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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 08:56
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 29 janvier 1956 décide la remise en place de la statue de la vierge dissimulée pendant l’occupation. La maçonnerie du socle est faite par Désiré Devarenne employé communal embauché en 1955 avec l’aide de Jules Pringault.

Le Conseil Municipal du 3 février 1962 a délibéré pour l’achat d’une parcelle au Marquis de Bonneval en vue de l’élargissement du virage de la Vierge (intégrée au domaine public).

Témoignage de Claude Michon le 17/08/2017 :

La petite statue de la Vierge en pierre reconstituée, a remplacée sur son socle de moellons une ancienne statue de bois dérobée dans les années soixante, originellement exposée dans la fourche d’un chêne d’après les souvenirs de M. Gilbert Hue, aide-jardinier au Mont-Miré à la fin des années mil neuf cent vingt.

La réfection de la statue a été réalisée par les agents communaux Joël Gilles et Jean-François Furon en 2003.

Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
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Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 05:20

Copie collationnée d’adjudication faire au commun des paroissiens de Sahurs et Hottot des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, les 15 et 16 octobre 1576 :

.. fait écrire et publier à haute voix par l’audience du dit baillage de Rouen, s’il y avait aucune personne qui voulait enchérir et mettre à prix une pièce de terre assise en la paroisse de Hottot et Sahurs, forêt de Roumare, la garde de Gauthier de Limare, en bruyère, genêts à bruyères contenant quarante cinq acres bornée d’un côté la forêt, d’autre côté les habitants du dit Hottot à Sahurs, d’un bout les bois de la commanderie de Ste Vaubourg et d’autre bout la Queue de Manneville, dans laquelle il y a plusieurs chemins à savoir :

le premier chemin la voie du Tronc, le second la rue de Villiers tendant à la forêt pour aller au chemin de Rouen, le chemin de la rouge croix, le chemin du moulin de Sahurs, le chemin de la rue de Brez Ville le 5ème (1), le chemin au Gal le 6ème, la rue de Sahurs, le chemin du moulin du temple, le chemin de la voie robert, le chemin du perron (2) et le onzième le chemin de la rue du Rouage tendant à la forêt et au canal de Seine le long de la commanderie joignant laquelle pièce, y a un clos fossoyé que l’on dit appartenir aux hoirs (3) de défunt Jean Demarbœuf selon les procès verbaux des officiers de la dite vicomté

A laquelle proclamation n’est comparu aucun des paroissiens et habitants de Sahurs qui se sont opposés comme disant leur appartenir en communauté, toutefois pour n’empêcher la volonté du Roi, ont accordé les enchères à quelque prix raisonnable comme aussi le sieur de Brévedent fils de Jacques de Brèvedent sieur du fief de Sahurs, lequel a déclaré que s’il y avait autre que la communauté des dits habitants qui le voulait enchérir, il entendait se pourvoir à l’encontre d’eux, ainsi qu’il serait être parce que cela, ainsi qu’il disait leur appartenir toutefois n’empêchait être vendue et adjugée aux dits habitants en communauté comme aussi ceux de Hottot sur quoi après icelle avoir été derechef proclamée a été enchéri et mis à prix par les dits habitants de Sahurs et Hottot.

(1) le chemin de Beuzeville part de Rouen, passe par Canteleu, la forêt de Roumare et traverse Sahurs jusqu'au passage de la Bouille

(2) perron de l’église ?

(3) héritiers

Les mariages célébrés en l’église paroissiale d’Hautot-sur-Seine entre 1547 et 1593 :

 

ANNEE EPOUX & EPOUSE ; 1547 FOUQUES & CHOUARD ; 1548 PETITVALLET & LANGLOYS ; 1550 CHONQUET & DE LA LANDE ; 1551 ALEXANDRE & BRIFFAULT ; 1551 FOLLIE & VINET ; 1554 NOVELLE de ? & LEQUESNE ; 1554 GUILLOT & CHUCCEY ; 1554 GUILLOT & DROUET ; 1556 CLEREMBAULT & DELAPERNELLE ; 1556 BAVANT & BONNOT ; 1556 BLOT & [NL] ; 1558 DUCHESNE & BARET ; 1558 BAVANT & POULLART ; 1558 LEQUIEN & RUETTE ; 1561 PIEL & VIVIER ; 1563 PIEL & LENOIR ; 1564 QUIBEL & DURANT ; 1568 BRIFFAULT & DIEPPEDALLE ? ; 1569 CHOUARD & LIGNANT ? ; 1569 RUETTE & LENOIR ; 1570 DELAPORTE & [NP] ; 1571 CHOUARD & PIEL ; 1571 CHOUARD & [NP] ; 1576 PICART & DEPIEL ? ; 1576 GUEROULT & AUZOULT ; 1578 DESMAREST & CHOUARD ; 1579 DESMARES & en blanc ; 1580 QUIBEL & PICQUEFEU ; 1581 CHOUQUET ? & BERAULT ? ; 1584 MASSET & RUETTE ; 1588 LETROCHE ? & RUETTE ; 1588 GOUCHARD & BANSE ? ; 1593 HEUDEBERT & CHOUARD

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 04:58

Avant 1940 les écoliers d'Hautot sur Seine se rendaient à pied, à travers champs à l'école de Sahurs, avec leur repas du midi. La guerre ayant éclaté, les bombardements menaçant la vie des enfants malgré les abris et les tranchées, les parents d'élèves, dont Mr Delamare et le Maire, Mr Poullard obtiennent de l'académie, la création d'un poste d'instituteur à Hautot sur Seine.

