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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 17:58

Rouage est un mot dérivé de roue. Au moyen-âge le rouage est en termes de coutumes, un droit seigneurial perçu sur chaque pièce de vin vendu en gros et transporté par charrois. Ce droit est appelé ainsi, parce qu'il doit être payé avant que la roue tourne, pour avoir le droit de le faire rouler. Il est destiné à l'entretien des chemins. L’hypothèse retenue pour l’origine du nom est que la Commanderie de Sainte-Vaubourg devait percevoir ce droit sur le vin transporté vers Rouen au travers du chemin qui longe la Seine, sur les hauteurs.

A Hautot-sur-Seine, le lieu dit des Fendanges correspond à la zone où était produit le vin au moyen-âge jusqu’au milieu du XVIIème siècle. La prédisposition d’Hautot-sur-Seine à la culture du vin a été reprise vers 1730-1750 par Etienne Le Couteulx, propriétaire du château d’Hautot-sur-Seine, sur le lieu dit du Clos de la Vigne avec un vin champagnisé et plus récemment par Georges Delamare rue de l’Ancien vignoble.

Le chemin de la rue du Rouage est cité dans la copie de l’adjudication des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, faite au commun des paroissiens de Sahurs et Hautot, les 15 et 16 octobre 1576, comme chemin tendant à la forêt et au canal de Seine, le long de la commanderie de Sainte-Vaubourg.

La camionnette de Dinant Allais du Val de la Haye

La camionnette de Dinant Allais du Val de la Haye

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
Photographies de Christelle Michel, Lydie Mottet Podevin et Marc Taillandier
Photographies de Christelle Michel, Lydie Mottet Podevin et Marc Taillandier
Photographies de Christelle Michel, Lydie Mottet Podevin et Marc Taillandier

Photographies de Christelle Michel, Lydie Mottet Podevin et Marc Taillandier

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine

Lors de la classification des chemins communaux, validé par le Conseil Municipal du 9 février 1833, le chemin de la rue du Rouage qui figure sur le cadastre napoléonien de 1812, d’une longueur de 1172 m, devient le chemin n°3 de la commune. En 1850, la rue du Rouage est classée comme chemin vicinal. En 1885 et 1886, la commune fait des acquisitions auprès de six propriétaires, dont Florentin Labbé et Pierre Augustin Hitté, pour élargir la voirie. Le Conseil Municipal du 9 juin 1895 valide un  échange de terrain pour le projet d’élargissement de la partie du chemin n°2 comprise entre le chemin n°1 des Farceaux et l’entrée charretière d’un verger (alignement Renard).

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
tableau de Jean Quéméré

tableau de Jean Quéméré

L'ascension de la rue du Rouage.

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine

 

 

 

L’emplacement réservé n°3, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la création de places de stationnement sur une surface de 265 m².

 

 

L’emplacement réservé n°4, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la création de places de stationnement sur une surface de 200 m². Le Conseil Municipal du 24 mai 2019 approuve le PLUI avec une remarque concernant l’emplacement réservé n°4 situé en haut de la rue du Rouage.

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine

Au cadastre de 1970 la voirie communale n°2 dite du Rouage, longue de 1535 mètres, commence à la RD 51 et se termine à l’entrée du Bois de la Commanderie. Le Conseil Municipal du 11 octobre 1973 décide de remplacer les lieux dits par des noms de rues, la V.C. n°2 devient la rue du Rouage. Le 16 juin 1978 la commune devient propriétaire d’une bande de terrain de la propriété du Boullay pour l’élargissement de la V.C n°2 dite du Rouage.

Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 décide de l’enfouissement des réseaux basse tension et rance Telecom rue du Rouage. Le Conseil Municipal du 17 février 1999 décide de travaux de rénovation de la chaussée et du trottoir rue du Rouage.

L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : les travaux rue du Rouage

Afin de diminuer les risques de panne sur les lignes aériennes, l’EDF a décidé de supprimer une dizaine de poteaux Haute tension longeant la rue de l’ancien vignoble et traversant le lotissement du Buisson, et de les remplacer par un câble souterrain montant la rue de l’Ancien Vignoble puis redescendant par le rue du Rouage. Nous avons profité de ces travaux pour enfouir les réseaux desservant les riverains en électricité et téléphone et par la même occasion refaire l’éclairage public. Quatre réseaux : haute tension, basse tension, éclairage public et téléphonie, occupent chacun leur place sous le trottoir, entre l’égout souterrain des eaux de pluie et la limite de propriété des riverains.

Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors du Conseil Municipal du 2 décembre 2005, la longueur de la Rue du Rouage est ramenée de 1 535 mètres à 955 mètres, la partie non revêtue de 580 mètres qui va jusqu’au bois communal, passe en chemin rural (domaine privé de la commune). Lors de la mise en place de la Métropole le 1er janvier 2015, la voirie communale devient une compétence métropolitaine, les chemins ruraux restent de la compétence communale.

les sentes privées de la rue du Rouage
les sentes privées de la rue du Rouage
les sentes privées de la rue du Rouage
les sentes privées de la rue du Rouage

les sentes privées de la rue du Rouage

L’impasse du Rouage d’une longueur de 69 m, la venelle du Rouage d’une longueur de 44 m, la ruelle du Rouage d’une longueur de 46 m et l’allée du Rouage d’une longueur de 46 m sont des voies privées qui appartiennent aux riverains qui les entretiennent.

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
La rue du Rouage à Hautot sur Seine
le haut de la rue du Rouage
le haut de la rue du Rouage
le haut de la rue du Rouage

le haut de la rue du Rouage

La rue du Rouage à Hautot sur Seine
PHOTOGRAPHIE DE FERNANDE OBSELIN

PHOTOGRAPHIE DE FERNANDE OBSELIN

Le Conseil Municipal du 30 mars 2012 valide le projet de réfection du bas de la rue du Rouage. L’entreprise choisie pour la réfection de la chaussée du bas de la rue du Rouage est la Société DEVAUX pour un montant de 46 672,70 Euros TTC. La commune bénéficie d’une subvention du Fonds d’Aide à l’Aménagement de la CREA. Les travaux sont réalisés pendant l’été 2012.

Le Conseil Municipal du 19 décembre 2014 est informé qu’une pétition des riverains de la Rue du Rouage, qui se plaignent de la vitesse et du manque de visibilité a été envoyée en Mairie demandant une réunion publique. Le Maire a transmis cette pétition au Directeur de proximité du secteur Cailly-Austreberthe en charge des voiries métropolitaines. La Métropole ayant sa propre ingénierie, il sera désormais possible d’avoir une signalisation adéquate et d’élaborer des aménagements adaptés.

Le Conseil Municipal du 19 juin 2015 entérine le projet de sécurisation du bas de la Rue du Rouage résultant du débat public organisé le vendredi 5 juin et des visites de terrain. Il est proposé de prolonger la zone de vitesse limitée à 30 sur le haut de la Rue du Rouage. Les différents aménagements prévus avec les services de la Métropole seront réalisés en septembre/octobre 2015.

vue aérienne de la rue du  Rouage

vue aérienne de la rue du Rouage

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 06:15

Les registres de la paroisse Saint Antonin d'Hautot sur Seine sont préservées depuis l'année 1680 ainsi que les comptes du Trésor de la paroisse de 1704 à 1793.

