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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 07:25

Croisez une centenaire, c’est comme revoir ses grands-parents, des dizaines d’années après leur disparition. Les photographies datent du 26 juin 2005, à l’occasion de l’entrecôte organisée par le comité des fêtes.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : Interview de la doyenne de notre village

L’Echo d’Hautot a voulu vous présenter la doyenne du village Madame Joséphine Lhomme qui vient de fêter  ses 96 ans. Nous la remercions de nous avoir accueilli et d’avoir répondu à nos questions.

L’Echo d’Hautot : Madame Lhomme, pouvez vous vous présenter ?

Madame Lhomme : Je suis née le 31 janvier 1903 à Criquebeuf la Campagne dans l’Eure. J’ai commencé à travailler  à l’âge de 11 ans dans une ferme. Je me suis mariée le 24 octobre 1922 à Criquebeuf avec Gaston Lhomme avec lequel j’ai eu 4 enfants (une fille, l’aînée née en 1923 et 3 garçons dont le dernier est né en 1939). Je suis arrivée à Hautot en 1932 et j’habite actuellement dans une maison située auprès de celle de mon fils Jean-Claude. Je vis toute seule (mon mari est décédé en 1989 à l’âge de 86 ans) et je fais même seule mon ménage. J’ai conduit jusqu’en 1995 (soit jusqu’à l’âge de 93 ans) et j’ai décidé d’arrêter lorsque mon fils a pris sa retraite. J’ai bêché et entretenu mon jardin jusqu’à 93 ans. Je suis en excellente santé et ne vois le médecin (un acupuncteur) que tous les deux mois. Je souffre de douleurs (de l’arthrose), mais je ne me plains pas compte tenu de mon âge. Je suis très heureuse et bien entourée de ma famille.

L’Echo : depuis quand habitez-vous Hautot et parler nous de votre expérience professionnelle. Les anciens s’en souviendront, vous étiez « charcutier ambulant » ?

Madame Lhomme : Après l’activité salariée de mon mari exercée à Elbeuf dans une charcuterie, nous avons décidé de nous mettre à notre compte en achetant un fonds de commerce. Ce qui fut fait à Elbeuf, puis Perriers sur Andelle et enfin Hautot où nous sommes arrivés en 1932. En effet, Monsieur Delapille vendait son fonds de commerce de charcuterie ambulante. Nous avons pris possession de la maison où réside actuellement Madame Languet, mère, rue du Rouage (*). Dans les bâtiments qui se trouvent derrière la maison, nous tuions et préparions le cochon. Nous avions une camionnette qui faisait les tournées sur Hautot, Val de la Haye et Dieppedalle Croisset. Plus tard, un deuxième camion que je conduisais moi-même fut acheté. Nous avions une bonne clientèle, il n’y avais pas comme aujourd’hui toutes ces grandes surfaces… Puis en 1950, nous nous sommes installés dans la maison où je me trouve actuellement et nous avons construit le laboratoire où était préparée la charcuterie.

Jusqu’en 1956 environ, le cochon était tué sur place puis nous avons dû passer par l’abattoir, où nous achetions le cochon mort mais non débité. Nous avons pris notre retraite en 1966 et notre fils Jean Claude a pris notre succession jusqu’en 1995 date à laquelle il a, à son tour, pris sa retraite. Personne n’a repris l’affaire.

L’Echo : Avez-vous une anecdote à nous raconter pour cette activité ?

Madame Lhomme : Eh, oui ! J’allais une fois par semaine, à Moulineaux, de l’autre côté de l’eau chercher des porcs chez un éleveur, à l’endroit où se trouve actuellement l’usine Renault. Je ramenais dans ma camionnette, une Peugeot 201, trois cochons qui faisaient beaucoup de bruit. Ceux-ci étaient tués et préparés à Hautot. Je prenais le bac de la Bouille pour les ramener 

L’Echo : Avez-vous des « hobbies » ?

Madame Lhomme : J’aime beaucoup les livres religieux. D’ailleurs tous les soirs, je prie pendant une bonne demi-heure avant de m’endormir. Je lis quotidiennement le journal. J’aime regarder la télévision, surtout les actualités régionales et l’émission « Question pour un champion » que je ne rate jamais. Enfin, le jardin et la vie en plein air me plaisent beaucoup. Les journées sont très occupées avec ma chienne qui est âgée de 16 ans.

L’Echo : Quels sont les secrets de votre longévité et de votre santé ?

Madame Lhomme : Je n’ai pas de secret particulier à vous confier. Simplement, j’ai une vie bine réglée. En effet, je me lève tous les jours à 6 H 30 et me couche vers 21 H. Je déjeune tous les matins à 6 H 45 et ensuite je fais mon ménage et soigne ma chienne. Je mange de tout (pas de régime particulier), je dors très bien. J’ai la chance d’avoir une très bonne santé qui me permet de me débrouiller seule. Je ne suis jamais malade, même pas la grippe ! Enfin, avoir le moral surmonte toutes les petites douleurs.

L’Echo : Nous espérons que nous pourrons fêter vos 100 ans ?

Madame Lhomme : J’y compte bien ! Mais toujours avec la même santé sans être dépendante. Je vous donne rendez vous dans quatre ans.

L’Echo : Nous vous remercions de votre disponibilité et de ce moment passé ensemble.

Madame Lhomme : Je vous remercie d’avoir pensé à moi pour ce reportage et j’espère vous avoir fait partager un bon moment avec les différentes anecdotes de ma vie que je vous ai racontées.

