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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 17:26
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne

Vers 1965 au plus fort de l'activié de la raffinerie, Hautot sur Seine pouvait se retrouver dans le brouillard bleu généré par l'activité de la raffinerie comme le montre les deux photographies suivantes :

Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
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Héritages et récits de la raffinerie de Petit Couronne
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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 05:58

Les Secrétaires de Mairie Instituteurs (S.M.I.) existent depuis que la loi du 30 octobre 1886 sur l’enseignement scolaire qui autorise l’instituteur rural à exercer également la fonction de secrétaire de mairie.

 

Les secrétaires de mairie - instituteurs de Sahurs

 

1893 - 1896  Jules Hildevert CAQUELARD

Journal de Rouen du 27 avril 1915 : Mme veuve CAQUELARD, Mme veuve DUBUS, la famille et les amis remercient les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister à l’inhumation de Monsieur Jules-Hildevert CAQUELARD

 

1896 - 1921 Dominique HODAN

Né le 1er juin 1863 à Cailly, marié à Cailly le 3 septembre 1891 avec Marie Léonie Dessaux, décédé en 1939. Conseil Municipal du 25 septembre 1921 : départ en retraite du secrétaire de mairie depuis 25 ans Mr HODAN (1896 - 1921). 

Journal de Rouen du 21 mai 1924 : SAHURS - Obsèques

Hier a eu lieu à l’église de Sahurs une imposante et triste cérémonie, pour les obsèques de Mlle Germaine Hodan, décédée à l’âge de 25 ans. Toute la commune, à laquelle s’était jointe la population de Hautot-sur-Seine, a témoigné son ardente sympathie et sa douloureuse commisération à M. et Mme Hodan, qui perdent en leur fille, leur unique soutien, après avoir déjà perdu leur fils à la guerre.

Il s’agit de Germaine-Marie Hodan  fille de M. et Mme Dominique Hodan. Son frère Marius Hodan (1894- 1915), disparu aux Eparges le 23 avril 1915, figure sur le monument aux morts de Sahurs.

Conseil Municipal du 7 octobre 1939 : évocation du décès de Mr HODAN, instituteur honoraire et ancien secrétaire de Mairie.

 

1921 - 1945  Marcel FREVILLE

En 1935 Mme Fréville, institutrice à Sahurs, obtient la mention honorable de la Société pour l’instruction élémentaire (Journal de Rouen du 14 octobre 1935). Conseil Municipal du 7 octobre 1945 : adieux à Mr Fréville secrétaire de mairie de Sahurs et de Hautot de 1921 à 1945 nommé directeur d’école à Bihorel.

 

Adieux à M. Fréville, secrétaire de Mairie :

M. Fréville, instituteur et secrétaire de mairie à Sahurs et Hautot sur Seine depuis 1921 est nommé Directeur d’école à Bihorel. M. Corbran, maire, puis M. Poullard Georges, ancien maire, de qui M. Fréville fut le collaborateur de 1921 à 1945 prennent successivement la parole. Ils félicitent M. Fréville de son avancement et lui expriment les regrets unanimes du Conseil municipal de le voir quitter un poste qu’il a occupé à la satisfaction générale. M. Fréville remercie MM. Corbran et Poullard de leurs aimables paroles, les assure qu’il gardera un excellent souvenir de la commune d’Hautot et adresse ses meilleurs vœux à M. Fougeris son successeur. 

La commune de Hautot sur Seine se retrouve sans secrétaire de Mairie.

 

1946 - 1947  Roger PASQUIS

Roger PASQUIS (1911-1988) instituteur et secrétaire de mairie à Sahurs, accepte en septembre 1946 d’assurer le secrétariat de mairie d’Hautot sur Seine. Il devient par la suite Maire de Sahurs de 1967 à 1988.

Les secrétaires de mairie - instituteurs d’Hautot-sur-Seine

 

1947 - 1952  Jacques TURQUER

Jacques TURQUER devient l’instituteur de l’école d’Hautot sur Seine et secrétaire de la mairie le 1er octobre 1947.

 

1952 - 1974  Hélène MONNIER

Hélène MONNIER est née FOUEST le 14 février 1919 à Landévennec (Finistère), veuve de Paul SEITE, elle devient institutrice et secrétaire de mairie à partir du 1er octobre 1952, elle épouse en septembre 1953 à Hautot sur Seine Maurice MONNIER. Elle reste en poste jusqu’en 1974. Divorcée en 1983, elle redevient Mme SEITE et est présente à l’inauguration de l’école Maurice Genevoix en 1990. Elle est décédée le 22 avril 2009 à Fontenay-en-Parisis.

 

1974 - 2002  Jacques-André ALLIGIER

Conseil Municipal du 23 août 1974 : secrétariat de la mairie

Monsieur le maire prévient le Conseil Municipal que Monsieur Alligier, nouveau secrétaire de mairie prendra ses fonctions à partie du 1er septembre 1974.

La population passe de 218 habitants en 1975 à 360 en 1990. Pendant sa mission, Monsieur Alligier a préparé 58 mariages. 15 novembre 2002 verre de l’amitié au château d’Hautot sur Seine à l’occasion du départ à la retraite du secrétaire de Mairie Jacques André Alligier, présence de Mr Laurent Fabius, ancien Premier Ministre, Député de Seine Maritime.

Les secrétaires de mairie d’Hautot sur Seine :

2002 - 2008  Brigitte BAUNY

Conseil Municipal du 29 mars 2002 : Recrutement de Mme Brigitte BAUNY comme secrétaire de Mairie en remplacement de Mr ALLIGIER en retraite au mois de septembre.

Conseil Municipal du 29 novembre 2002 : Passage aux 35 heures du poste de secrétaire de Mairie au 1er janvier 2003.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

2008 - 2009  Marielle DEPINCÉ

Conseil Municipal du 20 juin 2008 : Nouvelle secrétaire de Mairie, Mademoiselle DEPINCE prend la suite de Mme BAUNY le 19 mai.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

Depuis 2009 Valérie QUINIO

Conseil Municipal du 18 septembre 2009 : Recrutement d’une nouvelle secrétaire de Mairie contractuelle Mme Valérie Quinio en remplacement de Mme Depincé.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 20 avril 2017 : la belle amitié de Valérie et du chanteur Amir.

Sa rencontre avec le chanteur Amir a changé la vie de Valérie Quinio. Une relation qui mêle amitié et admiration. Sa famille, ses collègues et ses amis s’en amusent régulièrement ! Ils s’en étonnent aussi, parfois. Valérie Quinio, Quevillaise de 50 ans, entretient une relation toute particulière avec le chanteur franco israélien Amir, découvert par le biais de l’émission The Voice, en 2014, et dont le succès ne finit pas de grimper. « C’est une belle histoire », confie avec émotion Valérie, qui tient à préciser : « attention, je ne suis pas amoureuse d’Amir. Cette relation, est le résultat de concours de circonstances... ». Un message sur les réseaux sociaux : Tout commence en 2014, lorsque ses enfants la pressent de les accompagner à l’enregistrement de l’une des émissions du télécrochet. « J’étais positionnée non loin des proches d’Amir. Et, quand il est apparu, devant moi, à quelques centimètres, cela a été non pas un coup de foudre mais une révélation. Quelque chose de mystique. Sa façon de s’exprimer, de chanter, de sourire à tout le monde ». Sous le charme, les chansons d’Amir en tête, Valérie prévoit de venir à son concert de Rouen, quelque temps plus tard. Hélas, le bel Amir annulera son déplacement pour cause de mariage, avec la belle israélienne Lital. Désappointée, Valérie tente le tout pour le tout : elle le contacte via les réseaux sociaux et lui fait part de sa tristesse de ne pas l’avoir vu de nouveau. Mais voilà, Amir lui répond ! « Valérie, viens à mon prochain concert, annonce qui tu es et je te recevrais... ». Depuis, c’est le tourbillon. « Cette personne a changé ma vie, confie Valérie, aussi souvent que je le peux, je vais à ses concerts », explique cette fan inconditionnelle, qui en a déjà vu plus d’une vingtaine à ce jour, de Bruxelles à Marseille, en passant par Cléon, Lyon ou Boulogne-sur-Mer. « Nous échangeons, discutons... Mais il ne le fait pas qu’avec moi, toute une bande de fans de la première heure ont la même relation avec lui. Au-delà du chanteur, c’est la personne que nous aimons et qui nous le rend bien. Son honnêteté, sa joie de vivre et son soutien quand, parfois, la vie n’est pas sympa... Tout cela fait que c’est une belle personne, un alter ego en quelque sorte », résume-t-elle, toujours aussi admirative.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 06:13
Les postes électriques d'Hautot-sur-Seine
Les postes électriques d'Hautot-sur-Seine
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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 16:31

Dans le cimetière de la chapelle d’Hautot-sur-Seine, au sein du carré des barons de la Martel créé en 1838, se trouve une parcelle avec la tombe d’une enfant, entourée des tombes de ses parents :

 

Ci-git

Françoise Emma de FAUVEAU Veuve de Mr LEMASSON

Née à Paris le 27 mars 1809

Décédée à Louviers le 31 décembre 1889

Dieu bénit ceux qui pleurent parce ce qu’ils seront consolés

 

Marie LEMASSON

Née le 11 mai 1844, morte le 11 février 1851

La douleur nous reste, que notre ange nous dirige

 

Ci-git

Ambroise Annibal LEMASSON

Né à Rouen le 23 avril 1802

Décédé à Louviers le 29 mars 1878

Muni des sacrements de l’Eglise

Dieu pardonne beaucoup à ceux qui n’ont connu la vie que par la souffrance

 

En 1842, Françoise Emma de FAUVEAU habite à Hautot-sur-Seine chez sa grand-mère Mme DELAPIERRE, elle est la nièce du Baron de la Martel, ancien Maire de Rouen et ancien Maire de Hautot-sur Seine. Le 17 octobre 1842, elle épouse à Hautot-sur Seine, Annibal Scipion LEMASSON, négociant en coton et filateur à Déville les Rouen, demeurant à Rouen.

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Mariage d’Annibal Scipion LE MASSON  et de Françoise Emma de FAUVEAU à Hautot sur Seine le 17/10/1842 :

Du dix septième jour du mois d’octobre l’an mil huit cent quarante deux à onze heures du matin : Acte de mariage de Monsieur LE MASSON Annibal Scipion, âgé de quarante ans, né à Rouen le vingt trois avril mil huit cent deux, propriétaire demeurant à Rouen, veuf en premières noces de dame LE CARON Rose Eulalie, décédée à Rouen le quatre avril mil huit cent quarante deux ; et demoiselle de FAUVEAU Françoise Emma, âgée de trente trois ans, née à Paris le vingt sept mars mil huit cent neuf, propriétaire, demeurant en cette commune, fille majeure de feu Monsieur de FAUVEAU Alexandre Anne François, décédé à Besançon, département du Doubs le vingt quatre octobre mil huit cent vingt six et de dame DE LA PIERRE Anne Hyppolite, demeurant à Florence, Grand Duché de Toscane (Italie). Les publications de mariage ont été faites la première le vingt cinq septembre dernier et la seconde le deux octobre présent mois par deux jours de dimanche à dix heures du matin tant en cette Mairie qu’en celle de Rouen et affichés aux termes des articles soixante trois et soixante quatre du code civil sans opposition. Les futurs conjoints ont produit et déposé 1° leurs actes de naissance, 2° les actes de décès de leurs pères, 3° l’acte de décès de dame LE CARON Rose Eulalie première épouse de Monsieur LE MASSON Annibal Scipion, 4° le consentement authentique de dame de FAUVEAU Alexandre Anne François née DE LA PIERRE Anne Hyppolite et 5° le certificat de Monsieur le Maire de Rouen constatant que les publications de ce mariage, ont eu lieu en la Mairie de cette ville, le tout en bonne forme, la mère du futur à ce présente et consentante, après lecture faite par nous aux termes de la loi de toutes les pièces mentionnées ci-dessus ainsi que du chapitre six du titre cinq du code civil intitulé du mariage, article deux cent douze et suivants, les dits comparants ont déclaré prendre en mariage, l’un demoiselle de FAUVEAU Françoise Emma, et l’autre Monsieur LE MASSON Annibal Scipion. En présence de Messieurs ANFRYE Nicolas, propriétaire, demeurant à Rouen âgé de soixante dix ans, de LE MASSON Alphonse Achille propriétaire, demeurant à Rouen, âgé de trente neuf ans, de LEZURIER Louis, Baron de la Martel, officier de la Légion d’Honneur, propriétaire, demeurant en cette commune, âgé de soixante seize ans et de HUE Pierre propriétaire demeurant à Rouen. Ensuite de quoi, nous, MAZIER Charles Dominique, maire de cette commune faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, avons prononcé qu’au nom de la loi les dits époux sont unis en mariage et après lecture faite, en présence de tous, ils ont signé avec nous ainsi que les témoins le présent acte fait double, dans le local ordinaire de la Mairie, où le public a été admis. NB : Louis LEZURIER était également témoin au mariage d’Alexandre FAUVEAU et d’Anne DELAPIERRE à Canteleu le 10 frimaire an VIII (01/12/1799).

 

De ce mariage célébré à Hautot en peine crise municipale, nait à Rouen en 1844, Marie, enfant unique.

