il était aussi passionné par l’armée : il a obtenu le grade de colonel de réserve et été décoré de l’ordre national du mérite, à titre militaire. Il a eu une vie associative très remplie et s’est toujours impliqué dans de nombreuses associations. Vingt ans au service de sa commune, d’abord conseiller, puis maire, de 2001 à 2014, il était volontaire, dévoué et toujours au service de ses concitoyens. Sa disparition soudaine laisse son épouse, ses enfants et ses dix petits-enfants dans une profonde tristesse. Chacun gardera de lui le souvenir d’un homme dynamique et serviable, intègre et courageux. Son optimisme et ses talents de coordinateur ont permis de mener à bien ses nombreux challenges. Ses obsèques religieuses seront célébrées aujourd’hui vendredi, à 15 h 30, en l’abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville.

Partager cet article
Repost0
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 09:04
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Partager cet article
Repost0
22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 16:01

Journal des débats politiques et littéraires du 6 janvier 1857 : Maladie contagieuse des animaux. La cocotte. Défense de l'administration. Infraction.

 

COUR IMPERIALE DE ROUEN (chambre correctionnelle). Présidence de M. LETENDRE DE TOURVILLE. Audience du 2 janvier.

 

Ce procès soulevait une question dont les agriculteurs du département de la Seine-Inférieure et la Société centrale d'agriculture elle-même se sont, dans ces derniers temps, assez vivement préoccupés.

Il s'agissait de savoir si l'on doit considérer comme une maladie contagieuse, dans le sens de la loi pénale, une affection propre aux bestiaux, vulgairement appelée cocotte (*), et dont sont atteints depuis 1840 un grand nombre de vaches et de bœufs. Cette maladie, contagieuse dans le sens littéral du mot, puisqu'elle se communique soit par le virus physique, soit par le virus volatil, pour parler le langage de l'art vétérinaire, n'est pas mortelle et ne porte aucune atteinte à la qualité de la viande, mais elle fait baver les bestiaux, peut les priver de lait pendant quelques jours et rend leur marche difficile. Jamais l'administration n'avait pris aucune mesure préventive contre la circulation des bêtes atteintes, et il parait que dans ces dernières années la maladie a pris de tels développements, qu'une grande partie des bœufs et des vaches amenés aux marchés de Poissy et de Sceaux en sont affectés. Voici dans quelles circonstances le tribunal correctionnel, puis la Cour, ont été amenés à s'occuper, au point de vue pénal, du caractère de cette maladie :

Le 1er septembre dernier, le sieur DUMENIL, cultivateur à Hautot-sur-Seine et fils du maire de la commune, avait acheté deux vaches à la foire d'Elbeuf. Ramenées chez lui, elles furent  peu de temps après atteintes de la cocotte; il les avait laissées pendant quelques jours dans l'herbage de son père, quand le 14 septembre, jour de l'ouverture du pâturage commun, en vertu du droit coutumier normand, il les envoya à la prairie sans qu'elles fussent encore guéries. Des réclamations s'étant élevées de la part de quelques habitants, le maire invita le sieur DUMENIL fils à les retirer; mais celui-ci n'ayant pas tenu compte de l'injonction, et des plaintes ayant été portées à l'adjoint, ce fonctionnaire, délégué par le maire, donna, le 15 septembre dans la matinée, au sieur DUMENIL l'ordre formel de retirer ses vaches de la pâture commune (*). Cet ordre ne fut pas immédiatement exécuté. Un douanier, le sieur CORBRAN, qui avait lui aussi, une vache dans la prairie, voulut faire sortir celles de DUMENIL, qui persista à les y laisser jusqu'à deux heures de l'après midi.

Procès-verbal de ces faits fut dressé par l'adjoint et transmis au procureur impérial, qui fit citer le sieur DUMENIL en police correctionnelle, comme prévenu d'avoir, au mépris des de l'administration, laissé des bestiaux infectés de maladies contagieuses communiquer avec d'autres, délit aggravé de cette circonstance qu'il en serait résulté une contagion parmi les autres bestiaux, vingt-huit vaches et un porc ayant été, à Hautot, atteints de la cocotte dans les derniers jours de septembre.

Les articles 459, 460 et 461 du Code pénal sont ainsi conçus :

« Art. 459. Tout détenteur ou gardien d'animaux ou de bestiaux soupçonnés d'être infectés de maladie contagieuse, qui n'aura pas averti sur-le-champ le maire de la commune où ils se trouvent, et qui, même avant que le maire ait répondu à l'avertissement, ne les aura pas tenus renfermés, sera puni d'un emprisonnement

de six jours à deux mois et d'une amende de 16 Fr. à 200 Fr.

