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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 19:46

Le 27 avril 1935 Moïse Obselin (19/08/1883 - 23/05/1966), cafetier-restaurateur, conseiller municipal (1912-1945) et sergent dans la subdivision des sapeurs-pompiers d’Hautot-sur-Seine marie à Hautot-sur-Seine sa fille Fernande (05/04/1909 - 03/04/1986) à Justin Albert "Jean" Lavoinne (10/01/1908 - 20/11/1972).

Jean Lavoine a réalisé du 7 mai 1933 au 14 septembre 1933 avec Gaston Gouy le premier  tour de France en canoë de 4 215 kilomètres dont 2000 en mer entre Dunkerque et Marseille. Cet exploit a été médiatisé et l’objet de nombreux articles de presse. Un livre a été édité en 1934.

Dans la préface de leur ouvrage, on retrouve l’argumentaire de l’éducation par le sport. Le sport est présenté comme une école de courage et de ténacité. Le partage de « sentiments sportifs » avec un douanier, rencontré au hasard d’un bivouac, crée une intimité passagère. La narration s’achève dans la « conscience d’avoir accompli une performance sportive ».

L’aventureux mari de Fernande OBSELIN
L’aventureux mari de Fernande OBSELIN

LA TRAVERSEE DE LA MANCHE DE 1937

 

Le Grand écho du Nord de la France du 10 septembre 1937 : Un sportif rouennais a franchi le détroit du Pas de Calais en canoë. Il a accompli cette performance en moins de dix heures.

La traversée du détroit en canoë, qui avait été accomplie il y a quelques années par toute une flottille de canoës, entre Calais et Douvres, sur l’initiative du Canoë-Club de Calais, et qui fut également accomplie à différentes reprises par des canoéistes isolés, vient d’être réalisée, hier, une nouvelle fois par un sportif rouennais, M. Jean LAVOINE, âgé de 29 ans, habitant Hautot-sur-Seine, où il exerce la profession de mécanicien ajusteur. Il était arrivé la veille à Calais avec un canoë canadien.

Jugeant les conditions atmosphériques excellentes, il se rendit de bon matin au poste des pilotes du quai de Marée avec une voiturette sur laquelle était chargée la légère embarcation qu’il mit à l’eau avec l’aide de plusieurs marins.

Aussitôt il y prit place et de mit à pagayer à un rythme accéléré, affirmant qu’il accomplirait sa performance en un temps ne dépassant pas six heures. Un peu plus tard, une petite brise se leva qui pouvait contrarier quelque peu la marche de l’esquif qui avait mis le cap sur Douvres dès la sortie du chenal.

Ce fut en vain qu’on chercha à avoir des nouvelles du navigateur auprès des équipages de bateaux de pêche rentrés dans la matinée. Aucun d’eux n’avait aperçu le canoéiste. Celui-ci avait fait savoir à sa femme qu’il espérait arriver en temps suffisant à Douvres pour rentrer à Calais sur la « Côte-d’Argent » arrivant à 17 H 10.

En 1933, M. LAVOINE avait entrepris au cours de l’été, le tour de France en canoë et avait effectué ainsi un parcours en rivière et en canaux de 4 300 kilomètres. Dans l’après-midi, on apprenait à Calais que l’intrépide navigateur avait réussi à atteindre la côte anglaise, où il avait amerri à 14 H 15. Il était parti de Calais à 4 H 30 du matin. Il avait donc effectué la traversée en un peu moins de dix heures. L’état de la mer n’avait pas permis à M. LAVOINE de refaire le trajet en sens inverse ainsi qu’il en avait conçu le projet.

 

Journal de Rouen du 10 septembre 1937 : Jean LAVOINE a traversé le Pas-de-Calais en canoë

Londres, 9 septembre. Jean LAVOINE exerçant la profession de mécanicien à Rouen, qui était parti en canoë de Calais ce matin à 4 heures, pour traverser le Pas-de-Calais est arrivé à Douvres cet après-midi après un voyage de 10 H 1/2. Il espérait pouvoir regagner la France dès ce soir par la même voie mais par suite du mauvais temps, il repartira par paquebot.

Le Journal du 14 septembre 1937 (Paris) :

L’aventureuse traversée du « Channel » en canoë par le Rouennais Jean Lavoine

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL Rouen, 13 septembre.

Passer la Manche en canoë par mer calme est jeu d’enfant, indigne d’un sportif … Nous nous gardons modestement de verser cette opinion à notre compte. Elle appartient à Jean Lavoine. Jean Lavoine, c’est le héros de la récente traversée du Channel dont il a été parlé dans le Journal du 10

Cette déclaration, préambule à l’interview que nous désirions, nous venons de la recevoir de la chaude et nette cuisine de l’auberge de Hautot-sur-Seine, jouxte Rouen, où le hardi navigateur repose chez ses beaux-parents, de son exploit tout frais. Eu égard au principe ci-dessus, Jean Lavonie, 29 ans, ex-champion de canoë de Normandie, recordman de Rouen-Le Havre, 135 kilomètres en 13 H 45, auteur avec Gaston Gouy du premier Tour de France effectué sur un tel engin : 4 215 kilomètres, dont 2000 en mer ; Jean Lavoine donc, négligeant délibérément juillet et août et leurs flots d’huile, choisit pour sa tentative septembre et ses marées d’équinoxes qui « tapent » les cinq nœuds … Mercredi dernier à la nuit, il descendait dans la gare de Calais du train de Rouen. Poussant son embarcation sur le classique chariot, suivi de sa femme chargée des indispensables impédimentas,  il gagna tout de suite le port et ses petits cafés où consomment les vieux pêcheurs lourds d’expériences. Ceux-ci, aussitôt interrogés, déconseillèrent l’équipée, vue l’état des éléments.

L’O.N.M. déconseille Provoqué au téléphone, le météorologue de service à l’aérodrome de Saint-Inglevert égrena placidement une litanie de pronostics maussades : vent, baisse de température, pluie, prémisses d’un anticyclone. Il n’en fallait pas plus pour décider à partie Jean Lavoine, ennemi des solutions faciles. Après quelques heures de repos, il mettait son canoë - un « quatre mètres cinquante » - d’acajou à l’eau devant le sémaphore et s’insinuait dans le trou d’homme de l’hiloire de toile imperméable qui le portait. Il emmenait une éponge, une montre, trois sandwiches, un appareil photographique, deux bouteilles de bière, un demi-litre de cet apéritif dont les couloirs du métro psalmodient le nom sur fond jaune d’un terminus à l’autre, quatre bananes, 100 Francs et … son livret militaire. Les sages vieux pêcheurs s’étaient levée pour assister à l’appareillage et posèrent leurs griffes tremblées au bas du procès verbal. A 4 heures Jean Lavoine s’effaçait dans le noir, entre les deux feux clignotants à l’entrée du port.

«  Tout marcha très bien au début. La marée descendant m’emportait. Je me dirigeais sur le phare de Douvres très visible. A 6 heures 30 j’avais dépassé une bouée lumineuse que je savais à 13 kilomètres de Calais. Las ! c’est justement à 6 H 30 que les règlements britanniques prescrivent aux gardiens de phare de souffler leurs chandelles à éclipses. » Et Jean Lavoine ne vit plus rien. Ici, sur l’entrée d’une vieille dame, notre interlocuteur interrompt sa narration. « Bonjour, grand’mère, comment vas-tu ? » Point n’est besoin d’être fin psychologue pour constater que grand’mère, grommelant en embrassant sin petit-fils, va beaucoup mieux que ces jours-ci, mais qu’elle est résolument hostile à la propulsion à la pagaie pour les membres de sa famille. Reprise du récit de la traversée : « Alors là ça n’allait plus du tout. Je ne savais plus que faire. » Car, bien entendu, Jean Lavoine n’avait ni boussole, ni compas. « Je m’aperçu que j’avais été trop hardi. Je me suis dit : mon vieux, tu es en train de faire le rigolo. » La houle était forte. L’esquif claquait sur les vagues. « Chaque fois que je montais à la lame, j’étais freiné - houp-houp - ça désunissait mon mouvement. » Il lui fallait par surcroît vider à l’éponge le bateau. « J’avais au moins soixante litres de flotte dedans. Le camarade qui me l’avait prêté m’avait bien signalé une petite voie d’eau. En dix minutes, m’avait-il affirmé, ça s’étanchera. Ah ! Ce canoë n’était pas à vous ? Non. J’avais jugé le mien trop lourd pour ce travail. Et vous ne n’aviez pas essayé avant ? Non. » Jean Lavoine veut bien reconnaître alors que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire une traversée.

