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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 14:38
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:09
Notre voisin le château Robert le Diable

Le château Robert le Diable est en partie reconstruit en 1905 par Lucien Lefort, à la demande du propriétaire de l'époque Oscar Cosserat. Le site a été ré ouvert au public le 12 avril 1954, à l’initiative de Roger Parment, suite à l’aménagement d’un musée historique, la présentation de la réplique du drakkar d’Oseberg, l’installation d’une buvette et la construction d’un terrain de minigolf. Ouvert jusqu'en 2003, le site accueille dans les années 1980 près de 50 000 visiteurs par an. Il est depuis 2007 propriété de la communauté d’agglomération.

Notre voisin le château Robert le Diable

C’est en juin 1974, qu’avec mes copains Eric Bonamy, Laurent Cadinot et Danny Devos, nous avons fait une excursion en vélo au château Robert le Diable, de Yainville à la Bouille via Saint-Martin de Boscherville. J’ai pris les deux photographies du château ci-ajoutées. Au retour nous sommes repassés par le bac de Sahurs vers Croisset, pour compléter le tour de la boucle de Roumare. De la traversée d’Hautot-sur-Seine, je me souviens de la descente vers la mairie, entre les murs, on passait de l’ombre à la lumière après le virage. C’est ma première vision d’Hautot-sur-Seine. A Dieppedalle, nous nous sommes tombés à cause des rails qui traversaient de biais la chaussée, il y en avait une dizaine à franchir jusqu’à Canteleu.

Notre voisin le château Robert le Diable

Echo d’Hautot n°4 de juin 1997 : Château Robert le Diable

Le château de Robert le Diable se trouve à Moulineaux et peut être une idée de promenade et de visite historique (…) Ce château a été édifié vers les XIème et XIIème siècles. Il ne reste plus que des ruines qui ont fait l’objet d’aménagements notamment avec la réplique dans la cour du château, d’un drakkar, et d’un mini musée de personnages de cire représentant les scènes les plus significatives de la vie de Robert (la reine Mathilde tissant la tapisserie dite de Bayeux, dédicace en l’abbaye de Jumièges, la mort de Guillaume le Conquérant, la signature du traité de Saint Clair sur Epte, la promenade de Rollon (2,09 mètres en taille), en forêt). Une longue passerelle amène le visiteur dans la cour du château dont les deux principaux pôles d’attraction sont le puits gallo romain de 104 mètres de long et un drakkar abrité par une chapelle d’inspiration norvégienne. Le visiteur peut flâner et découvrir les magnifiques panoramas sur la vallée (on aperçoit au loin Hautot) du haut de l’une des tours restaurées (…) Après la visite vous pouvez vous « exercer » au mini golf et vous rafraîchir dans le bar.

Notre voisin le château Robert le Diable
Notre voisin le château Robert le Diable
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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 05:47

Jusqu'à son rattachement à Grand-Couronne en 1908, l'île des Oiseaux faisait partie du territoire de la commune de Hautot-sur-Seine.

Au recensement de 1901 d’Hautot-sur-Seine, l’ile aux Oiseaux est habitée par Aimé DUMONT âgé de 37 ans.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 14 mars 1907 : L’Ile aux oiseaux

On adjugera, le 3 avril prochain, à la préfecture, les travaux nécessaires à la construction de la digue que les ponts et chaussée ont décidé d’édifier à l’île aux Oiseaux. Située juste en face de l’ancien « trou » de Grand-Couronne comblé depuis plusieurs années, cette île, qui est propriété de l’Etat, mesure une centaine de mètres de longueur. La digue projetée partira de sa pointe amont pour aller rejoindre dans une ligne à peu près droite la rive gauche du fleuve, quelques mètres au-dessous de la cale du bac de Grand-Couronne. Les ingénieurs des ponts et chaussées ont décidé d’exécuter ces travaux de manière à obtenir dans ces parages un rétrécissement du fleuve qui, en accélérant la vitesse de ses eaux, aura pour résultat d’amener un écoulement plus rapide du débit solide vers la mer. A cet endroit de son cours la Seine fait un coude et sa largeur dépasse 300 mètres. Le débit des eaux y étant très lent, il en résulte un dépôt considérable de vase qui s’accumule dans le chenal et nécessite des dragages coûteux, qu’on espère éviter en construisant la digue dont nous parlons.

Prochainement, on mettra en adjudication les travaux nécessaires à l’établissement d’une autre digue qui elle sera édifiée au long de la rive droite du fleuve, entre Biessard et la cale du bac de Val-de-la-Haye. Ces travaux d’art ont également pour but de provoquer un écoulement plus rapide des eaux dans cette partie du fleuve. Pendant un moment, les habitants du Val-de-la-Haye s’étaient émus de ces travaux, alors en projet, car ils craignaient qu’on bouchât le bras de Saine qui baigne leur quai. Qu’ils de rassurent. Les ingénieurs des ponts et chaussées chargés de la navigation de la Seine ne sont pas vandales à ce point, nous disait-on hier. Le Val-de-la-Haye restera port fluvial … tant que la nature le permettra, mais ses jours sont comptés. De par les effets du flot et du Mascaret, le petit bras de Seine qu’emprunte le bateau-omnibus pour accoster au ponton de cette commune s’envase et se comble de lui-même quotidiennement. C’est une affaire de temps.

