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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 15:39

Nous vicaire-général au spirituel et au temporel de notre père en Christ, monseigneur Guillaume, par la miséricorde divine, évêque d’Ostie de l’Eglise Romaine, d’Estouville et archevêque de Rouen, à présent absent (1), à notre aimé doyen rural de Saint Georges ou à son remplaçant, salut en Dieu.

L’église paroissiale d’Hautot, de votre doyenné, est à présent vacante, par la résignation ou démission de messire Nicolas HAUNSTON, prêtre, dernier recteur et possesseur de cette église, et aussi par la permutation qui est à faire avec messire Simon LANGLOIS, prêtre et chapelain de la chapelle, faite et admise par votre autorité en faveur de votre chapelle et non autrement. Le sérénissime Roi très chrétien, notre seigneur par la grâce de Dieu Louis Roi de France, affirmant que le droit seigneurial et celui de présentation à cette chapelle lui appartenait et compétait, nous présenta par ses lettres patentes notre messire Simon LANGLOIS, comme suffisant et convenable, c’est à vous de compléter cette action par l’autorité de notre révérendissime père. Nous vous mandons donc qu’après avoir appelé et adjoint les recteurs voisins de ladite paroisse d’Hautot, leurs chapelains et autres gens sages et discrètes, et après avoir publié trois bans pendant trois jours consécutifs, suivant l’usage et coutume de votre doyenné, vous fassiez par des témoins probes et dignes de foi enquérir de ceux qui peuvent avoir connaissance de ce qui suit, afin de vous informer en notre place.

D’abord, qui est le vrai patron de cette église paroissiale, qui avait coutume de présenter et qui présenta votre curé, et en vertu de quel droit et titre ? Aussi, si au sujet de ce droit seigneurial il y avait eu quelque procès, controverse ou matière d’enquête. Et si le procès était terminé, par quel droit, entre quelles parties et par quel jugement ?

Ensuite de la vie, mœurs, naissance et comportement de ce présenté ? S’il est lié ou empêché par une sentence quelconque d’interdit, de suspension ou d’excommunication, et s’il peut obtenir cette suivant le droit canonique. Depuis quand cette église est vacante, de son revenu annuel et du nombre de paroissiens et d’autres choses nécessaires à l’enquête ? Ensemble en nous donnant aussi les noms de ceux qui témoignèrent, en faisant apposer votre sceau en signe de la fidélité de cet instrument.

Donné à Rouen sous le sceau de la Grande Cour de Rouen avec notre signet. L’an de grâce 1471, 9ème jour du mois d’août.

(1) Il participe au conclave de 1471 qui élit Sixte IV et consacre le nouveau pape le 25 août 1471.

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

Sache Votre Excellence vénérable, que je fis publier dans l’église d’Hautot, de mon doyenné, trois bans durant trois jours divers et consécutifs, suivant l’usage au sujet du droit seigneurial de cette église, à l’instance du sage homme Simon LANGLOIS, prêtre présenté à cette église par vos lettres auxquelles est attachée la présente relation. Ayant fait adjoindre messire Guillaume de VILLEHAYE et Pierre PICART hommes discrets, prêtres de l’église de Sahurs, je fis mon information diligente sur le droit seigneurial, et autres choses contenues dans votre mandement par témoins probes et dignes de foi dont les noms et surnoms s’ensuivent ; personne ne s’est opposé à ces bans publiés au sujet du droit seigneurial etc. ce que je certifie par l’opposition de mon sceau. Donné l’an de grâce 1471, 18 octobre. (Sceau de Guillaume HAUTEY)

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

A mon seigneur homme prudent et vénérable d’une science éminente, vicaire général de monseigneur Guillaume d’ESTOUVILLE notre père en Christ, cardinal d’ESTOUVILLE et archevêque de Rouen, votre humble sujet et chapelain Guillaume HAUTEY prêtre doyen de Saint Georges, diocèse de Rouen, avec toute sa révérence et l’honneur que je lui dois.

A la question posée si à l’occasion de cette présentation, il y eut une quelconque simonie, fraude ou tromperie ou un autre pacte illicite au profit d’une irrégularité simoniaque, il répondit qu’il ne connaissait ni avait entendu parler d’aucune simonie, fraude, tromperie, etc. Il affirma que cette paroisse contenait douze paroissiens ou environ ; il dit aussi que le fruit et le revenu de l’église paroissiale d’Hautot pouvait valoir 20 livres t. ou environ pour les années normales etc.

Il ne saurait déposer rien d’autre sur le contenue de ce mandement.

Bertrand FAROUILLOT, âgé de 40 ans ou environ.

Laurent GUIBEL, âgé de 35 ans ou environ.

Jean CHOUGET, âgé de 36 ans ou environ.

Jean PILL, âgé de 40 ans ou environ.

Cardin DURANT, âgé de 37 ans ou environ.

Jean ROUETE, âgé de 47 ans ou environ.

Jean CLERENBAULT, âgé de 35 ans ou environ.

Michael PARQUET, âgé de 34 ans ou environ.

Gautier BERNEVAL, âgé de 45 ans ou environ.

Pierre CHOUART, âgé de 35 ans ou environ.

Robert CHOUGUET, âgé de 35 ans ou environ.

Pierre GUILLOT, âgé de 34 ans ou environ.

Tous les témoins disent et ont dit la même chose que le premier témoin sans addition ni omission. HAUTEY

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:18

Maire de Sahurs de mars 2001 à mars 2014, Guy DA LAGE (04/08/1936 - 16/05/2014) a été pour moi un modèle de modération et un soutient par ses conseils et  dépannages. J’ai vite compris avec lui l’utilité d’un carnet de contact pour les urgences. Il nous donnait quelques astuces pour ne pas passer trop de temps dans les réunions protocolaires. J’aimai aussi sa façon de discourir avec un minimum de note et de l’improvisation. Je m’en suis inspiré afin d’être le moins ennuyeux possible dans mes interventions.

Photographie prise le 5 janvier 2008 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographies prises le 13 novembre 2008 lors de mise en route de la nouvelle poste de Sahurs. Guy Da Lage avec son premier adjoint Pierre PASQUIS (04/02/1936 - 20/11/2014).

Photographie prise le 5 septembre 2009 lors de l’inauguration du chemin piétonnier sécurisé de l’école.

Photographie prise le 8 janvier 2011 par Didier Legrand sur le bac de la Bouille, en revenant de la cérémonie des vœux en compagnie d’Etienne Hébert Maire du Val de la Haye.

Photographie prise le 5 décembre 2011 à Sahurs après la cérémonie aux monuments aux morts, Guy était le président de l’association des anciens combattants, ancien officier de réserve, il savait encore commander aux anciens pour une cérémonie impeccable.

Photographie prise le 12 janvier 2013 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographie prise le 14 mai 2013 lors de la visite de Frédéric Sanchez, Président de la CREA, à Sahurs.

