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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 04:40
Les médaillés de la guerre 1870-1871 d’Hautot-sur-Seine en 1913

La médaille commémorative de la guerre 1870-1871 est une médaille créée par la loi du 9 novembre 1911 décernée aux combattants de la guerre de 1870-1871 qui justifiaient de leur présence sous les drapeaux, en France ou en Algérie, entre les mois de juillet 1870 et de février 1871 inclus.

La médaille commémorative de la guerre de 1870-1871 a été remise avec un diplôme nominatif, à 242 500 anciens combattants survivants.

Journal de Rouen du 11 février 1913 : Hautot-sur Seine - La médaille de 1870

Deux habitants de cette commune viennent de recevoir la médaille commémorative de la campagne de 1870-1871. Ce sont MM Gustave DUVAL et Emmanuel CALLOUET.

Gustave DUVAL (1848 -1917)

 

Gustave DUVAL (père) est né le 06 décembre 1848 à Hautot-sur-Seine. Il est fils de Louis DUVAL (1803-1877) et de Natalie Joséphine CORBRAN mariés à Hautot-sur-Seine le 6 novembre 1832. Louis DUVAL est Conseiller municipal depuis le 12 août 1855 jusqu’à son décès à Hautot-sur-Seine le 5 juillet 1877.

Gustave DUVAL (père), cultivateur, est après le décès de son père, à son tour Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine du 21 janvier 1878 jusqu’au 17 mai 1896.

 

Acte de décès de Félix Gustave DUVAL à Hautot-sur-Seine le 01/01/1917 :

Le premier janvier mil neuf cent dix sept à quatre heures du matin Félix Gustave DUVAL, né à Hautot-sur-Seine, le cinq décembre mil huit cent quarante huit, cultivateur, fils de feu Louis Blaise DUVAL et feue Natalie Joséphine CORBRAN, époux de Joséphine Mélanie COQUIN, est décédé en son domicile lieu-dit « Le Mont-Miré ». Dressé le premier janvier mil neuf cent dix sept à cinq heures du soir, sur la déclaration de Célina PHILIPPE femme DUVAL quarante huit ans, journalière, bru du défunt (*) et de Moïse OBSELIN, trente trois ans, cultivateur, tous deux domiciliés en cette commune, qui lecture faite, ont signé avec nous Georges POULARD, maire de la commune d’Hautot-sur-Seine.

(*) Gustave DUVAL (fils) (1876-1935) est sous les drapeaux, mobilisé depuis le 23 décembre 1914.

Gustave DUVAL (fils) marié en 1903  prend la suite de son père comme Conseiller municipal de 1903, suite à des élections municipales complémentaires, à 1919, puis à nouveau de 1925 à 1935.

Gustave DUVAL (fils) et Célina PHILIPPE femme DUVAL reposent au cimetière de Hautot-sur-Seine.

Emmanuel CALLOUET (1849-1926)

 

Emmanuel CALLOUET est né à Hautot-sur-Seine le 15 septembre 1849. Il est fils d’Emmanuel Alphonse CALLOUET et de Rosalie PILLARD mariés à Sahurs le 13 juin 1848.

Emmanuel CALLOUET (père), journalier est Conseiller municipal de 1884 à 1888 et garde champêtre de 1887 à 1893.

Emmanuel CALLOUET (fils) se marie à Hautot-sur-Seine le 22/06/1878 avec Clarisse Angélina LEVILAIN cuisinière. Jardinier, lors du recensement de 1921 il travaille chez M. Michon du Val de la Haye.

Emmanuel CALLOUET est présent à l’inauguration du monument aux morts le 19 juin 1921.

 

Acte de décès d’Ernest Emmanuel CALLOUET à Hautot-sur-Seine le 18/08/1926 :

Le dix-huit août mil neuf cent vingt six, à trois heures, est décédé en son domicile, lieu dit ‘Le Mont-Miré » Ernest Emmanuel CALLOUET, né en cette commune, le quatorze septembre mil huit cent quarante neuf, journalier, fils de Emmanuel Alphonse CALLOUET, et de Rosalie PILLARD, décédés, veuf de Clarisse Angélina LEVILAIN. Dressé le dix-huit août mil neuf cent  vingt six, dix sept heures, sur la déclaration de Edouard LEMARCHAND, cinquante huit ans, garde particulier, domicilié au Val de la Haye, qui lecture faite a signé avec nous Georges POULLARD, maire d’Hautot-sur-Seine.

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 03:58

La médaille commémorative de Sainte-Hélène est créée sous le Second Empire, par décret impérial, le 12 août 1857. Elle récompense les 405 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu sous les drapeaux de la France de 1792 à 1815. Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d'un papier blanc glacé portant en relief l'Aigle impérial et l'inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon Ier - Décret du 12 août 1857 ». Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. La distribution générale des médailles a eu lieu le dimanche 15 novembre 1857. Dans tout l’hexagone entre 1858 et 1869, les processions civiques de la fête du 15 août accordèrent une place spéciale aux médaillés de Sainte-Hélène.

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Robert Barthélémy BARBIER (1772-1858)

Robert Barthélémy Barbier, né le 23/08/1772 à Rougemontier (Eure), est le fils de Robert Barbier et de Marie Gueroult, mariés le 20 février 1770.

Soldat du régiment de L'Eure sous les drapeaux du 15/08/1793 au 22/02/1816 (brevet n°145077). Il est chasseur au 15ème léger, il reçoit une retraite pour blessure.

Il épouse le 25/05/1819 à Hauville Céleste Marie Delamare, décédée à Hauville (Eure) le 14/05/1827. Ils sont les parents de Robert Philippe Eugène Barbier (1819-1892) employé dans les douanes. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Robert Barbier âgé de 79 ans vit chez son fils Eugène Barbier douanier âgé de 32 ans, marié à Perpétue Labbé âgée de 29 ans et parents d’Eugène Barbier âgé de 2 ans.

Robert Barthélémy Barbier est décédé le 13/10/1858 à Hautot-sur-Seine.

Charles Pascal BARRE (1773-1859)

Charles Pascal Barré, né le11/04/1773 paroisse de Saint-Vivien à Rouen, est le fils de Germain Barré et de Françoise Raulet, mariés le 19 septembre 1763, paroisse Saint Godard à Rouen.

Fourrier au régiment de Brest sous les drapeaux du 1er octobre 1790 au 12 Pluviôse An X (brevet n°145079). Il a fait la campagne d'Egypte.

Charles Paschal Barré, fabriquant originaire et domicilié à Rouen, épouse à Hautot-sur-Seine le 29/08/1807 Marguerite Gaspard Désirée Gaillon. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pascal Barré, propriétaire vivant de son revenu, âgé de 78 ans, vit avec sa femme Désirée Gaillon âgée de 68 ans et une domestique.

Charles Pascal Barré est décédé le 09/04/1859 en son domicile rue Socrate à Rouen.

Journal de Rouen du 11 avril 1859 : Hier matin, un nombreux cortège d’amis a conduit à leur dernière demeure les restes mortels de M. Charles-Pascal Barré, un des plus anciens soldats de la République, et le dernier peut-être qui ait fait partie du régiment de Royal-Cravate. Né à Rouen le 11 avril 1773, M. Barré s’était engagé dès l’âge de dix-sept ans, le 1er octobre 1790, dans le régiment que nous venons de nommer, alors en garnison à Toulon. Deux ans plus tard, il passait, après la nouvelle organisation de l’armée, fourrier dans la 1ère compagnie du 3ème bataillon de la 22ème demi-brigade d’infanterie légère, dans laquelle il fit d’abord les campagnes de Corse, pendant l’an I et l’an II de la République, puis toutes celles d’Italie, de l’an III à l’an V, et celles d’Egypte, de l’an VI à l’an IX. Le 28 brumaire an II, lors du débarquement des Anglais à Farignoles, en Corse, il monta le premier à l’assaut, et reçut dans la cuisse gauche une balle qu’on ne put pas extraire, et qu’il a emportée dans la tombe. Ce valeureux fait d’armes lui fit décerner par le représentant du peuple Lacombe Saint-Michel une récompense nationale, équivalant alors à la croix de la Légion d’Honneur, qui n’était pas encore instituée. Cette première blessure ne l’empêcha pas d’assister en Italie aux batailles de Loanno, Rivoli, Arcole, Lodi et plus tard, en Egypte, à celles des Pyramides, de Saint-Jean d’Acre, de Jaffa et d’Aboukir, ou il reçut une seconde blessure qui lui traversa le cou de part en part et lui valut, avec un sabre d’honneur, un congé d’invalide, sans aucune retraite. Il continua néanmoins son service, et le 23 fructidor de l’an VIII, ses blessures l’empêchant de conserver toute son activité, il fut attaché en qualité de secrétaire auprès du général de brigade Faultier. Il revint avec ce dernier en France et resta ainsi jusqu’au commencement de 1804, époque à laquelle ses souffrances le forcèrent à quitter les drapeaux. De retour dans ses foyers, le vieux soldat de la République s’était fixé, depuis près de cinquante ans, à Hautot-sur-Seine, qu’il avait cessé d’habiter l’année dernière pour se rapprocher de ses enfants, qui ont entouré sa vieillesse des soins les plus tendres et les plus empressés. Le respectable octogénaire, devenu aveugle depuis près de dix ans, s’est éteint vendredi dernier entre les bras de sa fille et de son fils, M. le docteur Barré, chirurgien-adjoint de l’Hôtel-Dieu. Il appartenait à une famille nombreuse, dont plusieurs membres se sont fait remarquer. Il était frère du médecin Ambroise Barré, très honorablement connu à Rouen, mort il y a quelques années, et du respectable et savant curé de Monville, Germain Barré, l’un des ecclésiastiques les plus instruits du clergé de Normandie, qui avait formé une bibliothèque fort précieuse, dont les bibliophiles normands se disputent encore les restes tous les jours. M. Pascal Barré a été inhumé au cimetière de Saint-Gervais, après la cérémonie funèbre célébrée à la cathédrale.

