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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 16:21

En 1766 le curé de la paroisse Charles Hüe de la Mêlièse envoie une mise en demeure à ses paroissiens au sujet de l'entretien de son presbytère par voie de huissier

Le presbytère de Hautot sur Seine

Délibération du 29 juin 1766

 

Ce jour d’hui dimanche vingt neuf juin mil sept cent soixante six nous soussignés propriétaires et habitants de la paroisse de Hautot sur Seine nous étant assemblés en « état des communs » au son de la cloche après les publications faites par trois dimanches consécutifs à l’issue des vêpres de la dite paroisse, les formalités nécessaires et usitées préalablement obtenues pour délibérer au sujet de « l’exploit d’assignation» à nous donné de la part du Sieur HUE DE LA MELIESE curé de la dite paroisse par le ministère des petits huissiers en la chancellerie en date du huit et neuf juin de la présente année pour nous dire et juger que les réparations de son presbytère sont mal faites.

 

Après y avoir murement réfléchi nous dits propriétaires et habitants en « état des communs » sommes convenus et avons arrêté par notre délibération présente ce qui en suit, c’est à prévoir que unanimement et tout d’une voix nous avons fait choix du Sieur Jean PAQUET syndic de la dite paroisse pour répondre et défendre aux demandes du dit Sieur curé énoncés dans son « exploit ».

 

L’autorisant à cet effet de faire toutes les diligences et poursuites à cet égard qui seront nécessaires pour les dits propriétaires et habitants promettant de les tenir quand bien faites et avoir pour agréables.

 

Comme aussi nous donnons pouvoir et autorisons le dit PAQUET à demander au dit Sieur curé la représentation des titres de son prétendu « droit de colombier » pour après i-celles les contester ou agréer et passer cette déclaration qu’il lui sera bien être, attendu le tord considérable que les pigeons font aux propriétaires et habitants de la dite paroisse.

 

L’autorisons aussi à faire condamner le dit Sieur curé aux dépens, dommages et intérêts à faire ôter et démolir un bâtiment qu’il a fait construire sans autorisation et consentement des propriétaires et habitants sur une muraille de clôture de la cour du presbytère laquelle n’a ni force ni épaisseur suffisante pour pouvoir porter et qu’en outre les fondations de la dit muraille sont considérablement endommagées par l’égout de la couverture du dit bâtiment et que les propriétaires et habitants seront chargés de la rectification dudit mur ainsi que celle du dit bâtiment si le cas échoit.

 

L’autorisons pareillement à faire condamner le dit Sieur curé aux dépens, dommage et intérêts envers les propriétaires et habitants de la dite paroisse pour les dégradations par lui faites sur les fonds de la dite cure, ayant fait labourer une masure plantée en pommier de l’âge de 20 à 25 ans et d’y avoir en la présente année semé des graines, ce qui fera par la suite un tord très considérable et pourra par la suite occasionner la perte totale du dit plan attendu que la dite masure en coteau est d’un terrain de sable qui par conséquent n’a pas la force suffisante pour fournir à la nourriture des arbres fruitiers et à la production des grains qui ne seront et effriterons totalement ladite, et n’étant point permis aux usufruitiers de changer la nature des choses sans la permission des propriétaires.

 

Comme aussi pour avoir fait coupé au ras de terre en la présente année la haye vigne des clôtures de la sus dite masure qui avait huit, neuf à dix pied de hauteur et que l’on a toujours coupée jusqu’à présent à hauteur diminuée quand elle choit en coupe, ce qui fait que la dite masure n’a à présent aucune clôture et que la dite haye est en grand danger de périr totalement par la coupe de tous les vieux et anciens pieds et témoins, dont il a plu au dit Sieur curé de s’emparer du bois qui en est provenu et qui s’il arrivait que le dit Sieur curé vint à quitter la dire cure qui est très modique, les propriétaires et habitants seraient chargés de l’entretien de la clôture , de l’entretien de la dite masure.

 

Comme aussi pour avoir enlever des terres le long du pignon de l’écurie, avoir endommagé et dégradé la maçonnerie du dit pignon, ce qui le met en état d’être totalement détruit ou emporté par la chute des eaux qui n’ont point d’écoulement que le long du dit pignon qui supportera la chute des eaux de toute la côte et pour avoir pareillement enfoncé considérablement la cour du dit presbytère, en avoir emporté les terres, de façon que les eaux qui tombent de la côte ne peuvent avoir aucun écoulement et endommagement et périront totalement tous les murs, fondations et bâtiment du dit presbytère.

 

Fait et passé, en la maison de Marguerite FLEURI proche l’église de Hautot, le dit jour et enquis de la présence des propriétaires et habitants qui ont signé.

 

DE GROUCHET, GROUCHET DE SOQUENCE, LE BAILLI DE SAHURS, LOUIS PICARD, ANTHOINE FESSARD, AUGUSTIN PETIT VALLET, ANTOINE PETIT VALLET

Le presbytère de Hautot sur Seine

Comme annoncé en 1766, le pignon du presbytère a fini par s'écrouler en 2001

Le presbytère de Hautot sur Seine

L'église paroissiale et le presbytère ont été acheté comme biens nationaux par Jean Marie Anne Henry DELAPIERRE (1746-1821), receveur des douanes à Rouen, entre 1796 et 1799.

Le presbytère de Hautot sur Seine

Conseil Municipal du 7 août 1879 : lecture du testament de Mr Fizeaux de la Martel en date du 12 décembre 1878 léguant la maison occupée par Mr Lequesne avec usufruit à son épouse.

Conseil Municipal du 22 novembre 1891 : suite au décès de Mme Fizeaux le 16 février 1891, la commune est propriétaire d’une maison (locataire Mr Lequesne).

La commune est toujours propriétaire de son ancien presbytère. 

Le presbytère de Hautot sur Seine
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 15:49
Souvenirs d'Hautot-sur-Seine
Souvenirs d'Hautot-sur-Seine
Souvenirs d'Hautot-sur-Seine
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:44
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
Le chantier du belvédère d'Hautot sur Seine
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 04:44

Le sud de la boucle de Roumare héberge de nombreux gites ruraux. Il est possible de les trouver sur le site internet des gites de Seine Maritime :



Hautot Sur Seine

Sahurs


Saint Pierre de Manneville

Val de la Haye


Le gite du Moulin du Temple à Hautot-sur-Seine :

 

Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage

Le gite Les Fendanges à Hautot-sur-Seine :

 

Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
Les gites d'Hautot-sur-Seine et du voisinage
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 16:25

CAHIER DES DOLEANCES DES HAUTOTAIS

 

PROCES VERBAL D’ASSEMBLEE

DE LA PAROISSE SAINT ANTONIN DE HAUTOT SUR SEINE

COMPOSANT LE TIERS ETAT

 

Aujourd’hui 29 mars 1789, en l’assemblée convoquée au son de la cloche en la manière accoutumée, tenue dans la nef de l’église de la dite paroisse, sont comparues Jean PAQUET, Guillaume FESSARD, Jean JOLLY, Pierre FLEURY, Robert LECLERC, Pierre PACQUET, Jacques MAZIER, Pierre GODFROY, Augustin PETIT VALLET, Jacques LECOFFRE, François HUBLE, Louis CHOUARD, Jean PICARD, Jean MUTEL, Charles LABBE, François DUBOSC, Jean-Baptiste HELLOUIN et Pierre BERENGER de ce lieu par-devant nous Charles Louis Adrien LECOMTE syndic de la municipalité de la dite paroisse, tous nés français, âgés de vingt cinq ans, compris dans les rôles des impositions, habitants de cette paroisse composée de 52 feux, lesquels pour obéir aux ordres de sa Majesté, portées par les lettres données à Versailles, le 24 janvier dernier, pour la convocation et tenue des Etats Généraux de ce royaume et satisfaire aux dispositions du règlement annexé ainsi qu’à l’ordonnance de Mr le lieutenant général civil du baillage de Rouen, du seize de ce mois, dont ils nous ont déclaré avoir une parfaite connaissance, tant pour la lecture qui leur en a été données le vingt de ce mois et le jour d’hui, lors de la messe paroissiale de ce lieu, et qui vient de leur en être données présentement, tant au ‘prône’(1) qu’à l’issue de la messe et pour l’affiche pareillement du dit jour vingt cinq de ce mois et le jour d’hui au portail de l’église de ce lieu, nous ont déclarés qu’ils allaient d’abord s’occuper de la rédaction de leur cahier de doléances, plaintes et remontrances; Et en effet y ayant vaqué, ils nous ont représenté le dit cahier qui a été signé par ceux desdits habitants qui doivent signer et par nous après l’avoir coté par première et dernière pages et paraphé ‘ne varietur’ (2) au bas d’y celles.