(*) En 1944 la cave de cette maison servait de refuge pour une cinquantaine de personne pendant les bombardements.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

Acte de naissance de Joséphine Léontine LAMBOY à Criquebeuf la Campagne le 31/01/1903 :

Du trente unième jour du mois de janvier, l’an mil neuf cent trois à sept heures du soir, Acte de Naissance d’un enfant qui nous a été présenté et a été reconnu être de sexe féminin, né ce même jour à six heures du soir au domicile de Madame veuve BOUAFFRE Pascalie, à Criquebeuf la Campagne, fille posthue de LAMBOY Joseph Auguste, décédé le vingt un octobre mil neuf cent deux, et de LOISEL Juliette Gabrielle, âgée de vingt deux ans, sans profession, mariés à Criquebeuf la Campagne, le quatre juin mil neuf cent un. Lequel a reçu les prénoms de Joséphine Léontine sur a réquisition et présentation à nous faites par Madame veuve LOISEL Julia Aimée âge de soixante quatre ans, sans profession, domiciliée à Criquebeuf la Campagne, grand-mère de l’enfant. En présence de GIGUERRE Edouard instituteur, âgé de trente sept ans et de LOISEL Arthur, mécanicien, âgé de vingt six ans tous deux domiciliés à Criquebeuf la Campagne. Les témoins ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi par nous Maire de la commune susdite, remplissant les fonctions d’officier public de l’état civil. La déclarante a dit ne savoir signer.

Mes souvenirs de Joséphine LAMBOY la centenaire d’Hautot-sur-Seine

Infos d’Hautot n°5 de l’hiver 2003 : Hautot-sur-Seine honore sa centenaire

Un évènement s’est déroulé dans notre commune le 1er février 2003. Madame Joséphine LHOMME est centenaire depuis le 31 janvier 2003. La commune a réuni tous les Hautotais (es) pour honore notre doyenne. Nous somme tous ravis, beaucoup d’entre nous avaient répondu présent à cette invitation. Vint le temps des discours retraçant la vie de Madame Joséphine LHOMME : tout d’abord, sa petite fille Florence, adjointe au Maire de la commune, ensuite Bruno Arriaga Mare de notre commune et enfin Dominique Randon, Conseiller Général. Bien évidemment, cette réunion ne peut s’achever sans le verre de l’amitié, tous les invités portent un toast à notre doyenne qui reçoit un magnifique bouquet de 100 roses offert par la Commune et le Club des Chênes de la Boucle ainsi qu’un jogging et un chemisier du Comité des Fêtes d’Hautot-sur-Seine. Notre Joséphine fut enchantée de cette journée. (A quand la prochaine centenaire ?) . La présidente du Club des Chênes. Ida Beauvallet ?

Photographie prise lors du repas du Buisson du 18 juin 2006 :

Joséphine Lamboy est décédée le 9 janvier 2007 à l’approche de ses 104 ans.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 15:39

Nous vicaire-général au spirituel et au temporel de notre père en Christ, monseigneur Guillaume, par la miséricorde divine, évêque d’Ostie de l’Eglise Romaine, d’Estouville et archevêque de Rouen, à présent absent (1), à notre aimé doyen rural de Saint Georges ou à son remplaçant, salut en Dieu.

L’église paroissiale d’Hautot, de votre doyenné, est à présent vacante, par la résignation ou démission de messire Nicolas HAUNSTON, prêtre, dernier recteur et possesseur de cette église, et aussi par la permutation qui est à faire avec messire Simon LANGLOIS, prêtre et chapelain de la chapelle, faite et admise par votre autorité en faveur de votre chapelle et non autrement. Le sérénissime Roi très chrétien, notre seigneur par la grâce de Dieu Louis Roi de France, affirmant que le droit seigneurial et celui de présentation à cette chapelle lui appartenait et compétait, nous présenta par ses lettres patentes notre messire Simon LANGLOIS, comme suffisant et convenable, c’est à vous de compléter cette action par l’autorité de notre révérendissime père. Nous vous mandons donc qu’après avoir appelé et adjoint les recteurs voisins de ladite paroisse d’Hautot, leurs chapelains et autres gens sages et discrètes, et après avoir publié trois bans pendant trois jours consécutifs, suivant l’usage et coutume de votre doyenné, vous fassiez par des témoins probes et dignes de foi enquérir de ceux qui peuvent avoir connaissance de ce qui suit, afin de vous informer en notre place.

D’abord, qui est le vrai patron de cette église paroissiale, qui avait coutume de présenter et qui présenta votre curé, et en vertu de quel droit et titre ? Aussi, si au sujet de ce droit seigneurial il y avait eu quelque procès, controverse ou matière d’enquête. Et si le procès était terminé, par quel droit, entre quelles parties et par quel jugement ?

Ensuite de la vie, mœurs, naissance et comportement de ce présenté ? S’il est lié ou empêché par une sentence quelconque d’interdit, de suspension ou d’excommunication, et s’il peut obtenir cette suivant le droit canonique. Depuis quand cette église est vacante, de son revenu annuel et du nombre de paroissiens et d’autres choses nécessaires à l’enquête ? Ensemble en nous donnant aussi les noms de ceux qui témoignèrent, en faisant apposer votre sceau en signe de la fidélité de cet instrument.

Donné à Rouen sous le sceau de la Grande Cour de Rouen avec notre signet. L’an de grâce 1471, 9ème jour du mois d’août.

(1) Il participe au conclave de 1471 qui élit Sixte IV et consacre le nouveau pape le 25 août 1471.

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

Sache Votre Excellence vénérable, que je fis publier dans l’église d’Hautot, de mon doyenné, trois bans durant trois jours divers et consécutifs, suivant l’usage au sujet du droit seigneurial de cette église, à l’instance du sage homme Simon LANGLOIS, prêtre présenté à cette église par vos lettres auxquelles est attachée la présente relation. Ayant fait adjoindre messire Guillaume de VILLEHAYE et Pierre PICART hommes discrets, prêtres de l’église de Sahurs, je fis mon information diligente sur le droit seigneurial, et autres choses contenues dans votre mandement par témoins probes et dignes de foi dont les noms et surnoms s’ensuivent ; personne ne s’est opposé à ces bans publiés au sujet du droit seigneurial etc. ce que je certifie par l’opposition de mon sceau. Donné l’an de grâce 1471, 18 octobre. (Sceau de Guillaume HAUTEY)

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

A mon seigneur homme prudent et vénérable d’une science éminente, vicaire général de monseigneur Guillaume d’ESTOUVILLE notre père en Christ, cardinal d’ESTOUVILLE et archevêque de Rouen, votre humble sujet et chapelain Guillaume HAUTEY prêtre doyen de Saint Georges, diocèse de Rouen, avec toute sa révérence et l’honneur que je lui dois.