» Art. 460. Seront également punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 100 Fr. à 500 Fr., ceux qui, au mépris des défenses de l'administration, auront laissé leurs animaux ou bestiaux infectés communiquer avec d'autres.

» Art. 461. Si de la communication mentionnée au présent article il est résulté une contagion parmi les autres animaux, ceux qui auront contrevenu aux défenses de l'autorité administrative seront punis d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans, et d'une-amende de 100 Fr. à 1,000 Fr. le tout sans préjudice de l'exécution des lois et règlements relatifs aux maladies épizootiques et de l'application des peines y portées. »

Par application de ces dispositions, le tribunal de police correctionnelle de Rouen, qui avait reconnu en même temps l'existence de circonstances atténuantes en faveur du prévenu, avait, le 26 novembre dernier, condamné le sieur DUMENIL à un mois de prison et à 500 Fr. d'amende. Celui-ci a interjeté appel, M. LE CONSEILLER JUSTIN a présenté le rapport de l'affaire, et dans une étude complète de la législation sur la matière, a cherché à quelles conditions il était possible de reconnaître, au point de vue légal, une maladie contagieuse. Me RENAUDEAU-D’ARC, avocat du sieur DUMENIL, a commencé en signalant à la Cour tout qui s'attachait à ce procès. S'il fallait, en effet, admettre avec les premiers juges que la cocotte est une maladie contagieuse, il en pourrait résulter comme conséquence l'interdiction de faire circuler sur les routes, de vendre aux foires et dans les marchés les bestiaux atteints de cette affection, sous peine de se voir frapper par des rigueurs du genre de celles dont le prévenu a été victime. Or, les marchés auxquels s'approvisionnent Paris et Rouen reçoivent chaque jour, sous les yeux des préposés de l'administration des bœufs et des vaches malades de la cocotte, envoyés à ces marchés par des cultivateurs de tout pays. Si le jugement pouvait être confirmé, cette simple circulation deviendrait un délit, et le cultivateur serait obligé de tenir ses bestiaux renfermés, sinon menacé de prison et d'amende. C'est ce qui fait que les agriculteurs se sont émus de la décision rendue par le tribunal de Rouen et que l'attention de la Société d'agriculture a été appelée sur cette question. Voyons donc si, dans la décision dont est appel, on ne s'est pas complètement trompé sur le sens et la portée des dispositions pénales qu'il s'agissait d'appliquer. L'avocat entre ici dans l'examen des lois antérieures au Code pénal qui se sont occupées des maladies contagieuses. Il cite notamment l'arrêt du conseil du 16 juillet 1784 et l'arrêté du Directoire du 27 messidor an V, pour en conclure que l'esprit de toutes ces lois démontre qu'elles n'étaient faites qu'en vue de maladies contagieuses d'une gravité suffisante pour entraîner la mort des bestiaux. L'article 1er de l'arrêt de 1784 révèle bien cette pensée, lorsqu'il cite, comme exemples la morve, le charbon, la clavetée, le farcin, la rage. Si le Code pénal ne contient pas d'énumération du même genre, il se reporte lui-même à ces anciennes lois non abrogées, et la sévérité des peines qu'il édicte est la meilleure preuve du caractère de gravité que doit avoir la maladie à propos de laquelle il s'agirait de l'appliquer. Or, qu'est-ce que la cocotte ? C’est une affection qui n'offre aucun danger et se guérit d'elle-même; les vaches mangent et ont peu de lait pendant quelques jours; elles ont mal dans la bouche et au fourchet des pieds, puis tous ces accidents disparaissent sans qu'il soit même besoin de l'homme de l'art. S’il est permis d'appliquer aux bêtes, pour caractériser cet état, une expression dont notre langue française ne les a pas honorées, il serait vrai de dire que ce n'est pas une maladie, ce n'est qu'une indisposition. Aussi n'a-t-elle jamais donné lieu à aucune mesure de police administrative. C'est ce qu'atteste M. FELIZET, vétérinaire désigné par l'administration pour les cantons d'Elbeuf et du Grand-Couronne, qui avait été appelé, par l'adjoint d'Hautot pour visiter les vaches de DUMENIL, et ce dans un certificat qu’il a délivré à ce dernier postérieurement à dirigée contre lui.

