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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 08:59

Dans le parc du château d’Hautot-Sur-Seine, l'inondation de la Seine de 1740 est signalée par un marqueur de crue. La crue de la Seine de 1740-1741 est par son ampleur la troisième après celles de 1658 et de 1910.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1740-1741 : l’Archevêque de Rouen

Dans le rude hiver de 1740 à 1741, quand la Seine déborda, inonda la ville et réduisit à l'extrémité des milliers d'habitants (20,000, dit-on), réfugiés sur les toits des maisons, l'archevêque ouvrit soir palais, multiplia les secours, et versa par centaines de mille francs dans le sein des victimes du fléau. Ses propres appartements servirent d'hôpital, et il se fit un honneur de soigner lui-même les pauvres qu'on y établit.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes (1690-1759) est Archevêque de Rouen Primat de Normandie de 1733 à 1759. Il est créé cardinal-prêtre lors du consistoire du 5 avril 1756 tenu par le pape Benoît XIV.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Mémoires de l’Académie des Sciences : Duhamel « Observations botanico-météorologiques 1741 »

La neige est présente sur une bonne partie du bassin de la Seine dès le début du mois d’octobre 1740. Le redoux s’installe début novembre, accompagné de pluies régulières et soutenues. « Le vent a été très violent variant entre le NO et le SO ; les pluies presque continuelles, venaient avec autant d’abondance que les orages d’été ; ce temps a duré jusqu’au 20 décembre, que le vent s’étant porté au nord, il est venu de la gelée et il est tombé un peu de neige le jour de Noël ; il tomba le matin une pluie qui occasionna un si grand verglas, qu’on ne pouvait se soutenir ; mais le lendemain le vent étant tourné au Midi, il tomba, ainsi que les jours suivants, une quantité prodigieuse d’eau poussée par un vent très violent »

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine
Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine
Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1970 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de la chapelle Sainte Catherine de Grammont à Rouen : 

Un marqueur de l’inondation de 1740 se trouve à Rouen sur le mur Nord-Ouest de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont. A l’époque, il s’agit de la chapelle Notre-Dame-du-Parc du prieuré de Grandmont. Le Prieuré appartient alors aux Jésuites. Après leur expulsion en 1770, la chapelle du Prieuré est transformée en poudrière, la plupart de ses ouvertures sont alors murées. La chapelle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1936. Propriété de la Ville de Rouen, elle a pris le vocable de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont avec une messe célébrée le 25 janvier 1970.
 

Le marqueur de la rue de Charonne à Paris :

A Paris le maximum de la crue fut atteint le 26 décembre 1740. Le marqueur du n°28 de la rue de Charonne indique un niveau bien au-dessus de celui de la crue de 1910.

LE 26 Xbre 1740 LA POINTE DE LA RIVIERRE EST VENU VIS-A-VIS CETTE PIERRE

La pierre est visible à gauche du porche de l’hôpital des Quinze-Vingt, elle a été gravée par Tomas Bouquet, un supposé citadin choqué par l’évènement au point de le figer dans la pierre. 
 

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 08:12

Félicie de Fauveau meurt à Florence le 12 décembre 1886, à l'âge de 85 ans. Elle est enterrée au cimetière San Felice A Ema. Expatriée à Florence après 1832, Félicie de Fauveau, première femme sculpteur à vivre de son art., réalisa une œuvre sculptée considérable s'inspirant de l’art et de la spiritualité du Moyen-âge.

Labeur Honneur Douleur - 1881 - Félicie de Fauveau

Dans le n°35 de la Gazette des beaux-arts de 1887, parait l’article « Mademoiselle de Fauveau », signé du Baron Charles de Coubertin (1822-1908). Charles Louis de Frédy, baron de Coubertin (1822-1908) est un peintre d’art religieux français du XIXe siècle. En 1865 il reçoit la Légion d'honneur pour son œuvre.

L'ange musicien, sculpture de Félicie de Fauveau

Profondément catholique et monarchiste, il a connu la sculptrice à l’occasion de la réalisation de « l’ange musicien » qui aurait été commandé pour la naissance de son fils Pierre en 1863. Cette statue se trouve au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Photographies d’Hippolyte de Fauveau (1804-1887) et de Félicie de Fauveau (1801-1886)

Dans l’article de 1887 de Pierre de Coubertin, on trouve deux références à sa grand-mère d’Hautot-sur-Seine :

Extrait n°1 : (…) la vie continua exiguë et douloureuse jusqu'au jour où la grand'mère étant morte, Melle de Fauveau recueillit dans sa succession la part qu'on ne pouvait pas lui ravir (1). Une seule fois Félicie avait remis en secret, le pied en France, pour aller demander pardon à sa grand'mère de ce qu’elle était bien contente d’avoir fait (2). Cette démarche lui coûtait, car elle avait fait vœu de ne rentrer qu'avec les Bourbons mais elle ne voulait pas laisser se prolonger ce mécontentement de son aïeule sans chercher à l'adoucir par un acte de respect filial.

(1) Marie Archange Palyart, veuve Delapierre, est décédée le 4 octobre 1850 à Hautot-sur-Seine à l’âge de 95 ans et 8 mois. Sa tombe se trouve dans le chœur de la chapelle d’Hautot-sur-Seine. En héritant, Félicie de Fauveau, son frère et sa mère sortent de la précarité financière. En 1852, cela permit d’acheter la maison de la Via dei Serragli où Félicie dispose de grands ateliers au rez-de-chaussée et d’un salon meublé de triptyques et de bas-reliefs.

(2) Emmanuel de Waresquiel : Félicie de Fauveau Portait d’une artiste romantique

Contumace, elle ne remettra les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842, pour un court séjour à Ussé chez son amie Félicie de La Rochejaquelin, puis à nouveau après la chute du régime de Juillet.