Le 18 juin 1680, Louis XIV désigne Jean De Conty comme nouveau curé de la paroisse Sant Anthoine d’Hautot-sur-Seine en remplacement de Pierre Barré décédé :

Mention de l’inhumation de Pierre Barré le 22/04/1680 :

Registre des baptêmes, mariages et inhumations faits en la paroisse de Hotot sur Seine depuis l’inhumation de discrète personne Messire Pierre Barré prêtre curé dudit Hotot qui fut faite le vingt deux avril mil six cent quatre vingt

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Nomination du nouveau curé de la paroisse St Anthoine d'Hautot par Louis XIV en 1680

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800
Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, A nôtre amé et féal conseiller en nos conseils, le sieur Archevêque de Rouen ou son grand vicaire, salut.

Étant bien informé de l'intégrité de vie et mœurs, piété, suffisance, capacité et autres vertueuses et louables qualités de Messire Jean de Conty, prêtre du diocèse de Lisieux ;

A ces causes, nous vous l'avons nommé et présenté, nommons et présentons par ces présentes signées de notre main, pour être par vous pourvu de la cure St Anthoine d'Hautot, en votre diocèse, vacant par le décès de Messire Pierre Barré, dernier paisible possesseur de la dite cure, à laquelle nomination et présentation nous appartient à cause de notre domaine ;

Pour dorénavant la desservir, en jouir et user, par le dit sieur de Conty, aux honneurs, autorités, prérogatives, prééminences, droits, fruits, profits, revenus et émoluments y appartenant, tels et semblables, dont a joui ou dû jouir le dit feu Barré ;

Nous vous prions et néanmoins mandons que le dit Conty, ou procurium (1) pour lui, (se trouve) agir à mettre et installer de par nous, en possession et saisine de la dite cure et d'icelle ensemble de tout ce qui en dépend, le fassions jouir et user pleinement et paisiblement ;

Cessant et faisant cesser tous troubles et empêchement quelconques, les solennités en tel cas requises gardées et observées, nonobstant clameur de haro (2), charte normande et lettres à ce contraires ;

Car tel est nôtre plaisir donné à Fontainebleu le dix huit juin, l'an de grâce mil six cent quatre vingt et de notre règne signé le XXXVIIème. « Louis »

 

1 procurium : éclaircir cette formulation de mise en possession

2 La clameur de haro est une protestation légale et suspensive ayant eu cours en Normandie, et maintenue seulement de nos jours aux îles Anglo-Normandes, par laquelle on somme quelqu’un de comparaître sur-le-champ devant un juge pour se plaindre en justice par action civile du dommage dont on affirme avoir souffert.

En attendant l’arrivée du nouveau curé, François Toutain est commis pour desservir le « bénéfice cure de Hottot sur Seine » jusqu’à la fin de l’année 1681.

Jean De Conty est curé de Hautot sur Seine de 1680 à 1713

A partir de 1704 Antoine Picard est trésorier, il est suivi de Charles Picard (1707 à 1709) et de Robert Petit Vallet (1710 à 1714).

Nous chanoine et grand archidiacre de l'église métropolitaine de Rouen, continuant le cours de nos visites, nous sommes ce jour d'hui transporté en l'église métropolitaine de Hotot sur Seine, où après avoir adoré le saint sacrement et visité les fonds baptismaux, avons ordonné que la clôture du cimetière serait incessamment réparée et que le trésorier actuellement en charge, mettrait son compte en état d'être par nous approuvé dans notre prochaine visite ce 17 octobre 1711. Voue de Tourouvre.

Le 28 octobre 1713 le chanoine et grand Archidiacre Jean-Armand de La Voue de Tourouvre (1674-1733) de l’église métropolitaine de Rouen après avoir adoré le saint sacrement, visité le tabernacle et les fonds baptismaux, fait à l’issue de la grande messe une assemblée au son de la cloche.

Inhumation de Jean De Conty curé, paroisse d’Hautot sur Seine le 06/11/1718 : Le dimanche sixième jour de novembre 1718 honorable homme Mr Jean DE CONTY prêtre curé de Hotot sur Seine âgé de 82 ans environ, décédé le jour précédent a été inhumé dans le chœur de l’Eglise aux présences de Mr le curé et vicaire de Sahurs et de Mr le vicaire du Val de la Haye et plusieurs de ses paroissiens.

 

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Charles De Conty est curé de Hautot sur Seine de 1713 à 1740

Les trésoriers successifs sont Pierre Chouard (1714-1715), Jacques Vivier (1716-1717), Jean Levasseur (1718-1719), Jacques de Lyle (1719), Christophe Tribout (1719-1720), Ambroise Petit Vallet (1721-1722), Louis Picard (1723-1724), Nicolas Picard (1726-1726), Pierre Gena (1727-1728), Pierre Paquet (1729-1730), Ambroise Durand (1731-1732), Pierre Chouard (1733-1734), Jean Picard (1735-1736), Nicolas de La Ville (1737-1738) et Didier Lhuillier (1739-1740)

Le 9 décembre 1723 le doyen de St Georges ordonne l’acquisition d’un coffre fermé à deux clés

L’an 1739 le 7ème jour de juillet nous François-Christophe Terrisse (1704-1785)(Abbé commandataire de l'abbaye de Saint-Victor - Membre fondateur de l'Académie de Rouen) pr(euv)e docteur de la maison et société de Sorbonne abbé de Chalivoy chanoine, grand archidiacre et vicaire général de Rouen au cour de notre visite avons approuvé le compte rendu de l’autre part et ordonné que la couverture du clocher sera incessamment réparée.

Inhumation de Charles De Conty curé, paroisse d’Hautot sur Seine le 20/10/1740 : Le jeudi 20 octobre 1740 a été inhumé par Mr FEREY curé de Petit Couronne dans l’église de cette paroisse le corps de Mr Charles DE CONTY curé de ladite paroisse décédé le jour précédent âgé d’environ 58 ans muni des Saints Sacrements. Présence des soussignés FEREY, DOURY et CARPENTIER.

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Pierre Le Cointe est curé de Hautot sur Seine de 1740 à 1764

Les trésoriers successifs sont Laurent Fleury (1741-1742), Antoine Petit Vallet (1743-1744), Charles Picard (1745-1746), Louis Fessard (1747-1748), Louis Durand (1749-1750),

 

Jean Paquet (1751-1752), Jacques Fessard (1753-1754), Jean Picard fils de Nicolas (1755-1756), Claude Abraham De Laville (1757-1758), Pierre Fleury (1759-1760), Jacques Manoury (1761-1762) et Augustin Petit Vallet (1763-1764)

1761/1762 r​​​​​éparation du chœur en chancel par Jacques Dupont charpentier, achat d’un coffre

Inhumation de Pierre Le Cointe, paroisse d’Hautot sur Seine le 15/10/1764 : Ce lundi quinze octobre 1764 a été inhumé dans le chœur de cette église le corps de monsieur Pierre LE COINTE curé de cette paroisse, lequel est décédé avant-hier muni des Saints Sacrements, âgé de cinquante sept ans, par monsieur le curé de Montigny, doyen de St Georges en présence des soussignés : PHILIPPE curé du Val de la Haye, DUVAL prêtre vicaire de Sahurs, BOUGEANT doyen de St Georges, DESMARAIS prêtre.

