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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 06:48
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)

Souvenir d’Hautot de Constance Delapierre datant d’environ 1806, on distingue le château d’Hautot-sur-Seine  et l’église Saint Antonin.

Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine du 9 novembre 1845 : Dans la même séance, le Maire a annoncé au conseil au conseil que l’établissement d’un débarcadère au bout de la chaussée de Hautot sur Seine demandé par le conseil municipal dans sa séance du mois de mai dernier est autorisé. Le Maire a proposé au conseil municipal de voter une somme de cinquante francs à prendre sur les fonds de l’exercice 1846 pour être employée à l’établissement du dit débarcadère en lui annonçant qu’il sera pourvu à l’insuffisance de cette somme par une souscription de plusieurs habitants qui reconnaissant l’importance pour la commune de ce débarcadère. Sur quoi le conseil ayant délibéré et les voix ayant été recueillies, et a décidé à l’unanimité qu’une somme de cinquante francs sera prise sur l’exercice de 1846 pour concourir aux frais de l’établissement du débarcadère au bout de la chaussée de Hautot, fait et signé les jour mois et an susdits.

Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine du 21 juin 1885 : Passage d’eau d’Hautot

Après avoir pris communication de la lettre préfectorale du 22 avril 1885, le Conseil municipal a l’honneur de remercier Monsieur le Préfet de l’avoir consulté à l’occasion de l’affermage du passage d’eau de Grand Couronne et de son annexe située à Hautot-sur-Seine, et il s’empresse de lui répondre qu’il tient beaucoup à ce passage qui abrège sensiblement le chemin pour se rendre au chef-lieu de canton avec les rapports sont fréquents et indispensables en raison des ressources qu’on y trouve en ouvriers et provisions de tout genre, et enfin pour se rendre à la Justice de Paix et aux gares de Grand-Couronne et de Moulineaux.

Une étude a été faite récemment pour relier ce passage à la route nationale par un chemin carrossable à travers les prairies ; ce qui prouve l’utilité d’une voie de communication ; mais la dépense élevée en a fait ajourner l’exécution jusqu’à ce que le Département soit assez riche pour le faire. Le Conseil promet que les travaux projetés pour le remblaiement sur bas-fonds de Couronne et de Moulineaux régularisant en cet endroit le cour de la Seine, permettant la construction d’un quai qui, comme on le dit, servirait de débarcadère pour les marchandises destinées à la ville d’Elbeuf ; ce chemin et passage deviendrait alors indispensables.

Messieurs les ingénieurs avaient été mal renseignés en disant que ce passage ne servait pas et il est regrettable qu’ils ne se soient pas adressés aux habitants de Hautot qui sont les plus intéressé à la question, et le plus apte à leur répondre. On leur aurait dit que ce passage était très fréquenté pendant de longues années quand il y avait pour faire le service un homme valide et un bateau convenable et si depuis quelques temps on n’a pas tenu la mai à ce que fermier principal continua à remplir les engagements que lui impose le cahier des charges, c’est parce qu’on a eu égard aux réclamations qu’il a fait en raison du tord que lui causait le chemin de fer d’Orléans ; il serait très fâcheux que la concession qui lui a été faite par humanité et pour son intérêt personnel, privât indéfiniment la commune de Hautot, de Saint-Pierre-de-Manneville et une partie de celle de Sahurs d’un chemin et passage qui leur est si utile (1).

En conséquence le Maire et les Conseillers municipaux de Hautot-sur-Seine comptant sur l’esprit de justice de Monsieur le Préfet pour leur conserver ce passage.

‘(1) Il doit encore y avoir erreur tant l’allégation sur l’absence de terrain de débarquement sur la rive gauche attendu que l’endroit du débarquement actuel appartient à l’Etat et est en communication avec le chemin de la douane qui permet de se rendre au chef-lieu de canton et aux gares de chemin de fer.