  • Mais ne pourrait-on pas draguer dans ce bras de Seine ? demandons-nous.
  • Le jour où on démontrera que ces travaux sont d’utilité publique, on pourra songer à les exécuter. Mais d’ici-là, ajouta en riant notre interlocuteur, le petit bras de Seine sera comblé et l’affaire sera solutionnée.
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Le noyé de février 1792 de l’ile aux Oiseaux à Hautot sur Seine

22 février 1792 rapport d’enquête concernant un cadavre trouvé sur l’ile aux Oiseaux, un marin hollandais du nom de Tjart MONNEN (52 ans) du navire « La Dame Walland » :

L’an 1792 le 22 février nous accesseurs du juge de paix du canton de Canteleu faisant pour son absence ce nous nous somme transportés sur l’île aux oiseaux section dépendant de notre paroisse de Hautot, sur la parole verbale de monsieur le secrétaire greffier du juge de paix nommé monsieur DELAHAYE où nous avons trouvé un cadavre mort, qu’on nous a dit dénommé Tjart (*) MONNEN de la paroisse (laissé en blanc) en Hollande revêtu d’un gilet d’étoffe brune, un autre de siamoise bleue avec une paire de culotte aussi d’étoffe brune, un caleçon et une paire de botte, ayant cherché dans les poches du défunt nous y avons trouvé un portefeuille, après en avoir fait l’ouverture il s’y est trouvé un bon ce cinquante sols et un autre de trente avec une agrafe d’argent au col de la chemise. Ayant interpellé les assistants s’ils n’avaient nulle révélation de cet homme, le Capitaine Folkert WALLAND s’étant présenté nous a déclaré par l’organe de Maître BULGEN son interprète duquel il était assisté qu’il le reconnaissait pour être celui qui avait été perdu à bord de son navire nommé « La Dame Walland » il y a environ cinq semaines et qu’il y allait en qualité de second, interpellé de nouveau le dit Capitaine Folkert par quel hasard il était tombé il nous aurait déclaré que c’était par accident. Après avoir fait déshabiller le noyé pour voir s’il n’avait reçu aucun coup nous ne lui avons trouvé nulle meurtrissure, lequel nous avait fait connaitre qu’il était tombé à l’eau par accident et nous aurait fait délibérer en présence de la municipalité de donner ordre à monsieur le curé de notre dite paroisse de le nommer et en écrire l’acte sur les registres ordinaires. Ce que nous avons signé, ce dit jour et an que dessus. (espace des signatures laissé en blanc)

(*) Tjaard : prénom frison, Théodoard en ancien germanique

Acte n°2 du régistre d’Hautot sur Seine : Inhumation de Tjart MONNEN hollandais noyé :

Le vingt deuxième jour de février 1792 sur le permis à nous actifié en date d’hier signé DELAHAYE greffier de Mr D’ORNAY, juge de paix du canton de Canteleu district de Rouen, pour l’absence du dit sieur D’ORNAY. D’après le procès verbal de visite d’un cadavre de sexe masculin dressé par les prudhommes nommés de cette paroisse et à nous présenté en bonne forme, le dit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moi prêtre curé soussigné sous le nom de Tjart MONNEN âgé de cinquante deux ans originaire de Norden en Ostfriesland (*) perdu au quai de Rouen depuis environ cinq semaines, et repêché le long de l’ile aux oiseaux district de Hautot sur seine. Lequel noyé a été reconnu sur les lieux par son capitaine le sieur Folkert WALLAND commandant le navire « La Dame Walland » pour être son second et ce par l’organe de monsieur BULGEN fils, son interprète, juré au tribunal de commerce de Rouen duquel il était accompagné. Lesquels ont signé avec messieurs les maires et officiers municipaux de cette paroisse : Folkert WALLAND, BULGEN fils, DE VRIES, Charles LECOMTE maire de Hautot, RICHARD procureur de la commune, Jérôme SUCRE officier, Jean PAQUET, LECLERC, Pierre FLEURY, DEHAYE curé de Hautot.