Paris Normandie du 22 mai 2014 : Au service de ses concitoyens

Originaire du nord de la France, Guy Da Lage était le dernier d’une famille de huit enfants. Il a suivi ses études à Aurillac à l’institut national de l’industrie. Après avoir servi en Algérie, il a rencontré Mimi, sa future épouse, avec laquelle ils fonderont une famille de cinq enfants. Il a commencé sa carrière professionnelle comme dirigeant. Après une vingtaine d’années dans la Manche, à Saint-Lô, il a été muté chez Mamie Nova, en Seine-Maritime. C’est à cette période qu’il décide de s’installer à Sahurs. Sportif, pratiquant dans sa jeunesse athlétisme et football à haut niveau, il était également musicien et jouait de la clarinette. Il était aussi passionné par l’armée : il a obtenu le grade de colonel de réserve et été décoré de l’ordre national du mérite, à titre militaire. Il a eu une vie associative très remplie et s’est toujours impliqué dans de nombreuses associations. Vingt ans au service de sa commune, d’abord conseiller, puis maire, de 2001 à 2014, il était volontaire, dévoué et toujours au service de ses concitoyens. Sa disparition soudaine laisse son épouse, ses enfants et ses dix petits-enfants dans une profonde tristesse. Chacun gardera de lui le souvenir d’un homme dynamique et serviable, intègre et courageux. Son optimisme et ses talents de coordinateur ont permis de mener à bien ses nombreux challenges. Ses obsèques religieuses seront célébrées aujourd’hui vendredi, à 15 h 30, en l’abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 09:04
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
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Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 16:01

Journal des débats politiques et littéraires du 6 janvier 1857 : Maladie contagieuse des animaux. La cocotte. Défense de l'administration. Infraction.

 

COUR IMPERIALE DE ROUEN (chambre correctionnelle). Présidence de M. LETENDRE DE TOURVILLE. Audience du 2 janvier.

 

Ce procès soulevait une question dont les agriculteurs du département de la Seine-Inférieure et la Société centrale d'agriculture elle-même se sont, dans ces derniers temps, assez vivement préoccupés.

Il s'agissait de savoir si l'on doit considérer comme une maladie contagieuse, dans le sens de la loi pénale, une affection propre aux bestiaux, vulgairement appelée cocotte (*), et dont sont atteints depuis 1840 un grand nombre de vaches et de bœufs. Cette maladie, contagieuse dans le sens littéral du mot, puisqu'elle se communique soit par le virus physique, soit par le virus volatil, pour parler le langage de l'art vétérinaire, n'est pas mortelle et ne porte aucune atteinte à la qualité de la viande, mais elle fait baver les bestiaux, peut les priver de lait pendant quelques jours et rend leur marche difficile. Jamais l'administration n'avait pris aucune mesure préventive contre la circulation des bêtes atteintes, et il parait que dans ces dernières années la maladie a pris de tels développements, qu'une grande partie des bœufs et des vaches amenés aux marchés de Poissy et de Sceaux en sont affectés. Voici dans quelles circonstances le tribunal correctionnel, puis la Cour, ont été amenés à s'occuper, au point de vue pénal, du caractère de cette maladie :

Le 1er septembre dernier, le sieur DUMENIL, cultivateur à Hautot-sur-Seine et fils du maire de la commune, avait acheté deux vaches à la foire d'Elbeuf. Ramenées chez lui, elles furent  peu de temps après atteintes de la cocotte; il les avait laissées pendant quelques jours dans l'herbage de son père, quand le 14 septembre, jour de l'ouverture du pâturage commun, en vertu du droit coutumier normand, il les envoya à la prairie sans qu'elles fussent encore guéries. Des réclamations s'étant élevées de la part de quelques habitants, le maire invita le sieur DUMENIL fils à les retirer; mais celui-ci n'ayant pas tenu compte de l'injonction, et des plaintes ayant été portées à l'adjoint, ce fonctionnaire, délégué par le maire, donna, le 15 septembre dans la matinée, au sieur DUMENIL l'ordre formel de retirer ses vaches de la pâture commune (*). Cet ordre ne fut pas immédiatement exécuté. Un douanier, le sieur CORBRAN, qui avait lui aussi, une vache dans la prairie, voulut faire sortir celles de DUMENIL, qui persista à les y laisser jusqu'à deux heures de l'après midi.

Procès-verbal de ces faits fut dressé par l'adjoint et transmis au procureur impérial, qui fit citer le sieur DUMENIL en police correctionnelle, comme prévenu d'avoir, au mépris des de l'administration, laissé des bestiaux infectés de maladies contagieuses communiquer avec d'autres, délit aggravé de cette circonstance qu'il en serait résulté une contagion parmi les autres bestiaux, vingt-huit vaches et un porc ayant été, à Hautot, atteints de la cocotte dans les derniers jours de septembre.

Les articles 459, 460 et 461 du Code pénal sont ainsi conçus :

« Art. 459. Tout détenteur ou gardien d'animaux ou de bestiaux soupçonnés d'être infectés de maladie contagieuse, qui n'aura pas averti sur-le-champ le maire de la commune où ils se trouvent, et qui, même avant que le maire ait répondu à l'avertissement, ne les aura pas tenus renfermés, sera puni d'un emprisonnement

de six jours à deux mois et d'une amende de 16 Fr. à 200 Fr.

» Art. 460. Seront également punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 100 Fr. à 500 Fr., ceux qui, au mépris des défenses de l'administration, auront laissé leurs animaux ou bestiaux infectés communiquer avec d'autres.

» Art. 461. Si de la communication mentionnée au présent article il est résulté une contagion parmi les autres animaux, ceux qui auront contrevenu aux défenses de l'autorité administrative seront punis d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans, et d'une-amende de 100 Fr. à 1,000 Fr. le tout sans préjudice de l'exécution des lois et règlements relatifs aux maladies épizootiques et de l'application des peines y portées. »

Par application de ces dispositions, le tribunal de police correctionnelle de Rouen, qui avait reconnu en même temps l'existence de circonstances atténuantes en faveur du prévenu, avait, le 26 novembre dernier, condamné le sieur DUMENIL à un mois de prison et à 500 Fr. d'amende. Celui-ci a interjeté appel, M. LE CONSEILLER JUSTIN a présenté le rapport de l'affaire, et dans une étude complète de la législation sur la matière, a cherché à quelles conditions il était possible de reconnaître, au point de vue légal, une maladie contagieuse. Me RENAUDEAU-D’ARC, avocat du sieur DUMENIL, a commencé en signalant à la Cour tout qui s'attachait à ce procès. S'il fallait, en effet, admettre avec les premiers juges que la cocotte est une maladie contagieuse, il en pourrait résulter comme conséquence l'interdiction de faire circuler sur les routes, de vendre aux foires et dans les marchés les bestiaux atteints de cette affection, sous peine de se voir frapper par des rigueurs du genre de celles dont le prévenu a été victime. Or, les marchés auxquels s'approvisionnent Paris et Rouen reçoivent chaque jour, sous les yeux des préposés de l'administration des bœufs et des vaches malades de la cocotte, envoyés à ces marchés par des cultivateurs de tout pays. Si le jugement pouvait être confirmé, cette simple circulation deviendrait un délit, et le cultivateur serait obligé de tenir ses bestiaux renfermés, sinon menacé de prison et d'amende. C'est ce qui fait que les agriculteurs se sont émus de la décision rendue par le tribunal de Rouen et que l'attention de la Société d'agriculture a été appelée sur cette question. Voyons donc si, dans la décision dont est appel, on ne s'est pas complètement trompé sur le sens et la portée des dispositions pénales qu'il s'agissait d'appliquer. L'avocat entre ici dans l'examen des lois antérieures au Code pénal qui se sont occupées des maladies contagieuses. Il cite notamment l'arrêt du conseil du 16 juillet 1784 et l'arrêté du Directoire du 27 messidor an V, pour en conclure que l'esprit de toutes ces lois démontre qu'elles n'étaient faites qu'en vue de maladies contagieuses d'une gravité suffisante pour entraîner la mort des bestiaux. L'article 1er de l'arrêt de 1784 révèle bien cette pensée, lorsqu'il cite, comme exemples la morve, le charbon, la clavetée, le farcin, la rage. Si le Code pénal ne contient pas d'énumération du même genre, il se reporte lui-même à ces anciennes lois non abrogées, et la sévérité des peines qu'il édicte est la meilleure preuve du caractère de gravité que doit avoir la maladie à propos de laquelle il s'agirait de l'appliquer. Or, qu'est-ce que la cocotte ? C’est une affection qui n'offre aucun danger et se guérit d'elle-même; les vaches mangent et ont peu de lait pendant quelques jours; elles ont mal dans la bouche et au fourchet des pieds, puis tous ces accidents disparaissent sans qu'il soit même besoin de l'homme de l'art. S’il est permis d'appliquer aux bêtes, pour caractériser cet état, une expression dont notre langue française ne les a pas honorées, il serait vrai de dire que ce n'est pas une maladie, ce n'est qu'une indisposition. Aussi n'a-t-elle jamais donné lieu à aucune mesure de police administrative. C'est ce qu'atteste M. FELIZET, vétérinaire désigné par l'administration pour les cantons d'Elbeuf et du Grand-Couronne, qui avait été appelé, par l'adjoint d'Hautot pour visiter les vaches de DUMENIL, et ce dans un certificat qu’il a délivré à ce dernier postérieurement à dirigée contre lui.

