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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 04:24
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990

Le Conseil Municipal du 23 mai 2003 est informé de la pose d’une cloche à l’entrée sud de l’école.

L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990

Infos d’Hautot n°2 de l’automne 2001 : les jeux sont faits

Le samedi 15 septembre dernier, le Conseil municipal organisait une présentation des travaux effectués dans le domaine scolaire. M. Bruno Arriaga maire et Philippe Lemercier 1er adjoint accueillait M. Didier Marie, notre député, les maires voisins et les visiteurs venus apprécier les aménagements de l’école communale Maurice Genevoix, pour cette rentrée de septembre 2001. Tous peuvent constater que l’enceinte de l’école est désormais clôturée afin de bien délimiter le domaine scolaire, séparé des habitations privées et des bâtiments techniques communaux. La cour de l’école, ainsi redéfinie met bien en valeur les nouveaux jeux scolaires, implantés juste à côté de la classe maternelle. Les jeux normalisés sont composés de deux tours reliées par un pont de singe avec rambarde. Le toboggan est accessible par un escalier à monter tranquillement ou par un escalier à escalader. On peut aussi jouer « à la marchande » si on préfère rester au rez-de-chaussée. Afin d’assurer la sécurité des enfants, tout cet ensemble est posé sur un sol composé de micro gravillons sur plus de 30 centimètres d’épaisseur. Voici l’exemple d’une collaboration réussie entre les parents d’élèves, les enseignants, le directeur de l’école et le conseil municipal mobilisés au travers de la commission scolaire. Tous ont souhaité valoriser et promouvoir notre école, dans l’intérêt des enfants et pour qu’elle subsiste en un lieu de vie, d’animation et de rencontre au sein de notre village. Gilles Boudeau

L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990
L'école Maurice Genevoix d'Hautot sur Seine inaugurée en 1990

Paris-Normandie du 8 juin 1994 : Les parents repassent le certif

« Madame ma directrice, faites-nous repasser notre certificat ! » Et voilà comment, un groupe de parents s’est retrouvé un dimanche matin, à l’école Maurice Genevoix d’Hautot-sur-Seine, devant une feuille blanche, et devant leur examinatrice Mme Alligier. La plus âgée des candidates, avait le même trac que celui qu’elle avait éprouvé le jour de son vrai examen… il y a plus de soixante ans. Pas de trains qui de croisent, ni de baignoire qui fuit, pour l’épreuve de calcul, mais des pourcentages, des placements et des crédits. « Matin d’examen », le titre de la dictée, un texte de Maurice Genevoix, s’imposait. Les grands élèves ne se firent pas piéger par l’accord des participes passés. Pour les sciences, l’histoire et la géographie, ils trouvèrent plutôt amusant de vérifier leurs connaissances, sous forme d’un questionnaire à choix multiples. Le jury l’a reconnu, les résultats ont été très honorables. Et chacun est reparti, son diplôme (factice) sous le bras. Juste avant, en guise de récréation, les lauréats ont passés par le restaurant scolaire pour un joyeux banquet, organisé à leur attention.  

PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991
PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991

PHOTOS DE CLASSE DE 1986 A 1991

la cantine vers 1988 1989

la cantine vers 1988 1989

le spectacle de l'école en 1996

le spectacle de l'école en 1996

La maison du directeur de l'école d'Hautot sur Seine

La maison du directeur de l'école d'Hautot sur Seine

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 05:41
Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine

Infos d’Hautot n°13 de l’été 2007 : une crèche intercommunale au service des hautotais

Le projet de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine, Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville, initié dès janvier 2004, sera enfin concrétisé en mars/avril 2008. Le chantier a débuté mi avril à Hautot-sur-Seine, Rue de la croix blanche (à la limite de Sahurs et de Hautot) aux abords de l’école d’Hautot, en contrebas du rond-point qui marque désormais l’entrée d’Hautot en arrivant de Sahurs.

Cette crèche collective pourra accueillir 14 enfants de 3 mois à 4 ans dont 7 places seront réservées en moyenne aux salhuciens, 4.5 aux mannevillais et 2.5 aux hautotais. Elle accueillera prioritairement des enfants sur de longues périodes mais pourra également en fonction des possibilités offrir un accueil en mode « halte-garderie ». La pose de la première pierre le 22 mai dernier est l’occasion pour notre journal de vous présenter plus en détails ce nouveau service pour nos 3 villages.