 

Naissance de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON à Rouen le 11/05/1844 :

Du treize mai mil huit cent quarante quatre à dix heures et demie du matin. Acte de naissance de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON, du sexe féminin, née le onze de ce mois à six heures et demie du soir au domicile de ses pères et mère Boulevard Bouvreuil n°10 D, fille légitime du Sieur Annibal Scipion LE MASSON, âgé de quarante deux ans, propriétaire et de Françoise Emma DE FAUVEAU, mariés à Hautot sur Seine de cet arrondissement le dix sept octobre mil huit cent quarante deux. Constaté par nous adjoint au Maire de Rouen, officier de l’Etat Civil délégué, sur la déclaration et présentation à nous faite par le père de l’enfant, en présence des Sieurs Jean Marie Henry PILLORE, âgé de trente six ans, docteur médecin rue porte aux rats n°15 et François Nicolas PINCHON, âgé de cinquante ans, architecte rue des bonnetiers n°43, auquel acte fait double, le père et les témoins ont signés avec nous, lecture faite.

 

En 1851, Marie décède et les épitaphes des trois tombes expriment le ressentiment des parents :

 

LA DOULEUR NOUS RESTE, QUE NOTRE ANGE NOUS DIRIGE

 

Décès de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON à Coulonges le 11/02/1851 :

L’an mil huit cent cinquante et un le onze février à sept heures du matin, par devant nous PIGNY Pierre, maire de la commune de Coulonges canton de Damville Département de l’Eure, sont comparus les sieurs DUGAST Etienne jardinier âgé de cinquante ans, LANETIN Louis aussi journalier âgé de soixante douze ans, ce dernier voisin de la défunte, tous deux domiciliés en cette commune ; lesquels nous ont déclaré que Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON âgée de six ans et neuf mois, née en la ville de Rouen le onze mai mil huit cent quarante quatre de Monsieur Annibal Scipion Ambroise LE MASSON, et de Françoise Emma FAUVEAU est décédée ce matin à cinq heures du matin chez ses père et mère en château au dit Coulonges. Après nous être assuré du décès, nous avons rédigé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après qu’il leur en a été fait lecture.

 

Le maire doit ici constater en outre que, sur la démarche des parents il a dressé procès-verbal 1°) de la remise du corps de la défunte pour être transféré à Hautot canton de Grand Couronne arrondissement de Rouen Département de la Seine inférieure. 2°) ensuite procès-verbal de l’état du corps.

Marie LE MASSON est la nièce de Félicie de FAUVEAU née le 24 janvier 1801 à Livourne. Son père, Alexandre de FAUVEAU, s’est marié à Canteleu le 10 frimaire an VIII (01/12/1799) avec Anne, fille de Jean Véry DE LA PIERRE, receveur des douanes à Rouen et de Marie-Archange PALYART, avec laquelle il a quatre enfants, dont Félicie est l'aînée. Sa tante Constance DE LA PIERRE, née le 4 janvier 1776 à Rouen et épouse de Louis LEZURIER de La Martel, est artiste-dessinateur, élève de Jacques-Antoine-Marie Lemoine. En 1851 Félicie de FAUVEAU est installée à Florence, dans un exil d'abord forcé puis volontaire, puisqu'elle y restera jusqu'à sa mort. Elle se consacre pleinement à la sculpture, secondée dans son atelier par son frère Hippolyte qui l'a rejointe dès 1834, avec leur mère et leurs deux sœurs. Elle garde des liens étroits avec les milieux légitimistes : le comte de Chambord lui rendra visite dans son atelier en février 1840. Elle restera de plus très proche de Félicie de Duras qui lui rendra visite à plusieurs reprises lors de ses voyages en Italie, en particulier en 1839, 1847 et 1853, et avec qui elle entretiendra une abondante correspondance.

 

Le tombeau de Marie LE MASSON, reprend la thématique de sa tante Félicie, le sarcophage avec une croix byzantine, au niveau de la tête une gravure d’ange aux ailes repliées que l’on retrouve dans une sculpture de 1852. Si ce n’est pas l’œuvre de l’atelier de Félicie de FAUVEAU situé à Florence, cela en est inspiré, on peut en déduire qu’il en est de sa conception.

L'ange d'Hautot-sur-Seine
L'ange d'Hautot-sur-Seine

L'ange reproduit par Catherine CARON-LANGLOIS

L'ange d'Hautot-sur-Seine
L'ange d'Hautot-sur-Seine

Sculpture de Félicie de Fauveau de 1852 :

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Dans les années 1860, Félicie de FAUVEAU se rend à plusieurs reprises à Ussé. Le beau-frère de Félicie de FAUVEAU décède en 1878.

 

Décès d’Annibal Scipion Ambroise LE MASSON à Louviers le 29/03/1878 :

L’an mil huit cent soixante dix huit, le trente mars à midi, en l’hôtel de ville de Louviers, devant nous Léon Edmond MORDRET, maire de cette ville, sont comparus Louis Joseph TIQUET rentier, âgé de soixante six ans, demeurant à Canteleu (Seine inférieure) et Jacques JAMBON commissionnaire de roulage, âgé de cinquante un ans, demeurant à Louviers, lesquels nous ont déclaré que hier à sept heures du soir, est décédé en son domicile situé en cette ville faubourg Saint Jean, Annibal Scipion Ambroise LE MASSON, propriétaire né à Rouen (Seine inférieure) âgé de soixante quinze ans, fils de feu Martin Ambroise LE MASSON et de feue Françoise Adélaïde GOUELLE, époux de Françoise Emma DE FAUVEAU, mariés à Hautot, canton de Grand Couronne (Seine inférieure) ami des comparants. Fait double, après nous être assuré du décès, les comparants ont signé avec nous, lecture faite.

Félicie de FAUVEAU meurt à Florence le 12 décembre 1886, à l'âge de 85 ans, et sa sœur décède le 31 décembre 1889 à Louviers.

 

Décès de Françoise Emma DE FAUVEAU veuve LE MASSON à Louviers le 31/12/1889 :

L’an mil huit cent quatre vingt dix, le deux janvier à neuf heures du matin, en l’Hôtel de Ville de Louviers, devant nous Jules Ernest THOREL, Maire et officier de l’état civil, sont comparus Joseph GULLIN, économe de l’hospice de Louviers, âgé de soixante trois ans, et Théophile LEPOISSONNIER employé, âgé de quarante sept ans, tous deux demeurant à Louviers, lesquels nous ont déclaré que le trente un décembre dernier  à sept heures et demie du soir, en son domicile situé en cette ville rue Caroline n°1, est décédée Françoise Emma de FAUVEAU rentière, née à Paris le vingt sept mars mil huit cent neuf, fille de Alexandre Anne François de FAUVEAU et de Anne Hippolyte DE LA PIERRE, décédés, veuve de Annibal Scipion Ambroise LEMASSON, amie des comparants. Après nous être assuré du décès, le présent acte fait double a été signé par les comparants et nous, lecture faite.

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Il existe aux archives nationales le dépôt du fonds Félicie de FAUVEAU et des archives familiales qu’il reste à consulter pour établir le lien entre la tombe de Marie LE MASSON et l’œuvre de Félicie de FAUVEAU.

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 03:57
Visite de l'école Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine
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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 08:40
La Mairie de Hautot sur Seine
La Mairie de Hautot sur Seine
La Mairie de Hautot sur Seine
La Mairie de Hautot sur Seine
PHOTOGRAPHIE DE DANIEL CLERC

PHOTOGRAPHIE DE DANIEL CLERC

La Mairie de Hautot sur Seine
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)

LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)

Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008
Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008
Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008

Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008

La Mairie de Hautot sur Seine
La Mairie de Hautot sur Seine
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 04:42

Charles LE COMTE (17/09/1745 - 31/01/1827)

1er Maire de Hautot sur Seine du 7 février 1790 au 27 janvier 1793.

Syndic de la paroisse d’Hautot sur Seine. Il est à ce titre le rédacteur des cahiers de doléances.

Lors de la fête de la fédération le 14 juillet 1790 une prestation du serment décidé le quatre de ce mois par l’Assemblée Nationale est signée par l’ensemble des citoyens et de leurs conjointes. A cette occasion les hautotais organisent une cérémonie :

Il est réélu Maire lors du renouvellement de la Municipalité le 13 novembre 1791. Le 29 février 1792 comparution de Pierre Godfroy, boulanger de la paroisse, accusé d’avoir vendu le pain plus cher, il est condamné à verser trois livres aux pauvres. Par le décret de l'Assemblée Nationale du 20 septembre 1792, la tenue officielle des registres est retirée aux curés et remise aux maires dans le cadre de l'état civil.

21 frimaire an VI (11/12/1797) il est témoin au mariage de sa fille à l’àge de 52 ans. Il décède à l’âge de 82 ans au Val de la Haye, son lieu de naissance.

Jean-Antoine PAQUET (20/06/1752 - 11/04/1820)

2ème Maire de Hautot sur Seine du 27 janvier 1793 au 12 novembre 1795. C’est un cultivateur né et décédé à Hautot sur Seine. Son élection est organisée par le juge de paix du canton de Canteleu Gabriel Dornay (1729-1834), pour mettre fin aux troubles, l’élection d’Adrien Duménil du 2 décembre 1792 ayant été contestée.

Le 24 novembre 1793 la Convention publie le calendrier républicain, qui remplace le calendrier grégorien. Avec la Terreur, une société populaire assure de concert avec les municipalités et les comités de surveillance la bonne application des lois et dénonce les contre-révolutionnaires. Le 28 ventôse an II (18/03/1794) formation du Comité de Surveillance de la Commune de Hautot. Le 24 floréal an II (13/05/1794) formation de la Société Populaire de la Commune de Hautot. Le 26 messidor an II (14/07/1794) prestation de serment de l’ensemble des citoyens tous signataires. Le  27 juillet 1794 (9 thermidor an II) fin de la terreur avec la chute et l'arrestation de Maximilien de Robespierre. Le 23 germinal an III (12/04/1795) plantation d’un nouvel arbre de la liberté, le précédent ayant été coupé la nuit du 14 au 15 germinal sans savoir qui a commis le délit.

Il est réélu Maire le 28 prairial an III (16/06/1795) lors de la désignation de la nouvelle municipalité. La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton avec des représentants des communes (l’agent communal). Hautot sur Seine fait partie du Canton de Canteleu. Le 3ème canton de Canteleu regroupe les communes d’Ambourville, Anneville, Berville, Canteleu, Hautot, Hénouville, Mauny, Montigny, Quevillon, Sahurs, Saint-Martin-de-Boscherville, Saint-Pierre-de-Manneville, Le Val-de-la-Haye et Yville. Il devient l’Adjoint du Maire du 1er octobre 1815 au 1er décembre1817.

Nicolas Dominique DEHAYE (14/10/1733 - 13/10/1815)

3ème Maire de Hautot sur Seine du 17 février 1800 au 6 août 1806

Nicolas Antoine Dominique Deshayes est né en 1733 à Rouen (Paroisse de Saint Sever).

Il est curé de la paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine du 7 mai 1775 au 11 ventôse an II (01/03/1794) date où il met fin à sa fonction curiale et remet les clés de l’église à la municipalité. Le 11 messidor an III (29/06/1795) le citoyen Nicolas Antoine Dominique Déhaye ministre du culte catholique déclare qu’il désire exercer le culte, ce qui lui est accordé.

La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton, avec pour représentants des communes, des agents municipaux. Hautot sur Seine fait partie du Canton de Canteleu.

Le 21 brumaire an IV (12/11/1795) Nicolas Antoine Dominique Déhaye est élu agent municipal d’Hautot, sa fonction principale est la tenue de l’Etat civil. Sous le Consulat, la loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, le Canton de Canteleu est supprimé, chaque agent municipal en poste devient Maire de sa commune.

 

Nicolas Dominique Déhaye devient maire avec pour adjoint Adrien Duménil (1768-1822). Pendant les séances du mois de Pluviôse de l’an IX (février 1801) le conseil municipal récupère la propriété des communes bruyères de Sahurs et de Hautot qui n’ont pas été vendues dans les biens nationaux et délibère pour réclamer la construction d’une chaussée de la commune à la rivière Seine. Suite au décret impérial du 23 prairial de l’an XII (12 juin 1804) sur les sépultures, la commune donne lors de la séance du 29 Messidor an XIII An I de l’Empire (18/07/1805) son accord pour échanger le cimetière attenant à l’ancienne église achetée par Mr Delapierre contre le terrain de la sapinette pour cause de plénitude et pour une une plus grande salubrité de l’air.

 

 

Le 6 août 1806 l’Adjoint Adrien Duménil se rend au domicile du Maire Nicolas Déhaye pour inventorier et récupérer les archives communales suite au courrier reçu de la Préfecture.

Le 18 avril 1809 le Cardinal Etienne Hubert Cambacérès, Archevêque de Rouen donne permission à Mr Delapierre d’avoir une chapelle et d’y faire dire la messe. Son Eminence autorise Mr Déhaye prêtre de dire la messe dans la chapelle.

 

Le 13 octobre 1815 Nicolas Dominique Deshayes décède à Hautot-sur Seine à l’âge de 82 ans.