Marie Charles POULLARD (1766-1860)

Marie Charles Poullard, né le 07/09/1776 à Hautot-sur-Seine, est le fils de Jean-Baptiste Poullard et d’Anne Elisabeth Dumontier mariés le 24/11/1767, paroisse Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine.

Marin sur la Frégate La Junon sous les drapeaux de 1793 à l'An XI (brevet n°224842).

Marin, il épouse le 23/07/1822, à Hautot-sur-Seine, Rose Françoise Félicité Fromagé du Val de la Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Marie Charles Poullard, propriétaire rentier ; âgé de 76 ans vit avec sa femme Françoise Félicité Fromagé âgée de 60 ans et une domestique.

Marie Charles Antoine Poullard est décédé le 06/01/1860 à Hautot-sur-Seine.

Pierre François DUBOSC (1785-1875)

Pierre François Dubosc, né le 16/01/1785 à Hautot-sur-Seine, est le fils de François Dubocq et de Marie Anne Le Boucher.

Soldat au 57ème de Ligne sous les drapeaux du 06/01/1806 au 13/08/1809. Il est réformé pour blessures et pensionné (brevet n°145078).

Il épouse le 23/11/1813 Catherine Françoise Julie Leroux (1787-1814), veuf il se remarie le 11/06/1816 à Hautot-sur-Seine avec Marie Anne Désirée PIicard (1790-1867). Ils sont les parents d’Eugène François Dubosc (1821-1892) et de Bérénice Hirma Dubosc (1828-1901). Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pierre François Dubosc rentier âgé de 66 ans vit avec sa femme Anne Désirée Picard âgée de 61 ans, leur fille Bérénice Irma Dubosc blanchisseuse âgée de 23 ans et leur petite fille Alexandrine Désirée Boimard âgée de 10 ans. Sa fille se marie le 12/07/1858, à Hautot-sur-seine, avec Charles Martin Hébert (1827-1886). Au recensement de 1866, il habite à Hautot-sur-Seine avec son épouse. Lors du recensement de 1872 à Guerbarville, Pierre François Dubosc âgé de 87 ans vit avec son fils Eugène Dubosc capitaine des douanes, l’épouse de celui-ci et un domestique.

Pierre François Dubosc, douanier en retraite, est décédé le 06/01/1875 à Guerbarville (la Mailleraye sur Seine).

Noël Denis LESOURD (1788-1859)

Noël Denis Lesourd, né le 08/10/1788  au Val de la Haye, est le fils de Pierre Lesourd et de Marie Catherine Adrienne Lemarchand, mariés le 30/08/1781, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 15ème de Ligne sous les drapeaux du 28/06/1807 à 1814. Il a été réformé pour blessures (brevet n°145075).

Il épouse le 18/01/ 1816 à Hautot sur Seine Marie Catherine Delamare. Ils sont parents de Félicité Désirée Lesourd. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Noël Denis Lesourd propriétaire cultivateur âgé de 62 ans vit avec son épouse Marie Delamare âgée de  54 ans et leur fille Lucie Lesourd âgée de 9 ans.

Noël Denis Lesourd est décédé le 22/08/1859 à Hautot-sur-Seine. En 1962, on pouvait encore voir sa tombe dans le cimetière de la plaine d’Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu OULION (1789-1869) (et non AULION)

Pierre Mathieu Oulion, né le 27/01/1789 au Val de la Haye, est le fils de Jean Mathieu Oulion et de Marie Reine Désirée Chevalier, mariés le 05/08/1788, paroisse du Val de la Haye.

Soldat à la 1ère Légion de réserve sous les drapeaux du 13/06/1808 au 06/11/1814 (brevet n°145074).  Il est au 70ème régiment d'infanterie de ligne du 25 octobre 1813 au 29 août 1814 (matricules 13 815 à 14 420).

Mathieu Oulion est en 1843 un des souscripteurs de la colonne Napoléon du Val-de-la-Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Mathieu Oulion journalier âgé de 62 ans vit avec Marie Geneviève Questel veuve Chouard domestique âgée de 70 ans qu’il épouse le 21 octobre 1857 à Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu Oulion est décédé le 18/01/1869 à Hautot-sur-Seine.

François Théodore LEMARCHAND (1794-1866)

François Théodore Lemarchand, né le 12/02/1794 au Val-de-la-Haye, est le fils de François Lemarchand et de Marguerite Osmont, mariés le 28/01/1793, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 66ème de Ligne, sous les drapeaux du 31/01/1814 au 04/04/1814 (brevet n°145076).

Il épouse le 01/08/1820 Marie Fortunée Paquet décédée à Hautot-sur-Seine le 15/11/1821, puis il se remarie le 31/07/1823 à Hautot-sur-Seine avec Catherine Rosalie Hublé .

Il est élu Conseiller municipal lors des élections communales du 18 septembre 1831. Le 3 mars 1844 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du maire Pierre Lemoine  suite à sa nomination par le Préfet. Le  27 décembre 1846 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du Maire Louis Adrien Duménil suite à sa nomination par le Préfet. Lors du Conseil Municipal du 21 août 1853  Théodore Lemarchand  et quatre autres conseillers sortent de la Mairie et refusent de délibérer sur le sujet de la rétribution de la religieuse de Sahurs pour l’instruction qu’elle donne aux enfants de sexe féminin de la commune d’Hautot. De nouveaux conseillers seront installés le 24 novembre 1853.

Lors du recensement de 1861 à Hautot-sur-Seine, Théodore Lemarchand, cultivateur, âgé de 68 ans vit avec sa femme Rose Hublet âgée de 72 ans et deux domestiques. Lors du recensement de 1866 au Val de la Haye, Théodore Lemarchand, rentier, âgé de 73 ans vit avec sa femme Marie Rose Hublé âgée de 76 ans, son neveu Amable Lemarchand marin âgé de 37 ans, l’épouse de celui-ci Désirée Hébert âgée de 27 ans & leur enfant Amable âgé d’un an. 

François Théodore Lemarchand est décédé le 10/10/1866 au Val de la Haye.

(Ne pas confondre avec son homonyme François Théodore Lemarchand né le 27 avril 1805 au Val-de-la-Haye, boulanger, marié à Hautot-sur-Seine le 21/06/1831 avec Catherine Zoé Pelloile décédée le 02/10/1842 à Paris, remarié à Notre-Dame-de-Bondeville avec Elisa Désirée Lainé et décédé à Rouen le 21/04/1854)

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Denis-Tranquille LEFEBVRE (1791-1876)

Denis-Tranquille Lefebvre est né à Hautot-sur-Seine le 2 octobre 1791. Il est fils de Jean Baptiste Tranquille Lefebvre décédé le 21 janvier 1806) et d’Anne Lesourd. Son père est garde de Sainte Vaubourg en 1793 au service de la commanderie puis des Eaux et Forêts.

En 1811 il devient soldat au 13ème Equipage de Flottille et canonnière n° 26. Il est fait prisonnier par les Anglais, et rentre en France en 1814.

Il se marie le 16 mai 1815 au Val-de-la-Haye avec Rosalie Durand (12/09/1792 - 27/03/1819). En 1816 il est nommé à Val de la Haye garde particulier de M. Charles Fizeaux, propriétaire de Sainte-Vaubourg, gendre du Baron Lézurier de la Martel qui en 1815 a racheté l’ancien bois de la commanderie aux eaux et forêts. Veuf, Denis-Tranquille Lefebvre se remarie le 22 mai 1819 au Val-de-la-Haye, avec Désirée Henriette Esther Quibel (26/01/1792-01/06/1879). Ils n’ont pas d'enfants. Il a eu pendant de longues années à sa charge sa belle-mère et une tante.

En 1843 il souscrit pour 2 Francs pour l’érection de la colonne Napoléon. Au recensement de 1851 il habite au val-de-la-Haye. Il est médaillé de Sainte-Hélène en 1857.

