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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 04:29
Village Connexion au château d’Hautot-sur-Seine
Village Connexion au château d’Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 27 juin 2021 : Une fête au château pour récolter des livres

Mariam et Pierre Hauguel habitent Hautot-sur-Seine depuis près d’un an. Ils sont venus s’y installer pour profiter du calme, de la campagne et de la proximité avec Rouen. Le premier confinement a été l’occasion pour le jeune couple de s’interroger sur le sens qu’ils souhaitaient donner à leur vie. Pour Mariam, venue du Mali pour rejoindre son mari, apporter une aide à son village natal, Kora, est apparue comme une évidence. Ce village malien compte près de quatre fois plus d’âmes qu’Hautot. C’est comme cela que l’association « Village connexion » est née.  (*)

Danse, concert et défilé de mode : « Il me fallait aider à l’éducation de la jeunesse qui à son tour aidera au développement du village. Ainsi les jeunes se sédentariseront et n’auront pas de projet d’émigration. L’éducation passe par la culture et les apprentissages. Nous voulons donc, Pierre et moi envoyer des livres au Mali ». Quatre-vingts jeunes maliens de Kora ont donc construit une bibliothèque. « Pour qu’elle vive, il faut y mettre des livres… ». Une soirée au château : Pour cela, une soirée solidaire est organisée au château de Hautot le vendredi 2 juillet dès 18 heures. Le programme est chargé et varié : atelier de danse, série de concerts, défilé de mode, marché artisanal malien, restauration, expositions de photos d’artistes togolais et maliens. On parle même d’une réplique d’un mariage à Bamako. La commune, qui soutient l’action, a mis gracieusement à disposition son château, son parc du matériel scénique. « Le but est de faire rentrer des fonds ».

 (*) Association déclarée en préfecture le 20 avril 2020. Objet : aide au développement éducatif, culturel et sanitaire dans le village de Kora (Mali)

Village Connexion au château d’Hautot-sur-Seine
Village Connexion au château d’Hautot-sur-Seine
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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 04:17
La sente du Mont Miré à Hautot-sur-Seine

Le sentier du Mont Miré figure sur le cadastre napoléonien de 1812. Il a été recensé comme le chemin n°11, lors de la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833. Il ne figure pas dans les recensements ultérieurs, mais reste sur le cadastre avec cette identification de sente communale n°11.

La sente du Mont Miré à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 7 mai 1960 délibère à propose de la parcelle qui appartenait à Mr Zacharie Lemire  ou à ses héritiers sans règlement de ses impôts fonciers qui doit être considérée comme faisant partie du patrimoine communal. Le Conseil Municipal du 25 septembre 1987, acte l’acquisition par la commune de la parcelle AC 114, sans héritiers, située en dessous de la Sente du Mont Miré.

La sente du Mont Miré à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 19 décembre 2014 vote un projet d’effacement des réseaux de la sente du Mont Miré, juste avant le transfert de compétence voirie à la Métropole. Au final l’opération ne s’est pas faite.

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 05:03

J’ai fait connaissance avec Ida Beauvallet, comme beaucoup d’habitants venus d’horizons divers s’installer à Hautot-sur-Seine, comme vendeuse de calendriers au profit de l’Association des Aides à Domicile en Milieu Rural (A.D.M.R.) de la boucle de Sahurs. D’ailleurs, à l’occasion d’une de ses tournées avec Réjane Dupressoir, elle se blesse chez moi dans les escaliers extérieurs non éclairés l’hiver.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Sortie annuelle des Chênes de la Boucle du 22 novembre 2012

Etant secrétaire de l’association des usagers des bacs à partir de 2007, j’ai bénéficié de son soutien local pour une cause qui la touchait dès la création de l’association en 2003.

Infos d’Hautot n°6 de l’automne 2003 : cri de révolte d’une habitante d’Hautot-sur-Seine

Le 30 juin 2003 à 20 h 30, je suis allée à la réunion qui avait lieu à Sahurs, concernant les bacs de notre région. Hélas, je n’y ai retrouvé que peu de monde de notre village, ce qui est dommage. Il faut bouger ! Plus de bac et voilà la rive droite coupée de la rive gauche. Ne laissons par faire cette chose ! Pensez à nos travailleurs. Pour eux le bac est un raccourci important. Un autre point : le bac, pour notre région, est une curiosité. Pour nos petits-enfants, c’est aussi un plaisir quand ils nous disent « Chouette, on va prendre le bac ! » Quand je pense à ma jeunesse, où nous n’étions pas encore envahis par les voitures, il y avait les trois bacs et les quatre passages d’eau en barque, à Croisset, Hautot-sur-Seine, Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville. Nous passions à pied, à vélo et à mobylette. Il n’y avait pas d’horaire de passage. Nous agitions une simple cloche là où le passeur venait nous chercher. Ce que je raconte, je pense que les anciens se le rappellent. Nous ne pouvons pas revenir en arrière mais nous pouvons tous marcher la main dans la main pour conserver nos bacs dans notre région. Quand on voit tout ce que fait le Conseil Général comme dépenses ! Ida Beauvallet.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Réunion de sensibilisation des chênes de la boucle du 15 septembre 2011

Ida Beauvallet est présidente de l’association des Chênes de la Boucle de 1999 à 2014. Née en 1929, elle fait partie des anciens du village comme on peut le lire dans ses souvenirs d’enfance :

Infos d’Hautot n°3 de l’hiver 2001 2002 : histoire vécue

Je me présente : je suis une dame d’Hautot-sur-Seine. Je suis née à la maison familiale de Mont-Saint-Aignan qui est maintenant la clinique du Belvédère, il y a 72 ans. Je suis arrivée à Hautot-sur-Seine à l’âge de 10 jours, dans les bras de ma maman. Nous étions 6 enfants. Avec mes parents cela faisait 8 personnes. Nous étions en location dans une maison de deux pièces, cuisine et chambre.

Voilà comment j’ai vécu avec ma famille :

- Pour aller au W.C. : cela se trouvait au fond dans le jardin, dans une petite cabane en bois que Papa avait construit pour cet usage.

- Pour chauffer la maison : Nous utilisions une cuisinière à bois

- Pour notre toilette : Ca se passait dans la cuisine, sur la table, dans une cuvette. Maman faisait chauffer de l’eau dans une casserole. C’était l’eau du ciel que nous récoltions dans une citerne et que Mama, tirait avec un seau. Une fois par semaine, le samedi, nous prenions notre bain dans une chaudière qui se trouvait à l’extérieur et qui lui servait aussi à chauffer l’eau pour laver le linge.

- Pour nous éclairer : Nous n’avions pas d’électricité. La lumière nous était apportée par une lampe à pétrole accrochée au plafond.

- Pour dormir : La chambre comportait deux grands lits, un pour les parents et l’autre que nous partagions à quatre (deux filles à la tête et deux garçons au pied). Ma petite sœur dormait dans un lit-cage (maintenant on dit un lit pliant). Entre les lits nous avions tout juste la place pour passer.

A Hautot, l’école n’existait pas. Nous allions donc à l’école de Sahurs. Nous partions tous les matins vers sept heures et demi qu’il pleuve, qu’il vente où qu’il neige, à pied, car à l’époque il n’y avait pas de voitures. Nous étions obligés d’emmener notre repas de midi (la cantine n’existait pas). Maman nous faisait notre « gamelle ». Nous la transportions dans un panier que nous déposions le matin en passant chez les gens. Le midi, ils nous chauffaient notre « gamelle » et ils nous accueillaient chez eux, ce qui permettait d’être aussi au chaud pour manger. D’autres familles mangeaient à l’école. On chauffait une grande marmite d’eau sur le poêle de l’école et on plongeait les « gamelle » dedans. C’était le principe d’un grand bain-marie. Le soir nous revenions aussi de l’école à pied. Il est vrai que nous nous amusions bien et qu’il nous arrivait de faire des bêtises …

Voilà, très rapidement, les dix premières années de ma vie. J’espère que les jeunes du village vont lire cette petite histoire et qu’ils vont se rendre compte du changement de vie depuis soixante deux ans.