(article paru également dans les bulletins municipaux de Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville)

Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine
Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine
Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine

Pose de la première pierre en présence de

Laurent Fabius, Didier Marie, du Directeur-Adjoint de la CAF de Rouen, et des

membres des Conseils municipaux des 3 villages.

Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine
Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine
Pose de la première pierre de la crèche intercommunale d’Hautot-sur-Seine
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22 octobre 1993 5 22 /10 /octobre /1993 20:44
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
Les écoliers d'Hautot sur Seine à l'Assemblée Nationale en 1990
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21 juillet 1992 2 21 /07 /juillet /1992 08:26
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
Sortie scolaire à Paris en 1990
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15 mars 1991 5 15 /03 /mars /1991 17:31
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990

A l’occasion du cinquantenaire et de l’inauguration de l’école Maurice Genevoix, à Hautot-sur-Seine, le 15 juin 1990, Monsieur J.C. Martel-Baussant, Maire, accueillit et souhaita la bienvenue à chacun, et notamment aux personnalités qui s’étaient amicalement rendues à son invitation :

Monsieur Laurent Fabius, Président de l’Assemblée nationale,

Madame Maurice Genevoix et ses filles,

Monsieur Tony Larue, Sénateur

Monsieur Marc Massier, Conseiller Général,

Monsieur E. Rubio, Inspecteur Général de l’Education nationale,

Monsieur J.C. Loie, Inspecteur Départemental de l’Education nationale,

Mesdames et Messieurs les Maires, Adjoints et Conseillers municipaux des communes environnantes,

Monsieur Max Pinchard, Directeur de l’Ecole nationale de musique de Petit et Grand-Couronne,

Monsieur Y.P. Boulongue, professeur d’université, premier instituteur de l’école en 1940,

Mesdames et Messieurs les enseignants qui se sont succédés à ce poste jusqu’à ce jour, et celles et ceux des communes voisines,

Il salua les nombreux anciens élèves, parents, enfants et amis de l’école, présents, et remercia tout particulièrement le quatuor de flûtes de l’Ecole nationale de musique de Petit et Grand-Couronne, qui sut, avec talent apporter une note de détente après les émouvantes évocations.

Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990

Paris Normandie du 17 juin 1990 : Laurent Fabius inaugure l’école Maurice Genevoix

Laurent Fabius, accompagné par M. Yves-Pierre Bonlongne et de Mme Maurice Genevoix, coupe le ruban symbolique.

Exceptionnelle à plusieurs titres était vendredi, à Hautot-sur-Seine, l’inauguration d’une salle de classe et d’un restaurant scolaire à l’école du village, laquelle fêtait son cinquantième anniversaire et devait recevoir le nom de l’écrivain Maurice Genevoix, honoré cette année à l’occasion du centenaire de sa naissance. Exceptionnelle cette manifestation car, outre le président de l’Assemblée nationale Laurent Fabius, le sénateur Tony Larue, le conseiller général Marc Massion, l’inspecteur général de l’Education nationale Edouard Rubio, MM. Heldt, inspecteur d’académie adjoint, et Loie, inspecteur départemental de l’Education nationale, et de nombreuses autres personnalités de la région, la directrice de l’école Marie-José Alligier et le maire Jean-Claude Martel-Baussant avaient le plaisir d’accueillir d’une part Mme Maurice Genevoix, d’autre part le premier instituteur de cette école Yves- Pierre Boulongne, aujourd’hui professeur de sciences de l’éducation à université de Paris XII.

Après que le premier magistrat eut souhaité la bienvenue aux personnalités présentes et évoqué brièvement les nouveaux locaux construits, ajoutés à la salle de classe primaire et la classe maternelle ouvertes en 1980, l’instituteur Jacques-André Alligier exposa ce qui avait motivé, chez les élus comme chez les enseignants et les enfants, le choix du nom de Maurice Genevoix. Pour les uns, il s’agissait de celui ayant honoré la mémoire des soldats de 14 et, en même temps, exprimé son aversion pour la guerre ; pour les autres, du chantre de la nature.