 

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Charles Hüe de la Mêlièse est curé de Hautot sur Seine de 1765 à 1775

Les trésoriers successifs sont Adrien Petit Vallet (1765-1766), Pierre Paquet (1767-1768), Pierre Chouard (1769-1770), Antoine Fessard (1771-1772) et Guillaume Fessard (1773-1774).

Tous les deux ans les comptes sont signés par l’ensemble des anciens trésoriers de la paroisse.

29 juin 1766 réunion à l’appel du curé des propriétaires et habitant de la paroisse au sujet de dégâts sur le presbytère. Signature de De Grouchet, Bailly de Sahurs et de Soquence. L'ancien presbytère est situé au 25 de la rue Saint Antonin.

Le 29 août 1768, c’est Gui Charles HÜE DE LA MÊLIESE curé de Hautot sur Seine qui officie à l’inhumation de Jacques LE COUTEULX, second propriétaire du château d’Hautot-sur-Seine à Oissel décédé subitement sur le chemin fendant de la paroisse d’Hautot sur Seine à l’Essart.

Le 4 septembre 1773 il participe à l'Eglise de Bardouville à l'inhumation du seigneur d'Hautot sur Seine Messire Henry Charles Jean François de BREVEDENT conseiller honoraire au Parlement de Rouen, Chevalier premier seigneur et patron de cette paroisse de Berville sur Seine, de Sahurs et de Hautot décédé du jour d'avant hier, muni des sacrements de pénitence d'eucharistie et d'extrème onction.

Inhumation de Guy Charles Hüe de la Mêlièse curé, paroisse d’Hautot sur Seine le 12/04/1775 : Le mercredi douzième jour d’avril 1775 a été inhumé dans le chœur de cette église par nous curé de Varengeville doyen de doyenné de St Georges le corps de Guy Charles HUE DE LA MELIESE curé de cette paroisse décédé le jour précédent âgé d’environ cinquante sept ans muni des sacrements de l’Eglise en présence de Charles HUBERT curé de St Pierre de Boscroger, de Louis Alexandre LE BLANC curé du Val de la Haye et de Pierre HUE DE LA MELIESE son frère.

 

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Nicolas Dominique Deshayes est curé de Hautot sur Seine de 1775 à 1794

Louis par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre nomme Nicolas Antoine Dominique Deshayes prêtre de la Cure de Hautot sur Seine vacante en votre diocèse, l’an de notre règne le premier, car tel est notre plaisir.

Signature de Louis XVI

Les trésoriers successifs sont Jérôme Christophe Sucré (1775-1776), Jean Joly (1777-1778), Pierre Godfroy (1779-1781), Charles Picard (1781-1783), Jean Durand (1784-1785), Robert Leclerc (1786-1787), Jacques Le Coffre (1788-1789), Jean-Antoine Paquet (1789-1791) (Maire de 1793 à 1795), Jean-Baptiste Froment (1791), François Richard (1792-1793) et Pierre Jérôme Christophe Sucré (1793)

24 juin 1787 délibération pour le remplacement des deux cloches par refonte des anciennes. Compte de la refonte et augmentation (de matière) des deux cloches pour un coût de 797 livres et 15 sols. Participations des propriétaires dont MM de Trémauville, de Soquence et Delapierre.

 

Serment à la Constitution civile du clergé, 26 décembre 1790

 

Loi relative au serment à prêter par les évêques, ci devant archevêque et autres ecclésiastiques ‘fonctionnaires publics’ donné à Paris le 26 décembre 1790

 

En conséquence du décret ci-dessus, le Sieur DESHAYE curé de Hautot sur Seine lequel a donné et prêté serment ainsi qu’il suit dont il nous a priés de l’inscrire à nos archives

 

Messieurs,

 

Elevé dans la religion catholique apostolique et romaine j’ai toujours pris, j’en appelle à vous-même, les moyens d’instruction et d’exemple qui ont été en mon pouvoir, pour vous conduire et vous maintenir dans cette religion, sainte de nos pères.

Pourrais je, sans vous insulter, ne pas vous croire partager avec moi cette anxiété accablante qu’icelle aujourd’hui vingt neuf, et dans mon âme, l’ordre précis de la loi, qui exige de moi un témoignage non équivoque de ma soumission à cet ordre.

Ce serait vouloir vous tromper de chercher à dissimuler le trouble dont mon cœur est agité depuis plusieurs jours et j’en prends pour garant de vos sentiment le témoignage de vos yeux. Mais il est temps de rétablir le calme et le moment est arrivé ou guidé par la vérité je dois m’expliquer à la face de cette paroisse, le désir que la prudence m’a fait chercher avec soin les mouvements de mon cœur que j’ai laissé librement parler 

Ma conscience, dont j’écoute scrupuleusement le secret, et ce sincère et désintéressé  témoignage, sont devenus pour moi des motifs de consolation que je ne dois ni vous taire ni vous dissimuler.

Je croyais, d’après cela, pouvoir cesser de craindre et damner de mon esprit le trouble qui l’agite, mais un motif plus consolant encore vient à leur appui pour me déterminer, motif d’après lequel je n’existe plus et sur lequel je pense, fusse éloigné du pas que je vais faire, sauf respect humain.

C’est messieurs la déclaration solennelle qu’a fait la Assemblée Nation-ale assemblée de n’entreprendre rien sur le spirituel de l’Eglise. C’est la promesse solennelle qu’elle a fait de vivre et mourir dans son sein, dans ce même esprit de religion, d’amour et de paix dont elle nous promet l’exemple, dans lequel je proteste vouloir vivre et mourir, dans le lequel je me ferais un devoir sain de vous entretenir de toute mes forces. Je procède avec sincérité à ce serment que vous attendez de moi et qu’on en exige. C’est avec confiance qu’au pied des autels d’un Dieu scrutateur sévère de mon cœur et du votre, bien assuré, que dans la rigueur de sa justice suggère vos sentiments et les miens, que je jure de remplir mes fonctions avec exactitude, d’être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée Nationale et acceptée par le Roi.

 

Signé DESHAYE curé de Hautot avec paraphe.

 

Approuvé deux mots rayé nul

 

La présente copie conforme à l’original nous a été remise et déposée à nos archives par nous Maire et officiers municipaux de la paroisse de Hautot le 23 janvier 1791 soussignés

 

Fleury, Leclerc, Paquet, Sucré fils greffier, Adrien Duménil, Charles LECOMTE Maire

 

Extrait du journal de Rouen du 11 février 1791 :

M le curé de Hautot-sur-Seine a prêté le serment civique

Les curés d'Hautot sur Seine de 1680 à 1800

Par le décret de l'Assemblée nationale du 20 septembre 1792, la tenue officielle des registres est retirée aux curés et remise aux maires dans le cadre de l'état civil.