Journal de Rouen du 1er mai 1908 : Le passage d’eau d’Hautot-sur-Seine

On nous écrit : Rouen, 30 avril. Monsieur le Directeur du Journal de Rouen,

Je crois devoir signaler à l’autorité compétente le cas du passage d’eau d’Hautot-sur-Seine à Grand-Couronne. Il arrive fréquemment que des voyageurs arrivant par la gare de Grand-Couronne sont obligés d’attendre quelques fois plusieurs heures et souvent sont même obligés d’aller passer la Seine au Val-de-la-Haye ou à Moulineaux. Dimanche dernier, le cas s’est présenté pour un ouvrier venant de Rouen. Fatigué d’attendre, il est allé jusqu’à Moulineaux. De plus, après 4 h.45 du soir, pourquoi n’y a-t-il plus de passeur. Y a-t-il un règlement spécial pour cette petite commune, ou bien veut-on tout simplement faire perdre à tous l’habitude de passer à cet endroit ? Veuillez agréer, etc.

A. CORBRAN, Voyageur, 13, rue Beffroi, Rouen

 

Journal de Rouen du 31 décembre 1908 : le passage d’eau ?

HAUTOT-SUR-SEINE - On nous écrit : « Au mois de mai dernier,  j’ai lu et approuvé de tout cœur la réclamation qui avait été faite dans votre estimable journal au sujet du passage d’eau d’Hautot-sur-Seine. Tout le monde était satisfait de la légère amélioration apportée au service du bac et cela marchait à peu près. Le passeur est décédé le 27 novembre. Or, depuis cette date, la commune d’Hautot est privée de communication avec l’autre rive. Le fermier du passage d’eau de Grand-Couronne est cependant tenu par le cahier des charges de fournir un homme et une barque au passage d’eau d’Hautot-sur-Seine. Qu’attend-il donc pour cela ? Est-ce que la réclamation du conseil municipal resterait lettre morte ? UN DE VOS ABONNÉS »

 

Journal de Rouen du 19 juin 1925 : Vol d’une barque

Une barque appartenant à la commune d’Hautot-sur-Seine, et se trouvant à sec au passage de cette commune, a été mise à l’eau par un nommé Lemonnier, domestique chez M. Besnard, à Sahurs. L’inculpé étant monté dans cette barque sans avirons est allé, poussé par le courant s’échouer au passage de Moulineaux, où il a été secouru dans la situation périlleuse où il se trouvait par M. Scalat, passager. Interrogé par la gendarmerie, il a déclaré avoir pris cette barque dans le simple but de se rendre à Moulineaux chercher du tabac et des allumettes. L’inculpé ne parait pas jouir de la plénitude de ses facultés mentales.

 

Journal de Rouen du 22 janvier 1929 : Le passage d’eau

Un de nos lecteurs se plaint du peu de bonne volonté du passeur de Hautot-sur-Seine à Grand-Couronne. Ce matin 20 janvier, ayant besoin d’aller de Grand-Couronne à Hautot-sur-Seine, j’ai dû remettre à un autre jour mon excursion, après avoir sonné une dizaine de fois et attendu vainement de 8h. 45 à 9h. 20. Une attente aussi longue au bord de la Seine par cette température n’a rien de bien attrayant.

DUVRAC, passeur d'Hautot-sur-Seine, photographié en 1939

Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)

Photographie du débarcadère du bac d’Hautot sur Seine prise vers 1942

Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)

Photographie de Fernande Obselin prise le 26 mai 1959

Paris Normandie du 7 décembre 1960 : Le passeur d’Hautot-sur-Seine se noie

7 décembre 1960. Drame au passage de la Seine Hautot-sur-Seine - Grand-Couronne assuré par une petite vedette pouvant transporter une quinzaine de personnes. L’un des passeurs, M. Lefebvre, à la suite d’un choc provoqué par l’ancre qui s’était accrochée, fut en effet projeté dans le fleuve. Il nageait furieusement contre un fort courant, bien qu’il fut habillé et chaussé. L’un de ses compagnons, sautant dans une barque, se rapprochait de lui lorsqu’il coula à pic. Il était marié et père ce cinq jeunes enfants.