 

Adrien DUMENIL (10/03/1768 - 11/06/1822)

4ème Maire de Hautot sur Seine du 29 novembre 1806 au 19 juin 1808

Fils de Pierre Duménil et de Genevièvre Chouard, il est né le 10 mars 1768 au Val de la Haye

Il est l’Adjoint de Nicolas Dominique Dehaye de 1800 à 1806

Il a pour Adjoint Jean-Antoine Paquet qui avait été Maire de 1793 à 1795

L’acte notarié du 21/22 avril 1808 chez Monsieur Lefebvre confirme l’échange du cimetière contre le terrain de la Sapinette et le chemin y aboutissant entre la Commune et Monsieur Delapierre.

Il est l’Adjoint de Jean Véry Delapierre du 19 juin 1808 au 1er octobre 1815

Il est mort foudroyé dans son champs le 11 juin 1822 à l’âge de 55 ans.

Journal de Rouen n° 165 du 14 juin 1822 :

Ce n’est point à Sahurs, mais à Hautot que le tonnerre a tombé dans l’affreuse soirée du 1er ; il a frappé un respectable père de famille à l'instant où il rentrait avec son fils des travaux des champs ; il a été enveloppé par la flamme électrique, et il est tombé mort à la vue de sa famille, composée de dix enfants. II est impossible de décrire un spectacle aussi déchirant,

leurs cris et leurs gémissements au milieu du bruit du tonnerre et de celui de la pluie qui tombait par torrents. Le sieur Dumesnil avait rempli, dans les temps les plus difficiles, les fonctions municipales avec une sagesse et une mesure qui lui avaient mérité l'estime générale. Chargé de la perception des impôts, il y avait apporté le même esprit d'ordre et de modération ; il tempérait ce que les lois fiscales ont quelquefois de sévère, et avançait souvent de ses propres deniers les impositions dues par l'indigent. Sa mort a été considérée dans le pays comme une calamité publique, et une population nombreuse est venue jeter l'eau sacrée sur sa tombe. Les administrations supérieures, qui savent toujours apprécier le vrai mérite, ont rendu un hommage honorable à sa mémoire, en confiant provisoirement à son fils la perception dont il avait été chargé. Le Baron Lézurier de la Martel, maire de Hautot.

Jean Véry DELAPIERRE (05/11/1746 - 04/09/1821)

5ème Maire de Hautot sur Seine du 19 juin 1808 au 4 septembre 1821

Il a pour adjoints successifs Adrien Duménil (1808-1815), Jean-Antoine Paquet (1815-1817) & Pierre Félix Poullard (1817-1821)

Il est né à Paris du mariage de Wiry Henry Delapierre lieutenant des eaux et forêt et de Lucie Antoinette Florin. 

Il épouse à Rouen le 23/12/1774 Marie Archange Palyart (1755-1850). Le 26/05/1780 Jacques-Jean Le Couteulx du Molay (1740-1823) le désigne par procuration pour le représenter aux assemblées des propriétaires de la paroisse de Hautot-sur-Seine. Il est à cette époque receveur général des fermes à Rouen.  Il achète le 23 mai 1791 le Château de Hautot sur Seine à Jacques-Jean Le Couteulx du Molay. En 1794 il devient receveur principal des douanes à Rouen. Sous le directoire il achète l’église et le presbytère d’Hautot sur Seine, biens nationaux restés invendus. L’arrêté du 29 fructidor an IX (16/09/1801) crée une direction générale des Douanes confiée à Jean-Baptiste Collin (1750-1826), il est assisté de quatre administrateurs, celles de la Manche et de la mer du Nord (de Brest à Dunkerque) relèvent de Jean Véry Delapierre. Il est installé Maire de Hautot-sur-Seine le 19 juin 1808 suite à l’arrêté du Préfet du 22 mai 1808.

 

Hautot-sur-Seine en 1808, dessin de Constance Delapierre

 

La naissance du Roi de Rome donne lieue à une cérémonie avec le curé de la paroisse le 2 juin 1811 pour un Té Deum avec la garde nationale. Le 22 février 1813 l’Adjoint Duménil établit un rapport sur l’incendie du bâtiment du meunier de l’hameau du Rouage. Il est à nouveau installé Maire de Hautot-sur-Seine le 30 mai 1813 suite à l’arrêté du Préfet du 25 mars 1813.

extrait du cadastre napoléonien de 1812

 

En mai 1814 le Roi de France Louis XVIII succède à l’Empereur des Français Napoléon I. Le 9 août 1814 Jean Marie Anne DELAPIERRE est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Le 25 septembre 1814 le conseil municipal prête serment d’obéissance et de fidélité à sa majesté Louis XVIII.

Du 20 mars au 22 juin 1815, Napoléon I redevient Empereur des Français. Le 16 avril 1815 le conseil municipal d’Hautot sur Seine prête serment d’obéissance aux constitutions de l’Empire et de fidélité à l’Empereur. Le 14 mai 1815 les 24 électeurs de la commune élisent le Maire et son Adjoint en vertu du décret Impérial du 20 avril 1815. Le 4 juin 1815 le Maire Mr Delapierre Chevalier de la Légion d’Honneur et son adjoint prêtent serment à l’Empereur.

Le 1er octobre 1815 Jean-Antoine Paquet (Maire de 1793 à 1795), cultivateur, nommé au poste d’adjoint en remplacement de Mr Duménil  (Maire de 1806 à 1808) appelé à d’autres fonctions, prête serment. Le 22 septembre 1816, le Maire Mr Delapierre Chevalier de la Légion d’Honneur et l’Adjoint Mr Paquet prêtent serment au Roi Louis XVIII.

Journal de Rouen du 26 janvier 1817 :

Par ordonnance de S. M. en date du 15 de ce mois M. Huguet de la Vigerie, secrétaire-général des douanes est nommé administrateur des douanes, en remplacement de M. Delapierre, qui est admis à la retraite, et conserve le titre d’administrateur honoraire.

Le 1er décembre 1817 Pierre-Félix Poullard (1766-1848), ancien capitaine de navire, nommé par le Préfet Adjoint au Maire prête serment.

Le 4 septembre1821 Jean Véry de La Pierre décède à Paris.

Il est enterré dans le cœur de l’église d’Hautot sur Seine.

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 07:16

Louis LEZURIER de la MARTEL (25/05/1765 - 23/01/1852)

6ème Maire de Hautot sur Seine du 16 décembre 1821 au 15 novembre 1840. Il a pour adjoint Pierre Félix Poullard (30/05/1766 - 14/03/1848) pendant tous ses mandats. Il est né à Rouen (paroisse St-Vincent) le 25 mai 1765. Son père Pierre-Louis Lézurier est officier des milices bourgeoises de Rouen et consul de suède de 1775 à 1794. Il épouse à Rouen le 21 Brumaire an III, Lucienne-Constance Delapierre (1776-1848). Il est le gendre de son prédécesseur. Nommé officier de la Légion d'honneur et trésorier de la 14ème cohorte de la légion d'honneur le 17 Messidor an XII (6 juillet 1804) alors qu'il est président du tribunal de commerce de Rouen. Créé chevalier de la Martel par lettres patentes du 10 septembre 1808, et Baron de l'Empire par lettres patentes du 14 avril 1810. Il est député de la Seine-Inférieure du 10 août 1810 au 20 mars 1815. Il est Maire de Rouen du 28 mars 1813 au 1er mai 1815 et du 19 juillet 1815 au 29 novembre 1815.

 

Règlement d'armoiries du Chevalier de la Martel :

Parti d'azur et de sable : le premier, chargé d'un chevron d'or accompagné en chef à dextre d'une pomme de pin renversée figée et feuillée de même et à senestre d'un trèfle d'or et en pointe d'un lion de même ; le second, chargé d'une clé d'or posée en fasce surmontée d'une étoile de même ; le tout soutenu d'une champagne de gueules au signe des chevaliers. Livrées : les couleurs de l'écu.

Règlement d'armoiries du Baron de la Martel :

Parti d'azur et de sable : le premier, chargé d'un chevron d'or, accompagné en chef à dextre d'une pomme de pin renversée, à sénestre d'un trèfle et en pointe d'une épée, le tout d'or; le second, chargé d'une clé d'or en fasce, surmonté d'une étoile du même ; franc-quartier des barons propriétaires brochant sur l'étoile. Livrées : les couleurs de l'écu. (avec l'aide de Pierre Lemarchand)

Le 28 août 1821 le Préfet de la Seine-Inférieure nomme Louis LEZURIER de la MARTEL Maire de Hautot-sur-Seine, celui-ci prête serment le 16 décembre 1821.

Réunion du Hameau du Rouage à la commune :

Le 13 octobre 1821 les habitants du hameau du Rouage de la commune du Val de la Haye demandent à être réuni à la commune d’Hautot sur Seine. La commune du Val de la Haye s’y oppose. Le 28 avril 1822 le conseil municipal délibère en faveur de la réunion du Hameau du Rouage à Hautot. Le 2 avril 1823 le Roi Louis XVIII signe une ordonnance pour la réunion du hameau du Rouage à la commune de Hautot sur Seine en son Château des Tuileries.

 

Partage du communal entre Hautot et Sahurs :

En 1823 le partage de l’indivis entre Sahurs et Hautot est soumis à l’arbitrage de trois jurisconsultes. Ce terrain avait été acheté en commun au Roi par les deux paroisses en 1576.

L’arpentage donne une surface du communal de 465 017 m². Le partage se fait au prorata du nombre de feux (Sahurs : 206, Hautot : 61), soit pour Sahurs 399 076 m² et pour Hautot 106 357 m² avec interdiction de creuser à moins de 20 m de la mare laquelle reste en indivis, la mare devant être curée que d’un commun accord. Le partage est définitivement validé au conseil municipal du 1er mai 1825. Le communal de 10,6 ha correspond à l’actuel bois communal.

En 1824, la commune d’Hautot sur Seine échappe de peu à la fusion avec Sahurs :

Dont les protections, cf. une lettre du sous-préfet de Rouen au préfet, le 26 juin 1824 : « Parmi les réunions que l’on propose il en est deux que l’administration doit arrêter in petto, parce qu’elles sont commandées par l’exiguïté de la population des communes et les convenances locales, mais que des considérations particulières paraissent devoir retarder. Ce sont les communes de Mauny et d’Yvillle et celles de Hautot et de Sahurs car les personnes qui y remplissent les fonctions de maire et qui, par leur rang et leur fortune et le bien qu’ils font dans les communes qu’ils administrent, méritent tous les égards de l’administration et verraient avec un mécontentement tout particulier la suppression actuelle de leurs communes. Monsieur le préfet jugera peut-être que c’est un motif suffisant pour les suspendre momentanément. », Arch. dép. Seine-Maritime, 1 M 76

Le Conseil municipal du 20 juin 1830 accepte le legs de Mme Saint Gervais de Rouen de 1000 Francs en faveur des pauvres des paroisses dans lesquelles elle possédait des biens. L’Ordonnance du Roi du 26 avril 1831, autorise l’acceptation du Legs de 1000 francs fait aux pauvres de Mesnil-Verclive, Noyon le Sec, Boisemont et Puchay (Eure), et de Grand Couronne, le Nouvelle et Hautot sur Seine (Seine Inférieure), par Mme veuve Carrey de Saint Gervais.

Discours du Baron Louis Lézurier de la Martel du 18 septembre 1831 :

M.M. les Electeurs Communaux, nous sommes réunis pour l’exercice d’un droit fort important.

Pour ceux à qui doit à l’avenir être confié le soin des intérêts de la commune, les fonctions de l’administration dont j’ai été le chef plusieurs années expirent, et nous rentrons tous dans la classe commune, en recevant nos adieux. Recevez aussi l’assurance de la sollicitude, qui nous a toujours animés pour le bien être de tous, et nous allons en partant appeler votre attention sur la situation dans laquelle nous laissons la commune.

Il y a peu d’années encore, dans la classe de celles dont l’étendue et la population étaient au dernier degré, elle était menacée d’être réunie aux communes voisines et de perdre entièrement son existence ; un hameau qui semblait placé exprès par la nature pour faire partie de la commune de Hautot en était distrait, il a demandé à nous être réuni, toutes les enquêtes légales et administratives ont été faites, son vœu a été constaté dans toutes les formes et nous avons reçu les habitants du Rouage à bras ouverts, nous les voyons avec plaisir faire partie de cette réunion, nous les voyons avec plaisir représentés dans le conseil municipal et nos avons ensemble consolidé une existence qui maintenant devient inébranlable ; notre population qui ne s’élevait pas à plus de 168 habitants s’élève à présent à plus de 300.

Nous sommes constitués en miniature comme les plus grandes communes, nous avons notre Etat-civil dont les registres sont depuis nombre d’années tenus avec une régularité et une exactitude qui jamais n’ont permis la moindre contestation, point très important, M.M., pour le repos et la tranquillité des familles, car, quoi de plus essentiel que de constater l’entrée et la sortie de la vie, et les alliances qui auront été formées pendant sa durée.

Nous avons conservé ce triste champ dans lequel reposent les restes de ce qui nous fut cher, la terre bénite s’est ouverte pour les recevoir, ma chapelle vous est offerte à toute heure pour que vous puissiez y offrir au Seigneur, vos prières et vos douleurs, et le clergé de l’église de Sahurs à laquelle nous avons été réunie, ne nous a jamais refusé son assistance.