La directrice de l’école rappela l’histoire de l’établissement, créé en 1940, dans un hangar à bateaux réquisitionné, afin d’éviter aux enfants le trajet, rendu dangereux par les bombardements, jusqu’à la commune voisine de Sahurs. Un hommage fut alors rendu aux enseignants s’étant succédé dans le commune, mais surtout au premier d’entre eux, Yves-Pierre Boulongne, devenu professeur d’université, autant de poèmes dont certains furent mis en musique par Max Pinchard et qui, après sa première année d’activité professionnelle à Hautot-sur-Seine - il venait de sortir de l’Ecole normale - avait été arrêté pour faits de résistance, emprisonné à Roue, puis déporté à Buchenwald.

Yves-Pierre Boulongne ne dissimula pas son émotion à ce retour, cinquante ans après, sur les lieux de ses débuts, saluant ses anciens élèves dont beaucoup étaient présents s’excusant près d’eux : « C’était une gageure que d’essayer de faire quelque chose », mais précisant aussi : « Je vous aimais beaucoup » et encore : « En même temps, dans la résistance, avec Tony Larue, nous pensions beaucoup à cette génération d‘enfants ». Et de dénoncer la perversion qui régnait alors chez ceux des Français qui approuvaient la vie dans la honte sous le joug de l’occupant.

Un ruban tricolore coupé, une plaque dévoilée portant le nom de Maurice Genevoix et ce fut la visite de forts agréables locaux mis en service, dans lesquels étaient visibles le produit et les instruments d’un intéressant travail pédagogique.

Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990

Allocution prononcée par J.A. Alligier le 15 juin 1990 à l’occasion du cinquantenaire de l’école communale Maurice GENEVOIX de HAUTOT-sur-SEINE :

Remercions de prime abord, tout particulièrement et très respectueusement, Madame Maurice Genevoix du grand honneur qu’elle nous a fait en se rendant à notre invitation.

Pourquoi une école « Maurice GENEVOIX » à HAUTOT-sur-SEINE ?

Le Conseil Municipal en a décidé ainsi il y a quelque temps déjà, en voici la raison :

La commune perpétue fidèlement, tous les 11 novembre, le souvenir de l’armistice de la guerre 1914-1918. Depuis longtemps, les enfants de l’école sont associés à la cérémonie. Sentiment étrange quand leurs petites voix fluettes entonnent la Marseillaise : des voix si fragiles pour un chant si guerrier ! Puis c’est l’appel aux morts : un adjoint lit un nom sur le monument, l’autre lui répond « mort au champ d’honneur ». Qu’évoque pour ces petits la lecture de ces huit noms, huit jeunes hommes disparus dans la boue des tranchées, enlevés à leur famille, à leurs amis, à leur village qui ne comptait alors que deux cents habitants. Que dire de ceux qui ont survécu ? Que dire de la profonde meurtrissure laissée par cette guerre.

Maurice Genevoix, grièvement blessé en 1915, réformé après un long séjour à l’hôpital, décoré de la Légion d’honneur pour faits de guerre, a tenu à témoigner, à inscrire dans les mémoires le souvenir du sacrifice d’une génération, le souvenir de l’horreur. Dans le recueil « Ceux de 14 », il réunit ses écrits « Sous Verdun », « Nuits de guerre », « Au seuil des guitounes », « la Boue », « les Epargnés », livres dédiés « à la mémoire des morts et au passé des survivants », écrits dans un style précis et mesuré, magistral et puissant réquisitoire contre la guerre.

C’est ce « Maurice Genevoix »-là qu’ont choisi les Conseillers Municipaux. Les honneurs mérités dont il a été l’objet ont probablement été déterminants eu aussi :

  • prix Goncourt 1925 pour le célèbre « Raboliot » ;
  • réception à l’Académie française en 1947, dont il deviendra secrétaire perpétuel en 1958, puis secrétaire perpétuel honoraire en 1974 ;
  • grand officier de la Légion d’honneur.

Hautot-sur-Seine est sensible à ces témoins, et son premier instituteur, Y.P. Boulongne, à qui l’on rendra hommage dans quelques instants, lui-même meurtri dans sa chair et son âme, est lui aussi un de ces témoins qui maintiennent la vigilance en éveil dans nos mémoires.

Pourquoi les enseignants ont-ils proposé de grand nom de la littérature ?

C’est le « Maurice Genevoix » chantre de la nature qu’ils ont choisi.