 

Acte de décès de Roland Célestin Isidore LEFEBVRE à Hautot-sur-Seine le 18 /01/1961 :

Le dix huit janvier mil neuf cent soixante et un, nous avons constaté le décès remontant au six décembre mil neuf cent soixante de Roland Célestin Isidore LEFEBVRE, domicilié à Sahurs (Seine Maritime), né à Canteleu (Seine Maritime), le vingt deux mai mil neuf cent vingt neuf, passeur, fils e Célestin Léon Emile Georges LEFEBVRE, passeur, et de Marthe Odette LEBLOND, sans profession, époux domiciliés à Sahurs (Seine-Maritime) époux de Jacqueline Jeanne Marthe HUSSON. Le corps a été retrouvé à douze heures vingt à Hautot-sur-Seine, en Seine, au passage d’eau. Dressé le dix huit janvier mil neuf cent soixante et un, quatorze heures sur la déclaration de Célestin Léon Emile Georges LEFEBVRE, cinquante cinq ans, passeur, domicilié à Sahurs (Seine Maritime) père du défunt qui lecture faite a signé avec nous Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine.

Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)

Le passage d'eau d'Hautot sur Seine a été le dernier passage d'eau pour piétons et cycles en aval de Rouen. Localement il était connu comme étant la barque à Tintin.

Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (la barque à Tintin)

Bouée du bac d’Hautot-sur-Seine

(Collection du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande)

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 06:51
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 12 janvier 2017 : Le château d’Hautot, un cadre grandiose pour les vœux

Hautot-sur-Seine. Le maire a remercié les habitants pour leur participation à la vie du village. « Ce que veulent les gens c’est du concret ! ». Jean-Bernard Seille a ainsi débuté son discours de bienvenue aux habitants et aux élus du canton, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux qui s’est tenue dans l’enceinte du château. En adressant ses souhaits de « concorde » à ses concitoyens, le premier édile a voulu rappeler que, loin des beaux discours ou des promesses en l’air, ce qui compte le plus pour ses administrés c’est le travail rendu, vérifiable sur pied ! Ainsi, a-t-il fait état des gros travaux de réhabilitation et de rénovation thermique de l’école, ainsi que de la construction d’un nouveau préau sur pilotis. « Ce chantier se monte à près de 600 000 €, alors que les recettes municipales sont d’environ 300 000 €. ». Le travail du maire et de son équipe aura été d’aller chercher les subventions, là où il est possible d’en trouver. Se réjouissant de l’augmentation de la population communale (223 villageois en 1977, 409 aujourd’hui), Jean-Bernard Seille a salué la participation de ses administrés à certaines opérations qui requéraient de la main-d’œuvre. « C’est le propre des petites communes. Elus et habitants sont proches. Du concret et de la proximité, loin des postures. C’est ce qui nous permet d’avancer ».

L'année 2017 à Hautot-sur-Seine

La citation du maire lors des vœux de 2017 à l’attention du député sortant : "ON NE PEUT VAINCRE SA DESTINEE " (Phèdre de Racine, Acte IV scène 6)

L'année 2017 à Hautot-sur-Seine
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine

Le Premier Ministre Bernard Cazeneuve visitant le bac de Petit Couronne

L'année 2017 à Hautot-sur-Seine
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine

Visite à Rouen le vendredi 3 février 2017 du Premier Ministre Bernard Cazeneuve. Je fais partie des élus invités à assister au discours tenu au 8ème étage de l’immeuble Vauban à Rouen. Dans un discours rempli d’allusions partisanes le Premier Ministre a confirmé que l’aménagement de la vallée de la Seine, était bien une priorité gouvernementale : « Il y a une mobilisation totale du gouvernement pour faire rayonner la vallée de la Seine ».

Election présidentielle de 2017 : après avoir été promis au candidat régionaliste Paul Mumbach Maire de Dannemarie, parrainage d’Emmanuel Macron. Photographie prise par Damien Adam.