11 ventose an II (01/03/1794) le citoyen Nicolas Antoine Dominique DEHAYE ministre du culte catholique de la commune se conforme aux lois, proteste ne plus vouloir exercer aucune fonction curiale et remet les clés de l’église

11 messidor an III (29/06/1795) le citoyen Nicolas Antoine Dominique DEHAYE ministre du culte catholique déclare qu’il désire exercer le culte, ce qui lui est accordé

La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton avec des représentants des communes (l’agent communal). Hautot fait partie du Canton de Canteleu.

21 brumaire an IV (12/11/1795) élection de l’agent municipal Nicolas Antoine Dominique DEHAYE

La loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, la gestion cantonale du Canton de Canteleu est supprimée, l’agent municipal devient Maire

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 16:55

Durant 55 jours à compter du 30 juin 2020, le projet 55 rassemble quotidiennement une équipe composée de 5 artistes réunis par le hasard des calendriers. Cette équipe éphémère a pour objectif de créer en quelques heures un happening présenté au public le soir même, pour une durée maximale de 55 minutes. Ces créations naissent le matin dans l’élan de la répétition et meurent le soir sous les yeux des spectateurs. Revendiquée dans une dynamique de décloisonnement, 55 est le lieu de croisements inédits entre artistes, lieux et disciplines du spectacle vivant

55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
55 au château d’Hautot-sur-Seine le 20 août 2020
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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 08:25

La route départementale n°51 traverse Hautot sur une longueur de 2 479 mètres. Elle s’analyse en quatre sections successives : la route de Soquence, la rue Saint Antonin, la place Georges Poullard et la portion restante de la route de Sahurs à Montville.

La voirie le long de la Seine a été réalisée dans les années 1870, avant le chemin de grande circulation n°51 passait le long du bois de la commanderie par les anciens chemins de Sahurs à Hautot et de Hautot au Val de la Haye. Dans la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833, le Chemin n°1 de grande communication entre Val de la Haye et Sahurs passant par la côte du Puits est d’une longueur de 1 692 mètres.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La route de Soquence est d’une longueur de 428 mètres. La pose de bandes rugueuses de ralentissement, côté Sahurs, a été réalisée en 1996. La réfection de la voirie entre Hautot et Sahurs a été faite sur deux kilomètres en 1998.

L’emplacement réservé n°1, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton pour une surface de 1350 m² (bande de 1,5m).

L’emplacement réservé n°8, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton et cyclable en direction du bourg de Sahurs pour une surface de 1170 m² (bande de 3m).

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La rue Saint Antonin est d’une longueur de 524 mètres.

Journal de Rouen du 5 août 1933 : un jeune cycliste se jette contre une automobile, il est grièvement blessé.

Ces jours derniers, à 20 h. 30, M. C… revenait en auto de Saint-Pierre-de-Manneville et se dirigeait sur Rouen. En arrivant près de la propriété de M. Richer, à Hautot-sur-Seine, le jeune Saint-Arnoult, enfant de l’assistance publique, au service de M. Poulard, maire, qui venait à bicyclette d’un chemin vicinal, est venu se jeter contre l’avant gauche de l’automobile. Il a été projeté, ensuite contre le pare-brise et jeté à terre, où il s’est fait des blessures graves, qui ont nécessité son transport d’urgence à l’Hôtel-Dieu de Rouen. M.C… a été sérieusement blessé au front par les éclats du pare-brise. L’automobile a été fort endommagée et la bicyclette mise hors d’usage. La gendarmerie de Grand-Couronne a ouvert une enquête.

Journal de Rouen du 20 décembre 1933 : collision

Le 16 décembre, à 13 h. 30, l’automobile conduite par M. Alais, propriétaire à Sahurs, a heurté un camion automobile de la maison Standard, à Rouen, sur la route d’Hautot. L’accident s’est borné à des dégâts matériels importants. La gendarmerie de Grand-Couronne enquête.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La place Georges Poullard est d’une longueur de 199 mètres.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

La portion restante de la route de Sahurs à Montville est d’une longueur de 1 328 mètres.

Les chemins de halage se font sur les propriétés des riverains, ils ne figurent sur les cadastres. Les chemins de hallage prennent appui sur les servitudes de halage grevant les propriétés situées bord à voie d'eau navigable.

VOIRIE (GRANDE). — CHEMIN DE HALLAGE. — ALLUVION.

L'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, constitue-t-elle une servitude et non pas une expropriation ?

Doivent-ils ledit chemin dans les dimensions fixées par l'ordonnance de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ?

(7643. — 4 juillet 1827. — De Bonneval.)

Il existe, depuis longtemps, un chemin de hallage, sur la rive droite de la Seine, au-devant de la propriété du marquis de Bonneval, commune de Sahurs (Seine-Inférieure). Au bord de ce chemin, du côté de la rivière, est un mur de soutènement dont la réparation a donné lieu au litige. L'administration des ponts-et-chaussées a voulu faire payer un tiers de la dépense au sieur de Bonneval ; celui-ci a refusé par le motif que celui qui est grevé d'une servitude ne doit supporter aucune charge y relative.

L'administration se fondait sur ce que le mur de soutènement garantissait la propriété du sieur de Bonneval des ravages de la rivière.

Le chemin en question n'a qu'une largeur de 12 à 15 pieds, au lieu de 24 ou 30, conformément à l'ordonnance de 1669. L'administration des ponts-et-chaussées a donc ordonné que le chemin aurait la largeur prescrite par cette ordonnance; et le Ministre de l'intérieur a approuvé cette mesure, par décision du 22 juillet 1826.

Le sieur de Bonneval a déféré cette décision au Conseil d'Etat et en a demandé l'annulation, par les motifs que ses auteurs avaient abandonné 30 pieds pour la largeur du chemin; que cette largeur était suffisante, et que l'administration n'aurait pas dû, dans le principe, faire un chemin de 12 pieds et rendre l'autre terrain inutile; qu'elle aurait dû prendre toute la largeur des 30 pieds en partant du talus de la rivière ; qu'elle pouvait encore le faire, et que par suite elle était mal fondée à empiéter, sur sa propriété ; une largeur de 18 pieds de plus, à son détriment.

Cette requête a été rejetée.