(*) Frise Orientale : le comté de Frise Orientale est sous administration prussienne depuis 1744.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 05:37

Au cadastre napoléonien de 1812, le chemin neuf va de l’entrée du château à l’entrée de l’actuel bois communal. Lors de la classification des chemins communaux de 1833 il devient le chemin n°2 de la route Quemine ou chemin neuf. Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de nommer le chemin rural n°2 dit chemin neuf, rue des Fendanges. Lors du Conseil Municipal du 2 décembre 2005, la partie non revêtue de la rue des Fendanges d’une longueur de 395 mètres est enlevé du domaine public. La partie non revêtue du chemin neuf est dans le domaine privé de la commune.

Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine

Photographies du chemin neuf de Fernande Obselin des années 1970 :

Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 18:43

Journal de Rouen du 25 juin 1940 : un meurtre à Hautot-sur-Seine

Le soir du dimanche 9 juin, trois habitants de cette commune, MM. Florentin Ponty, Collette et Turquer, avisèrent un individu qui sortait de la forêt et leur parut suspect. Ils l’interpellèrent, le fouillèrent et le conduisirent chez M. Cantel, commerçant, mais en route il voulut s’échapper et M. Collette se jeta sur lui. Une rixe s’ensuivit au cours de laquelle, Ponty alla chercher son fusil et tira deux fois sur le malheureux qu’il acheva à coups de crosse. Il s’agit de M. Marcel Wanner, 39 ans, manœuvre, domicilié chez M. Heuzé, 18, rue de l’Industrie à Grand-Couronne. M. Cantel prévint M. Piat, commissaire central à Rouen, qui, avec son secrétaire, M. Hérisson, et les inspecteurs Lebrun et Martin procéda à l’enquête et reconstitua la scène. Le cadavre de Wanner a été inhumé à Hautot-sur-Seine et Florentin Ponty a été arrêté.

 

Décès d’un inconnu présumé Warner ou Vanner ou Waller Marcel du 9 juin 1940 à Hautot-sur-Seine

Le neuf juin mil neuf cent quarante, vingt deux heures trente minutes, est décédé, « Route du Rouage » un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie. Le signalement est le suivant : le défunt était âgé de trente cinq ans environ, sa taille approximative était de un mètre soixante cinq, ses cheveux et sa moustache étaient bruns. Il était vêtu d’une veste bleue et d’un pantalon rayé, coiffé d’une casquette grise plate et chaussé de sabots de caoutchouc. Il est présumé s’appeler Marcel Warner ou Vanner ou Waller et était, croit on marié, dans autres renseignements. Dressé le dix juin mil neuf cent quarante, onze heures, sur la déclaration de Alphonse Cantel, cinquante trois ans, marchand ambulant, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec Nous, Georges Poullard Maire d’Hautot-sur-Seine, Chevalier de la Légion d’Honneur.

Journal de Rouen du 21 novembre 1941 : une tragique méprise à Hautot-sur-Seine

Cours d’Assises de la Seine-Inférieure : audience du mercredi 20 novembre

Un drame étrange se déroula à Hautot-sur-Seine, dans la soirée du 9 juin. L’atmosphère si particulière de ce dimanche tragique fut, sans doute, la cause principale du meurtre lamentable que commit, à proximité de la forêt de Roumare, un père de douze enfants, Florentin Ponty. (*)

Ponty se trouvait, vers 22 h. 15, devant son domicile, en compagnie de ses amis Robert Turquer et Emile Colette. Les trois hommes avaient en peu bu… Un inconnu s’étant avance dans leurs parages, une bicyclette à la main, ils le jugèrent suspect et ils l’interpellèrent en lui demandant ses papiers d’identité. Le passant sortit sans dire un mot son portefeuille contenant un livret militaire. Turquer n’ayant pu lire cette pièce dans la faible clarté du jour expirant, on décida de conduire « l’espion » chez M. Cantel, commerçant qui, rare parmi les rares, n’avait point quitté le pays. Le passant, cependant, regimba. Empoigné par Colette, il tomba avec lui sur la route et tandis que les deux hommes se livraient, sur le sol, à un match de catch des plus animés, Ponty rentra chez lui afin d’y prendre un fusil de chasse dont il se servit dès son retour. A ce moment, l’infortuné promeneur avait réussi à se relever. Atteint par derrière, à moins de deux mètres par une décharge qui provoqua l’éclatement du lobe inférieur d’un poumon, il s’effondra, mortellement atteint. Ponty l’acheva, d’ailleurs, en lui portant plusieurs coups de crosse à la tête !

L’heure des explications ayant sonné à la cour d’assises, le coupable ne parut pas particulièrement troublé par les remords, au cour de son interrogatoire.

  • - Etiez-vous ivre dans la soirée du 9 juin ? lui demanda M. le président Turban.
  • J’étais gai !
  • - Ce qui m’étonne, c’est que vous n’ayez pas vu deux parachutistes au lieu d’un  Pourquoi votre victime – M. Marcel Wanner, manœuvre à l’usine de produits chimiques S.O.Y.E.M.A. – vous a-t’elle parue suspecte ?
  • Vu que tout le monde était évacué de la commune.
  • - Vous avez déclaré que vous étiez chargé d’une surveillance à Hautot-sur-Seine.
  • Oui, par la gendarmerie de Grand-Couronne.
  • - Ce n’est pas vrai. Vous n’aviez reçu aucune mission de cet ordre. Vous avez fait ce qu’on appelle une arrestation illégale, quand vous avez voulu conduire M. Wanner chez M. Cantel.