A Rouen le 26 juin 1870 la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure lui décerne une médaille d’argent : « Depuis 1816, il occupe les fonctions de garde particulier dans lesquelles il a su conquérir l'affection, l'estime de tous, en même temps que la confiance la plus absolue de l'honorable famille Fizeaux de la Martel. Il s'est toujours montré plein de dévouement pour ses neveux et ses nièces, et il leur est encore utile aujourd’hui. Cinquante-quatre ans de bons et loyaux services, Messieurs, c’est chose assez rare pour que nous n'ayons  pas hésité à donner à cet honnête homme un témoignage public de satisfaction, est aujourd'hui dans sa quatre-vingtième année » (Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure) 1869/07-1870/12

Le garde particulier Denis-Tranquille Lefebvre est décédé, en son domicile au Val-de-la-Haye le 24 décembre 1876 à l'âge de 86 ans.

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 05:47

Jusqu'à son rattachement à Grand-Couronne en 1908, l'île des Oiseaux faisait partie du territoire de la commune de Hautot-sur-Seine.

Au recensement de 1901 d’Hautot-sur-Seine, l’ile aux Oiseaux est habitée par Aimé DUMONT âgé de 37 ans.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 14 mars 1907 : L’Ile aux oiseaux

On adjugera, le 3 avril prochain, à la préfecture, les travaux nécessaires à la construction de la digue que les ponts et chaussée ont décidé d’édifier à l’île aux Oiseaux. Située juste en face de l’ancien « trou » de Grand-Couronne comblé depuis plusieurs années, cette île, qui est propriété de l’Etat, mesure une centaine de mètres de longueur. La digue projetée partira de sa pointe amont pour aller rejoindre dans une ligne à peu près droite la rive gauche du fleuve, quelques mètres au-dessous de la cale du bac de Grand-Couronne. Les ingénieurs des ponts et chaussées ont décidé d’exécuter ces travaux de manière à obtenir dans ces parages un rétrécissement du fleuve qui, en accélérant la vitesse de ses eaux, aura pour résultat d’amener un écoulement plus rapide du débit solide vers la mer. A cet endroit de son cours la Seine fait un coude et sa largeur dépasse 300 mètres. Le débit des eaux y étant très lent, il en résulte un dépôt considérable de vase qui s’accumule dans le chenal et nécessite des dragages coûteux, qu’on espère éviter en construisant la digue dont nous parlons.

Prochainement, on mettra en adjudication les travaux nécessaires à l’établissement d’une autre digue qui elle sera édifiée au long de la rive droite du fleuve, entre Biessard et la cale du bac de Val-de-la-Haye. Ces travaux d’art ont également pour but de provoquer un écoulement plus rapide des eaux dans cette partie du fleuve. Pendant un moment, les habitants du Val-de-la-Haye s’étaient émus de ces travaux, alors en projet, car ils craignaient qu’on bouchât le bras de Saine qui baigne leur quai. Qu’ils de rassurent. Les ingénieurs des ponts et chaussées chargés de la navigation de la Seine ne sont pas vandales à ce point, nous disait-on hier. Le Val-de-la-Haye restera port fluvial … tant que la nature le permettra, mais ses jours sont comptés. De par les effets du flot et du Mascaret, le petit bras de Seine qu’emprunte le bateau-omnibus pour accoster au ponton de cette commune s’envase et se comble de lui-même quotidiennement. C’est une affaire de temps.

  • Mais ne pourrait-on pas draguer dans ce bras de Seine ? demandons-nous.
  • Le jour où on démontrera que ces travaux sont d’utilité publique, on pourra songer à les exécuter. Mais d’ici-là, ajouta en riant notre interlocuteur, le petit bras de Seine sera comblé et l’affaire sera solutionnée.
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Le noyé de février 1792 de l’ile aux Oiseaux à Hautot sur Seine

22 février 1792 rapport d’enquête concernant un cadavre trouvé sur l’ile aux Oiseaux, un marin hollandais du nom de Tjart MONNEN (52 ans) du navire « La Dame Walland » :

L’an 1792 le 22 février nous accesseurs du juge de paix du canton de Canteleu faisant pour son absence ce nous nous somme transportés sur l’île aux oiseaux section dépendant de notre paroisse de Hautot, sur la parole verbale de monsieur le secrétaire greffier du juge de paix nommé monsieur DELAHAYE où nous avons trouvé un cadavre mort, qu’on nous a dit dénommé Tjart (*) MONNEN de la paroisse (laissé en blanc) en Hollande revêtu d’un gilet d’étoffe brune, un autre de siamoise bleue avec une paire de culotte aussi d’étoffe brune, un caleçon et une paire de botte, ayant cherché dans les poches du défunt nous y avons trouvé un portefeuille, après en avoir fait l’ouverture il s’y est trouvé un bon ce cinquante sols et un autre de trente avec une agrafe d’argent au col de la chemise. Ayant interpellé les assistants s’ils n’avaient nulle révélation de cet homme, le Capitaine Folkert WALLAND s’étant présenté nous a déclaré par l’organe de Maître BULGEN son interprète duquel il était assisté qu’il le reconnaissait pour être celui qui avait été perdu à bord de son navire nommé « La Dame Walland » il y a environ cinq semaines et qu’il y allait en qualité de second, interpellé de nouveau le dit Capitaine Folkert par quel hasard il était tombé il nous aurait déclaré que c’était par accident. Après avoir fait déshabiller le noyé pour voir s’il n’avait reçu aucun coup nous ne lui avons trouvé nulle meurtrissure, lequel nous avait fait connaitre qu’il était tombé à l’eau par accident et nous aurait fait délibérer en présence de la municipalité de donner ordre à monsieur le curé de notre dite paroisse de le nommer et en écrire l’acte sur les registres ordinaires. Ce que nous avons signé, ce dit jour et an que dessus. (espace des signatures laissé en blanc)

(*) Tjaard : prénom frison, Théodoard en ancien germanique

Acte n°2 du régistre d’Hautot sur Seine : Inhumation de Tjart MONNEN hollandais noyé :

Le vingt deuxième jour de février 1792 sur le permis à nous actifié en date d’hier signé DELAHAYE greffier de Mr D’ORNAY, juge de paix du canton de Canteleu district de Rouen, pour l’absence du dit sieur D’ORNAY. D’après le procès verbal de visite d’un cadavre de sexe masculin dressé par les prudhommes nommés de cette paroisse et à nous présenté en bonne forme, le dit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moi prêtre curé soussigné sous le nom de Tjart MONNEN âgé de cinquante deux ans originaire de Norden en Ostfriesland (*) perdu au quai de Rouen depuis environ cinq semaines, et repêché le long de l’ile aux oiseaux district de Hautot sur seine. Lequel noyé a été reconnu sur les lieux par son capitaine le sieur Folkert WALLAND commandant le navire « La Dame Walland » pour être son second et ce par l’organe de monsieur BULGEN fils, son interprète, juré au tribunal de commerce de Rouen duquel il était accompagné. Lesquels ont signé avec messieurs les maires et officiers municipaux de cette paroisse : Folkert WALLAND, BULGEN fils, DE VRIES, Charles LECOMTE maire de Hautot, RICHARD procureur de la commune, Jérôme SUCRE officier, Jean PAQUET, LECLERC, Pierre FLEURY, DEHAYE curé de Hautot.

(*) Frise Orientale : le comté de Frise Orientale est sous administration prussienne depuis 1744.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 18:43

Journal de Rouen du 25 juin 1940 : un meurtre à Hautot-sur-Seine

Le soir du dimanche 9 juin, trois habitants de cette commune, MM. Florentin Ponty, Collette et Turquer, avisèrent un individu qui sortait de la forêt et leur parut suspect. Ils l’interpellèrent, le fouillèrent et le conduisirent chez M. Cantel, commerçant, mais en route il voulut s’échapper et M. Collette se jeta sur lui. Une rixe s’ensuivit au cours de laquelle, Ponty alla chercher son fusil et tira deux fois sur le malheureux qu’il acheva à coups de crosse. Il s’agit de M. Marcel Wanner, 39 ans, manœuvre, domicilié chez M. Heuzé, 18, rue de l’Industrie à Grand-Couronne. M. Cantel prévint M. Piat, commissaire central à Rouen, qui, avec son secrétaire, M. Hérisson, et les inspecteurs Lebrun et Martin procéda à l’enquête et reconstitua la scène. Le cadavre de Wanner a été inhumé à Hautot-sur-Seine et Florentin Ponty a été arrêté.

 

Décès d’un inconnu présumé Warner ou Vanner ou Waller Marcel du 9 juin 1940 à Hautot-sur-Seine

Le neuf juin mil neuf cent quarante, vingt deux heures trente minutes, est décédé, « Route du Rouage » un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie. Le signalement est le suivant : le défunt était âgé de trente cinq ans environ, sa taille approximative était de un mètre soixante cinq, ses cheveux et sa moustache étaient bruns. Il était vêtu d’une veste bleue et d’un pantalon rayé, coiffé d’une casquette grise plate et chaussé de sabots de caoutchouc. Il est présumé s’appeler Marcel Warner ou Vanner ou Waller et était, croit on marié, dans autres renseignements. Dressé le dix juin mil neuf cent quarante, onze heures, sur la déclaration de Alphonse Cantel, cinquante trois ans, marchand ambulant, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec Nous, Georges Poullard Maire d’Hautot-sur-Seine, Chevalier de la Légion d’Honneur.