« Je certifie, dit-il, que depuis 1840, date de l'invasion de la maladie appelée vulgairement cocotte, il n'a été pris nulle part ni recommandé aucune mesure de police sanitaire contre cette affection généralement très simple et sans aucune suite fâcheuse ; que l'abord d'aucunes foires ni d'aucuns marchés n'a été interdit aux bêtes infectées, que tous les jours on voit librement circuler sur toutes les routes. »

Et, de leur côté, tous les maires des communes voisines d'Hautot attestent que jamais ils n'ont pris aucune mesure contre les bestiaux atteints de cette maladie, et qu'ils ne les ont jamais exclus du pâturage. Lé jugement doit donc être réformé.

M. JOLIBOIS, premier avocat général, tout en rendant hommage à l'honorabilité personnelle du sieur DUMENIL, le signale comme un entêté qui, malgré la défense de son père, malgré 1’ordre formel de l'adjoint, a voulu envoyer au pâturage commun des vaches qu'il savait malades, et il persistait à tel point dans son entêtement que quand un douanier, le sieur CORBRAN, vint les faire sortir du pâturage, il les y fit rentrer, comme pour braver l'autorité. Il faut que ces faits soient réprimés s'ils constituent un délit. Or, à cet égard, les articles 460 et 461 du Code pénal punissent les individus qui auront laissé communiquer avec d'autres des bestiaux atteints de maladies contagieuses. Il n'y a rien de plus dans la loi : les indications contenues dans les anciens arrêts n'ont pas été reproduites, et il n'y a que deux choses à voir la cocotte est-elle une maladie? Est-elle une maladie contagieuse ? C'est évidemment une maladie, puisqu'elle rend difficile la marche des bestiaux qui en sont atteints, puisqu'elle les empêche de manger, et surtout puisqu'elle les prive de lait. Il n'est pas contesté qu'elle se communique par un agent intermédiaire qui porte le nom scientifique de virus, élément contagieux; c'est donc bien une maladie contagieuse.

La Cour, dans un arrêt motivé avec beaucoup de soin, a décidé que le maire d'Hautot, légalement représenté par son adjoint, était en droit de faire défense au sieur DUMENIL fils d'introduire ou de maintenir dans une prairie commune ses vaches atteintes de la cocotte, et qui devaient s'y trouver en contact avec le bétail des autres habitants de la commune ; que ce droit, formellement établi par les articles 3, n° 5, du titre XI de la loi des 16-24 août 1790, et 46 du titre X de celle des 19, 22 juillet 1791 a été consacré de nouveau par l'article 460 du Code pénal et sanctionné par les peines que prononce cet article; que, d'après l'ensemble de la législation sur les pouvoirs administratifs, et notamment aux termes de la loi du 18 jui1let 1837, obéissance provisoire était due à la défense faite par l'adjoint d'Hautot au sieur DUMENIL, en vue d'une maladie qu'il considérait comme contagieuse, et ce jusqu'à la décision de l'autorité supérieure en cas de recours, sans quoi d'ailleurs les précautions prescrites par les lois et les défenses dont parle l'article 460 du Code pénal seraient illusoires.

Mais la Cour a reconnu en même temps qu'il n'était pas suffisamment prouvé que la maladie qui s'était déclarée parmi les bestiaux de la commune d'Hautot fut due à leur communication avec les vaches de DUMENIL ; qu'il y avait des circonstances atténuantes; pourquoi la Cour a confirmé le jugement, quant à la déclaration de culpabilité sur le fait de la part de DUMENIL, d'avoir au mépris des défenses de l'administration laissé communiquer avec d'autres bestiaux des vaches infectées de la cocotte, confirmé aussi pour les circonstances atténuantes, mais a déclaré DUMENIL acquitté de la prévention d'avoir, par la communication de ses bestiaux infectés, déterminé une contagion parmi les autres bestiaux de la commune d'Hautot ;

En conséquence, émendant quant à la peine, Cour a déchargé DUMENIL de l'emprisonnement prononcé contre lui, et a réduit l'amende à 100 Fr.

 

 (*) C'est à Francisco Toggia et à ses observations dans le Piémont en 1799 que la fièvre aphteuse doit son nom. La maladie est appelée communément surlangue, claudication ou encore cocotte.

(**) l’actuel bois communal

Le virus de la Cocotte à Hautot-sur-Seine
Partager cet article
Repost0