« Je certifie, dit-il, que depuis 1840, date de l'invasion de la maladie appelée vulgairement cocotte, il n'a été pris nulle part ni recommandé aucune mesure de police sanitaire contre cette affection généralement très simple et sans aucune suite fâcheuse ; que l'abord d'aucunes foires ni d'aucuns marchés n'a été interdit aux bêtes infectées, que tous les jours on voit librement circuler sur toutes les routes. »

Et, de leur côté, tous les maires des communes voisines d'Hautot attestent que jamais ils n'ont pris aucune mesure contre les bestiaux atteints de cette maladie, et qu'ils ne les ont jamais exclus du pâturage. Lé jugement doit donc être réformé.

M. JOLIBOIS, premier avocat général, tout en rendant hommage à l'honorabilité personnelle du sieur DUMENIL, le signale comme un entêté qui, malgré la défense de son père, malgré 1’ordre formel de l'adjoint, a voulu envoyer au pâturage commun des vaches qu'il savait malades, et il persistait à tel point dans son entêtement que quand un douanier, le sieur CORBRAN, vint les faire sortir du pâturage, il les y fit rentrer, comme pour braver l'autorité. Il faut que ces faits soient réprimés s'ils constituent un délit. Or, à cet égard, les articles 460 et 461 du Code pénal punissent les individus qui auront laissé communiquer avec d'autres des bestiaux atteints de maladies contagieuses. Il n'y a rien de plus dans la loi : les indications contenues dans les anciens arrêts n'ont pas été reproduites, et il n'y a que deux choses à voir la cocotte est-elle une maladie? Est-elle une maladie contagieuse ? C'est évidemment une maladie, puisqu'elle rend difficile la marche des bestiaux qui en sont atteints, puisqu'elle les empêche de manger, et surtout puisqu'elle les prive de lait. Il n'est pas contesté qu'elle se communique par un agent intermédiaire qui porte le nom scientifique de virus, élément contagieux; c'est donc bien une maladie contagieuse.

La Cour, dans un arrêt motivé avec beaucoup de soin, a décidé que le maire d'Hautot, légalement représenté par son adjoint, était en droit de faire défense au sieur DUMENIL fils d'introduire ou de maintenir dans une prairie commune ses vaches atteintes de la cocotte, et qui devaient s'y trouver en contact avec le bétail des autres habitants de la commune ; que ce droit, formellement établi par les articles 3, n° 5, du titre XI de la loi des 16-24 août 1790, et 46 du titre X de celle des 19, 22 juillet 1791 a été consacré de nouveau par l'article 460 du Code pénal et sanctionné par les peines que prononce cet article; que, d'après l'ensemble de la législation sur les pouvoirs administratifs, et notamment aux termes de la loi du 18 jui1let 1837, obéissance provisoire était due à la défense faite par l'adjoint d'Hautot au sieur DUMENIL, en vue d'une maladie qu'il considérait comme contagieuse, et ce jusqu'à la décision de l'autorité supérieure en cas de recours, sans quoi d'ailleurs les précautions prescrites par les lois et les défenses dont parle l'article 460 du Code pénal seraient illusoires.

Mais la Cour a reconnu en même temps qu'il n'était pas suffisamment prouvé que la maladie qui s'était déclarée parmi les bestiaux de la commune d'Hautot fut due à leur communication avec les vaches de DUMENIL ; qu'il y avait des circonstances atténuantes; pourquoi la Cour a confirmé le jugement, quant à la déclaration de culpabilité sur le fait de la part de DUMENIL, d'avoir au mépris des défenses de l'administration laissé communiquer avec d'autres bestiaux des vaches infectées de la cocotte, confirmé aussi pour les circonstances atténuantes, mais a déclaré DUMENIL acquitté de la prévention d'avoir, par la communication de ses bestiaux infectés, déterminé une contagion parmi les autres bestiaux de la commune d'Hautot ;

En conséquence, émendant quant à la peine, Cour a déchargé DUMENIL de l'emprisonnement prononcé contre lui, et a réduit l'amende à 100 Fr.

 

 (*) C'est à Francisco Toggia et à ses observations dans le Piémont en 1799 que la fièvre aphteuse doit son nom. La maladie est appelée communément surlangue, claudication ou encore cocotte.

(**) l’actuel bois communal

Le virus de la Cocotte à Hautot-sur-Seine
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:03
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Transcription de décès de Jean-Christophe Carol MARTIN du 28 février 1980 à Hautot-sur-Seine :

Ville de Valloire (Savoie) le cinq février mil neuf cent quatre vingt, à quatorze heures est décédé accidentellement, lieu-dit « La Charmette » Jean-Christophe Carol MARTIN, agent de codification, domicilié à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime) né le 8 mars 1961 à Rouen (Seine Maritime) fils de Paul Henri MARTIN et de Nicole Paule Cécile GAUDEFROY-DEMOMBYNES, son épouse, domiciliés à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime), célibataire.

Dressé le 6 février 1980 à 14 heures sur la déclaration de Monsieur EMERIC Yves, chef de poste du 13ème B.C.A., domicilié à Valloire (Savoie) âgé de 27 ans qui, lecture faite et invité à prendre directement connaissance de l’acte, a signé avec nous, Jean SEIGLE GOUJON, adjoint au Maire, Officier de l’Etat Civil en l’absence de Maire. Transcrit conformément à l’article 80 du Code Civil, le 28 février 1980 par Nous, Maurice BRUNEL, Maire de Hautot-sur-Seine.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Conseil Municipal d’Hautot-sur-Seine, lors de sa séance du 11 décembre 1981, décide de l’inscription sur le monument au mort de Jean-Christophe MARTIN, fils du Docteur Paul MARTIN,  décédé à l’armée lors d’un exercice.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Monde du 27 juillet 1981 : Deux militaires condamnés après la mort de deux appelés en montagne.

Deux militaires de carrière du 18e bataillon de chasseurs alpins, le capitaine Janin et l'adjudant Jeantet, ont été condamnés, vendredi 24 juillet, à des peines d'emprisonnement avec sursis, par le tribunal permanent des forces armées de Lyon, de huit mois pour le capitaine Janin et de cinq mois pour l'adjudant Jeantet. Ils étaient inculpés d'homicide involontaire sur la personne de deux appelés, Jean-Christophe Martin et François Morin (*). Les deux jeunes gens avaient été ensevelis le 5 février 1980, par une avalanche, à Valloire (Savoie), alors qu'ils effectuaient une séance de tir dans une zone signalée par un panneau " danger d'avalanches ", un jour où la météo mettait en garde contre les dangers d'avalanches.