Regardez cette cour de récréation en herbe, ces nombreux massifs arbustifs, ces haies fleuries, ce vieux tilleul biscornu dont les senteurs annoncent l’été, et ce grand hêtre pourpre plus que centenaire dont les faînes saluent la rentrée scolaire, regardez toute cette nature qui rythme de ses couleurs et de ses odeurs, les saisons et les jeux des enfants. Et vous verrez que, malgré la proximité d’une activité portuaire intense, et le ballet des gros bateaux sur la Seine en atteste, notre petite école propose à ses enfants des relations riches, intimes avec la nature chantée avec tant d’éloquence et de poésie par Maurice Genevoix dans son œuvre, dont je ne citerai que le si touchant « Un Jour ».

Pourquoi les enfants ont-ils adopté si rapidement ce nom ?

  • parce que chaque année, par l’étude d’extraits, ils s’identifient aux Marcellot, Painthaud, Dupret, quelques une des « Compagnons de l’Aubépin » ;
  • parce qu’ils ont été séduits par le regard serein de grand-père affectueux qui connait tant d’histoires ;
  • peut-être aussi par l’émotion qui les gagne à la lecture d’une description évocatrice d’un moment privilégié de communion avec la nature.

Vous savez maintenant pourquoi le nom de Maurice GENEVOIX, qui aurait cent ans cette année, convient si parfaitement à cette école.

 

Madame Suzanne (NEYROLLES) GENEVOIX, présente à l’inauguration de l’école Maurice GENEVOIX d’Hautot-sur-Seine, est décédée le 9 novembre 2012 à l’âge de 101 ans. Elle était présidente d’honneur de l’association « Je me souviens de Ceux de 14 ».

Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990

Allocution prononcée par Mme M.J. Alligier-Laurent,directrice de l’école, le 15 juin 1990 à l’occasion du cinquantenaire de l’école communale Maurice GENEVOIX de HAUTOT-sur-SEINE :

N’oubliez pas que cette école qui vous accueille aujourd’hui dans des locaux neufs, date de 1940. A l’occasion du cinquantenaire, je me dois d’en dresser un petit historique.

Je tiens d’abord à remercier confraternellement tous les membres du corps enseignant réunis en ces lieux. Merci encore à vous, enfants, parents, amis, qui, par votre confiante participation, assurez la pérennité de cette école.

En ce jour d’anniversaire, je réserverai l’honneur au premier instituteur de notre école : Monsieur Yves-Pierre Boulongne, professeur d’université, ainsi qu’à ceux qui lui ont succédé : M. Pierre Lacroix, Mme Micheline Dumesnil, M. Jacques Turquer et Mme Hélène Séité, que de nombreux anciens élèves sont venus saluer afin de leur rendre un hommage mérité.

Avant 1940, les écoliers d’Hautot-sur-Seine se rendaient à pied, à travers champs, à l’école de Sahurs, avec leur repas de midi. La guerre ayant éclaté, les bombardements menaçant la vie des enfants malgré les abris et les tranchées, les parents d’élèves, dont M. Delamare et le maire, M. Poullard, obtiennent de l’Académie, la création d’un poste d’instituteur à Hautot-sur Seine.

Un maître est nommé, un local réquisitionné : c’est un garage à bateaux situé dans la propriété d’un transporteur rouennais M. Matissard, ici même, sous les canoës accrochés au plafond, l’instituteur nommé, normalien de la promotion 1937-1940, n’exercera, auprès de ses trente-trois élèves, qu’une seule année, car il sera emprisonné en raison de ses activités de résistant. Je veux parler de M. Yves-Pierre Boulongne à qui nous rendrons un hommage particulier à la fin de cette évocation chronologique.

M. Pierre Lacroix, le deuxième instituteur, a exercé de 1941 à 1943. Sombres années ! Trente-six élèves fréquentent très irrégulièrement la classe. Les absences, durant les mois d’hiver, dépassent cinquante pour cent. Certains, faute de chaussures, ne peuvent se rendre à l’école. Les bûches apportées par les élèves alimentent un  malheureux poêle qui tente désespérément d’apporter un peu de chaleur. Pour certains élèves, la scolarité obligatoire s’arrête le jour anniversaire de leur quatorze ans.