L’autre raison de ce retour en France est le mariage arrangé de sa sœur Emma le 17 octobre 1842.

Extrait n°2 : Le reste de la famille, bien que légitimiste, était loin d'égaler l'ardeur des sentiments de M. et de Mme de Fauveau. La grand'mère maternelle, Mme de La Pierre, qui vivait en Normandie dans sa terre de Hautot près de Sahurs, sur le bord de la Seine, parait même avoir fortement blâmé les tendances indépendantes et artistiques de sa petite-fille. Elle aurait voulu la marier, en faire une bonne mère de famille ; mais la jeune fille bondissait à cette idée, protestant qu'elle n'était pas née pour cet état et qu'elle était trop honnête pour accepter de l'affection d'un homme ce qu'elle n'était pas capable de lui rendre. Son éloignement pour l'état religieux étant tout aussi vif, Mme de Fauveau vit dans les dispositions de sa fille pour les arts un moyen d'occuper son imagination, de lui créer une vie suivant ses goûts, et elle l'encouragea dans cette voie, d'autant plus que, douée d'un sens artistique éminent, elle commençait à peindre le pastel et à modeler quelques cires qui avaient attiré l'attention.

L’atelier de Félicie de Fauveau à Florence en 1862

En 1841, Emma de Fauveau (rentière) figure dans le recensement comme résidente à Hautot-sur-Seine, la sœur de Félicie habite chez sa grand-mère, la châtelaine Madame Delapierre.

La grand-mère maternelle cherche et trouve un époux pour sa petite fille et fait également la promotion de son autre petite fille, Félicie de Fauveau, en élaborant avec une autre résidente de Hautot-sur-Seine, une série de trois articles parus dans « L’Artiste » journal de la littérature et des beaux arts. Ces trois articles précèdent le mariage d’Emma. Il s’agit d’une campagne de promotion en faveur de Félicie de Fauveau.

L’auteur de ces articles est Madame Trugard de Maromme (1773-1860), qui a sa maison de campagne à Hautot-sur-Seine, l’actuel manoir des Farceaux.

Lettre adressée à Félicie de Fauveau Via delle fornaci à Florence

Emmanuel de Waresquiel indique dans son essai de 2010 sur Félicie de Fauveau que celle-ci ne remet les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842 pour un court séjour.

Françoise Emma de Fauveau, âgée de 33 ans, épouse Annibal Scipion Le Masson, veuf âgé de 40 ans à Hautot-sur-Seine le 17 octobre 1842. Le consentement de sa mère est joint par écrit. Sa sœur Félicie était sans doute présente, cela reste à confirmer. Il existe dans le fonds Félicie de Fauveau versé aux archives nationales en 2014 (723AP/1), une lettre du 22 octobre 1842 adressée par Félicie cinq jours après le mariage, à la Comtesse de La Rochejaquelein, château d'Ussé, renvoyée au château de Landebaudière, qu’il serait intéressant à lire. Ce mariage semble être le motif du séjour de Félicie de Fauveau.

Souvenirs de Félicie de Fauveau photographiés à Genève chez les Bautte de Fauveau

La majeure partie du fonds Félicie de Fauveau est constituée par l'abondante correspondance échangée avec Félicie de Duras, comtesse de La Rochejaquelein, jusqu'à la mort de cette dernière en 1883.

Le portrait de Félicie de Fauveau devant le Saint Georges de Lord Egerton par Félicité date lui aussi de 1842, il est dans la veine des trois articles publiés dans L’Artiste. C’est un autre indice d’une campagne de promotion des talents de sculpteur de Félicie de Fauveau.

Portraitiste de Marseille, sans biographie disponible, Félicité Beaudin (17/10/1797 - 27/02/1879)  est également l’auteur en 1842 d’un portrait de Maria Antonia de Bourbon-Siciles épouse du grand-duc Léopold II de Toscane.

L’Artiste publie en 1842 trois articles successifs :

Extrait de l’article 1 : Paris (avant 1832)

Sa mère, femme spirituelle et distinguée, peint avec un talent remarquable d’amateur et cultive la musiqua avec un égal succès.

Extrait de l’article 2 : La Vendée (1832)

Mlle de Fauveau a un frère, bon et excellent jeune homme, qui n’avait pas alors toute l’ardeur royaliste de sa sœur. Petit-fils, par sa mère, d’un ancien administrateur des douanes, M. Hippolyte de Fauveau avait dans cette régie des droits acquis, et on lui avait donné dans les bureaux de Paris une position modeste, mais qui devait s’améliorer avec le temps. D’un caractère doux et paisible, il se bornait à remplir exactement ses devoirs d’employé et à faire avec ponctualité son service de la garde nationale. (…) Il demanda un congé de quine jours pour aller voir des parents en Normandie ; ce congé lui fut accordé. Notre jeune homme se rendit en effet aux environs de Rouen, d’où il s’échappa, et alla rejoindre Mme de la Roche-Jacquelein et sa sœur.

Extrait de l’article 3 : Florence (depuis 1832)

A notre avis, l’erreur de Mlle de Fauveau a peut-être été de ne pas comprendre qu’elle pouvait vivre au milieu de nous en gardant ses convictions, et qu’elle les aurait compromises qu’en appliquant son talent à de sujets en désaccord avec sa conscience et ses idées.

Il s’agit sans doute de l’avis de Mesdames Delapierre et Trugard de Maromme sur Félicie de Fauveau.

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 05:23

Les photographies de 1895, qui suivent, sont extraites d'un album de voyage en France, Tunisie et Algérie entre 1895 et 1900. La famille détenait une tannerie ou une peausserie.