Un maître est nommé, un local est réquisitionné : c'est un garage à bateau situé dans la propriété d'un transporteur rouennais Mr Matissard. Sous les canoës accrochés au plafond, l'instituteur nommé Mr Yves-Pierre Boulongne, normalien de la promotion 1937-1940, n'exercera, auprès de ses trente trois élèves qu'une seule année, car il sera emprisonné en raison de ses activités de résistant.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Paris-Normandie de juin 1990 : Cinquante ans après l’instituteur revient dans sa première école

Posée dans son jardin du bord de Seine, la charmante école de la commune s’est agrandie d’une salle de classe et d’un restaurant scolaire. Cinquante ans après, le premier instituteur Yves-Pierre Boulongue est revenu pour couper le rubab tricolore aux côtés de Laurent Fabius et de Mme Genevoix.

La création d’une maternelle il y a dix ans, en augmentant mes effectifs scolaires, a nécessité l’ouverture de cette classe supplémentaire à trois niveaux (CE2, CMA, CM2) de 16 élèves, baptisée Maurice Genevoix, du nom de l’illustre écrivain, honoré cette année à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. L’inauguration qui coïncidait avec le cinquantième anniversaire de l’école, s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités. Le maire Jean-Claude Martel-Baussant a accueilli Laurent Fabius président de l’Assemblée nationale, Tony Larue sénateur, Marc Massion conseiller régional et général, Edouard Rubio, inspecteur général de l’Education nationale. Quant à Marie-José Alligier la directrice, elle a eu le bonheur d’accueillir Mme Maurice Genevoix et Yves-Pierre Boulongue le premier instituteur de l’école, aujourd’hui professeur de sciences de l’éducation à l’université de Paris XII. Faisant échos au propos du maire qui évoqua rapidement le cheminement du dossier de la construction des nouveaux locaux, Jacques-André Alligier, l’instituteur, expliqua le choix des élus comme des enseignants, du nom de Maurice Genevoix. La directrice fit l’historique de l’école créée en 1940 dans un hangar à bateau, afin d’éviter aux enfants, qui jusqu’alors se rendaient à Sahurs, « leur repas de midi dans le cartable », les dangers des bombardements. Sans en oublier un seul, Mme Alligier nomma tous les enseignants qui se succédèrent à la tête de ma petite école, avant de revenir au premier : « jeune normalien de la promotion 1937 », M. Boulongue, auteur de poèmes dont certains ont été mis en musique par Max Pinchard.

C’est avec beaucoup d’émotion qu’il évoqua, en présence de ses anciens élèves, dont beaucoup étaient présents, sa première année « d’instit » convaincu que : « L’instruction comme le pain est la première chose à donner aux enfants », et ses difficultés à faire la classe : « Il n’y avait rien, pas de bancs, pas de livres, c’était une gageure de faire quelque chose, mais mes chers enfants je vous aimais beaucoup. » Résistant, Yves-Pierre Boulongue devait être arrêté pour être emprisonné à Rouen avant d’être déporté à Buchenwald. En évoquant ces terribles années, l’universitaire dénonça avec fermeté ceux qui à l’époque approuvaient la vis sous le joug de l’occupant, et ceux qui aujourd’hui agitent des thèses révisionnistes. Après un intermède musical, personnalités et public purent découvrir au cours d’une visite les nouveaux locaux mis en service depuis la dernière rentrée scolaire.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Rouen Gazette du 16 mai 1941 : Yves BOULONGNE

Il a juste 20 ans, puisqu’il est né le 13 mai 1921, au Essarts-Varimpré, en Seine-inférieure (*). C’est au collège de Dieppe, sous la direction d’Achille Desjardins, qu’il s’initia au sport, au football naturellement ! Mais Desjardins, un pionnier une compétence, lui conseilla bientôt de s’orienter vers l’athlétisme. Elève-maître à l'Ecole Normale de Rouen, Boulongne trouva là un club fortement charpenté, bien soutenu par le directeur M. Braudeau, bien dirigé par le mentor qui s'appelle M. Potin. Le jeune Boulongne aime le football ; il y est servi, au poste d’extrême gauche, par ses qualités de détente et de vitesse. Il adhéra au F.C. Rouen. A cheval sur le club scolaire et sur le club scolaire, Yves Boulongne put « sporter » tout à son aise, sans négliger les études. En 1938, il fut, avec le F.C. Rouen, champion de France juniors. Ce fut même lui qui, contre l’U.S. Rouet de Marseille, à Saint-Ouen marqua le but qui devait faire l’équipe championne nationale. En 1939, avec la Normale Sportive Rouennaise, il fut champion de l’Académie de Caen. En 1940, à plusieurs reprises, il figura dans l’équipe première de l’U. S. Quevillaise. Mais c’est surtout du coureur que nous voulons vous entretenir. Ses débuts en athlétisme remontent à la saison 1938 : il fut 3ème dans la finale du 100 mètres du championnat de l'Académie de Caen, championnat qu’il devait enlever la saison suivante en réalisant l’excellent temps – pour un quasi débutant - de 11” 2/10, avant de se classer 4ème au championnat de France scolaire. Encore champion d’Académie en 1940, il égala le record de Lecacheur : 11 secondes... Puis ce fut juin 1940, l’exode.  En septembre, il fut nommé instituteur au Havre, puis muté à Hautot-sur-Seine, où il exerce actuellement. Il porte les couleurs de l’A.S- Cheminots de Sotteville. Ce début de saison l’a mis en vedette. Dans notre dernier numéro, nous avons commenté sa belle victoire, en 7 secondes, dans le 60 mètres de la Journée des Juniors à Paris. Notons que Boulongne, qui prépare le professorat d’Education physique, a déjà sauté 6 m. 32 et lancé le poids à 9 m. 40. Mais c’est aux 100 mètres que nous attendons ses prochains exploits.