Le commissaire du gouvernement, le colonel Faucher a déclaré que ce procès " devait être une réponse aux détracteurs de l'institution militaire " et a critiqué le lieutenant-colonel Spinelli, qui, s'il avait interdit, ce jour-là, les sorties en haute montagne, n'avait pas précisé qu'il interdisait aussi les exercices de tir. Celui-ci a, cependant, été acquitté. Les condamnations prononcées par le T.P.F.A. de Lyon devraient bénéficier de la loi d'amnistie. Les parents des victimes ont déposé une plainte contre X... auprès du juge d'instruction d'Albertville qui devrait, même si le tribunal civil se déclare incompétent, leur permettre d'avoir accès au dossier. Les sections de la ligue des droits de l'homme de Lyon et de Chambéry, le comité Droit et liberté dans l'institution militaire, et le Rassemblement national pour la vérité sur les accidents à l'armée ont qualifié ce procès de " simulacre de justice ".

 

(*) François Michel Daniel MORIN né le 9 juin 1960 à Sèvres (92)

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:38

Le Journal de Normandie du 8 février 1786 publie un rapport de Louis Lepecq de la Clôture (né à Caen en 1736, mort à Saint-Pierre-des-Assis en 1804).

Il est attaché à l'hôtel-Dieu de Rouen et médecin des épidémies pour la Généralité de Rouen.

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

 

Maladie épidémique en la paroisse de Hautot sur Seine

et au Rouage, hameau du Val de la Haye.

L’épidémie changeait de face, et plusieurs malades présentaient les symptômes de la fièvre putride avec exanthèmes (lésions cutanées).  L’on ignore si  c’est ainsi qu’ont péri dans la semaine qui a suivi le coup du dégel, trois vieillards de 60 à 75 ans, ainsi qu’une bonne fille  qui, partageant le zèle de son pasteur, s’était sacrifiée au soulagement des malades ; n’ayant été averti ni de leur état, ni de leur maladie, il fut impossible de leur être utile. Mais la sollicitude, la vigilance de Mr l’intendant et l’abondance des secours ont mis à portée d’arrêter très promptement les progrès que pouvoir faire cette nouvelle complication. Et si les succès sont consolants pour l’humanité, il ne sera pas moins intéressant pour les médecins, attachés à la branche importante des épidémies, d’apprendre que le caractère de celle-ci a été tellement saisi, les médicaments convenables administrés avec tant de soin et les précautions tellement prises, que la mortalité s’est trouvée absolument nulle parmi ceux qui ont été fournis au traitement.

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 05:18
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010

les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010

Le parc du Château d'Hautot-sur-Seine
Le parc du château en 1812 cadastre napoléonien

Le parc du château en 1812 cadastre napoléonien

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 19:46

Le 27 avril 1935 Moïse Obselin (19/08/1883 - 23/05/1966), cafetier-restaurateur, conseiller municipal (1912-1945) et sergent dans la subdivision des sapeurs-pompiers d’Hautot-sur-Seine marie à Hautot-sur-Seine sa fille Fernande (05/04/1909 - 03/04/1986) à Justin Albert "Jean" Lavoinne (10/01/1908 - 20/11/1972).

Jean Lavoine a réalisé du 7 mai 1933 au 14 septembre 1933 avec Gaston Gouy le premier  tour de France en canoë de 4 215 kilomètres dont 2000 en mer entre Dunkerque et Marseille. Cet exploit a été médiatisé et l’objet de nombreux articles de presse. Un livre a été édité en 1934.

Dans la préface de leur ouvrage, on retrouve l’argumentaire de l’éducation par le sport. Le sport est présenté comme une école de courage et de ténacité. Le partage de « sentiments sportifs » avec un douanier, rencontré au hasard d’un bivouac, crée une intimité passagère. La narration s’achève dans la « conscience d’avoir accompli une performance sportive ».

L’aventureux mari de Fernande OBSELIN
L’aventureux mari de Fernande OBSELIN

LA TRAVERSEE DE LA MANCHE DE 1937

 

Le Grand écho du Nord de la France du 10 septembre 1937 : Un sportif rouennais a franchi le détroit du Pas de Calais en canoë. Il a accompli cette performance en moins de dix heures.

La traversée du détroit en canoë, qui avait été accomplie il y a quelques années par toute une flottille de canoës, entre Calais et Douvres, sur l’initiative du Canoë-Club de Calais, et qui fut également accomplie à différentes reprises par des canoéistes isolés, vient d’être réalisée, hier, une nouvelle fois par un sportif rouennais, M. Jean LAVOINE, âgé de 29 ans, habitant Hautot-sur-Seine, où il exerce la profession de mécanicien ajusteur. Il était arrivé la veille à Calais avec un canoë canadien.

Jugeant les conditions atmosphériques excellentes, il se rendit de bon matin au poste des pilotes du quai de Marée avec une voiturette sur laquelle était chargée la légère embarcation qu’il mit à l’eau avec l’aide de plusieurs marins.

Aussitôt il y prit place et de mit à pagayer à un rythme accéléré, affirmant qu’il accomplirait sa performance en un temps ne dépassant pas six heures. Un peu plus tard, une petite brise se leva qui pouvait contrarier quelque peu la marche de l’esquif qui avait mis le cap sur Douvres dès la sortie du chenal.

Ce fut en vain qu’on chercha à avoir des nouvelles du navigateur auprès des équipages de bateaux de pêche rentrés dans la matinée. Aucun d’eux n’avait aperçu le canoéiste. Celui-ci avait fait savoir à sa femme qu’il espérait arriver en temps suffisant à Douvres pour rentrer à Calais sur la « Côte-d’Argent » arrivant à 17 H 10.

En 1933, M. LAVOINE avait entrepris au cours de l’été, le tour de France en canoë et avait effectué ainsi un parcours en rivière et en canaux de 4 300 kilomètres. Dans l’après-midi, on apprenait à Calais que l’intrépide navigateur avait réussi à atteindre la côte anglaise, où il avait amerri à 14 H 15. Il était parti de Calais à 4 H 30 du matin. Il avait donc effectué la traversée en un peu moins de dix heures. L’état de la mer n’avait pas permis à M. LAVOINE de refaire le trajet en sens inverse ainsi qu’il en avait conçu le projet.

 

Journal de Rouen du 10 septembre 1937 : Jean LAVOINE a traversé le Pas-de-Calais en canoë

Londres, 9 septembre. Jean LAVOINE exerçant la profession de mécanicien à Rouen, qui était parti en canoë de Calais ce matin à 4 heures, pour traverser le Pas-de-Calais est arrivé à Douvres cet après-midi après un voyage de 10 H 1/2. Il espérait pouvoir regagner la France dès ce soir par la même voie mais par suite du mauvais temps, il repartira par paquebot.

Le Journal du 14 septembre 1937 (Paris) :

L’aventureuse traversée du « Channel » en canoë par le Rouennais Jean Lavoine

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL Rouen, 13 septembre.