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Photographies du Repas des Aînés du  24 octobre 2010

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes
Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Photographies du Repas des Aînés du 25 octobre 2011

Mes souvenirs d’Ida BEAUVALLET présidente du Club des Chênes

Intervention d’Ida Beauvallet lors du repas des Aînés du 20 octobre 2013

Partie en 2014 à Lyon auprès de sa famille, Ida Beauvallet nommée présidente d'honneur du club des Chênes de la boucle, est considérée comme la personne le mieux informée de ce qui se passe à Hautot-sur-Seine.

En 2018 je l’ai contacté pour qu’elle témoigne du bombardement du 27 août 1944 à Hautot-sur Seine qui coutât la vie à son père Albert Aubert.

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 09:09

Le restaurant Chez Tonton ré-ouvre le 4 juin 2021, dans son nouvel espace extérieur aménagé, avec une carte réduite jusqu'au dé-confinement complet. 

 

Le restaurant Chez Tonton à Hautot-sur-Seine est réouvert

TATA & TONTON

Le restaurant Chez Tonton à Hautot-sur-Seine est réouvert
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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 13:05
La compagnie Acadrama tourne au château d'Hautot-sur-Seine
La compagnie Acadrama tourne au château d'Hautot-sur-Seine
La compagnie Acadrama tourne au château d'Hautot-sur-Seine
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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 06:11
Le bois communal d'Hautot sur Seine

En 1576 les paroisses de Sahurs et de Hautot achètent en commun l'équivalent de 46 ha de bruyères au Roi de France détachées de la forêt de Roumare.

Une copie de d’adjudication d'octobre 1576 se trouvait dans les archives de la Mairie d'Hautot sur Seine avant son transfert aux archives départementales (en 2018) : « Adjudication faite au commun des paroisses de Sahurs et Hotôt des bruyères et places vagues joignantes la forêt du Roy ».

Après 1669, l’entourage de la forêt de Roumare est, circonscrit d'une manière continue par des fossés pris sur le sol des riverains.

Sur la carte de 1737, les communaux de Sahurs et de Hautot apparaissent à l'ouest du bois de la commanderie de Sahurs au sud du domaine royal.

 

La loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, la gestion cantonale du Canton de Canteleu est supprimée, l’agent municipal devient Maire. Peu après le rétablissement des communes, le Conseil municipal, lors de sa séance du 18 Pluvîose an IX (22 janvier 1801), en délibérant récupère la propriété des « Communes Bruyères de Sahurs et de Hautot qui sont en indivis », bien national resté invendu. Au cadastre de 1812, la dénomination est « pâtures communes ». Il s’agit d’un bien communal, espace non-approprié, utilisé en commun à ne pas confondre avec les droits d'usages qui s'appliquent sur des biens privés comme la vaine pâture.  

En 1823 le partage de l’indivis entre Sahurs et Hautot est soumis à l’arbitrage de trois jurisconsultes. Les Conseils Municipaux des 27 mai 1824 & 1er mai 1825 valident le partage du Communal 465 017 m² en bruyère, entre Sahurs et Hautot au prorata du nombre de feux (Sahurs : 206, Hautot 61), pour Sahurs 399 076  m² et pour Hautot 106 357 m² (10,6 ha) avec interdiction de creuser à moins de 20 m de la mare laquelle reste indivis et qu’elle ne sera curée que d’un commun accord.

Le Conseil Municipal du 13 août 1848 décide la création d’une pâture communale sur les biens communaux et vote d’une taxe sur le bétail en vigueur à partir du 1er janvier 1849. Le Conseil Municipal du 20 mai 1851 décide de la location des biens communaux pour 6 ans constitués de sept lots de terre en labour. Au Conseil Municipal du 12 novembre 1872, le bail du 30 août 1863 arrivant à échéance concernant 5 ha et 1 are de terrains communaux, une nouvelle consultation est lancée pour 9 lots (1872-1881). On ne trouve plus ensuite mention en séance plénière de ces locations, il n’en reste de nos jours en labour que la parcelle n°AB38, en échange du terrain de football depuis le 1er novembre 1999.

Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 27 mars 1938 fait de la carrière communale le lieu de dépôt obligatoire des ordures ménagères. L’ancienne décharge communale occupe la parcelle n°AB36.

Il se raconte que la commune ne disposant pas d’ossuaire, les ossements des défunts des tombes abandonnées jusque dans les années 60 s’y trouvent, « Requiescant In Pace» malgré tout.

On trouve également des remblais et d’autres dépôts le long des chemins de traverse. Le Conseil Municipal du 17 décembre 1997 est informé que l’ancien site de la décharge a été clôturé par l’Office nationale des forêts (ONF). Le Conseil Municipal du 20 septembre 2000 est informé de la mise en place de la collecte sélective par le SIVOM au 01/01/2001 et de la fermeture de la décharge.

Dans les années 70, une piste de cross est aménagée par un conseiller municipal dans la partie est bordant le bois de la Commanderie, elle existe toujours, les jeunes des environs s’y relayant de génération en génération, malgré la signalétique interdisant les engins à moteur.

Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine

Photographies de la piste de cross d’Hautot-sur-Seine

Le bois communal est traversé de sentiers d’exploitation, non cadastrés, ouverts par défaut à la circulation publique et régis sont le Code rural L 162 1 : « Les chemins et sentiers d’exploitation sont ceux qui servent exclusivement à la communication entre divers fonds ou à leur exploitation. Ils sont, en l’absence de titre, présumés appartenir aux propriétaires riverains, chacun en droit soi, mais l’usage est commun à tous les intéressés. L’usage de ces chemins peut être interdit au public » 

La liaison entre le prolongement de la rue du rouage et le chemin neuf, va jusqu’à l’avenue de Soquence, le long de l’ancienne décharge. On trouve dans le bois une desserte au droit de la limite entre Sahurs et Val-de-la Haye et une desserte en limite le long du bois de la commanderie, un accès à l’antenne, un petit chemin le long du fossé longeant le fossé de la forêt domaniale.

Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine

Chemin non cadastré entre la rue du rouage et le chemin neuf

LIAISON AVEC LE BOIS DE LA COMMANDERIE

LIAISON AVEC LE BOIS DE LA COMMANDERIE

Le bois communal d'Hautot sur Seine

Lors du Conseil Municipal du 10 juillet 1995 le projet d’implantation d’un relais radiotéléphone par SFR est refusé le Conseil, puis il est accepté le 13 juillet par un vote questionnaire suite à une visite sur site à Carentan. Le terrain est loué pour un montant annule de 5000 Francs selon une convention datée du 6 juin 1995.

Le Conseil Municipal du 20 février 2009 rejette la proposition de SFR d’acheter le terrain communal d’environ 130 m2, enclavé dans le bois communal, occupé par une antenne pour téléphonie mobile, pour un montant de 9 000 Euros. Le Conseil municipal demande qu’une renégociation du prix de location soit effectuée. Le Conseil Municipal du 18 septembre 2009 accepte la proposition de SFR d’acheter le terrain communal occupé par l’antenne SFR pour un montant de 24 000 Euros. La parcelle n°AB37 est partagée entre la parcelle n°AB438 de 126 m² (antenne SFR) vendue et la parcelle n°AB439 d’une surface de 56 828 m².