Indécision. En se retournant, il aperçut un peu de côte de France, enveloppée de brume, qu’il subodora être Gris-Nez. Allait il abandonner son projet et s’en retourner ? « Ça m’ennuyait. Je pensais aux marins de Calais, aux copains de Rouen à qui j’avais annoncé mon raid. Je décidai de ma laisser aller quelque temps avant de prendre une décision. » L’épouse du navigateur cesse alors un instant de gratter les plaques de sel qui enganguent les jambes du pantalon porté par son conjoint lors de la traversée. « Amour-propre masculin. » maugrée t’elle. Sept heures, huit heures, huit heures et demie. « Je dérivais, vidant mon bateau et me vidant moi aussi.  J’avais un violent mal de mer. » A 9 heures, le soleil apparut un instant. Grâce à sa montre, Jean Lavoine, put donc s’orienter. « Je me dis : Allons, je repars ! D’autant plus que j’aperçus au même moment un cargo que je jugeais se diriger vers Douvres. J’entrepris de le suivre. » Et puis tomba un grain formidable qui effaça cargo et soleil. Second instant de découragement. « J’ai voulu essayer de manger pour me changer les idées, mais toutes mes provisions étaient trempées. Un sandwich à l’eau de mer quand on a déjà mal au cœur. » Restait le liquide, Jean Lavoine absorba son demi-litre d’apéritif. Incontinent il aperçut un trait indécis soulignant l’horizon. Mirage ou falaises anglaises ? « Alors, j’ai redoublé d’efforts. Je tirais dessus. » C’était bien les iles britanniques. Elles grossissaient. Il était alors midi. « Et puis, malgré toute mon énergie, je sentis que je n’avançais presque plus. J’allais contre un violent courant. Alors, j’en ai eu marre. Il serait passé un bateau, je l’aurai appelé. » Mais il n’en est pas passé. Et à 14 H 30, Jean Lavoine, harassé échouait son canoë sur la plage de Douvres. La traversée en ligne droite compte 60 kilomètres. Il estime en avoir fait 70 au moins. Il s’étonna de trouver tant de monde à l’attendre. « Je n’avais prévenu personne. »

Mme Jean Lavoine avait eu une matinée des plus agitées. Les vieux pêcheurs, ses compagnons sur le môle de Calais, prétendant lui remonter le moral, l’avaient exclusivement entretenue de sombres histoires de jeunes imprudents péris en mer, puis un vapeur rentra dont les marins lui déclarèrent avec bonhommie qu’ils avaient aperçu l’esquif marital entraîné par les courants vers le large. Enfin, un adolescent empressé vint tout courant lui annoncer qu’un chalutier venait de rapporter dans un petit port voisin un canoë repêché vide au large. Ceci explique suffisamment que les autorités anglaises alertées par la veuve présumée, se soient trouvées à l’arrivée du rescapé. Jean Lavoine voyait l’Angleterre pour la première fois. Il n’y passa que treize heures dont douze employées à dormir. «  Je cauchemardais ! Je me retournais sans cette dans mon lit. Je voyais à droite et à gauche des lames énormes. Je croyais que j’allais chavirer. » Puis il prit la malle de France. Conclusion du héros : « J’ai eu peur. Je ne suis pas croyant, mais je me suis réclamé. J’ai promis un cierge. » Mme Lavoine : « Ton vœu est exaucé, puisque pendant ta traversée, moi j’en ai fait bruler deux. » Mais ceci pose un problème de droit canon absolument hors du sujet. JACQUES VIDAL-LABLACHE.

L’aventureux mari de Fernande OBSELIN

Photographie de Moïse Obselin avec sa mère et son gendre. 

LE RAID ROUEN-ALGER DE 1939

 

Journal de Rouen du 20 mai 1939 : Rouen-Alger en canoë par J. Lavoine et B. Thisse. Les deux Rouennais doivent partir le 4 juin

Après le Tour de France et la traversée de la Manche, le Rouennais Jean Lavoine vient de mettre sur pied en compagnie de son coéquipier Bernard Thisse, un nouveau raid en canoë : Rouen-Alger, soit 4 400 kilomètres à couvrir à force de coups de pagaie. Depuis quelque temps déjà Lavoine nous avait confié son intention de tenter une nouvelle expédition sur ce trajet. Toutes les dispositions ont été prises pour l’accomplissement de ce raid et le projet semble en bonne voie de réalisation.

Pour nos jeunes lecteurs qui ne connaîtraient pas la vaillante équipe canoéiste normande, rappelons ici les grandes lignes du palmarès de Lavoine et de Thisse, ils pourront ainsi se rendre compte qu’une telle entreprise n’est pas au dessus des force d’hommes bien entraînés et au moral bien trempé.

Lavoine acquit sa réputation grâce au Tour de France qu’il accomplit en 1933 en compagnie de Gaston Gouy. En 1934, il se signala en s’attribuant avec Thisse le record de Rouen-Le Havre en 1935, il acquit avec Gouy le record de Normandie de vitesse et de fond, puis seul, en 1937, il franchit la distance Calais-Douvres pour finalement rééditer cet exploit, l’été dernier, en compagnie de Thisse. Ce dernier, de quelques années plus jeune, possède néanmoins de belles qualités qui lui permirent d’être choisi par Lavoine pour effectuer les épreuves signalées ci-dessus.

Ce sont donc deux hommes aguerris qui vont s’embarquer pour Alger. Et maintenant indiquons l’itinéraire qu’empruntera le frèle esquif « Le Tour de France ». Rouen, Pris, Melun, Dijon, Lyon, Avignon, Arles, Sète, Port-Vendres, Barcelone, Tarragone, Valence, Alicante, Carthagène, Almeria, Malaga, Gibraltar, Tanger, Ceuta, Tétouan, Melilla, Oran, Tenès-Cherchel, Sidi-Ferruch et Alger. Si la tentative réussit, Lavoine et Thisse auront une bien belle performance à ajouter à leur palmarès. Mais d’ici-là que de coups de pagaie !

 

Journal de Rouen du 25 mai 1939 : Rouen-Alger en canoë 4 400 kilomètres

Thisse et Lavoine préparent activement leur randonnée vers l’Algérie ; encore une semaine et tout sera en ordre. Voici d’ailleurs ce qu’il leur faut emporter : une pagaie de rechange, un chariot pourvu de pneus-ballon le rendant insubmersible, une tente à double toit, deux matelas pneumatiques, deux sacs de couchage en duvet, une popote individuelle, une bouteille Thermos, un réchaud à essence, deux seaux en toile, une machine à écrire, un appareil photo fourni par Photo-Comptoir, trente pellicules dont vingt coloniales, un appareil cinématographique, quatre sacs rigoureusement étanches dans lesquels seront rangés tous les appareils ci-dessus, une boite à pharmacie, des outils, des produits alimentaires, des vêtements (deux tenues de ville et deux de bord).

Les hommes du Canoë-Club Normand et de la S.E.C. Amfreville partent comme on voit bien chargés. Heureusement qu’ils ont confiance en leurs bras.

 

Journal de Rouen du 1er juin 1939 : LAVOINE et THYSSE partiront dimanche prochain pour l’Algérie

Nous avons annoncé que Lavoine et Thysse allaient tenter de joindre l’Algérie en canoë. Leur départ est tout à fait imminent. C’est dimanche prochain, à 15 heures en effet, qu’ils embarqueront à bord du « Tour de France » au ponton des bateaux de la Bouille, pour se lancer, à travers rivières et canaux, vers la Méditerranée et Alger la Blanche.