Passer la Manche en canoë par mer calme est jeu d’enfant, indigne d’un sportif … Nous nous gardons modestement de verser cette opinion à notre compte. Elle appartient à Jean Lavoine. Jean Lavoine, c’est le héros de la récente traversée du Channel dont il a été parlé dans le Journal du 10

Cette déclaration, préambule à l’interview que nous désirions, nous venons de la recevoir de la chaude et nette cuisine de l’auberge de Hautot-sur-Seine, jouxte Rouen, où le hardi navigateur repose chez ses beaux-parents, de son exploit tout frais. Eu égard au principe ci-dessus, Jean Lavonie, 29 ans, ex-champion de canoë de Normandie, recordman de Rouen-Le Havre, 135 kilomètres en 13 H 45, auteur avec Gaston Gouy du premier Tour de France effectué sur un tel engin : 4 215 kilomètres, dont 2000 en mer ; Jean Lavoine donc, négligeant délibérément juillet et août et leurs flots d’huile, choisit pour sa tentative septembre et ses marées d’équinoxes qui « tapent » les cinq nœuds … Mercredi dernier à la nuit, il descendait dans la gare de Calais du train de Rouen. Poussant son embarcation sur le classique chariot, suivi de sa femme chargée des indispensables impédimentas,  il gagna tout de suite le port et ses petits cafés où consomment les vieux pêcheurs lourds d’expériences. Ceux-ci, aussitôt interrogés, déconseillèrent l’équipée, vue l’état des éléments.

L’O.N.M. déconseille Provoqué au téléphone, le météorologue de service à l’aérodrome de Saint-Inglevert égrena placidement une litanie de pronostics maussades : vent, baisse de température, pluie, prémisses d’un anticyclone. Il n’en fallait pas plus pour décider à partie Jean Lavoine, ennemi des solutions faciles. Après quelques heures de repos, il mettait son canoë - un « quatre mètres cinquante » - d’acajou à l’eau devant le sémaphore et s’insinuait dans le trou d’homme de l’hiloire de toile imperméable qui le portait. Il emmenait une éponge, une montre, trois sandwiches, un appareil photographique, deux bouteilles de bière, un demi-litre de cet apéritif dont les couloirs du métro psalmodient le nom sur fond jaune d’un terminus à l’autre, quatre bananes, 100 Francs et … son livret militaire. Les sages vieux pêcheurs s’étaient levée pour assister à l’appareillage et posèrent leurs griffes tremblées au bas du procès verbal. A 4 heures Jean Lavoine s’effaçait dans le noir, entre les deux feux clignotants à l’entrée du port.

«  Tout marcha très bien au début. La marée descendant m’emportait. Je me dirigeais sur le phare de Douvres très visible. A 6 heures 30 j’avais dépassé une bouée lumineuse que je savais à 13 kilomètres de Calais. Las ! c’est justement à 6 H 30 que les règlements britanniques prescrivent aux gardiens de phare de souffler leurs chandelles à éclipses. » Et Jean Lavoine ne vit plus rien. Ici, sur l’entrée d’une vieille dame, notre interlocuteur interrompt sa narration. « Bonjour, grand’mère, comment vas-tu ? » Point n’est besoin d’être fin psychologue pour constater que grand’mère, grommelant en embrassant sin petit-fils, va beaucoup mieux que ces jours-ci, mais qu’elle est résolument hostile à la propulsion à la pagaie pour les membres de sa famille. Reprise du récit de la traversée : « Alors là ça n’allait plus du tout. Je ne savais plus que faire. » Car, bien entendu, Jean Lavoine n’avait ni boussole, ni compas. « Je m’aperçu que j’avais été trop hardi. Je me suis dit : mon vieux, tu es en train de faire le rigolo. » La houle était forte. L’esquif claquait sur les vagues. « Chaque fois que je montais à la lame, j’étais freiné - houp-houp - ça désunissait mon mouvement. » Il lui fallait par surcroît vider à l’éponge le bateau. « J’avais au moins soixante litres de flotte dedans. Le camarade qui me l’avait prêté m’avait bien signalé une petite voie d’eau. En dix minutes, m’avait-il affirmé, ça s’étanchera. Ah ! Ce canoë n’était pas à vous ? Non. J’avais jugé le mien trop lourd pour ce travail. Et vous ne n’aviez pas essayé avant ? Non. » Jean Lavoine veut bien reconnaître alors que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire une traversée.

Indécision. En se retournant, il aperçut un peu de côte de France, enveloppée de brume, qu’il subodora être Gris-Nez. Allait il abandonner son projet et s’en retourner ? « Ça m’ennuyait. Je pensais aux marins de Calais, aux copains de Rouen à qui j’avais annoncé mon raid. Je décidai de ma laisser aller quelque temps avant de prendre une décision. » L’épouse du navigateur cesse alors un instant de gratter les plaques de sel qui enganguent les jambes du pantalon porté par son conjoint lors de la traversée. « Amour-propre masculin. » maugrée t’elle. Sept heures, huit heures, huit heures et demie. « Je dérivais, vidant mon bateau et me vidant moi aussi.  J’avais un violent mal de mer. » A 9 heures, le soleil apparut un instant. Grâce à sa montre, Jean Lavoine, put donc s’orienter. « Je me dis : Allons, je repars ! D’autant plus que j’aperçus au même moment un cargo que je jugeais se diriger vers Douvres. J’entrepris de le suivre. » Et puis tomba un grain formidable qui effaça cargo et soleil. Second instant de découragement. « J’ai voulu essayer de manger pour me changer les idées, mais toutes mes provisions étaient trempées. Un sandwich à l’eau de mer quand on a déjà mal au cœur. » Restait le liquide, Jean Lavoine absorba son demi-litre d’apéritif. Incontinent il aperçut un trait indécis soulignant l’horizon. Mirage ou falaises anglaises ? « Alors, j’ai redoublé d’efforts. Je tirais dessus. » C’était bien les iles britanniques. Elles grossissaient. Il était alors midi. « Et puis, malgré toute mon énergie, je sentis que je n’avançais presque plus. J’allais contre un violent courant. Alors, j’en ai eu marre. Il serait passé un bateau, je l’aurai appelé. » Mais il n’en est pas passé. Et à 14 H 30, Jean Lavoine, harassé échouait son canoë sur la plage de Douvres. La traversée en ligne droite compte 60 kilomètres. Il estime en avoir fait 70 au moins. Il s’étonna de trouver tant de monde à l’attendre. « Je n’avais prévenu personne. »

Mme Jean Lavoine avait eu une matinée des plus agitées. Les vieux pêcheurs, ses compagnons sur le môle de Calais, prétendant lui remonter le moral, l’avaient exclusivement entretenue de sombres histoires de jeunes imprudents péris en mer, puis un vapeur rentra dont les marins lui déclarèrent avec bonhommie qu’ils avaient aperçu l’esquif marital entraîné par les courants vers le large. Enfin, un adolescent empressé vint tout courant lui annoncer qu’un chalutier venait de rapporter dans un petit port voisin un canoë repêché vide au large. Ceci explique suffisamment que les autorités anglaises alertées par la veuve présumée, se soient trouvées à l’arrivée du rescapé. Jean Lavoine voyait l’Angleterre pour la première fois. Il n’y passa que treize heures dont douze employées à dormir. «  Je cauchemardais ! Je me retournais sans cette dans mon lit. Je voyais à droite et à gauche des lames énormes. Je croyais que j’allais chavirer. » Puis il prit la malle de France. Conclusion du héros : « J’ai eu peur. Je ne suis pas croyant, mais je me suis réclamé. J’ai promis un cierge. » Mme Lavoine : « Ton vœu est exaucé, puisque pendant ta traversée, moi j’en ai fait bruler deux. » Mais ceci pose un problème de droit canon absolument hors du sujet. JACQUES VIDAL-LABLACHE.

L’aventureux mari de Fernande OBSELIN

Photographie de Moïse Obselin avec sa mère et son gendre. 