Journal de Rouen du 21 novembre 1941 : une tragique méprise à Hautot-sur-Seine

Cours d’Assises de la Seine-Inférieure : audience du mercredi 20 novembre

Un drame étrange se déroula à Hautot-sur-Seine, dans la soirée du 9 juin. L’atmosphère si particulière de ce dimanche tragique fut, sans doute, la cause principale du meurtre lamentable que commit, à proximité de la forêt de Roumare, un père de douze enfants, Florentin Ponty. (*)

Ponty se trouvait, vers 22 h. 15, devant son domicile, en compagnie de ses amis Robert Turquer et Emile Colette. Les trois hommes avaient en peu bu… Un inconnu s’étant avance dans leurs parages, une bicyclette à la main, ils le jugèrent suspect et ils l’interpellèrent en lui demandant ses papiers d’identité. Le passant sortit sans dire un mot son portefeuille contenant un livret militaire. Turquer n’ayant pu lire cette pièce dans la faible clarté du jour expirant, on décida de conduire « l’espion » chez M. Cantel, commerçant qui, rare parmi les rares, n’avait point quitté le pays. Le passant, cependant, regimba. Empoigné par Colette, il tomba avec lui sur la route et tandis que les deux hommes se livraient, sur le sol, à un match de catch des plus animés, Ponty rentra chez lui afin d’y prendre un fusil de chasse dont il se servit dès son retour. A ce moment, l’infortuné promeneur avait réussi à se relever. Atteint par derrière, à moins de deux mètres par une décharge qui provoqua l’éclatement du lobe inférieur d’un poumon, il s’effondra, mortellement atteint. Ponty l’acheva, d’ailleurs, en lui portant plusieurs coups de crosse à la tête !

L’heure des explications ayant sonné à la cour d’assises, le coupable ne parut pas particulièrement troublé par les remords, au cour de son interrogatoire.

  • - Etiez-vous ivre dans la soirée du 9 juin ? lui demanda M. le président Turban.
  • J’étais gai !
  • - Ce qui m’étonne, c’est que vous n’ayez pas vu deux parachutistes au lieu d’un  Pourquoi votre victime – M. Marcel Wanner, manœuvre à l’usine de produits chimiques S.O.Y.E.M.A. – vous a-t’elle parue suspecte ?
  • Vu que tout le monde était évacué de la commune.
  • - Vous avez déclaré que vous étiez chargé d’une surveillance à Hautot-sur-Seine.
  • Oui, par la gendarmerie de Grand-Couronne.
  • - Ce n’est pas vrai. Vous n’aviez reçu aucune mission de cet ordre. Vous avez fait ce qu’on appelle une arrestation illégale, quand vous avez voulu conduire M. Wanner chez M. Cantel.

Sur le drame lui-même, Florentin Ponty ne crut point devoir donner au jury des explications détaillées.

  • Interrogé par nous, déclara-t-il Wanner ne répondit rien. Il fut rapidement aux prises avec mes amis. C’est pourquoi je suis allé chercher mon fusil, sans toutefois avoir l’intention de mettre à mort celui que je prenais pour un parachutiste.

Il semblait que l’audition des deux compagnons de l’inculpé apporterait aux débats quelque lumière. Elles permirent tout au plus de connaître le degré de « gaité », le 9 juin, de chacun des membres du trio.

  • - Vous étiez ivres, tous les trois, dit le président à Robert Turquer.
  • On en avait pris un peu.
  • - Qui donc en avait pris le moins ?
  • C’est moi.
  • - Etiez-vous chargé de faire la police ?
  • Oui, comme cantonnier !
  • - Vous aviez entendu des histoires de parachutiste et ça avait travaillé.
  • En tout cas, au coup de fusil, je suis parti.
  • - Pourquoi ?
  • Parce que j’ai eu peur !

Le manœuvre Emile Colette, vit, lui, trois fusées rouges s’élever au dessus de la forêt de Roumare et il entendit des détonations.

  • - Qui était le plus ivre, s’inquiéta le président, quand ce deuxième témoin approcha de la barre.
  • Surement Ponty !
  • - Etiez-vous un policier ?
  • Personne ne n’avait dit d’arrêter le monde !

On entendit encore M Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, qui signala que rien de particulier n’avait été organisé dans sa commune contre les parachutistes ; le commerçant, M. Cantel, resté à Hautot, et le docteur Godbille, médecin-légiste. Le praticien eut à examiner un cadavre exhumé après de longues semaines d’enfouissement …

M. Dupond, substitut du procureur général, soutint l’accusation dans ce procès avec son autorité coutumière, puis la défense de Florentin Ponty fut vigoureusement présentée par Me Crosson du Cormier. L’inculpé fut finalement condamné à quatre ans de prison avec sursis. J.E.F.

(*) Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen.

Extraits : Le 9 juin au matin les premiers Allemands arrivent sur Rouen par la route de Neufchâtel. A 10 heures du matin, le génie français fait sauter les ponts. A 10h30, les Allemands investissent  la Mairie. Maurice Poissant, 5e adjoint au Maire, demeuré sur place, reçoit autorité par le commandant Krupp sur toutes les communes liées économiquement ou géographiquement à Rouen. Les Allemands investissent la ville.

L’incendie déclenché se propage rapidement aux quartiers situés au sud de la cathédrale. Les Allemands, au prétexte que Rouen n’a pas été déclarée ville ouverte, interdisent aux pompiers d’intervenir. Le feu fait rage pendant trois jours. Ce n’est que le 11 juin que l’ordre sera donné d’éteindre l’incendie alors qu’il menaçait le flanc sud de la cathédrale. Bilan : 918 maisons détruites, 5 070 sans-abris.

Ce même jour, les Allemands ramassent tous les noirs qu’ils peuvent trouver ainsi que des soldats coloniaux isolés, qui, n’ayant pu fuir, ont été faits prisonniers de guerre. Tous ces hommes sont emmenés au 11, rue de Bihorel où ils sont massacrés à la mitrailleuse. 121 Algériens, Antillais et Africains ont ainsi trouvé la mort.

Préfet de Seine-Maritime le 14/08/2020 : Hommage aux combattants d'Afrique

Le 9 juin 1940, l’armée allemande envahit la ville de Rouen. Après quelques heures de combats, les troupes du Reich nazi prennent possession de la ville. Des hommes, civils et militaires, sont arrêtés, regroupés et mis à mort. Ils ont été choisis pour la couleur de leur peau. Il s’agit d’un des nombreux crimes racistes opérés par l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale. Dans quelques jours sera inauguré, rue de Bihorel à Rouen, une plaque à la mémoire d’une centaine de personnes originaires d’Afrique du nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles françaises qui ont été massacrées à cet endroit. Les recherches historiques continuent, le site s’enrichira des informations et des documents et des travaux réalisés par les scolaires.

Guillaume Jacono, inspecteur d’académie, Monique Longval Bernier, vice-présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie, ont rencontré Laurent Martin et Jean-Louis Roussel, auteurs d’un futur livre sur Rouen pendant la guerre, devant la plaque posée au N°6 de la rue de Bihorel.

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 06:39

Le 2 mars 1910 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère pour l’installation du service téléphonique à Hautot sur Seine. La cabine téléphonique est installée dans la maison du bureau d’aide social.

Paris Normandie du 1er avril 1946 : Cabine téléphonique

Les habitants de la commune et des communes voisines sont avisés que la cabine téléphonique est remise en service à dater du 1er avril.

Les infos d’Hautot n°15 été 2008 : Les P.T.T. à Hautot il y a un demi siècle (extrait)

Personne n’avait le téléphone a Hautot-sur-Seine, excepté la famille Michon. Il y avait toutefois une cabine téléphonique tenue par Madame Morin (*), femme du garde champêtre, qui se trouvait rue Saint Antonin. Elle pouvait ainsi recevoir des télégrammes et les porter à leur destinataire. Le problème, c’est qu’elle ne savait guère écrire et ses télégrammes étaient peu compréhensibles. Quand sa fille a appris à lire à l’école d’Hautot-sur-Seine, il n’y a plus eu de problème. Alain Demombynes

(*) Epouse d’Henri MORIN (1888-1974) garde champêtre de 1947 à 1954

Le Conseil Municipal du 26 novembre 1973 demande le transfert de la cabine téléphonique du logement de Mme PLICHON au café tabac tenue par Mme CAHOT rue du Rouage. Suite à la cessation d’activité du commerce des époux CAHOT, le Conseil Municipal du 10 octobre 1974 décide d’attribuer la cabine téléphonique à Mr BERTIN.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 25 janvier 1980 accepte la proposition des PTT d’installer une cabine téléphonique près de la Mairie, à côté de l’arrêt de bus.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 18 novembre 1994 donne son accord pour l’installation d’une cabine téléphonique à pièces place de la Mairie. La cabine est déménagée devant la mairie.

Le Conseil Municipal du 15 mai 1997 est informé de l’installation de la cabine téléphonique à carte.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

En 2013 suite à un accident, la dernière cabine installée est sans abri.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

 

 

 

 

 

En septembre 2017, la suppression des 5 450 cabines encore en service en France est planifiée pour la fin de l'année. C’est l’épilogue d'un déclin entamé avec l'apparition du téléphone portable. Depuis l'apogée de 300 000 cabines en 1997, leur nombre a décliné du fait d'un moindre usage et d'une moindre rentabilité.