Suite à cette cession la surface totale des « communaux » est de 110 310 m² se répartissant entre Hautot-sur Seine pour 72 971 m² et Sahurs pour 34 339 m². Cela concerne sur Hautot-sur-Seine les parcelles AB36 (14 579 m²), AB38 (4 564 m²) et AB439 (56 828 m²) et sur Sahurs les parcelles AD10 (33 972 m²) et AD11 (367m²).

L'ANTENNE SFR

L'ANTENNE SFR

Le Conseil Municipal du 23 janvier 2006 est informé du projet de classement en forêt de protection de la forêt de Roumare.

Le décret portant classement comme forêt de protection de la forêt de Roumare, située sur 13 communes du département de la Seine Maritime, a été signé le 30 août 2007 et a été publié au Journal Officiel du 1er septembre 2007. La commune de Hautot-sur-Seine, sur 9,6 ha (soit 4,5 % du territoire communal), est concernée par la forêt de protection de Roumare. Le classement en forêt de protection, outil juridique le plus contraignant pour la protection des forêts, est réservé aux massifs présentant de forts enjeux en matière environnementale et sociale, notamment en zone périurbaine. Le classement crée une servitude d'urbanisme qui soumet la forêt à un régime forestier spécial. Les coupes de bois  sont réglementées. La coupe limitée, destinée à la consommation personnelle du propriétaire est autorisée sans formalité. La coupe urgente (chablis, dépérissement …) est soumise à une déclaration préalable. L'absence de réponse dans les 15 jours vaut accord. Les autres coupes sont soumises au régime d’autorisation administrative des coupes avec une demande d'autorisation au préfet. L'absence de réponse dans les 4 mois vaut accord.

Lors du Conseil Municipal du 7 octobre 2011 il est rappelé que le bois communal, qui fait partie d’une zone protégée incluant la Forêt de Roumare, est interdit aux engins motorisés. Le panneautage a été renforcé et les récalcitrants prévenus des risques encourus. Le Conseil Municipal du 5 octobre 2012 examine la proposition d’un garde chasse du bois communal. Un hautotais ayant obtenu le diplôme adéquat se propose d’être garde chasse sur les parcelles du bois communal à cheval sur les communes d’Hautot et de Sahurs. Ce point est ajourné faute d’informations suffisantes, la nécessité d’un garde chasse ne paraissant pas pertinente.

Depuis le classement en « forêt de protection » des coupes de bois dans les communaux ont eu lieu en 2007, 2011, 2013 et 2021. Elles consistent à éliminer les arbres tombés, abîmés ou dangereux, à nettoyer le bois mort afin de favoriser la régénération naturelles des essences locales et à dégager les sentiers de promenade.

LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL
LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL
LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL

LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL

Le bois communal d'Hautot sur Seine
Le bois communal d'Hautot sur Seine
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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 05:43

Il se raconte que l’employé communal disposait d’un croc pour tirer le noyé flottant entre deux eaux sur le territoire de la commune voisine pour éviter les frais d’enterrement des morts non identifiés.

Mort loin de chez lui, le noyé est difficile à retrouver en généalogie. L’acte de décès comprend des mentions rares que l’on ne retrouve pas habituellement : physique, habillement et circonstances. A cela s’ajoute un éventuel article de presse ou un jugement du tribunal civil pour compléter l’acte.

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine le 10 juin 1957

Le 10 juin mil neuf cent cinquante sept, dix heures, Nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie et qui parait avoir séjourné en Seine de dix à quinze jours. Le cadavre a été découvert par M. LEFEBVRE Roland passeur des Ponts et Chaussées à Hautot-sur-Seine sur le territoire de la commune en bordure de la Seine à trois cents mètres en aval du passage d’Hautot. Le signalement est le suivant : âge de vingt-cinq à trente ans, taille 1m75 environ, cheveux châtains, forte corpulence, présente légère calvitie frontale, pantalon genre marin en toile bleu marine, avec deux poches révolvers à fermeture éclair à l’arrière, chemise bleu marine marque « empire made pointure 15 », maillot et slip de coton kaki, ceinture de cuir à boucle en métal jaune, sandalette à lanières en crête transparent, jaune clair, chaussettes coton kaki marque « Meridian made Loy England large sire ».

Dressé le onze juin mil neuf cent cinquante sept à onze heures sur la déclaration de Mr MASSANO Gabriel, maréchal des logis, chef de gendarmerie à Grand-Couronne, officier de Police Judiciaire qui lecture faite a signé avec Nous Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine, officier de l’Etat Civil.

Paris Normandie du 23 janvier 1947 : On découvre deux cadavres en Seine

Le 20 janvier, à 11 H., il a été découvert en Seine, sur le territoire de la commune d’Hautot, deux corps. Il s’agit de MM. Marcel Grener et Marcel Fourneau, le premier demeurant à Sahurs et le second à Notre-Dame-de-Bondeville, qui étaient disparus depuis le 16 janvier au soir, et pour lesquels la gendarmerie effectuait des recherches.

Emmanuel GILLET (1899-1944)

Journal de Rouen du 26 juillet 1944 : Hautot-sur-Seine Repêchage d’un noyé

Le 21 juillet, vers 7 h, le passeur d’Hautot-sur-Seine venant prendre don service, apercevait le corps d’un homme flottant en face de la cale. Après avoir repêché le noyé, le passeur fit prévenir la gendarmerie de Grand-Couronne. D’après l’enquête, le cadavre, qui n’était porteur d’aucun papier d’identité, serait celui d’un ouvrier des Ponts et chaussées, M. Emmanuel Gillet, 50 ans, tombé accidentellement en Seine au cours de son travail, le 17 juillet dernier.

Il s’agit probablement d’Emmanuel Joseph Marie GILLET né le 7 août 1894 à Toulindac (Morbihan), marié successivement à Marie Joseph Perrine BAUDET le 19 janvier 1919 à Baden (Morbihan) et à Anne Marie BESCAM le 6 juin 1934 à Rouen.

Meinhard ONNO (1899-1939)

Journal de Rouen du 3 juin 1939 : Le matelot disparu en Seine à Grand-Couronne est repêché à Hautot-sur Seine

Hier vendredi, à 4 h. 30, MM. Jouan et Libouban, lamaneurs au port de Rouen, revenaient en barque de leur travail à la Grande Carue, pour débarquer au Val-de-la-Haye. Tout à coup, ils aperçurent, à 80 mètres de la rive droite, et au fil de l’eau, à marée descendante, le corps d’un homme. Ils l’amarrèrent aussitôt et le conduisirent à quai à Hautot-sur-Seine. M. Jouan prévint la gendarmerie de Grand-Couronne et le gendarme Saveuse arriva bientôt pour les constations d’usage. Le noyé fut reconnu pour être le matelot Meinhard Onno disparu tragiquement en Seine dans la nuit de dimanche à lundi. Mandé aussitôt, le docteur Lobel, du Val-de-la-Haye, vient constater le décès. Le corps a été déposé dans un local de la commune et le consul d’Esthonie a été prévenu aux fins de transport du défunt à son pays d’origine.

Photographie de Meinhard Onno

Acte de décès de Meinhard Onno à Hautot-sur-Seine du 2 juin 1939 :

Le deux juin mil neuf cent trente neuf, huit heures, nous avons constaté le décès remontant au vingt neuf  mai vers une heure du matin, de Meinhard Onno né à Emmaste Vald (Estonie) le premier décembre mil huit cent quatre vingt dix neuf, officier de marine à bord du vapeur « Julia » sans autres renseignements. Le corps a été trouvé en Seine sur le territoire de notre commune. Dressé le jour susdit, dix heures, sur la déclaration de Moïse Obselin, débitant, cinquante cinq ans, domicilié en cette commune, qui, lecture faite, a signé avec nous, Georges Poullard,  maire d’Hautot sur Seine, chevalier de la légion d’honneur.