LE RAID ROUEN-ALGER DE 1939

 

Journal de Rouen du 20 mai 1939 : Rouen-Alger en canoë par J. Lavoine et B. Thisse. Les deux Rouennais doivent partir le 4 juin

Après le Tour de France et la traversée de la Manche, le Rouennais Jean Lavoine vient de mettre sur pied en compagnie de son coéquipier Bernard Thisse, un nouveau raid en canoë : Rouen-Alger, soit 4 400 kilomètres à couvrir à force de coups de pagaie. Depuis quelque temps déjà Lavoine nous avait confié son intention de tenter une nouvelle expédition sur ce trajet. Toutes les dispositions ont été prises pour l’accomplissement de ce raid et le projet semble en bonne voie de réalisation.

Pour nos jeunes lecteurs qui ne connaîtraient pas la vaillante équipe canoéiste normande, rappelons ici les grandes lignes du palmarès de Lavoine et de Thisse, ils pourront ainsi se rendre compte qu’une telle entreprise n’est pas au dessus des force d’hommes bien entraînés et au moral bien trempé.

Lavoine acquit sa réputation grâce au Tour de France qu’il accomplit en 1933 en compagnie de Gaston Gouy. En 1934, il se signala en s’attribuant avec Thisse le record de Rouen-Le Havre en 1935, il acquit avec Gouy le record de Normandie de vitesse et de fond, puis seul, en 1937, il franchit la distance Calais-Douvres pour finalement rééditer cet exploit, l’été dernier, en compagnie de Thisse. Ce dernier, de quelques années plus jeune, possède néanmoins de belles qualités qui lui permirent d’être choisi par Lavoine pour effectuer les épreuves signalées ci-dessus.

Ce sont donc deux hommes aguerris qui vont s’embarquer pour Alger. Et maintenant indiquons l’itinéraire qu’empruntera le frèle esquif « Le Tour de France ». Rouen, Pris, Melun, Dijon, Lyon, Avignon, Arles, Sète, Port-Vendres, Barcelone, Tarragone, Valence, Alicante, Carthagène, Almeria, Malaga, Gibraltar, Tanger, Ceuta, Tétouan, Melilla, Oran, Tenès-Cherchel, Sidi-Ferruch et Alger. Si la tentative réussit, Lavoine et Thisse auront une bien belle performance à ajouter à leur palmarès. Mais d’ici-là que de coups de pagaie !

 

Journal de Rouen du 25 mai 1939 : Rouen-Alger en canoë 4 400 kilomètres

Thisse et Lavoine préparent activement leur randonnée vers l’Algérie ; encore une semaine et tout sera en ordre. Voici d’ailleurs ce qu’il leur faut emporter : une pagaie de rechange, un chariot pourvu de pneus-ballon le rendant insubmersible, une tente à double toit, deux matelas pneumatiques, deux sacs de couchage en duvet, une popote individuelle, une bouteille Thermos, un réchaud à essence, deux seaux en toile, une machine à écrire, un appareil photo fourni par Photo-Comptoir, trente pellicules dont vingt coloniales, un appareil cinématographique, quatre sacs rigoureusement étanches dans lesquels seront rangés tous les appareils ci-dessus, une boite à pharmacie, des outils, des produits alimentaires, des vêtements (deux tenues de ville et deux de bord).

Les hommes du Canoë-Club Normand et de la S.E.C. Amfreville partent comme on voit bien chargés. Heureusement qu’ils ont confiance en leurs bras.

 

Journal de Rouen du 1er juin 1939 : LAVOINE et THYSSE partiront dimanche prochain pour l’Algérie

Nous avons annoncé que Lavoine et Thysse allaient tenter de joindre l’Algérie en canoë. Leur départ est tout à fait imminent. C’est dimanche prochain, à 15 heures en effet, qu’ils embarqueront à bord du « Tour de France » au ponton des bateaux de la Bouille, pour se lancer, à travers rivières et canaux, vers la Méditerranée et Alger la Blanche.

Le Petit Journal du 4 juillet 1939 : Avec la mer, commence la partie la plus difficile et dangereuse de notre voyage" nous écrivent LAVOINE et THYSSE,

Nos hardis canoéistes Lavoine et Thysse, qui tentent l'expédition Rouen-Alger, sous le patronage du Petit Journal, ont entreprendre maintenant la plus hasardeuse partie de leur itinéraire. Après être passés à Saint-Gilles du Gard, où ils ont été fêtés comme il convient, ils atteignent aujourd'hui la mer à Palavas-les-Flots ... D'Avignon, où ils se trouvaient le 2 juillet, Jean Lavoine, chef de l'expédition, nous adresse une lettre dont nous extrayons les passages suivants :

Mon co-équipier et moi, nous sommes très satisfaits du résultat obtenu depuis notre départ de Rouen (4 juin) jusqu'à notre arrivée en Avignon (1er juillet) puisque nous avons parcouru 1 280 km en 28 jours (repos compris, deux jours à Paris pour visite au P. J. ; une journée à Dijon, une autre à Chalon) soit 1 280 km en 24 jours de navigation. Jusqu'à ce jour, je vous dirai que le plus pénible de notre expédition fut la remontée de la Seine, de Rouen à Montereau, celle de  l'Yonne jusqu'à Laroche et ensuite le canal de Bourgogne qui, avec ses 120 écluses sur 240 kilomètres de parcours, nous obligea à quelques exercices de force pour les passer. Après Saint-Jean-de-l'Osne, nous eûmes une navigation très différente et plus facile parce que bénéficiant du courant. En effet, la Saône en crue nous permit quelque peu d'augmenter notre moyenne de marche et d'atteindre rapidement Lyon, où nous devions emprunter le Rhône. Inutile de vous dire que c’est aux environs de 17 km heure que nous le descendîmes jusqu'à Avignon, ceci s'expliquant après les fortes pluies d'orage que nous avions, quelques jours avant, soulignées. Aujourd'hui 2 juillet, par le canal de Beaucaire, nous allons nous diriger à travers la Camargue par Bellegarde, Saint-Gilles, Aigues-Mortes, Palavas-les-Flots, Sète où, à partir, de là, nous naviguerons désormais sur la mer jusqu'à Alger. A noter que, jusqu'à Port-Vendres, limite de la côte française, nous choisirons également Agde, Narbonne-Plage, la Nouvelle, Port-Saint-Laurent comme buts d'étape, avant d'attaquer la côte espagnole. Cette première partie de notre long voyage n'st pas encore la plus difficile ni la plus dangereuse. Egalement, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir rappeler notre bon souvenir à toutes les sections et permanences des villes ci-dessous, qui nous ont reçus toujours avec enthousiasme : Mantes, Sartrouville, Paris, Corbeil, Melun, Fontainebleau, Montereau, Sens, Joigny, Saint-Florentin, Tonnerre, Ancy-le-Franc, Montbard, Venarey, Précy, Pouilly-en-Auxois, Bligny, Dijon, Saint-Jean-de-Losne, Seurre, Chalon-sur-Saône, Tournus, Mâcon, Villefranche, Lyon, Coudrieu, Saint-Vallier, Valence,  Montélimar, Pont-Saint-Esprit, Avignon et Saint-Gilles. Jean LAVOINE

 

Journal de Rouen du 8 juillet 1939 : Lavoine et Thysse sont arrivés à Sète.

 

Journal de Rouen du 2 août 1939 : Lavoinne et Thisse sont à Carthagène

Nos compatriotes poursuivent leur randonnée sans encombre et les dernières nouvelles qu’ils nous ont envoyées sont des plus optimistes. Aidés par les courants ils accomplissent chaque jour des étapes variant de 55 à 70 kilomètres. A cette cadence, ils en auront bientôt terminé avec la côte espagnole. A l’heure où nous vous écrivons, ils ont quitté Carthagène et se dirigent vers Malaga.