Le Conseil Municipal du 3 mars 2017 donne un avis favorable sur le projet de PLU, préalablement à son arrêt en Conseil Métropolitain, le Conseil Municipal en date du 21 décembre 2012, a prescrit l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et fixé les modalités de concertation. La Métropole Rouen Normandie en date du 20 avril 2015, a repris la procédure d’élaboration du PLU.

Achat de l’exposition des peintres d’Hautot des 13 et 14 mai 2017

Photo de "famille" de Claire Lézé-Schmite

Lors du Conseil Municipal du 2 juin 2017, un point est fait sur la mise en place de l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP). La commune a fait faire les diagnostics d’accessibilité des bâtiments communaux et du cimetière par DEKRA en décembre 2015. L’agenda d’accessibilité n’a pu être établi, les élus n’ayant pas les compétences techniques pour le faire. Le Maire a contacté un bureau d’études spécialisé pour analyser les diagnostics et établir l’Agenda d’Accessibilité Programmée. Les travaux en cours de rénovation de l’école comprennent une mise aux normes de l’accessibilité des bâtiments.

Le conseil de la Métropole Rouen Normandie a approuvé par une délibération du 26 juin 2017, le transfert du siège de la Métropole à l’immeuble 108 situé allée François Mitterand à Rouen.

Rythmes scolaires : passage à la semaine de 4 jours.

Rouen, le 10 juillet 2017, l’inspectrice d’académie à Monsieur le Maire :

« Vous m’avez saisie récemment d’une demande d’organisation de la semaine scolaire sur 4 jours à compter de la rentre scolaire 2017. Après étude de votre dossier, j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’émets un avis favorable. » Catherine BENOIT-MERVANT

A l’occasion de l’élection du nouveau Président de la République le 7 mai 2017, le débat sur les rythmes scolaires a été relancé. Le Conseil Municipal du 2 juin 2017 a demandé le retour à la semaine de quatre jours et l’abandon les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) le vendredi après midi.

Suite au retour à la semaine de quatre jours, les horaires du personnel des écoles ont été maintenus pour faire face à la charge de travail occasionnée par la hausse des effectifs.

Mardi 11 juillet 2017, un feu de broussailles au Mont-Miré a nécessité, l'intervention de nombreux sapeurs-pompiers.

Le Comite des Fêtes s’est réuni en assemblée générale le 16 août 2017 en présence du Maire.

Lors du Conseil Municipal du 6 octobre 2017,  le Maire propose de transférer au département l’acte de propriété du bois communal qui date de 1576, les comptes de la paroisse qui datent de 1704 à 1793, les registres de délibérations de plus de cent ans dont les cahiers de doléances de 1789 et les registres d’état civil de plus de cent ans qui démarrent en 1680. Un résumé des délibérations d’une cinquantaine de pages a été fait par le Maire sur la période 1790 à 2014 pour garder en Mairie un historique de la commune. L’obligation de dépôt aux Archives départementales des archives anciennes des communes de moins de 2 000 habitants est la règle.

Le Conseil Municipal du 6 octobre 2017 donne son accord pour la signature d’une convention de mise à disposition d’un agent communal pour 4/35ème par semaine pour les réparations et l’entretien des bâtiments communaux  avec la commune de Sahurs.

L'année 2017 à Hautot-sur-Seine
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine
L'année 2017 à Hautot-sur-Seine

Repas des Cheveux d’Argent du 12 novembre 2017

Suite à l’enquête publique qui s’est déroulée du 28 août au 26 septembre 2017, le Plan Local d’Urbanisme de la commune a été adopté par la Métropole Rouen Normandie le 18 décembre 2017, la Métropole a également voté le périmètre du droit de préemption urbain qui s’applique sur la commune. 

Le Plan Local d’Urbanisme de la commune comprend en particulier une orientation d'aménagement et de programmation (OAP) concernant la zone ouverte à l’urbanisation et neuf emplacements réservés où  il est impossible de réaliser un aménagement autre que celui inscrit dans le document d’urbanisme.

Lors du Conseil Municipal du 22 décembre 2017, il est proposé d’approuver le changement de siège du SIVU qui gère la crèche intercommunale de Saint-Pierre-de-Manneville à Sahurs suite au changement de Président.