"CHARLES, etc. — Sur le rapport du comité du contentieux,

Vu l'article 650 du Code civil, qui classe parmi les servitudes établies par la loi, le marchepied le long des rivières navigables ou flottables, et ajoute que tout ce qui concerne cette espèce de servitude est déterminé par des lois ou règlements particuliers ; — Vu l'article 556 dudit Code civil, eu vertu duquel l'alluvion d'un fleuve ou d'une rivière navigable ou flottable profite au propriétaire riverain, à la charge de laisser le marchepied ou chemin de hallage, conformément aux règlements ; — Vu l'édit du mois d'août 1669, et spécialement l'art. 7 du titre 28, ainsi conçu : —

 « Les propriétaires des héritages aboutissant aux rivières navigables, laisseront, le long des bords, vingt-quatre pieds au moins de place, en largeur, pour le chemin royal et trait des chevaux, sans qu'il puisse planter arbres ni tenir clôture ou haie plus près que 50 pieds du côté que les bateaux se tirent, et 10 pieds de l'autre bord, à peine de 500 1ivres d'amende, confiscation des arbres et d'être, les contrevenants, contraints à réparer et remettre les chemins en état, à leurs frais. »

Considérant que l'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, ne constitue pas une expropriation, mais une servitude ; — Qu'ils doivent ledit chemin dans les dimensions fixées par l'édit de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ; — Considérant que la décision attaquée n'a point excédé, dans la fixation du chemin de hallage, la largeur déterminée par l'édit de 1669 ;

Art. 1er  — La requête du marquis de Bonneval est rejetée.

M. Feutrier, maître des requêtes, rapporteur, — Me  Garnier, avocat.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51

En 1859 le Conseil Municipal délibère sur le tracé du chemin de grande circulation n°51, allant de Sahurs à Monville, de la colonne commémorative de la translation des cendres de l’Empereur Napoléon à Val de la Haye, via le chemin de halage jusqu’au mur du Clos de la Vigne et les bâtiments de Mme Fizeaux de la Martel.

Le Conseil Municipal du 14 avril 1868 valide le projet d’établissement du chemin de grande communication n°51, allant de la Mairie d’Hautot-sur-Seine au chemin de Hallage allant au Val de la Haye.

Les Conseils Municipaux des 20 janvier 1901, 3 septembre 1903 et 19 novembre 1905 votent des  dispenses de purge pour les actes de cession à l’amiable en date des 5 janvier 1901, 24 juillet 1903  et 2 octobre 1905 par le Marquis de Bonneval de terrains nécessaires à l’établissement du chemin de Grande Communication n°51 de Sahurs à Montville.

 

Journal de Rouen du 15 décembre 1907 : Mort de congestion

Mercredi dernier, Mme Capron, demeurant à Hautot, apercevait, vers quatre heures du soir, un individu pris de boisson et se dirigeant vers Sahurs. Quelques mètres plus loin, l’ivrogne tomba et fut trouvé inanimé par M. Daniel Billard, de Petit-Couronne, et son domestique, qui le transportèrent dans une guérite de douanier, et l’y déposèrent en le couvrant de paille pour que le froid ne le saisisse pas. Mais cette précaution, devait être inutile, car l’individu quitta son abri et jeudi vers huit heures du matin, il était trouvé mort par M. Oscar Roussel, sur la route n°51 de Hautot à Sahurs. M. Roussel s’empressa de prévenir les autorités. Le docteur Perrée de Grand-Couronne, appelé, a attribué cette mort à une congestion occasionnée par le froid et l’alcool. Dans les poches du défunt on a trouvé un acte de naissance au nom de Louis-Hildevert Faël, né au Landin (Eure), le 23 mai 1841. Il avait quitté récemment l’hôpital et était, parait-il, connu dans le monde de la boulangerie sous le nom de « Pigeon voyageur ».

 

Journal de Rouen du 18 décembre 1934 : mystérieuse découverte

Hier, vers 14 H, Mme Richer, née Suzanne Alix, 32 ans, cultivatrice, à Hautot-sur-Seine, se rendait aux champs, lorsque, passant chemin de grande communication 51, elle aperçut, à mi-chemin entre le ponton de Hautot (*) et le passage de Grand-Couronne, territoire de Hautot-sur-Seine, un sac de provisions déposé sur le talus qui longe la Seine ; un parapluie de femme se trouvait attaché au sac avec une corde. Intriguée de cette découverte, elle inspecta alors le sac et y trouva un papier sur lequel l’inconnue avait spécifié qu’elle ne voulait pas être enterrée à Petit-Quevilly. Se rendant compte que la propriétaire du sac s’était, à n’en  pas douter, jetée à la Seine, la cultivatrice en informa aussitôt la gendarmerie de Grand-Couronne, qui se livra immédiatement à une enquête. Jusqu’à présent le corps n’a pas été retrouvé. Des premiers renseignements recueillis, il résulte que la désespérée, Mme veuve Dumarquet, née Estelle Marie, âgée de 65 ans, habitait Petit Quevilly, 36, rue Thiers.

(*) la passerelle

 

La construction d’une nouvelle chaussée surélevée entre Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye est réalisée par les Ponts et Chaussées vers 1963-1965, le long de l’ancienne route.

Lors du Conseil Municipal du 5 mars 1982, trois projets d’élargissement du CD n°51 sont présentés.

En 2001 le Conseil Général de la Seine Maritime réalisé l’opération « arbres 2000 » créant un alignement le long de la Seine entre l’ancienne et la nouvelle voie.

Le 1er janvier 2016, le Département de Seine-Maritime transfert à la Métropole Rouen Normandie la gestion des routes classées dans le domaine public routier départemental ainsi que de leurs dépendances et accessoires.

La portion Hautotaise de la Route Départementale n°51
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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 10:23

Pascal Martin a été Président du Département de la Seine Maritime du 2 avril 2015 au 30 septembre 2019. Quand je croisais Pascal Martin, je ne pouvais m’empêcher de penser aux législatives de 1978, première échéance où j’ai exercé mon droit de vote. Au second tour j’ai reporté ma voix sur Colette Privat, pour battre André Martin (1926-1993), le père de Pascal Martin.

Les rencontres avec Pascal Martin entrent dans le registre des opérations de communication du Département. Cela a été l’occasion de discuter avec une personne sympathique et de bon sens, plutôt intéressé par les réalisations. Mon principal sujet de discussion était la gouvernance de la Métropole.

Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)

La visite du Président Pascal Martin du 4 avril 2018 en Mairie d’Hautot sur Seine en compagnie du Vice-président Bertrand Bellanger a permis d’y rencontrer le club Les Chênes de la Boucle, sa Présidente Mme Boutin, et des membres de son association que le Département subventionne. La rencontre a été suivi d’un temps d’échange privé dans mon bureau et d’un déjeuner au restaurant « Le Clos des Roses » à Sahurs.

Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)

Le lendemain, le 5 avril 2018, j’étais présent, en compagnie d’une vingtaine d’élus dont Pascal Martin, à la rencontre organisée avec Monsieur le Président de la République dans le Salon Monet de la Préfecture de Seine Maritime, où j’ai pu interpeller le Président sur la complexité des aides pour une petite commune.

Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)

Le 9 juin 2018 lors de l’inauguration de la colonne Napoléon rénovée du Val de la Haye, le Président du Département est venu avec une équipe de télévision, et le soir le reportage insistait surtout sur le rôle de financeur du Département en éclipsant les autres.

Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)

L’inauguration des travaux de rénovation de l’école Maurice Genevoix le 17 mai 2019, a été l’occasion d’une intervention du Président Martin, le Département ayant apporté une subvention de 70 532 Euros, à hauteur de 13,6 % des travaux, dans le cadre du dispositif départemental d’aide aux établissements scolaires du premier degré.