Paroisse d'Emmaste le 28 août 1914 :

« La beauté naturelle d'Emmaste est représentée par le littoral rocheux de Séoul, les sentiers sinueux le long de la plage et la verdure élevée dans l'arrière-cour des fermes de la plage. Dans les champs de l'ancien manoir d'Emmaste, il y a des prairies creusées de tranchées, avec un parc de manoirs au milieu qui apparaît comme une oasis de verdure. Le centre de la municipalité d'Emmaste est situé dans une pinède magnifique et complète. Il y a un ancien chêne sacrificiel sur la route Tärkma face à la mer. Bouleaux, érables, châtaigniers, lilas et haies taillées ornent les jardins du village. Au printemps, les jardins se noient dans les fleurs et seuls les parfums captivants de la nature des îles se répandent partout. La grande route mène à travers la pinède de Tilga aux villages de Harju et Jausa, où les bâtiments de ferme et les Väinameri sont couverts de forêts charnues. La route de la côte ouest passe par des broussailles et des mauvaises herbes. Il y a des bâtiments de ferme scintillant ici et là, principalement cachés dans l'ancienne route. En roulant sur une nouvelle route redressée, la vie à la campagne semble s'être éteinte, mais ce n'est pas le cas. Ici, Leisu et Nurste sont au bord de la mer avec leurs bâtiments paysagers et leurs belles prairies, qui se transforment en une forêt de pins sur la crête des dunes en direction de Mänspe. La nature luxuriante se distingue également dans la partie la plus septentrionale de la paroisse, le village de gungu, qui possède un réservoir, une vallée fluviale sinueuse et des maisons soigneusement peintes à l'ombre de grands arbres à feuilles caduques. Les roseaux ouvrent la voie à la plage de sable ». C'est ainsi que l'historien de la marine Bruno Pao a décrit son lieu de naissance.

Jean-Baptiste Paul LEMATTE (1894 - 1936)

Journal de Rouen du 7 janvier 1936 : découverte d’un noyé inconnu en Seine :

Hier, 6 janvier, vers 13H30, M. Delamare, retraité des Douanes, à Hautot-sur-Seine, traversait la Seine avec sa barque, lorsqu’il aperçut flottant au fil de l’eau, lorsqu’il aperçut flottant au fil de l’eau, un noyé se dirigeant en aval. Il s’approcha du corps qu’il réussit à amarrer à l’aide d’une corde à sa barque et le déposa provisoirement en bordure du fleuve. Il prévint aussitôt M. Obselin, conseiller municipal de Hautot, en l’absence du maire, ainsi que M. Corbran lieutenant de pompiers, M. Allais, garde champêtre et M. Duvrac, passeur, qui lui prêtèrent leur concours pour amener le cadavre et l’amarrer définitivement à l’ancien ponton de Sahurs, en attendant l’arrivée de M. le docteur Bézières, de la Bouille et de la gendarmerie de Grand-Couronne, avisés téléphoniquement. M. le docteur Bézières conclut à une mort survenue par asphyxie par immersion. Le décès parait remonter à trois semaines. La gendarmerie de Grand-Couronne fit à son tour les constations d’usage. Le signalement du noyé, qui n’a pu être identifié jusqu’à présent, est le suivant : Taille 1m.80 ; vêtu d’un pantalon de treillis blanc, d’une veste de drap noir, coiffé d’une casquette bleu marine, porte un caleçon blanc et deux chemises blanches dont une immatriculée 193-51 (HL), chaussé de sandalettes grises avec semelles en caoutchouc, tatouage représentant une tête de femme sur l’avant-bras gauche, moustache à la Charlot, cheveux châtains. A la mâchoire supérieure, côté gauche, deux incisives manquent. Dans une poche du pantalon, il a été trouvé, un porte-monnaie de couleur marron foncé, contenant une somme de 43 Fr. 90 ; un briquet en cuivre, de forme plate, non estampillé et une chevalière, couleur or, avec perle rouge. Il pourrait s’agir vraisemblablement d’un matelot tombé accidentellement en Seine.

 

Acte de décès de Jean-Baptiste Paul Lematte à Hautot-sur-Seine du 6 janvier 1936 :

Le 6 janvier mil neuf cent trente six, quatre heures, nous avons constaté le décès paraissant remonter à trois semaines de Jean-Baptiste Paul Lematte, né à Paris (15°) le vingt un avril mil huit cent quatre vingt quatorze, peintre en bâtiments, demeurant à l’Hôtel Dieu à Rouen, fils de François Charles Lamatte et de Enise Héloine Wallerand sans autres renseignements, présumé célibataire. Le corps a été trouvé en Seine sur le territoire de notre commune. Dressé le sept janvier mil neuf cent trente six, dix heures sur la déclaration de Georges Delamare, cinquante quatre ans, retraité, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec nous, Georges Poullard maire d’Hautot sur Seine.

Les noyés d’Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 25 novembre 1925 : Singulière trouvaille

Un parapluie et un paquet formé d’une chemise, deux caleçons, deux faux-cols, trois mouchoirs, une paire de chaussettes – ces objets marqués V.B. – ont été trouvés le 21 novembre, sur le chemin de halage, à cinquante mètres environ du ponton d’Hautot-sur-Seine. Un inconnu d’une trentaine d’années, vêtu d’un pardessus et coiffé d’un chapeau melon a été vu les 15 et 15 novembre sur ce chemin. Son allure était celle d’une personne ne jouissant pas de toutes ses facultés. On se demande si les objets ne lui appartiennent pas, et si pris d’une funeste résolution, il ne les a pas abandonnés sur la berge.

Les noyés d’Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 22 août 1906 : Un noyé

M. Daniel Billard pêcheur à Petit-Couronne a retiré de la Seine, en face du ponton d’Hautot, hier, à onze heures du matin, le corps nu d’un individu dont l’identité n’a pu être établie et qui paraît s’être mis à l’eau entre dix et one heures, pendant l’absence du passeur, les habits trouvés sur la berge ayant été dans cet intervalle. Voici le signalement du noyé : Age, 30 ans environ ; taille, 1 m. 70 ; cheveux et sourcils noirs, moustache châtain ; rasé de frais ; cicatrice sur le nez, petite grosseur au côté gauche du cou ; corpulence moyenne. Effets trouvés, veston gris quadrillé, gilet gris clair à petits carreaux, pantalon gris et noir en drap, chemise en satinette grise, plastron quadrillé rouge, faux-col en papier, manchettes en toile avec boutons, cravate noire, brodequins de fabrication anglaise, chapeau blanc avec ruban noir, couteau avec manche noir, montre acier bruni, indiquant les jours, mois, phases de la lune ; indicateur des chemins de fer de la banlieue Est de Paris, divers objets dans un numéro du journal le Matin du 13 août, parmi lesquels des mouchoirs blancs marqués R. ou R. G.

Journal de Rouen du 3 février 1906 : Un homme noyé

Le 29 janvier, M. Leavert, mécanicien, était parti avec deux déchargeurs, Antoine et Cailleux, de la maison Lemoine, négociant en charbons à Rouen pour alléger le Lutèce, chargé de charbons et échoué en Seine en face de Caumont. Le lendemain le travail était terminé, Antoine et Cailleux montèrent sur le ponton de M. Leavert pour revenir à Rouen. Ils se placèrent à l’arrière du bateau, tandis que M. Leavert se tenait derrière la machine pour surveiller le gouvernail. Arrivés à la hauteur d’Hautot, Cailleux vint avertir M. Leavert que son compagnon était tombé à l’eau ; au même moment on entendit le malheureux appeler au secours. Ne pouvant arrêter le remorqueur Rouen-3, qui se trouvait à 150 mètres de là, M. Leavert se mit à crier pour attirer l’attention du mécanicien, mais ses cris ne furent pas entendus, et il fut impossible de faire aucune rechercher pour essayer de sauver le malheureux. 