Dans les registres de cette époque, on relève les nos des familles Aubert, Delamare, Jonquais, Legras, Ponty, Poullard, Pringault.

Mme Micheline Dumesnil est restée dans la mémoire de ses élèves pour les représentations qu’elle animait avec M. Brunel, dans le théâtre de verdure.

Puis ce furent M. Marcel Pougerit, Mme Dussot et M. Jacques Turquer. Ce dernier fut installé au château en 1947 où il exerça cinq ans auprès d’une quarantaine d’élèves qui se souviennent fort bien de ses activités sportives dans le parc.

Puis ce fut Mme Séïté. Elle devait apprécier ce poste puisqu’elle y a enseigné vingt deux ans, d’octobre 1952 à juin 1974, avec des effectifs chargés : de trente-neuf à quarante-quatre élèves. Elle assurait l’enseignement pour les six cours que comprenait la classe unique : cours préparatoire première et deuxième année, cours élémentaire première et deuxième année, cours moyen première et deuxième année, dans un bâtiment démontable prêté par le département, installée dans la cour.

Je lui ai succédé il y a maintenant seize ans.

A cette époque, tous les élèves venaient à pied et rentraient prendre leur repas à la maison le midi. Puis, sous l’impulsion du maire M. Maurice Brunel, de nombreuses maisons furent construites, notamment dans deux lotissements communaux. Sa mission fut poursuivie par l’actuel maire M. Jean-Claude Martel-Baussant qui obtint la création d’une classe maternelle à la rentrée de janvier 1980 où fut nommée Melle Véronique Laborie. Pour cette décision, de nouveaux locaux furent construits, l’ancienne classe aménagée en restaurant scolaire. L’effectif primaire s’accroissant, Monsieur le Maire réclama la création d’un nouveau poste et l’obtint, non sans mal, après avoir réalisé ces nouveaux locaux pour la rentrée de septembre 1987, M. Groepler fut nommé à titre provisoire, M. Alligier, à titre définitif en septembre 1988.

Maintenant, je voudrais revenir à notre premier instituteur, aujourd’hui professeur de sciences de l’éducation à l’université de Paris XII. Il était tout jeune, notre instituteur en 1940 : champion de France de football, plusieurs fois finaliste des championnats de France d’athlétisme. Tout de suite, il partagera l’amitié de ses élèves et chacun gardera dans sa mémoire le souvenir de cette année.

Mais, c’est l’occupation, il est jeune, il aspire à la liberté et refuse toute soumission. Il sera arrêté en 1941 en tant que combattant volontaire de la Résistance, révoqué en octobre, condamné à cinq ans de prison par le gouvernement de Vichy, déporté au bout de deux ans au camp de Buchenwald, rapatrié le 17 mai 1945. Sa force morale et physique l’aide à surmonter cette terrible épreuve.

Dans ses poèmes, il portera témoignage de cette funeste époque afin d’en maintenir la mémoire dans une humanité qu’il appelle de ses vœux, solidaire et vigilante. L’« Oratorio pour l’Ettersberg » et « Ainsi naîtra un cœur d’enfant », mis en musique par son ami Max Pinchard, directeur de l’école nationale de musique de Petit et Grand-Couronne, exaltent l’idée de paix et de fraternité.

Que la flamme allumée par Yves-Pierre Boulongne soit la lumière transmise par des générations d’instituteurs aux enfants d’aujourd’hui, qu’elle leur permette, adultes éclairés de demain, de repousser les forces du mal, les forces de l’ombre.

Inauguration de l'Ecole Maurice Genevoix d'Hautot-sur-Seine le 15 juin 1990
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20 juillet 1990 5 20 /07 /juillet /1990 05:03

Il se dit que l’école d’Hautot-sur-Seine est à l’origine du plan IPT (L’INFORMATIQUE POUR TOUS) présenté à la presse, le vendredi 25 Janvier 1985, par M. Laurent Fabius, Premier Ministre.