En 1895 le Maire d’Hautot-sur-Seine est Hippolyte POULLARD depuis 1881, son Adjoint est Désiré MAZIER depuis 1891. L’instituteur-secrétaire de Mairie de Sahurs et Hautot est Jules Hildevert CAQUELARD. Le garde champêtre d’Hautot-sur-Seine est Henri Joseph ALLAIS depuis 1894 et le curé de Sahurs et Hautot est l'Abbé LATELAIS depuis 1875.

En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895

1°) En promenade à Hautot

La photographie a été prise en bas du chemin vicinal  n°1 de Hautot à Val de la Haye passant par la côte du Puits, au niveau de l’actuel n°2 de la rue des Farceaux.

En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895
En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895

2°) Dans la plaine de Hautot

On est en face du Bois de la Commanderie, sur la partie du chemin neuf qui est devenu la rue des Fendanges.

En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895
En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895

3°) Assemblée à Hautot

C’est jour de fête à Hautot, on aperçoit en arrière plan ce qui va devenir la Grange des Trouvailles.

En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895
En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895

4°) La Seine entre Hautot et Val-de-la-Haye

En promenade à Hautot-sur-Seine en 1895
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:28

La Croix du 11 juillet 1908 : la foudre et les orages

Seine-Inférieure. Un ouvrier agricole nommé Delalonde, au service de M. Lémery, cultivateur à Hautot-sur-Seine, revenait de la prairie, sa faux sur l’épaule, lorsque la foudre le frappa. Il a été tué sur le coup. On a constaté qu’il avait les cheveux roussis et des zébrures noirâtres sur le corps ; ses vêtements étaient déchirés.

Le 30 juin 1908 un violent orage provoque de gros dégâts et une coulée de boue à Elbeuf, en Seine-Inférieure.

Journal de Rouen du 8 juillet 1908 : l’orage du 30 juin

Un Homme tué à Hautot-sur-Seine.

L’orage du 30 juin a fait une victime à Hautot-sur-Seine. Un homme a été foudroyé ; c’est un ouvrier agricole nommé Delalonde, au service de M. Lémery, cultivateur.

A l’approche de l’orage, il revenait de la prairie et rentrait chez son maître, sa faux sur l’épaule Il était suivi du jeune André Lémery (*), âgé de treize ans, qui, sur son épaule, portait une fourche en fer et à sa main avait l’enclume et le marteau pour rebattre la faux. Ils étaient dans la prairie du bord de Seine, presque au pied du coteau, lorsque vers cinq heures la foudre les a frappés. L’homme a été tué sur le coup ; on a constaté qu’il avait les cheveux roussis et des zébrures noirâtres sur le corps de la tête aux pieds ; sa casquette était déchirée.

Le jeune garçon a été renversé. Après quelques instants, dont il ne peut préciser la durée, il s’est relevé, a vu son compagnon étendu près de lui, la secoué ; constatant qu’il était inerte et que la fumée ou de la vapeur sortait de ses vêtements, il est allé prévenir ses parents. L’enfant avait la figure toute noire d’une couleur analogue aux ecchymoses produites par un coup ; cette couleur disparaît peu à peu. Les instruments que portaient les deux victimes n’ont pas été détériorés par la foudre. Le corps du défunt est devenu tout noir peu de temps après le coup de foudre.

Le lendemain, un second orage s’est abattu sur la commune, et à trois heures et demie environ la foudre frappait un peuplier sur la propriété de M. Demombynes, non loin de l’endroit où le sieur Delalonde avait été tué la veille.

 

(*) Le jeune André LÉMERY est né à Dieppe le 16 octobre 1895. Il est le fils d’Elisée LÉMERY  et de Marie LANGLOIS. Il est incorporé du 18 décembre 1914 au 17 septembre 1919. Grièvement blessé en octobre 1918, il reçoit la Croix de guerre Etoile de Bronze. Il décède à l’âge de 83 ans à Fécamp le 20 novembre 1978.

La victime collatérale de la catastrophe du 30 juin 1908

Photographie prise sur les lieux du drame dans les années 60

Décès de Charles Isidore DELALONDE à Hautot-sur-Seine le 30/06/1908 :

L’An mil neuf cent huit, le premier juillet à huit heures du matin. Acte de décès de DELALONDE Charles Isidore, domestique, âgé de vingt trois ans, décédé hier, à cinq heures du soir, au lieu-dit « Les Près d’Hautot », en cette commune, né à Quevillon, de ce département, le dix sept août mil huit cent quatre vingt quatre, fils de DELALONDE Henri Armand, journalier, âgé de ---, domicilié à Saint-Martin-de-Boscherville, Seine-Inférieure, et de feue GAILLON Adélina Héloïse, célibataire. Sur la déclaration, à nous faite par les sieurs ALLAIS Henri, garde champêtre, âgé de quarante trois ans, domicilié en cette commune et HODAN Dominique, instituteur, âgé de quarante cinq ans, domicilié à Sahurs, Seine Inférieure, tous deux amis du défunt, lesquels ont signé après lecture faite, le présent acte qui a été fait double en leur présence, et constaté suivant la loi, ainsi que le décès, par nous, maire de la commune d’Hautot-sur-Seine, remplissant les fonctions d’officier public de l’Etat civil.

Fiche matricule de Charles DELALONDE

Au recensement de 1891 à Quevillon, Charles Delalonde apparait comme le benjamin de la famille. Sa mère Adélina Héloïse Gaillon est décédée à Quevillon le 9 décembre 1893.

RÉSUMÉ DES OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES FAITES A ROUEN ET LA RÉGION EN 1908 par M. Raimond COULON Secrétaire de la Commission départementale de Météorologie.