Le Petit Journal du 4 juillet 1939 : Avec la mer, commence la partie la plus difficile et dangereuse de notre voyage" nous écrivent LAVOINE et THYSSE,

Nos hardis canoéistes Lavoine et Thysse, qui tentent l'expédition Rouen-Alger, sous le patronage du Petit Journal, ont entreprendre maintenant la plus hasardeuse partie de leur itinéraire. Après être passés à Saint-Gilles du Gard, où ils ont été fêtés comme il convient, ils atteignent aujourd'hui la mer à Palavas-les-Flots ... D'Avignon, où ils se trouvaient le 2 juillet, Jean Lavoine, chef de l'expédition, nous adresse une lettre dont nous extrayons les passages suivants :

Mon co-équipier et moi, nous sommes très satisfaits du résultat obtenu depuis notre départ de Rouen (4 juin) jusqu'à notre arrivée en Avignon (1er juillet) puisque nous avons parcouru 1 280 km en 28 jours (repos compris, deux jours à Paris pour visite au P. J. ; une journée à Dijon, une autre à Chalon) soit 1 280 km en 24 jours de navigation. Jusqu'à ce jour, je vous dirai que le plus pénible de notre expédition fut la remontée de la Seine, de Rouen à Montereau, celle de  l'Yonne jusqu'à Laroche et ensuite le canal de Bourgogne qui, avec ses 120 écluses sur 240 kilomètres de parcours, nous obligea à quelques exercices de force pour les passer. Après Saint-Jean-de-l'Osne, nous eûmes une navigation très différente et plus facile parce que bénéficiant du courant. En effet, la Saône en crue nous permit quelque peu d'augmenter notre moyenne de marche et d'atteindre rapidement Lyon, où nous devions emprunter le Rhône. Inutile de vous dire que c’est aux environs de 17 km heure que nous le descendîmes jusqu'à Avignon, ceci s'expliquant après les fortes pluies d'orage que nous avions, quelques jours avant, soulignées. Aujourd'hui 2 juillet, par le canal de Beaucaire, nous allons nous diriger à travers la Camargue par Bellegarde, Saint-Gilles, Aigues-Mortes, Palavas-les-Flots, Sète où, à partir, de là, nous naviguerons désormais sur la mer jusqu'à Alger. A noter que, jusqu'à Port-Vendres, limite de la côte française, nous choisirons également Agde, Narbonne-Plage, la Nouvelle, Port-Saint-Laurent comme buts d'étape, avant d'attaquer la côte espagnole. Cette première partie de notre long voyage n'st pas encore la plus difficile ni la plus dangereuse. Egalement, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir rappeler notre bon souvenir à toutes les sections et permanences des villes ci-dessous, qui nous ont reçus toujours avec enthousiasme : Mantes, Sartrouville, Paris, Corbeil, Melun, Fontainebleau, Montereau, Sens, Joigny, Saint-Florentin, Tonnerre, Ancy-le-Franc, Montbard, Venarey, Précy, Pouilly-en-Auxois, Bligny, Dijon, Saint-Jean-de-Losne, Seurre, Chalon-sur-Saône, Tournus, Mâcon, Villefranche, Lyon, Coudrieu, Saint-Vallier, Valence,  Montélimar, Pont-Saint-Esprit, Avignon et Saint-Gilles. Jean LAVOINE

 

Journal de Rouen du 8 juillet 1939 : Lavoine et Thysse sont arrivés à Sète.

 

Journal de Rouen du 2 août 1939 : Lavoinne et Thisse sont à Carthagène

Nos compatriotes poursuivent leur randonnée sans encombre et les dernières nouvelles qu’ils nous ont envoyées sont des plus optimistes. Aidés par les courants ils accomplissent chaque jour des étapes variant de 55 à 70 kilomètres. A cette cadence, ils en auront bientôt terminé avec la côte espagnole. A l’heure où nous vous écrivons, ils ont quitté Carthagène et se dirigent vers Malaga.

 

Journal de Rouen du 29 août 1939 : Thysse et Lavoine sont immobilisés à Algésiras

Les deux canoéistes rouennais, qui tentent de relier en canoë Rouen à Alger, Bernard Thysse et Jean Lavoine, se trouvent actuellement - ou plus exactement se trouvaient il y a encore une dizaine de jours - immobilisés à Algésiras. Une lettre de Bernard Thysse à son père, Lucien Thysse, que nous avons rencontré hier et qui nous l’a communiquée, vient de nous l’apprendre.

Cette lettre est datée du 16 août. Après avoir fait naufrage à Malaga, et avoir « laissé au fond » leurs papiers, leur linge et leur argent, les deux Rouennais eurent la chance de rencontrer un voilier monté par deux jeunes Lyonnais, qui se rendaient à Gibraltar, via Casablanca. Ils se mirent donc d’accord une maison de Malaga pour la réparation de leur bateau, puis acceptèrent l’hospitalité des deux Français, à leur bord, pour gagner après quelques jours de mer, le port d’Algésiras. C’est là qu’ils attendent qu’on veuille bien leur renvoyer leur canoë, en vue de continuer leur randonnée. Mais les transports sont longs en Espagne, et cette attente paraissait se prolonger.

Si fâcheux que puissent être pour eux cette attente et cette longue expectative, celle-ci parait cependant permettre aux deux jeunes gens de se reposer quelque peu, car un embarras gastrique assez grave les avait plutôt handicapés. Au reste, un moral sans atteinte, et l’espoir de regagner bientôt Rouen  pour y retrouver la famille et les menus familiaux.

Journal de Rouen du 8 octobre 1939 : La fin du raid Rouen-Alger par Lavoine et Thisse

Nous sonnes heureux d’informer nos lecteurs que nous avons reçu des nouvelles des deux jeunes Rouennais qui avaient entrepris ce long voyage d’aventure. Après avoir longé les côtes du Maroc espagnol, les canoéistes de trouvaient à Mélilla la veille de la mobilisation générale, le 1er septembre. Les événements interrompaient leur raid au moment où il touchait à sa fin, et après avoir franchi victorieusement les étapes les plus dures.

Nos amis durent se rendre d’urgence en autocar jusqu’à Oran et se présentèrent à l’autorité militaire : Lavoine fut mobilisé immédiatement sur place et rejoignit Mascara ; quant à son camarade Thisse, il dut attendre une quinzaine de jours avant d’être rapatrié. Tous deux vont bien. Le raid Rouen-Alger en canoë peut dont être considéré comme réussi, puisque nos jeunes sportifs ont pu aller de Rouen jusqu’au Maros en surmontant les plus grandes difficultés et alors que la fin de leur voyage était envisagé par eux sans inquiétude. Félicitons sans réserve les deux vaillants Rouennais du résultat heureux de leur raid et aussi de leur moral et de la volonté qui les a soutenus pendant cette longue épreuve.

Jean Lavoine  promenait régulièrement sa femme Fernande en barque sur la Seine (témoignage Michèle Pasquis)

Photographie de Fernande Obselin sur la Seine, vue sur l’embarcadère d’Hautot sur Seine

 

Partis mariés en barque d’Hautot-sur-Seine, ils arrivèrent divorcés à la Bouille (témoignage Jean Fortier)

Le divorce a été prononcé le 4 mars 1959. Jean Lavoine se remarie à Oran (Algérie Française) le 25 janvier 1960 avec Consolation Marie RIADO (28/05/1914 - 17/01/1996). Il est décédé à Caen le 20 novembre 1972 et repose au cimetière de Saint-Lô dans la Manche.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 07:12
LA COMMANDERIE DE SAINTE VAUBOURG

LA COMMANDERIE DE SAINTE VAUBOURG

Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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LA COLONNE NAPOLEON
LA COLONNE NAPOLEON
LA COLONNE NAPOLEON
LA COLONNE NAPOLEON

LA COLONNE NAPOLEON

LE BAC DE GRAND COURONNE

LE BAC DE GRAND COURONNE

LA MAISON DU PASSEUR
LA MAISON DU PASSEUR

LA MAISON DU PASSEUR

Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon

José Raillot le 17 janvier 2020 : cette grange que j'ai bien connu aussi, se trouvait en bas à droite lorsque l’on monte sur la rue Michon. De mémoire il y a eu pendant très longtemps les abreuvoirs. Mon oncle Guy Gendron avait investi les murs. Mr Rose rentrait chaque soir de cette grange avec l’habit de circonstance, les bottes caoutchouc, le couvre chef et surtout le collier en bois qui épousait ses épaules où il mettait ses brocs à lait. Chaque soir il s'arrêtait chez ma grand mère vers 8 h 45 - 9 h 15, il fallait l’attendre le client ... et c’était les trios de boites de pâté William Saurin avec la petite clef minuscule pour ouvrir, le gruyère râpé par la grand mère et encore un «tiot» truc. Chez ce genre d’hommes on soupe mais ne mange pas. Moi « petiot » je pensais que tout le mois il ne se changeait pas et surtout qu’il gardait jour et nuit ses bottes. C’était un homme que nous respections et qui faisait l’admiration de chacun. La vie la nature c'était lieu.

Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
LA GRANGE DIMIERE

LA GRANGE DIMIERE

Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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MONUMENT OFFERT PAR LOUIS LEZURIER DE LA MARTEL

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Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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LE PARKING FORD

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LE PARKING FORD

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Nos voisins du Val de la Haye et leur colonne Napoléon
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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 06:57
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 16 janvier 2019 : Le slam du premier adjoint

En l’absence pour raison de santé, du maure Jean-Bernard Seille, c’est son premier adjoint, Alain Langlois, qui s’est exprimé au nom de la municipalité, dans le cadre de la cérémonie des vœux qui se tenait, samedi 12 janvier dans l’enceinte du château d’Hautot. Devant un parterre composé d’habitants et d’élus, au nombre desquels les sénatrices Nelly Tocqueville et Catherine Morin-Desailly et la députée Sira Sylla, Alain Langlois a tenu, à présenter, un à un, les membres de l’équipe municipale « qui œuvrent tout au long de l’année afin qu’il fasse bon vivre dans la commune ».

Revenant sur le bilan des changements engagés en 2018 et ceux à venir en 2019, il a salué « la fin du chantier de l’école au bénéfice de ses 40 élèves, le projet de construction de 12 nouveaux logements, le remplacement de certains éclairages publics par des dispositifs moins énergivores ou encore la poursuite de la mise en conformité sécurité et accessibilité de certains bâtiments ». Par ailleurs, Alain Langlois n’ pu s’empêcher de commenter avec l’actualité en déclamant un poème de sa composition : « Pas d’parti politique, juste celui d’la logique, j’suis au service d’habitants depuis plis d’40 ans ! M. l’Président, est-ce que tu m’entends ? Car même si tu m’écourte eh bien j’en doute … Prends pas d’ton arrogant ni un air méprisant même si ton gouvernement est trop intelligent […] Le porte-parole Griveaux il nous prend pour des veaux, on pique les animaux, ruade et coups de sabots […] Aux prochaines élections, sûrement un vote sanction, pour les européennes je sens monter la haine … ». Invitée à s’exprimer à l’issue de ce pamphlet, la députée Sira Sylla aura ces mots : « La proximité est importante … Je comprends les revendications des gilets jaunes. Je reconnais que le Président et les ministres n’ont pas su écouter les maires, les députés, les citoyens … C’est pour cela que nous devons participer au grand débat. Cette crise est une opportunité pour retrouver une cohésion, on peut y arriver ! ».

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 15 mars 2019, un point est fait sur les travaux d’accessibilité. L’Agenda d’accessibilité a été approuvé par la Préfecture au mois de janvier. Les autorisations d’urbanismes sont en cours d’élaboration. Les premiers travaux sont la création de toilettes accessibles à la Salle Maurice Brunel et au Château, et la création de places de parking réservées.

Dans le cadre d’un stage de deux semaines à Petit-Couronne, je reçois le 22 mars 2019 une délégation de 8 élus des villes de Tabou et de San Pedro de la République de Côte d'Ivoire, dont Alfa Sidibe, pour leur présenter le fonctionnement d'une petite commune, avec une visite rapide des équipements communaux.

Achat de l’exposition des peintres d’Hautot des 18 et 19 mai 2019

Le parc d’Hautot et la chapelle sous la neige de Geneviève Eggersdorfer

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 22 mai 2019 : Nouveau look pour l’école

Avec l’inauguration des travaux de rénovation de l’école Maurice Genevoix, c’est le projet d’un mandat qui se concrétise.

Ils sont venus, ils étaient tous là, représentants de la Région, du Département, de la Métropole Rouen Normandie, vendredi 17 mai pour officialiser, enfin, le nouveau look de l’école Maurice-Genevoix, inaugurée en 1990 par Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée nationale.

L’établissement qui compte une quarantaine d’enfants est le centre et le devenir de la plus petite commune de Seine-Maritime. Mais presque trois décennies après sa mise en fonction, plusieurs lois étant passées par là, vint le temps de penser à une mise aux normes Personnes à mobilité réduite (PMR), environnementales et énergétiques !

Jean-Bernard Seille, l’actuel maire, ne s’en cache pas : « Quand j’ai pris mes fonctions, je savais quel combat il allait falloir livrer. J’avoue que cela m’a motivé ! »

Un travail de longue haleine

Homme de dossiers, de chiffres, il n’aura en effet de cesse de « traquer la subvention », l’aide suprême pour boucler un budget qui, finalement se chiffrera à 615 000 €, une gageure pour un village de quelques centaines d’habitants.

« On avait quelques économies, effectuées sur les exercices municipaux précédents mais le compte n’y était pas. » État, Région, Département, Métropole ont donc été sollicités et ont, finalement, abondé à hauteur de 323 400 €. « On passera sur tous les aléas qui ont jalonné cette réalisation (défaut de certains prestataires, intempéries, retards dans les réponses aux demandes de subventions...), reconnaît le maire, pour ne retenir que le soutien des parents d’élèves, l’adaptabilité des enseignants et l’appui et le suivi de l’ensemble du conseil municipal ».

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine
L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 24 mai 2019, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) de la Métropole Rouen Normandie est examiné avec l’aide des services de la Métropole et un support écrit contenant les spécificités de la commune. Le traitement des cavités souterraines est amélioré par rapport au PLU actuel de la commune. Des explications sont données sur l’Orientation d’Aménagement et de Programmation (la zone ouverte à l’urbanisation située à côté du cimetière). Pour d’éventuelles remarques sur des parcelles, il y a l’enquête publique qui va se dérouler du 19 aout à 1er octobre 2019, la Mairie de Hautot sur Seine étant un des sites d’accueil. Le Conseil approuve le PLUI avec une remarque concernant l’emplacement réservé n°4 situé en haut de la rue du Rouage.

Repas du 31 mai 2019 avec les membres actifs du Comité des Fêtes d'Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 24 mai 2019 a désigné Jean-Bernard SEILLE titulaire et Jean Louis ROUSSEL suppléant comme représentant de la commune au comité de pilotage du site Natura 2000 « boucles de la Seine Aval » qui se réunit le 19 juin 2019 à Heurteauville. Les actions de ce site sont coordonnées par le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande. Le comité de pilotage est composé des collectivités territoriales, des services de l’Etat, des représentants de propriétaires et d’usagers et d’associations.

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 4 juillet 2019 : Au sein de la Métropole Rouen Normandie, le service de transport à la demande Filo’r évolue

Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, Marc Massion, vice-président en charge de la mobilité durable, et Nelly Tocqueville, vice-présidente en charge des petites communes ont présenté samedi 29 juin à la mairie du Val-de-la-Haye, les évolutions du transport à la demande Filo’r.

Ce service, géré par la société Keolis, lancé en 2011 par la Métropole, est la première expérience de transport à la demande à grande échelle réalisée en France. Il connaît un grand succès puisque les quarante-trois chauffeurs ont transporté dans leurs vingt-six minibus plus de 800 personnes en moyenne par jour, habitants des trente-sept communes rurales et périurbaines desservies. Néanmoins, la Métropole a souhaité répondre au mieux aux attentes des usagers. Après consultation, trois nouveautés majeures viennent renforcer ce service depuis le lundi 1er juillet. La fusion des zones de déplacements est passée de huit à cinq pour une meilleure mutualisation des moyens de l’exploitant et permettre une offre élargie ainsi que des temps de parcours réduits. Il y a désormais onze points d’échange, contre neuf précédemment, répartis dans les cinq zones, en correspondance avec les lignes régulières du réseau Astuce. Les modalités de réservation : la réservation la veille avant 19 h reste la règle, mais un usager pourra voir sa demande « greffée » sur une réservation déjà effectuée, mais non utilisée, sous réserve des places encore disponibles.