(*) aujourd’hui partie de la commune de Callengeville.

Journal de Rouen du 19 septembre 1941 :

TRIBUNAL SPECIAL CONTRE LES MENEES COMMUNISTES

Des peines allant de 4 ans à 1 an de prison sont infligées à huit prévenus

On sait que dans une seule affaire dont les débats se sont déroulés mercredi, onze prévenus habitant Rouen ou différents point du département étaient inculpés devant le tribunal spécial de reconstitution de cellules et d’activité communiste. Huit d’entre eux ont été reconnus coupables. Ce sont d’abord deux fonctionnaires : Yves Boulongue, instituteur à Hautot-sur-Seine et Robert Pierrain (*), employé des Contributions indirectes, qui ont été condamnés chacun à 5 ans de prison et à 5.000 francs d’amende. Les autres condamnés sont Ernest Lahaye (**), domicilié 14, impasse Flaubert, à Sotteville, auquel on a infligé 4 ans de prison et 1.000 francs d’amende ; René Maquet, employé de bureau, 45 bis, rue de Fontenelle et André Charbonnel, 88, rue Eau-de-Robec, chacun 2 ans et 100 fr. Gustave Laval, 20, rue du Faubourg-Martainville et Jacques Lenenchard, pianiste, 47, rue des Faulx, chacun 1 an et 100 francs. Trois prévenus ont été relaxés. Ce sont deux étudiants en médecine : Gérard Abenovice et Serbel Widermann et une institutrice stagiaire, Melle Hélène Le Guern.

(*) Robert Pierrain (1918-1942) est fusillé comme otage le 12 mai 1942 au Mont-Valérien

(**) Ernest Lahaye (1920-1942) est fusillé comme otage le 21 février 1942, à la centrale de Poissy ou au Mont-Valérien

Yves-Pierre Boulongne, déporté français à Buchenwald, écrit "Chants de retour" :

 

Ne me demandez pas pourquoi mon ombre est lourde

J'ai gravé trop longtemps les rampes des carrières

Ne me demandez pas pourquoi je m'arrête souvent de rire

J'ai mal à mon cœur de vingt ans

Ne me demandez pas pourquoi les nuits sont si longues

J'ai trop de stèles à incliner

Ne me demandez pas pourquoi je guette les nuages

J'ai trop de frères à aimer

 

 

Après sa condamnation il est interné à Rouen, Poissy puis Compiègne. Il est déporté à Buchenwald le 17 septembre 1943. Il est membre de l'organisation de la résistance clandestine des déportés au camp. Il contribue à l'élaboration de l'Anthologie des poèmes de Buchenwld qui sera publiée en 1946. Ses poèmes écrits de 1944 à 1981 ont été publié dans un recueil intitulé Mémoire rayée.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990
Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Le Monde du 1er février 2001 :

Yves-Pierre Boulongne, un des meilleurs spécialistes français de la pensée de Pierre de Coubertin, est mort jeudi 25 janvier à Sainte-Marguerite-sur-Mer (Seine-Maritime). Né le 13 mai 1921, résistant et déporté à Buchenwald de 1943 à 1945, Yves-Pierre Boulongne a d'abord été professeur d'éducation physique, avant d'être notamment conseiller culturel en Yougoslavie, en poste ensuite en Afrique, puis directeur de l'Institut national d'éducation populaire (INEP) de 1969 à 1977 et professeur à l'université Paris-XII. Sa thèse de doctorat d'Etat, L'Œuvre pédagogique de Pierre de Coubertin (1863-1937), publiée à l'occasion des Jeux olympiques de 1976 aux éditions Léméac, à Ottawa, donnait de Pierre de Coubertin une image dépassant largement le seul horizon sportif et permettait, en insistant sur la vision pédagogique du vieux baron, de mieux comprendre le projet olympique lui-même, nourri de culture classique autant que de références anglo-saxonnes et de réflexions sociopolitiques. Yves-Pierre Boulongne a prolongé cette réflexion sur le mouvement olympique dans plusieurs livres, dont Pierre de Coubertin, humanisme et pédagogie, dix leçons sur l'olympisme (éd. du CIO, Lausanne, 1999).

Sépulture d’Yves-P. Boulongue à Saint-Marguerite sur Mer

RESISTANT - DEPORTE A BUCHENWALD

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 06:24

Les Terres Quemines, ce sont les « communes bruyères » ou « patures communes » de la paroisse d’Hautot situées en bordure de la forêt de Roumare avant la Révolution, soit les Terres Communes.

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de donner à la voirie du lotissement communal le nom de Résidence des Terres Quemines.

Le Conseil Municipal du 19 juin 1987 décide de l’installation de chicanes à l’allée piétonne des Terres Quemines pour empêcher le passage des grosses motos.

En 1995 le lotissement des Terres Quemines a été réhabilité après la mise en souterrain des réseaux de téléphone et d’électricité, sa voirie a été revêtue en enrobé.