Sur le drame lui-même, Florentin Ponty ne crut point devoir donner au jury des explications détaillées.

  • Interrogé par nous, déclara-t-il Wanner ne répondit rien. Il fut rapidement aux prises avec mes amis. C’est pourquoi je suis allé chercher mon fusil, sans toutefois avoir l’intention de mettre à mort celui que je prenais pour un parachutiste.

Il semblait que l’audition des deux compagnons de l’inculpé apporterait aux débats quelque lumière. Elles permirent tout au plus de connaître le degré de « gaité », le 9 juin, de chacun des membres du trio.

  • - Vous étiez ivres, tous les trois, dit le président à Robert Turquer.
  • On en avait pris un peu.
  • - Qui donc en avait pris le moins ?
  • C’est moi.
  • - Etiez-vous chargé de faire la police ?
  • Oui, comme cantonnier !
  • - Vous aviez entendu des histoires de parachutiste et ça avait travaillé.
  • En tout cas, au coup de fusil, je suis parti.
  • - Pourquoi ?
  • Parce que j’ai eu peur !

Le manœuvre Emile Colette, vit, lui, trois fusées rouges s’élever au dessus de la forêt de Roumare et il entendit des détonations.

  • - Qui était le plus ivre, s’inquiéta le président, quand ce deuxième témoin approcha de la barre.
  • Surement Ponty !
  • - Etiez-vous un policier ?
  • Personne ne n’avait dit d’arrêter le monde !

On entendit encore M Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, qui signala que rien de particulier n’avait été organisé dans sa commune contre les parachutistes ; le commerçant, M. Cantel, resté à Hautot, et le docteur Godbille, médecin-légiste. Le praticien eut à examiner un cadavre exhumé après de longues semaines d’enfouissement …

M. Dupond, substitut du procureur général, soutint l’accusation dans ce procès avec son autorité coutumière, puis la défense de Florentin Ponty fut vigoureusement présentée par Me Crosson du Cormier. L’inculpé fut finalement condamné à quatre ans de prison avec sursis. J.E.F.

(*) Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen.

Extraits : Le 9 juin au matin les premiers Allemands arrivent sur Rouen par la route de Neufchâtel. A 10 heures du matin, le génie français fait sauter les ponts. A 10h30, les Allemands investissent  la Mairie. Maurice Poissant, 5e adjoint au Maire, demeuré sur place, reçoit autorité par le commandant Krupp sur toutes les communes liées économiquement ou géographiquement à Rouen. Les Allemands investissent la ville.

L’incendie déclenché se propage rapidement aux quartiers situés au sud de la cathédrale. Les Allemands, au prétexte que Rouen n’a pas été déclarée ville ouverte, interdisent aux pompiers d’intervenir. Le feu fait rage pendant trois jours. Ce n’est que le 11 juin que l’ordre sera donné d’éteindre l’incendie alors qu’il menaçait le flanc sud de la cathédrale. Bilan : 918 maisons détruites, 5 070 sans-abris.

Ce même jour, les Allemands ramassent tous les noirs qu’ils peuvent trouver ainsi que des soldats coloniaux isolés, qui, n’ayant pu fuir, ont été faits prisonniers de guerre. Tous ces hommes sont emmenés au 11, rue de Bihorel où ils sont massacrés à la mitrailleuse. 121 Algériens, Antillais et Africains ont ainsi trouvé la mort.

Préfet de Seine-Maritime le 14/08/2020 : Hommage aux combattants d'Afrique

Le 9 juin 1940, l’armée allemande envahit la ville de Rouen. Après quelques heures de combats, les troupes du Reich nazi prennent possession de la ville. Des hommes, civils et militaires, sont arrêtés, regroupés et mis à mort. Ils ont été choisis pour la couleur de leur peau. Il s’agit d’un des nombreux crimes racistes opérés par l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale. Dans quelques jours sera inauguré, rue de Bihorel à Rouen, une plaque à la mémoire d’une centaine de personnes originaires d’Afrique du nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles françaises qui ont été massacrées à cet endroit. Les recherches historiques continuent, le site s’enrichira des informations et des documents et des travaux réalisés par les scolaires.

Guillaume Jacono, inspecteur d’académie, Monique Longval Bernier, vice-présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie, ont rencontré Laurent Martin et Jean-Louis Roussel, auteurs d’un futur livre sur Rouen pendant la guerre, devant la plaque posée au N°6 de la rue de Bihorel.