Un foudroyé à Hautot-sur-Seine : Le 29 (juin), formation nuageuse d'aspect orageux près de l'horizon S. Le lendemain (30 juin), terrible orage sur Elbeuf ; presque nul à Rouen. Son point extrême atteint la commune du Val-de-la-Haye où nous l'observons attentivement depuis son origine. Un coup de foudre que rien ne faisait prévoir, car les nuages orageux n'étaient pas à notre zénith, tue un ouvrier et blesse son camarade à 500 mètres de nous. Le bulletin qui nous a été transmis par M. G. Poullard, maire de la commune d'Hautot-sur-Seine, signale que le corps de la victime était tout noir, les extrémités des cheveux roussis, aucune blessure apparente, la casquette était déchirée, les vêtements pas détériorés, mais de la vapeur ou de la fumée en sortait. Le jeune garçon blessé a été renversé, a perdu connaissance quelques instants, mais s'est relevé seul : sa figure était noire -, elle est devenue ardoisée les jours suivants ; cette couleur a disparu lentement. Les instruments que portaient les victimes - une faux tenue sur l'épaule et une enclume à rebattre - n'ont pas été détériorés. Le lendemain (1er juillet), un peuplier était frappé par la foudre presque au même endroit.

Charles DELALONDE est une victime collatérale de l’orage d’Elbeuf du 30 juin 1908. Le 30 juin correspond également à la date de l’événement de Tunguska en Sibérie, le plus grand impact d’un astéroïde dans l’histoire récente. 2.200 km² de forêts sont détruits par l'onde de choc. Le bruit est perçu à plus de 1.500 km de distance. Le nuage de cendres émis survole toute l'Europe.

Le chercheur russe Alexandre Tchijevsky réalise en 1929-1930 une étude sur la distribution des orages à l’époque de la Tunguska. Sa carte de distribution des orages correspond parfaitement au tracé du halo atmosphérique apparu dans le ciel européen au lendemain de l’explosion.

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 04:40
Les médaillés de la guerre 1870-1871 d’Hautot-sur-Seine en 1913

La médaille commémorative de la guerre 1870-1871 est une médaille créée par la loi du 9 novembre 1911 décernée aux combattants de la guerre de 1870-1871 qui justifiaient de leur présence sous les drapeaux, en France ou en Algérie, entre les mois de juillet 1870 et de février 1871 inclus.

La médaille commémorative de la guerre de 1870-1871 a été remise avec un diplôme nominatif, à 242 500 anciens combattants survivants.

Journal de Rouen du 11 février 1913 : Hautot-sur Seine - La médaille de 1870

Deux habitants de cette commune viennent de recevoir la médaille commémorative de la campagne de 1870-1871. Ce sont MM Gustave DUVAL et Emmanuel CALLOUET.

Gustave DUVAL (1848 -1917)

 

Gustave DUVAL (père) est né le 06 décembre 1848 à Hautot-sur-Seine. Il est fils de Louis DUVAL (1803-1877) et de Natalie Joséphine CORBRAN mariés à Hautot-sur-Seine le 6 novembre 1832. Louis DUVAL est Conseiller municipal depuis le 12 août 1855 jusqu’à son décès à Hautot-sur-Seine le 5 juillet 1877.

Gustave DUVAL (père), cultivateur, est après le décès de son père, à son tour Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine du 21 janvier 1878 jusqu’au 17 mai 1896.

 

Acte de décès de Félix Gustave DUVAL à Hautot-sur-Seine le 01/01/1917 :

Le premier janvier mil neuf cent dix sept à quatre heures du matin Félix Gustave DUVAL, né à Hautot-sur-Seine, le cinq décembre mil huit cent quarante huit, cultivateur, fils de feu Louis Blaise DUVAL et feue Natalie Joséphine CORBRAN, époux de Joséphine Mélanie COQUIN, est décédé en son domicile lieu-dit « Le Mont-Miré ». Dressé le premier janvier mil neuf cent dix sept à cinq heures du soir, sur la déclaration de Célina PHILIPPE femme DUVAL quarante huit ans, journalière, bru du défunt (*) et de Moïse OBSELIN, trente trois ans, cultivateur, tous deux domiciliés en cette commune, qui lecture faite, ont signé avec nous Georges POULARD, maire de la commune d’Hautot-sur-Seine.

(*) Gustave DUVAL (fils) (1876-1935) est sous les drapeaux, mobilisé depuis le 23 décembre 1914.

Gustave DUVAL (fils) marié en 1903  prend la suite de son père comme Conseiller municipal de 1903, suite à des élections municipales complémentaires, à 1919, puis à nouveau de 1925 à 1935.

Gustave DUVAL (fils) et Célina PHILIPPE femme DUVAL reposent au cimetière de Hautot-sur-Seine.

Emmanuel CALLOUET (1849-1926)

 

Emmanuel CALLOUET est né à Hautot-sur-Seine le 15 septembre 1849. Il est fils d’Emmanuel Alphonse CALLOUET et de Rosalie PILLARD mariés à Sahurs le 13 juin 1848.

Emmanuel CALLOUET (père), journalier est Conseiller municipal de 1884 à 1888 et garde champêtre de 1887 à 1893.

Emmanuel CALLOUET (fils) se marie à Hautot-sur-Seine le 22/06/1878 avec Clarisse Angélina LEVILAIN cuisinière. Jardinier, lors du recensement de 1921 il travaille chez M. Michon du Val de la Haye.

Emmanuel CALLOUET est présent à l’inauguration du monument aux morts le 19 juin 1921.

 

Acte de décès d’Ernest Emmanuel CALLOUET à Hautot-sur-Seine le 18/08/1926 :

Le dix-huit août mil neuf cent vingt six, à trois heures, est décédé en son domicile, lieu dit ‘Le Mont-Miré » Ernest Emmanuel CALLOUET, né en cette commune, le quatorze septembre mil huit cent quarante neuf, journalier, fils de Emmanuel Alphonse CALLOUET, et de Rosalie PILLARD, décédés, veuf de Clarisse Angélina LEVILAIN. Dressé le dix-huit août mil neuf cent  vingt six, dix sept heures, sur la déclaration de Edouard LEMARCHAND, cinquante huit ans, garde particulier, domicilié au Val de la Haye, qui lecture faite a signé avec nous Georges POULLARD, maire d’Hautot-sur-Seine.