Epitaphe à Rouen place de la Pucelle le 1er novembre 2018.

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 05:20

Copie collationnée d’adjudication faire au commun des paroissiens de Sahurs et Hottot des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, les 15 et 16 octobre 1576 :

.. fait écrire et publier à haute voix par l’audience du dit baillage de Rouen, s’il y avait aucune personne qui voulait enchérir et mettre à prix une pièce de terre assise en la paroisse de Hottot et Sahurs, forêt de Roumare, la garde de Gauthier de Limare, en bruyère, genêts à bruyères contenant quarante cinq acres bornée d’un côté la forêt, d’autre côté les habitants du dit Hottot à Sahurs, d’un bout les bois de la commanderie de Ste Vaubourg et d’autre bout la Queue de Manneville, dans laquelle il y a plusieurs chemins à savoir :

le premier chemin la voie du Tronc, le second la rue de Villiers tendant à la forêt pour aller au chemin de Rouen, le chemin de la rouge croix, le chemin du moulin de Sahurs, le chemin de la rue de Brez Ville le 5ème (1), le chemin au Gal le 6ème, la rue de Sahurs, le chemin du moulin du temple, le chemin de la voie robert, le chemin du perron (2) et le onzième le chemin de la rue du Rouage tendant à la forêt et au canal de Seine le long de la commanderie joignant laquelle pièce, y a un clos fossoyé que l’on dit appartenir aux hoirs (3) de défunt Jean Demarbœuf selon les procès verbaux des officiers de la dite vicomté

A laquelle proclamation n’est comparu aucun des paroissiens et habitants de Sahurs qui se sont opposés comme disant leur appartenir en communauté, toutefois pour n’empêcher la volonté du Roi, ont accordé les enchères à quelque prix raisonnable comme aussi le sieur de Brévedent fils de Jacques de Brèvedent sieur du fief de Sahurs, lequel a déclaré que s’il y avait autre que la communauté des dits habitants qui le voulait enchérir, il entendait se pourvoir à l’encontre d’eux, ainsi qu’il serait être parce que cela, ainsi qu’il disait leur appartenir toutefois n’empêchait être vendue et adjugée aux dits habitants en communauté comme aussi ceux de Hottot sur quoi après icelle avoir été derechef proclamée a été enchéri et mis à prix par les dits habitants de Sahurs et Hottot.

(1) le chemin de Beuzeville part de Rouen, passe par Canteleu, la forêt de Roumare et traverse Sahurs jusqu'au passage de la Bouille

(2) perron de l’église ?

(3) héritiers

Les mariages célébrés en l’église paroissiale d’Hautot-sur-Seine entre 1547 et 1593 :

 

ANNEE EPOUX & EPOUSE ; 1547 FOUQUES & CHOUARD ; 1548 PETITVALLET & LANGLOYS ; 1550 CHONQUET & DE LA LANDE ; 1551 ALEXANDRE & BRIFFAULT ; 1551 FOLLIE & VINET ; 1554 NOVELLE de ? & LEQUESNE ; 1554 GUILLOT & CHUCCEY ; 1554 GUILLOT & DROUET ; 1556 CLEREMBAULT & DELAPERNELLE ; 1556 BAVANT & BONNOT ; 1556 BLOT & [NL] ; 1558 DUCHESNE & BARET ; 1558 BAVANT & POULLART ; 1558 LEQUIEN & RUETTE ; 1561 PIEL & VIVIER ; 1563 PIEL & LENOIR ; 1564 QUIBEL & DURANT ; 1568 BRIFFAULT & DIEPPEDALLE ? ; 1569 CHOUARD & LIGNANT ? ; 1569 RUETTE & LENOIR ; 1570 DELAPORTE & [NP] ; 1571 CHOUARD & PIEL ; 1571 CHOUARD & [NP] ; 1576 PICART & DEPIEL ? ; 1576 GUEROULT & AUZOULT ; 1578 DESMAREST & CHOUARD ; 1579 DESMARES & en blanc ; 1580 QUIBEL & PICQUEFEU ; 1581 CHOUQUET ? & BERAULT ? ; 1584 MASSET & RUETTE ; 1588 LETROCHE ? & RUETTE ; 1588 GOUCHARD & BANSE ? ; 1593 HEUDEBERT & CHOUARD

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 17:28

Gretna-Green est un village du Sud de l'Écosse, célèbre pour la possibilité qu'il offrait aux couples mineurs de s'y marier sans autorisation des parents. La réputation de Gretna-Green dans ce domaine a commencé le 25 mars 1754 lorsqu'est entrée en vigueur le Lord Hardwicke's Marriage Act, la loi sur le mariage que le Parlement venait de voter, aux termes de laquelle si l'un des futurs époux n'avait pas au minimum 21 ans, il ou elle devait alors obtenir le consentement de ses parents. Cette loi ne s'appliquait pas à l'Écosse, où il était possible de se marier dès 14 ans pour les garçons, dès 12 ans pour les filles, avec ou sans consentement des parents.

En 1879 parait la Géographie de la Seine-Inférieure des Abbés J. Bunel et A. Tougard. Ce premier ouvrage du genre a eu du succès et il est devenu l’ouvrage de référence sur l’histoire locale. Dans l’article consacré à Hautot-sur-Seine on découvre que le curé d’Hautot avait le droit de marier, sans le consentement des parents.

HAUTOT-SUR-SEINE - 194 hab., 234 ha, au pied des coteaux qui bornent les prairies de la Seine (rive droite), par 5-24 m. d’alt. - chemin 51 -  Poste PTT à Grand-Couronne (3 kil.) ; à 14 kil. de Rouen. Annexe de Sahurs - Station de bateaux de la Bouille.

L’église est sous le vocable de S. Antonin, martyr de la primitive Eglise (2 sept.), à Apamée en Syrie (plutôt Saint Antonin de Pamiers en Ariège martyrisé en 506). La nef est moderne, mais le chœur remonte au XVIe s. Fragment d‘un curieux vitrail du XIIIe siècle, croix de consécration et caveau funéraire de la famille de la Pierre. Pèlerinage au patron contre les maux de tête.

On a vue ailleurs (Arrt. de Neufchâtel), le singulier cérémonial qui accompagnait autrefois la célébration de la messe dans cette église et avant la Révolution, le curé d’Hautot et les chapelains de Mardote (Moulineaux) et de la chapelle du Bout-du-Vent (Heurteauville) avaient le droit de marier, sans le consentement des parents, ceux qui se présentaient devant eux.

On y cultive la vigne au Moyen-âge, aussi bien qu’à St-Pierre de Manneville. Vers la fin du XVIIIe s. , Mr Lecouteulx y entretenait un vignoble, à la façon des champenois, dans un champ appelé le CLOS DE LA VIGNE.

Hautot, peuplé de 200 hts environ (40 familles), au XIIIe s. , ne possédait plus, en 1458, que 23 personnes payant fouage, plus un sergent, un autre exempt et 4 pauvres. En 1471, la population montait à peu près à 60 personnes (12 feux).

Les vieillards du village racontaient naguère qu’un des derniers seigneurs du lieu s’étant avisé, pour essuyer un fusil neuf, de tuer un couvreur qui travaillait sur sa ferme, fut condamné à mort. Importuné par les prières de la famille, Louis XVI le fit venir et lui dit : « Je te donne ta grâce ; mais celui qui te tuera aura la sienne. » (On trouve dans les registres le 19/11/1767, l’inhumation de Jean Coueffin tombé du haut du bâtiment de monsieur Le Couteulx)

Un cultivateur était obligé, entre autres devoirs, d’aller 4 fois l’an saluer son seigneur. « J’aurais voulu y aller tous les jours, ajoutait le brave homme, car Monsieur me disait «  c’est bien ! tu vas dîner avec moi. »

Le château moderne entouré d’un beau parc fut habité par E. Bataille, conseiller d’Etat, qui partagea au château de Ham, la captivité du prince Louis-Napoléon. 

Hameaux : Le Marais, 6 habitants - Mont-Myré, 49 - Le Moulin, 6 - Le Rouage, 71.

Dans « les Environs de Rouen » édité par E. Auge, on trouver cet article d’Henri Allais de janvier 1889 qui reprend dans un style bien particulier les anecdotes de 1879 concernant Hautot :

Pas davantage ne reviendra le temps quasi biblique où Hautot était pour les amants une succursale de Gretna-Green. On s’y mariait, non sur l’enclume, mais avec le ministère de M. le curé, lequel jouissait du privilège de se passer du consentement paternel. Puis la Révolution arriva qui fit table rase de cette singulière coutume, et des esprits chagrins vous diront, au nom de la statistique indiscrète, que si les parents ne sont guère plus consultés que jadis et si monsieur le curé est moins souvent dérangé qu’autrefois, le Monde n’en est pas pour cela sur le point de périr.