Le Conseil Municipal du 2 décembre 2005, délibérant sur les voiries communales, intègre la voirie de la Résidence des Terres Quemines dans le domaine public.

Le tableau de classement de la voirie de la Résidence des Terres Quemines est composé de la voie communale n°10 (VC10 - voie principale) d’une longueur de 157 m qui commence à la VC2 et se termine en impasse et de la voie communale n°10a (VC10a - aire des Terres Quemines) d’une longueur de 70 m qui commence à la voie principale et se termine également en impasse.

Les trottoirs ont été rénovés au printemps 2016 pour un montant de travaux se chiffrant à 56 000 Euros. C’est le premier chantier de voirie effectué dans le cadre des transferts des compétences et des financements à la Métropole Rouen Normandie.  

L’opération de mise en place d’un éclairage public par « leds » dans le haut du village, piloté par les services de la Métropole, s’est faite en fin d’année 2018.

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine

Infos d’Hautot n°13 de l’été 2007 : Le chêne des Terres Quemines

Au prés de mon arbre, je vivais heureux, quelle belle chanson qui s’applique bien à notre grand chêne des hauts d’Hautot. Celui-ci d’un mètre de diamètre et d’environ 15 mètres de hauts, après élagage (certaines branches devenaient trop dangereuses) nous apporte son  ombrage lors des belles journées d’été. Préservé lors de la construction du « lotissement des Terres Quemines », il est planté sur une parcelle d’environ 800 mètres carrés qui avait été gardée libre de construction à la demande de l’architecte du premier lotissement, vendu par la commune, et du maire de l’époque Monsieur Maurice Brunel. C’est donc fin 1976 que ces champs ont été viabilisés et que ce chêne, qui s’était implanté dans une haie, a été sauvegardé. Plus tard, une table et des bancs attenants furent mis par la municipalité proposant un petit coin pique-nique aux mamans qui, par belle journée, viennent de temps en temps avec leur progéniture prendre le goûter, se détendre ou faire la causette avec des amies. Un gros pilier de clôture récupéré à l’entrée d’un champ apporte quelques places assises de plus et a souvent servi aux premiers exercices d’équilibre de nos tous petits. Rires et jeux mettent un peu d’animation et nous remémorent nos enfants qui y ont passé aussi de bons moments. Parfois un couple d’amoureux s’y installe, et notre grand arbre est témoin de leur idylle, ou alors 2 ou 3 copains ou copines se retrouvent pour se raconter leurs histoires d’écolier ou d’adolescent. Là, c’est notre jeunesse qui ressort. Eh oui les jeunes ! Nous aussi avons fait nos petites bêtises et avons eu nos petits secrets ou soucis d’ado, maintenant nous sommes à votre écoute. Comme dans tout endroit public, la table est parfois gravée du traditionnel cœur avec prénoms ou initiales, mais, dans l’ensemble, n’a pas été trop détériorée. Nos jeunes Hautotais dans un beau respect pour la nature n’ont jamais tailladé l’écorce de l’arbre. Bravo ! Continuez à le sauvegarder. Pour les plus grands, non, ce n’est pas un terrain de foot et les clôtures des voisins ne sont pas des « buts ». Pour se défouler à fond le terrain approprié est tout près et équipé comme il faut. Préservez vos endroits de rencontre et respectez le voisinage afin que nous vivions tous en bonne intelligence. Alain Langlois

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
fêtes des voisins du 31 août 2008

fêtes des voisins du 31 août 2008

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 05:12
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

Mes meilleurs souvenirs de Maire sont les expositions de peintures organisés par Catherine Caron-Langlois à Hautot-sur-Seine, Didier Legrand à Sahurs et Jean-Marie Creton à Saint-Pierre-de Manneville. Commenter les toiles avec les peintres, c’est un grand moment de détente.

Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

J’ai ainsi rencontré Anouchka (Séverine Roels-Thomassin) le 21 juin 2015 lorsque les jardins de la rue Saint Pierre s’ouvraient à l’art à Saint-Pierre-de Manneville.

Anouchka avait trouvé dans la peinture une compensation à ses propres souffrances, une thérapie. Elle expliquait sa démarche, illustration de la condition humaine.

Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

J’ai acheté "Sophia" un premier tableau le 17 octobre 2015 et un second tableau en juin 2019, ils décorent le mur de mon bureau sur mon lieu de travail.

C’était à chaque édition de la rue Saint-Pierre la motivation de mon déplacement. La maladie l’a emportée le 9 juillet 2020 en moins de trois mois.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 17:28

Gretna-Green est un village du Sud de l'Écosse, célèbre pour la possibilité qu'il offrait aux couples mineurs de s'y marier sans autorisation des parents. La réputation de Gretna-Green dans ce domaine a commencé le 25 mars 1754 lorsqu'est entrée en vigueur le Lord Hardwicke's Marriage Act, la loi sur le mariage que le Parlement venait de voter, aux termes de laquelle si l'un des futurs époux n'avait pas au minimum 21 ans, il ou elle devait alors obtenir le consentement de ses parents. Cette loi ne s'appliquait pas à l'Écosse, où il était possible de se marier dès 14 ans pour les garçons, dès 12 ans pour les filles, avec ou sans consentement des parents.