Journal de Rouen du 22 mars 1903 : Une partie qui finit mal - un noyé - découverte du cadavre

Dimanche dernier, trois jeunes gens de Grand-Couronne, Lemire âgé de vingt-deux ans, bûcheron ; Simon et Delabarre, journaliers, à peu près du même âge, avaient décidé d’aller faire une partie en barque. Après s’être suffisamment amusés, ils se rendaient au Val-de-la-Haye et à Hautot, où ils passaient quelques heures de café en café. A neuf heures, ils se décidaient à rentrer à Grand-Couronne, tous trois étaient en état d’ébriété. Au moment de s’embarquer, Delabarre jugea prudent de rester à Hautot pour y passer la nuit. Lemire et Simon montèrent dans la barque du passeur d’Hautot ; mais un seul Simon, rentra à Grand Couronne, Lemire avait disparu. Pendant toute la semaine, des recherches furet faites pour le retrouver. Interrogé, Simon se contenta de répondre qu’il était ivre au moment où il s’était embarqué, et qu’il ne se rappelait qu’une chose, c’est qu’au moment où ils allaient quitter la rive, Lemire s’était endormi dans la barque. Or hier matin, à marée basse, on a découvert le corps du malheureux Lemire dans le fleuve, au passage d’Hautot et tout à côté de la barque du passeur, qui se trouvait à ce moment comme d’habitude à sa chaîne. En raison des bruits qui courent sur la disparition de Lemire et la cause de sa mort, le parquet de Rouen a été avisé, et il a chargé la gendarmerie de procéder à une enquête.

Louis Auguste BEUQUE (1871-1897)

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 26 mars 1897 :

L’An mil huit cent quatre vingt dix sept le vingt six mars, à cinq heures du soir, Acte de décès d’un inconnu, recueilli en Seine, territoire d’Hautot-sur-Seine ledit jour, à onze heures du marin, paraissant avoir séjourné un mois dans l’eau et être âgé de vingt six ans environ ; portant en tatouage bleu les signes particuliers suivants : sur le bras gauche : Afrique 1891 ; au bras droit un dessin représentant une grappe de raisin, au ventre un dessin figurant un bateau, portant au côté gauche du front vers la tempe une cicatrice de cinq centimètres de longueur, revêtu d’une chemise en coton à carreaux rouges et noirs non marquée, d’un pantalon en velours, d’un gilet en drap. Sur la déclaration à nous faite par TOURANT Emile, âgé de quarante huit ans pêcheur ; domicilié à Moulineaux, Seine-Inférieure, lequel a amené le cadavre à terre et par ALLAIS Henri, garde-champêtre, âgé de trente deux ans, domicilié en cette commune. Lesquels ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur-Seine, remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil.

Mention : d’un jugement rendu par le tribunal de première instance de Rouen le 2 juin 1897 et transcrit sur le présent registre, sous le n°8, il résulte que l’acte ci-contre s’applique à un nommé BEUQUE Louis Auguste, né à Rouen le quatorze décembre mil huit cent soixante et onze, fils naturel reconnu de Marie Anaïs BEUQUE, célibataire, demeurant à Rouen, 9 rue Lamauve.

Le jugement est retranscrit dans le registre d’état civil, il y est indiqué que le cadavre a été formellement reconnu par sa mère et le mari de celle-ci, que le nommé BEUQUE étant en état d’ivresse s’était volontairement jeté dans la Seine à Rouen, le vingt huit février à une heure du matin.

Louis Prosper DUCHESNE (1822-1897)

Acte de décès de Louis Prosper Duchesne à Hautot-sur-Seine du 6 janvier 1897 :

L’An mil huit cent quatre vingt dix sept, le dix sept février, à cinq heures du soir, Acte de décès de DUCHESNE Louis-Prosper, décédé en Seine, le quatorze janvier dernier, propriétaire, âgé de soixante-quinze ans, né à Heurtevent, arrondissement de Lisieux (Calvados) le onze janvier mil huit cent vingt deux, demeurant à Rouen, rue des Croisilles, numéro trente six, fils de DUCHESNE Pierre-Louis et de DUPONT Marie Anne Véronique, décédés, veuf de JOUBIN Rosalie, avec qui il avait contracté mariage en la mairie de Rouen le dix neuf août mil huit cent cinquante. Sur la déclaration à nous faite par le sieur CLEPOINT Albert, journalier, âgé de trente et un ans domicilié à La Bouille, qui a recueilli le corps en Seine, et par le sieur DUCHESNE Edmond, intéressé de commerce, âgé de quarante cinq ans, domicilié à Rouen rue de Sotteville, n° 14 et 16, fils du défunt. Lesquels ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi par nous, Maire de la commune d’Hautot-sur-Seine, remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil.

Edmond Léon LEFRANCOIS (1863-1891)

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 30 mai 1891 :

L’an mil huit cent quatre vingt onze le trente mai, à cinq heures du soir, acte de décès d’un inconnu trouvé en Seine, sur le territoire de cette commune ce jour, à onze heures du matin, paraissant avoir séjourné peu de temps dans l’eau et être âgé d’environ trente ans, du sexe masculin. Sur la déclaration faite à nous par CAPRON Charles, rentier, âgé de soixante six ans et par CALLOUET Emmanuel, garde champêtre, âgé de soixante six ans, tous deux domiciliés en cette commune, présents au moment où le cadavre a été ramené sur la berge. Lesquels ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi ainsi que le décès par nous, maire de la commune susdite remplissant les fonctions d’officier public de l’Etat civil.

Journal de Rouen du 2 juin 1891Le cadavre d’un individu a été retiré samedi de la Seine, sur le territoire d’Hautot-sur-Seine. Voici son signalement : Agé de vingt cinq ans environ, vêtu d’une blouse coton à raies bleues, gilet en drap noir, caleçon coton cachou, flanelle blanche, ceinture en flanelle rouge, chaussettes cachou, bottines élastiques presque neuves. Dans les poches, un mouchoir en fil marqué aux initiales A. L., et un autre mouchoir en coton bleu et blanc marqué L. L.

Mention : d’un jugement rendu par le tribunal de première instance de Rouen le 24 juin 1891 et transcrit sur le présent registre sous le n°10 il résulte que l’acte ci contre s’applique à un nommé LEFRANCOIS Edmond Léon né à Montivilliers le dix-sept février mil huit cent soixante trois fils de LEFRANCOIS Philippe Léon et de POULINGUE François Céléna marié à MAILLARD Pascaline Adèle et domicilié à Rouen.

Le jugement est retranscrit dans le registre d’état civil, il est mentionné comme épicier rue du Rampart Martainville à Rouen. Sa veuve Pascaline Adèle MAILLARD, née à Infreville le 12 janvier 1860, mère d’un enfant né MAILLARD à Rouen en août1898, se remarie le 30 mai 1899 avec Anatole Delphin MARIDORT.