L'année 2019 à Hautot-sur-Seine

Le 9 juillet 2019, le bon pour accord est donné pour la réalisation des travaux d’accessibilité à l’entreprise Qualité Construction Rénovation. Il s’agit de la création de sanitaires à la Salle Maurice Brunel pour 21 150 Euros HT, du réaménagement des sanitaires du château pour de 14 250 Euros HT et de la Création d’une allée dallée au cimetière pour 14 250 Euros HT. Les autres travaux envisagés ne sont pas retenus.

Lors du Conseil Municipal du 4 octobre 2019, l’incendie de l’usine Lubrizol est évoqué pour l’absence totale de communication, l’absence d’information et une gestion de crise non satisfaisante. A Hautot, l’école a été fermée.

 

 

 

Paris Normandie du 3 décembre 2019 : la succession est ouverte

Avec une liste rajeunie, Boris Demeulenaere, 46 ans, est candidat pour succéder au maire qui ne se représente pas. Le maire Jean-Bernard Seille (élu en 2014) ayant choisi de ne pas briguer un second mandat, Boris Demeulenaere, 46 ans, se présente à la succession. Installé depuis sept ans dans la plus petite commune de la Métropole (430 habitants), ce père de famille, fonctionnaire territorial, est à la tête d’une liste sans étiquette de onze candidats avec pour slogan « Hautot-sur-Seine, ma commune saine ». Dans ce village des boucles de la Seine, où la mairie est grande comme une maison de poupée, le postulant estime qu’il est urgent d’exploiter le potentiel de la commune et d’être acteur de son destin. « Le groupe a commencé à travailler depuis le mois de mai. Avec une moyenne d’âge de 44 ans, nous voulons animer la commune, empêcher qu’elle devienne une cité dortoir », annonce le candidat. Il est conscient des atouts : une école récemment rénovée, de jeunes couples espérés dans un lotissement qui pourraient faire franchir la barre des 500 habitants d’ici un an.

Le Conseil Municipal du 13 décembre 2019 évoque les investissements à réaliser à l’école. Le jeu obsolète est à remplacer, la pelouse est à restaurer et les postes informatiques sont à remplacer. Ces équipements ne figurent pas au budget 2020, voté ce même jour, qui intègre le programme des travaux d’accessibilité. Ces dépenses sont à envisager après le vote du compte administratif 2019 avec la reprise du résultat.

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 18:49

Journal de Rouen du 9 juillet 1881 : Le sinistre d’Hautot-sur-Seine. DEUX VICTIMES

Une lugubre nouvelle s’est répandue hier à Rouen et y a soulevé une douloureuse émotion. On apprenait qu’un sinistre affreux avait éclat, la nuit précédente, à quelques kilomètres de notre ville , et avait fait deux victimes. C’est dans la commune d’Hautot-sur-Seine, canton de Grand Couronne, que s’est produit ce nouveau désastre, triste pendant de la catastrophe de la rue de la République.

Le feu s’est déclaré dans une ferme appartenant à M. E. Dieusy, de Rouen et exploitée par Mme Mazier. L’embrasement a pris un si soudain développement, qu’un habitant de la maison, M. Herlin, a été asphyxié dans son lit. La fermière, Mme Mazier, a été horriblement brûlée en cherchant à sauver ses bestiaux. Une vache et tous les animaux de basse-cour ont péri dans les flammes. On ignore la cause du sinistre.

M. E. Dieusy, propriétaire de l’immeuble incendié, nous écrit pour remercier toutes les personnes qui sont venues apporter les secours pour combattre le sinistre, et en particulier M. Poullard, maire de la commune.

Le sinistre d’Hautot-sur-Seine du 8 juillet 1881

Journal de Rouen du 10 juillet 1881 : Le sinistre d’Hautot-sur-Seine. Nouveaux détails.

La seconde victime du lugubre sinistre qui a éclaté à Hautot-sur-Seine, dans la nuit de jeudi à vendredi, Mme Mazier, âgée de cinquante-trois ans, a succombé vendredi soir aux affreuses brûlures qu’elle avait éprouvées. Voici des détails de ce drame navrant :

C’est vers une heure du matin que le feu s’est déclaré dans la ferme de M. Eugène Dieusy, qu’exploitait Mme Mazier. Cette ferme était un bâtiment rectangulaire de 24 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur, comprenant rez-de-chaussée surmonté d’un grenier couvert en chaume. Quatre personnes habitaient dans l’immeuble : Mme Mazier, son fils, âgé de vingt-deux ans ; un vieillard, M. Herlin, âgé de soixante-dix ans, leur locataire, et un domestique de la ferme. Mme Mazier et son fils occupaient ensemble une pièce à l’aile droite. Venaient ensuite, tout d’un tenant, une étable renfermant deux vaches et deux génisses ; une grange, contenant du grain ; puis le logement de M. Herlin enfin une cuisine formant l’aile gauche.

Le local où résidait M. Herlin n’avait guère que 3 mètres 50 de longueur, et était séparé en deux pièces, dans le sens de la largeur (6 mètres, avons nous dit) par un refend en planches. Le vieillard avait fait de la pièce de derrière sa chambre à coucher. Dans cet étroit réduit, éclairé par une petite fenêtre donnant sur la cour, il y avait d’un côté son lit, de l’autre une sorte d’étagère où il déposait divers menus objets. L’autre pièce, également éclairée par une petite fenêtre donnant sur la rue, lui servait de salle et contenait ; dans le fond une armoire qui n’était séparée du lit du vieillard que par le refend ; à côté, un petit fourneau, une table ronde, et une sorte de planche-étagère.

Ces détails étaient nécessaires pour expliquer les circonstances du sinistre, car c’est dans le logement du vieillard que le feu a pris naissance. Comment, on ne sait au juste. Cependant, certains indices permettent de se rendre compte à peu près exactement de la manière dont les choses se sont passées. On présume que le vieillard se sera levé au milieu de la nuit pour aller fouiller dans son armoire laquelle contenait tout son petit avoir. En approchant trop près sa chandelle, il aura communiqué la flamme au linge renfermé dans cette armoire. Ce qui donne lieu à cette supposition, c’est l’état de destruction de cette pièce comparativement aux autres parties du bâtiment. L’armoire, en particulier, est totalement brûlée avec son contenu. D’autres part, plusieurs personnes ont avoir vu, vers minuit, une clarté dans la salle, à travers les fentes de l’auvent.

Quoi qu’il soit de la cause, aussitôt que le feu a eu percé le plafond de l’appartement entre les solives, en un clin d’œil, l’embrasement a gagné tout le grenier couvert en chaume et où il y avait de la paille d’avoine et des sacs de grains. Cela a dû prendre comme une traînée de poudre. Mme Mazier et son fils ont été réveillés par le crépitement des flammes au dessus de leurs têtes, et les mugissements des vaches qui étaient dans l’étable contigüe à leur chambre.

Alors se passe une scène indescriptible. Vêtue seulement d’un jupon, la fermière s’élance au dehors suivie de son fils et tous deux courent à l’étable pour sauver leurs bestiaux. Déjà, ils ont réussi à faire sortir les deux vaches et une génisse. Il en reste encore une. Mme Mazier s’obstine à vouloir la détacher, malgré le danger. Tout à coup, un craquement se produit, et une partie du grenier s’écroue dans l’étable, obstruant la sortie de débris enflammés. Affolée par cette pluie de feu, Mme Mazier veut s’enfuir ; mais elle tombe la face contre terre. Sa main n’avait cependant pas lâché la longe de la génisse, qui l’entraine jusqu’au dehors à travers la fournaise.

La pauvre femme arriva ainsi aux pieds de son fils qui, lui, était sorti un instant avant la chute du grenier, et appelait sa mère. Elle était dans un état lamentable. Ses vêtements et sa chevelure étaient en feu, et l’infortunée se tordait à terre, en poussant des cris déchirants, sous la morsure des brûlures profondes dont elle était couverte. Fou de douleur, son fils l’enlève dans ses bras et la porte au pied d’un baquet adossé au puits, pour éteindre ses vêtements avec de l’eau. Chose horrible ! la surface des douves du baquet a été carbonisée par les flammes qui enveloppaient la victime.

Tout ce drame n’avait demandé que quelques minutes ; et ce n’est qu’après cette première phase que les secours sont arrivés.