En 1879 parait la Géographie de la Seine-Inférieure des Abbés J. Bunel et A. Tougard. Ce premier ouvrage du genre a eu du succès et il est devenu l’ouvrage de référence sur l’histoire locale. Dans l’article consacré à Hautot-sur-Seine on découvre que le curé d’Hautot avait le droit de marier, sans le consentement des parents.

HAUTOT-SUR-SEINE - 194 hab., 234 ha, au pied des coteaux qui bornent les prairies de la Seine (rive droite), par 5-24 m. d’alt. - chemin 51 -  Poste PTT à Grand-Couronne (3 kil.) ; à 14 kil. de Rouen. Annexe de Sahurs - Station de bateaux de la Bouille.

L’église est sous le vocable de S. Antonin, martyr de la primitive Eglise (2 sept.), à Apamée en Syrie (plutôt Saint Antonin de Pamiers en Ariège martyrisé en 506). La nef est moderne, mais le chœur remonte au XVIe s. Fragment d‘un curieux vitrail du XIIIe siècle, croix de consécration et caveau funéraire de la famille de la Pierre. Pèlerinage au patron contre les maux de tête.

On a vue ailleurs (Arrt. de Neufchâtel), le singulier cérémonial qui accompagnait autrefois la célébration de la messe dans cette église et avant la Révolution, le curé d’Hautot et les chapelains de Mardote (Moulineaux) et de la chapelle du Bout-du-Vent (Heurteauville) avaient le droit de marier, sans le consentement des parents, ceux qui se présentaient devant eux.

On y cultive la vigne au Moyen-âge, aussi bien qu’à St-Pierre de Manneville. Vers la fin du XVIIIe s. , Mr Lecouteulx y entretenait un vignoble, à la façon des champenois, dans un champ appelé le CLOS DE LA VIGNE.

Hautot, peuplé de 200 hts environ (40 familles), au XIIIe s. , ne possédait plus, en 1458, que 23 personnes payant fouage, plus un sergent, un autre exempt et 4 pauvres. En 1471, la population montait à peu près à 60 personnes (12 feux).

Les vieillards du village racontaient naguère qu’un des derniers seigneurs du lieu s’étant avisé, pour essuyer un fusil neuf, de tuer un couvreur qui travaillait sur sa ferme, fut condamné à mort. Importuné par les prières de la famille, Louis XVI le fit venir et lui dit : « Je te donne ta grâce ; mais celui qui te tuera aura la sienne. » (On trouve dans les registres le 19/11/1767, l’inhumation de Jean Coueffin tombé du haut du bâtiment de monsieur Le Couteulx)

Un cultivateur était obligé, entre autres devoirs, d’aller 4 fois l’an saluer son seigneur. « J’aurais voulu y aller tous les jours, ajoutait le brave homme, car Monsieur me disait «  c’est bien ! tu vas dîner avec moi. »

Le château moderne entouré d’un beau parc fut habité par E. Bataille, conseiller d’Etat, qui partagea au château de Ham, la captivité du prince Louis-Napoléon. 

Hameaux : Le Marais, 6 habitants - Mont-Myré, 49 - Le Moulin, 6 - Le Rouage, 71.

Dans « les Environs de Rouen » édité par E. Auge, on trouver cet article d’Henri Allais de janvier 1889 qui reprend dans un style bien particulier les anecdotes de 1879 concernant Hautot :

Pas davantage ne reviendra le temps quasi biblique où Hautot était pour les amants une succursale de Gretna-Green. On s’y mariait, non sur l’enclume, mais avec le ministère de M. le curé, lequel jouissait du privilège de se passer du consentement paternel. Puis la Révolution arriva qui fit table rase de cette singulière coutume, et des esprits chagrins vous diront, au nom de la statistique indiscrète, que si les parents ne sont guère plus consultés que jadis et si monsieur le curé est moins souvent dérangé qu’autrefois, le Monde n’en est pas pour cela sur le point de périr.

Etait-ce cette particularité réjouissante, était-ce la vigne en sa fleur, était-ce l’amour de la belle nature qui attirait à Hautot, à Soquence, à Sahurs, les Rouennais, il y a deux cent ans ? Le certain, c’est qu’ils y venaient, qu’ils y possédaient nombre de maisons de plaisance et des vignobles. L’endroit était fort bien choisi. Pour les gens posés et asthmatiques, c’était au fond d’un amphithéâtre de grands bois et de falaises, la promenade en terrain plat, sous les peupliers frissonnants ; pour la jeunesse, c’était les près à la Deshoulières (femmes de lettre), les brassées de fleurs des champs, et la gaieté des vendanges à l’arrière saison ; pour les gourmets c’était le poisson de Seine passant tout frétillant du filet dans la casserole ; pour les pédants c’était, sur la côte en face, le château de Robert le Diable et des dissertations historiques sans fin. Nos Rouennais débarquaient du fameux coche d’eau de la Bouille, et le vin – façon Champagne – qu’on récoltait alors en quantité, les mariages d’Opéra-Comique du curé d’Hautot, la forêt toute proche, propice aux rendez-vous, leur devaient suggérer des idées gaillardes.

Plus intéressant, en 1890, dans « Autour de Rouen », Louis Müller relate sa traversée d’Hautot-sur-Seine :

Un jour on m'a posé cette question :

-  Si vous vouliez montrer à un étranger ne disposant que de quelques heures ce qu'est la Normandie, où le conduiriez-vous ? Je n'ai pas hésité.