 

Journal de Rouen du 29 août 1939 : Thysse et Lavoine sont immobilisés à Algésiras

Les deux canoéistes rouennais, qui tentent de relier en canoë Rouen à Alger, Bernard Thysse et Jean Lavoine, se trouvent actuellement - ou plus exactement se trouvaient il y a encore une dizaine de jours - immobilisés à Algésiras. Une lettre de Bernard Thysse à son père, Lucien Thysse, que nous avons rencontré hier et qui nous l’a communiquée, vient de nous l’apprendre.

Cette lettre est datée du 16 août. Après avoir fait naufrage à Malaga, et avoir « laissé au fond » leurs papiers, leur linge et leur argent, les deux Rouennais eurent la chance de rencontrer un voilier monté par deux jeunes Lyonnais, qui se rendaient à Gibraltar, via Casablanca. Ils se mirent donc d’accord une maison de Malaga pour la réparation de leur bateau, puis acceptèrent l’hospitalité des deux Français, à leur bord, pour gagner après quelques jours de mer, le port d’Algésiras. C’est là qu’ils attendent qu’on veuille bien leur renvoyer leur canoë, en vue de continuer leur randonnée. Mais les transports sont longs en Espagne, et cette attente paraissait se prolonger.

Si fâcheux que puissent être pour eux cette attente et cette longue expectative, celle-ci parait cependant permettre aux deux jeunes gens de se reposer quelque peu, car un embarras gastrique assez grave les avait plutôt handicapés. Au reste, un moral sans atteinte, et l’espoir de regagner bientôt Rouen  pour y retrouver la famille et les menus familiaux.

Journal de Rouen du 8 octobre 1939 : La fin du raid Rouen-Alger par Lavoine et Thisse

Nous sonnes heureux d’informer nos lecteurs que nous avons reçu des nouvelles des deux jeunes Rouennais qui avaient entrepris ce long voyage d’aventure. Après avoir longé les côtes du Maroc espagnol, les canoéistes de trouvaient à Mélilla la veille de la mobilisation générale, le 1er septembre. Les événements interrompaient leur raid au moment où il touchait à sa fin, et après avoir franchi victorieusement les étapes les plus dures.

Nos amis durent se rendre d’urgence en autocar jusqu’à Oran et se présentèrent à l’autorité militaire : Lavoine fut mobilisé immédiatement sur place et rejoignit Mascara ; quant à son camarade Thisse, il dut attendre une quinzaine de jours avant d’être rapatrié. Tous deux vont bien. Le raid Rouen-Alger en canoë peut dont être considéré comme réussi, puisque nos jeunes sportifs ont pu aller de Rouen jusqu’au Maros en surmontant les plus grandes difficultés et alors que la fin de leur voyage était envisagé par eux sans inquiétude. Félicitons sans réserve les deux vaillants Rouennais du résultat heureux de leur raid et aussi de leur moral et de la volonté qui les a soutenus pendant cette longue épreuve.

Jean Lavoine  promenait régulièrement sa femme Fernande en barque sur la Seine (témoignage Michèle Pasquis)

Photographie de Fernande Obselin sur la Seine, vue sur l’embarcadère d’Hautot sur Seine

 

Partis mariés en barque d’Hautot-sur-Seine, ils arrivèrent divorcés à la Bouille (témoignage Jean Fortier)

Le divorce a été prononcé le 4 mars 1959. Jean Lavoine se remarie à Oran (Algérie Française) le 25 janvier 1960 avec Consolation Marie RIADO (28/05/1914 - 17/01/1996). Il est décédé à Caen le 20 novembre 1972 et repose au cimetière de Saint-Lô dans la Manche.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 07:12
LA COMMANDERIE DE SAINTE VAUBOURG

LA COMMANDERIE DE SAINTE VAUBOURG

LA COLONNE NAPOLEON VERS 1960
LA COLONNE NAPOLEON VERS 1960
LA COLONNE NAPOLEON VERS 1960

LA COLONNE NAPOLEON VERS 1960

LA COLONNE NAPOLEON EN 2008

LA COLONNE NAPOLEON EN 2008

LE BAC DE GRAND COURONNE

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LA MAISON DU PASSEUR
LA MAISON DU PASSEUR

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Nos voisins du Val-de-la-Haye
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José Raillot le 17 janvier 2020 : cette grange que j'ai bien connu aussi, se trouvait en bas à droite lorsque l’on monte sur la rue Michon. De mémoire il y a eu pendant très longtemps les abreuvoirs. Mon oncle Guy Gendron avait investi les murs. Mr Rose rentrait chaque soir de cette grange avec l’habit de circonstance, les bottes caoutchouc, le couvre chef et surtout le collier en bois qui épousait ses épaules où il mettait ses brocs à lait. Chaque soir il s'arrêtait chez ma grand mère vers 8 h 45 - 9 h 15, il fallait l’attendre le client ... et c’était les trios de boites de pâté William Saurin avec la petite clef minuscule pour ouvrir, le gruyère râpé par la grand mère et encore un «tiot» truc. Chez ce genre d’hommes on soupe mais ne mange pas. Moi « petiot » je pensais que tout le mois il ne se changeait pas et surtout qu’il gardait jour et nuit ses bottes. C’était un homme que nous respections et qui faisait l’admiration de chacun. La vie la nature c'était lieu.

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LA GRANGE DIMIERE

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MONUMENT OFFERT PAR LOUIS LEZURIER DE LA MARTEL

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LE PARKING FORD

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 06:57
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 16 janvier 2019 : Le slam du premier adjoint

En l’absence pour raison de santé, du maure Jean-Bernard Seille, c’est son premier adjoint, Alain Langlois, qui s’est exprimé au nom de la municipalité, dans le cadre de la cérémonie des vœux qui se tenait, samedi 12 janvier dans l’enceinte du château d’Hautot. Devant un parterre composé d’habitants et d’élus, au nombre desquels les sénatrices Nelly Tocqueville et Catherine Morin-Desailly et la députée Sira Sylla, Alain Langlois a tenu, à présenter, un à un, les membres de l’équipe municipale « qui œuvrent tout au long de l’année afin qu’il fasse bon vivre dans la commune ».

Revenant sur le bilan des changements engagés en 2018 et ceux à venir en 2019, il a salué « la fin du chantier de l’école au bénéfice de ses 40 élèves, le projet de construction de 12 nouveaux logements, le remplacement de certains éclairages publics par des dispositifs moins énergivores ou encore la poursuite de la mise en conformité sécurité et accessibilité de certains bâtiments ». Par ailleurs, Alain Langlois n’ pu s’empêcher de commenter avec l’actualité en déclamant un poème de sa composition : « Pas d’parti politique, juste celui d’la logique, j’suis au service d’habitants depuis plis d’40 ans ! M. l’Président, est-ce que tu m’entends ? Car même si tu m’écourte eh bien j’en doute … Prends pas d’ton arrogant ni un air méprisant même si ton gouvernement est trop intelligent […] Le porte-parole Griveaux il nous prend pour des veaux, on pique les animaux, ruade et coups de sabots […] Aux prochaines élections, sûrement un vote sanction, pour les européennes je sens monter la haine … ». Invitée à s’exprimer à l’issue de ce pamphlet, la députée Sira Sylla aura ces mots : « La proximité est importante … Je comprends les revendications des gilets jaunes. Je reconnais que le Président et les ministres n’ont pas su écouter les maires, les députés, les citoyens … C’est pour cela que nous devons participer au grand débat. Cette crise est une opportunité pour retrouver une cohésion, on peut y arriver ! ».