Mes souvenirs du Président du Département Pascal Martin (2015- 2019)
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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 08:56
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 29 janvier 1956 décide la remise en place de la statue de la vierge dissimulée pendant l’occupation. La maçonnerie du socle est faite par Désiré Devarenne employé communal embauché en 1955 avec l’aide de Jules Pringault.

Le Conseil Municipal du 3 février 1962 a délibéré pour l’achat d’une parcelle au Marquis de Bonneval en vue de l’élargissement du virage de la Vierge (intégrée au domaine public).

Témoignage de Claude Michon le 17/08/2017 :

La petite statue de la Vierge en pierre reconstituée, a remplacée sur son socle de moellons une ancienne statue de bois dérobée dans les années soixante, originellement exposée dans la fourche d’un chêne d’après les souvenirs de M. Gilbert Hue, aide-jardinier au Mont-Miré à la fin des années mil neuf cent vingt.

La réfection de la statue a été réalisée par les agents communaux Joël Gilles et Jean-François Furon en 2003.

Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
Le virage de la Vierge à Hautot-sur-Seine
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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 05:20

Copie collationnée d’adjudication faire au commun des paroissiens de Sahurs et Hottot des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, les 15 et 16 octobre 1576 :

.. fait écrire et publier à haute voix par l’audience du dit baillage de Rouen, s’il y avait aucune personne qui voulait enchérir et mettre à prix une pièce de terre assise en la paroisse de Hottot et Sahurs, forêt de Roumare, la garde de Gauthier de Limare, en bruyère, genêts à bruyères contenant quarante cinq acres bornée d’un côté la forêt, d’autre côté les habitants du dit Hottot à Sahurs, d’un bout les bois de la commanderie de Ste Vaubourg et d’autre bout la Queue de Manneville, dans laquelle il y a plusieurs chemins à savoir :

le premier chemin la voie du Tronc, le second la rue de Villiers tendant à la forêt pour aller au chemin de Rouen, le chemin de la rouge croix, le chemin du moulin de Sahurs, le chemin de la rue de Brez Ville le 5ème (1), le chemin au Gal le 6ème, la rue de Sahurs, le chemin du moulin du temple, le chemin de la voie robert, le chemin du perron (2) et le onzième le chemin de la rue du Rouage tendant à la forêt et au canal de Seine le long de la commanderie joignant laquelle pièce, y a un clos fossoyé que l’on dit appartenir aux hoirs (3) de défunt Jean Demarbœuf selon les procès verbaux des officiers de la dite vicomté

A laquelle proclamation n’est comparu aucun des paroissiens et habitants de Sahurs qui se sont opposés comme disant leur appartenir en communauté, toutefois pour n’empêcher la volonté du Roi, ont accordé les enchères à quelque prix raisonnable comme aussi le sieur de Brévedent fils de Jacques de Brèvedent sieur du fief de Sahurs, lequel a déclaré que s’il y avait autre que la communauté des dits habitants qui le voulait enchérir, il entendait se pourvoir à l’encontre d’eux, ainsi qu’il serait être parce que cela, ainsi qu’il disait leur appartenir toutefois n’empêchait être vendue et adjugée aux dits habitants en communauté comme aussi ceux de Hottot sur quoi après icelle avoir été derechef proclamée a été enchéri et mis à prix par les dits habitants de Sahurs et Hottot.

(1) le chemin de Beuzeville part de Rouen, passe par Canteleu, la forêt de Roumare et traverse Sahurs jusqu'au passage de la Bouille

(2) perron de l’église ?

(3) héritiers

Les mariages célébrés en l’église paroissiale d’Hautot-sur-Seine entre 1547 et 1593 :

 

ANNEE EPOUX & EPOUSE ; 1547 FOUQUES & CHOUARD ; 1548 PETITVALLET & LANGLOYS ; 1550 CHONQUET & DE LA LANDE ; 1551 ALEXANDRE & BRIFFAULT ; 1551 FOLLIE & VINET ; 1554 NOVELLE de ? & LEQUESNE ; 1554 GUILLOT & CHUCCEY ; 1554 GUILLOT & DROUET ; 1556 CLEREMBAULT & DELAPERNELLE ; 1556 BAVANT & BONNOT ; 1556 BLOT & [NL] ; 1558 DUCHESNE & BARET ; 1558 BAVANT & POULLART ; 1558 LEQUIEN & RUETTE ; 1561 PIEL & VIVIER ; 1563 PIEL & LENOIR ; 1564 QUIBEL & DURANT ; 1568 BRIFFAULT & DIEPPEDALLE ? ; 1569 CHOUARD & LIGNANT ? ; 1569 RUETTE & LENOIR ; 1570 DELAPORTE & [NP] ; 1571 CHOUARD & PIEL ; 1571 CHOUARD & [NP] ; 1576 PICART & DEPIEL ? ; 1576 GUEROULT & AUZOULT ; 1578 DESMAREST & CHOUARD ; 1579 DESMARES & en blanc ; 1580 QUIBEL & PICQUEFEU ; 1581 CHOUQUET ? & BERAULT ? ; 1584 MASSET & RUETTE ; 1588 LETROCHE ? & RUETTE ; 1588 GOUCHARD & BANSE ? ; 1593 HEUDEBERT & CHOUARD

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 04:58

Avant 1940 les écoliers d'Hautot sur Seine se rendaient à pied, à travers champs à l'école de Sahurs, avec leur repas du midi. La guerre ayant éclaté, les bombardements menaçant la vie des enfants malgré les abris et les tranchées, les parents d'élèves, dont Mr Delamare et le Maire, Mr Poullard obtiennent de l'académie, la création d'un poste d'instituteur à Hautot sur Seine.

Un maître est nommé, un local est réquisitionné : c'est un garage à bateau situé dans la propriété d'un transporteur rouennais Mr Matissard. Sous les canoës accrochés au plafond, l'instituteur nommé Mr Yves-Pierre Boulongne, normalien de la promotion 1937-1940, n'exercera, auprès de ses trente trois élèves qu'une seule année, car il sera emprisonné en raison de ses activités de résistant.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Paris-Normandie de juin 1990 : Cinquante ans après l’instituteur revient dans sa première école

Posée dans son jardin du bord de Seine, la charmante école de la commune s’est agrandie d’une salle de classe et d’un restaurant scolaire. Cinquante ans après, le premier instituteur Yves-Pierre Boulongue est revenu pour couper le rubab tricolore aux côtés de Laurent Fabius et de Mme Genevoix.