 

Duquel cahier la teneur suit

 

1) Le Seigneur de ce lieu est le Roi notre Souverain Seigneur qui nomme au ‘bénéfice cure’(3), en conséquence les rectifications et réparations, tant du cœur, nef que du presbytère tombent à notre charge

 

2) Mr de TREMAUVILLE, chevalier de Saint Louis, Seigneur de SAHURS jouit des droits seigneuriaux.

 

3) Le ‘bénéfice cure’(3), de ce lieu, compris le logement de Mr le Curé ne valent ensemble que quatre cent livres

 

4) Que nous estimons devoir être avantageux, pour l’Etat et tout à la fois utile pour le public, le changement absolue de la Régie des Bois et Forêts de Sa Majesté, vu qu’il est constant que les bois et forêts ne sont pillés et dévastés que parce que les riverains sont non seulement privés de leurs anciens droits de chauffages et pâturages mais parce que, par une régie mal entendue et aussi criante qu’elle est dure, on leur refuse l’argent à la main de leur délivrer du bois qu’ils ont à leur porte et ce dans le plus fort de l’hiver et qui ne leur en délivre qu’en avril souvent fini, lorsque les avides adjudicataires ne savent plus ou le placer c’est la véritable source de corruption et d’abus que l’on n’ose expliquer, mais que nous laissons à dévoiler au ministère

 

5) Qu’ils se croient favorisés du Roi si Sa Majesté daignait commuer la somme à laquelle nous sommes taxés pour l’entretien des chemins éloignés de trois lieux et quelquefois davantage qu’ils ne fréquentent jamais et les autorisent à employer cette même somme pour l’entretien du chemin du hallage des vaisseaux, venant de la mer apporter des approvisionnements de Rouen, Paris et autres endroits, qui règne le long de notre paroisse qui est coûteux aux propriétaires et mal entretenus, attendu que dans les grosses marées les terrains qui avoisinent le chemin en souffre beaucoup dans leurs récoltes, notamment le seul petit bien dont la communauté jouit et qui peut à peine suffire à l’entretien du nécessaire de l’église, qu’au moyen de cette mutation ils prendraient soin de conserver l’entretien par une chaussée pratiquée à la suite et à l’instar de celle que vient d’établir Mr le Marquis de SOQUENCE à l’aide de secours qu’il a reçu de l’Etat (4)

 

6) Que leur ancienne route, servant et traversant leur paroisse de la forêt au bord de la Seine se trouvant fermées par l’alluvion et absolument bouchée par la possession qu’en ont pris deux respectables personnages (5). Nous nous trouvons totalement privées d’eau dans l’été, pour les personnes et le bétail, et que s’il arrivait quelque incendie on n’aurait aucun secours

 

7) Que la privation de cette chaussée, qui a existé en entier du vivant des anciens et qui existe encore sauf le morceau de prairie qui la barre, entraine encore d’autres désavantages pour nous, en ce que nous sommes obligé de débarquer les matériaux et ustensiles nécessaires à tous usages de construction, ou réparations soit sur les quais de SAHURS ou du VAL DE LA HAYE distant d’une demi lieue, ce qu’on peut nous interdire à volonté

 

8) Nous demandons la suppression des mécaniques de toutes espèces à l’anglaise, et même le traités de commerce fait avec eux (6)

 

9) Que quoique malheureux et jouissants à peine du nécessaire à la vie, nous payons en soupirant les taxes qui nous sont imposées, mais que quelque pénible qu’elles puissent être, ce serait un motif de consolation pour nous de savoir que véritablement nous nous sacrifions pour notre Seigneur Roi et l’Etat et que les sommes enlevées du sein de nos familles malheureuses passent sans altération dans le Trésor Royal sans devenir la proie d’un nombre infini de gens affamés, qui brûlent sans cesse d’une soif qui n’éteindra jamais, par les précautions qu’ils prennent pour l’entretenir, par le grand usage du sel qu’il en font, et qui l’interdisent volontiers aux pauvres par le prix exorbitant qu’ils reportent en forçant les malheureux à se priver d’autres secours

 

10) Que s’il nous était permis d’user la liberté des dons de la nature et des fruits de nos travaux sans redouter un injuste procès, pour une pinte de vin, ou une livre de sel ou tabac, bue dehors, ou soit disant faux sel ou tabac de contrebande, au jugement d’un suppôt souvent soudoyé des Fermiers, nous payeront avec beaucoup plus de gaieté et de satisfaction ce que nous devons au Roi

 

Que pour obéir aux abus et aux malheurs qu’entraine la mendicité, on doit obliger les gens de mainmorte, les gros décimateurs (7), les abbés, prieurs commanditaires, les moines & notamment les commandeurs de l’Ordre de Malte de se dessaisir d’une somme suffisante prise exactement sur leurs biens et sous l’administration de deux notables et du curé de chaque paroisse, laquelle somme serait scrupuleusement employée aux secours des vrais pauvres ou malades

 

C’est pourquoi nous supplions MM composants les Etats Généraux de demander la suppression & abolition, entière des Fermes Générales que toutes marchandises soient libres dans toutes l’étendue du Royaume, si ce n’est celles allant et venant à l’étranger, que l’on établisse pour chaque individu un impôt ’personnel et réel’, à raison de son état et profession, pour tenir lieu de ses droits, un impôt sur chaque individu de tel état et à condition que ce soit, à raison de ses fonds ou de son occupation

 

Fait & arrêté le jour d’hui dimanche 29 mars 1789. Ensuite les dits habitants après avoir murement délibéré sur le choix de nos députés qui sont tenus de nommer en conformité des dites lettre du Roi et du règlement y annexé, les voix ayant été par nous recueillis en la manière accoutumée, la pluralité des suffrages s’est réunie en faveur des Sieurs Jean PAQUET et Jean-Baptiste FOLLY qui ont accepté la dite commission et ont promis de s’en acquitter fidèlement;

 

La dite nomination ainsi faite, les dits habitants ont en notre présence, remis aux dits Sieurs PACQUET et JOLLY.

 

 

(1) prône : prière dominicale de l'ancienne liturgie chrétienne formulée par le prêtre, elle pouvait contenir la lecture d'informations concernant la communauté ou celle des décrets et ordonnances épiscopales ou royales

(2) ne varietur : afin qu’il n’en soit rien changé

(3) bénéfice cure : charge d'âmes devant être comprise comme le devoir de s'occuper des paroissiens

(4) à la limite de Sahurs et Hautot reliant le chemin des fossés à la Seine

(5) MM Gruchet de Soquence et Le Couteulx

(6) référence au traité Eden-Rayneval, accord commercial signé entre la France et la Grande-Bretagne le 26 septembre 1786, il provoque, dès la fin de 1788, une vague française de bris de machines textiles

(7) les grosses dîmes qu’on levait sur les principaux revenus de la paroisse, comme le seigle, le blé et le vin

Cahier des doléances d'Hautot sur Seine
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:57
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
Le potager de la colonie de vacances du château d'Hautot sur Seine
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:38
Noue humide à Hautot-sur-Seine : présence d’un mollusque rare en Normandie

Noue humide à Hautot-sur-Seine : présence d’un mollusque rare en Normandie

Un an après sa réalisation, la noue humide de 1 ha réalisée dans le cadre de l’agrandissement de la zone d’évitage d’Hautot-sur-Seine (zone de retournement des navires) abrite déjà une flore et une faune remarquable, notamment, un mollusque d’intérêt patrimonial, rare en Normandie, la grande Limnée.
Cet aménagement écologique et paysager est une des mesures environnementales du Projet d’amélioration des accès maritimes du Port de Rouen.