Les distingués pédagogues d’Hautot-sur-Seine

Le Monde du 11 septembre 1984 : De notre envoyé spécial, à Rouen, Nicolas Beau

APRÈS LES DÉCLARATIONS DE M. FABIUS

Pédagogues distingués

Si à la télévision, mercredi, le premier ministre a pu citer en exemple un couple d'instituteurs saisis par l'informatique, il le doit à son activité de député de Seine-Maritime. Il avait eu en effet connaissance de cette expérience pédagogique exemplaire en janvier 1984 en se rendant pour la seconde fois en quelques mois à Hautot-sur-Seine, une commune de 280 habitants, près de Rouen, à l'occasion de l'inauguration d'une école. C'est là qu'il rencontra Jacques-André Alligier et sa femme Marie-José et, au fond de la salle de classe, entre les cartes et le lavabo, leur enfant chéri, l'ordinateur.

" Il a été emballé ", affirme l'institutrice et M. Laurent Fabius, qu'on dit froid et réservé à Paris, est perçu tout différemment dans sa circonscription. " Oui, c'est bien, vas-y ", disait-il aux gamins devant l'ordinateur, avec de grands gestes, raconte Mme Alligier. " Il a même fait le signe de la victoire. " Et M. Alligier de renchérir : " Ce n'est pas, lui, un ancien combattant, mais un homme jeune. Les hommes politiques compétents sont rares, mais lui, il inspire confiance. Il est efficace "

Voilà un instituteur de quarante ans à qui, apparemment, le gouvernement de M. Fabius et particulièrement le ministre de l'éducation nationale ont redonné espoir. " Je suis, comme M. Chevènement, pour l'effort, dit-il. Il va secouer les enseignants puisqu'il est un peu moins mou que le précédent. " M. Alligier, quant à lui, n'est pas un tiède. Pas un homme à perdre du temps à militer au Syndicat national des instituteurs : " Ce syndicat n'est vraiment pas très nerveux. "

Rien ne parait échapper à sa boulimie. Animateur de centre de vacances et secrétaire de mairie, il trouve le temps de cultiver un grand jardin potager, de jouer de la guitare... " Et je ne suis pas le seul, dit-il. On ignore les merveilles que recèle l'éducation nationale. "

Restent les nuits pour l'informatique découverte il y a un an grâce au milieu associatif qui, seul, d'après lui, pallie les défaillances de l'éducation nationale. " Rendez-vous compte, dit-il, il y a huit mille cinq cents instituteurs en Seine-Maritime. Or un seul stage d'informatique était organisé l'année dernière avec dix-huit places. J'avais le numéro 19. " Il fut donc condamné à être autodidacte. Dix-huit heures seulement de formation, grâce aux Francs et Franches camarades, 10 000 F de dépenses pour le matériel de base. Et vogue le basic sous les yeux éblouis des chers petits de la vallée de la Seine. Désormais, ils sont une dizaine de maîtres à mettre en commun, chaque mercredi, leurs expériences. Une petite bibliothèque informatique est même née. M. Alligier a déjà réalisé une dizaine de programmes auxquels il attribue des vertus pédagogiques : l'apprentissage - les mots s'effaçant au fur et à mesure d'une lecture rapide, - l'éclatement de la classe en plusieurs ateliers et la possibilité de pédagogie différenciée selon les niveaux.

Et les élèves ? Sont-ils aussi ravis que les maîtres ?

" C’est bien, l’ordinateur, dit un des dix-sept enfants de la classe de Mme Alligier, car il y a plein de jeux. " Gêne de la maitresse devant tant de franchise, qui lui rappelle combien il avait pris plaisir à apprendre le pluriel des noms, les tables de multiplication devant la console. " C’est vrai, c’est vrai " concède l’élève. Cela marchait-il mieux pour autant ? " Pas toujours ", répond le gamin avec une moue. On est rassuré. Les enfants de l’avenir auront la même peine que ceux du passé à apprendre l’orthographe.

Ils auront eu sous les yeux, pourtnt, un bel exemple de foi dans le progrès. A peine la commune avait-elle remboursé leur ordinateur à ce couple d’instituteurs qu’ils ont acheté, sur leurs deniers, une nouvelle machine, une imprimante. " Je croyait que mon ordinateur était le matériel de l’avenir, affirme M. Alligier. Mais ce clavier est seulement l’outil d’aujourd’hui. Demain, on parlera directement à la machine, et encore avec une voix synthétique. " Le premier ministre ne serait-il pas dépassé dans son propre fief et sur son propre terrain par ces hussards de la modernité.