A la question posée si à l’occasion de cette présentation, il y eut une quelconque simonie, fraude ou tromperie ou un autre pacte illicite au profit d’une irrégularité simoniaque, il répondit qu’il ne connaissait ni avait entendu parler d’aucune simonie, fraude, tromperie, etc. Il affirma que cette paroisse contenait douze paroissiens ou environ ; il dit aussi que le fruit et le revenu de l’église paroissiale d’Hautot pouvait valoir 20 livres t. ou environ pour les années normales etc.

Il ne saurait déposer rien d’autre sur le contenue de ce mandement.

Bertrand FAROUILLOT, âgé de 40 ans ou environ.

Laurent GUIBEL, âgé de 35 ans ou environ.

Jean CHOUGET, âgé de 36 ans ou environ.

Jean PILL, âgé de 40 ans ou environ.

Cardin DURANT, âgé de 37 ans ou environ.

Jean ROUETE, âgé de 47 ans ou environ.

Jean CLERENBAULT, âgé de 35 ans ou environ.

Michael PARQUET, âgé de 34 ans ou environ.

Gautier BERNEVAL, âgé de 45 ans ou environ.

Pierre CHOUART, âgé de 35 ans ou environ.

Robert CHOUGUET, âgé de 35 ans ou environ.

Pierre GUILLOT, âgé de 34 ans ou environ.

Tous les témoins disent et ont dit la même chose que le premier témoin sans addition ni omission. HAUTEY

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 10:28
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

L’actuelle rue de l’Ancien Vignoble correspond au chemin n°6 d’une longueur de 516 m, lors de la classification des chemins communaux, validé par le Conseil Municipal du 9 février 1833. Le Conseil Municipal du 5 novembre 1848 valide le changement d’une partie du chemin n°6 à l’angle du cimetière et mise en place d’un triangle avec le chemin n°2 (le chemin neuf). Le Conseil Municipal du 4 mai 1851 valide l’échange de terrain suite au changement de direction du chemin n°6 avec MM Lazurier de la Martel et Richard. Lors de la classification des voiries communales, validé par le Conseil Municipal du 5 juillet 1883, il est intégré à voirie communale n°3. Au cadastre de 1970 la voirie communale n°3, longue de 1476 mètres, commence à la RD 51 devant la grille du château, longe le cimetière et se termine au chemin rural n°5.

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de l’apposition des plaques de rues, la plus grande partie de la voie communale n°3 devient la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 28 mars 1986 vote des travaux de réfections de la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 9 juin 1989 approuve les travaux de mise en place de l’éclairage public de la rue de l’ancien vignoble, réalisés par le syndical intercommunal dédié. Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 valide les travaux d’enfouissement des réseaux BT (basse tension) et France Telecom de la rue de l’ancien vignoble. Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors des Conseils Municipaux des l0 février 2003 et 2 décembre 2005, la longueur de la voie communale n°3 (rue de l’Ancien Vignoble) est de 550 mètres. Le Conseil Municipal du 8 mars 2013 valide le projet de rénovation de la rue de l’Ancien Vignoble par un revêtement d’un coulis bicouche jusqu’à la rue du Buisson et la partie restante remontant jusqu’à la Rue du Moulin du Temple, en monocouche gravillonné. Mi 2013 l’arrêt FILOR situé dans le haut du village change de nom pour cause de doublon sur le territoire de la CREA, la nouvelle dénomination sera ANCIEN VIGNOBLE au lieu de LE ROUAGE. La mise en place d’un éclairage public par « leds » est effectuée fin 2018 en remplacement des ballons fluos.

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine
La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

Paris Normandie du 5 novembre 1951, repris dans l’Echo d’Hautot n°1 de juin 1989 : HAUTOT-SUR-SEINE a vendangé ses cinq hectos de picolo normand - Un reportage de Jean VERDIER

 

Dans la cour le teuf-teuf du deux-temps annonçait le pressoir ; et, joyeusement rassemblée sous la bruine, la famille au grand complet (père, mère, enfants, gendres, brus et petits-enfants) donnait à croire que l’on allait sacrifier le veau gras. Pourtant, il était encore tôt pour brasser ; et le sacrifice familial du veau gras est un passé de mode. M. Georges Delamare et les siens renouaient avec la séculaire tradition des vendanges normandes. (…)

Les yeux sur le pressoir, mais le regard errant sur ce majestueux rideau d’arbres dont la Seine, tente de voiler les profanations de sa rive gauche en aval de Rouen, M. Delamare, faisait son vin. Or, M. Delamare n’est ni un curieux, ni un original : douanier en retraite, il a ses deux pieds dans ses sabots et ses sabots biens posés sur la terre. Pour arrondir sa pension, il tient une petite ferme au hameau du Moulin, au dessus de Hautot-sur-Seine, et à ses heures creuses, tresse des paniers de l’osier que lui fournit le fleuve.