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 03:58

La médaille commémorative de Sainte-Hélène est créée sous le Second Empire, par décret impérial, le 12 août 1857. Elle récompense les 405 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu sous les drapeaux de la France de 1792 à 1815. Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d'un papier blanc glacé portant en relief l'Aigle impérial et l'inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon Ier - Décret du 12 août 1857 ». Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. La distribution générale des médailles a eu lieu le dimanche 15 novembre 1857. Dans tout l’hexagone entre 1858 et 1869, les processions civiques de la fête du 15 août accordèrent une place spéciale aux médaillés de Sainte-Hélène.

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Robert Barthélémy BARBIER (1772-1858)

Robert Barthélémy Barbier, né le 23/08/1772 à Rougemontier (Eure), est le fils de Robert Barbier et de Marie Gueroult, mariés le 20 février 1770.

Soldat du régiment de L'Eure sous les drapeaux du 15/08/1793 au 22/02/1816 (brevet n°145077). Il est chasseur au 15ème léger, il reçoit une retraite pour blessure.

Il épouse le 25/05/1819 à Hauville Céleste Marie Delamare, décédée à Hauville (Eure) le 14/05/1827. Ils sont les parents de Robert Philippe Eugène Barbier (1819-1892) employé dans les douanes. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Robert Barbier âgé de 79 ans vit chez son fils Eugène Barbier douanier âgé de 32 ans, marié à Perpétue Labbé âgée de 29 ans et parents d’Eugène Barbier âgé de 2 ans.

Robert Barthélémy Barbier est décédé le 13/10/1858 à Hautot-sur-Seine.

Charles Pascal BARRE (1773-1859)

Charles Pascal Barré, né le11/04/1773 paroisse de Saint-Vivien à Rouen, est le fils de Germain Barré et de Françoise Raulet, mariés le 19 septembre 1763, paroisse Saint Godard à Rouen.

Fourrier au régiment de Brest sous les drapeaux du 1er octobre 1790 au 12 Pluviôse An X (brevet n°145079). Il a fait la campagne d'Egypte.

Charles Paschal Barré, fabriquant originaire et domicilié à Rouen, épouse à Hautot-sur-Seine le 29/08/1807 Marguerite Gaspard Désirée Gaillon. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pascal Barré, propriétaire vivant de son revenu, âgé de 78 ans, vit avec sa femme Désirée Gaillon âgée de 68 ans et une domestique.

Charles Pascal Barré est décédé le 09/04/1859 en son domicile rue Socrate à Rouen.

Journal de Rouen du 11 avril 1859 : Hier matin, un nombreux cortège d’amis a conduit à leur dernière demeure les restes mortels de M. Charles-Pascal Barré, un des plus anciens soldats de la République, et le dernier peut-être qui ait fait partie du régiment de Royal-Cravate. Né à Rouen le 11 avril 1773, M. Barré s’était engagé dès l’âge de dix-sept ans, le 1er octobre 1790, dans le régiment que nous venons de nommer, alors en garnison à Toulon. Deux ans plus tard, il passait, après la nouvelle organisation de l’armée, fourrier dans la 1ère compagnie du 3ème bataillon de la 22ème demi-brigade d’infanterie légère, dans laquelle il fit d’abord les campagnes de Corse, pendant l’an I et l’an II de la République, puis toutes celles d’Italie, de l’an III à l’an V, et celles d’Egypte, de l’an VI à l’an IX. Le 28 brumaire an II, lors du débarquement des Anglais à Farignoles, en Corse, il monta le premier à l’assaut, et reçut dans la cuisse gauche une balle qu’on ne put pas extraire, et qu’il a emportée dans la tombe. Ce valeureux fait d’armes lui fit décerner par le représentant du peuple Lacombe Saint-Michel une récompense nationale, équivalant alors à la croix de la Légion d’Honneur, qui n’était pas encore instituée. Cette première blessure ne l’empêcha pas d’assister en Italie aux batailles de Loanno, Rivoli, Arcole, Lodi et plus tard, en Egypte, à celles des Pyramides, de Saint-Jean d’Acre, de Jaffa et d’Aboukir, ou il reçut une seconde blessure qui lui traversa le cou de part en part et lui valut, avec un sabre d’honneur, un congé d’invalide, sans aucune retraite. Il continua néanmoins son service, et le 23 fructidor de l’an VIII, ses blessures l’empêchant de conserver toute son activité, il fut attaché en qualité de secrétaire auprès du général de brigade Faultier. Il revint avec ce dernier en France et resta ainsi jusqu’au commencement de 1804, époque à laquelle ses souffrances le forcèrent à quitter les drapeaux. De retour dans ses foyers, le vieux soldat de la République s’était fixé, depuis près de cinquante ans, à Hautot-sur-Seine, qu’il avait cessé d’habiter l’année dernière pour se rapprocher de ses enfants, qui ont entouré sa vieillesse des soins les plus tendres et les plus empressés. Le respectable octogénaire, devenu aveugle depuis près de dix ans, s’est éteint vendredi dernier entre les bras de sa fille et de son fils, M. le docteur Barré, chirurgien-adjoint de l’Hôtel-Dieu. Il appartenait à une famille nombreuse, dont plusieurs membres se sont fait remarquer. Il était frère du médecin Ambroise Barré, très honorablement connu à Rouen, mort il y a quelques années, et du respectable et savant curé de Monville, Germain Barré, l’un des ecclésiastiques les plus instruits du clergé de Normandie, qui avait formé une bibliothèque fort précieuse, dont les bibliophiles normands se disputent encore les restes tous les jours. M. Pascal Barré a été inhumé au cimetière de Saint-Gervais, après la cérémonie funèbre célébrée à la cathédrale.