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 12:27

Le 24 juin 1787 les paroissiens d’Hautot-Sur Seine délibèrent pour le remplacement des deux cloches par refonte des anciennes.

Les enfants du Seigneur en sont les parrain et marraine comme l’indique les inscriptions relevées sur le cloche toujours en place :

 

Pierre Claude Emmanuel Joseph de Trémauville

Alexandrie Julie de Trémauville

Le Sr Jacques Le Coffre Trésorier en charge

Flotar Fondeur de Rouen 1787

 

Le compte de la refonte et de l’augmentation de matière des deux cloches donne un coût de 797 livres et 15 sols.

En 1793 la Convention Nationale par son décret n° 1256 du 23 juillet 1793, décrète qu’il ne sera laissé qu’une seule cloche dans chaque paroisse, que toutes les autres seront mises à la disposition du Conseil exécutif, qui sera tenu de les faire parvenir aux fonderies les plus voisines dans un délai d’un mois, pour y être fondues en canons.

Extraits du procès verbal de réception de la cloche d’Hautot sur Seine du District de Rouen :

Ce jour d’hui 23 septembre 1793 l’an 2ème de la République Française, nous Jean-Charles Gorlier administrateur du district de Rouen, sur l’avertissement donné au directoire par le citoyen Jean-Antoine Paquet, Maire de la paroisse de Hautot, qu’il aurait fait apporter au terme de la loi du 10 juillet dernier une cloche de la dite église, je me suis transporté au dépôt situé dans l’enclave de l’emplacement des ci-devant jacobins, où on l’aurait vu arrivé. J’ai fait constater le poids de la dite cloche qui s’est trouvée peser deux cent cinquante livres. Les ferrures de la dite cloche sont trouvées peser cinq livres. Fait en double ce jour et en bas ont signét : Paquet Maire, Ch. Gorlier administrateur

Les cloches de l'Eglise Saint-Antonin d'Hautot sur Seine

En 1994 les Hautotais financent par souscription l’installation d’une nouvelle deuxième cloche. « Constance » est bénie le 25 mars 1994 par l’archevêque de Rouen, Monseigneur Duval, en présence de nombreux donateurs. Elle envoie son message « J’appelle à la prière et à la paix ». Elle sonne le fa, la cloche de 1787 sonne le do dièze.

Les cloches de l'Eglise Saint-Antonin d'Hautot sur Seine

Paris Normandie du 25 février 1994 : La nouvelle cloche portera le prénom de Constance, rappelant celui de la légatrice de la chapelle à la commune, enterrée dans le petit cimetière.

Après quatre années de tractations pour obtenir des subventions, les travaux sur le clocheton de l’église Saint-Antonin ont pu commencer en novembre dernier. Jean-Claude Martel-Baussant, le maire, y tenait : « C’est normal qu’un maire défende le patrimoine de sa commune ». Au cours de la restauration, l’entreprise Biard et Roy s’aperçoit que le support était prévu pour deux cloches. Sous a charge d’une seule, il s’est désaxé et avec lui le clocher s’est déséquilibré. Première hypothèse, la plus probable, la cloche a été fondue pendant les guerres du XIX° siècle. « Car en 14, elle n’est déjà plus là » explique le maire. Autre hypothèse, la seconde cloche n’a jamais été fondue, faute de moyens. La première l’a été en 1787, à Rouen, peu avant la révolution, période peu propice à l’église. (1)

Après cette découverte, la municipalité ne pouvait laisser la seule «do dièse » sonner toute seule. L’ainée de 150 kg aura donc une petite sœur en fa de 90 kg. Les deux sonneront automatiquement les heures et demi hure et l’annonce de la messe mensuelle. La cloche est actuellement en construction à Orléans. Elle portera le doux nom de Constance. Pourquoi ? L’église, classée aux monuments historiques depuis 1930, date du XVI° siècle (2). En 1862, Constance Fizeaux de la Martel légua la chapelle à la commune. La croix aussi a été refaite, gracieusement par l’entreprise Poulain ainsi que le coq qui servira de paratonnerre. Criblé de balles lors de la dernière guerre, il a été restauré, et présenté par les couvreurs à toute la commune la semaine dernière. Il sera béni en même temps que la cloche fin mars.