Lorsqu’il était en activité, M. Delamare avait pour ami un autre douanier, Vendéen de pure souche, celui-là, et à qui tous les cidres de Normandie n’avaient pu faire oublier le « gros plant » du pays. A tel point qu’au mépris des conseils de bon sens, il avait rapporté quelques pieds qu’il avait entrepris d’acclimater près de sa maison, au « chène-à-leu » à Grand-Quevilly. Finalement, les ceps avaient tenu le coup et chaque année, il en tirait un breuvage qu’il fallait, pour boire, se cramponner solidement à la table. « Mais chez toi qui habite de l’autre côté de l’eau, bien exposé au plein midi et à l’abri de ces mauvais vents d’ouest, ça devrait bien venir. Tu devrais essayer. » Tu devrais essayer ? Il y a tant de choses qu’on devrait essayer dans la vie …

Là-dessus arriva le printemps 1940, puis juin qui poussa M. Delamare sur les routes. Pas au hasard bien sûr. Déjà Bacchus l’avait pris par la main et le menait, par rudes étapes, vers la Vendée du collègue. La suite va de soi. Lorsqu’à la fin de l’été il regagna Hautot-sur-Seine, M. Delamare ramenait avec lui quelques pieds de « gros plant » et d’Othello (celui-ci noir, celui-là blanc) dont le mélange lui avait été conseillé. A quelques pas de sa ferme, il défricha un petit hectare, où, sur six rangées, disposés en quinconce tous les 1m 70, il planta, avec l’aide de son âne, les 500 pieds de l’expérience. Douce et innocente manie, pensaient (sans le dire) les voisins. Jusqu’à ce que, les pieds acclimatés ayant poussé leurs pampres jusqu’aux fils de fer, naquissent entre les larges feuilles bleues les grappes gorgées de sèvre normande, lourdes dures et pointues comme une mamelle de chèvre. Lorsqu’au bout de trois semaines on fit sauter la bonde du cuvier où les grains s’étaient écrasés sous leur propre poids, tous les voisins furent de la fête pour goûter le jus nouveau. Et un peu plus tard, tout le monde se retrouva pour déguster un authentique marc cauchois bouilli dans un alambic de fortune.

Depuis, c’est devenu une habitude : toute occasion est bonne de passer chez le « père Delamare » dont la porte est si accueillante. « Si vous nous faisiez goûter un peu de votre vin … ? ». Et, l’œil clair de joie et pétillant de fierté, le vigneron normand remonte de sa cave une bouteille poussiéreuse : son vin, notre vin. Vif, nerveux, frais, friand, léger, un peu bourru mais d’une robe charmante, un cachet très particulier mais une sève évidente ; quelque chose d’un aligoté rustique et dépaysé, mais tout chantant de souvenirs. Honnête piccolo normand …

Vers un timide rayon de soleil qui perce entre deux nuages noirs, M. Delamare tend le verre qu’il vient de remplir aux premières giclées de la presse hydraulique martyrisant la chair verte des grains sous 350 kilos de pression. Il en goûte une gorgée, plisse les yeux et passe à son voisin le verre qui, en silence, fait le tour de l’assistance … Dans la cour, le teuf-teuf des deux-temps n’annonce pas le gros bère, mais rythme l’hymne des vendanges cauchoises, des 500 litres de piccolo sans prétention comme sans tares qui, seuls peut être cette année dans toute notre province, lui rappelleront les vieilles pages de son histoire …

La rue de l'Ancien Vignoble à Hautot sur Seine

 

 

 

L’emplacement réservé n°2, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la commune, a pour vocation la création de places de stationnement et extension du cimetière pour une surface de 2050 m².

 

 

L’emplacement réservé n°5, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation l’élargissement de la voirie pour une surface de 186 m² (bande de 3m).

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 15:18

Maire de Sahurs de mars 2001 à mars 2014, Guy DA LAGE (04/08/1936 - 16/05/2014) a été pour moi un modèle de modération et un soutient par ses conseils et  dépannages. J’ai vite compris avec lui l’utilité d’un carnet de contact pour les urgences. Il nous donnait quelques astuces pour ne pas passer trop de temps dans les réunions protocolaires. J’aimai aussi sa façon de discourir avec un minimum de note et de l’improvisation. Je m’en suis inspiré afin d’être le moins ennuyeux possible dans mes interventions.

Photographie prise le 5 janvier 2008 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographies prises le 13 novembre 2008 lors de mise en route de la nouvelle poste de Sahurs. Guy Da Lage avec son premier adjoint Pierre PASQUIS (04/02/1936 - 20/11/2014).

Photographie prise le 5 septembre 2009 lors de l’inauguration du chemin piétonnier sécurisé de l’école.

Photographie prise le 8 janvier 2011 par Didier Legrand sur le bac de la Bouille, en revenant de la cérémonie des vœux en compagnie d’Etienne Hébert Maire du Val de la Haye.

Photographie prise le 5 décembre 2011 à Sahurs après la cérémonie aux monuments aux morts, Guy était le président de l’association des anciens combattants, ancien officier de réserve, il savait encore commander aux anciens pour une cérémonie impeccable.

Photographie prise le 12 janvier 2013 lors de la cérémonie des vœux au château d’Hautot-sur-Seine.

Photographie prise le 14 mai 2013 lors de la visite de Frédéric Sanchez, Président de la CREA, à Sahurs.

Paris Normandie du 22 mai 2014 : Au service de ses concitoyens

Originaire du nord de la France, Guy Da Lage était le dernier d’une famille de huit enfants. Il a suivi ses études à Aurillac à l’institut national de l’industrie. Après avoir servi en Algérie, il a rencontré Mimi, sa future épouse, avec laquelle ils fonderont une famille de cinq enfants. Il a commencé sa carrière professionnelle comme dirigeant. Après une vingtaine d’années dans la Manche, à Saint-Lô, il a été muté chez Mamie Nova, en Seine-Maritime. C’est à cette période qu’il décide de s’installer à Sahurs. Sportif, pratiquant dans sa jeunesse athlétisme et football à haut niveau, il était également musicien et jouait de la clarinette. Il était aussi passionné par l’armée : il a obtenu le grade de colonel de réserve et été décoré de l’ordre national du mérite, à titre militaire. Il a eu une vie associative très remplie et s’est toujours impliqué dans de nombreuses associations. Vingt ans au service de sa commune, d’abord conseiller, puis maire, de 2001 à 2014, il était volontaire, dévoué et toujours au service de ses concitoyens. Sa disparition soudaine laisse son épouse, ses enfants et ses dix petits-enfants dans une profonde tristesse. Chacun gardera de lui le souvenir d’un homme dynamique et serviable, intègre et courageux. Son optimisme et ses talents de coordinateur ont permis de mener à bien ses nombreux challenges. Ses obsèques religieuses seront célébrées aujourd’hui vendredi, à 15 h 30, en l’abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 09:04
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
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Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 16:01

Journal des débats politiques et littéraires du 6 janvier 1857 : Maladie contagieuse des animaux. La cocotte. Défense de l'administration. Infraction.