Une école primaire a été fondée et les enfants ne sont plus obligés d’aller au loin, bravant l’intempérie des saisons et des frimas chercher une instruction indispensable pour obtenir du succès dans la carrière qu’ils seront appelés à parcourir un jour.

Notre propre force armée est toujours prête à protéger nos personnes et nos propriétés, et un garde champêtre est chargé de constater, d’arrêter les délits, fruits bien souvent d’une simple imprévoyance.

Un communal était resté indivis entre nous et la commune de Sahurs, elle a demandé qu’il fut partagé, l’arpentage en a été fait en présence du Maire et d’une commission du conseil municipal, le nombre des feux y ayant droit a été constaté et la commune n’a pas lieu de se plaindre du lot qui lui a été concédé.

Telle est la situation de la commune de Hautot et sa prospérité semble s’être accrue en même temps que sa consistance, bien loin de voir dans d’autres pays moins heureux, des maisons abandonnées et sans habitants, nous voyons chaque jour de nouvelles demeures s’élever, saines, commodes et d’un aspect agréable, indice incontestable du bon ordre, de l’intelligence, de l’industrie des habitants.  

C’est dans cet état que nous vous rendons la commune dont l’administration nous a été confiée ; aucune discussion fâcheuse ne s’est élevée entre nous et des voisins, qui comme nous désirent la paix et la bonne intelligence, elle n’est engagée dans aucune contestation dont l’issue pourrait être incertaine.

Vous tous chers habitants vivez ensemble dans une paix profonde, et si quelque nuage s’élevait entre vous, il serait bientôt dissipé s’il en restait quelques vestiges, c’est aujourd’hui, c’est dans ce lieu même qu’il disparaîtrait entièrement, c’est ici que nous devons oublier tout ressentiment, ne chercher autour de nous que l’homme qui mérite notre confiance, qui joint à un cœur droit, un esprit conciliant, qui joint à la connaissance des affaires la confiance sans laquelle la vie est un supplice, et l’administration une chose impossible, tels sont les hommes que vous allez choisir, tels sont ceux qui vous nous succéder, et le succès de vos choix est le dernier vœu que nous formions à la fin de notre carrière administrative.

Classification des chemins communaux lors du conseil municipal du 9 février 1833 :

Chemin n°1 de grand communication entre Val de la Haye et Sahurs passant par la côte du Puits (1692m), Chemin n°2 Route Quemine ou chemin neuf du château aux pâtures communales (1258m), Chemin n°3 du Rouage (1172m), Chemin n°4 Route du Mont Miré (910m), Chemin n°5 du Temple (700m), Chemin n°6 rural (516m), Chemin n°7 de la chaussée de la rivière, Chemin n°8 de la Voie Robert (pour moitié avec Sahurs) (1692m), Chemin n°9 sentier de la croix blanche (pour moitié avec Sahurs) (250m), Chemin n°10 sente du fossé ou traversaine (580m), Chemin n°11 sentier du Mont Miré, Chemin n°12 chemin d’exploitation partant du bois Sainte Vaubourg (160m) jusqu’au chemin n°4.

Il est membre résidant de l’Académie de Rouen depuis le 21 décembre 1808. Il est l’auteur de mémoires relatifs à l’histoire ancienne et moderne, à la géographie, à l’astronomie ainsi que des morceaux de littérature proprement dire, on lui doit des traductions d’auteurs allemands, anglais et italiens.

Rattachement de l’Ecole Primaire d’Hautot à celle de Sahurs :

Suite à la réunion de l’école primaire d’Hautot sur Seine à celle de Sahurs, le Conseil municipal fixe lors de la séance du 9 mai 1834 sa participation aux frais scolaires de Sahurs pour 40 Francs l’année.

Château d’Hautot-sur-Seine en 1834 dessiné par Polyclès Langlois.

Collection de la famille Michon.

L’obtention d’un accès à la Seine (1836-1839) :

Le 10 juillet 1836 le Conseil municipal délibère sur la nécessité d’une chaussée vers la Seine, réclamation fondée sur une usurpation qui aurait eu lieu en 1772. Le 11 septembre 1836 le Conseil adopte les conclusions du rapport pour l’établissement d’une chaussée à la rivière traversant la prairie de Monsieur de Bonneval en prolongement du chemin vicinal avec le plan de financement détaillé des travaux. Le 10 mai 1838 délibère à nouveau pour obtenir un accès au chemin du hallage et à la Seine à travers la prairie qui empêche l’accès. Le 4 septembre 1838 le Conseil municipal donne son accord pour traiter avec le Comte Oscar de Bonneval du terrain nécessaire à la prolongation de la Chaussée vers la Seine. Le Conseil municipal du 23 septembre 1839 fait état de la fin des travaux de la Chaussée qui mène à la Seine, que la Commune désirait depuis longtemps.

Lors du Conseil Municipal du 6 mai 1838, il est évoqué le décès à l’âge de 88 ans du doyen du conseil Jacques FORTEL, né à Rouen, domicilié à Hautot depuis 40 ans, commandant de la garde nationale en 1810. Le 8 juin 1840 Noël Denis LESOURD est élu en remplacement de Jacques FORTEL.

Sa mémoire est perpétuée à Rouen par une rue, ouverte en 1844, au faubourg Cauchoise, et en forêt de Roumare par un carrefour.

Son nom, son titre et sa fortune ont été relevés sous le second Empire par les Fizeaux, dont les Michon deviendront légataires universels. Sa santé n’avait encore souffert aucune altération lorsque Lézurier se sentit atteint, à son réveil, le mercredi 21 janvier 1852, d’une paralysie de la vessie qui l’enleva le troisième jour, en pleine connaissance. Il fut enterré à Hautot.

Acte de décès de Louis-Geneviève Lézurier du Val de la Haye :

Du vingt quatrième jour du mois de janvier, l’an mil huit cent cinquante deux, à dix heures du matin, Acte de Décès de Louis-Geneviève Lézurier, Baron de la Martel, propriétaire vivant de son revenu, âgé de quatre vingt six ans et demi, né en la ville de Rouen, Département de la Seine Inférieure, le vingt cinq mai mil sept cent soixante cinq, est décédé d‘hier, â sept heures du soir, au domicile de Mme veuve Fizeaux de la Martel, sa fille, avec laquelle il habitait en cette commune, fils de feu Pierre Louis Lézurier et de Anne Françoise Lebouvier, aussi décédée, et veuf de Constance Delapierre. Sur la déclaration à nous faite par Messieurs, Prosper-Raoul Fizeaux, licencié en droit, âgé de vingt six ans, petit fils du défunt, et de Louis-Antoine Bleuze, jardinier, âgé de quarante huit ans, ami, tous deux demeurant en cette commune. Lesquels ont signé, après lecture faite, le présent acte, qui a été fait double et constaté suivant la loi, par nous Maire de la Commune susdite, remplissant les fonctions d’officier public de l’état-civil. Bleuze, Raoul Fizeaux, Le Maire P. Guérin.

Journal de Rouen du 25 janvier 1852 :

Dans la nuit du 23 au 24 courant, est décédé M. Lézurier de la Martel, à l'âge de 88 ans ancien maire de Rouen. L'inhumation aura lieu demain à Hautot sur Seine.

Extrait de la notice nécrologique de l’Académie de Rouen :

Ce fut un deuil général dans les deux communes d’Hautot et du Val-de-la-Haye et même aux environs ; dès le matin du 26 janvier, un long cortège d’habitants éplorés, précédés du clergé des deux communes, auquel était venu se joindre celui du Grand-Couronne, suivaient un cercueil porté par les frères de charité de cette dernière commune ; chacun exprimait ses regrets d’une voie émue et rappelait les vertus, les bienfaits du vieillard enlevé trop tôt à l’amour, la vénération d’une population reconnaissante. Le convoi s’arrêta à sa maison, et se grossit bientôt d’habitants de Rouen, amenés par un bateau à vapeur frété exprès : c’étaient des amis, des confrères du défunt, des membres du Conseil municipal, de la Chambre de commerce, de la Commission des hospices, de la Société libre de l’industrie et du commerce, auxquels s’était joint M. Ernest Le Roy, Préfet du département, pour donner un témoignage d’estime à la mémoire d’un homme qui avait si bien mérité de son pays.

Après une grand’messe chantée solennellement dans la chapelle du château d’Hautot par le clergé d’Hautot sur Seine, Val de la Haye et Grand-Couronne, le corps fut déposé à peu de distance de l’église dans le tombeau de famille, où reposait déjà Mme de La Martel, Mr Lefort maire du Grand-Couronne a retracé les principaux traits de la vie du grand-père de sa femme ; Mr Alphonse Cordier vice-président de la Société libre du commerce, a été l’organe de sa Compagnie et Mr Nepveur, au nom de la Commission des Hospices et du Conseil municipal de Rouen, a rendu hommage au défunt dans un discours chaleureux qui commençait ainsi : « On l’a dit avec raison, la mort d’un homme de bien est une calamité publique ; jamais peut être cette vérité n’a été mieux sentie que dans ce jour de douleur qui nous réunit autour de la tombe de Mr Lézurier baron de la Martel ». Les derniers mots qu’a prononcés Mr Nepveur sont : « Adieu, homme vertueux, vous êtes maintenant en possession d’une gloire impérissable, car vous êtes dans le Ciel ! ».

Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 06:38

Charles Dominique MAZIER (28/07/1781 - 02/01/1867)

7ème Maire de Hautot sur Seine du 6 septembre 1841 au 15 février 1844. Il n’a pas d’adjoint pendant son mandat.

Lors  du Conseil municipal du 15 novembre 1840 Charles Dominique MAZIER nommé Maire par le Préfet le 28 octobre 1840 refuse de prêter serment. Le nouveau conseil est installé avec pour adjoint Pierre Félix POULLARD. Lors du Conseil Municipal du 6 septembre 1841, Charles Dominique MAZIER est installé comme Maire suite à sa nomination par le Préfet le 29 août 1841, il n’y a pas de nouvel nomination d’Adjoint. A partir du Conseil Municipal du 26 décembre 1841 les comptes rendus font part d’un désaccord entre les conseillers et le Maire sur la confection du budget et sur ce qui est reproché à l’ancien Maire LEZURIER DE LA MARTEL à propos de la vente du bois de la nouvelle chaussée et à propos du cimetière.

Lors du Conseil Municipal du 12 septembre 1843 le Maire Charles Dominique MAZIER installe le nouveau conseil, suite à la lettre du Préfet du 29 août 1843, alors qu’il n’est pas réélu comme conseiller.

Pendant l’intermède de 1843-1844, Pierre-Félix POULLARD (1766-1848), conseiller municipal, fait fonction d’officier d’Etat civil.

Journal de Rouen du 11 décembre 1843 :

En 1841, le sieur Mazier fut nommé maire de la commune de Hautot-sur-Seine, canton de Grand-Couronne, mais le préfet ne jugea pas convenable de lui donner un adjoint. Son administration fut tellement déplorable et si contraire aux intérêts de la commune, que le conseil municipal, à l'unanimité, lui refusa bientôt son concours, et pria plusieurs fois M. le préfet de dissoudre le conseil, afin que les électeurs de la commune pussent se prononcer entre le maire et les conseillers municipaux. Le préfet ne répondit pas à cette demande.

Mais ce que l'administration n'avait pas voulu accorder de bonne grâce fut enfin amené par la force des choses et le cours naturel des institutions. Le 23 juillet dernier, les électeurs furent convoqués, en vertu de la loi municipale, pour renouveler la moitié du conseil. Le maire était du nombre des conseillers sortants ; il ne fut pas réélu.

La commune s'en croyait donc bien et dûment débarrassée ; mais elle avait compté sans M. le préfet, sans l'esprit gouvernemental de l'époque, qui semble avoir fait la gageure de mettre aux abois la puissance municipale. Quel ne fut donc pas l'étonnement des habitants de la commune, lorsque, le 3 septembre, ils virent l'ancien maire, muni de pouvoirs spéciaux du préfet, procéder a l'installation du nouveau conseil municipal ?

Le fait, ne dût-il être que temporaire et accidentel, aurait été assez difficile déjà à justifier au point de vue de la légalité. Mais ce qu'il y a de plus fort, c'est que, depuis l'époque d'installation, l'ancien maire, qui n’est plus conseiller municipal, n'a cessé d'administrer la commune.

Ainsi, tandis qu'un intrus, sous le bon plaisir de M. le préfet administre la commune et dispose de ses archives, le conseil municipal, légalement nommé et dans lequel réside, par la vacance réelle d'une première magistrature, le pouvoir exécutif et administratif de la commune; le conseil, disons-nous, n’est consulté en rien, et les sessions d'août et de septembre se passent sans qu'il soit convoqué; le tout en violation des clauses les plus positives de la loi.

Parce que cette commune est une des plus petites du département, que son conseil municipal, composé de cultivateurs et d'artisans, est hors d'état de lutter d'adresse avec les bureaux de la préfecture, s'en suit-il que M. le préfet puisse violer à son égard la loi qui est égale pour tous, et qu'il est chargé de faire respecter par les citoyens en la respectant lui-même ?

 

Il est né à Hautot sur Seine le 28 juillet 1781, il est le fils de Jacques MAZIER (1744-1825) et de Clotilde PICARD (1743-1814). C’est le boulanger du village. 