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 05:43

L’usine de diester de Grand-Couronne a été inaugurée le 2 octobre 1995 par le Premier ministre Alain Juppé.

Ses 120 000 tonnes de production en font la plus importante usine de biodiesel au monde.

L’Echo d’Hautot n°5 de février 1998 : groupe de nez

Devant les odeurs désagréables (pas nocives, c’est déjà ça) que nous avons tous perçues, en particulier les habitants du bas d’Hautot-sur-Seine, il a été décidé, dans plusieurs communes, de nommer un groupe de personnes sensibilisées par ce sujet et de les former afin d’essayer d’améliorer cet état de fait. Trois Hautotais se sont investis, Mmes Florence Demercastel, Sophie Jahan-Boulange et Michel Le Floch. Ils suivent un stage et leur rôle sera de servir de témoin de référence dans l’analyse des odeurs de la SAIPOL (trituration d’oléagineux) puis, mais nous ne le souhaitons pas, peut-être sur d’autres cas.

Le Conseil Municipal du 27 avril 2001 valide la signature d’une convention avec Air Normand, intégrant le groupe de nez de la commune, pour surveiller la qualité de l’air.

Profil de Saipol à Grand-Couronne, une usine de fabrication d’huile alimentaire à partir de colza et de tournesol : les notes méthional et sulfurol sont « traceurs » de cette usine : aucune autre entreprise n’émet ces notes odorantes sur la région rouennaise.

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne

Infos d’Hautot n°5 de l’hiver 2003 : PIF

Après une formation de 6 mois qui débuta en octobre 2001 pour se terminer fin mars 2002, Laurence Lenfant, représentant, pour cette opération, notre commune est chargée de noter quotidiennement et à heures régulières, l’odeur de l’atmosphère. 72 heures de formation aux « odeurs » ont été nécessaires pour reconnaitre telle ou telle molécule que nous respirons. Les« odeurs » que nous avons apprises ont été choisies plus précisément par rapport à ce que nous sommes sensés sentir dans notre environnement. Par exemple, comme cette campagne olfactive est faite conjointement avec les mairies de Petit-Couronne, Val-de-la-Haye et Hautot-sur-Seine nous avons passé plus de temps à sentir les odeurs provenant de la Couronnaise de Raffinage, Butagaz, Chapelle Darbly et Saipol. Après presque 6 mois de veille olfactive, on peut dire que notre village est particulièrement préservé. Hormis quelques odeurs de « bouillon cube » ou « sulfurol » plus exactement provenant de la Saipol quand le temps est au beau pour plusieurs jours (ce qui fut rarement le cas cette année), nous n’avons respiré aucun odeur de la « shell » (pour l’instant) : disulfure de méthyle, disulfure d’allyle, propyl mercaptan, H2S ou encore éthyl mercaptan. Bref le formateur nous a quand même présenté des molécules beaucoup plus agréables que celles citées précédemment. Consolation ! Laurence Lenfant

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne

Paris Normandie du 9 mai 2008 : La chasse aux mauvaises odeurs

Depuis quelques jours, « les nez » de Grand-Couronne, Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye sont à l'affût des odeurs qui pourraient provenir de l'usine de trituration d'oléagineux. Les nouvelles installations de la société Saipol, qui lui permettent de porter sa capacité de traitement de graines de colza de 800.000 à 1.2 millions de tonnes, sont en service. L'annonce du doublement de sa production par l'industriel avait provoqué quelque émoi en 2007 dans la population, des pics d'odeurs ayant repris justement à ce moment-là. « Problèmes techniques que nous allons essayer de régler au plus vite, » avait promis le directeur de l'usine, Albert Délépine. Deux campagnes de veille olfactive de trois mois avaient alors été mises en place par la Ville pour effectuer des mesures, analysées par un cabinet spécialisé. La situation aujourd'hui L'industriel a tenu ses promesses. Depuis octobre 2007, il n'y a plus eu de remarques concernant des problèmes d'odeurs. Pour ses nouvelles installations, l'entreprise a mis en œuvre des moyens supplémentaires pour leur traitement, en conservant son bio filtre et en mettant en place un système d'oxydation des molécules odorantes, qui sont tous incinérés en chaudière. Tout fonctionne bien aujourd'hui, même avec l'augmentation de la production mise en route par Saipol. Pour autant, une nouvelle convention a été passée entre la Ville de Grand-Couronne, Saipol et Air normand, avec la réalisation d'une troisième campagne olfactive qui doit faire le point de la situation actuelle et comparer avec ce qui existait avant la mise en marche des nouvelles installations. Les neuf « nez » ont bénéficié de quatre « leçons de révision » pour retrouver toutes leurs capacités olfactives. Et plusieurs fois par jour, pendant trois mois, ils vont traquer les « panaches odorants » qui pourraient s'échapper de la plus importante usine de France de production de diester, huiles et tourteaux.