 

COUR IMPERIALE DE ROUEN (chambre correctionnelle). Présidence de M. LETENDRE DE TOURVILLE. Audience du 2 janvier.

 

Ce procès soulevait une question dont les agriculteurs du département de la Seine-Inférieure et la Société centrale d'agriculture elle-même se sont, dans ces derniers temps, assez vivement préoccupés.

Il s'agissait de savoir si l'on doit considérer comme une maladie contagieuse, dans le sens de la loi pénale, une affection propre aux bestiaux, vulgairement appelée cocotte (*), et dont sont atteints depuis 1840 un grand nombre de vaches et de bœufs. Cette maladie, contagieuse dans le sens littéral du mot, puisqu'elle se communique soit par le virus physique, soit par le virus volatil, pour parler le langage de l'art vétérinaire, n'est pas mortelle et ne porte aucune atteinte à la qualité de la viande, mais elle fait baver les bestiaux, peut les priver de lait pendant quelques jours et rend leur marche difficile. Jamais l'administration n'avait pris aucune mesure préventive contre la circulation des bêtes atteintes, et il parait que dans ces dernières années la maladie a pris de tels développements, qu'une grande partie des bœufs et des vaches amenés aux marchés de Poissy et de Sceaux en sont affectés. Voici dans quelles circonstances le tribunal correctionnel, puis la Cour, ont été amenés à s'occuper, au point de vue pénal, du caractère de cette maladie :

Le 1er septembre dernier, le sieur DUMENIL, cultivateur à Hautot-sur-Seine et fils du maire de la commune, avait acheté deux vaches à la foire d'Elbeuf. Ramenées chez lui, elles furent  peu de temps après atteintes de la cocotte; il les avait laissées pendant quelques jours dans l'herbage de son père, quand le 14 septembre, jour de l'ouverture du pâturage commun, en vertu du droit coutumier normand, il les envoya à la prairie sans qu'elles fussent encore guéries. Des réclamations s'étant élevées de la part de quelques habitants, le maire invita le sieur DUMENIL fils à les retirer; mais celui-ci n'ayant pas tenu compte de l'injonction, et des plaintes ayant été portées à l'adjoint, ce fonctionnaire, délégué par le maire, donna, le 15 septembre dans la matinée, au sieur DUMENIL l'ordre formel de retirer ses vaches de la pâture commune (*). Cet ordre ne fut pas immédiatement exécuté. Un douanier, le sieur CORBRAN, qui avait lui aussi, une vache dans la prairie, voulut faire sortir celles de DUMENIL, qui persista à les y laisser jusqu'à deux heures de l'après midi.

Procès-verbal de ces faits fut dressé par l'adjoint et transmis au procureur impérial, qui fit citer le sieur DUMENIL en police correctionnelle, comme prévenu d'avoir, au mépris des de l'administration, laissé des bestiaux infectés de maladies contagieuses communiquer avec d'autres, délit aggravé de cette circonstance qu'il en serait résulté une contagion parmi les autres bestiaux, vingt-huit vaches et un porc ayant été, à Hautot, atteints de la cocotte dans les derniers jours de septembre.

Les articles 459, 460 et 461 du Code pénal sont ainsi conçus :

« Art. 459. Tout détenteur ou gardien d'animaux ou de bestiaux soupçonnés d'être infectés de maladie contagieuse, qui n'aura pas averti sur-le-champ le maire de la commune où ils se trouvent, et qui, même avant que le maire ait répondu à l'avertissement, ne les aura pas tenus renfermés, sera puni d'un emprisonnement

de six jours à deux mois et d'une amende de 16 Fr. à 200 Fr.

» Art. 460. Seront également punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 100 Fr. à 500 Fr., ceux qui, au mépris des défenses de l'administration, auront laissé leurs animaux ou bestiaux infectés communiquer avec d'autres.

» Art. 461. Si de la communication mentionnée au présent article il est résulté une contagion parmi les autres animaux, ceux qui auront contrevenu aux défenses de l'autorité administrative seront punis d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans, et d'une-amende de 100 Fr. à 1,000 Fr. le tout sans préjudice de l'exécution des lois et règlements relatifs aux maladies épizootiques et de l'application des peines y portées. »