Participation de la population. Le montant de la restauration s’élève à 250 000 francs. Trois entreprises se partagent les travaux, Biard et Roy, Eris et Lanfry. L’aide de l’Etat et du département, de l’ordre de 90 000 francs, ne compte que les travaux sur le clocheton. Vient s’ajouter une subvention exceptionnelle de 150 000 francs de l’Assemblée nationale pour l’école, la salle des fêtes et le château. Une petite partie de cette subvention sera affectée à la chapelle pour la restauration des murs extérieurs. Mais la fonte de la nouvelle cloche et son électrification ont apporté des frais supplémentaires chiffrés à 42 000 francs. « Une grosse dépense pour notre faible budget », explique le maire. Aussi la municipalité  a fait appel à la générosité des Hautotais.

Les travaux de restauration extérieure sont achevés, l’intérieur demandera encore quelques semaines. Le maire a lancé une souscription. Plus de trois cents lettres viennent d’être envoyées, et les premiers dons, au nom du Trésor public (15 000 francs) sont déjà arrivés. M. Jacquemin, de SATELEC, va régler le montant de la facture de la fonte de la cloche. Il explique : « Il est bon qu’une entreprise s’implique dans la restauration de monuments historiques, cela fait partie de notre culture ». Quant à Jean-Claude Martel-Baussant, il n’a qu’un vœu : « Je veux qu’elle sonne rondement quand je partirai ! »

(1) elle a été confisquée et fondue en 1793 dans le contexte de l’effort de guerre

(2) plus probablement entre 1600 et 1625, selon de nouveaux recoupements

Les cloches de l'Eglise Saint-Antonin d'Hautot sur Seine

Paris Normandie du 1er avril 1994 : Monseigneur Duval a béni « Constance » la nouvelle cloche

L’abbé Gricourt (…), le maire, M. Martel-Baussant, et son équipe municipale, étaient très heureux et Mgr Duval, archevêque de Rouen. Après un bref discours de bienvenue, l’abbé Gricourt, avec la complicité du maire, remercia les personnes présentes et félicita les habitants de la commune et toutes les entreprises ayant participés à la réfection de la chapelle, pour leur générosité à la souscription qui permit l’acquisition de la deuxième cloche « Constance » (…). Mgr Duval, à son tour, insista sur la place que tiennent les cloches, dans l’église « particularité de la religion catholique », annonce des événements heureux : baptêmes, communions, mariages, invitation à la prière, rythme de la vie du village. Mgr Duval procéda à la bénédiction devant les enfants des écoles parrains et marraines. La nef était comble, des gens du village et les amis et voisins de Sahurs et Val-de-la-Haye. Chacun fut invité à sonner la cloche, avant de se retrouver, sur invitation du maire, à la réception, salle d’honneur du château.

Le Conseil Municipal du 10 juin 1994 décide d’éditer une brochure sur l’église Saint Antonin à un millier d’exemplaires, suite aux travaux de rénovation du beffroi.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 11:03
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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 18:05
Voitures anciennes à Hautot sur Seine
Voitures anciennes à Hautot sur Seine
Voitures anciennes à Hautot sur Seine
Voitures anciennes à Hautot sur Seine
Voitures anciennes à Hautot sur Seine
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 17:31

Repas du 12 novembre 2017 :

avec la nouvelle députée Sira Sylla et les jeunes d'Hautot qui assurent le service

Repas des Ainés du 12 novembre 2017 à Hautot sur Seine
Repas des Ainés du 12 novembre 2017 à Hautot sur Seine
Repas des Ainés du 12 novembre 2017 à Hautot sur Seine
Repas des Ainés du 12 novembre 2017 à Hautot sur Seine
Repas des Ainés du 12 novembre 2017 à Hautot sur Seine
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 17:48
DESSIN DE POLYCLES LANGLOIS DE 1834