Le retour de la Grande Limnée à Hautot sur Seine
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:00
Voix sur Seine : huitième festival de chant choral de 2017
photographie Jean Pierre Camier

photographie Jean Pierre Camier

photographie Jean Pierre Camier

photographie Jean Pierre Camier

Voix sur Seine : huitième festival de chant choral de 2017
Voix sur Seine : huitième festival de chant choral de 2017
photographie Jean Pierre Camier

photographie Jean Pierre Camier

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 04:53

En 1712 aliénation à Pierre Grouchet, sieur de Soquence, de la seigneurie directe sur l'Ile-aux-Oiseaux et sur 20 acres de communes à Hautot-sur-Seine

La famille Grouchet est anoblie en 1470 par la Charte des Francs-fiefs dans la Vicomté de Rouen, et sergenterie de Saint-Georges de Boscherville, pour le fief de Soquence dont la finance est de 50 livres.

Les Armoiries des Grouchet de Soquence sont de gueules, au chevron d'or, accompagné de trois cigognes d'argent, au chef cousu d'azur, chargé d'une croisette d'or accostée de deux étoiles d'argent.

Pierre Grouchet de Soquence (1653-1715)

 

Il est né le 9 mai 1653 à Rouen paroisse Saint Godard, fils de Jacques Grouchet de Soquence Conseiller du Roi en sa Grande Chambre au Parlement de Rouen et de Marie de la Mare d’Ausseville.

 

Paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine (30/10/1714) : Le mardi 30 octobre 1714 nous avons solennellement conjoint en mariage en l’église paroissiale de Hautot sur Seine Mr Nicolas Le Carpentier écuyer, maître des ouvrages fils de feu Mr Louis Le Carpentier et de feue Dame Catherine Hérambourg de la paroissse de Notre Dame de la Ronde de Rouen et Demoiselle Marie Pétronille de Grouchet de Soquence fille de Mr Pierre de Grouchet écuyer, Seigneur de Soquence et de Dame Madeleine Le Courtois de la paroisse de Saint Godard après cependant nous avoir apparu la publication de deux bans, dispense du troisième par Monseigneur l’Archevêque de Rouen et permission de célébrer le mariage en la paroisse de Hautot, lequel mariage a été célébré par Mr l’abbé Morin en présence de leurs parents et amis. Soussignés : M.P. de Soquence, Le Carpentier, De Grouchet, Le Courtois de Soquence, etc

 

Journal de Paris n°149 du dimanche 28 mai 1780 : Enterrement de haute et puissante Dame Marie-Elizabeth-Pétronille de Grouchet, Marquise de Soquence, rue S Jacques.

 

Paroisse Saint Godard de Rouen (01/03/1715) : Le vendredi premier jour de mars 1715 a été inhumé dans le chœur de cette église par Mr du Perroy licenciè es lois curé de cette paroisse Mr Pierre de Grouchet de Soquence conseiller du baillage de Rouen âgé de 62 ans ou environ, décédé du jour précédent en présence de Mr de Soquence son fils et de Mr Le Carpentier son gendre, Mr de Grouchet et Mr de C…lle St Mars et de Mr Bonissent. Soussignès De Grouchet de Soquence, Le Carpentier, De Grouchet, De C…lle St Mars, Bonissan, Du Perroy

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (24/03/1720) & ban de la Paroisse Saint Godard de Rouen (12/03/1720) : Ce 24 mars 1720 ont été conjoint par les sacrements de mariage par Mr l’abbé Morin de Villerey Messire Antoine de Gaugy écuyer fils de feu Gabriel de Gaugy aussi écuyer et de feue Dame Marguerite de la Rue de la paroisse de St Martin sur Renelle d’une part et Damoiselle Henriette de Gruchet fille de feu Messire Pierre de Gruchet écuyer seigneur de Soquence et de Dame Magdeleine Le Courtois de cette paroisse d’autre part.

 

Paroisse Saint Godard de Rouen (25/03/1732) : Le mardi 25ème jour de mars 1732 a été inhumé dans le cimetière par Mr de Pontrené prêtre curé de cette paroisse Madame Madelène Le Courtois veuve de Pierre de Gruchet chevalier Seigneur de Soquence décédée de ce jour munie des sacrements âgée d’environ 66 ans.

Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795

Pierre-Etienne Grouchet de Soquence (1697-1773)

 

Il a été baptisé le 29 juin 1697 en la paroisse de Saint Eloi de Rouen.

 

Paroisse de Saint-Laurent de Rouen (01/06/1722) (extraits) :

Mariage de Messire Pierre-Etienne de Grouchet chevalier seigneur de Soquence âgé de 25 ans de la paroisse de Saint Sauveur à Sahurs avec Damoiselle Marguerite de Bonissent âgée de 35 ans environ de la paroisse de Bosbordel célébré par Jérôme Claude Morin de Villeré avec le consentement de Noble Dame Madeleine Le Courtois veuve de Messire Pierre de Grouchet chevalier Seigneur de Soquence, en présence de Nicolas Le Carpentier et d’Etienne Gaugy beau frères de l’époux, de Messire Jean-Baptiste de Bonissent chevalier Seigneur de Bosbordel et autres lieux père.

Paroisse Saint-Antonin d’Hautot sur Seine (24/07/1726) :

Le mercredi 24 juillet 1726 inhumation de noble dame Marguerite de Bonissan âgée de 38 ans en viron femme de messire Pierre de Grouchet chevalier seigneur de Soquence et autres lieux de la paroisse de Sahurs décédée le jour précédent, munie du saint sacrement de pénitence, a été inhumée dans le cœur de l’Eglise de Hautot sur seine avec deux petits enfants, mâle et femelle ondoyés en présence de messieurs ses parents et amis.

A Sahurs le 3 janvier 1728 Pierre Etienne Grouchet de Soquence est le parrain de Marie Ges née le 24 décembre 1727, la marraine est Dame de Faoucq épouse de Messire de Hurnebuc.

Paroisses de  Saint Godard de Rouen (01/06/1739) et de Saint Eloi de Rouen (02/06/1739) :

Mariage de Messire Pierre de Grouchet Chevalier Seigneur de Soquence fils de feu Messire Pierre du Grouchet et de feue Dame Magdeleine Le Courtois de la paroisse de Sahurs d’une part et Damoiselle Marie Marguerite Françoise de la Houssaye fille de feu Messire Jean Baptiste de la Houssaye chevalier seigneur et patron du Rouge Montier, Beauchamps, La Motte et autres lieux et de feue Dame Catherine Costé de la paroisse de St Godard d’autre part.

 

Le 16 avril 1765 à Sahurs a lieu le mariage de Jean-Baptiste Pierre Duchesne sieur des Chateliers capitaine au corps royal des carabiniers de Monseigneur le Comte de Provence et de Marie Louise Pain en présence de messire Pierre de Grouchet (v.1690-1783), de messire Pierre-Etienne de Grouchet (v.1696-1773) Seigneur de Soquence, de messire Pierre-Antoine de Grouchet de Soquence (1724-1772) capitaine au dit corps des carabiniers.

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (08/04/1773) :

Ce jeudi huit avril 1773 le corps de Messire Pierre Etienne de Grouchet Chevalier Seigneur de Soquence mort ce matin en cette paroisse âgé d’environ soixante seize ans muni des saints sacrements de l’Eglise a été transporté de cette paroisse en l’église de Hautot pour y être inhumé en présence des soussignés De Grouchet, Grouchet de Soquence, Pigache vicaire de Sahurs, Picard curé de Sahurs

 

Inhumation à Hautot-sur Seine de Pierre Etienne Grouchet de Soquence (08/04/1773) :

Ce jeudi huitième jour d’avril mil sept cent soixante et treize a été inhumé dans le cœur de notre église paroissiale de St Antonin de Hautot sur Seine le corps de messire Pierre Etienne Grouchet de Soquence, chevalier seigneur de Soquence, fils de Pierre Grouchet de Soquence et de dame Madeleine le Courtois âgé de soixante dix sept ans environ après avoir reçu tous les saints sacrements de l’église en présence de ses parents, décédé le même jour à Sahurs et transporté dans l’église de Hautot sur Seine, inhumé par nous soussigné Robert le Brument curé de Saint Pierre de Manneville du consentement du curé de Hautot qui a signé.