-  Nous prendrions le bateau jusqu'au Val-de-la-Haye, descendrions à la station de Grand-Couronne, gravirions la côte par le chemin de la Commanderie et, traversant Hautot et Sahurs, passerions la Seine à la Bouille et reviendrions par la Maison-Brûlée, Moulineaux et la ligne d'Orléans. Tout cela peut aisément se faire dans une matinée, et à cause de la rapidité même du trajet, il est impossible que l'on n'en garde pas comme le souvenir d'une éblouissante vision. Au chapitre précédent, j'ai dit qu'après la ferme de Sainte-Vaubourg on trouvait, à droite et à gauche, une route ombragée de grands arbres, en manière d'avenue. En la suivant à droite, on passe devant la petite église (l’ancienne église du Val de la Haye), pittoresquement plantée au sommet du coteau, sur la lisière du bois, et on arrive à un raidillon qui descend à l'extrémité amont du Val-de-la-Haye. Ce chemin est fort joli, mais ce n'est pas celui-là que nous allons prendre. A la ferme, nous tournerons à gauche et gagnerons lentement Hautot (le long du bois de la commanderie).

- Pourquoi lentement ?

- Ma foi, allez-y, et si vous vous sentez capable de mettre moins d'une demi-heure pour franchir le kilomètre qui vous sépare du coude de la route, c'est que vous serez incurablement réfractaire aux impressions qui ravissent d'allégresse l'âme des vrais amants de la nature. A chaque pas, un regard en arrière sur l'avenue qui se creuse et se relève, un coup d'œil à gauche sur le magnifique parc qui borde la route, un autre sur le bois plein de fleurs, de bouleaux argentés, de mésanges, de pinsons et de fauvettes, et voilà autant d'invincibles solliciteurs qui vous happent au passage et que vous ne quittez qu'avec un soupir de regret.

La route, à mille mètres de là décrit une courbe au sommet de laquelle un chêne de 3 mètres de circonférence étale une immense ramure. Encore une invite à la palette ! Le chêne est à l'entrée d'un taillis précédant la forêt, sillonné de sentiers qui montent et où de nombreux bouleaux profilent élégamment sur le ciel leur tête arrondie et leur feuillage léger.

En suivant la courbe, on atteint les premières maisons d'Hautot. Si, pour opter entre les divers chemins qui se dirigent vers Sahurs, vous recourez à l'avis de quelqu'un de l'endroit, il vous répondra avec obligeance et textuellement ceci :

- Prenez la sente qu'est su' l'derrière de l'épiciai (épicerie située rue du Rouage ou au Mont-Miré), et pis, à draite, vos voirez un tourniquai qui vos conduira dret au cémitière. C'est l'pus court. »

C'est, le plus court, en effet. Après avoir franchi deux tourniquets et passé devant le cimetière, on gagne la route de Sahurs où débouche, sur un rond-point, le parc du magnifique château de Soquence. Du rond-point part une vaste avenue de plus d'un kilomètre et demi de longueur, plantée à droite et à gauche d'une triple rangée d'arbres et aboutissant à la forêt de Roumare.

Par soi-même, Hautot. en dehors de sa situation, la Seine à gauche, la pleine campagne et la forêt à droite, n'offre rien de bien intéressant (il n’a pas vu la chapelle, la mairie, le château et a ignoré le moulin). Il convient cependant de rappeler le bizarre privilège dont, avant la Révolution, jouissait le curé de l'endroit. Il pouvait marier, sans le consentement de leurs familles, les jeunes gens qui venaient lui demander de les unir. On disait « aller à Hautot » comme on dit aujourd'hui « faire le voyage de Gretna-Green. » Ce n'était pas, d'ailleurs, le seul privilège étrange de la cure royale d'Hautot. Le desservant y célébrait la messe en costume de cavalier, bottes à éperons, et, à l'élévation, tirait en l'air un coup de pistolet. C'était, on en conviendra, un encens d'un parfum un peu bien belliqueux (l’auteur en rajoute, car c’est tout à fait invraisemblable, mais ce récit a été souvent repris).

Soquence est sur le territoire de Sahurs. A trois cents mètres du château, le chemin passe sous une nouvelle avenue, mais avant de la suivre, faisons à gauche en crochet jusqu'à l'église, qui ne manque pas d'intérêt. La façade et les bas-côtés sont du pur roman du XIe siècle; le XVIe a remanié les fenêtres de la façade et le portail.

Revenant sur ses pas, on entre, à gauche, dans une majestueuse avenue où, bientôt, on s'arrête, fixé sur place par un « coin » bien imprévu. A droite, sous la futaie, une maisonnette semble avoir poussé au milieu des buissons d'épines et des hautes herbes constellées de fleurs ; une ligne d'iris d'Allemagne ourle la crête du chaume, et, tout autour, la végétation des forêts croit avec une surprenante intensité. Involontairement, on regarde si de la porte ne va pas surgir Robinson avec son bonnet pointu, son parasol et son perroquet sur l'épaule. A l'issue de l'avenue, on est dans Sahurs. Le chemin à gauche, puis la route à droite traversent le pays.

Comme l’écrit le Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure paru en 1931, le curé d'Hautot-sur-Seine pouvait célébrer la messe botté et muni d'éperons, et, de plus, à l'élévation, on tirait un coup de pistolet dans l'église. Les curés de Vatierville et d'Hautot-sur-Seine avaient ils le droit de chasser, nous ne saurions le dire ; en tout cas, nous n'avons trouvé aucune pièce d'archives venant à l'appui de la tradition.