Face au risque du 16/03/2020 : Explosion à l’usine Saipol de Grand-Couronne près de Rouen, classée Seveso

Le 13 mars 2020, vers 12 h 30, une explosion suivie d’un incendie a eu lieu à l’usine Saipol de Grand-Couronne (Seine-Maritime). L’incendie s’est déclaré dans l’unité 1 d’estérification de l’usine Saipol de Grand-Couronne (groupe Avril). « L’ester est un mélange d’huile et d’alcool, utilisé comme additif dans le biodiesel », explique la préfecture de Seine-Maritime. Spécialisée dans la fabrication d’agrocarburant à base de colza, cette usine est classée Seveso seuil bas. Elle emploie une centaine de salariés. Le plan d’opération interne (POI) a été immédiatement déclenché. Les salariés présents ont été évacués. Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site. Les écoles et collèges à proximité de l’usine (hors périmètre de sécurité) ont été confinés, le temps de connaître les résultats des contrôles de l’air effectués par les sapeurs-pompiers. L’incendie était maîtrisé vers 14 h, quelques points chauds restant alors encore en cours de refroidissement. L’accident n’a fait aucune victime. 16/03/2020 - Martine Porez

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne
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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 06:39

Le 2 mars 1910 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère pour l’installation du service téléphonique à Hautot sur Seine. La cabine téléphonique est installée dans la maison du bureau d’aide social.

Paris Normandie du 1er avril 1946 : Cabine téléphonique

Les habitants de la commune et des communes voisines sont avisés que la cabine téléphonique est remise en service à dater du 1er avril.

Les infos d’Hautot n°15 été 2008 : Les P.T.T. à Hautot il y a un demi siècle (extrait)

Personne n’avait le téléphone a Hautot-sur-Seine, excepté la famille Michon. Il y avait toutefois une cabine téléphonique tenue par Madame Morin (*), femme du garde champêtre, qui se trouvait rue Saint Antonin. Elle pouvait ainsi recevoir des télégrammes et les porter à leur destinataire. Le problème, c’est qu’elle ne savait guère écrire et ses télégrammes étaient peu compréhensibles. Quand sa fille a appris à lire à l’école d’Hautot-sur-Seine, il n’y a plus eu de problème. Alain Demombynes

(*) Epouse d’Henri MORIN (1888-1974) garde champêtre de 1947 à 1954

Le Conseil Municipal du 26 novembre 1973 demande le transfert de la cabine téléphonique du logement de Mme PLICHON au café tabac tenue par Mme CAHOT rue du Rouage. Suite à la cessation d’activité du commerce des époux CAHOT, le Conseil Municipal du 10 octobre 1974 décide d’attribuer la cabine téléphonique à Mr BERTIN.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 25 janvier 1980 accepte la proposition des PTT d’installer une cabine téléphonique près de la Mairie, à côté de l’arrêt de bus.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 18 novembre 1994 donne son accord pour l’installation d’une cabine téléphonique à pièces place de la Mairie. La cabine est déménagée devant la mairie.

Le Conseil Municipal du 15 mai 1997 est informé de l’installation de la cabine téléphonique à carte.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

En 2013 suite à un accident, la dernière cabine installée est sans abri.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

 

 

 

 

 

En septembre 2017, la suppression des 5 450 cabines encore en service en France est planifiée pour la fin de l'année. C’est l’épilogue d'un déclin entamé avec l'apparition du téléphone portable. Depuis l'apogée de 300 000 cabines en 1997, leur nombre a décliné du fait d'un moindre usage et d'une moindre rentabilité.

Epitaphe à Rouen place de la Pucelle le 1er novembre 2018.

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 20:51

DESCRIPTION D’HAUTOT,

Maison de Plaisance proche de Rouen,

Appartenant à M. Le Couteulx des Aubris,

Négociant & Banquier à Rouen

 

Près des bords où la Seine, en son lit tortueux ;

Porte dans l’Océan, son cours majestueux :

Sur le penchant d’un Mont est un Coteau fertile ;

Une Enceinte, où les Dieux fixeraient leur asile.

Le soleil précédé de l’Aurore & du Jour ;

De ses premiers rayons éclaire ce séjour,

L’enflamme du plus haut de sa vaste carrière,

Et le regarde encore en quittant l’Hémisphère.

De son humide sein l’Onde élève des Vents,

Qui changent les Etés en d’éternels Printemps ;

Et l’ardeur du soleil & tempérée & pure,

De ces Climats épais ranimant la nature,

Du vignoble fleuri repousse les frimas,

Et germe dans le Nord des Vins doux & muscats.

 

De ce coteau fécond l’œil sur ces Près s’abaisse ;

Là, des Hameaux voisins folâtre la Jeunesse.