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 21 mars 1889 :

L’an mil huit cent quatre vingt neuf le vingt-un mars, à deux heures de l’après-midi. Acte de décès d’un inconnu trouvé noyé ce jour à onze heures du matin en Seine, sur le territoire de cette commune âgé d’environ vingt ans, sur la déclaration à nous faite par CALLOUET Emmanuel, garde champêtre à Hautot-sur-Seine, âgé de soixante ans et par LIESSE Léon, journalier en cette commune âgé de cinquante deux ans, témoins. Lesquels ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi ainsi que le décès par nous, maire de la commune susdite remplissant les fonctions d’officier public de l’Etat civil. Le deuxième témoin a dit ne savoir signer.

Aginus WAGEMAKER (1856 - 1883)

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 28 août 1883 :

L’an mil huit cent quatre vingt trois le vingt-huit août, six heures du soir. Acte de décès d’un inconnu trouvé décédé en Seine, sur le territoire de cette commune aujourd’hui vers midi paraissant avoir séjourné peu de temps dans l’eau, du sexe masculin, âgé d’environ trente ans, d’assez forte corpulence, d’une taille d’un mètre soixante-huit centimètres, cheveux châtain, barbe rousse, tête et lèvres très grosses et vêtu de : camisoles de santé en flanelles fines, chemise de toile blanche, caleçon de coton, pantalon, gilet et jaquette de sape brun, bottines à élastiques : le tout en bon état.

Il a été trouvé sur lui une montre avec chaînes et portant le numéro 10.761 et la mention ; Souvenir, un porte monnaie contenant deux centimes et un petit volume intitulé : Paris Diamant sur lequel est écrit au crayon : Appartenant à A. WAGEMAKER de Rotterdam (la Hollande) et sur une autre page : En cas d’accident mon père demeure B. WAGEMAKER à Hilversum (la Hollande). Le linge est marqué : A. W. Constaté, suivant la loi, par nous maire de la commune de Hautot-sur-Seine, remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil sur la déclaration de Léon LIESSE, journalier âgé de quarante sept ans et d’Alexandre LEFIEUX, garde champêtre, âgé de soixante dix neuf ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune, lesquels ont rapporté le défunt ; auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, le second déclarant a signé avec nous, le premier ayant dit le ne savoir, lecture faite.

 

Journal de Rouen du 1er septembre 1883 : On nous écrit de Hautot-sur-Seine

Mardi dernier, vers midi, on a retiré de la Seine, sur le territoire de notre commune, le cadavre d'un individu d'assez forte corpulence, paraissant âgé de trente ans, et dont voici le signalement : " Taille, 1 mètre 68 ; tête grosse, cheveux châtains, barbe rousse, lèvres charnues." Les papiers et les lettres trouvés dans ses vêtements ont appris que le défunt était le sieur A. Wagemaker, natif de Rotterdam. Après les constations d'usage, le cadavre a été inhumé à Hautot-sur-Seine.

Mention : par jugement du tribunal civil de Rouen en date du quatorze novembre mil huit cent quatre vingt trois transcrit dans le présent registre numéro sept acte ci contre a été complété et rectifié, il s’applique à Aginus WAGEMAKER âgé de vingt sept ans, né à Giessendam le dix sept février mil huit cent cinquante six, fils de Pierre et de Cornelia Jacoba VAN DER PLAS

Le jugement est retranscrit dans le registre d’état civil, il est mentionné que le signalement de la gendarmerie correspond à la photographie envoyée par sa famille. La reconnaissance formelle des effets trouvés sur lui par un cousin ne laisse aucun doute.

Extrait de l’Acte n° 295 de l’Etat civil de Rotterdam (Pays Bas) :

Uittreksel uit de Registers van de Burgerlijke Stand jaargang 1883. Overlijdensextract van de volgende inhoud. Vrij van zegel ingevolge art. 50 van het Burgerlijk Wetboek, Vertaling gemeente Hautot sur Seine, arr. Rouaan, Dep. au Seine Inferieure.

Jean Adolphe CHALTON (1823 - 1881)

Acte de décès d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 8 octobre 1881 :

L’an mil huit cent quatre vingt neuf le neuf octobre, à midi. Acte de décès d’un inconnu trouvé décédé en Seine, territoire de cette commune hier à vingt heures du soir, paraissant avoir séjourné fort peu de tems dans le fleuve, du sexe masculin, âgé d’environ soixante ans, assez gros, taille un mètre soixante cinq centimètres, cheveux sourcils moustache et barbiche très grisonnants, front découvert et vêtu de : un bourgeron de toile blanc, pantalon de (…) noir et blanc, gilet en drap marron, chemise rayée violette, gilet de santé en flanelle marquée R D, caleçon de laine blanc, cravate de soie noire, chaussettes en laine, bottines à patin, mouchoir de poche en coton bleu, ceinturon élastique à crochet et un chapeau de paille trouvé sur la berge et présumé lui appartenir. Il a été trouvé seulement sur lui une montre en argent, une pipe en bois et un porte monnaie contenant dix centimes. Constaté suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur-Seine remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil, sur la déclaration de Charles Florentin LABBE, journalier, âgé de cinquante cinq ans et de Léon LIESSE, journalier, âgé de quarante cinq ans demeurant l’un et l’autre en cette commune, lesquels ont rapporté le défunt. Auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, le premier déclarant a signé avec nous, le second ayant dit ne le savoir, lecture faite.

Mention : Par jugement du sept décembre mil huit cent quatre vingt un, Acte de décès d’un inconnu a été rectifié et concerne le nomme CHALTON Jean Adolphe, jardinier, domicilié au Petit-Quevilly, rue Henri deux numéro trente trois, né à Louviers le trente et un octobre mil huit cent vingt trois, fils naturel et reconnu de Jean François CHALTON ouvrier serrurier et de Marie Charlotte PREVOST, époux de Marie Louise BISIOU, est décédé à Hautot-sur-Seine le huit octobre mil huit cent quatre vingt un.

Les noyés du 13 septembre 1877

Acte de décès n°10 d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 13 septembre 1877 :

L’an mil huit cent soixante dix sept, le quatorze septembre, dix heures du matin. Acte de décès d’un inconnu, du sexe masculin, paraissant âgé de trente à trente cinq ans, trouvé décédé sur le territoire de cette commune, hier à trois heures après midi, près du débarcadère des bateaux à vapeur. Constaté suivant la loi, par nous Maire, officier public de l’état civil de la commune de Hautot-sur-Seine, sur la déclaration de Pierre BOIMARE, rentier, âgé de soixante treize ans et de François Paul CHAUFFRAY, pontonnier, âgé de soixante neuf ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune, lesquels ont trouvé le cadavre au lieu sus indiqué, auquel acte, fait double en en leur présence, après constatation légale, les deux témoins ont signé avec nous lecture faite.

Acte de décès n°11 d’un inconnu à Hautot-sur-Seine du 13 septembre 1877 :

L’an mil huit cent soixante dix sept, le quatorze septembre, dix heures du matin. Acte de décès d’un inconnu, du sexe masculin, paraissant âgé de soixante à soixante cinq ans, trouvé décédé sur le territoire de cette commune, près du débarcadère des bateaux à vapeur, hier à trois heures après midi. Constaté suivant la loi, par nous Maire, officier public de l’état civil de la commune de Hautot-sur-Seine, sur la déclaration de Pierre BOIMARE, rentier, âgé de soixante treize ans et de François Paul CHAUFFRAY, pontonnier, âgé de soixante neuf ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune, lesquels ont trouvé le cadavre au lieu sus indiqué, auquel acte, fait double en en leur présence, après constatation légale, les deux témoins ont signé avec nous lecture faite.

Journal de Rouen du 15 septembre 1877 : Deux cadavres de noyés, du sexe masculin, ont été trouvés avant-hier, 13 septembre dans la Seine, sur la commune de Hautot. Ils ont été recueillis par M. le maire de cette commune, qui leur a fait donner la sépulture.