Il s’agit probablement en 1879 de la part des abbés J. Bunel et A. Tougard, d’une construction intellectuelle appliquée aux chapelles ayant un statut particulier comme à Heurteauville. Dans les registres de la paroisse qui vont de 1680 à 1792, on ne trouve aucune trace écrite d’acte de mariage avec une quelconque particularité, le curé mariant les filles du pays et parfois un ami du sieur de Soquence. L’église paroissiale d’Hautot, était une chapelle royale et le Roi, patron de la paroisse, nommait le curé. Pour Hautot le patron était le plus important propriétaire terrain de la paroisse à la fin du XVIIème siècle qui était chargé de financer l’entretien de l’église.

La principale source d’information des abbés J. Bunel et A. Tougard était probablement le jeune curé de Sahurs et de Hautot, Anatole Mathias Latelais. Celui-ci était en conflit avec la municipalité d’Hautot-sur-Seine, propriétaire de la chapelle depuis 1862, qui l’obligeait à dire la messe à Hautot, alors que pour lui, l’église Saint-Sauveur de Sahurs était la seule véritable église de la paroisse de Sahurs et Hautot. Y a-t-il eu malice de la part du curé dans les anecdotes relatives à Hautot-sur-Seine ?

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 18:47

Suite aux intempéries entre le 10 et 13 mars 2020, plusieurs communes de la Seine-Maritime ont été classées en état de catastrophe naturelle pour des inondations et coulées de boue par arrêté du 28 avril 2020 au Journal Officiel paru le 12 juin 2020, dont Hautot-sur-Seine.

Photographie de JB Darasco

Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine

Photographies de Jean-Bernard Seille et de Guillaume Lapointe

Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine
Catastrophe naturelle entre le 10 et 13 mars 2020 à Hautot sur Seine

Photographies de Christophe Gougeon

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:07

Ce samedi 13 juin 2020, j’assiste à la cérémonie religieuse en l’église Saint-Antonin de Hautot-sur-Seine et à la cérémonie de dépôt des cendres des époux Dupressoir Lucien et Réjane au cimetière-columbarium de Hautot-sur-Seine. Je me souviens de nos discussions sur l’actualité politique chez elle où dans la voiture. Son opinion était fiable et ses analyses bien utiles pour pronostiquer les résultats des échéances électorales. Je bénéficiais également d’anecdotes sur les personnalités locales, informations orales que l’on ne peut pas écrire.

Photographie prise lors des vœux de 2006

Photographie prise lors du repas des anciens de 2010

Photographie prise lors du repas des anciens de 2012

Photographie prise à Sahurs lors du téléthon de 2012

Photographie prise lors du repas des anciens de 2015

Elle était particulièrement impliquée dans les manifestations du comité des fêtes de Hautot-sur Seine et dans le téléthon.

Mes souvenirs de Réjane (LESAGE) DUPRESSOIR  (1935-2020)
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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 17:39

Jean-Claude Sigwalt est né le 23 mars 1938 à Cherchell en Algérie. Il habitait Hussein Dey, quartier trottier, il était le frère de Berthe Sigwalt épouse Maurel. Il était marié avec Paola Micaelli, dont l’oncle était Coco Vincenti qui avait participé à la création du football club d’Hussein Dey, l’OHD.

Il avait été élève au lycée Bugeaut, puis à l’école normale de Bouzzarea (23).

J’ai fait la connaissance de Jean-Claude Sigwalt lors de la cérémonie des vœux de 1997 au château d Hautot :

 

Paris Normandie du 15 janvier 1997 : Jean-Caude Sigwalt à l’honneur

Jean-Claude Martel-Baussant, Maire, a convié au château la population pour la cérémonie des vœux, au cours de laquelle Jean-Claude Sigwalt a reçu de Pierre Pasquis, professeur au C.H.U., la médaille d’officier des palmes académiques. Jean-Marie Legras, premier adjoint, a salué le maire qui se remet d’une longue maladie et a tracé ensuite le parcours de Jean-Claude Sigwalt, principal du collège Jean Lecanuet, à Rouen, habitant de la commune depuis vingt-cinq ans : instituteur à Sotteville, professeur à Bolbec, Saint-Romain-de-Colbosc, à Elbeuf, à Saint-Saëns et à Neufchâtel-en-Bray, ensuite principal de collège à Goderville, Canteleu et Rouen. Des études couronnées par de nombreux diplômes : licence histoire géographie, maîtrise de géographie, réussite au concours d’inspecteur départemental de l’éducation nationale, diplômé de psychologie des peuples africains et malgaches, diplômé du C.H.E.A.M. (Centre Hautes Etudes Asiatiques et Africaines Modernes) et puis des stages sur les malentendants, sur le patrimoine et institut du monde méditerranéen. Jean-Claude Sigwalt a adressé un message aux jeunes : «Ne perdez pas espoir. Accrochez vous aux études, même si vus avez des difficultés.

 

J’ai retenu de l’intervention de Jean-Claude Sigwalt un passage sur Albert Camus, dès plus singulier, qui cachait visiblement un message sur sa blessure intime, résultant de l’exil forcé de sa terre natale. A chaque fois que je croisais Jean-Claude Sigwalt, je repensais à cette intervention.

Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)

 

Jean-Claude Sigwalt est à l’origine de projets d’aménagements sur ces terrains qui de 1991 à 2009 seront évoqués en Conseil Municipal.