Marie Charles POULLARD (1766-1860)

Marie Charles Poullard, né le 07/09/1776 à Hautot-sur-Seine, est le fils de Jean-Baptiste Poullard et d’Anne Elisabeth Dumontier mariés le 24/11/1767, paroisse Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine.

Marin sur la Frégate La Junon sous les drapeaux de 1793 à l'An XI (brevet n°224842).

Marin, il épouse le 23/07/1822, à Hautot-sur-Seine, Rose Françoise Félicité Fromagé du Val de la Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Marie Charles Poullard, propriétaire rentier ; âgé de 76 ans vit avec sa femme Françoise Félicité Fromagé âgée de 60 ans et une domestique.

Marie Charles Antoine Poullard est décédé le 06/01/1860 à Hautot-sur-Seine.

Pierre François DUBOSC (1785-1875)

Pierre François Dubosc, né le 16/01/1785 à Hautot-sur-Seine, est le fils de François Dubocq et de Marie Anne Le Boucher.

Soldat au 57ème de Ligne sous les drapeaux du 06/01/1806 au 13/08/1809. Il est réformé pour blessures et pensionné (brevet n°145078).

Il épouse le 23/11/1813 Catherine Françoise Julie Leroux (1787-1814), veuf il se remarie le 11/06/1816 à Hautot-sur-Seine avec Marie Anne Désirée PIicard (1790-1867). Ils sont les parents d’Eugène François Dubosc (1821-1892) et de Bérénice Hirma Dubosc (1828-1901). Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pierre François Dubosc rentier âgé de 66 ans vit avec sa femme Anne Désirée Picard âgée de 61 ans, leur fille Bérénice Irma Dubosc blanchisseuse âgée de 23 ans et leur petite fille Alexandrine Désirée Boimard âgée de 10 ans. Sa fille se marie le 12/07/1858, à Hautot-sur-seine, avec Charles Martin Hébert (1827-1886). Au recensement de 1866, il habite à Hautot-sur-Seine avec son épouse. Lors du recensement de 1872 à Guerbarville, Pierre François Dubosc âgé de 87 ans vit avec son fils Eugène Dubosc capitaine des douanes, l’épouse de celui-ci et un domestique.

Pierre François Dubosc, douanier en retraite, est décédé le 06/01/1875 à Guerbarville (la Mailleraye sur Seine).

Noël Denis LESOURD (1788-1859)

Noël Denis Lesourd, né le 08/10/1788  au Val de la Haye, est le fils de Pierre Lesourd et de Marie Catherine Adrienne Lemarchand, mariés le 30/08/1781, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 15ème de Ligne sous les drapeaux du 28/06/1807 à 1814. Il a été réformé pour blessures (brevet n°145075).

Il épouse le 18/01/ 1816 à Hautot sur Seine Marie Catherine Delamare. Ils sont parents de Félicité Désirée Lesourd. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Noël Denis Lesourd propriétaire cultivateur âgé de 62 ans vit avec son épouse Marie Delamare âgée de  54 ans et leur fille Lucie Lesourd âgée de 9 ans.

Noël Denis Lesourd est décédé le 22/08/1859 à Hautot-sur-Seine. En 1962, on pouvait encore voir sa tombe dans le cimetière de la plaine d’Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu OULION (1789-1869) (et non AULION)

Pierre Mathieu Oulion, né le 27/01/1789 au Val de la Haye, est le fils de Jean Mathieu Oulion et de Marie Reine Désirée Chevalier, mariés le 05/08/1788, paroisse du Val de la Haye.

Soldat à la 1ère Légion de réserve sous les drapeaux du 13/06/1808 au 06/11/1814 (brevet n°145074).  Il est au 70ème régiment d'infanterie de ligne du 25 octobre 1813 au 29 août 1814 (matricules 13 815 à 14 420).

Mathieu Oulion est en 1843 un des souscripteurs de la colonne Napoléon du Val-de-la-Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Mathieu Oulion journalier âgé de 62 ans vit avec Marie Geneviève Questel veuve Chouard domestique âgée de 70 ans qu’il épouse le 21 octobre 1857 à Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu Oulion est décédé le 18/01/1869 à Hautot-sur-Seine.

François Théodore LEMARCHAND (1794-1866)

François Théodore Lemarchand, né le 12/02/1794 au Val-de-la-Haye, est le fils de François Lemarchand et de Marguerite Osmont, mariés le 28/01/1793, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 66ème de Ligne, sous les drapeaux du 31/01/1814 au 04/04/1814 (brevet n°145076).

Il épouse le 01/08/1820 Marie Fortunée Paquet décédée à Hautot-sur-Seine le 15/11/1821, puis il se remarie le 31/07/1823 à Hautot-sur-Seine avec Catherine Rosalie Hublé .

Il est élu Conseiller municipal lors des élections communales du 18 septembre 1831. Le 3 mars 1844 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du maire Pierre Lemoine  suite à sa nomination par le Préfet. Le  27 décembre 1846 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du Maire Louis Adrien Duménil suite à sa nomination par le Préfet. Lors du Conseil Municipal du 21 août 1853  Théodore Lemarchand  et quatre autres conseillers sortent de la Mairie et refusent de délibérer sur le sujet de la rétribution de la religieuse de Sahurs pour l’instruction qu’elle donne aux enfants de sexe féminin de la commune d’Hautot. De nouveaux conseillers seront installés le 24 novembre 1853.