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
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L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 15 mars 2019, un point est fait sur les travaux d’accessibilité. L’Agenda d’accessibilité a été approuvé par la Préfecture au mois de janvier. Les autorisations d’urbanismes sont en cours d’élaboration. Les premiers travaux sont la création de toilettes accessibles à la Salle Maurice Brunel et au Château, et la création de places de parking réservées.

Dans le cadre d’un stage de deux semaines à Petit-Couronne, je reçois le 22 mars 2019 une délégation de 8 élus des villes de Tabou et de San Pedro de la République de Côte d'Ivoire, dont Alfa Sidibe, pour leur présenter le fonctionnement d'une petite commune, avec une visite rapide des équipements communaux.

Achat de l’exposition des peintres d’Hautot des 18 et 19 mai 2019

Le parc d’Hautot et la chapelle sous la neige de Geneviève Eggersdorfer

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 22 mai 2019 : Nouveau look pour l’école

Avec l’inauguration des travaux de rénovation de l’école Maurice Genevoix, c’est le projet d’un mandat qui se concrétise.

Ils sont venus, ils étaient tous là, représentants de la Région, du Département, de la Métropole Rouen Normandie, vendredi 17 mai pour officialiser, enfin, le nouveau look de l’école Maurice-Genevoix, inaugurée en 1990 par Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée nationale.

L’établissement qui compte une quarantaine d’enfants est le centre et le devenir de la plus petite commune de Seine-Maritime. Mais presque trois décennies après sa mise en fonction, plusieurs lois étant passées par là, vint le temps de penser à une mise aux normes Personnes à mobilité réduite (PMR), environnementales et énergétiques !

Jean-Bernard Seille, l’actuel maire, ne s’en cache pas : « Quand j’ai pris mes fonctions, je savais quel combat il allait falloir livrer. J’avoue que cela m’a motivé ! »

Un travail de longue haleine

Homme de dossiers, de chiffres, il n’aura en effet de cesse de « traquer la subvention », l’aide suprême pour boucler un budget qui, finalement se chiffrera à 615 000 €, une gageure pour un village de quelques centaines d’habitants.

« On avait quelques économies, effectuées sur les exercices municipaux précédents mais le compte n’y était pas. » État, Région, Département, Métropole ont donc été sollicités et ont, finalement, abondé à hauteur de 323 400 €. « On passera sur tous les aléas qui ont jalonné cette réalisation (défaut de certains prestataires, intempéries, retards dans les réponses aux demandes de subventions...), reconnaît le maire, pour ne retenir que le soutien des parents d’élèves, l’adaptabilité des enseignants et l’appui et le suivi de l’ensemble du conseil municipal ».

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 24 mai 2019, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) de la Métropole Rouen Normandie est examiné avec l’aide des services de la Métropole et un support écrit contenant les spécificités de la commune. Le traitement des cavités souterraines est amélioré par rapport au PLU actuel de la commune. Des explications sont données sur l’Orientation d’Aménagement et de Programmation (la zone ouverte à l’urbanisation située à côté du cimetière). Pour d’éventuelles remarques sur des parcelles, il y a l’enquête publique qui va se dérouler du 19 aout à 1er octobre 2019, la Mairie de Hautot sur Seine étant un des sites d’accueil. Le Conseil approuve le PLUI avec une remarque concernant l’emplacement réservé n°4 situé en haut de la rue du Rouage.

Repas du 31 mai 2019 avec les membres actifs du Comité des Fêtes d'Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 24 mai 2019 a désigné Jean-Bernard SEILLE titulaire et Jean Louis ROUSSEL suppléant comme représentant de la commune au comité de pilotage du site Natura 2000 « boucles de la Seine Aval » qui se réunit le 19 juin 2019 à Heurteauville. Les actions de ce site sont coordonnées par le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande. Le comité de pilotage est composé des collectivités territoriales, des services de l’Etat, des représentants de propriétaires et d’usagers et d’associations.

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 4 juillet 2019 : Au sein de la Métropole Rouen Normandie, le service de transport à la demande Filo’r évolue

Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, Marc Massion, vice-président en charge de la mobilité durable, et Nelly Tocqueville, vice-présidente en charge des petites communes ont présenté samedi 29 juin à la mairie du Val-de-la-Haye, les évolutions du transport à la demande Filo’r.

Ce service, géré par la société Keolis, lancé en 2011 par la Métropole, est la première expérience de transport à la demande à grande échelle réalisée en France. Il connaît un grand succès puisque les quarante-trois chauffeurs ont transporté dans leurs vingt-six minibus plus de 800 personnes en moyenne par jour, habitants des trente-sept communes rurales et périurbaines desservies. Néanmoins, la Métropole a souhaité répondre au mieux aux attentes des usagers. Après consultation, trois nouveautés majeures viennent renforcer ce service depuis le lundi 1er juillet. La fusion des zones de déplacements est passée de huit à cinq pour une meilleure mutualisation des moyens de l’exploitant et permettre une offre élargie ainsi que des temps de parcours réduits. Il y a désormais onze points d’échange, contre neuf précédemment, répartis dans les cinq zones, en correspondance avec les lignes régulières du réseau Astuce. Les modalités de réservation : la réservation la veille avant 19 h reste la règle, mais un usager pourra voir sa demande « greffée » sur une réservation déjà effectuée, mais non utilisée, sous réserve des places encore disponibles.

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Le 9 juillet 2019, le bon pour accord est donné pour la réalisation des travaux d’accessibilité à l’entreprise Qualité Construction Rénovation. Il s’agit de la création de sanitaires à la Salle Maurice Brunel pour 21 150 Euros HT, du réaménagement des sanitaires du château pour de 14 250 Euros HT et de la Création d’une allée dallée au cimetière pour 14 250 Euros HT. Les autres travaux envisagés ne sont pas retenus.

Lors du Conseil Municipal du 4 octobre 2019, l’incendie de l’usine Lubrizol est évoqué pour l’absence totale de communication, l’absence d’information et une gestion de crise non satisfaisante. A Hautot, l’école a été fermée.

 

 

 

Paris Normandie du 3 décembre 2019 : la succession est ouverte

Avec une liste rajeunie, Boris Demeulenaere, 46 ans, est candidat pour succéder au maire qui ne se représente pas. Le maire Jean-Bernard Seille (élu en 2014) ayant choisi de ne pas briguer un second mandat, Boris Demeulenaere, 46 ans, se présente à la succession. Installé depuis sept ans dans la plus petite commune de la Métropole (430 habitants), ce père de famille, fonctionnaire territorial, est à la tête d’une liste sans étiquette de onze candidats avec pour slogan « Hautot-sur-Seine, ma commune saine ». Dans ce village des boucles de la Seine, où la mairie est grande comme une maison de poupée, le postulant estime qu’il est urgent d’exploiter le potentiel de la commune et d’être acteur de son destin. « Le groupe a commencé à travailler depuis le mois de mai. Avec une moyenne d’âge de 44 ans, nous voulons animer la commune, empêcher qu’elle devienne une cité dortoir », annonce le candidat. Il est conscient des atouts : une école récemment rénovée, de jeunes couples espérés dans un lotissement qui pourraient faire franchir la barre des 500 habitants d’ici un an.

Le Conseil Municipal du 13 décembre 2019 évoque les investissements à réaliser à l’école. Le jeu obsolète est à remplacer, la pelouse est à restaurer et les postes informatiques sont à remplacer. Ces équipements ne figurent pas au budget 2020, voté ce même jour, qui intègre le programme des travaux d’accessibilité. Ces dépenses sont à envisager après le vote du compte administratif 2019 avec la reprise du résultat.

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