 

 

Il épouse successivement le 5 mai 1807 à Hautot-sur- Seine, Catherine Suzanne LECOMTE (1776-1808), fille de Charles Lecomte (Maire de 1790 à 1793), le 5 juin 1810 au Val de la Haye, Honorine Sophie LEFRANCOIS (1786-1816), le 9 septembre 1823 à Sahurs, Marie Louise Victoire LEBOUCHER (1788-1830), le 11 février 1834 au Val de la Haye, Prudence Euphrosine LELOUP (1789-1857), il est alors cultivateur. Il se remarie le 10 février 1859 à Hautot-sur-Seine avec Henriette Elisabeth LIESSE (1830-1881). Il est père une dernière fois à l’âge de 78 ans le 10 mars 1859 de Dominique Désiré MAZIER (adjoint au Maire de 1891 à 1896).

Il décède à Hautot-sur-Seine le 2 janvier 1867. Il a été enterré à droite de la porte d’entrée de la chapelle d’Hautot-sur-Seine.

Photographies de la tombe de Charles Dominique MAZIER de 2021

Les tombes de la Veuve MAZIER et de Désiré HERLIN au cimetière d'Hautot sur Seine

Les tombes de la Veuve MAZIER et de Désiré HERLIN au cimetière d'Hautot sur Seine

La veuve MAZIER et son concubin Désiré HERLIN périrent brulés dans leur maison voisine de l’ancien presbytère le 8 juillet 1881, la cause du décès n’est pas mentionnée dans le registre d’état civil, et un autre acte d'état civil a été inséré entre les deux actes de décès.

Pierre LEMOINE (02/03/1784 - 20/08/1862)

8ème Maire de Hautot sur Seine du 15 février 1844 au 22 novembre 1846. Il a pour Adjoint Théodore LEMARCHAND (1794-1866). Pierre-Augustin LEMOINE est né à Trois Pierre. En 1833 il fait l’acquisition d’une ferme à Hautot sur Seine (Journal de Rouen du 19/07/1833).

Lors du Conseil Municipal du 15 février 1844 Pierre LEMOINE est installé comme Maire suite à sa nomination du 2 février par le Préfet. Un inventaire des objets communaux en possession de l’ancien Maire Charles Dominique MAZIER est fait, il manque l’acte d’acquisition du terrain de la Chaussée.

Création du nouveau cimetière sur le terrain de la sapinette :

Le Conseil municipal du 10 novembre 1844 décide d’établir un cimetière communal sur le terrain de la Sapinette. Une portion de 2056 m² est vendue et un emprunt de 1000 Francs est contracté pour financer le mur d’enceinte. Le Conseil municipal du 9 novembre 1845 décide l’érection d’une croix avant de le consacrer à la sépulture des habitants.

Création d’un débarcadère pour bénéficier de l’arrêt des bateaux à vapeur :

Lors de Conseil municipal du 9 novembre 1845 le Maire annonce que l’établissement d’un débarcadère au bout de la chaussée de Hautot sur Seine demandée par le Conseil municipal dans sa séance du mois de mai dernier est autorisée, le Maire propose au conseil de voter une somme de cinquante francs pour être employée à l’établissement dudit débarcadère et le lancement d’une souscription de plusieurs habitants.

Pierre Augustin LEMOINE décède le 20 août 1862, il est enterré dans le nouveau cimetière. 

Texte de la concession perpétuelle du 20 janvier 1863 : 

L’an mil huit cent soixante trois, le vingt janvier, nous Louis Adrien DUMENIL, Maire de la commune de Hautot sur Seine, agissant en vertu de la délibération du Conseil municipal en date du 21 septembre 1862, sur les concessions de terrain dans le cimetière communal, approuvée par arrêté de M. le Sénateur-Préfet le 25 octobre suivant, avons concédé à M. Eugène Pierre LEMOINE, négociant demeurant à Rouen, rue Percière n°15 et 17 une portion de terrain dans le cimetière de la dite commune de six mètres carrés à droite de la croix pour y placer la sépulture de M. Pierre Augustin LEMOINE, son père, décédé en cette commune le vingt août dernier. Cette concession est faite à perpétuité à partir de ce jour et à la charge par M. LEMOINE de verser aussitôt après l’approbation de M. le Sénateur-Préfet, 1° la somme de quatre cents francs à la caisse du receveur municipal, 2° celle de deux cent francs à la même caisse pour les pauvres, de payer en outre tous les frais relatifs à la dite concession et de se conformer à toutes les dispositions générales du règlement municipal susvisé ce que M. LEMOINE accepte. Fait double à Hautot sur Seine les jours mois et an que dessus. Le Maire DUMENIL.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1840 à 1902
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1840 à 1902

Louis Adrien DUMENIL (07/05/1796 - 07/02/1881)

9ème Maire de Hautot sur Seine du 22 novembre 1846 au 11 mai 1866. Il a pour Adjoint Théodore LEMARCHAND (1794-1866) de 1846 à 1853 et Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER (1801-1873) de 1855 à 1866. Il est né le 18 floréal an IV (7 mai 1796) à Hautot sur Seine. Son père Adrien DUMENIL a été Maire de Hautot sur Seine de 1806 à 1808. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 253 habitants en 1846 à 187 habitants en 1866.

Proclamation de la République :

Le 16 mars 1848 le Conseil municipal pénétré des grands sentiments qui animent le gouvernement provisoire, qui a proclamé la République, à l’unanimité adhère franchement et loyalement à ce gouvernement comme étant le seul qui convienne à la France. Le 13 août 1848 le Maire et l’Adjoint sont réélus par le nouveau Conseil municipal. Le 31 décembre 1848 le Conseil municipal accepte le don des drapeaux offerts par l’Assemblée Nationale.

Le Conseil Municipal du 20 juillet 1851 donne son avis sur une pétition demandant aux communes de Sahurs et d’Hautot la création d’une école de fille.

La crise municipale de 1853 :

Lors du Conseil Municipal du 21 août 1853 l’Adjoint Théodore LEMARCHAND et 4 autres conseillers municipaux, sortent de la Mairie et refusent de délibérer. Ces démissions font suite à des désaccords sur le traitement du litige concernant un terrain situé devant le portail de la propriété MAULERY chemin du Mont Miré et du vote d’une rétribution à la religieuse de Sahurs pour l’instruction qu’elle donne aux enfants de sexe féminin de la commune d’Hautot. Les élections qui ont lieu en novembre permettent l’arrivée de cinq nouveaux conseillers remplaçant les démissionnaires.

Retranscription le 08/06/1855 du décès de Henri Romain LEQUESNE soldat de 1ère classe (Armée d’Orient) décédé à l’hôpital temporaire de Francka n°2 (Turquie d’Europe) en août 1854 :

Armée d’Orient - Hôpital temporaire de Francka n°2 (Turquie d’Europe)

Du registre des décès dudit hôpital a été extrait ce qui suit : Le sieur LEQUESNE Henri Romain, soldat de première classe à la cinquante et unième compagnie du troisième régiment d’infanterie de marine immatriculé sous le n°20736, né le vingt deux octobre mil huit cent trente et un à Sahurs, canton de Grand Couronne, département de la Seine Inférieure, fils de Jean et de Clotilde Françoise QUESTEL, est entré au dit hôpital le quatre du mois d’août de l’an mil huit cent trente quatre et y est décédé le douze du même mois à cinq heures du soir, par suite de diarrhée. Je soussigné officier d’administration comptable dudit hôpital, certifie le présent extrait véritable et conforme au registre des décès dudit hôpital, fait à Francka n°2 le douze août mil huit cent cinquante quatre. Signé BUFFETEAU. Nous sous-intendant militaire chargé de la police de l’hôpital de Francka n°2 certifions que la signature ci-dessus est celle de Mr BUFFETEAU, adjt.  en V., comptable et que foi doit y être ajoutée. Fait à Varna le 12 du mois d’août 1854. Signature illisible. Le présent extrait transcrit conformément à l’article 98 du Code Napoléon, par nous Maire, officier public de l’état civil de la commune de Hautot sur Seine, le huit juin mil huit cent cinquante cinq. DUMENIL.

Chemin de grande circulation n°51:

En 1859 le Conseil municipal valide le tracé du chemin de grande circulation n°51 de la colonne commémorative de la translation des cendres de l’Empereur Napoléon à Val de la Haye, via le chemin de halage jusqu’au mur du Clos de la Vigne et les bâtiments de Mme Fizeaux de la Martel.

La campagne d’Italie de 1859 et l’armistice de Villafranca :

Lors de sa séance du 12 août 1859 le Conseil municipal vote à l’unanimité une adresse à Sa Majesté l’Empereur à l’occasion des victoires qu’il a remporté en Italie, il prie M. le Maire de bien vouloir la transmettre à M. le Préfet : « Sire, à votre départ pour l’Italie, nous avons adressé à la Providence des prières pour le succès de vos armes, pendant le combat, nous avons admiré le Commandant en chef sur les champs de bataille de Magenta et de Solférino, vos vaillants soldats vous ont rappelé ces braves guerriers qui ont combattu avec tant de courage, guidés par Napoléon Ier. Après plusieurs victoires remportées dans l’espace de deux mois, nous avons appris avec la plus grande joie que vous avez fait la paix avec l’Empereur d’Autriche. Cette paix portera ses fruits. Les habitants de nos campagnes sont heureux aujourd’hui d’adresser à Dieu des prières d’actions de grâces pour le remercier d’avoir mis fin à une guerre qui, sans votre générosité, aurait pu se prolonger plus longtemps. Le Conseil municipal de Hautot sur Seine vous prie, Sire, de bien vouloir transmettre à Sa Majesté l’Impératrice et au prince Impérial, les vœux qu’il forme pour que la Providence leur accorde des jours longs et heureux. »

 

 

 

 

 

Mort de Louis Duménil (1819-1860) :

Le 12 octobre 1860 Louis Duménil, né en la commune de Hautot sur Seine le 4 septembre 1819 à Hautot sur Seine,  médecin à Croisset section de la commune Canteleu et célibataire, décède en son domicile à l’âge 41 ans. Son frère Louis-Adrien Maire d’Hautot le fait enterrer dans l’ancien cimetière de la paroisse.

 

Mort du Comte d’Auffay à Hautot-sur-Seine le 13 novembre 1861 :

Le 13/11/1861 décès à Hautot sur Seine de Alfred Laurent Joseph Le Poulletier Comte d’Auffay âgé de 53 ans né à Rouen le 06/07/1808 propriétaire demeurant à Paris rue de Beaune 14, fils de Marie Laurent Le Poulletier comte d’Auffay décédé et Claudine Marthe Arnois de Captot demeurant à Rouen rue de l’Ecole n°4, époux de Marie Constance de la Motte Ango de Flers âgée de 41 ans demeurant à Paris, où ils se sont mariés le 23/04/1839, les témoins sont ses deux beau-frère.

Alfred-Laurent-Joseph Le Poultier, comte d'Auffay (1808-1861) a été page de la duchesse de Berry jusqu'à la Révolution de juillet. Alors il se consacre tout entier aux lettres et à la bibliophilie. Le comte Alfred d’Auffay, bibliophile distingué, possède l’une des plus rares et des plus curieuses collections normandes. Le catalogue de sa bibliothèque est paru en 1863 à Paris chez L. Potier. Le Comte d’Auffay habitait le manoir des Farceaux.

 

http://histoire-bibliophilie.blogspot.com/2019/08/le-comte-alfred-dauffay-1808-1861.html

 

Construction de la Mairie d’Hautot sur Seine :

Le Conseil municipal du 19 juillet 1862 donne son accord  pour la construction d’une Mairie sur un terrain cédé par Mme Fizeaux de la Martel situé sur la parcelle A 157 de 220 m² (jusque là les archives sont chez le Maire, élections et réunions se déroulent à son domicile). La conception est de l'architecte Barthélémy fils. Le bâtiment a été édifié par l'entrepreneur Mouchard de Sahurs pour 1886,65 Francs. La municipalité pensait pouvoir y adjoindre deux ailes pour y accueillir les écoles de filles et de garçons. La prise de possession s’est faite lors du Conseil municipal du 27 mai 1863.

 

Le legs de Mme Fizeaux de la Martel :

Le 30 octobre 1862 Madame Fizeaux de La Martel décède le 30 octobre 1862 au Val de la Haye. Le 20 décembre 1862 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine accepte le legs de Mme Fizeaux de la Martel constitué de la chapelle privée avec ses ornements, du cimetière, le clos sous la vigne centenaire (96 ares, 65 centiares) en réservant la jouissance aux descendants en ligne directe, ainsi qu’une rente pour célébrer une messe.

Le Conseil Municipal du 29 mars 1865 décide de l’aliénation du chemin rural n°12, partant du bois Sainte-Vaubourg jusqu’au chemin n°4, de 130 mètres de long et 4 mètres large sans issue aux propriétaires des deux côtés.

Lors du Conseil municipal du 16 mai 1866, le Maire Louis DUMENIL annonce sa démission suite à l’infirmité qui lui est survenue et informe le Conseil que par arrêté du 11 mai 1866 le Préfet a nommé Germain PIERRE-SEREVILLE en son remplacement. Il décède à Hautot sur Seine le 7 février 1881.