Conseil Municipal du 13 décembre 1991 : construction Sigwalt, le Conseil Municipal décide de ne pas autoriser l’intéressé à construire hors et en contrebas de la délimitation de la zone d’agglomération en raison des difficultés d’acheminement du VRD (voirie, réseaux, distributions) imputable à la collectivité.

Conseil Municipal du 7 juin 1996 : Mr Sigwalt est autorisé à créer une mare de 2400 m² sur sa propriété en bordure de forêt.

 

 

Pendant mes fonctions de maire, il m’a apporté de vive voix plusieurs fois son soutien. Cela m’allait chaud au cœur, ayant à traiter des dossiers complexes, sources d’opposition.

En Janvier 2011, il crée l’association Village Ville Vie (A.V.V.V.) qui a pour objet d’être une force de réflexion, de propositions et parfois de réalisations sur la protection de l’environnement, la conservation de sites du patrimoine individuel ou commun, le développement d’une écologie raisonnable et cohérente tant dans nos villages que dans nos villes sans en oublier aussi les aspects cordiaux, culturels et festifs.

Photographie prise lors du repas des anciens de 2013

Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)
Mes souvenirs de Jean-Claude SIGWALT (1938-2015)

Vœux envoyés à la municipalité par l’association Village Ville Vie (A.V.V.V.) pour l’année 2014

En 2014 lors des élections municipales, il s’est proposé d’être sur ma liste.

Jean-Claude Sigwalt est décédé le 5 octobre 2015 à Rouen.

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 04:52

« Le plus brillant d’entre nous », tel était qualifié Guillaume Bachelay, à l’approche des législatives de 2012. Choisi comme suppléant de Laurent Fabius, il était l’auteur en 2010 d’un livre avec Nicolas Mayer-Rossignol « La gauche après la crise ». Dans les réunions des sympathisants, à l’approche des élections présidentielles et législatives, il impressionnait par son aisance, et plus particulièrement sa thématique de politique industrielle.

Photographie fermeture de la raffinerie Pétroplus novembre 2012

François Hollande est élu, dans la foulée Laurent Fabius est réélu député. Il entre au gouvernement et son suppléant Guillaume Bachelay devient député. Ce ne sera ensuite pour moi qu’une série de contacts décevants.

Photographie du repas des ainés 2012

Photographie des vœux de 2013

Le député entre dans les manœuvres de l’académie pour fermer l’école d’Hautot sur Seine. J’ai droit le 4 mars 2013 à  une réunion à la Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale de Seine Maritime, au 5 Place des Faïenciers, avec les autres maires de la boucle, pour accompagner la fermeture de l’école de Hautot-sur-Seine. Le député avait préparé la réunion avec les autres maires sans me consulter, la rancœur allait être tenace.

Photographie des vœux de 2014

Ensuite, il appuie la réforme des rythmes scolaires qui est une aberration pour les petites communes. Elle est difficile à organiser et à financer. Après les municipales de 2014, il appuie la baisse des dotations qui ruinent les petites communes et ensuite la logique des fusions de commune qui s’en suit.

Photographie du repas des ainés 2014

Le 1er janvier 2015, la Métropole est en place, et la gouvernance évolue. Suite à l’élargissement des compétences à la voirie et à l’urbanisme, les arbitrages sur les travaux de voirie se font « au plus fort la pouque ». Chaque maire s’est engagé en 2014 sur un programme, et doit manœuvrer avec les fonctionnaires et la présidence, pour le mettre en œuvre.

Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)
Mes souvenirs du député Guillaume BACHELAY (2012- 2017)

Photographies des vœux 2015

A la fête de la rose de 2015 à Petit-Couronne, il y a quasiment plus que des élus dans la salle, adhérents et sympathisants désertent.

C’est la désillusion et le début de la fin. Paris-Match publie une curieuse interview du député agrémenté d’une belle photographie.

Après novembre 2015, définitivement écœuré, je me désolidarise complètement des élus socialistes.

L’arrêté de subvention de la rénovation de l’école Maurice Genevoix par la réserve parlementaire promise par le cabinet de Laurent Fabius en 2014 et 2015 tarde.

Photographie des vœux 2016

Je suis obligé d’attendre jusqu’à une semaine du démarrage du chantier en juillet 2016, une subvention qui ne représente que 3% du projet, mais qui m’oblige à ménager le député. Autre objet de rancœur, le Député n’est jamais venu me voir en Mairie pour faire un point sur les dossiers communaux. Lors de ses interventions lors des cérémonies successives des vœux, à la fin de la Présidence Hollande, on l’écoute poliment, mais il y a un tel décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait.

En décembre 2016, je rejoins « En Marche ». Au Parti socialiste, la logique d’appareil prédomine dans le choix de la suppléante, pour moi le sort du député est scellé. Lors de la cérémonie des vœux de janvier 2017, je lui adresse à son attention  cette citation : ON NE PEUT VAINCRE SA DESTINEE (Phèdre de Racine, Acte IV scène 6).

Photographie des vœux 2017

J’ai fait campagne contre lui et il a été éliminé dès le premier tour du 11 juin 2017, en troisième position derrière le candidat du Front National. On l’a vu passer au bureau de vote le jour des élections, une Hautotaise m’a demandé : « C’est qui ? ». En dehors de la sphère politique, le manque de notoriété était patent.

Le Canard Enchaîné donne une autre version de l’histoire.

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