Bergères, gardez vous de ces sombres Bosquets,

On s’y sent attiré par des charmes secrets,

Le tendre Amour y règne, & caché pour séduire,

Jamais l’Amant en vain n’y plait & n’y soupire.

 

Que vois-je ? Des Vaisseaux poussés du sein des Mers,

Partis de tous les Ports de ce vaste Univers,

Pavillons déployés, s’étendent sur la Seine ;

Le flux les apporta, le reflux les ramène.

Au-delà, que d’objets par le hasard rangés !

Sur leur variété mes yeux sont partagés,

Des Clochers perçant l’air de leurs flèches altières ;

D’ambitieux Châteaux entourés de chaumières,

Des Terres, des Vergers, où des hommes heureux

Cultivent de leurs mains les champs de leurs aïeux

Recueillent à l’envie dans l’Eté, dans l’Automne,

Les Moissons de Cérès, & les fruits de Pomone ;

Des Spectacles divers, des lointains spacieux,

Des objets reculés qui s’échappent aux yeux,

Des Montagnes, des Bois qui vont se joindre aux nues,

De la Terre & des Cieux les bornes confondues,

 

Que ne puis-je tracer d’un élégant Pinceau,

Les Déesses, les Dieux de ce riant Coteau !

Ces Dames, d’agréments toujours environnées,

Qui semblent pour penser & pour plaire être nées ;

Ces hommes généreux, favoris de Plutus,

Et sous qui ce Dieu riche, est le Dieu des Vertus ;

Je finis par un trait cette faible Peinture,

Maison commode, où l’Art embellit le Nature,

HAUTOT, vous renfermez sous vos brillants lambris,

De beaux yeux, de bons cœurs, de sublimes esprits.

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 06:14

Le Conseil Français d’Héraldique s’étant réuni en Assemblée Générale le 28 novembre 1993 à Paris (75) a homologué les armoiries de la commune de HAUTOT SUR SEINE (76) dans ses registres sous la forme : De gueules au chevron d’or, accompagné en chef de 2 épis de blé du même, et en pointe d’un trèfle d’argent. Et qu’elles sont conformes aux lois et règles de la science héraldique, et ont été officiellement enregistrées sous le numéro 203/1993.

Depuis 2020 il est possible d’en acheter une version en tissu sur le site Mes-ecussons.fr

Il s’agit d’une création artisanale sur support feutrine.

Version personnelle des armoiries d’Hautot-sur-Seine avec devise

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 07:10

Nelly Tocqueville exerce la fonction de maire de Saint-Pierre-de-Manneville de mars 2001 à juin 2017. Elle porte le projet de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine inaugurée en 2008 qu’elle gère jusqu’en 2017. Elle est la marraine du festival Voix sur Seine qui anime la boule de Roumare depuis 2009. En 2008, elle devient vice-présidente de la CREA (devenue Métropole Rouen Normandie en 2015), chargée des petites communes et occupe le poste de présidente de Logéal Immobilière. Elle est sénatrice de la Seine-Maritime de 2014 à 2020.

Pose de la première pierre de la crèche intercommunale le 22 mai 2007

CREA le mag n°12 de février 2011 : Entretien avec Nelly Tocqueville, vice-présidente en charge des petites communes

CREA le mag : Dans quelle mesure les petites communes sont importantes pour la CREA ?

N.T. : 45 des 7 communes de la CREA comptent moins de 4 500 habitants. Il s’agit d’une spécificité de la CREA par rapport aux autres grandes communautés françaises, qui lui confère une identité particulière : la CREA est autant urbaine que rurbaine et rurale. Cette diversité de situations, cette richesse patrimoniale, naturelle, nous conduisent à une diversité d’approche dans la gestion du territoire, notamment dans notre grande réflexion sur la préservation et la valorisation de nos espaces naturels.

CREA le mag : Peut-on déjà mesurer les conséquences de la constitution de la CREA pour les petites communes ?

N.T. : La CREA soutient bien sûr les projets de ses communes, et notamment des petites grâce notamment au fonds d’aide à l’aménagement, à l’assistance technique, juridique … Dans ce cadre, le rôle d’accompagnement et de conseil des services de la CREA s’avère prépondérant. Mais, de manière plus générale, je constate qu’en un an d’existence de la CREA, les petites communes comme les grandes ont pris conscience de la richesse et de la diversité de notre territoire, de l’intérêt de coopérer les unes avec les autres. Cet esprit de mutualisation, auquel le Président Laurent Fabius est très attaché, va déboucher concrètement sur des formes de coopération, nouvelles pour nous et rares en France. Il s’agit, par exemple, de faire intervenir les services d’une grande commune pour conseiller ou former les agents d’une petite commune. Je pense à du conseil juridique, du conseil financier, mais aussi dans le domaine des espaces verts. Il ne s’agit surtout pas de déposséder la commune de son pouvoir de décider, mais de luis apporter des compétences pour régler un dossier complexe. La CREA est ici l’outil de cette mutualisation, l’interface indispensables entre les communes.