 

Marie Marguerite Delahoussaye, veuve de Pierre Etienne Grouchet, est décédée en son domicile 84 rue Beauvoisine à Rouen le 13 pluviose an VII, à l’âge de 80 ans.

Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795
Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795

Pierre de Grouchet (v.1690-1783)

Cadet de la famille, le lien exact avec Pierre-Etienne (1696-1773) Seigneur de Soquence n’est pas établi. 

Il épouse Dame Marie Agnès Elisabeth Marye (1711-1747) le 14 octobre 1732 à Paris, paroisse Sainte-Sulpice. Barbe Agnès MARYE est la fille de Pierre-Nicolas MARYE directeur pour la Compagnie des Indes au Cap-Français (Saint-Domingue) propriétaire d'une habitation au Terrier Rouge et d'Agnès CATU séparée de biens d'avec son mari depuis 1717.

C’est un gentilhomme au service de la Duchesse du Maine puis du Comte d’Eu pour lequel il est gouverneur du château d’Anet.

Le château d’Anet construit pour Diane de Poitiers :

Le château d’Anet échoit à Louise-Bénédicte de Bourbon (1676-1753), duchesse du Maine le 29 mars 1733, après le long règlement de la succession de sa mère la princesse de Condé. Elle se fait aménager deux appartements, l'un au rez-de-chaussée de l'aile gauche, l'autre au bout de l'ancienne galerie de Diane. Le bâtiment du gouverneur, comprend les appartements de M. de Grouchet, au rez-de-chaussée, du prince de Dombes, de l’écuyer et des domestiques au premier étage. En 1746, Voltaire et Mme du Châtelet sont les hôtes de la duchesse. Le cousin Soquence est cité dans une lettre de Madame de Staal du 20 août 1747 à Mme du Deffant. Le 7 juin 1749, le roi Louis XV vient à Anet rendre visite à la duchesse, sa tante, puis, se  recueille devant le tombeau de Diane de Poitiers, son ancêtre. Trois ans avant sa mort, la duchesse, partage ses biens entre ses deux fils. L'aîné, Louis-Auguste de Bourbon (1700-1755), prince souverain de Dombes, comte d'Eu a pour sa part le comté de Dreux et la terre d'Anet. A sa mort il laisse ses biens, à son frère Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), Prince souverain de Dombes, duc d'Aumale, duc de Gisors, comte d'Eu, comte de Dreux, prince d'Anet et baron de Sceaux. Il fait de fréquents séjours au  château d'Anet et où il s'adonne à sa passion pour la chasse.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (27/10/1734) :

Ce jour d’hui 27 octobre 1734 ont été supplées les cérémonies du baptême d’un garçon né le neuf du précédent en légitime mariage de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de noble Dame Marie Agnès Barbe Marye, lequel par péril de mort a été ondoyé le neuf du précédent par Mr François Jourdain chirurgien de la Bouille, et a été nommé Pierre Jean par Dame Marie Anne Marye veuve du sieur de Mauboyne accompagnée de Messire Jean Quesnet, ses parrains et marraine soussignés Marie Anne Marye veuve Mauboyne, J Quesnet, Jourdain, Le Comte prêtre.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (01/05/1736) :

Ce jour d’hui, 1er mai 1736 a été baptisé par moi soussigné prêtre curé du Val de la Haye un garçon né du jour précédent en légitime mariage de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de Dame Agnès Marye et a été nommé Pierre Philippe par Messire Philippe Marye écuyer vicomte de Blosville seigneur patron en haut justicier du dit lieu de St Nicolas de Port, de Veules et autres lieux et Dame Catherine de Martonne de Marbeuf parrain et marraine soussignés. Hébert prêtre curé, Marye, Martonne Marbeuf

Le parrain Philippe Marye (04/01/1688 - 23/12/1772) et son frère Nicolas Marye (1685-1759) utilisent les mêmes titres. La marraine Dame Catherine de Martonne de Marbeuf, épouse de François Alphonse de Marbeuf, est décédée à Caudebec-en-Caux le 24 décembre 1759 à l’âge d’environ 77 ans.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (30/07/1737) :

Ce jour d’hui 30 juillet 1737 a été baptisé par moi prêtre desservant de cette paroisse soussigné,  un garçon né du jour en légitime mariage de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de Dame Elisabeth Agnès Marye et a été nommé Jean Baptiste Aimable par Noble Dame Marie Barbe Cavelier de Montreuil accompagné de Messire François Jean-Baptiste de Bonissent sieur de Lançon. Le Cointe prêtre.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (24/03/1741) :

Ce 24 mars 1741 a été baptisée par Messire Nicolas Louis Hébert prêtre curé du Val de la Haye une fille née du jour même en légitime mariage de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de Dame Agnès Elisabeth Marye, les père et mère de cette paroisse, laquelle a été nommée Agnès Elisabeth par Charles Jean Damas et Marie Louard soussignés.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (16/02/1743) :

Ce 16 février 1743 a été baptisé par messire Pierre Guillaume Le Planquais prêtre licencié en droit canon et civil un garçon né hier du légitime mariage de Pierre de Gruchet, écuyer, gouverneur du château d’Anet et de Dame Marie Agnès Elisabeth Marye, les père et mère de cette paroisse, lequel a été nommé Pierre Claude Parfait Armand par messire Claude Hébert écuyer seigneur en partie de Sahurs et Dame Marie François Marguerite de la Houssaye du Rouge Montier épouse de Monsieur de Soquence, parrain et marraine. Soussignés Rougemontier de Soquence, Hébert, Le Planquais prêtre.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (18/02/1746) :

Ce 18 février 1746 a été inhumé par nous prêtre curé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Pierre Claude Parfait Armand, fils de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de Dame Marie Agnès Elisabeth Marye agé d’environ trois ans. Présence des soussignes Adrien Cavelier, Carpentier curé de Sahurs, Bellefontaine (vicaire de Sahurs).

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (31/12/1747) :

Ce 31 décembre 1747 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de Noble Dame Agnès Elisabeth Marye femme de Messire Pierre de Grouchet écuyer, décédée le jour précédent âgée d’environ 36 ans en présence de ses parents et amis. Parmi les signataires Le Cointe Curé de Hautot, Carpentier Curé de Sahurs

 

Rectification le 15/01/1750 de l’acte de baptême d’Agnès Marye du 13/09/1734 en la paroisse de Saint Germain l’Auxerrois de Paris fille de Marie Anne Françoise Marye :

Est aussi comparu Sieur Pierre de Grouchet, écuyer, demeurant à Paris en l’hôtel de Madame la Duchesse du Maine oncle de la demoiselle Agnès Marye, à cause de la Dame son épouse en personne, lequel après serment a dit et déclaré après avoir pris lecture de la requête ci énoncée qu’il a une parfaite connaissance que le Sieur de Beauferry a épousé en premières noces une demoiselle Marye sœur de sa femme de lui comparant, ne se ressource en quelle année le dit mariage a été célébré, n’y ayant point assisté, qu’il a une parfaite connaissance que de ce mariage sont issus deux enfants, une fille qui est l’ainée et un garçon qui est le cadet lequel a été baptisé sous les noms de ses père et mère en légitime mariage mais que la fille a été baptisée seulement sous le nom d’Agnès qui était le nom de baptême de sa grand-mère, nom qu’il ne précise point, pour constater l’état de la dite fille sa nièce puisque son extrait baptistaire dont il vient de prendre lecture la qualifie fille de père et mère inconnus, qu’il ne sait d’où provient cette erreur, qu’il a seulement connaissance que la dite Dame de Beauferry lui a dit manqué de mourir plusieurs fois, qu’il était nécessaire de faire rectifier l’acte de baptême de la dite fille, qui était mal rédigé, pour lui dire en quoi il péchait, qu’il en néanmoins avait certain que la dite Agnès ci présente, sa nièce est née du légitime mariage du Sieur de Beauferry et de la dite défunte Marye sa femme, ce qu’il est obligé de dire et déclaré pour l’acquis de la conférence qu’il est d’avis et même nous supplie d’ordonner que le dit acte de baptême soit réformé et que la dite Agnès Marye dont est question soit qualifiée dans le dit acte de baptême pour fille légitime de Pierre de Beaufrry et de Marie Anne Françoise Marye sa femme les père et mère, et a signé DE GROUCHET

 

Après le décès de sa première épouse, il se marie avec Pierrette Nicole de Rochemont, veuve en 1748 d’Antoine Mathieu. Pierrette Nicole de Rochemont décède le 3 février 1773.