DESSIN DE POLYCLES LANGLOIS DE 1834

Le château de Madame Delapierre à Hautot sur Seine en 1834

Marie Archange PALYART

Du quatre octobre mil huit cent cinquante (04/10/1850), à six heures du soir, acte de décès de Marie Archange Palyart, décédée ce jour à cinq heures du matin en son domicile en cette commune (le château d’Hautot acheté le 23 mai 1791 à Jean-Jacques Le Couteulx), vivant de son revenu, âgée de quatre vingt quinze ans et huit mois, née à Lisbonne (Portugal) le onze février mil sept cent cinquante cinq (11/02/1755) (le séisme de Lisbonne date du 1er novembre 1755), fille de Louis François Palyart (chevalier de l’Ordre du Christ et consul général de la nation portugaise) et de Dona Luciana Joaquina Desousa Carares, veuve de Jean Marie Anne Henri Delapierre (1746-1821) (Maire de Hautot sur Seine de 1808 à 1821) , mariée à Rouen (paroisse Saint Pierre du Châtel) le vingt trois décembre mil sept cent soixante quatorze (23/12/1774) (05/01/1775 dans les registres).

Sur la déclaration à nous faite par les sieurs Louis Stanislas Fizeaux (1816-1855) âgé de trente quatre ans, lieutenant de vaisseau et Prosper Raoul Fizeaux (1823-1879) (Maire du Val de la Haye de 1860 à 1879) âgé de vingt six ans vivant de son revenu, tous deux petits fils de la défunte et domiciliés en la commune du Val de la Haie, département de la Seine Inférieure, lesquels ont signé après lecture faite, le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi par nous Maire de la commune de Hautot sur Seine, remplissant les fonctions d’officier de l’état civil.

Signatures de Raoul Fizeaux, S. Fizeaux & Duménil Maire (1796-1881) (Maire de Hautot sur Seine de 1846 à 1866).

Le château de Madame Delapierre à Hautot sur Seine en 1834

Marie Archange PALYART a été enterrée dans le chœur de la chapelle d’Hautot sur Seine au côté de son époux Jean Marie Anne Henri VERY DE LA PIERRE

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 16:21

En 1766 le curé de la paroisse Charles Hüe de la Mêlièse envoie une mise en demeure à ses paroissiens au sujet de l'entretien de son presbytère par voie de huissier

Le presbytère de Hautot sur Seine

Délibération du 29 juin 1766

 

Ce jour d’hui dimanche vingt neuf juin mil sept cent soixante six nous soussignés propriétaires et habitants de la paroisse de Hautot sur Seine nous étant assemblés en « état des communs » au son de la cloche après les publications faites par trois dimanches consécutifs à l’issue des vêpres de la dite paroisse, les formalités nécessaires et usitées préalablement obtenues pour délibérer au sujet de « l’exploit d’assignation» à nous donné de la part du Sieur HUE DE LA MELIESE curé de la dite paroisse par le ministère des petits huissiers en la chancellerie en date du huit et neuf juin de la présente année pour nous dire et juger que les réparations de son presbytère sont mal faites.

 

Après y avoir murement réfléchi nous dits propriétaires et habitants en « état des communs » sommes convenus et avons arrêté par notre délibération présente ce qui en suit, c’est à prévoir que unanimement et tout d’une voix nous avons fait choix du Sieur Jean PAQUET syndic de la dite paroisse pour répondre et défendre aux demandes du dit Sieur curé énoncés dans son « exploit ».

 

L’autorisant à cet effet de faire toutes les diligences et poursuites à cet égard qui seront nécessaires pour les dits propriétaires et habitants promettant de les tenir quand bien faites et avoir pour agréables.

 

Comme aussi nous donnons pouvoir et autorisons le dit PAQUET à demander au dit Sieur curé la représentation des titres de son prétendu « droit de colombier » pour après i-celles les contester ou agréer et passer cette déclaration qu’il lui sera bien être, attendu le tord considérable que les pigeons font aux propriétaires et habitants de la dite paroisse.