L’un paraissait âgé d’environ soixante ans, et avoir séjourné une vingtaine de jours dans l’eau. Il a 1 mètre 73, est de forte corpulence, a les cheveux et les favoris gris ; il était vêtu d’un pantelon noir, gilet de flanelle, chemise de coton blanc et noir. Dans la poche étaient un mouchoir à carreaux rouges et blancs, une montre en argent portant le n°9755, des lunettes avec un étui en cuivre, un couteau anglais et la somme de 3 fr. 90 c.

Le second noyé, paraissait âgé d’environ trente cinq ans, taille 1 mètre 72, cheveux, sourcils et moustaches rouges ; vêtu d’une chemise à raies bleues avec carreaux blancs, gilet de flanelle, paletot drap noir, pantalon (…) et la somme de 7 fr. 45 c. Cet homme paraît avoir séjourné un ou deux jours dans l’eau, et l’on pense que c‘est un marin étranger.

Le noyé du 10 juin 1866

Acte de décès concernant un inconnu à Hautot-sur-Seine du 10/06/1866 :

Du dix juin mil huit cent soixante six à huit heures du matin acte de décès d’un inconnu décédé en cette commune hier à sept heures du soir, âgé d’environ soixante ans taille d’un mètre soixante centimètres, trouvé noyé sur le bord de la Seine. Constaté par nous Maire officier public de l’Etat civil de la commune de Hautot-sur-Seine, sur la déclaration des sieurs Alexandre LEFIEUX, rentier âgé de soixante deux ans et Léon LIESSE, journalier, âgé de trente ans, qui l’ont retiré de l’eau, demeurant en cette commune, auquel acte fait double en leur présence, le premier déclarant a signé avec nous et le second a déclaré ne savoir signer, après lecture faite.

L’aménagement de la section maritime de la Seine est amorcé au milieu des années 1840 et est initiée par la Chambre de commerce de Rouen. Il vise à favoriser le développement de Rouen. Pour obtenir du Parlement des crédits indispensables pour un aménagement du lit du fleuve, l’intervention de Lamartine devant la Chambre des Députés permit de faire voter les 2 millions de francs nécessaires à la construction des premiers endiguements (loi du 8 mai 1846). Les travaux commencent à la fin de 1847. Le chenal naturel est endigué et dragué sur de larges portions, les berges sont stabilisées, les îles arasées, les chenaux secondaires remblayés. En 1851, la profondeur du chenal est de 6, 5 m contre 3,5 auparavant. Des chemins de halage étant préexistants, son endiguement a consisté en un rehaussement des berges de manière importante et un renforcement des chemins de halage. Du point de vue de la navigation, ces aménagements permettaient aux grands navires de circuler plus régulièrement sur le fleuve et non plus uniquement lors des grandes marées.

Le noyé du 14 mai 1840

Acte n°9 du 14 mai 1840 : procès verbal 

L’an mil huit cent quarante le quatorze mai, sept heures du matin, nous soussigné membre du conseil municipal délégué, sur l’avis que nous avons reçu du nommé CHEVALIER pêcheur, qu’un cadavre était flottant au bord de la Seine au quai, dit Paquet, commune de Hautot, nous avons requis le Sieur LEVASSEUR médecin demeurant au Grand Couronne, à effet de constater l’état d’un cadavre, déférant a cette réquisition, nous nous sommes transportés au dit lieu, où nous avons trouvé un cadavre d’un jeune homme âgé d’environ quinze à 18 ans, revêtu d’une veste de drap bleu, démontée de ses boutons 2 exceptés, qui sont de cornes bouillies, un gilet de (…), broché pierre dessin oblong, (…), cravate de soie noire unie, un pantalon (…) bretelle, bottine tannée à haut talon très bien garni de basane et des fiches au talon, chemisette d’indienne violette et chemise de fil marquées de P112. Sous la poche de veste on a trouvé un couteau à manche de corne noire et blanche avec un mouchoir de coton à carreaux blancs bleu et rouge marqués des lettres P112, dans le poche gauche du gilet 4 centimes, dans celle du pantalon on a rien trouvé, mais nous avons remarque que la bretelle du côté droit n’était pas fixée au bouton, et que le pont du pantalon était ouvert, la petite poche un gousset de montre était (…) et portait une teinte de rouille. Nous avons interpelé le sieur LEVASSEUR sur l’état du cadavre, après (son) examen, le dit Sieur LEVASSEUR nous a déclaré qu’il ne reconnaissait aucune trace de violence, que la mort est due à l’asphyxie par submersion. Le tout quoi, nous avons rédigé le présent procès verbal qu’il a signé avec nous, après lecture faite les jours, mois et an susdits, signé au procès verbal, le passeur DUMENIL, LE CHEVALIER a déclaré ne savoir signer. POULLARD adjoint.

Jean Louis VÉRAQUIN (1797 - 1811)

Acte de décès de Jean Louis Véraquin à Hautot-sur-Seine du 30 avril 1811 :

L’an mil huit cent onze le trente avril à huit heures de matin, par devant nous Adrien DUMENIL adjoint de la commune d’Hautot sur Seine, arrondissement communal de Rouen, département de la Seine Inférieure faisant les fonctions d’officier publique de l’Etat Civil, sur l’avertissement au (soir) du sieur BERENGER batelier de Sahurs qu’il existait un cadavre long du rivage en cette commune, je le suis transporté sur le lieu du rivage où je me suis assuré de la vérité auquel le dit cadavre a été reconnu par le sieur Jean Baptiste Pierre VÉRAQUIN de la commune de Canteleu même arrondissement que le dit cadavre était Jean Louis VÉRAQUIN son fils et de Marie Madeleine DEMAREST son épouse et qu’il avait été noyé le vingt deux du présent mois dans la rivière de Seine sur la commune de Canteleu. La dite déclaration et reconnaissance faite en présence de Thomas ROUAS âgé de trente un an et Jacques DEMARAIS âgé de trente cinq ans tous deux beau frère du déclarant domiciliés en la commune de Montigny même arrondissement et j’ai rédigé de suite le présent acte que le père et les deux témoins ont signé avec nous après visité faite par le suppléant de Monsieur le juge de paix accompagné de Monsieur DULY chirurgien de santé, après qu’il leur en a été fait lecture, fils âgé de quatorze ans, approuvé quatre mots en renvoi (…), excepté Jacques DEMAREST qui a déclaré ne savoir écrire

Jean-Louis VESRAQUIN est né le 17 septembre 1797 à Montigny (le premier jour complémentaire de l’An V). Son père Jean Baptiste VÉRAQUIN, originaire de la paroisse de Cerisy-Belle-Etoile, fils de Pierre VERRAQUIN et d’Anne MORIN, s’est marié à Montigny le 10 mai 1791 avec Madeleine DESMAREST fille d’Adrian DEMARAIS et de Marie Magdeleine VIART. Domicilié à Dieppedalle, son père Jean Baptiste VÉRAQUIN, est décédé à Canteleu le 30 janvier 1816 à l’âge de 49 ans.