Par application de ces dispositions, le tribunal de police correctionnelle de Rouen, qui avait reconnu en même temps l'existence de circonstances atténuantes en faveur du prévenu, avait, le 26 novembre dernier, condamné le sieur DUMENIL à un mois de prison et à 500 Fr. d'amende. Celui-ci a interjeté appel, M. LE CONSEILLER JUSTIN a présenté le rapport de l'affaire, et dans une étude complète de la législation sur la matière, a cherché à quelles conditions il était possible de reconnaître, au point de vue légal, une maladie contagieuse. Me RENAUDEAU-D’ARC, avocat du sieur DUMENIL, a commencé en signalant à la Cour tout qui s'attachait à ce procès. S'il fallait, en effet, admettre avec les premiers juges que la cocotte est une maladie contagieuse, il en pourrait résulter comme conséquence l'interdiction de faire circuler sur les routes, de vendre aux foires et dans les marchés les bestiaux atteints de cette affection, sous peine de se voir frapper par des rigueurs du genre de celles dont le prévenu a été victime. Or, les marchés auxquels s'approvisionnent Paris et Rouen reçoivent chaque jour, sous les yeux des préposés de l'administration des bœufs et des vaches malades de la cocotte, envoyés à ces marchés par des cultivateurs de tout pays. Si le jugement pouvait être confirmé, cette simple circulation deviendrait un délit, et le cultivateur serait obligé de tenir ses bestiaux renfermés, sinon menacé de prison et d'amende. C'est ce qui fait que les agriculteurs se sont émus de la décision rendue par le tribunal de Rouen et que l'attention de la Société d'agriculture a été appelée sur cette question. Voyons donc si, dans la décision dont est appel, on ne s'est pas complètement trompé sur le sens et la portée des dispositions pénales qu'il s'agissait d'appliquer. L'avocat entre ici dans l'examen des lois antérieures au Code pénal qui se sont occupées des maladies contagieuses. Il cite notamment l'arrêt du conseil du 16 juillet 1784 et l'arrêté du Directoire du 27 messidor an V, pour en conclure que l'esprit de toutes ces lois démontre qu'elles n'étaient faites qu'en vue de maladies contagieuses d'une gravité suffisante pour entraîner la mort des bestiaux. L'article 1er de l'arrêt de 1784 révèle bien cette pensée, lorsqu'il cite, comme exemples la morve, le charbon, la clavetée, le farcin, la rage. Si le Code pénal ne contient pas d'énumération du même genre, il se reporte lui-même à ces anciennes lois non abrogées, et la sévérité des peines qu'il édicte est la meilleure preuve du caractère de gravité que doit avoir la maladie à propos de laquelle il s'agirait de l'appliquer. Or, qu'est-ce que la cocotte ? C’est une affection qui n'offre aucun danger et se guérit d'elle-même; les vaches mangent et ont peu de lait pendant quelques jours; elles ont mal dans la bouche et au fourchet des pieds, puis tous ces accidents disparaissent sans qu'il soit même besoin de l'homme de l'art. S’il est permis d'appliquer aux bêtes, pour caractériser cet état, une expression dont notre langue française ne les a pas honorées, il serait vrai de dire que ce n'est pas une maladie, ce n'est qu'une indisposition. Aussi n'a-t-elle jamais donné lieu à aucune mesure de police administrative. C'est ce qu'atteste M. FELIZET, vétérinaire désigné par l'administration pour les cantons d'Elbeuf et du Grand-Couronne, qui avait été appelé, par l'adjoint d'Hautot pour visiter les vaches de DUMENIL, et ce dans un certificat qu’il a délivré à ce dernier postérieurement à dirigée contre lui.

« Je certifie, dit-il, que depuis 1840, date de l'invasion de la maladie appelée vulgairement cocotte, il n'a été pris nulle part ni recommandé aucune mesure de police sanitaire contre cette affection généralement très simple et sans aucune suite fâcheuse ; que l'abord d'aucunes foires ni d'aucuns marchés n'a été interdit aux bêtes infectées, que tous les jours on voit librement circuler sur toutes les routes. »

Et, de leur côté, tous les maires des communes voisines d'Hautot attestent que jamais ils n'ont pris aucune mesure contre les bestiaux atteints de cette maladie, et qu'ils ne les ont jamais exclus du pâturage. Lé jugement doit donc être réformé.

M. JOLIBOIS, premier avocat général, tout en rendant hommage à l'honorabilité personnelle du sieur DUMENIL, le signale comme un entêté qui, malgré la défense de son père, malgré 1’ordre formel de l'adjoint, a voulu envoyer au pâturage commun des vaches qu'il savait malades, et il persistait à tel point dans son entêtement que quand un douanier, le sieur CORBRAN, vint les faire sortir du pâturage, il les y fit rentrer, comme pour braver l'autorité. Il faut que ces faits soient réprimés s'ils constituent un délit. Or, à cet égard, les articles 460 et 461 du Code pénal punissent les individus qui auront laissé communiquer avec d'autres des bestiaux atteints de maladies contagieuses. Il n'y a rien de plus dans la loi : les indications contenues dans les anciens arrêts n'ont pas été reproduites, et il n'y a que deux choses à voir la cocotte est-elle une maladie? Est-elle une maladie contagieuse ? C'est évidemment une maladie, puisqu'elle rend difficile la marche des bestiaux qui en sont atteints, puisqu'elle les empêche de manger, et surtout puisqu'elle les prive de lait. Il n'est pas contesté qu'elle se communique par un agent intermédiaire qui porte le nom scientifique de virus, élément contagieux; c'est donc bien une maladie contagieuse.

La Cour, dans un arrêt motivé avec beaucoup de soin, a décidé que le maire d'Hautot, légalement représenté par son adjoint, était en droit de faire défense au sieur DUMENIL fils d'introduire ou de maintenir dans une prairie commune ses vaches atteintes de la cocotte, et qui devaient s'y trouver en contact avec le bétail des autres habitants de la commune ; que ce droit, formellement établi par les articles 3, n° 5, du titre XI de la loi des 16-24 août 1790, et 46 du titre X de celle des 19, 22 juillet 1791 a été consacré de nouveau par l'article 460 du Code pénal et sanctionné par les peines que prononce cet article; que, d'après l'ensemble de la législation sur les pouvoirs administratifs, et notamment aux termes de la loi du 18 jui1let 1837, obéissance provisoire était due à la défense faite par l'adjoint d'Hautot au sieur DUMENIL, en vue d'une maladie qu'il considérait comme contagieuse, et ce jusqu'à la décision de l'autorité supérieure en cas de recours, sans quoi d'ailleurs les précautions prescrites par les lois et les défenses dont parle l'article 460 du Code pénal seraient illusoires.