Etait-ce cette particularité réjouissante, était-ce la vigne en sa fleur, était-ce l’amour de la belle nature qui attirait à Hautot, à Soquence, à Sahurs, les Rouennais, il y a deux cent ans ? Le certain, c’est qu’ils y venaient, qu’ils y possédaient nombre de maisons de plaisance et des vignobles. L’endroit était fort bien choisi. Pour les gens posés et asthmatiques, c’était au fond d’un amphithéâtre de grands bois et de falaises, la promenade en terrain plat, sous les peupliers frissonnants ; pour la jeunesse, c’était les près à la Deshoulières (femmes de lettre), les brassées de fleurs des champs, et la gaieté des vendanges à l’arrière saison ; pour les gourmets c’était le poisson de Seine passant tout frétillant du filet dans la casserole ; pour les pédants c’était, sur la côte en face, le château de Robert le Diable et des dissertations historiques sans fin. Nos Rouennais débarquaient du fameux coche d’eau de la Bouille, et le vin – façon Champagne – qu’on récoltait alors en quantité, les mariages d’Opéra-Comique du curé d’Hautot, la forêt toute proche, propice aux rendez-vous, leur devaient suggérer des idées gaillardes.

Plus intéressant, en 1890, dans « Autour de Rouen », Louis Müller relate sa traversée d’Hautot-sur-Seine :

Un jour on m'a posé cette question :

-  Si vous vouliez montrer à un étranger ne disposant que de quelques heures ce qu'est la Normandie, où le conduiriez-vous ? Je n'ai pas hésité.

-  Nous prendrions le bateau jusqu'au Val-de-la-Haye, descendrions à la station de Grand-Couronne, gravirions la côte par le chemin de la Commanderie et, traversant Hautot et Sahurs, passerions la Seine à la Bouille et reviendrions par la Maison-Brûlée, Moulineaux et la ligne d'Orléans. Tout cela peut aisément se faire dans une matinée, et à cause de la rapidité même du trajet, il est impossible que l'on n'en garde pas comme le souvenir d'une éblouissante vision. Au chapitre précédent, j'ai dit qu'après la ferme de Sainte-Vaubourg on trouvait, à droite et à gauche, une route ombragée de grands arbres, en manière d'avenue. En la suivant à droite, on passe devant la petite église (l’ancienne église du Val de la Haye), pittoresquement plantée au sommet du coteau, sur la lisière du bois, et on arrive à un raidillon qui descend à l'extrémité amont du Val-de-la-Haye. Ce chemin est fort joli, mais ce n'est pas celui-là que nous allons prendre. A la ferme, nous tournerons à gauche et gagnerons lentement Hautot (le long du bois de la commanderie).

- Pourquoi lentement ?

- Ma foi, allez-y, et si vous vous sentez capable de mettre moins d'une demi-heure pour franchir le kilomètre qui vous sépare du coude de la route, c'est que vous serez incurablement réfractaire aux impressions qui ravissent d'allégresse l'âme des vrais amants de la nature. A chaque pas, un regard en arrière sur l'avenue qui se creuse et se relève, un coup d'œil à gauche sur le magnifique parc qui borde la route, un autre sur le bois plein de fleurs, de bouleaux argentés, de mésanges, de pinsons et de fauvettes, et voilà autant d'invincibles solliciteurs qui vous happent au passage et que vous ne quittez qu'avec un soupir de regret.

La route, à mille mètres de là décrit une courbe au sommet de laquelle un chêne de 3 mètres de circonférence étale une immense ramure. Encore une invite à la palette ! Le chêne est à l'entrée d'un taillis précédant la forêt, sillonné de sentiers qui montent et où de nombreux bouleaux profilent élégamment sur le ciel leur tête arrondie et leur feuillage léger.

En suivant la courbe, on atteint les premières maisons d'Hautot. Si, pour opter entre les divers chemins qui se dirigent vers Sahurs, vous recourez à l'avis de quelqu'un de l'endroit, il vous répondra avec obligeance et textuellement ceci :

- Prenez la sente qu'est su' l'derrière de l'épiciai (épicerie située rue du Rouage ou au Mont-Miré), et pis, à draite, vos voirez un tourniquai qui vos conduira dret au cémitière. C'est l'pus court. »

C'est, le plus court, en effet. Après avoir franchi deux tourniquets et passé devant le cimetière, on gagne la route de Sahurs où débouche, sur un rond-point, le parc du magnifique château de Soquence. Du rond-point part une vaste avenue de plus d'un kilomètre et demi de longueur, plantée à droite et à gauche d'une triple rangée d'arbres et aboutissant à la forêt de Roumare.

Par soi-même, Hautot. en dehors de sa situation, la Seine à gauche, la pleine campagne et la forêt à droite, n'offre rien de bien intéressant (il n’a pas vu la chapelle, la mairie, le château et a ignoré le moulin). Il convient cependant de rappeler le bizarre privilège dont, avant la Révolution, jouissait le curé de l'endroit. Il pouvait marier, sans le consentement de leurs familles, les jeunes gens qui venaient lui demander de les unir. On disait « aller à Hautot » comme on dit aujourd'hui « faire le voyage de Gretna-Green. » Ce n'était pas, d'ailleurs, le seul privilège étrange de la cure royale d'Hautot. Le desservant y célébrait la messe en costume de cavalier, bottes à éperons, et, à l'élévation, tirait en l'air un coup de pistolet. C'était, on en conviendra, un encens d'un parfum un peu bien belliqueux (l’auteur en rajoute, car c’est tout à fait invraisemblable, mais ce récit a été souvent repris).

Soquence est sur le territoire de Sahurs. A trois cents mètres du château, le chemin passe sous une nouvelle avenue, mais avant de la suivre, faisons à gauche en crochet jusqu'à l'église, qui ne manque pas d'intérêt. La façade et les bas-côtés sont du pur roman du XIe siècle; le XVIe a remanié les fenêtres de la façade et le portail.

Revenant sur ses pas, on entre, à gauche, dans une majestueuse avenue où, bientôt, on s'arrête, fixé sur place par un « coin » bien imprévu. A droite, sous la futaie, une maisonnette semble avoir poussé au milieu des buissons d'épines et des hautes herbes constellées de fleurs ; une ligne d'iris d'Allemagne ourle la crête du chaume, et, tout autour, la végétation des forêts croit avec une surprenante intensité. Involontairement, on regarde si de la porte ne va pas surgir Robinson avec son bonnet pointu, son parasol et son perroquet sur l'épaule. A l'issue de l'avenue, on est dans Sahurs. Le chemin à gauche, puis la route à droite traversent le pays.

Comme l’écrit le Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure paru en 1931, le curé d'Hautot-sur-Seine pouvait célébrer la messe botté et muni d'éperons, et, de plus, à l'élévation, on tirait un coup de pistolet dans l'église. Les curés de Vatierville et d'Hautot-sur-Seine avaient ils le droit de chasser, nous ne saurions le dire ; en tout cas, nous n'avons trouvé aucune pièce d'archives venant à l'appui de la tradition.

Il s’agit probablement en 1879 de la part des abbés J. Bunel et A. Tougard, d’une construction intellectuelle appliquée aux chapelles ayant un statut particulier comme à Heurteauville. Dans les registres de la paroisse qui vont de 1680 à 1792, on ne trouve aucune trace écrite d’acte de mariage avec une quelconque particularité, le curé mariant les filles du pays et parfois un ami du sieur de Soquence. L’église paroissiale d’Hautot, était une chapelle royale et le Roi, patron de la paroisse, nommait le curé. Pour Hautot le patron était le plus important propriétaire terrain de la paroisse à la fin du XVIIème siècle qui était chargé de financer l’entretien de l’église.

La principale source d’information des abbés J. Bunel et A. Tougard était probablement le jeune curé de Sahurs et de Hautot, Anatole Mathias Latelais. Celui-ci était en conflit avec la municipalité d’Hautot-sur-Seine, propriétaire de la chapelle depuis 1862, qui l’obligeait à dire la messe à Hautot, alors que pour lui, l’église Saint-Sauveur de Sahurs était la seule véritable église de la paroisse de Sahurs et Hautot. Y a-t-il eu malice de la part du curé dans les anecdotes relatives à Hautot-sur-Seine ?

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 15:39

Nous vicaire-général au spirituel et au temporel de notre père en Christ, monseigneur Guillaume, par la miséricorde divine, évêque d’Ostie de l’Eglise Romaine, d’Estouville et archevêque de Rouen, à présent absent (1), à notre aimé doyen rural de Saint Georges ou à son remplaçant, salut en Dieu.

L’église paroissiale d’Hautot, de votre doyenné, est à présent vacante, par la résignation ou démission de messire Nicolas HAUNSTON, prêtre, dernier recteur et possesseur de cette église, et aussi par la permutation qui est à faire avec messire Simon LANGLOIS, prêtre et chapelain de la chapelle, faite et admise par votre autorité en faveur de votre chapelle et non autrement. Le sérénissime Roi très chrétien, notre seigneur par la grâce de Dieu Louis Roi de France, affirmant que le droit seigneurial et celui de présentation à cette chapelle lui appartenait et compétait, nous présenta par ses lettres patentes notre messire Simon LANGLOIS, comme suffisant et convenable, c’est à vous de compléter cette action par l’autorité de notre révérendissime père. Nous vous mandons donc qu’après avoir appelé et adjoint les recteurs voisins de ladite paroisse d’Hautot, leurs chapelains et autres gens sages et discrètes, et après avoir publié trois bans pendant trois jours consécutifs, suivant l’usage et coutume de votre doyenné, vous fassiez par des témoins probes et dignes de foi enquérir de ceux qui peuvent avoir connaissance de ce qui suit, afin de vous informer en notre place.