Jean Baptiste Fidèle CHANDELIER (1733 - An XIII)

Acte de décès d’un cadavre de sexe masculin à Hautot-sur-Seine du 18 ventôse An XIII :

L’an treizième an premier de l’empire français, le dix huit ventôse, en conséquence du mandat a nous adressé et resté annexé au présent acte signé CHARRON par lequel il résulte du procès verbal dresse ce jour d’hui par monsieur le Juge de paix du canton de Grand Couronne, que le cadavre trouvé ce jour d’hui à l’eau et repêché sur la prairie de cette commune (que l’on soupçonne être le nommé BRIERE ou BUREAU). Je soussigné maire de la dite commune, officier public de l’état civil de Hautot sur Seine ai fait donner au dit cadavre la sépulture chrétienne en présence et par les mains de Jacques LECOFFRE tisserand et Jean Pierre CHEVALLIER ouvrier cordier, tous deux domiciliés en cette commune, hameau du Mont Mirey, soussignés. D. DEHAYE maire

En vertu du jugement rendu le douze germinal au dit an par le tribunal de première instance de l’arrondissement de Rouen, département de la Seine Inférieure, le cadavre soupçonné nommé BRIERE a été reconnu et déclaré être celui de Jean Baptiste Fidèle CHANDELIER, fils de Jean François Nicolas CHANDELIER et de Marie Cécile BENARD né à Rouen paroisse Saint Vivien, le huit août mil sept cent trente trois. Le dit jugement signé au (…) BOULANGER avec paraphe, le tout copie collationnée et annexée au présent.

Le noyé de l’an VIII

Acte de décès d’un cadavre masculin à Hautot-sur-Seine du 1er vendémiaire an VIII :

L’an huitième de la République française une et indivisible le sixième jour de floréal, vertu d’un ordre du Juge de Paix du Canton de Canteleu, a été inhumé le cadavre inconnu d’un sexe masculin dont le procès verbal à nous adressé et ci près rédigé et annexé est ainsi conçu.

D’un procès verbal dressé le six floréal présent mois, an huit de la république par le Juge de Paix du Canton de Canteleu, présence du citoyen LAGRANGE chirurgien, des citoyens DEHAYE et LECLERC agent et adjoint de la Commune de Hautot et de celle du citoyen BUHOT capitaine de navire domicilié à Sahurs.

Il appert que visite a été faite d’un cadavre de sexe masculin inconnu poussé sur le rivage d’Hautot, que le cadavre était en état de putréfaction, nu, sauf une paire de botte qui était a ses jambes, qu’il avait les deux bras rouges, la peau de la tête enlevée de manière que le crane soit à découvert, que les parties sexuelles étaient presque emportées, que lui ayant fait tirer les dites bottes, il s’est trouvé sur les jambes deux paires de bas de laine grise à moitié pourries, lesquels bas étaient attachés sur les genoux avec un fil de carrelet et qu’à le juger par les pieds, le dit cadavre pouvait avoir 35 ans ou environ, taille de cinq pieds deux pouces.

Qu’examen fait dudit cadavre par le dit citoyen LAGRANGE, il aurait déclaré n’avoir remarqué aucune plaie ni contusion et que la submersion était cause de la mort, pour quoi vu qu’il ne s’est trouvé personne qui put reconnaître le dit cadavre, que la cause de sa mort soit connue, a été donné par le dit Juge de paix les ordres nécessaires pour l’inhumer, et vu la modicité des dits effets trouvés sur le cadavre, elles ont été abandonnées à celui qui l’a dépouillé, à laquelle fin ordonné qu’un extrait du présent procès verbal sera remis au dit citoyen agent.

Pour extrait conforme à la minute, par moi secrétaire greffier.

D.DEHAYE agent.

A suivre …

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 04:18

Le ravin du pendu est un fossé allant du chemin des fossés à la Seine. Il est en limite de Sahurs et Hautot-sur-Seine le long de la chaussée construite vers 1780 citée dans les cahiers de doléances de 1789. L’origine et l’antériorité du nom n’est pas établie.

Le ravin du pendu à Hautot-sur-Seine
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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 19:01

Sira Sylla, née le 14 mars 1980 à Rouen, est une avocate, élue députée de la Seine-Maritime le 18 juin 2017. En fonction depuis le 21 juin 2017, Sira Sylla a grandi à Saint-Étienne-du-Rouvray au sein d’une famille de onze enfants, issue d'un père d’origine sénégalaise chauffeur d’autobus. Après des études de droit à Rouen puis une école d’avocats à Lille, elle devient avocate en droit du travail.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime
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Cérémonies des vœux de janvier 2018 à Hautot-sur-Seine, la Bouille et Saint-Pierre-de-Manneville.

Inauguration de la permanence de Grand-Quevilly le 27 janvier 2018.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime
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Inauguration de la Colonne Napoléon rénovée au Val-de-la Haye le 9 juin 2018.

Exposition du Club de l’Age d’or au château de Soquence le 24 juin 2018.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime
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Repas des aînés au château d’Hautot-sur-Seine le 28 octobre 2018.

Cérémonie des vœux du 12 janvier 2019 à Hautot-sur-Seine.

Le grand débat national à Hautot-sur-Seine le 4 février 2019.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime
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Inauguration de l’école rénovée Maurice Genevoix d’Hautot sur Seine le 17 mai 2019.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime

Cérémonies des vœux du 11 janvier 2020 à Hautot-sur-Seine et Saint-Pierre-de-Manneville.

Mes souvenirs de Sira SYLLA députée de la Seine-Maritime

A Hautot-sur-Seine pour la dernière cérémonie des vœux du maire, Jean-Bernard SEILLE, je tiens à remercier le maire pour ces presque trois années de collaboration et le féliciter pour tout son travail et son dévouement au service de ses administrés ! Sira Sylla 13 janvier 2020

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 04:38

Le chemin de la Voie Robert est cité en 1576 dans l’adjudication du bois communal. C’est une ligne droite allant de l’entrée de la propriété de Charles de GROUCHET, Ecuyer, Sieur du Mesnil-Soquence, Conseiller au Parlement de Rouen, jusqu’à la forêt de Roumare.

Avant la révocation de l’édit de Nantes en 1685, le cimetière protestant de Sahurs et Hautot-sur-Seine est placé, au lieu-dit Le Carrefour entre les deux paroisses, situé soit au croisement de la rue de Sahurs, soit au croisement du chemin moulin du Temple. Il avait été attribué en 1611-1612 par les commissaires du Roi.

Vers 1750, la Voie Robert, bordé désormais de rangées d’arbres formant l’Avenue de Soquence, est dessinée sur la carte de Cassini. Sur le cadastre Napoléonien de 1812, l’Avenue de Soquence sépare les communes de Sahurs et de Hautot-sur-Seine.

Lors de la classification des chemins communaux, adopté par le Conseil Municipal du 9 février 1833, la Voie Robert ou Avenue de Soquence, pour moitié sur Sahurs, d’une longueur de 1 692 mètres devient le chemin communal n°8. Au cadastre de Sahurs, l’avenue de Soquence est répertoriée comme le chemin rural n°10.

En 1890 Louis Müller donne cette description de l’avenue : « Après avoir franchi deux tourniquets et passé devant le cimetière, on gagne la route de Sahurs où débouche, sur un rond-point, le parc du magnifique château de Soquence. Du rond-point part une vaste avenue de plus d'un kilomètre et demi de longueur, plantée à droite et à gauche d'une triple rangée d'arbres et aboutissant à la forêt de Roumare ».

La photographie de novembre 1941 a été prise près du moulin peu avant l’abattage des arbres.

Le chemin qui fait partie du domaine privé des deux communes de Sahurs et de Hautot-sur-Seine, sert occasionnellement de déviation lorsque la traversée d’Hautot-sur-Seine est fermée pour travaux ou pour une manifestation.

L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs
L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs
L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs

La limite entre les deux communes se situe au milieu de l’emprise de l’ancienne triple rangée d’arbres, le chemin actuel se trouve sur Sahurs. L’actuel boisement, à cheval sur les deux communes, fait partie du domaine privé des deux communes. Son exploitation et son usage ne sont pas clairement définis.

L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs
L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs
L’Avenue de Soquence entre Hautot-sur-Seine et Sahurs
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