Mais la Cour a reconnu en même temps qu'il n'était pas suffisamment prouvé que la maladie qui s'était déclarée parmi les bestiaux de la commune d'Hautot fut due à leur communication avec les vaches de DUMENIL ; qu'il y avait des circonstances atténuantes; pourquoi la Cour a confirmé le jugement, quant à la déclaration de culpabilité sur le fait de la part de DUMENIL, d'avoir au mépris des défenses de l'administration laissé communiquer avec d'autres bestiaux des vaches infectées de la cocotte, confirmé aussi pour les circonstances atténuantes, mais a déclaré DUMENIL acquitté de la prévention d'avoir, par la communication de ses bestiaux infectés, déterminé une contagion parmi les autres bestiaux de la commune d'Hautot ;

En conséquence, émendant quant à la peine, Cour a déchargé DUMENIL de l'emprisonnement prononcé contre lui, et a réduit l'amende à 100 Fr.

 

 (*) C'est à Francisco Toggia et à ses observations dans le Piémont en 1799 que la fièvre aphteuse doit son nom. La maladie est appelée communément surlangue, claudication ou encore cocotte.

(**) l’actuel bois communal

Le virus de la Cocotte à Hautot-sur-Seine
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:03
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Transcription de décès de Jean-Christophe Carol MARTIN du 28 février 1980 à Hautot-sur-Seine :

Ville de Valloire (Savoie) le cinq février mil neuf cent quatre vingt, à quatorze heures est décédé accidentellement, lieu-dit « La Charmette » Jean-Christophe Carol MARTIN, agent de codification, domicilié à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime) né le 8 mars 1961 à Rouen (Seine Maritime) fils de Paul Henri MARTIN et de Nicole Paule Cécile GAUDEFROY-DEMOMBYNES, son épouse, domiciliés à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime), célibataire.

Dressé le 6 février 1980 à 14 heures sur la déclaration de Monsieur EMERIC Yves, chef de poste du 13ème B.C.A., domicilié à Valloire (Savoie) âgé de 27 ans qui, lecture faite et invité à prendre directement connaissance de l’acte, a signé avec nous, Jean SEIGLE GOUJON, adjoint au Maire, Officier de l’Etat Civil en l’absence de Maire. Transcrit conformément à l’article 80 du Code Civil, le 28 février 1980 par Nous, Maurice BRUNEL, Maire de Hautot-sur-Seine.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Conseil Municipal d’Hautot-sur-Seine, lors de sa séance du 11 décembre 1981, décide de l’inscription sur le monument au mort de Jean-Christophe MARTIN, fils du Docteur Paul MARTIN,  décédé à l’armée lors d’un exercice.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Monde du 27 juillet 1981 : Deux militaires condamnés après la mort de deux appelés en montagne.

Deux militaires de carrière du 18e bataillon de chasseurs alpins, le capitaine Janin et l'adjudant Jeantet, ont été condamnés, vendredi 24 juillet, à des peines d'emprisonnement avec sursis, par le tribunal permanent des forces armées de Lyon, de huit mois pour le capitaine Janin et de cinq mois pour l'adjudant Jeantet. Ils étaient inculpés d'homicide involontaire sur la personne de deux appelés, Jean-Christophe Martin et François Morin (*). Les deux jeunes gens avaient été ensevelis le 5 février 1980, par une avalanche, à Valloire (Savoie), alors qu'ils effectuaient une séance de tir dans une zone signalée par un panneau " danger d'avalanches ", un jour où la météo mettait en garde contre les dangers d'avalanches.

Le commissaire du gouvernement, le colonel Faucher a déclaré que ce procès " devait être une réponse aux détracteurs de l'institution militaire " et a critiqué le lieutenant-colonel Spinelli, qui, s'il avait interdit, ce jour-là, les sorties en haute montagne, n'avait pas précisé qu'il interdisait aussi les exercices de tir. Celui-ci a, cependant, été acquitté. Les condamnations prononcées par le T.P.F.A. de Lyon devraient bénéficier de la loi d'amnistie. Les parents des victimes ont déposé une plainte contre X... auprès du juge d'instruction d'Albertville qui devrait, même si le tribunal civil se déclare incompétent, leur permettre d'avoir accès au dossier. Les sections de la ligue des droits de l'homme de Lyon et de Chambéry, le comité Droit et liberté dans l'institution militaire, et le Rassemblement national pour la vérité sur les accidents à l'armée ont qualifié ce procès de " simulacre de justice ".

 

(*) François Michel Daniel MORIN né le 9 juin 1960 à Sèvres (92)

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:38

Le Journal de Normandie du 8 février 1786 publie un rapport de Louis Lepecq de la Clôture (né à Caen en 1736, mort à Saint-Pierre-des-Assis en 1804).

Il est attaché à l'hôtel-Dieu de Rouen et médecin des épidémies pour la Généralité de Rouen.

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

 

Maladie épidémique en la paroisse de Hautot sur Seine

et au Rouage, hameau du Val de la Haye.

L’épidémie changeait de face, et plusieurs malades présentaient les symptômes de la fièvre putride avec exanthèmes (lésions cutanées).  L’on ignore si  c’est ainsi qu’ont péri dans la semaine qui a suivi le coup du dégel, trois vieillards de 60 à 75 ans, ainsi qu’une bonne fille  qui, partageant le zèle de son pasteur, s’était sacrifiée au soulagement des malades ; n’ayant été averti ni de leur état, ni de leur maladie, il fut impossible de leur être utile. Mais la sollicitude, la vigilance de Mr l’intendant et l’abondance des secours ont mis à portée d’arrêter très promptement les progrès que pouvoir faire cette nouvelle complication. Et si les succès sont consolants pour l’humanité, il ne sera pas moins intéressant pour les médecins, attachés à la branche importante des épidémies, d’apprendre que le caractère de celle-ci a été tellement saisi, les médicaments convenables administrés avec tant de soin et les précautions tellement prises, que la mortalité s’est trouvée absolument nulle parmi ceux qui ont été fournis au traitement.