Lors du recensement de 1861 à Hautot-sur-Seine, Théodore Lemarchand, cultivateur, âgé de 68 ans vit avec sa femme Rose Hublet âgée de 72 ans et deux domestiques. Lors du recensement de 1866 au Val de la Haye, Théodore Lemarchand, rentier, âgé de 73 ans vit avec sa femme Marie Rose Hublé âgée de 76 ans, son neveu Amable Lemarchand marin âgé de 37 ans, l’épouse de celui-ci Désirée Hébert âgée de 27 ans & leur enfant Amable âgé d’un an. 

François Théodore Lemarchand est décédé le 10/10/1866 au Val de la Haye.

(Ne pas confondre avec son homonyme François Théodore Lemarchand né le 27 avril 1805 au Val-de-la-Haye, boulanger, marié à Hautot-sur-Seine le 21/06/1831 avec Catherine Zoé Pelloile décédée le 02/10/1842 à Paris, remarié à Notre-Dame-de-Bondeville avec Elisa Désirée Lainé et décédé à Rouen le 21/04/1854)

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Denis-Tranquille LEFEBVRE (1791-1876)

Denis-Tranquille Lefebvre est né à Hautot-sur-Seine le 2 octobre 1791. Il est fils de Jean Baptiste Tranquille Lefebvre décédé le 21 janvier 1806) et d’Anne Lesourd. Son père est garde de Sainte Vaubourg en 1793 au service de la commanderie puis des Eaux et Forêts.

En 1811 il devient soldat au 13ème Equipage de Flottille et canonnière n° 26. Il est fait prisonnier par les Anglais, et rentre en France en 1814.

Il se marie le 16 mai 1815 au Val-de-la-Haye avec Rosalie Durand (12/09/1792 - 27/03/1819). En 1816 il est nommé à Val de la Haye garde particulier de M. Charles Fizeaux, propriétaire de Sainte-Vaubourg, gendre du Baron Lézurier de la Martel qui en 1815 a racheté l’ancien bois de la commanderie aux eaux et forêts. Veuf, Denis-Tranquille Lefebvre se remarie le 22 mai 1819 au Val-de-la-Haye, avec Désirée Henriette Esther Quibel (26/01/1792-01/06/1879). Ils n’ont pas d'enfants. Il a eu pendant de longues années à sa charge sa belle-mère et une tante.

En 1843 il souscrit pour 2 Francs pour l’érection de la colonne Napoléon. Au recensement de 1851 il habite au val-de-la-Haye. Il est médaillé de Sainte-Hélène en 1857.

A Rouen le 26 juin 1870 la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure lui décerne une médaille d’argent : « Depuis 1816, il occupe les fonctions de garde particulier dans lesquelles il a su conquérir l'affection, l'estime de tous, en même temps que la confiance la plus absolue de l'honorable famille Fizeaux de la Martel. Il s'est toujours montré plein de dévouement pour ses neveux et ses nièces, et il leur est encore utile aujourd’hui. Cinquante-quatre ans de bons et loyaux services, Messieurs, c’est chose assez rare pour que nous n'ayons  pas hésité à donner à cet honnête homme un témoignage public de satisfaction, est aujourd'hui dans sa quatre-vingtième année » (Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure) 1869/07-1870/12

Le garde particulier Denis-Tranquille Lefebvre est décédé, en son domicile au Val-de-la-Haye le 24 décembre 1876 à l'âge de 86 ans.

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 05:47

Jusqu'à son rattachement à Grand-Couronne en 1908, l'île des Oiseaux faisait partie du territoire de la commune de Hautot-sur-Seine.

Au recensement de 1901 d’Hautot-sur-Seine, l’ile aux Oiseaux est habitée par Aimé DUMONT âgé de 37 ans.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 14 mars 1907 : L’Ile aux oiseaux

On adjugera, le 3 avril prochain, à la préfecture, les travaux nécessaires à la construction de la digue que les ponts et chaussée ont décidé d’édifier à l’île aux Oiseaux. Située juste en face de l’ancien « trou » de Grand-Couronne comblé depuis plusieurs années, cette île, qui est propriété de l’Etat, mesure une centaine de mètres de longueur. La digue projetée partira de sa pointe amont pour aller rejoindre dans une ligne à peu près droite la rive gauche du fleuve, quelques mètres au-dessous de la cale du bac de Grand-Couronne. Les ingénieurs des ponts et chaussées ont décidé d’exécuter ces travaux de manière à obtenir dans ces parages un rétrécissement du fleuve qui, en accélérant la vitesse de ses eaux, aura pour résultat d’amener un écoulement plus rapide du débit solide vers la mer. A cet endroit de son cours la Seine fait un coude et sa largeur dépasse 300 mètres. Le débit des eaux y étant très lent, il en résulte un dépôt considérable de vase qui s’accumule dans le chenal et nécessite des dragages coûteux, qu’on espère éviter en construisant la digue dont nous parlons.

Prochainement, on mettra en adjudication les travaux nécessaires à l’établissement d’une autre digue qui elle sera édifiée au long de la rive droite du fleuve, entre Biessard et la cale du bac de Val-de-la-Haye. Ces travaux d’art ont également pour but de provoquer un écoulement plus rapide des eaux dans cette partie du fleuve. Pendant un moment, les habitants du Val-de-la-Haye s’étaient émus de ces travaux, alors en projet, car ils craignaient qu’on bouchât le bras de Saine qui baigne leur quai. Qu’ils de rassurent. Les ingénieurs des ponts et chaussées chargés de la navigation de la Seine ne sont pas vandales à ce point, nous disait-on hier. Le Val-de-la-Haye restera port fluvial … tant que la nature le permettra, mais ses jours sont comptés. De par les effets du flot et du Mascaret, le petit bras de Seine qu’emprunte le bateau-omnibus pour accoster au ponton de cette commune s’envase et se comble de lui-même quotidiennement. C’est une affaire de temps.