En face de la ferle qui brûlait, demeure, de l’autre côté de la rue, un jardinier, M. Désiré Couillerville, au service de Mme Bataille, propriétaire. Eveillé par la lueur de l’incendie, il regarda par sa fenêtre. Sa première impression en voyant la maison toute couronnée de flammes, fut que les habitants avaient dû périr, lorsqu’il aperçut Mme Mazier qui sortait de son appartement pour courir à l‘étable.

M. Couillerville se hâte de descendre et de donner l’alarme ; mais à cette heure de la nuit, l’éveil des voisins était lent à faire, et l’incendie étendait ses ravages d’instant en instants. Le maire, M. Poullard, qui habite non loin de la ferme, fit sonner le tocsin, et, peu à peu, une grande partie des habitants du village, arriva sur les lieux du sinistre. On avait amené la pompe de la commune, et la chaine fut organisée en peu de temps. Le jardinier de Mme Bataille, dont la présence d’esprit et le dévouement ont été dignes de tous éloges dans ce péril, ouvrit le réservoir d’eau du château, et l’on commença à combattre le fléau.

Cependant, après avoir éteint les flammes, qui brûlaient les vêtements de sa mère, M. Mazier fils l’avait transportée sous la charreterie, seul asile qu’il eut à ce moment pour la pauvre femme qui avait perdu connaissance. Puis le jeune homme s’était hâté d’aller éveiller le domestique de la ferme, qui couchait dans le grenier de l’écurie, située précisément derrière la chambre des maîtres. C’était le seul bâtiment de la ferme qui fut couvert en ardoises, ce qui avait retardé son embrassement.

M. Couillerville survenant alors, transporta Mme Mazier chez lui et la coucha dans son lit. Elle a repris connaissance au bout de quelques heures, après que le médecin de la Bouille, mandé en toute hâte, a eu pensé ses brûlures. Mais, vers la fin e l’après-midi, elle a expiré dans d’atroces souffrances.

Dans l’émoi du premier moment, on n’avait pu songer à pénétrer chez M. Herlin. La pièce servant de salle au vieillard était un véritable brasier, et l’on croyait qu’il en était de même de sa chambre. On se trompait. Quand on put pénétrer, après l’extinction du feu, dans la maison, on fut tout surpris de voir que la chambre avait été à peu de chose près épargnée par les flammes.

Tout était resté en ordre dans cette pièce, qui offrait ainsi le contraste le plus inattendu avec l’autre, dont un simple refend la séparait, et où le feu avait tout ravagé. On trouva le vieillard assis sur le bord de son lit, une main appuyée sur le dossier d’une chaise. Il était mort. La fumée l’avait asphyxié.

Impotent, sujet à des congestions, on comprend qu’il ait dû être surpris avant de pouvoir sortir. Quinze jours environ auparavant, il lui était arrivé de tomber dans le foyer de sa cheminée. On était survenu à temps cette fois là pour l’arracher à la mort.

Il était à peu près quatre heures de matin quand les travailleurs se sont rendus maîtres du feu. L’aspect des ruines est désolant. Toute la toiture de l’immeuble est détruite ; il en est de même de la plus grande partie du plafond du rez-de-chaussée. On n’a pu sauver que très peu de mobilier, trois vaches, le cheval et les porcs. La génisse, que l’infortunée Mme Mazier s’était attardée à sauver, s’étaient abattue au pied de l’étable et est morte au milieu des flammes. Une vache a eu la peau brûlée. 120 volailles, qui se trouvaient dans le poulailler contigu à la maison, ont été carbonisées.

Le mobilier était assuré à l’Ancienne Mutuelle pour 5 000 Frs ; l’immeuble pour 2 400 Frs.

Le corps de M. Herlin avait été transporté dans le four, situé au fond de la masure.

Il a été enterré hier, à quatre heures de l’après midi. Une assistance nombreuse a suivi son convoi. Mme Mazier sera inhumée aujourd’hui, à quatre heures.

Acte n°8 de décès de Frédéric Désiré HERLIN du 8 juillet 1881 à Hautot sur Seine

L’an mil huit cent quatre vingt un, le huit juillet cinq heures du soir, acte de décès de Frédéric Désiré HERLIN cultivateur âgé de soixante dix ans et cinq mois, décédé de ce jour quatre heures du matin, en son domicile, en cette commune, où il est né le cinq février mil huit cent onze, fils des feux Jean Adrien HERLIN et Marie Prudence Félicité DORE. Constaté suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur Seine remplissant la fonction d’officier public de l’état civil, sur la déclaration de Dominique Désiré MAZIER, cultivateur, âgé de vingt deux ans et de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante quatre ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune et amis du défunt auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, les deux déclarants ont signés avec nous lecture faite. H. POULLARD.

Le sinistre d’Hautot-sur-Seine du 8 juillet 1881

Acte n°10 de décès d’Henriette Elisabeth LIESSE, veuve MAZIER, du 8 juillet 1881 à Hautot sur Seine

L’an mil huit cent quatre vingt un, le neuf juillet à midi, acte de décès d’Henriette Elisabeth LIESSE cultivatrice âgée de cinquante et un an, décédée d’hier six heures du soir, en son domicile, en cette commune, née à Sahurs le vingt neuf juin mil huit cent trente, fille des feux Jérôme Laurent LIESSE et Marie Adélaïde LEFEBVRE, et veuve de Charles Dominique MAZIER, dont le mariage a été contracté à Hautot-sur Seine le dix février mil huit cent cinquante neuf. Constaté suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur Seine remplissant la fonction d’officier public de l’état civil, sur la déclaration de Dominique Désiré MAZIER, cultivateur, âgé de vingt deux ans et de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante quatre ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune et amis de la défunte auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, les deux comparants ont signés avec nous lecture faite. H. POULLARD.

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 06:09

Jean Etienne LE COUTEULX DES AUBRIS (1669-1757)

Il est né le 5 juillet 1669 à Paris. Il épouse le 9 novembre 1698 Marie-Françoise Duru (1685-1752) à Paris. Le 11 décembre 1699, quatre cousins, tous marchands-banquiers et jeunes dirigeants de Le Couteulx et Cie font l'acquisition auprès d'Henri Henriquez, conseiller au parlement de Normandie pour 39 000 Livres, en indivision et à parts égales, d'un ensemble immobilier situé rue aux Ours, à Rouen, dans la paroisse de Saint-Pierre-du-Châtel. Cette grande maison composée de 4 corps de logis composera toujours une partie du capital de la société LE COUTEULX ET CIE . Receveur de l'Hôtel Dieu le 23 décembre 1705, quartenier le 7 juillet 1710, juge consul et échevin à Rouen le 6 juillet 1713, conseiller du roi, Président-trésorier de France et général des Finances. Il a acquis une maison avec des terres à Hautot-sur-Seine dominant la vallée du fleuve. Il est anobli avec son frère Barthélémy par lettres patentes au mois de janvier 1756. Il est inhumé le 7 mars 1757 dans le chœur de l’église Saint Pierre du Châtel à Rouen.

A sa mort ses deux fils se sont partagés ses contrats de rentes estimés par Zylberbeg à 671 860 Livres Tournois sans les meubles, les effets mobiliers, la propriété de Hautot-sur-Seine près de Rouen et les héritages en dépendant.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

A Hautot sur Seine le 2 juin 1715 Jacques Le Couteulx (1706-1768) et Marie Louise Le Couteultx (1704-1762) sont parrain et marraine de Jacques Bernard Lefebvre fils de feu François Lefebvre et d’Anne du (Bosne). A Hautot-sur-Seine le 26 octobre 1718, Barthélémy Félix Le Couteulx est le parrain de Félix Claude Léonard, fils de Jean Léonard et de Françoise Bressin.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

9 juin 1726 délibération des Hautotais consentant que Mr Le Couteulx fasse bâtir une chapelle attenante à l’église avec les ouvertures nécessaires sur icelle pour y assister aux offices et y avoir sépulture si besoin, obligeant le dit Le Couteulx à entretenir la dite chapelle à ses frais, entendu que la porte se fera en dehors de l’Eglise dans le cimetière.

Marie-Anne-Rose  LE COUTEULX DES AUBRIS (1723-1790)

Paroisse Saint Pierre du Châtel de Rouen (01/03/1723) :

Le lundi premier mars mil sept cent vingt trois a été baptisée Marie Anne Roze née de ce jour du légitime mariage de monsieur Jean Etienne Le Couteulx ancien conseiller Echevin de Ville et de Dame Marie Françoise Duru ses père et mère. Son parrain a été monsieur Barthélémy Thomas Le Couteulx et sa marraine Damoiselle Catherine Françoise Le Couteulx lesquels ont signé.