CREA le mag : La mutualisation ne s’effectue donc pas systématiquement à l’échelle de la CREA, ou au niveau des 45 petites communes ?

N.T. : Les grands enjeux de développement doivent bien sûr être menés à l’échelle du territoire. Mais mes collègues ne doivent pas non plus se priver de réflexions intercommunales de proximité, auxquelles la CREA peut apporter un soutien technique précieux. Ce n’est pas incompatible avec la grande intercommunalité. L’exemple type, c’est la crèche intercommunale pour Sahurs, Hautot-sur-Seine et Saint-Pierre-de-Manneville. Nous avons ainsi pu réaliser un équipement performant pour prendre en charge nos besoins actuels et anticiper l’arrivée de nouveaux habitants. Le site d’Hautot, la plus petite commune des trois, a été choisi en fonction des déplacements des habitants.

Intervillages de septembre 2011, Saint Pierre de Manneville remporte le trophée

4ème Edition du festival Voix sur Seine, le 1er juillet 2012 à Hautot-sur-Seine

Cérémonie des vœux le 12 janvier 2013 à Hautot-sur-Seine

 Cérémonie des vœux le 11 janvier 2014 à Hautot-sur-Seine

 Cérémonie des vœux le 10 janvier 2015 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 14 juillet 2015 : Les communes de la Métropole Rouen Normandie mutualisent leurs dépenses (extrait)

Maire de Saint-Pierre-de-Manneville et élue de la Métropole, Nelly Tocqueville est à la pointe de cette réflexion entamée par les maires des petites communes.

Comment expliquez-vous le vif intérêt pour la mutualisation ?

Nelly Tocqueville : « Les finances communales sont contraintes et du coup, les élus réalisent qu’il est peut-être un peu stupide que chacun achète un camion balayeuse dans des communes éloignées de 5 km. D’où la réflexion que nous entamons, accompagnés par la Métropole. »

Cela va-t-il se faire sur l’ensemble du territoire ?

« La première réunion a eu lieu en juin dans la boucle de Roumare. D’autres auront lieu fin août. Pour le moment, il s’agit de réfléchir à ce qu’il serait possible de mutualiser. Du matériel donc, mais peut-être aussi des agents dans des secteurs qui ne relèvent pas des compétences de l’agglomération. Nous l’avons fait pour la gestion d’une crèche avec Sahurs et Hautot-sur-Seine. Le modèle a d’ailleurs été repris sur le plateau Est. Cela doit pouvoir se faire pour d’autres choses. »

C’était un leurre de penser que la Métropole allait régler tous les problèmes ?

 « En tant qu’élue, je n’ai pas forcément envie que la Métropole règle tout. Et avant de penser aux compétences qu’elle pourrait prendre, je préfère qu’elle fasse bien ce qui a été mis en place. Le 6 juillet dernier, à la Métropole, l’évaluation des transferts de charges a été validée à l’unanimité moins une voix. C’est bien que l’organisation doit satisfaire les autres. »

6ème Edition du festival Voix sur Seine, le 28 juin 2015 à Hautot-sur-Seine

Prêt de salle à la section locale du parti socialiste le 4 juillet 2016 à Hautot-sur-Seine

De gauche à droite : Nelly TOCQUEVILLE, Valérie QUINIO, Nicolas ROULY, Brigitte MANZANARES et Jean-Bernard SEILLE

Repas des ainés du 16 octobre 2016 à Hautot-sur-Seine

Présentation du projet de conciergerie à Saint-Pierre-de-Manneville le 19 novembre 2016

Le projet de conciergerie intègre trois aspects : épicerie locale, services de proximité, et lieu de convivialité. Le projet prévoit une épicerie avec les produits des fermes dans un rayon de 50 km et une offre des produits de première nécessité. La conciergerie de village mobilise un réseau de prestataires de services. Le porteur de projet est recherché par le Réseau de Conciergeries de Village. L’entreprise sociale LOGEAL collecte les financements pour la construction du bâtiment, comme projet innovant.

Assemblée Générale de l’ADM 76 du 3 décembre 2016

Paris Normandie du 19 mai 2017 : Nelly Tocqueville

sénatrice-maire de Saint-Pierre-de-Manneville et représentante des petites communes, au sein de la Métropole de Rouen, met fin à ses fonctions de maire. Des élections partielles auront lieu aux mêmes dates que les législatives.

Cérémonie des vœux du 13 janvier 2018 à Sahurs 

Nelly TOCQUEVILLE sénatrice, Patrice HALLEY adjoint à Sahurs, Etienne HEBERT maire, David LAMIRAY conseiller départemental, Jean-Pierre GIROD président du parc régional, Brigitte MANZANARES conseillère départementale & Jean-Bernard SEILLE maire.

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