Germain PIERRE-SEREVILLE (04/03/1796 - 29/06/1880)

10ème Maire de Hautot sur Seine du 11 mai 1866 au 29 juin 1880. Il a pour Adjoint Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER (1801-1873) de 1866 à 1873 et Pierre BOIMARE (1804-1890) de 1874 à 1880. Il est né le 14 ventôse an IV à Chartres. Il épouse le 6 juin 1825 à Rouen Céleste Honorine BROHY (1804-1869). Il est juge au tribunal civil de première instance de Rouen.

 

Entrée en jouissance du legs Fizeaux de la Martel :

Le Conseil municipal  délibère le 12 mai 1867 au sujet du legs Fizeaux de la Martel suite à la vente du château d’Hautot le 17 mai 1866 au Conseiller Bataille,  pour rentrer en possession et jouissance du legs (chapelle avec les ornements, cimetière, le clos (dit Filasse de 90 ares) et une rente, et mettre fin à l’usufruit de la chapelle, des clés d’accès sont donnés à la famille.

 

Chemin de grande circulation n°51 :

Le Conseil municipal du 14 avril 1868 valide le projet l’établissement du chemin de grande communication n°51, de la Mairie au chemin de Hallage allant au Val de la Haye.

Lettre de Gustave Flaubert à Caroline Commanville de juin 1869 : Hautot

La mère Séréville dévisse son billard et les Censier se sont établis dans sa maison de campagne à Hautot. Il y a eu, l’été dernier, querelle de voisins entre le père Séréville et mon ami Bataille. De là, calomnies dudit Séréville à l’endroit de Bataille, qu’il a taché de faire passer pour ruiné, pour vouloir vendre son castel, etc

 

Le Maire, veuf le 25 juin 1869, a son patronyme corrigé par jugement :

Le jugement du 8 septembre 1869 du tribunal de première instance de Chartres a ordonné que son acte de naissance soit rectifié en ce sens que les mots ‘de Borville' seront ajoutés et prendront place après le nom Pierre et avant le surnom Séréville, lequel surnom a été pris par son père antérieurement aux lois du 6 fructidor an II et du 11 germinal an XI : Germain Théodore PIERRE DE BORVILLE DE SÉRÉVILLE

 

La guerre de 1870-1871 :

Le 19 juillet 1870, l’Empire français déclare la guerre au royaume de Prusse. Le 2 septembre 1870, à Sedan, l'Empereur des Français Napoléon III capitule. La capitulation provoque la proclamation de la République, le 4 septembre 1870. Un gouvernement provisoire est aussitôt créé. Les prussiens entrent dans Rouen le 5 décembre 1870. Les hostilités prennent fin le 28 janvier 1871 avec la signature d’un armistice. En février 1871, la commune qui est en territoire occupé reçoit une notification pour le versement aux mains du colonel prussien, de la somme de 4 675 Francs, soit 25 Francs par habitant, le Conseil municipal décide de voter un emprunt du même montant, les habitants étant dans l’impossibilité de contribuer.

 

Réaction du Conseil Municipal à la Commune de Paris :

Le 16 avril 1871 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine, profondément attristé et indigné de l’anarchie qui règne à Paris et des attaques contre le gouvernement de la France issu du suffrage universel, proteste de toute son énergie contre les tentatives abominables qui empêchent le retour de la tranquillité publique et du travail qui seul peut sauver la France. Il affirme son dévouement à l’assemblée nationale et au chef du pouvoir exécutif.

La souscription pour obtenir la libération des armées allemandes :

Le Conseil municipal du 18 mars1872 décide de participer à la souscription pour obtenir la libération des armées allemandes. Les principaux imposables sont MM le Marquis de Bonneval, Fizeaux de la Martel, Bataille et Barré. En novembre 1873, l’Etat la contribution de guerre, d’un montant de 1792,08 Francs, payée aux allemands.

L’Adjoint Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER décède le 1er mai 1873 à l’âge de 71 ans. Les élections municipales fixées au mois d’avril 1874 sont reportées à l’automne. Pierre BOIMARE devient le nouvel Adjoint le 30 décembre 1874 lors de l’installation de la nouvelle municipalité.

Lettre de Gustave Flaubert à Caroline Commanville du 7 août 1876 : potins de la rive

Mon ami Bataille, ennuyé des calomnies de Mossieu Séréville, l'a menacé (sur le bateau de la Bouille, & devant l'élite) de lui flanquer une gifle de Marengo en plein groin et le « vénérable vieillard », qui est une canaille, s'est tenu coi.

Création du bureau de bienfaisance d’Hautot sur Seine :

Lors de sa séance du 21 février 1878 le Conseil émet le vœu qu’un bureau de bienfaisance soit constitué dans la commune. Ce bureau de bienfaisance deviendra en 1953 bureau d’aide sociale (BAS) puis centre communal d'action sociale (CCAS) en 1986.

Legs de Prosper-Raoul Fizeaux de la Martel (1823-1879) :

Prosper-Raoul Fizeaux de la Martel, maire du Val de la Haye depuis 1860, décède le 26 janvier 1879 à Paris. Le Conseil municipal se réunit le 7 août 1879 pour lire le testament de Mr Fizeaux de la Martel en date du 12 décembre 1878 léguant la maison occupée par Mr LEQUESNE avec usufruit à son épouse. Le Conseil approuve le legs, il s’agit de l’ancien presbytère.

Le Conseil Municipal rend hommage au Maire lors de sa séance du 16 octobre 1879 :

Mr Pierre SEREVILLE informe le conseil municipal qu’à cause de son âge, il vient de vendre sa propriété de Hautot pour se retirer désormais à Rouen (il se retire momentanément de la séance). Le Conseil lui offre à l’unanimité ses profonds regrets pour cette fâcheuse détermination et le prie de conserver néanmoins ses fonctions de Maire de Hautot qu’il a remplies jusqu’ici à la satisfaction générale et d’une manière si avantageuse pour tous les indigents auxquels ses secours n’ont jamais fait défaut. Il a marché en cela sur les traces de sa digne épouse, Mme Séréville, qui aussi ne trouvait aucun bonheur qu’à soulager les infortunes. Elle laissa même après elle un souvenir de sa générosité à leur égard.

Le 29 juin 1880 Germain PIERRE-SEREVILLE décède à Rouen. Le Conseil municipal se réuni spontanément le 19 juillet 1880 et décide à l’unanimité de faire célébrer un service pour le repos de son âme. L’Adjoint Pierre BOIMARE va faire fonction de Maire jusqu’en janvier 1881.

Acte de décès de Germain PIERRE-SEREVILLE à Rouen le 30/06/1880 :

Du trente juin mil huit cent quatre vingt, à une après midi, Acte de décès de Germain Théodore Pierre de Borville Séréville, juge honoraire au Tribunal Civil de première instance de Rouen et Maire de la commune de Hautot-sur-Seine, de cet arrondissement, décédé hier à six heures et demie du soir, en son domicile rue d’Harcourt, n°1, âgé de quatre vingt quatre ans, né à Chartres Eure et Loir le quatre mars mil sept cent quatre vingt seize, fils de feu Germain Charles Augustin Pierre de Borville-Séréville et de feue Marie Madeleine Julie Bouchard, veuf de Céleste Honorine Brohy, décédée à Rouen le vingt cinq juin mil huit cent soixante neuf. Constaté par nous adjoint au Maire de Rouen, officier de l’Etat Civil délégué sur la déclaration des sieurs Gustave Albert Heuzey, âgé de quarante six ans, négociant rue Jeanne d’Arc n°31 et Louis Henry Deshayes, âgé de trente trois ans, courtier maritime, même rue n°43, neveux du défunt auquel acte fait double, ils ont signé avec nous lecture faite.

Hippolyte POULLARD (17/12/1833 - 26/05/1902)

11ème Maire de Hautot sur Seine du 24 janvier 1881 au 26 mai 1902. Il a pour Adjoints successifs Noël Joseph CAPRON (1817-1891) de 1881 à 1891, Désiré MAZIER (1859-1937) de 1891 à 1896 et Charles CAPRON (1824-1902) de 1896 à 1902. Il est né le 17 décembre 1833 à Sahurs. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 197 habitants en 1881 à 169 habitants en 1901.

 

Agrandissement du cimetière :

Le Conseil municipal, lors de sa séance du 22 juin 1882  décide de l’agrandissement du cimetière sur 650 m² portant sa surface à 1200 m² et de la reconstruction des murs.

Différent avec le Conseil de la Fabrique de Sahurs qui gère la paroisse :

Le 24 août 1882 le Conseil municipal donne un avis unanime pour que la Chapelle de Hautot soit maintenue dans la situation actuelle, c'est-à-dire que les services du culte y soient continué comme précédemment. La demande du Conseil de Fabrique de Sahurs est rejetée. Lors de la séance du 8 février 1883, à propos de l’affaire de la demande du Conseil de la Fabrique de Sahurs, le Maire Hippolyte POULLARD déclare « DE TOUS TEMPS LA COMMUNE DE HAUTOT A ETE JALOUSE DE SON AUTONOMIE QU’ELLE DESIRE CONSERVER ».

La loi municipale du 5 avril 1884 :

5 avril 1884 une loi sur l’organisation municipale, toujours en vigueur, est promulguée 

  • confirmation de l’élection des Maires par les Conseils municipaux
  • inéligibilité des ministres du culte aux fonctions municipales
  • l’attribution d’une clause générale de compétence aux communes
  • la tutelle du préfet, à la fois sur le maire et sur les actes de la commune
  • obligation pour toute commune d'acquérir ou de louer un hôtel-de-ville, mettant fin à la pratique fort répandue de confondre "Mairie" et domicile privé du Maire.

" Le conseil municipal règle, par ses délibérations, les affaires de la commune. "

Le Conseil Municipal du 24 février 1889 accepte la proposition d’installation d’un escalier rive gauche de la Seine au droit du passage d’eau d’Hautot par les Ponts et Chaussées.

Conseil Municipal du 5 mai 1889 pour le centenaire de l’ouverture des Etats Généraux :

Edmond Barré conseiller municipal, déclare qu’en sa qualité de volontaire de 1830 ayant pris part à la journée de Rambouillet offre à la commune, pour être placé dans la salle de séances de la municipalité, un buste de la République. Il est fait une lecture du Cahier des doléances de 1789 qui est recopié dans le registre des délibérations.

Edmond Barré est né le 27/07/1809 à Rouen. C’est un médecin réputé. C’est un franc-maçon faisant partie des Frères de la Persévérance Couronnée (Grand Orient) de 1839 à 1876.

 

Biographie du Docteur Barré parue dans le Journal de Rouen du 13/12/1893 :

Le doyen du corps médical rouennais, le docteur Barré, vient de mourir à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Depuis une quinzaine d’années environ il avait cessé d’exercer la médecine, après une existence des plus actives, des mieux remplies et des plus utiles. Avant même d’avoir obtenu le diplôme de docteur, M. Barré avait donné la mesure du zèle et de l’ardeur infatigable qu’il ne devait cesser de déployer ensuite pendant le cours de sa longue carrière médicale. En 1832, lors de la première et terrible invasion du choléra, interne à Saint Yon, il se fit remarquer par l’intrépidité avec laquelle il se dévoua au traitement des malades entassés dans asile. Reçu docteur en 1833, après avoir, pendant quelque temps, exercé sa profession aux Andelys, il vint se fixer à Rouen, où il ne tarda pas à être apprécié et à acquérir une excellente clientèle. Pendant longtemps il fut attaché aux hôpitaux où il était, à l’Hôtel-Dieu, l’adjoint de son ami le docteur Achille Flaubert. Il fut aussi médecin à l’hôpital Lamauve, de la crèche St-Jean, etc., et, pendant plusieurs années conseiller municipal. Dans toutes ses fonctions, comme dans sa clientèle privée, le docteur Barré se faisait remarquer particulièrement par son ardeur et son dévouement sans bornes ; il laissera, à tous ceux qui le connaissaient bien, le souvenir d’un homme excellent, qui sous des dehors parfois un peu brusques, cachait une grande sensibilité et une inaltérable bonté. Nous ajouterons que le docteur Barré fut, de tout temps au premier rang parmi les républicains, et un des amis intimes de M. Desseaux.

Dessin de Fraipont extrait de « Les environs de Rouen » édité par E. Auge en 1890

Fin de l’usufruit de Mme Fizeaux de la Martel :

Suite au décès de Mme Laure Dupin, veuve Fizeaux de la Martel le 16 février 1891 la commune entre en possession de la maison léguée en 1879 où habite Mr Lequesne. Il s’agit de l’ancien presbytère. Lors de sa séance du 18 juillet 1897 le Conseil municipal délibère sur le legs de Mme Fizeaux de la Martel au profit du Grand Séminaire de Rouen à charge notamment de servir à la commune la rente annuelle et perpétuelle de 100 F acquittée jusqu’en 1891 au décès de l’héritière de la donatrice le 16 février 1891.

Un arrêté est pris le 5 février 1895 concernant la carrière communale d’Hautot-sur-Seine exploitée par la suite jusqu’en 1924 pour de l’extraction de cailloux et de sable.