Elle est marraine de Marie Françoise Lhuillier à Hautot sur Seine :

Paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine (03/10/1732) :

Le mercredi 3 octobre 1732 une fille du légitime mariage (célébré à Hautot sur Seine le 17/10/1730) de Didier Lhuillier et de Marie Durand née le jour précédent a été baptisée et nommée Marie Françoise. Le parrain Mr Jean Chéron Depreville  maître des comptes et Demoiselle Marie Anne Rose Le Couteulx.

Elle épouse en le 10/03/1740 en la paroisse de Saint Pierre du Châtel de Rouen, Nicolas Gaillard né le 24/08/1703 à Saint-Malo, anobli en 1740 par charge de conseiller-secrétaire du Roi en la Grande Chancellerie de France, près le Parle ment de Rouen et audiencier en la Chancellerie, charge qu’il occupe jusqu’à sa mort.

 

http://r.desaintgermain.free.fr/

 

Le mariage est fêté au château d’Hautot sur Seine, un poème est écrit pour l’occasion. Elle apporte une dot de 70 000 livres tournois.

 

Inhumation d’Hélène GAILLARD paroisse d’Hautot sur Seine le 31/08/1742 :

Le 31 août 1742 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de Damoiselle Hélène GAILLARD fille de Monsieur Nicolas GAILLARD conseiller-secrétaire du Roy et de Dame Marianne Rose Le Couteulx de la paroisse St Sauveur de Rouen et décédée le jour précédent âgée d’environ un an et demi en nourrice chez Didier LHLLIER de notre paroisse. Présence des parents et amis soussignés. J. Est. LE COUTEULX, ROLLAND, LE COINTE prêtre.

 

Inhumation de Barthélémy Félix GAILLARD paroisse d’Hautot sur Seine le 20/09/1747 :

Ce 20 septembre 1747 a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps de Barthélémy Félix GAILLARD fils de Monsieur Nicolas GAILLARD conseiller-secrétaire du Roy et de Dame Marianne Rose Le Couteulx décédé le jour même âgé d’environ 2 ans et demi, présence des parents et amis soussignés dont J. Est. LE COUTEULX

 

Elle eut sept enfants avec Nicolas Gaillard dont six moururent en bas âge. Un seul survivra, Estienne Gaillard de Saint Germain (21/01/1748-28/09/1812). Estienne passa sa plus tendre enfance à Rouen dans l’hôtel familial rue aux Ours.

 

http://dominique.barbier.pagesperso-orange.fr/gaillard/Gaillard.htm

 

Après la mort de son époux  survenu le 16 juillet 1769, elle se remarie le 10 mai 1773 avec Charles Guillaume Simon de Montgoubert, écuyer, chevalier de la Hellotière à la paroisse Saint Godard de Rouen. Elle est décédée le 30 août 1790 à l’âge de 67 ans.

 

Paroisse Saint Vincent de Rouen (30/08/1790) :

Le trente d’août 1790 madame Marie Anne Rose Le Couteulx, veuve de monsieur Nicolas Gaillard conseiller secétaire du Roy, épouse de monsieur Charles Guillaume Simon de Mongoubert de La Hellotière, décédée hier âgée de soixante sept ans a été inhumée dans le () de cauchoise avec la permission de Mr le curé par Mr De La Barre curé de St Candé le Jeune, La levée du corps faite en présence de Mr Etienne Gaillard de St Germain fils de la dite dame, domicilié à Paris et de Mr Pierre Marc conseiller du Roy notaire à Rouen.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

La contre table du grand autel de la dite église (de Hautot sur Seine) a été donnée par Monsieur Jean Ethienne Le Couteulx ancien échevin de la Ville de Rouen rue aux ours, ainsi que le tableau d’icelle le 1er novembre 1750.

Le 20 décembre 1752, à Hautot-sur-Seine, Pierre Nicolas Le Couteulx est le parrain de Nicolas Antonin Delafosse.

 

EGLISE DE SAHURS : BLASON DES LE COUTEULX

EGLISE DE SAHURS : BLASON DES LE COUTEULX

Jacques Félix LE COUTEULX DES AUBRIS (1706-1768)

Il est né à Rouen le 17 décembre 1706. Le 17 août 1734 il épouse sa cousine Catherine Pauline Le Couteulx de la Noraye. de Rouen, fonde une maison de commerce à Cadix, et revient s'établir comme banquier à Paris avec une belle fortune. En 1757 il achète à la duchesse de Chaulmes la seigneurie et châtellenie du Molay près de Bayeux pour 480 000 livres. Il devient Le Couteulx du Molay. En 1768 lors de sa mort, la maison avec le jardin (le château d’Hautot et son parc) sera prisée à 30 000 livres auxquels on ajoutera 10 000 livres représentant les meubles meublants. En 1777 sa veuve Catherine-Paule de la Noraye, acquiert seule l’hôtel d’Auch, siège parisien de la rue Montorgueil, qu’elle transmet à son fils unique, Jacques-Jean Le Couteulx du Molay.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

La Ville de Canteleu a repris à son compte le blason des LE COUTEULX, d'argent au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople, 2 et 1.

Inhumation de Jean COUEFFIN tombé du haut du bâtiment de monsieur Le Couteulx, paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine le 19/11/1767:

Ce jeudi dix neuf de novembre mil sept cent soixante et sept a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Jean COUEFFIN âgé d’environ dix sept ans fils de Jacques COUEFFIN et de Françoise MAUFRAS de la paroisse de Vie proche Bayeux et du diocèse de Bayeux, qui est tombé du haut du bâtiment de Monsieur Le Couteulx et qui n’a reçu pour sacrement que l’absolution du curé qui était pour lors, présent. En présence des témoins qui ont signé avec nous et plusieurs autres. HUE DE LA MELIESE curé de Hotot sur Seine et six autres signataires.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

Jacques Jean LE COUTEULX DU MOLAY (1740-1823)

Il débute dans les comptoirs de la banque de son père à Cadix, et revient à Paris en 1768 peu avant la mort de son père. Jacques-Jean achète le 23/02/1771 le château de La Malmaison pour 180 000 livres et les meubles pour 40 000 livres. Il est aussi propriétaire du château du Molay en Normandie, que son père avait acheté en 1757. A Molay, il y passe ses étés, tandis qu'il a table ouverte à La Malmaison où il reçoit les plus puissants financiers d'Europe. Sous sa direction, le clan Le Couteulx s'affaire dans les Compagnies des Indes, dans le commerce triangulaire et dans les liaisons commerciales Le Havre-New-York, dans celles avec le Sénégal, la Guinée et les Antilles. Il est présenté dans le livre de Geneviève Daridan comme "Roi de la Banque, propriétaire de la Malmaison, prenant de l'âge et du poids, se mettant rarement sous son meilleur jour : "gros, grand homme, mal bâti, grossier, brutal et débauché". Sa femme, épousée en 1769, Geneviève Sophie le Couteulx de la Noraye (1753-1801) y tient un salon littéraire où elle reçoit l'Abbé Delille, Mme Vigée-Lebrun, Grimm et Bernardin de Saint-Pierre.

Il revendit La Malmaison, ainsi que son hôtel de la rue Chatereine, à Joséphine de Beauharnais pour la somme de 300 000 livres en 1799. Le 06/01/1815, il est anobli sous la restauration et fait baron par lettres patentes.

A Hautot sur Seine, Jean-Jacques LE COUTEULX est représenté Jean THOUIN un homme d’affaires qui habite et gère le domaine.

 

Inhumation de Jean THOUIN, paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine le 23/08/1781 :

Le vingt quatrième jour d’août, a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moi LE BLANC curé de la paroisse du Val de la Haye le corps de monsieur Jean THOUIN, agent des affaires de monsieur LE COUTEULX DU MOLEY, décédé d’hier, âgé d’environ soixante sept ans muni des sacrements d’extrême onction, et en la présence des Sieurs Pierre THOUIN de la paroisse de St Pierre de Rouen, Thomas REVERT de celle de St Etienne d’Elbeuf, Jean Pierre LE RIBLE de celle de St Jean du Val de la Haye, ses neveux sous signés.