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (22/05/1756) :

Ce jour d’hui vingt deux de mai 1756 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de messire Jean Baptiste Aimable de Grouchet clerc tonsuré, décédé du jour précédent, muni des sacrements de l’église, âgé de viron vingt ans en présence de Monsieur son père et autres soussignés.

 

Décès à Hautot le 19/03/1780 de Marie Poullard cuisinière de Messire de Grouchet :

Le vingtième jour de mars, du consentement de monsieur le curé de St Sauveur de Sahurs, le corps de Marie Poullard femme de Christophe Triboult, cuisinière de Messire de Grouchet, décédée d’hier, âgée de viron quarante huit ans, munie des Sts sacrements de pénitence, d’eucharistie et d’extrême onction, a été apporté, à cette paroisse et inhumée dans le cimetière du dit lieu par Monsieur Pigache vicaire de Sahurs, et ce la présence de Christophe Triboult, son mari, de Sahurs, de Jean Baptiste Poullard son frère de cette paroisse et autres parents et amis soussignés : P. Pigache vicaire de Sahurs, Christophe Tribout, Jn Bte Poullard, Dehaye curé de Hautot

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (08/04/1783) :

Ce mardi huitième jour d’avril 1783 a été inhumé dans le cimetière le corps de Messire Pierre de Grouchet écuyer ancien gentilhomme de son altesse sérénissime Monseigneur le Comte d’Eu décédé hier muni des saints sacrements de l’église âgé d’environ quatre vingt treize ans en présence des soussignés Béguin curé de Moulineaux, Picard curé de Sahurs, Le Blanc curé du Val de la Haye, Dehayes curé de Hautot

Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795

Pierre-Antoine Grouchet de Soquence (1724-1772)

Baptème à Sahurs de Pierre Antoine Grouchet de Soquence (27/12/1724) :

Le 27 décembre 1724 un enfant mâle né du légitime mariage de messire Pierre de Grouchet écuyer sieur de Soquence et de noble dame Marguerite de Bonissent a reçu les cérémonies de baptème par moi prêtre curé de cette paroisse lequel a été ondoyé à la maison vu le danger le dix du dit mois par Marguerite (Lasne) sagefemme de la paroisse de St Pierre de Manneville et a été nommé Pierre Antoine par messire Antoine Gaugy écuyer et dame Barbe Hue veuve de messire de Chatelies écuyer parrain et marraine ce qui ils ont signé : Gaugy, Hue de Chatelies, Grouchet de Soquence, Marguerite Lemoyne veuve de Toussaint (Lasne)

 

Le 2 juin 1739, à Rouen en la paroisse de Saint Eloi, Messire Pierre de Grouchet chevalier seigneur de Soquence, fils de Messire Pierre de Grouchet décédé en 1715 et de feue Dame Magdeleine Le Courtois décédée en 1732 de la paroisse de Sahurs, épouse Marie Marguerite Françoise de la Houssaye, née à Rouen paroisse de Saint Laurent le 19 avril 1719 , fille de Messire Jean-Baptiste de la Houssaye décédé en 1738 chevalier seigneur et patron de Rougemontier, Beauchamps, la Motte et autres lieux et de feue Dame Catherine Costé.

Ils sont les parents de de Pierre Etienne Antoine de Grouchet de Soquence (1745-1811).

 

Paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine : baptème de Pierre Antoine Fessard (26/04/1764)

Ce 26 avril 1764 a été baptisé par moi prêtre curé de cette paroisse un garçon né du jour précédent du légitime mariage d’Antoine Fessard et de Marianne Touzé, et a été nommé par procuration de Messire Pierre Anthoine Grouchet de Soquence Ecuyer et Noble Dame Marguerite Françoise de la Houssaye de Rougemontier femme de Messire Pierre Etienne de Grouchet Ecuyer Seigneur de Soquence, passées à Jean Adrien Dannequin et Catherine Touzé lesquels ont nommés leur enfant Pierre Antoine et ont signés : Jean-Adrien Dannequin, Catherine Touzé & Le Cointe Prètre Curé

 

Paroisse Saint Sauveur de Sahurs (29/10/1772) :

Ce jeudi vingt neuf octobre 1772 le corps de Messire Pierre Antoine Grouchet de Soquence chevalier de l’Ordre de St Jean de Jérusalem colonel de cavalerie, mort hier en cette paroisse, âgé de quarante huit ans environ, muni des Sts Sacrements de l’Eglise a été transporté de cette paroisse en l’église de Hautot pour y être inhumé en présence des soussignés.

 

Inhumation à Hautot-sur Seine de Pierre Antoine Grouchet de Soquence (29/10/1772) :

Ce Jeudi vingt neuvième jour d’octobre mil sept cent soixante et douze a été inhumé dans le cœur de notre église paroissiale de St Antonin de Hautot sur Seine le corps de messire Pierre Antoine Grouchet de Soquence chevalier de l’Ordre de St Jean de Jérusalem colonel de cavalerie fils de haut et puissant seigneur messire Pierre Etienne Grouchet de Soquence et de noble demoiselle Marguerite Françoise de Bonissent né au château de Soquence le vingt sixième jour de décembre mil sept cent vingt quatre, mort au château de Soquence le vingt huit octobre mil sept cent soixante douze et transporté en l’église du dit Hautot le dit jour (…) après avoir reçu tous les saints sacrements de l’église en présence de ses parents qui ont signés et inhumé par nous.

Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795

Pierre-Philippe Grouchet de Soquence (1736-1816)

Baptême de Pierre-Philippe Grouchet, paroisse Saint Sauveur de Sahurs, le 01/05/1736 :

Ce jourd’hui, 1er mai 1736 a été baptisé par moi soussigné prêtre curé du Val de la Haye un garçon né du jour précédent en légitime mariage de Messire Pierre de Grouchet écuyer et de Dame Agnès Marye et a été nommé Pierre Philippe par Messire Philippe Marye écuyer vicomte de Blosville seigneur patron en haute justice de St Nicolas de Port, de Veules et autres lieux et Dame Catherine de Martonne de Marbeuf parrain et marraine soussignés. Hébert prêtre curé, Marye, Martonne Marbeuf

 

Sa marraine Catherine de Martonne est la fille de Jean-Baptiste de Martonne, conseiller du Roi, maître ordinaire en la Cour des Comptes, et de Catherine Duhamel. Elle est l’épouse de François-Alphonse de Marbeuf. Veuve elle se remarie le 16 mai 1742, paroisse Saint Patrice de Rouen, avec Charles de Mondion, chevalier, sieur de Montmirel.

 

A la mort de sa mère à l’âge de 10 ans il commence sa carrière comme militaire comme page dans la Maison du Maine d’abord dans l’artillerie avant de devenir cornette dans les carabiniers. Il participe pendant la guerre de sept ans à la campagne de Hanovre où il est blessé à la bataille de  Krefeld (1758), un cheval est tué sous lui à la bataille de Minden (1759).

 

Décès de son parrain Paroisse Saint André de la Ville de Rouen (14/08/1759) :

Ce jourd’hui mardi quatorze août mil sept cent cinquante neuf a été inhumé dans cette église (dans) la tombe de la famille, par Monsieur le curé de cette paroisse Messire Nicolas MARYE en son vivant écuyer vicomte de Blosville seigneur patron et haut justicier du dit lieu et de St Nicolas du Port, de Veule et autres lieux décédé du dimanche précédent au soir, muni du sacrement d’extrème onction, âgé de soixante et quatorze ans et environ cinq mois en présence des soussignés Poret de Blosseville, Poret de Boissemont, Auvray curé de St André.