D’abord, qui est le vrai patron de cette église paroissiale, qui avait coutume de présenter et qui présenta votre curé, et en vertu de quel droit et titre ? Aussi, si au sujet de ce droit seigneurial il y avait eu quelque procès, controverse ou matière d’enquête. Et si le procès était terminé, par quel droit, entre quelles parties et par quel jugement ?

Ensuite de la vie, mœurs, naissance et comportement de ce présenté ? S’il est lié ou empêché par une sentence quelconque d’interdit, de suspension ou d’excommunication, et s’il peut obtenir cette suivant le droit canonique. Depuis quand cette église est vacante, de son revenu annuel et du nombre de paroissiens et d’autres choses nécessaires à l’enquête ? Ensemble en nous donnant aussi les noms de ceux qui témoignèrent, en faisant apposer votre sceau en signe de la fidélité de cet instrument.

Donné à Rouen sous le sceau de la Grande Cour de Rouen avec notre signet. L’an de grâce 1471, 9ème jour du mois d’août.

(1) Il participe au conclave de 1471 qui élit Sixte IV et consacre le nouveau pape le 25 août 1471.

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

Sache Votre Excellence vénérable, que je fis publier dans l’église d’Hautot, de mon doyenné, trois bans durant trois jours divers et consécutifs, suivant l’usage au sujet du droit seigneurial de cette église, à l’instance du sage homme Simon LANGLOIS, prêtre présenté à cette église par vos lettres auxquelles est attachée la présente relation. Ayant fait adjoindre messire Guillaume de VILLEHAYE et Pierre PICART hommes discrets, prêtres de l’église de Sahurs, je fis mon information diligente sur le droit seigneurial, et autres choses contenues dans votre mandement par témoins probes et dignes de foi dont les noms et surnoms s’ensuivent ; personne ne s’est opposé à ces bans publiés au sujet du droit seigneurial etc. ce que je certifie par l’opposition de mon sceau. Donné l’an de grâce 1471, 18 octobre. (Sceau de Guillaume HAUTEY)

Les Hautotais en l’an de grâce 1471

A mon seigneur homme prudent et vénérable d’une science éminente, vicaire général de monseigneur Guillaume d’ESTOUVILLE notre père en Christ, cardinal d’ESTOUVILLE et archevêque de Rouen, votre humble sujet et chapelain Guillaume HAUTEY prêtre doyen de Saint Georges, diocèse de Rouen, avec toute sa révérence et l’honneur que je lui dois.

A la question posée si à l’occasion de cette présentation, il y eut une quelconque simonie, fraude ou tromperie ou un autre pacte illicite au profit d’une irrégularité simoniaque, il répondit qu’il ne connaissait ni avait entendu parler d’aucune simonie, fraude, tromperie, etc. Il affirma que cette paroisse contenait douze paroissiens ou environ ; il dit aussi que le fruit et le revenu de l’église paroissiale d’Hautot pouvait valoir 20 livres t. ou environ pour les années normales etc.

Il ne saurait déposer rien d’autre sur le contenue de ce mandement.

Bertrand FAROUILLOT, âgé de 40 ans ou environ.

Laurent GUIBEL, âgé de 35 ans ou environ.

Jean CHOUGET, âgé de 36 ans ou environ.

Jean PILL, âgé de 40 ans ou environ.

Cardin DURANT, âgé de 37 ans ou environ.

Jean ROUETE, âgé de 47 ans ou environ.

Jean CLERENBAULT, âgé de 35 ans ou environ.

Michael PARQUET, âgé de 34 ans ou environ.

Gautier BERNEVAL, âgé de 45 ans ou environ.

Pierre CHOUART, âgé de 35 ans ou environ.

Robert CHOUGUET, âgé de 35 ans ou environ.

Pierre GUILLOT, âgé de 34 ans ou environ.

Tous les témoins disent et ont dit la même chose que le premier témoin sans addition ni omission. HAUTEY

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 16:01

Journal des débats politiques et littéraires du 6 janvier 1857 : Maladie contagieuse des animaux. La cocotte. Défense de l'administration. Infraction.

 

COUR IMPERIALE DE ROUEN (chambre correctionnelle). Présidence de M. LETENDRE DE TOURVILLE. Audience du 2 janvier.

 

Ce procès soulevait une question dont les agriculteurs du département de la Seine-Inférieure et la Société centrale d'agriculture elle-même se sont, dans ces derniers temps, assez vivement préoccupés.

Il s'agissait de savoir si l'on doit considérer comme une maladie contagieuse, dans le sens de la loi pénale, une affection propre aux bestiaux, vulgairement appelée cocotte (*), et dont sont atteints depuis 1840 un grand nombre de vaches et de bœufs. Cette maladie, contagieuse dans le sens littéral du mot, puisqu'elle se communique soit par le virus physique, soit par le virus volatil, pour parler le langage de l'art vétérinaire, n'est pas mortelle et ne porte aucune atteinte à la qualité de la viande, mais elle fait baver les bestiaux, peut les priver de lait pendant quelques jours et rend leur marche difficile. Jamais l'administration n'avait pris aucune mesure préventive contre la circulation des bêtes atteintes, et il parait que dans ces dernières années la maladie a pris de tels développements, qu'une grande partie des bœufs et des vaches amenés aux marchés de Poissy et de Sceaux en sont affectés. Voici dans quelles circonstances le tribunal correctionnel, puis la Cour, ont été amenés à s'occuper, au point de vue pénal, du caractère de cette maladie :

Le 1er septembre dernier, le sieur DUMENIL, cultivateur à Hautot-sur-Seine et fils du maire de la commune, avait acheté deux vaches à la foire d'Elbeuf. Ramenées chez lui, elles furent  peu de temps après atteintes de la cocotte; il les avait laissées pendant quelques jours dans l'herbage de son père, quand le 14 septembre, jour de l'ouverture du pâturage commun, en vertu du droit coutumier normand, il les envoya à la prairie sans qu'elles fussent encore guéries. Des réclamations s'étant élevées de la part de quelques habitants, le maire invita le sieur DUMENIL fils à les retirer; mais celui-ci n'ayant pas tenu compte de l'injonction, et des plaintes ayant été portées à l'adjoint, ce fonctionnaire, délégué par le maire, donna, le 15 septembre dans la matinée, au sieur DUMENIL l'ordre formel de retirer ses vaches de la pâture commune (*). Cet ordre ne fut pas immédiatement exécuté. Un douanier, le sieur CORBRAN, qui avait lui aussi, une vache dans la prairie, voulut faire sortir celles de DUMENIL, qui persista à les y laisser jusqu'à deux heures de l'après midi.

Procès-verbal de ces faits fut dressé par l'adjoint et transmis au procureur impérial, qui fit citer le sieur DUMENIL en police correctionnelle, comme prévenu d'avoir, au mépris des de l'administration, laissé des bestiaux infectés de maladies contagieuses communiquer avec d'autres, délit aggravé de cette circonstance qu'il en serait résulté une contagion parmi les autres bestiaux, vingt-huit vaches et un porc ayant été, à Hautot, atteints de la cocotte dans les derniers jours de septembre.

Les articles 459, 460 et 461 du Code pénal sont ainsi conçus :

« Art. 459. Tout détenteur ou gardien d'animaux ou de bestiaux soupçonnés d'être infectés de maladie contagieuse, qui n'aura pas averti sur-le-champ le maire de la commune où ils se trouvent, et qui, même avant que le maire ait répondu à l'avertissement, ne les aura pas tenus renfermés, sera puni d'un emprisonnement

de six jours à deux mois et d'une amende de 16 Fr. à 200 Fr.

» Art. 460. Seront également punis d'un emprisonnement de deux mois à six mois et d'une amende de 100 Fr. à 500 Fr., ceux qui, au mépris des défenses de l'administration, auront laissé leurs animaux ou bestiaux infectés communiquer avec d'autres.