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 05:18
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du Château d'Hautot sur Seine
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010
les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010

les travaux de consolidation des murs de la rue Saint Antonin de 2009/2010

Le parc du Château d'Hautot sur Seine
Le parc du château en 1812 cadastre napoléonien

Le parc du château en 1812 cadastre napoléonien

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 10:24

L’origine du nom du lieu-dit Mont-Miré est soumise à interprétation. L’hypothèse retenue est une transcription de « mons mirus », soit mont admirable ou mont mirifique. On trouve un Mont Miré à Saint–Saens. Le village de Miraumont en Picardie a été transcrit « mons mirus » au moyen-âge.

Sur le cadastre napoléonien de 1812, le chemin « du Rouage à Val de la Haye » correspond à l’actuelle rue du Mont Miré. Dans la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833, il devient le chemin n°4 de la route du Mont Miré d’une longueur de 910 mètres.

Le Conseil Municipal du 16 novembre 1934 adopte un changement de statut, le chemin rural devient le chemin vicinal n°4 sur une longueur de 590 mètres, ce qui permet laide de l’Etat et du département pour  son entretien. Le Conseil Municipal du 11 octobre 1973 décide de remplacer les lieux dits par des noms de rues, la voie communale n°4 devient la rue du Mont Miré.

La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine

Journal de Rouen du 11 juin 1824 : Bien patrimonial

A vendre, par adjudication publique et volontaire, à l’extinction des feux, en l’étude de Maître

Lefevre, notaire royal à Rouen rue Saint-Lo, n°11, le mercredi 16 juin 1824, à midi, une très jolie PROPRIETE, nommée le Mont-Sabine, située en la commune de Hautot-sur-Seine, à laquelle on accède par la grande route de Rouen à Sahurs, et par le bateau de la Bouille ; consistant en une maison construite en pierres et briques, composée au rez-de-chaussée de cave, caveaux, cuisine, office, laverie, salle à manger, salon, cabinet de travail et salle de bain.

Au premier étage, auquel on accède par un très bel escalier à rampe de fer, trois belles chambres à feu et quatre autres. Au second étage, quatre chambre dont une à feu et une salle de billard ; le tout en partie fraichement décoré, lambrissé et orné de glaces. On accède à cette maison par un jardin fleuriste, clos en partie de murs et fermé par grilles en fer.

Derrière ladite maison sont deux jardins potagers, dans lesquels est une citerne contenant 80 muids, et lieux d’aisances, clos de murs, en partie garnis d’espaliers ; au bout, un bosquet aussi clos de murs, en partie garnis d’espaliers en plein rapport, fermé par une grille en fer, et dans lequel existe une très belle tonnelle en charmille et une chaumière. Sur le côté de la maison, une masure close de haies vives et plantée d’arbre de haute futaie et à fruit, sur laquelle sont édifiés un bâtiment à usage de pressoir, étables à vaches et greniers pardessus, écurie, remise, buanderie et cellier, surmontés de beaux greniers. Lesdits jardins et bosquets contiennent une acre et demie, et la masure deux acres. Plus, mais séparément, une Rente foncière de 30 francs, affectée sur un immeuble situé à Hautot.

S’adresser, pour la Propriété, sur les lieux ; et, pour prendre communication des titres de propriété et du cahier des charges, à Maître Lefevre, notaire à Rouen, rue Saint-Lo, n°11.

La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine

Le Conseil Municipal du 9 juin 1989 approuve les travaux de mise en place de l’éclairage public de la rue du Mont Miré, réalisés par le syndical intercommunal dédié. Le Conseil Municipal du 15 mai 1997 décide de l’entretien par gravillon émulsionné de la rue du Mont Miré.

Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors des Conseils Municipaux des l0 février 2003 et 2 décembre 2005, la voie communale n°4 est d’une longueur de 590 mètres.

Le Conseil Municipal du 2 avril 2010 valide le projet d’effacement des réseaux d’une première partie de la rue du Mont Miré. L’enfouissement de l’éclairage public est opérationnel en 2011. L’enfouissement du réseau de France Télécom reste en attente près de deux ans, France Telecom remettant en cause ses engagements à l’échelon du Département de la Seine Maritime. De même un ancien poteau d’électricité non enlevé après les enterrements de réseaux reste en place jusqu’à fin 2014 à coté du nouveau poteau. La suppression du syndicat local d’électrification et le transfert de la compétence voirie à la Métropole, en modifiant le mode de financement dans un contexte de baisse des dotations de l’Etat, entrainent au final la non-réalisation de la deuxième tranche d’enfouissement des réseaux de la rue du Mont Miré. C’est la fin des enterrements de réseaux à Hautot-sur-Seine entamés dans les années 80.

Voirie métropolitaine depuis le 01/01/2015, le rue du Mont Miré est rénovée en 2019. La partie non revêtue est le reste du chemin rural qui est dans le domaine privé de la commune.

La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine
La rue du Mont Miré à Hautot sur Seine

 

Le chemin entre la rue des Farceaux et la rue du Mont Miré d’une longueur de 147 m est un chemin privé. Lors du Conseil Municipal du 28 août 1965, Mr Michon autorise le passage des piétons et véhicules sur ledit chemin (entre la parcelle 218 et les parcelles 216, 223, 221 et 232) mais il en reste propriétaire et se réserve la reprise du terrain qui ne doit pas être considéré comme une servitude obligatoire.

 

L’emplacement réservé n°7, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la création d’une desserte routière et piétonne sur une surface de 683 m². Cet emplacement réservé est motivé par l’absence de servitude de passage dans les actes de propriété des habitations riveraines.

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