 

Décès de sa marraine Paroisse Notre Dame de Caudebec (en Caux) (26/12/1759) :

Ce mercredi vingt six décembre 1759 par nous Louis Adam Trimolet Prêtre Vicaire de Caudebec a été inhumé dans l’église de ce lieu le corps de Catherine de Martonne veuve en première noces de Mr de Marbeuf, écuyer, et épouse de Mr de Mondion (1686-1769), écuyer, âgée de soixante et dix sept ans ou environ décédée avant-hier dans le couvent des dames religieuses de cette ville après avoir reçu les saints sacrements de l’Eglise et ont assisté au convoi les sieurs Thomas Gifard et Jean-Baptise Lavié marchands en cette ville qui ont signés avec nous.

 

Il se marie à Sahurs le 4 avril 1769 avec Dame Marie Claude Aimée Bihorel de Bellemare.

 

Premier mariage, paroisse Saint Sauveur de Sahurs (04/04/1769) :

Ce mardi quatre avril 1769 après une publication du mariage entre Messire Pierre Philipe de Grouchet, fils majeur de Messire Pierre de Grouchet, gentilhomme de Son altesse Sérénissime Monseigneur le Comte d’Eu et de défunte Demoiselle Agnès Marye ses père et mère de cette paroisse d’une part, et noble Dame Marie Claude Aimée Bihorel de Bellemare fille majeure de feu Messire Claude Bihorel de Bellemare et de défunte Demoiselle Marie Anne Mondré et veuve de Messire Jean-Baptiste de Chambray (*) chevalier seigneur et patron de Morsent, capitaine au corps des grenadiers de France, chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis ; de fait de la paroisse tant de celle de St Martin Boscherville que de St Denis en la ville d’Evreux, faite en cette église et en celles de St Martin Boscherville et de St Denis d’Evreux, le vingt sept du mois dernier, sans qu’il se soit trouvé aucun empêchement ni opposition, ainsi qu’il posait par les certificats des sieurs curés des dites paroisses avec leur consentement de se marier en cette église ; les parties ayant été dispensé des deux autres baons par monseigneur l’Evêque d’Evreux le 27 mars et par monseigneur l’Archevêque de Rouen le premier du courant qui a aussi accordé la permission de fiancer et marier successivement , je soussigné Louis Jacques Auger de Monteville  prêtre prieur de St Nicolas de Beaulieu ayant reçu du consentement de Mr le curé, après les fiançailles célébrées, leur mutuel consentement de mariage, leur ai donné la bénédiction nuptiale en présence des parents et amis soussignés. De Grouchet, Bihorel de Bellemare, De Grouchet père, Duchesne de Chateliers, Grouchet de Soquence, Le chevalier de Bonissent, Du Fay de Maulévrier, Le chevalier de Vigneval, Auger de Monteville.

(*) Marie-Aimée de Bihorel de Bellemare a épousé Jean-Baptiste de Chambray (1724-1764) en 1750, avec qui elle a eu deux enfants Louis (16/05/1751) et Marie (12/08/1752).

 

Le 15 mai 1771, Pierre-Philippe Grouchet de Soquence, de taille haute, embarque à Bordeaux sur navire LE SOUVERAIN du Capitaine DELBREIL à destination de Cap-Français (Saint-Domingue) pour affaires. En 1771 il s’établit à Saint Domingue dans la paroisse du Terrier Rouge. En 1774 il devient capitaine des dragons mulâtres du Terrier Rouge et participe à ce titre à la guerre d’Amérique.

 

Aux Archives nationales de Kew en Angleterre, on trouve les seules pièces de musique écrites à Saint-Domingue identifiées avec certitude : six sonates à deux violons de M. de Suffren. Elles étaient incluses dans les papiers du navire L’Aimable Annette, capturé le 17 novembre 1778 (en route de Cap Français au Havre) par le corsaire Viper, commandant Philip Cowell, et emmené à Cork, puis à Liverpool. Dans la lettre d’accompagnement datée du 24 septembre 1778, logé dans une enveloppe avec cachet de cire rouge, le comte Pierre Philippe Grouchet de Soquence présente la musique à sa femme qui habite à Paris, déclarant que M. de Suffren apprécierait une compensation financière pour ses travaux, s'ils plaisent à la comtesse.

 

Il se distingue plus particulièrement en 1779. Ce qui lui vaut de devenir chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis.

 

Relevè de Pierre Bardin (généalogie et histoire de la caraîbe n°27) :

Le 13/08/1784, vente par Pierre Philippe comte de GROUCHET, capitaine de dragons mulâtres à Saint Domingue, à Jean Laurent chevalier de SUFFREN, officier au régiment du Cap Français, d’une habitation aux Fonds Blancs, paroisse des Terriers Rouges, et 14 nègres où environ actuellement sur une autre habitation que Grouchet tient en société avec Madame de Suffren au quartier de Limonade ; vendu 14 500 livres.

Une Négresse créole, nommée Marie-Jeanne, âgée de 55 à 60 ans, fort grande, les yeux enfoncés, rouge, un peu maigre, ayant appartenu à la succession Baufreri, & vendue par M. de Grouchet au Sieur Berot, Habitant aux Fonds-Blancs, est partie maronne le 1 janvier dernier : on présume qu'elle se tient ordinairement aux Perches ou aux environs du Terrier-Rouge. Ceux qui la reconnaîtront,  sont priés de la faire arrêter & d'en donner avis audit Sieur Berot, à qui elle appartient.

 

Etat de service pour obtenir d’être reçu chevalier de Saint Louis

 

Lettre de Grouchet :

A Paris, le 22 juin 1785

J’ai toujours recouru à votre justice et à vos bontés. Mon congé est expiré le 11 de ce mois. Ce serait un bien grand malheur pour moi, si au dérangement que me cause le retard et l’incertitude, était ajouté la perte de mes services. Je viens d’écrire à Monseigneur le Maréchal de Noailles et lui demandé son agrément pour servir sous ses ordres à St Germain. Monseigneur le Duc de Penthièvre lui a écrit en ma faveur, et viens de me recommander à lui. Cependant Monseigneur, si ma demande ne lui était pas agréable, n’ayant demandé cette ville que par le conseil des médecins et pour le rétablissement de ma santé, je vous demande pour résidence, s’il n’est pas possible que je joigne St Germain, la ville d’Honfleur où il n’y a point de lieutenant des maréchaux de France, et où je serai plus à portée de mes affaires à l’Amérique. Je ferai la dessus tout ce qu’il vous plaira m’ordonner, mais n’ayant d’autre espoir qu’en votre protection, j’ose vous prier de fixer mon sort. Des fonds épars de côté et d’autre, des commettants peu fidèles et toujours prêt d’attraper ce qui n’est pas soigné, tout me fait craindre le dérangement si ordinaire aux officiers, suite ordinaire de l’oisiveté et des longues sollicitations. Si vous avez quelques doutes pour moi, Monseigneur, au moins que j’en sois toujours digne.

Je suis avec le plus profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

GROUCHET

 

Recommandation du Maréchal de Richelieu :

 

Les revenus de Pierre-Philippe Grouchet de Soquence en 1785 :

 

Lettre de Grouchet à Georges Washington (Paris 20 Octobre 1785) :

My General, Desirous of that which leads to Glory, & the Protection of those, who Commands, I aspire to that of your Excellency, in Demanding to be admitted into the Military Order of Cincinnatus, the Marechall de Richelieu whose Lieutenant I am, & who will be Answerable for me, as he has been a Witness of my first Campaigne at Port Mahon, in the Electorate of Hanover; The Orders of My King, having Oblig’d me to America, whc. I have done my Endeavours to Shew you, by the Writing & Cerficate; that I have now the Honour to Inclose you. If Mr Suffren, whose Relation I am, had been at Paris, he would have Join’d his Supplication to mine, having told me the last year, to ask this favour of your Excy, Emulous of your Esteem my General, Certain of your Justice, I Conjure you beforehand, the Profound Respect, for your Goodness, & the Gratitude, that a Heart like mine owes to the Kindnesses, of a Great Soul like yours, whc. does So much honour, to Humanity I am with the most Profound Respect. My General your Excys. Grouchet Lieutenant des Maréchaux de France au département de St Germain en Laye chez le Maréchal de Richelieu en son Hôtel à Paris.