L’école communale des filles à Sahurs :

A l’occasion de la construction de l’école communale des filles à Sahurs le Conseil municipal accepte le 6 avril 1901, de verser la participation demandée par Sahurs soit 59 Francs pendant 25 années.

Le 26 mai 1902 Hippolyte Poullard, Maire d’Hautot-sur-Seine en exercice, décède à l’âge de 69 ans.

Journal de Rouen du 28 mai 1902 : inhumation

Mme Hippolyte Poullard, M. et Mme Louis Poullard, M. Georges Poullard et la  famille prient les personnes de leur connaissance qui, par erreur ou par omission, n’auraient pas reçu de lettre de faire part du décès de M. Hippolyte-Louis Poullard, maire de Hautot-sur-Seine, de bien vouloir se considérer comme invitées à assister à son inhumation, qui aura lieu demain jeudi, à l’église de Sahurs. On se réunira au domicile mortuaire, à Hautot-sur-Seine, à 9 heures ½.

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 06:42

Georges POULLARD (24/12/1874 - 06/01/1964)

12ème Maire de Hautot sur Seine du 6 juillet 1902 au 21 mai 1945. Il a pour Adjoints successifs Charles Capron (1824-1902) en 1902, Adolphe Corbran (1853-1928) de 1903 à 1919 et de 1925 à 1928, Moïse Obselin (1883-1966) de 1919 à 1925 et de 1928 à 1929 et Auguste Naudin (1884-1956) de 1929 à 1945. Il est né le 17 décembre 1874 à Hautot sur Seine. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 169 habitants en 1901 à 136 habitants en 1936.

Georges Poullard devient Maire de Hautot sur Seine à l’âge de 27 ans :

Après la mort de son père Hippolyte Poullard Maire en exercice le 26 mai 1902, des élections municipales complémentaires ont lieu et le 6 juillet 1902 le Conseil municipal au complet élit Georges Poullard Maire à l’âge de 27 ans. Le 14 décembre 1902, l’Adjoint Charles Capron décède, de nouvelles élections municipales complémentaires ont lieu et le 24 janvier 1903 Adolphe Corbran est élu Adjoint. Georges Poullard, Maire de Hautot-sur Seine se marie à Sahurs le 24 mars 1903 avec Delphine Lesourd (1878-1963), ils sont le 4 mai 1903 les parents de Georges Poullard (fils).

Par un arrêté du 30 mars 1907, le Maire réglemente les sonneries de la cloche. Le 27 octobre 1907 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère au sujet de l’établissement d’un bureau de poste à Sahurs.  

 

Le Travailleur normand havrais du 25 octobre 1908 : Nouveau Bureau de poste

Un établissement de facteur-receveur des Postes sera mis en activité le 1er novembre prochain à Sahurs. La circonscription postale de ce bureau comprendra les communes de Sahurs, Saint-Pierre-de-Manneville et Hautot-sur-Seine. Les correspondances adressées à des destinataires habitant ces trois communes ne devront plus faire mention des bureaux de postes par lesquels elles étaient précédemment desservies (La Bouille pour Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville, Dieppedalle-Croisset pour Hautot-sur-Seine). Elle devront porter l’indication : par Sahurs.

 

Le 2 mars 1910 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère pour l’installation du service téléphonique à Hautot sur Seine.

Conseil Municipal du 29 mai 1910 : Passage d’eau de Hautot à Grand Couronne.

Le Conseil considérant qu’à la date de ce jour le passeur d’Hautot à Grand-Couronne, lequel est tenu aux termes de son cahier des charges de faire le service régulièrement, a refusé de passer une personne aux heures réglementaires, et que ce fait se répète souvent, émet le vœu que l’Administration prenne les mesures pour assurer ce passage et pour obliger le fermier à faire son service.

 

Journal de Rouen du 11 février 1913 : Hautot-sur Seine - La médaille de 1870 

Deux habitants de cette commune viennent de recevoir la médaille commémorative de la campagne de 1870-1871. Ce sont MM Gustave DUVAL et Emmanuel CALLOUET.

 

Le Conseil municipal du 20 avril 1913 décide de l’achat d’une pompe à incendie fabriquée par Mandelert, rue de la Fayette à Rouen.

On peut de nos jours voir cette pompe à bras au Musée des sapeurs pompiers de Montville.

Le tribut d’Hautot sur Seine pendant la grande guerre de 1914-1918 :

Lors de la séance du Conseil municipal du 22 novembre 1914, le Maire annonce les deux premiers mort au champ d’honneur : Georges Gauquelin, marié et père de famille, tué le 6 septembre 1914 et le Lieutenant Lucien Fauquet tué le 27 octobre 1914, fils de Fernand Fauquet conseiller municipal depuis 1888, manufacturier à Déville et propriétaire à Hautot du manoir du Verdier. Lucien Lemonnier meurt à 20 ans le 1er juin 1916 pendant la bataille de Verdun. Louis Turgis meurt à Douaumont le 30 décembre 1916, un an après la mort de son frère le Sergent Turgis de Sahurs. Deux hautotais meurent dans la campagne d’Orient en 1917. Le fils du garde champêtre André Allais est tué le 17 juillet 1918.

Édification en 1921 du monument aux morts pour la patrie :

Après avoir accordé le 9 janvier 1921 deux concessions à perpétuité au deux soldats enterrés dans le cimetière de la chapelle, le 24 février 1921 le Conseil municipal approuve les plans et le devis du monument aux morts pour la patrie de MM Lesueur avec un délai d’achèvement fixé au 30 avril. Le coût du monument est de 2357,66 Francs.

Journal de Rouen du 9 juin 1921 : Le Monument

L’inauguration du monument élevé à la mémoire des huit enfants de la commune morts pour la France aura lieu le dimanche 19 juin, à 15 heures, avec le concours de la musique de Canteleu.

Les conseillers municipaux de l’entre deux guerres élus en 1919, 1923, 1925, 1929 et 1935 :

La population diminue jusqu’à 132 habitants au recensement de 1926. La commune a des difficultés pour entretenir la Mairie et l’Eglise. Les conseillers municipaux les plus fortunés payent de leur poche les réparations, les prix de fin d’année scolaire et financent le bureau de bienfaisance avec des dons.

Le Conseil municipal modifie les tarifs du cimetière adoptés le 28 septembre 1862 lors de sa séance du 9 juillet 1924.

 

Journal de Rouen du 22 mai 1925 : Election du maire et de l’adjoint

Le conseil municipal composé de MM. Poullard Georges, Naudin Auguste, Fauquet Fernand, Simon Joseph, Gueroult Emile, Corbran Adolphe, de Bonneval Jacques, Richer Georges, Duval Gustave, Obselin Moïse, s’est réuni le 17 mai à 11 heures. M. Georges Poullard, maire, a été réélu par 9 voix sur 10 votants au premier tour de scrutin. M. Adolphe Corbran a été élu adjoint au deuxième tour de scrutin par 6 voix.

 

Le 5 février 1928, le Conseil décide de reprendre à son compte la messe anniversaire du legs Fizeaux de la Martel via l’association diocésaine.

 

Journal de Rouen du 7 novembre 1928 : Anniversaire de l’armistice

Le 11 novembre, réunion des membres de la section de l’U.N.C. A 8h.15, à la mairie, pour se rendre en cortège à l'église, où sera célébrée la messe. A l’issue de l’office, manifestation au monument. A 14 h. à la mairie, vin d’honneur. Le soir, bal dans la salle de M. Obselin.

 

Le 14 avril 1930 la Conseil décide de l’adhésion définitive au syndicat électrique intercommunal de la région de Grand Couronne.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Journal de Rouen du 27 avril 1930 : Concert des Anciens combattants

C’est le dimanche 4 mai, dans la salle de fêtes Obselin, que l’association amicale des Anciens combattants d’Hautot offrira son concert annuel au profit de la caisse de secours. Comme les années précédentes, elle a fait appel aux « Présentations artistiques » (direction Cornu-Lesage), dont les programmes variés et choisis savent toujours conquérir la faveur du public. Après le concert aura lieu le tirage de la loterie, précédemment fixé au 27 avril. Le soir, bal.

 

Journal de Rouen du 14 mai 1930 : U.N.C.

Dimanche dernier la section d’A.C. a donné son concert annuel sous la présidence d’honneur de M. Poullard, maire. Ce concert a obtenu un vif succès. Il a été suivi du tirage de la tombola organisée au profit de la caisse de secours. Les lots peuvent être réclamés chez M. Obselin, débitant. Tout lot non réclamé dans les trois mois, reste acquis à la société.

Journal de Rouen du 5 juillet 1931 : Fête des combattants

Dimanche prochain, les anciens combattants donneront dans la salle Obselin, leur fête annuelle organisée au profit de leur caisse de secours. L’après midi, matinée artistique avec le concours du Groupe Estudiantina qui interprètera « Les Cloches de Corneville » et, le soir,  bal. Ce sera pour les promeneurs l’occasion d’une excursion sur les rives fleuries de la Seine.

Journal de Rouen du 6 juillet 1932 : Fête des Anciens combattants

Dimanche 10 juillet, salle Obselin, les anciens combattants donneront leur fête annuelle, au profit de leur caisse de secours. Matinée artistique par le Groupe Estudiantina.

Au programme : partie concertante par les principaux artistes. L’Asile de Nuit, la fine comédie de Max Maurey et la délicieuse opérette Les Noces de Jeannette.

La chapelle du cimetière d’Hautot-sur-Seine est classée parmi les monuments historiques le 4 mars 1935.

 

Journal de Rouen du 22 mars 1935 : Chapelle du cimetière Un arrêté préfectoral relatif aux monuments historiques interdit l’affichage, même en temps d’élections, sur la chapelle du cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Le Conseil Municipal d’Hautot sur Seine du 19 mai 1935 :

De gauche à droite : Marie Paul DUVAL (1875), Auguste NAUDIN (Adjoint) (1884), Georges POULLARD (Maire) (1874), Adolphe CORBRAN (1876), Fernand MOREL, Joseph SIMON DU PERRON (1873), Georges POULLARD (fils) (1903), Georges RICHER (1893), Moïse OBSELIN (1883), pompier et Joseph LE FLOCH (1902).

De gauche à droite : Adolphe CORBRAN, Auguste NAUDIN, Georges RICHER, pompier, Georges POULLARD (père, Maire de 1902 à 1945), Joseph SIMON DU PERRON, Moïse OBSELIN et Georges POULLARD (fils, Maire de 1947 à 1971).

 

Photographies issues des archives familiales de Pierre LEMARCHAND

 

Lors de sa séance du 26 juillet 1936, le Conseil municipal adressent ses remerciements à Mr & Mme Simon du Perron qui ont fait repeindre la Mairie à leur frais.

 

Journal de Rouen du 26 novembre 1937 : Légion d’honneur :

M. Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, est promu chevalier de la Légion d’honneur au titre de maire ayant plus de trente ans de fonctions. M. Georges Poullard, fut élu conseiller municipal le 20 mai 1900. Au décès de son père, M. Hippolyte Poullard qui était maire d’Hautot-sur-seine depuis le 23 janvier 1881, il fut élu pour lui succéder le 6 juillet 1902. Depuis cette date, il n’a cessé d’assumer la gestion municipale de cette coquette petite commune, qui est ainsi dirigée depuis cinquante-six ans par la même famille.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Conseil Municipal du 28 novembre 1937 : le Maire est félicité pour sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’Honneur au titre de Maire ayant plus de trente ans de service.

Ouverture d’une école publique à Hautot sur Seine le 1er octobre 1940 :

Le Conseil municipal lors de sa réunion du 1er août 1937 examine la demande de création d’une école à Hautot suite à la demande de la commune de Sahurs qui ne peut ouvrir une troisième classe. Le Conseil Municipal délibère le 15 juillet 1938 pour la construction d’une école neuve sur un terrain de 1000 m² de Mr du Val de Bonneval. Sahurs se retrouvait avec 120 élèves pour deux classes. L’école publique d’ Hautot sur Seine ouvre le 1er octobre 1940 dans le garage à bateau d'une maison particulière située à la sortie du village vers Sahurs. Le mobilier provient de l’ancienne école libre catholique pour les filles de Sahurs et les tableaux proviennent de l'Ecole Publique de Sahurs.  Le bail a été contracté par le Commune de Sahurs pour ouvrir cette classe provisoire. Lors de sa réunion du 4 octobre 1942 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine décide de signer le bail de l’école avec Mr Matissard, transporteur rouennais. Les premiers instituteurs sont successivement Yves Pierre Boulongne (1940-1941) athlète de haut niveau et Pierre Lacroix (1941-1943) avec une classe unique de 36 élèves. 

 

Yves Pierre Boulongne est arrêté en 1941 sur dénonciation pour avoir fait chanter la Marseillaise aux enfants, révoqué et condamné à cinq ans de prison. Il est déporté au camp de Buchenwald en 1943 et rapatrié le 12 mai 1945.

Hautot sur Seine pendant la seconde guerre mondiale de mai 1940 à août 1944 :

L'Allemagne envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940. Le 13 mai 1940 le front français est enfoncé à Sedan par les troupes blindées allemandes du général Guderian. Le hautotais Robert Flamary est décédé « Mort pour la France » à Sainte-Menehould (Marne) le 17 mai 1940, sa mémoire est honorée dans sa commune de naissance le 30 mars 1918 à Blainville-Crevon (Seine-Inférieure).

Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Rouen. Le 17 juin 1940 le maréchal Pétain déclare qu’il faut cesser le combat: « C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat ».

En novembre 1940, Alphonse Cantel (1886- 1961) est nommé par le Préfet conseiller municipal pour compléter le Conseil. Le Conseil municipal du 19 avril 1942 rend hommage à Joseph Simon du Perron, décédé, propriétaire du château d’Hautot, conseiller municipal depuis 1925, Président de la Société Général de 1932 à 1940, ayant financé la restauration de la Mairie et de la Chapelle, l’achat de la motopompe et les prix des écoliers.

Pendant les années 1943-1944, l’Organisation Todt occupe le château. L’O.T. est un groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich, portant le nom son fondateur, rattaché au ministère de l'Armement et des Munitions. Les allemands commencent les travaux dans les grottes de Caumont. Les travaux dans les grottes de Caumont avaient pour objectifs le montage des missiles V1. La ligne de chemin de fer du port de Rouen est prolongée de Grand Couronne à Caumont. A Hautot, auprès du passage d’eau un appontement est construit qui permet le transport des ouvriers de l’Organisation Todt pour les allers et retours par voie maritime entre Hautot et Caumont.

Journal de Rouen du 15 juin 1944 : Hautot-sur-Seine modeste commune de 137 habitants a vu sa population doubler mais ici comme d’ailleurs à Sahurs, à Saint-Pierre-de-Manneville, à Quevillon, à Saint-Martin-de-Boscherville, les évacués ont, en général, réussi à se loger « par relations ». Les fermes sont importantes et nombreuses au point de vue ravitaillement peut trouver « sa croûte »

La ville de Rouen est libérée de l’occupation allemande le 30 août 1944 par les troupes anglo- canadiennes suite à la bataille de la forêt de la Londe du 26 au 28 août 1944. A Hautot sur Seine, Albert Aubert est tué le 27 août 1944 suite à un largage de bombe de l’aviation alliée.

Conseil Municipal du 23 mars 1945 : trois nouveaux conseillers nommés par le Préfet sont installés. Il s’agit de Maurice Gaudefroy-Demombynes (membre de l’institut), Julien Legras (mécanicien) et Henri Allais (agriculteur).

Les élections municipales se déroulent les 29 avril et 13 mai 1945. Ce sont les premières élections depuis la libération de la France et les premières où les femmes peuvent voter.

Georges Hippolyte POULLARD est décédé à Hautot sur Seine au lieu dit « Le Village » le 6 janvier 1964. Son épouse Delphine LESOURD au lieu dit « Le Village » le 20 octobre 1963. Ils reposent au cimetière de Sahurs face au porche de l’Eglise Saint Sauveur.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Adolphe CORBRAN (13/03/1876 - 25/03/1960)

13ème Maire de Hautot sur Seine du 21 mai 1945 au 20 avril 1947. Il a pour Adjoint Georges POULLARD (fils) (1903-1976). Il est né le 13 mars 1876 à Hautot sur Seine. Au recensement de 1946 la population de Hautot sur Seine est de 185 habitants.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Inférieure le 24 mai 1945 de l’association COMITE DES FETES D’HAUTOT SUR SEINE. Objet : Procurer à la jeunesse du pays des fêtes récréatives sportives, etc. ; Permette aux jeunes de développer leur talent ; Donner une aide financière.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Inférieure le 24 mai 1945 de l’association COMITE DES FETES D’HAUTOT SUR SEINE. But : Organiser des fêtes au profit d’œuvres de bienfaisance reconnues d’utilité publique. Siège social : chez M. Cantel, Hautot-sur-Seine.

Le 7 octobre 1945, le conseil municipal fait ses adieux à Monsieur Fréville, secrétaire de mairie de Sahurs et de Hautot de 1921 à 1945, nommé directeur d’école à Bihorel. Le 16 décembre 1945, le conseil municipal étudie la proposition d’échange d’une parcelle du bois communal contre un terrain au lieu dit du Buisson appartenant au marquis de Bonneval. Le 24 mars 1946 le conseil municipal  réquisitionne le Château SIMON en vue de l’installation de l’Ecole.

Paris Normandie du 1er avril 1946 : Cabine téléphonique

Les habitants de la commune et des communes voisines sont avisés que la cabine téléphonique est remise en service à dater du 1er avril.

Le 12 octobre 1946, le conseil municipal demande de réouverture du passage d’eau.

En mars 1947 Adolphe Corbran démissionne. 

Il est combattant de la guerre 1914-1918 dans l’artillerie. Il a le grade adjudant le 1er juin 1916. Fiche matricule d’Adolphe Florentin Corbran :

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Adolphe CORBRAN (crédit photo Pierre Lemarchand)

Adolphe CORBRAN (crédit photo Pierre Lemarchand)

Il est décédé à Bois Guillaume le 25 mars 1960. Il repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Georges POULLARD (04/05/1903 - 17/10/1976)

14ème Maire de Hautot sur Seine du 20 avril 1947 au 20 mars 1971. Il a pour Adjoints successifs Auguste NAUDIN (1884-1956) du 20 avril 1947 au 9 mai 1953, Henri BOURDEAU (1900-1964) du 9 mai 1953 au 21 mars 1959 et Maurice BRUNEL (1914-1986) du 21 mars 1959 au 20 mars 1971. La population de Hautot sur Seine passe de 185 habitants en 1947 à 207 habitants en 1968.

Georges POULLARD (fils) est élu Maire le 20 avril 1947 suite à la démission d’Adolphe CORBAN après deux conseils infructueux. Il sera réélu après les élections de 1947, 1953, 1959 et 1965.

Lors du Conseil Municipal du 24 mai 1947, Henri ALLAIS fils ramène les affaires de son père Henri Joseph ALLAIS décédé le 1er mai 1947, garde champêtre de la commune depuis 1894.

Le Conseil Municipal du 2 juillet 1947 est informé de la fusion du Comité des fêtes du conseil principal avec le Comité des fêtes de Mr Cantel.

Conseillers municipaux installés les 26/10/1947, 09/05/1953, 21/03/1959 et 20/03/1965 :

Henri ALLAIS (1947, 1953) ; Robert BAUSSANT (1965) ; Marie BOIMARE née PASQUIER (1947, 1953, 1959) ; Henri BOURDEAU (1947, 1953) ; Omer BOURDEAU (1965) ; Maurice BRUNEL (1947, 1953, 1959,1965) ; Alphonse CANTEL (1953) ; Robert CANTEL (1953) ; Yvon COSQUERIC (1959, 1965) ; André DECORDE (1959, 1965) ; Louis GALLAIS (1953) ; Louis GAUQUELIN (1947, 1959, 1965) ; Maurice GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1947) ; Marcel HAVARD (1947) ; Marius HIBERT (1959, 1965) ; Gilbert HUE (1953) ; Jean LAVOCAT (1959) ; Joseph LE BALCH (1959) ; Guy LEGRAS (1965) ; Julien LEGRAS (1947) ; Louis LEMARCHAND (1965) ; Gaston LHOMME (1959) ; Auguste NAUDIN (1947, 1953) ; Georges POULLARD (père) (1947, 1953) ; Georges POULLARD (fils) (1947, 1953, 1959, 1965) & Jacques PRINGAULT (1959, 1965).

Le Conseil Municipal du 13 mars 1949 valide la demande du Préfet de rattachement de la sépulture SIMON à l’ancien cimetière, les travaux de percée du mur d’enceinte et de nouvelle clôture étant à la charge du département.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Les déménagements successifs de l’école d’Hautot :

Le Conseil Municipal du 24 mai 1947 accepte la proposition de location par le Département des communs du château pour l’installation de l’école et du logement de l’instituteur acceptée à la place du local loué à Mr Matissard.  

De 1947 à 1952 Jacques TURQUER est l’instituteur d’Hautot et secrétaire de Mairie. Le Conseil Municipal du 25 septembre 1948 vote le principe de la construction d’une école, le projet n’aboutit pas. De 1952 à 1974 Hélène MONNIER est l’institutrice d’Hautot et secrétaire de Mairie.

Le Conseil Municipal du 15 mars 1953 est informé de la demande du transfert de l’école (effectif de 40 élèves) hors du local du château par le Monsieur le Préfet. 

Le Conseil Municipal du 20 juin 1959 vote un emprunt de 30 ans pour l’achat de la propriété départementale afin d’y installer une école (propriété Matissard de 13 970 m² n°267 à 272 ou se trouvait l’école & le logement de l’instituteur depuis 1953). Le 18 août 1961, le Maire signe l’ acte d’acquisition du terrain Matissard de 13970 m² (A267 à 271 - 272 - 273 à 275 - 276 à 282) vendu par le Département de la Seine-Maritime :qui comprend l’Ecole, la Salle des Fêtes (ex garage à bateau) et des logements.

Le Conseil Municipal, lors de sa séance du 4 novembre 1959, accepte la dissolution du corps des sapeurs-pompie rs de la commune demandée par la Préfet.

Gaston LHOMME élu en 1959 démissionne du conseil en décembre 1961 et Joseph LE BALCH également élu en 1959, démissionne en août 1962. 

Le Conseil Municipal du 4 novembre 1959 approuve le projet de réparation de la chapelle comprenant une participation financière de 25 % de la commune.

Paris Normandie de 1961 : l’église aura bientôt une charpente neuve

La toiture de l’église d’Hautot-sur-Seine est actuellement en voie de réfection. On sait que cette jolie chapelle est classée comme monument historique à cause de ses vitraux datant du XIII° siècle et de son chœur du XVI° siècle. Il s’agit donc de réparer la toiture sans pour autant léser les trésors que contient la chapelle. Pour cela une technique originale est employée : la technique du « parapluie ». Comme on la voit sur le cliché, une toiture provisoire est aménagée au dessus de la toiture endommagée. Ainsi les ouvriers pourront enlever les vieilles tuiles pour mettre à jour la charpente sans que l’intérieur ait à souffrir des intempéries. A l’abri du « parapluie » de planches et de tôle, monté sur tubes métalliques on s’occupe à réparer la charpente et à replacer ensuite les petites tuiles brunes. Les travaux placés sous la direction de M. Grégaré architecte départemental des Monuments historiques, permettront à l’église d’Hautot-sur-Seine de braver longtemps encore les ans et les intempéries.

Paris Normandie du 5 février 1962 : Hautot-sur-Seine attend une chaussée hors d’eau pour la relier à Rouen

Hautot-sur-Seine est un charmant oasis de verdure et l’un des endroits de la boucle où la forêt vient de plus près se marier au fleuve. Mais si elle est fière d’être oasis, Hautot répugne à devenir îlot. Or, c’est ce qui arrive chaque hiver.

« Les Ponts et Chaussées ont le projet - déclare M. Poullard maire - d’élargir et de surélever la G.C. 51 jusqu’à l’endroit où elle commence à gravir la pente. L’arrêté de déclaration d’utilité publique a été pris en octobre dernier. Cela nous laisse espérer pour un avenir relativement proche la réalisation de ce travail appelé de tous nos vœux. »

Hors cette question d’amélioration des liaisons avec l’extérieur, Hautot a des ressources si modestes que l‘entretien les accapare toutes et qu’il faut à la Municipalité fait preuve de beaucoup de prudence dans les projets.

«  Notez, cependant, que sera achevée cette année la restauration de la chapelle entreprise l’été dernier. A ce propose, nous serions reconnaissants à qui retrouverait les vitraux ! Ils ont été démontés afin de les faire échapper aux risques de guerre. Et maintenant impossible de savoir où ils ont été mis à l’abri. »

M. Poullard achève l’entretien sur les questions posées par l’école. L’année passée, la commune a acquis la propriété qui l’abrite. Mais cette installation est loin d’être parfaitement adaptée. Il y a une classe établie dans un ancien garage à canot automobile.

«  Une classe démontable Filliod nous avait été promise pour la rentrée 61. Alors nous l’espérons pour la rentrée 62 ? »

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

La construction d’une nouvelle chaussée surélevée entre Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye est réalisée par les Ponts et Chaussées vers 1963-1965, le long de l’ancienne route.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Lors du Conseil Municipal du 30 mai 1970, les travaux d’aménagement du parking sont confiés à la société SOMACO.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971

Hommage du 20 mars 1971 du Conseil Municipal au Maire sortant :

Sur proposition de M. GAUDEFROY-DEMOMBYNES Jacques à l’issue de l’installation du Conseil Municipal, les Conseillers Municipaux, à l’unanimité approuve la motion de gratitude envers M. POULLARD Georges ancien maire.

« Le Conseil Municipal exprime à M. POULLARD ses biens vifs regrets de ne plus pouvoir compter, pour raisons de santé, sur une participation qu’il a honoré trente six années consécutives dont les vingt quatre dernières en qualité de Maire. Préalablement à l’élection de son successeur, le Conseil prie M. POULLARD d’accepter l’expression de profonde gratitude des habitants de la commune pour son dévouement et l’assurance de leur haute estime pour son exemple. » Cette motion sera adressée à M le Préfet de la Seine Maritime.

Georges POULLARD est décédé le 17 octobre 1976. Il repose au cimetière de Sahurs, a proximité de la tombe de son père face au portail de l’église.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1902 à 1971
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