 

A Hautot sur Seine, c’est ensuite Monsieur Jean Marie Anne Henry DELAPIERRE, écuyer receveur général des fermes à Rouen, qui a la requête pour représenter Jean-Jacques LE COUTEULX aux assemblées des propriétaires de la paroisse.

Livre du Trésor de la paroisse d’Hautot sur Seine, août 1784 :

Je sous signé porteur de procuration de monsieur LE COUTEULX DU MOLEY en date du 26 mai 1780, m’oblige à souffrir sur le fossé qui sera établi pour l’écoulement des eaux de la prairie un pont volant pour vider les foins de la prairie et le passage des bestiaux de la paroisse de Hautot en temps de la pâture et tant que le temps permettra aux bestiaux d’y aller, à Hautot le 22 août 1784 et a signé, DELAPIERRE.

A la faveur de la liquidation des biens nationaux, Jean-Jacques LE COUTEULX (1740-1823)  acquiert le 28 mars 1791, l'important château de Meung, résidence des ci-devant évêques d'Orléans, pour un prix de 300.000 Livres d'assignats. Le Château de Hautot sur Seine est vendu le 23 mai 1791 par Jean-Jacques LE COUTEULX qui en a hérité de la succession de son père dont il était le seul héritier à Jean Marie Anne Henry DELAPIERRE (1746-1821), écuyer receveur général des fermes, à Rouen.

13 octobre 1791 nous habitants propriétaires de la paroisse d'Hautot sur Seine certifions que 38 arbres environ situés le long d’une pièce de terre appartenant à Mr DELAPIERRE occupés par les sieurs PAQUET père et fils le long d’une mare ont été plantés par l' homme d’affaires de Mr LE COUTEULX DU MOLEY et que conséquemment appartiennent aujourd’hui à Mr DELAPIERRE suite à la vente d’un bien (le château et son parc)

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 06:21
Repas des Aînés du 17 novembre 2019 à Hautot-sur-Seine
Repas des Aînés du 17 novembre 2019 à Hautot-sur-Seine
Repas des Aînés du 17 novembre 2019 à Hautot-sur-Seine
Repas des Aînés du 17 novembre 2019 à Hautot-sur-Seine
Repas des Aînés du 17 novembre 2019 à Hautot-sur-Seine
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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 07:25
Notre voisine la forêt de Roumare
photographie de Fernande Obselin

photographie de Fernande Obselin

photographie de Fernande Obselin

photographie de Fernande Obselin

La forêt de Roumare en 1764

La forêt de Roumare en 1764

Jusque dans les années 1860, rapporte l'abbé Cochet, les nourrices du hameau du Genetay, à Saint-Martin-de-Boscherville, attachaient les flièvres des enfants confiés à leurs soins aux genêts de la forêt de Roumare. Cette superstition était partagée par les femmes de Hautot, Sahurs et la Bouille, etc.

Laurent Quevilly

Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 04:32
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
La piste cyclable entre Hautot sur Seine et Val de la Haye
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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 18:00
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 30 octobre 2012 : Le cheval, c'est leur dada

Le centre équestre Télémaque, repris il y a un an, a effectué sa rentrée au galop.

Depuis un an, Sabine et Romain Lescanne sont les propriétaires du centre équestre Télémaque, à Hautot-sur-Seine. « Nous avions envie de nous installer à notre compte dans la région rouennaise et quand on a visité ce centre équestre, on a craqué pour la qualité du cadre, de ses installations et de la proximité avec Rouen », nous confie Sabine Lescanne. De la rando à la compétition En effet, sur un domaine de six hectares, entre les chemins de halage et la forêt de Roumare, le centre propose à tous, enfants et adultes, amateurs ou professionnels, une école d'équitation, une écurie de propriétaire poneys et chevaux, l'organisation de concours, de stages de découverte ou de perfectionnement tous niveaux et des promenades ou randonnées. Passionnés, ils ont à cœur d'accueillir les cavaliers dans un cadre agréable et soigné. Ils disposent d'importantes infrastructures telles que deux carrières, un manège, un barn, 12 paddocks et un club house. Cent cinquante cavaliers, de 3 à 70 ans, sont inscrits et pratiquent l'équitation, soit en loisirs soit en compétition, encadrés par des moniteurs diplômés d'Etat. « J'adore le cheval car on apprend plein de choses et c'est ma passion », confie Lana, 6 ans. Le club se veut aussi formateur car il accueille trois élèves monitrices. Très dynamiques, les époux ont développé des séances d'équitation adaptées permettant au public de partager un moment de convivialité avec le cheval. Par ailleurs, Thimothée Anciaume (cavalier international de saut d'obstacles et membre de l'équipe de France) est partenaire du centre. Il vient une fois par semaine au club pour faire bénéficier son expérience du haut niveau aux cavaliers qui le souhaitent.

Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine

Tendance ouest du 2 ami 2018 par Elodie Laval : Un laser-game équestre !

Vous connaissez peut-être l'aqua-poney ? Découvrez maintenant le laser-game équestre : une nouvelle discipline à la fois sportive et ludique proposée par le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine (Seine-Maritime) le samedi 5 mai 2018. C'est tout à fait inédit et vraiment insolite, le centre équestre de Hautot-sur-Seine situé à 30 minutes de Rouen propose une nouvelle activité depuis septembre dernier : le laser-game équestre.

Un centre équestre à la pointe : Sabine et Romain Lescanne, propriétaires du centre équestre Télémaque depuis 2011 ont découvert cette activité par hasard dans les Yvelines : "Nous offrons une large gamme d'activité au centre, explique Sabine, de l'obstacle, du dressage, de l'équitation de loisir, de l'attelage, mais nous avons aussi à cœur d'accueillir un public handicapé et nous nous intéressons à l'éthologie [étude du comportement du cheval et de ses modes de communication]. Pour enrichir notre programme d'activité nous avons eu l'idée de mettre en place des séances de laser-game. Jusqu'alors nos homologues de Longueville-sur-scie étaient les seuls à proposer cette activité en Normandie".

Une dimension pédagogique et sportive : "À l'automne dernier nous avons commencé à proposer cette activité au grand public pendant les vacances scolaires mais nous utilisons aussi le laser-game comme un moyen pédagogique pendant nos cours". Le laser-game équestre, s'il peut s'adresser à des débutants ou des néophytes permet en effet de travailler l'équilibre : "il faut être bien stable sur sa monture, précise Sabine, car on tient dans une main le pistolet et dans l'autre les rennes. Cette activité fait travailler tous les muscles du corps !". Le Laser-game équestre permet de découvrir par le jeu l'équitation : "Avant l'activité en soi, les participants apprennent à seller et à brosser leurs chevaux et une fois en selle il faut apprendre à diriger le cheval, à le freiner, à passer du pas au trot".

Détruire les Toupabos et s'amuser ! : "Le concepteur du jeu de laser-game équestre ne voulait pas d'un jeu de guerre, précise Sabine, il a donc imaginé une petite histoire dans laquelle le centre est contaminé par une vilaine bactérie, les Toupabos, qu'il faut éliminer". L'activité s'organise en deux temps : dans un parcours de maniabilités les écuyers doivent viser des cibles fixes pour apprendre à diriger leur monture mais dans la deuxième partie du jeu, deux équipes s'affrontent : "Il y a deux équipes de quatre personnes qui se font face, cependant, puisque ce n'est pas un jeu guerrier ce ne sont pas les personnes que l'on doit viser mais l'arme de l'adversaire". Des capteurs situés dans l'arme elle-même déterminent le nombre de vies restantes." Le jeu s'organise en plusieurs parties de 10 minutes pour ne pas trop fatiguer les chevaux. Les poneys et les chevaux s'amusent vraiment et jouent le jeu, il a fallu cependant les habituer au bruit des pistolets mais c'est aussi du divertissement pour eux !"

Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
Le centre équestre Télémaque à Hautot-sur-Seine
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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 15:34
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
José MARTIN Ebéniste d'Art
José MARTIN Ebéniste d'Art
José MARTIN Ebéniste d'Art

José MARTIN Ebéniste d'Art

La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
La Grange aux Trouvailles (Ebenisterie d'Art) à Hautot sur Seine
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