 

Georges Washington responded from Mount Vernon on 19 June 1786 in these terms:

“Sir, I have had the honor to receive your letter of the 20th of Octr 1785. together with the certificate of the Duke de Richelieu, Marechall of France. “The high estimation in which I hold the French nation in general, & the particular respect which I have for those Gentlemen who served in America in the late war, would lead me to grant to a person of your merit every request which I could consistently comply with; but at the last general meeting of the Cincinnati (which is holden but once in three years) those Gentlemen in France who are of that order, were empowered to examine the claims of those of their countrymen who should apply for admission into it, & judge of their qualifications.“I have not the least doubt Sir, but that upon an application to those gentlemen, (at the head of whom are the Counts d’Estaing & Rochambeau) you will meet with every attention you could wish. I am Sir &c. G: Washington”

 

Le Comte Grouchet de Soquence est lieutenant des maréchaux de France à Saint-Germain de 1786 à 1792. La fonction des lieutenants des maréchaux était de connaître et juger les différends qui survenaient entre gentilshommes. Il est chevalier de Saint Louis en 1788.

 

Blason de Pierre-Philippe Grouchet de Soquence sur http://www.armorialdefrance.com/

De gueules au chevron d’or accompagné de trois grues, celles du chef affrontées, d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’une croix tréflée d’or entre deux étoiles du même.

 

Il se remarie avec Angélique Marie Eléonore Thibaut. Il revient en France en 1789. Il séjourne pour raison de santé à l’hôtel national des militaires invalides.

 

Negroes and Mulattoes in Eighteenth-Century France :

In 1792 a case of alleged imposture was brought before the Paris police by Pierre Philippe de Grouchet, planter from Santo Domingo and wearer of the cross of Saint-Louis, smart mulattress thought to blackmail her owner, a military man from Santo Domingo named Grouchet. Only seventeen years of age, she circulated the word that she was the natural daughter of Grouchet by a free Negress. She tried to obtain from him a settlement of 20,000 livres for living expenses, and even brought in to act as arbiters two persons who no doubt were confederates. But Grouchet parried this act, showing proof that she was merely a slave.

 

Le 26 floréal an IX (16 mai 1801), Pierre Philippe Grouchet, capitaine invalide, propriétaire à Saint-Domingue, demeurant à l’hôtel national des militaires invalides, corridor de Toulouse n° 32, vient déclarer la naissance d’Achille Grouchet, son fils mineur et d’Eléonore Thibaut, son épouse, à Saint Domingue, le 4 août 1790. Pourquoi cette déclaration tardive sous serment ? Il explique qu’il dut quitter l’île en 1789, pour venir habiter à Paris, laissant à Saint Domingue son épouse lors enceinte. Les troubles qui se sont manifestés, allant toujours croissant, ont forcé cette dernière à fuir la colonie et à se réfugier avec son enfant sur la fin de 1790 dans la Nouvelle Angleterre. En 1792 son épouse vint avec cet enfant le rejoindre à Paris qu’il n’a pas quitté depuis 1789. Les troubles qui ont désolé la colonie l’ont mis dans l’impossibilité d’avoir l’acte de naissance de son fils.

Acte n°62 de l’Etat civil de la commune de Saint-Cloud de l’année 1811 :

Du huitième jour du mois de décembre 1811, heure de midi. Acte de naissance de Félicité Placide de Grouchet née avant-hier, à dix heure du soir, fille légitime de Monsieur Pierre Philippe de Grouchet de Soquence ancien capitaine de cavalerie et ancien chevalier de Saint Louis demeurant à Saint Cloud et d’Angélique Marie Eléonore Thibaut son épouse (etc etc)

Il décède à son domicile à Saint Cloud en 1816.

 

Acte n°30 de décès de l’Etat civil de la commune de Saint-Cloud (30/06/1816) :

L’an mil huit cent seize le trente juin à dix heures du matin. Acte de décès de Monsieur Pierre Philippe Comte de Grouchet de Soquence natif de Sahurs, arrondissement de Rouen Département de la Seine Inférieure âgé de quatre vingt ans, ancien Lieutenant des maréchaux de France et chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis et lors de son décès capitaine de cavalerie, décédé ce jourd’hui à six heures du matin en son domicile à Saint Cloud, époux d’Angélique Marie Eléonore Thibaut, domicilié au dit Saint Cloud. Sur la déclaration à nous faite par le sieur Pierre François Loisel, âgé de trente cinq ans, marchand, et Louis Aimable Sciard, Capitaine d’Infanterie, chevalier de l’ordre royal de la légion d’honneur, demeurant tous deux à Saint Cloud, lesquels ont signés aux registres. Constaté suivant la loi par moi François Dumanoir, adjoint au Maire de la commune de Saint Cloud, troisième arrondissement communal du département de Seine et Oise faisant par délégation les fonctions d’officier public de l’Etat civil.

 

Décès d’Angélique Marie Eléonore Thibaut (1778-1837) le 10 mars 1837 à Saint Cloud :

Du dix mars mil huit cent trente sept à neuf heures du matin : acte de décès de Angélique Marie Eléonore THIBAUT née à Paris décédée en cette commune hier à deux heures du soir à l’âge de cinquante neuf ans, veuve de Philippe Pierre Grouchet de Soquence décédé.

Les Grouchet de Soquence de 1712 à 1795

Pierre Etienne Antoine Grouchet de Soquence (1745-1811)

Baptème de Pierre Etienne Antoine de Grouchet de Soquence (05/12/1745) :

Ce 5 décembre 1745 a été baptisé par Mr le Curé messire Pierre Etienne Anthoine de Grouchet de Soquence né d’hier du légitime mariage de messire Etienne Pierre et de dame Marie Marguerite François de la Houssaye du Rougemontier, de père et de mère de cette paroisse lequel a été nommé Pierre Etienne Anthoine par Anthoine Grasse et Catherine M… parrain et marraine. Signé Carpentier curé de Sahurs.

 

Mercure de France du 16 juin 1775 p.212 : mariage

Le 28 mai 1775 Leurs Majestés ont signé le contrat de mariage du Marquis de SOQUENCE, lieutenant à la suite du Régiment de Chartres, Cavalerie, avec Demoiselle Lorimier de Chamilly (*)

(*) fille de Claude-Christophe Lorimier de Chamilly (1732-1794), premier valet de chambre du Roi depuis 1771, mort sur l'échafaud, marié le 8 avril 1756 à Paris avec Marie-Thérèse Marsollier (1738-1787).

 

Baptême à Sahurs d’Aglaé de Grouchet (22/05/1776) :

Ce mercredi vingt deux mai 1776 ont été supplées les cérémonies du baptême par moi curé du Gourel soussigné, à une fille à qui on a imposé le nom d’Aglaé, fille du légitime mariage de Messire Pierre Etienne Antoine de Grouchet, chevalier, Seigneur de Soquence et de Noble Dame Marie Elisabeth Renée de Lorimier de Chamilly, de cette paroisse, née le vingt sept avril dernier et ondoyée le même jour par monsieur le curé de ce lieu soussigné à cause du danger de mort, le parrain Messire Claude Christophe Lorimier de Chamilly, premier valet de chambre du Roi, la marraine Noble Dame Marie Marguerite François de la Houssaye du Rougemontier qui ont signé avec le père. Duval Curé du Gouret, Picard curé de Sahurs, Grouchet de Soquene, Lorimier de Chamilly, La Houssaye de Rougemontier de Soquence.

 

Baptême à Sahurs d’Armand de Grouchet (11/09/1777) :

Ce jeudi onze septembre 1777 a été baptisé par moi prêtre curé de cette paroisse un garçon né d’hier du légitime mariage de Messire Pierre Etienne Antoine de Grouchet, chevalier, Seigneur de Soquence et Noble Dame Marie Elisabeth Renée de Lorimier de Chamilly de cette paroisse lequel a été nommé Armand par Messire Pierre de Grouchet et Noble Dame Marie Thérèse Marsollier de Chamilly représentée par demoiselle Agnès Elisabeth de Grouchet, parrain et marraine soussignés.

 

Inhumation à Sahurs d’Armand de Grouchet (27/10/1777) :

Ce lundi vingt sept octobre 1777 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps d’Armand de Grouchet de Soquence fils de Messire Pierre Etienne Antoine et de Noble Dame Marie Elisabeth Renée de Lorimier de Chamilly, décédé de ce matin, âgé d’environ six semaines en présence des soussignés.