» Art. 461. Si de la communication mentionnée au présent article il est résulté une contagion parmi les autres animaux, ceux qui auront contrevenu aux défenses de l'autorité administrative seront punis d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans, et d'une-amende de 100 Fr. à 1,000 Fr. le tout sans préjudice de l'exécution des lois et règlements relatifs aux maladies épizootiques et de l'application des peines y portées. »

Par application de ces dispositions, le tribunal de police correctionnelle de Rouen, qui avait reconnu en même temps l'existence de circonstances atténuantes en faveur du prévenu, avait, le 26 novembre dernier, condamné le sieur DUMENIL à un mois de prison et à 500 Fr. d'amende. Celui-ci a interjeté appel, M. LE CONSEILLER JUSTIN a présenté le rapport de l'affaire, et dans une étude complète de la législation sur la matière, a cherché à quelles conditions il était possible de reconnaître, au point de vue légal, une maladie contagieuse. Me RENAUDEAU-D’ARC, avocat du sieur DUMENIL, a commencé en signalant à la Cour tout qui s'attachait à ce procès. S'il fallait, en effet, admettre avec les premiers juges que la cocotte est une maladie contagieuse, il en pourrait résulter comme conséquence l'interdiction de faire circuler sur les routes, de vendre aux foires et dans les marchés les bestiaux atteints de cette affection, sous peine de se voir frapper par des rigueurs du genre de celles dont le prévenu a été victime. Or, les marchés auxquels s'approvisionnent Paris et Rouen reçoivent chaque jour, sous les yeux des préposés de l'administration des bœufs et des vaches malades de la cocotte, envoyés à ces marchés par des cultivateurs de tout pays. Si le jugement pouvait être confirmé, cette simple circulation deviendrait un délit, et le cultivateur serait obligé de tenir ses bestiaux renfermés, sinon menacé de prison et d'amende. C'est ce qui fait que les agriculteurs se sont émus de la décision rendue par le tribunal de Rouen et que l'attention de la Société d'agriculture a été appelée sur cette question. Voyons donc si, dans la décision dont est appel, on ne s'est pas complètement trompé sur le sens et la portée des dispositions pénales qu'il s'agissait d'appliquer. L'avocat entre ici dans l'examen des lois antérieures au Code pénal qui se sont occupées des maladies contagieuses. Il cite notamment l'arrêt du conseil du 16 juillet 1784 et l'arrêté du Directoire du 27 messidor an V, pour en conclure que l'esprit de toutes ces lois démontre qu'elles n'étaient faites qu'en vue de maladies contagieuses d'une gravité suffisante pour entraîner la mort des bestiaux. L'article 1er de l'arrêt de 1784 révèle bien cette pensée, lorsqu'il cite, comme exemples la morve, le charbon, la clavetée, le farcin, la rage. Si le Code pénal ne contient pas d'énumération du même genre, il se reporte lui-même à ces anciennes lois non abrogées, et la sévérité des peines qu'il édicte est la meilleure preuve du caractère de gravité que doit avoir la maladie à propos de laquelle il s'agirait de l'appliquer. Or, qu'est-ce que la cocotte ? C’est une affection qui n'offre aucun danger et se guérit d'elle-même; les vaches mangent et ont peu de lait pendant quelques jours; elles ont mal dans la bouche et au fourchet des pieds, puis tous ces accidents disparaissent sans qu'il soit même besoin de l'homme de l'art. S’il est permis d'appliquer aux bêtes, pour caractériser cet état, une expression dont notre langue française ne les a pas honorées, il serait vrai de dire que ce n'est pas une maladie, ce n'est qu'une indisposition. Aussi n'a-t-elle jamais donné lieu à aucune mesure de police administrative. C'est ce qu'atteste M. FELIZET, vétérinaire désigné par l'administration pour les cantons d'Elbeuf et du Grand-Couronne, qui avait été appelé, par l'adjoint d'Hautot pour visiter les vaches de DUMENIL, et ce dans un certificat qu’il a délivré à ce dernier postérieurement à dirigée contre lui.

« Je certifie, dit-il, que depuis 1840, date de l'invasion de la maladie appelée vulgairement cocotte, il n'a été pris nulle part ni recommandé aucune mesure de police sanitaire contre cette affection généralement très simple et sans aucune suite fâcheuse ; que l'abord d'aucunes foires ni d'aucuns marchés n'a été interdit aux bêtes infectées, que tous les jours on voit librement circuler sur toutes les routes. »

Et, de leur côté, tous les maires des communes voisines d'Hautot attestent que jamais ils n'ont pris aucune mesure contre les bestiaux atteints de cette maladie, et qu'ils ne les ont jamais exclus du pâturage. Lé jugement doit donc être réformé.

M. JOLIBOIS, premier avocat général, tout en rendant hommage à l'honorabilité personnelle du sieur DUMENIL, le signale comme un entêté qui, malgré la défense de son père, malgré 1’ordre formel de l'adjoint, a voulu envoyer au pâturage commun des vaches qu'il savait malades, et il persistait à tel point dans son entêtement que quand un douanier, le sieur CORBRAN, vint les faire sortir du pâturage, il les y fit rentrer, comme pour braver l'autorité. Il faut que ces faits soient réprimés s'ils constituent un délit. Or, à cet égard, les articles 460 et 461 du Code pénal punissent les individus qui auront laissé communiquer avec d'autres des bestiaux atteints de maladies contagieuses. Il n'y a rien de plus dans la loi : les indications contenues dans les anciens arrêts n'ont pas été reproduites, et il n'y a que deux choses à voir la cocotte est-elle une maladie? Est-elle une maladie contagieuse ? C'est évidemment une maladie, puisqu'elle rend difficile la marche des bestiaux qui en sont atteints, puisqu'elle les empêche de manger, et surtout puisqu'elle les prive de lait. Il n'est pas contesté qu'elle se communique par un agent intermédiaire qui porte le nom scientifique de virus, élément contagieux; c'est donc bien une maladie contagieuse.

La Cour, dans un arrêt motivé avec beaucoup de soin, a décidé que le maire d'Hautot, légalement représenté par son adjoint, était en droit de faire défense au sieur DUMENIL fils d'introduire ou de maintenir dans une prairie commune ses vaches atteintes de la cocotte, et qui devaient s'y trouver en contact avec le bétail des autres habitants de la commune ; que ce droit, formellement établi par les articles 3, n° 5, du titre XI de la loi des 16-24 août 1790, et 46 du titre X de celle des 19, 22 juillet 1791 a été consacré de nouveau par l'article 460 du Code pénal et sanctionné par les peines que prononce cet article; que, d'après l'ensemble de la législation sur les pouvoirs administratifs, et notamment aux termes de la loi du 18 jui1let 1837, obéissance provisoire était due à la défense faite par l'adjoint d'Hautot au sieur DUMENIL, en vue d'une maladie qu'il considérait comme contagieuse, et ce jusqu'à la décision de l'autorité supérieure en cas de recours, sans quoi d'ailleurs les précautions prescrites par les lois et les défenses dont parle l'article 460 du Code pénal seraient illusoires.

Mais la Cour a reconnu en même temps qu'il n'était pas suffisamment prouvé que la maladie qui s'était déclarée parmi les bestiaux de la commune d'Hautot fut due à leur communication avec les vaches de DUMENIL ; qu'il y avait des circonstances atténuantes; pourquoi la Cour a confirmé le jugement, quant à la déclaration de culpabilité sur le fait de la part de DUMENIL, d'avoir au mépris des défenses de l'administration laissé communiquer avec d'autres bestiaux des vaches infectées de la cocotte, confirmé aussi pour les circonstances atténuantes, mais a déclaré DUMENIL acquitté de la prévention d'avoir, par la communication de ses bestiaux infectés, déterminé une contagion parmi les autres bestiaux de la commune d'Hautot ;

En conséquence, émendant quant à la peine, Cour a déchargé DUMENIL de l'emprisonnement prononcé contre lui, et a réduit l'amende à 100 Fr.

 

 (*) C'est à Francisco Toggia et à ses observations dans le Piémont en 1799 que la fièvre aphteuse doit son nom. La maladie est appelée communément surlangue, claudication ou encore cocotte.

(**) l’actuel bois communal

Le virus de la Cocotte à Hautot-sur-Seine
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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:38

Le Journal de Normandie du 8 février 1786 publie un rapport de Louis Lepecq de la Clôture (né à Caen en 1736, mort à Saint-Pierre-des-Assis en 1804).

Il est attaché à l'hôtel-Dieu de Rouen et médecin des épidémies pour la Généralité de Rouen.

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

Jacques BERENGER du Hameau du Rouage inhumé le 28 décembre 1785

 

Maladie épidémique en la paroisse de Hautot sur Seine

et au Rouage, hameau du Val de la Haye.

L’épidémie changeait de face, et plusieurs malades présentaient les symptômes de la fièvre putride avec exanthèmes (lésions cutanées).  L’on ignore si  c’est ainsi qu’ont péri dans la semaine qui a suivi le coup du dégel, trois vieillards de 60 à 75 ans, ainsi qu’une bonne fille  qui, partageant le zèle de son pasteur, s’était sacrifiée au soulagement des malades ; n’ayant été averti ni de leur état, ni de leur maladie, il fut impossible de leur être utile. Mais la sollicitude, la vigilance de Mr l’intendant et l’abondance des secours ont mis à portée d’arrêter très promptement les progrès que pouvoir faire cette nouvelle complication. Et si les succès sont consolants pour l’humanité, il ne sera pas moins intéressant pour les médecins, attachés à la branche importante des épidémies, d’apprendre que le caractère de celle-ci a été tellement saisi, les médicaments convenables administrés avec tant de soin et les précautions tellement prises, que la mortalité s’est trouvée absolument nulle parmi ceux qui ont été fournis au traitement.

 

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