 

L’autorisons aussi à faire condamner le dit Sieur curé aux dépens, dommages et intérêts à faire ôter et démolir un bâtiment qu’il a fait construire sans autorisation et consentement des propriétaires et habitants sur une muraille de clôture de la cour du presbytère laquelle n’a ni force ni épaisseur suffisante pour pouvoir porter et qu’en outre les fondations de la dit muraille sont considérablement endommagées par l’égout de la couverture du dit bâtiment et que les propriétaires et habitants seront chargés de la rectification dudit mur ainsi que celle du dit bâtiment si le cas échoit.

 

L’autorisons pareillement à faire condamner le dit Sieur curé aux dépens, dommage et intérêts envers les propriétaires et habitants de la dite paroisse pour les dégradations par lui faites sur les fonds de la dite cure, ayant fait labourer une masure plantée en pommier de l’âge de 20 à 25 ans et d’y avoir en la présente année semé des graines, ce qui fera par la suite un tord très considérable et pourra par la suite occasionner la perte totale du dit plan attendu que la dite masure en coteau est d’un terrain de sable qui par conséquent n’a pas la force suffisante pour fournir à la nourriture des arbres fruitiers et à la production des grains qui ne seront et effriterons totalement ladite, et n’étant point permis aux usufruitiers de changer la nature des choses sans la permission des propriétaires.

 

Comme aussi pour avoir fait coupé au ras de terre en la présente année la haye vigne des clôtures de la sus dite masure qui avait huit, neuf à dix pied de hauteur et que l’on a toujours coupée jusqu’à présent à hauteur diminuée quand elle choit en coupe, ce qui fait que la dite masure n’a à présent aucune clôture et que la dite haye est en grand danger de périr totalement par la coupe de tous les vieux et anciens pieds et témoins, dont il a plu au dit Sieur curé de s’emparer du bois qui en est provenu et qui s’il arrivait que le dit Sieur curé vint à quitter la dire cure qui est très modique, les propriétaires et habitants seraient chargés de l’entretien de la clôture , de l’entretien de la dite masure.

 

Comme aussi pour avoir enlever des terres le long du pignon de l’écurie, avoir endommagé et dégradé la maçonnerie du dit pignon, ce qui le met en état d’être totalement détruit ou emporté par la chute des eaux qui n’ont point d’écoulement que le long du dit pignon qui supportera la chute des eaux de toute la côte et pour avoir pareillement enfoncé considérablement la cour du dit presbytère, en avoir emporté les terres, de façon que les eaux qui tombent de la côte ne peuvent avoir aucun écoulement et endommagement et périront totalement tous les murs, fondations et bâtiment du dit presbytère.

 

Fait et passé, en la maison de Marguerite FLEURI proche l’église de Hautot, le dit jour et enquis de la présence des propriétaires et habitants qui ont signé.

 

DE GROUCHET, GROUCHET DE SOQUENCE, LE BAILLI DE SAHURS, LOUIS PICARD, ANTHOINE FESSARD, AUGUSTIN PETIT VALLET, ANTOINE PETIT VALLET

Le presbytère de Hautot sur Seine

Comme annoncé en 1766, le pignon du presbytère a fini par s'écrouler en 2001

Le presbytère de Hautot sur Seine

L'église paroissiale et le presbytère ont été acheté comme biens nationaux par Jean Marie Anne Henry DELAPIERRE (1746-1821), receveur des douanes à Rouen, entre 1796 et 1799.

Le presbytère de Hautot sur Seine

Conseil Municipal du 7 août 1879 : lecture du testament de Mr Fizeaux de la Martel en date du 12 décembre 1878 léguant la maison occupée par Mr Lequesne avec usufruit à son épouse.

Conseil Municipal du 22 novembre 1891 : suite au décès de Mme Fizeaux le 16 février 1891, la commune est propriétaire d’une maison (locataire Mr Lequesne).

La commune est toujours propriétaire de son ancien presbytère. 

Le presbytère de Hautot sur Seine
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 15:49
Souvenirs d'Hautot sur Seine
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:44
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
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