 

Inhumation à Sahurs de Marie Elisabeth Renée de Lorimier de Chamilly (04/07/1778) :

Ce samedi quatre juillet 1778 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de Noble Dame Marie Elisabeth Renée de Lorimier de Chamilly épouse de Messire Pierre Etienne Antoine de GROUCHET, chevalier, Seigneur de Soquence de cette paroisse décédée hier, âgée d’environ vingt et un an, munie des Sts Sacrements de l’Eglise en présence des soussignés : Le Brument curé de St Pierre de Manneville, Béguin curé de Moulineaux, Picard curé de Sahurs, Deshayes curé de Hautot.

 

Acte de décès de Pierre-Etienne-Antoine de Grouchet de Soquence (22/04/1811) :

L’an dix huit cent onze le vingt deux d’avril, par devant nous adjoint du Maire faisant fonction d’officier public de l’état civil de la commune du Val de la Haye, canton du Grand Couronne, département de la Seine Inférieure est comparu Guillaume Pottier et Gagu tous deux officier dans les douanes et domiciliés en cette commune, lesquels m’ont déclaré que Pierre Etienne Antoine de Grouchet de Soquence âgé de soixante et six ans fils de messire Etienne Pierre et de dame Marguerite Françoise de la Houssaye ses père et mère de la commune de Sahurs est décédé du jour d’hui à quatre heures de l’après midi et j’ai rédigé le présent acte que les témoins ont signés après lecture des jours mois et an sus dites.

Journal de Rouen du 3 juin 1811 :

Vente après décès devant la porte de la maison où est décédé Mr Pierre-Etienne-Antoine de Grouchet (de Soquence), située en la commune du Val de la Haye, hameau de Quenneport (…) au nom de M. Antoine de Gaugy et de feue dame Henriette de Grouchet et à la représentation de cette dernière, la dite dame veuve de Cassant héritière bénéficiaire (cousine germaine de Pierre-Etienne-Antoine de Grouchet) décédé le 21 mai dernier.

Délibération de la municipalité d’Hautot sur Seine du 5 décembre 1793 :

Ce jourd’hui quintidé de la seconde décade du mois de frimaire l’an 2ème de la République une et indivisible (5 décembre 1793), le citoyen procureur de notre commune nous ayant exposé que le citoyen Jean-Antoine Grouchet de la commune de Sahurs avait été arrêté par le comité de sureté générale, comme le citoyen Grouchet depuis l’époque de la Révolution, a toujours manifesté le patriotisme le plus pur, (c’est) pourquoi (nous) requerront ledit procureur de la commune qu’il soit nommé deux commissaires dans notre dite municipalité aux fins de porter une pétition tant aux représentants du peuple qu’au comité de sureté générale, tendant à ce que les peines du dit Grouchet soient épurées sur le champ aux fins que s’il est innocent le comité rende à sa famille un père. Commun à tous et il proposé de délibérer sur son exposé.

Correspondance d’un agent du comité de sureté générale de Rouen :

Il en agissent de même avec le citoyen Soquence (*), mais pour ce dernier la personnalité m’a été évidemment démontrée par l’ex-avocat, le citoyen Poré (membre du Comité de surveillance). Il fonde son opposition sur le libellé susdit, sur ce que quatre communes réclament par adresses, par députation en faveur de leur père (en marge : c’est ainsi qu’elles nomment le citoyen Soquence. Depuis vingt années, il en exerce le sacré caractère ; au moment de son arrestation, il gérait un haras nécessaire à la république) et que sa détention n’a eu pour motif que d’être suspect. Parce qu’il était suspect ? On demande ses torts, et l’on n’entend que le récit de ses vertus civiques. Enfin l’ex-avocat m’a déclaré (au défaut de délit) que c’est même d’après la réclamation publique que le citoyen Soquence lui parait suspect au moins de s'être popularisé, et qu'il se pourrait qu'il se fût fait un parti. C'est à moi qu'il tenait ce langage; je lui en ai marqué toute mon indignation. J'avais pour témoins le citoyen Alquier, Député ; Lamine, maire; Legendre, président du tribunal révolutionnaire; Bernays, du Comité de surveillance, et autres. J'aurais dû me contenir, car, dès qu'on entend établir pour principe une hypothèse aussi monstrueuse, l'on ne devrait répondre que le mépris. Mais cette réticence ne peut avoir lieu quand on considère les suites dangereuses d'une semblable subtilité. Aussi je me crois obligé d'inculper son auteur de porter dans l'exercice de ses fonctions toute l'extension du régime arbitraire. Quoi plus une enquête vous serait favorable, plus elle aurait d'adhérents, qu'alors celui qu'elle aurait pour objet serait suspecté ! Quelle effrayante absurdité ! J'ai déclaré que je la dénoncerais à votre sagesse.

P.S. J'apprends à l'instant (non officiellement) que le citoyen Poré a conduit hier l'après-dîner le citoyen Soquence à son comité ; j’ignore qu’elle en a été l’issue.

(*) Le ci-devant marquis de Soquence, ex-député de la noblesse à l’assemblée du département de Rouen (1787), arrêté le 14 frimaire. Plusieurs pétitions en se faveur se trouvent aux archives municipales de Rouen.

Extrait du journal d’agriculture et d’économie rurale n°33 an III de la république

Le citoyen Grouchet, de la commune de Sahurs, de qui sa municipalité a rendu un témoignage flatteur, pour s’être livré, avec succès, à l’éducation des moutons anglais, et à l’entretien d’un haras, dans lequel il a trois étalons et des poulinières à proportion.

La chapelle Saint-Pierre de Soquence :

La chapelle Saint Pierre au manoir de Soquence fut érigée en titre à la présentation des héritiers du fondateur le 11 octobre 1684. 3 novembre 1684  nomination de Nicolas Cousin, à la chapelle de Saint-Pierre de Soquence, en la paroisse de Sahurs. En 1723 le seigneur de Soquence y a présenté.

L’autel est dans l’église Saint Sauveur de Sahurs (chapelle de la Sainte-Vierge).

 

LES DERNIERS GROUCHET DE SOQUENCE :

 

Joseph Pierre Eugène de Grouchet de Soquence (1801-1856) :

Né à Paris le 26 avril 1801, fils de Pierre Philippe Comte de Grouchet de Soquence (1736-1816) d’Angélique Marie Eléonore Thiébaut (1778-1837). Il est lieutenant le 16 janvier 1833 et capitaine au 15ème régiment d’infanterie de ligne 16 novembre 1840. Il est marié avec Charlotte Delon. Capitaine en retraite depuis le 15 décembre 1849, il est décédé le 8 mai 1856 à Gondreville (Meurthe) à l’âge de 55 ans.

 

Félicité-Placide de Grouchet de Soquence (1811-1902) :

Née le 6 décembre 1811 à Saint-Cloud (Seine & Oise) fille de Pierre Philippe de Grouchet de Soquence (1736-1816) d’Angélique Marie Eléonore Thibaut (1778-1837). En 1816 à l’âge de 4 ans elle est admise à la Maison Royale de Saint-Denis où elle vit jusqu’en 1833. Elle est décédée rentière et célibataire le 24 mars 1902 à 90 ans à Poitiers (Vienne), en sa demeure 34 rue Théophraste Renaudot.

 

Félicité Placité Valentine de Grouchet de Soquence (1842-1889) :

Elle est née à Velaine-en-Haye (Meurthe-et-Moselle)  le 18/10/1842, elle est la fille de Joseph Pierre Eugène Comte de Grouchet de Soquence (1801-1856) et de Charlotte Delon. Veuve en premier mariage de Théophile Joseph Rey décédé à Dunkerque le 30 septembre 1878, en second mariage de Charles Muller, elle se remarie avec Florentin Batho. Elle est décédée le 23/09/1889 à Rosières aux Salines (Meurthe-et-Moselle) à l’âge de 46 ans.

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 04:04
Soirées étudiantes au château d'Hautot sur Seine
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gala du campus du 29 mai 2015

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Soirée de gala en 2013
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