Lors du Conseil Municipal d’Hautot-sur-Seine du 5 octobre 1984 les époux ALLIGIER sont félicités pour leur passage télévisé à propos du travail sur ordinateur.

En 1985, sous l’impulsion du premier ministre Laurent Fabius, le gouvernement français lance le plan Informatique Pour Tous (IPT). L’objectif était d’initier les enfants et leurs professeurs à l’informatique en implantant dans les écoles des ordinateurs de la marque Thomson. Au 14 juillet 1985, 20 000 établissements avaient déjà reçu les matériels, 68 000 enseignants avaient participé aux stages de formation, 2 000 ateliers fonctionnaient. Si le projet est ambitieux, il n’en est pas moins un échec. En effet la société française Thomson était en grande difficulté et les machines qu’elle proposait (TO7 et MO5) étaient obsolètes face aux Apple II de Macintosh. Par ailleurs, les enseignants n’étaient pas suffisamment formés pour guider pas à pas leurs élèves dans la maîtrise de l’outil informatique.

Dans leur livre « Arsenic et jeunes cervelles », paru en 1987,  Marie-Claude Bartholyet  Jean-Pierre Despin cite le reportage fait à Hautot-sur-Seine près de Rouen : « C’est bien l’ordinateur, dit un des 17 enfants de la classe de Mme Alligier, car il y  plein de jeux. » Gêne de la maîtresse devant tant de franchise qui lui rappelle combien il avait pris plaisir à apprendre le pluriel des noms, les tables de multiplication. « C’est vrai, c’est vrai », concède l’élève. » Sont-ils obstinés, tout de même ces enfant, à ne voir que jeux là où ils auraient dû voir apprentissage par le jeu.

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26 septembre 1989 2 26 /09 /septembre /1989 02:23

Avant 1940, les écoliers d'Hautot sur Seine devaient aller à Sahurs pour se rendre aux écoles publiques de filles et de garçons ou à l'école privée de fille située près de l'actuelle allée du Canada. La commune d'Hautot sur Seine contribuait aux frais de fonctionnement. Les cartes postales anciennes représentent des enfants des deux communes Sahurs et Hautot sur Seine.

Les écoliers d'Hautot sur Seine vers 1911
Les écoliers d'Hautot sur Seine vers 1911
Les écoliers d'Hautot sur Seine vers 1911

Journal de Rouen du 21 juillet 1925 : Don

M. Louis Lesueur, délégué cantonal demeurant à Hautot-sur-Seine, nouvellement promu officier d’académie, a, à l’occasion de cette promotion, remis à l’instituteur des communes de Sahurs et d’Hautot-sur-Seine, la somme de 50 francs pour achat de matériel d’enseignement scientifique.

le groupe scolaire de Sahurs à la fin des années 50

le groupe scolaire de Sahurs à la fin des années 50

Journal de Rouen du 17 février 1922 : Collecte

SAHURS et HAUTOT-SUR-SEINE - Une collecte faite dans ces deux communes par les élèves des écoles, en faveur des pupilles de l’école publique, a produit la somme de 250 francs.

Les écoliers d'Hautot sur Seine vers 1911

Bulletin des congrégations du 23 août 1903 :

Le 15 août, une touchante cérémonie réunissait à l’école communale de filles les habitants et la plupart des conseillers municipaux de Sahurs et d’Hautot, à l’occasion du départ de la sœur Marie-Exupère. Discours de M. le curé de Sahurs, MM. Les maires des deux communes, le marquis de Bonneval, propriétaire de l’immeuble. Puis les enfants lui ont remis un christ en bronze et une médaille commémorative produit d’une souscription.

Le 20 août 1903, l’école communale de Sahurs, tenue par les sœurs de Saint-Aubin, cesse d’exister, et M. le marquis de Bonneval, propriétaire de l’immeuble reprend possession des locaux, songeant à y établir une école libre. Pour arriver à ce résultat, il s’entend avec le comité des écoles libres, dont le siège est à Paris et par l’entremise de celui-ci, il engage Melle Billot, comme institutrice et Melle Mouton, comme auxiliaire ; la première aux appointements de 1 800 fr. par an, avec droit au logement et au chauffage. L’école est ouverte le 30 septembre 1903. (Journal de Rouen des 1et 8 juillet 1904) 

Les écoliers d'Hautot sur Seine vers 1911
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