La création d’une maternelle il y a dix ans, en augmentant mes effectifs scolaires, a nécessité l’ouverture de cette classe supplémentaire à trois niveaux (CE2, CMA, CM2) de 16 élèves, baptisée Maurice Genevoix, du nom de l’illustre écrivain, honoré cette année à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. L’inauguration qui coïncidait avec le cinquantième anniversaire de l’école, s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités. Le maire Jean-Claude Martel-Baussant a accueilli Laurent Fabius président de l’Assemblée nationale, Tony Larue sénateur, Marc Massion conseiller régional et général, Edouard Rubio, inspecteur général de l’Education nationale. Quant à Marie-José Alligier la directrice, elle a eu le bonheur d’accueillir Mme Maurice Genevoix et Yves-Pierre Boulongue le premier instituteur de l’école, aujourd’hui professeur de sciences de l’éducation à l’université de Paris XII. Faisant échos au propos du maire qui évoqua rapidement le cheminement du dossier de la construction des nouveaux locaux, Jacques-André Alligier, l’instituteur, expliqua le choix des élus comme des enseignants, du nom de Maurice Genevoix. La directrice fit l’historique de l’école créée en 1940 dans un hangar à bateau, afin d’éviter aux enfants, qui jusqu’alors se rendaient à Sahurs, « leur repas de midi dans le cartable », les dangers des bombardements. Sans en oublier un seul, Mme Alligier nomma tous les enseignants qui se succédèrent à la tête de ma petite école, avant de revenir au premier : « jeune normalien de la promotion 1937 », M. Boulongue, auteur de poèmes dont certains ont été mis en musique par Max Pinchard.

C’est avec beaucoup d’émotion qu’il évoqua, en présence de ses anciens élèves, dont beaucoup étaient présents, sa première année « d’instit » convaincu que : « L’instruction comme le pain est la première chose à donner aux enfants », et ses difficultés à faire la classe : « Il n’y avait rien, pas de bancs, pas de livres, c’était une gageure de faire quelque chose, mais mes chers enfants je vous aimais beaucoup. » Résistant, Yves-Pierre Boulongue devait être arrêté pour être emprisonné à Rouen avant d’être déporté à Buchenwald. En évoquant ces terribles années, l’universitaire dénonça avec fermeté ceux qui à l’époque approuvaient la vis sous le joug de l’occupant, et ceux qui aujourd’hui agitent des thèses révisionnistes. Après un intermède musical, personnalités et public purent découvrir au cours d’une visite les nouveaux locaux mis en service depuis la dernière rentrée scolaire.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Rouen Gazette du 16 mai 1941 : Yves BOULONGNE

Il a juste 20 ans, puisqu’il est né le 13 mai 1921, au Essarts-Varimpré, en Seine-inférieure (*). C’est au collège de Dieppe, sous la direction d’Achille Desjardins, qu’il s’initia au sport, au football naturellement ! Mais Desjardins, un pionnier une compétence, lui conseilla bientôt de s’orienter vers l’athlétisme. Elève-maître à l'Ecole Normale de Rouen, Boulongne trouva là un club fortement charpenté, bien soutenu par le directeur M. Braudeau, bien dirigé par le mentor qui s'appelle M. Potin. Le jeune Boulongne aime le football ; il y est servi, au poste d’extrême gauche, par ses qualités de détente et de vitesse. Il adhéra au F.C. Rouen. A cheval sur le club scolaire et sur le club scolaire, Yves Boulongne put « sporter » tout à son aise, sans négliger les études. En 1938, il fut, avec le F.C. Rouen, champion de France juniors. Ce fut même lui qui, contre l’U.S. Rouet de Marseille, à Saint-Ouen marqua le but qui devait faire l’équipe championne nationale. En 1939, avec la Normale Sportive Rouennaise, il fut champion de l’Académie de Caen. En 1940, à plusieurs reprises, il figura dans l’équipe première de l’U. S. Quevillaise. Mais c’est surtout du coureur que nous voulons vous entretenir. Ses débuts en athlétisme remontent à la saison 1938 : il fut 3ème dans la finale du 100 mètres du championnat de l'Académie de Caen, championnat qu’il devait enlever la saison suivante en réalisant l’excellent temps – pour un quasi débutant - de 11” 2/10, avant de se classer 4ème au championnat de France scolaire. Encore champion d’Académie en 1940, il égala le record de Lecacheur : 11 secondes... Puis ce fut juin 1940, l’exode.  En septembre, il fut nommé instituteur au Havre, puis muté à Hautot-sur-Seine, où il exerce actuellement. Il porte les couleurs de l’A.S- Cheminots de Sotteville. Ce début de saison l’a mis en vedette. Dans notre dernier numéro, nous avons commenté sa belle victoire, en 7 secondes, dans le 60 mètres de la Journée des Juniors à Paris. Notons que Boulongne, qui prépare le professorat d’Education physique, a déjà sauté 6 m. 32 et lancé le poids à 9 m. 40. Mais c’est aux 100 mètres que nous attendons ses prochains exploits.

(*) aujourd’hui partie de la commune de Callengeville.

Journal de Rouen du 19 septembre 1941 :

TRIBUNAL SPECIAL CONTRE LES MENEES COMMUNISTES

Des peines allant de 4 ans à 1 an de prison sont infligées à huit prévenus

On sait que dans une seule affaire dont les débats se sont déroulés mercredi, onze prévenus habitant Rouen ou différents point du département étaient inculpés devant le tribunal spécial de reconstitution de cellules et d’activité communiste. Huit d’entre eux ont été reconnus coupables. Ce sont d’abord deux fonctionnaires : Yves Boulongue, instituteur à Hautot-sur-Seine et Robert Pierrain (*), employé des Contributions indirectes, qui ont été condamnés chacun à 5 ans de prison et à 5.000 francs d’amende. Les autres condamnés sont Ernest Lahaye (**), domicilié 14, impasse Flaubert, à Sotteville, auquel on a infligé 4 ans de prison et 1.000 francs d’amende ; René Maquet, employé de bureau, 45 bis, rue de Fontenelle et André Charbonnel, 88, rue Eau-de-Robec, chacun 2 ans et 100 fr. Gustave Laval, 20, rue du Faubourg-Martainville et Jacques Lenenchard, pianiste, 47, rue des Faulx, chacun 1 an et 100 francs. Trois prévenus ont été relaxés. Ce sont deux étudiants en médecine : Gérard Abenovice et Serbel Widermann et une institutrice stagiaire, Melle Hélène Le Guern.

(*) Robert Pierrain (1918-1942) est fusillé comme otage le 12 mai 1942 au Mont-Valérien

(**) Ernest Lahaye (1920-1942) est fusillé comme otage le 21 février 1942, à la centrale de Poissy ou au Mont-Valérien

Yves-Pierre Boulongne, déporté français à Buchenwald, écrit "Chants de retour" :

 

Ne me demandez pas pourquoi mon ombre est lourde

J'ai gravé trop longtemps les rampes des carrières

Ne me demandez pas pourquoi je m'arrête souvent de rire

J'ai mal à mon cœur de vingt ans

Ne me demandez pas pourquoi les nuits sont si longues

J'ai trop de stèles à incliner

Ne me demandez pas pourquoi je guette les nuages

J'ai trop de frères à aimer

 

 

Après sa condamnation il est interné à Rouen, Poissy puis Compiègne. Il est déporté à Buchenwald le 17 septembre 1943. Il est membre de l'organisation de la résistance clandestine des déportés au camp. Il contribue à l'élaboration de l'Anthologie des poèmes de Buchenwld qui sera publiée en 1946. Ses poèmes écrits de 1944 à 1981 ont été publié dans un recueil intitulé Mémoire rayée.

Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990
Yves-Pierre BOULONGNE instituteur à Hautot sur Seine en 1940 et en 1990

Le Monde du 1er février 2001 :

Yves-Pierre Boulongne, un des meilleurs spécialistes français de la pensée de Pierre de Coubertin, est mort jeudi 25 janvier à Sainte-Marguerite-sur-Mer (Seine-Maritime). Né le 13 mai 1921, résistant et déporté à Buchenwald de 1943 à 1945, Yves-Pierre Boulongne a d'abord été professeur d'éducation physique, avant d'être notamment conseiller culturel en Yougoslavie, en poste ensuite en Afrique, puis directeur de l'Institut national d'éducation populaire (INEP) de 1969 à 1977 et professeur à l'université Paris-XII. Sa thèse de doctorat d'Etat, L'Œuvre pédagogique de Pierre de Coubertin (1863-1937), publiée à l'occasion des Jeux olympiques de 1976 aux éditions Léméac, à Ottawa, donnait de Pierre de Coubertin une image dépassant largement le seul horizon sportif et permettait, en insistant sur la vision pédagogique du vieux baron, de mieux comprendre le projet olympique lui-même, nourri de culture classique autant que de références anglo-saxonnes et de réflexions sociopolitiques. Yves-Pierre Boulongne a prolongé cette réflexion sur le mouvement olympique dans plusieurs livres, dont Pierre de Coubertin, humanisme et pédagogie, dix leçons sur l'olympisme (éd. du CIO, Lausanne, 1999).

Sépulture d’Yves-P. Boulongue à Saint-Marguerite sur Mer

RESISTANT - DEPORTE A BUCHENWALD

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 06:24

Les Terres Quemines, ce sont les « communes bruyères » ou « patures communes » de la paroisse d’Hautot situées en bordure de la forêt de Roumare avant la Révolution, soit les Terres Communes.

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de donner à la voirie du lotissement communal le nom de Résidence des Terres Quemines.

Le Conseil Municipal du 19 juin 1987 décide de l’installation de chicanes à l’allée piétonne des Terres Quemines pour empêcher le passage des grosses motos.

En 1995 le lotissement des Terres Quemines a été réhabilité après la mise en souterrain des réseaux de téléphone et d’électricité, sa voirie a été revêtue en enrobé.

Le Conseil Municipal du 2 décembre 2005, délibérant sur les voiries communales, intègre la voirie de la Résidence des Terres Quemines dans le domaine public.

Le tableau de classement de la voirie de la Résidence des Terres Quemines est composé de la voie communale n°10 (VC10 - voie principale) d’une longueur de 157 m qui commence à la VC2 et se termine en impasse et de la voie communale n°10a (VC10a - aire des Terres Quemines) d’une longueur de 70 m qui commence à la voie principale et se termine également en impasse.

Les trottoirs ont été rénovés au printemps 2016 pour un montant de travaux se chiffrant à 56 000 Euros. C’est le premier chantier de voirie effectué dans le cadre des transferts des compétences et des financements à la Métropole Rouen Normandie.  

L’opération de mise en place d’un éclairage public par « leds » dans le haut du village, piloté par les services de la Métropole, s’est faite en fin d’année 2018.

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine

Infos d’Hautot n°13 de l’été 2007 : Le chêne des Terres Quemines

Au prés de mon arbre, je vivais heureux, quelle belle chanson qui s’applique bien à notre grand chêne des hauts d’Hautot. Celui-ci d’un mètre de diamètre et d’environ 15 mètres de hauts, après élagage (certaines branches devenaient trop dangereuses) nous apporte son  ombrage lors des belles journées d’été. Préservé lors de la construction du « lotissement des Terres Quemines », il est planté sur une parcelle d’environ 800 mètres carrés qui avait été gardée libre de construction à la demande de l’architecte du premier lotissement, vendu par la commune, et du maire de l’époque Monsieur Maurice Brunel. C’est donc fin 1976 que ces champs ont été viabilisés et que ce chêne, qui s’était implanté dans une haie, a été sauvegardé. Plus tard, une table et des bancs attenants furent mis par la municipalité proposant un petit coin pique-nique aux mamans qui, par belle journée, viennent de temps en temps avec leur progéniture prendre le goûter, se détendre ou faire la causette avec des amies. Un gros pilier de clôture récupéré à l’entrée d’un champ apporte quelques places assises de plus et a souvent servi aux premiers exercices d’équilibre de nos tous petits. Rires et jeux mettent un peu d’animation et nous remémorent nos enfants qui y ont passé aussi de bons moments. Parfois un couple d’amoureux s’y installe, et notre grand arbre est témoin de leur idylle, ou alors 2 ou 3 copains ou copines se retrouvent pour se raconter leurs histoires d’écolier ou d’adolescent. Là, c’est notre jeunesse qui ressort. Eh oui les jeunes ! Nous aussi avons fait nos petites bêtises et avons eu nos petits secrets ou soucis d’ado, maintenant nous sommes à votre écoute. Comme dans tout endroit public, la table est parfois gravée du traditionnel cœur avec prénoms ou initiales, mais, dans l’ensemble, n’a pas été trop détériorée. Nos jeunes Hautotais dans un beau respect pour la nature n’ont jamais tailladé l’écorce de l’arbre. Bravo ! Continuez à le sauvegarder. Pour les plus grands, non, ce n’est pas un terrain de foot et les clôtures des voisins ne sont pas des « buts ». Pour se défouler à fond le terrain approprié est tout près et équipé comme il faut. Préservez vos endroits de rencontre et respectez le voisinage afin que nous vivions tous en bonne intelligence. Alain Langlois

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
fêtes des voisins du 31 août 2008

fêtes des voisins du 31 août 2008

La Résidence des Terres-Quemines à Hautot sur Seine
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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 05:12
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

Mes meilleurs souvenirs de Maire sont les expositions de peintures organisés par Catherine Caron-Langlois à Hautot-sur-Seine, Didier Legrand à Sahurs et Jean-Marie Creton à Saint-Pierre-de Manneville. Commenter les toiles avec les peintres, c’est un grand moment de détente.

Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

J’ai ainsi rencontré Anouchka (Séverine Roels-Thomassin) le 21 juin 2015 lorsque les jardins de la rue Saint Pierre s’ouvraient à l’art à Saint-Pierre-de Manneville.

Anouchka avait trouvé dans la peinture une compensation à ses propres souffrances, une thérapie. Elle expliquait sa démarche, illustration de la condition humaine.

Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)
Mes souvenirs de Séverine ROELS-THOMASSIN (1973-2020)

J’ai acheté "Sophia" un premier tableau le 17 octobre 2015 et un second tableau en juin 2019, ils décorent le mur de mon bureau sur mon lieu de travail.

C’était à chaque édition de la rue Saint-Pierre la motivation de mon déplacement. La maladie l’a emportée le 9 juillet 2020 en moins de trois mois.

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