  • Mais ne pourrait-on pas draguer dans ce bras de Seine ? demandons-nous.
  • Le jour où on démontrera que ces travaux sont d’utilité publique, on pourra songer à les exécuter. Mais d’ici-là, ajouta en riant notre interlocuteur, le petit bras de Seine sera comblé et l’affaire sera solutionnée.

Le grand ouvrage cimenté qui ferme l’accul de Grand Couronne et relie l’île aux Oiseaux à la rive s’achève en 1908.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine

Le noyé de février 1792 de l’ile aux Oiseaux à Hautot sur Seine

22 février 1792 rapport d’enquête concernant un cadavre trouvé sur l’ile aux Oiseaux, un marin hollandais du nom de Tjart MONNEN (52 ans) du navire « La Dame Walland » :

L’an 1792 le 22 février nous accesseurs du juge de paix du canton de Canteleu faisant pour son absence ce nous nous somme transportés sur l’île aux oiseaux section dépendant de notre paroisse de Hautot, sur la parole verbale de monsieur le secrétaire greffier du juge de paix nommé monsieur DELAHAYE où nous avons trouvé un cadavre mort, qu’on nous a dit dénommé Tjart (*) MONNEN de la paroisse (laissé en blanc) en Hollande revêtu d’un gilet d’étoffe brune, un autre de siamoise bleue avec une paire de culotte aussi d’étoffe brune, un caleçon et une paire de botte, ayant cherché dans les poches du défunt nous y avons trouvé un portefeuille, après en avoir fait l’ouverture il s’y est trouvé un bon ce cinquante sols et un autre de trente avec une agrafe d’argent au col de la chemise. Ayant interpellé les assistants s’ils n’avaient nulle révélation de cet homme, le Capitaine Folkert WALLAND s’étant présenté nous a déclaré par l’organe de Maître BULGEN son interprète duquel il était assisté qu’il le reconnaissait pour être celui qui avait été perdu à bord de son navire nommé « La Dame Walland » il y a environ cinq semaines et qu’il y allait en qualité de second, interpellé de nouveau le dit Capitaine Folkert par quel hasard il était tombé il nous aurait déclaré que c’était par accident. Après avoir fait déshabiller le noyé pour voir s’il n’avait reçu aucun coup nous ne lui avons trouvé nulle meurtrissure, lequel nous avait fait connaitre qu’il était tombé à l’eau par accident et nous aurait fait délibérer en présence de la municipalité de donner ordre à monsieur le curé de notre dite paroisse de le nommer et en écrire l’acte sur les registres ordinaires. Ce que nous avons signé, ce dit jour et an que dessus. (espace des signatures laissé en blanc)

(*) Tjaard : prénom frison, Théodoard en ancien germanique

Acte n°2 du régistre d’Hautot sur Seine : Inhumation de Tjart MONNEN hollandais noyé :

Le vingt deuxième jour de février 1792 sur le permis à nous actifié en date d’hier signé DELAHAYE greffier de Mr D’ORNAY, juge de paix du canton de Canteleu district de Rouen, pour l’absence du dit sieur D’ORNAY. D’après le procès verbal de visite d’un cadavre de sexe masculin dressé par les prudhommes nommés de cette paroisse et à nous présenté en bonne forme, le dit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moi prêtre curé soussigné sous le nom de Tjart MONNEN âgé de cinquante deux ans originaire de Norden en Ostfriesland (*) perdu au quai de Rouen depuis environ cinq semaines, et repêché le long de l’ile aux oiseaux district de Hautot sur seine. Lequel noyé a été reconnu sur les lieux par son capitaine le sieur Folkert WALLAND commandant le navire « La Dame Walland » pour être son second et ce par l’organe de monsieur BULGEN fils, son interprète, juré au tribunal de commerce de Rouen duquel il était accompagné. Lesquels ont signé avec messieurs les maires et officiers municipaux de cette paroisse : Folkert WALLAND, BULGEN fils, DE VRIES, Charles LECOMTE maire de Hautot, RICHARD procureur de la commune, Jérôme SUCRE officier, Jean PAQUET, LECLERC, Pierre FLEURY, DEHAYE curé de Hautot.

(*) Frise Orientale : le comté de Frise Orientale est sous administration prussienne depuis 1744.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 18:43

Journal de Rouen du 25 juin 1940 : un meurtre à Hautot-sur-Seine

Le soir du dimanche 9 juin, trois habitants de cette commune, MM. Florentin Ponty, Collette et Turquer, avisèrent un individu qui sortait de la forêt et leur parut suspect. Ils l’interpellèrent, le fouillèrent et le conduisirent chez M. Cantel, commerçant, mais en route il voulut s’échapper et M. Collette se jeta sur lui. Une rixe s’ensuivit au cours de laquelle, Ponty alla chercher son fusil et tira deux fois sur le malheureux qu’il acheva à coups de crosse. Il s’agit de M. Marcel Wanner, 39 ans, manœuvre, domicilié chez M. Heuzé, 18, rue de l’Industrie à Grand-Couronne. M. Cantel prévint M. Piat, commissaire central à Rouen, qui, avec son secrétaire, M. Hérisson, et les inspecteurs Lebrun et Martin procéda à l’enquête et reconstitua la scène. Le cadavre de Wanner a été inhumé à Hautot-sur-Seine et Florentin Ponty a été arrêté.

 

Décès d’un inconnu présumé Warner ou Vanner ou Waller Marcel du 9 juin 1940 à Hautot-sur-Seine

Le neuf juin mil neuf cent quarante, vingt deux heures trente minutes, est décédé, « Route du Rouage » un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie. Le signalement est le suivant : le défunt était âgé de trente cinq ans environ, sa taille approximative était de un mètre soixante cinq, ses cheveux et sa moustache étaient bruns. Il était vêtu d’une veste bleue et d’un pantalon rayé, coiffé d’une casquette grise plate et chaussé de sabots de caoutchouc. Il est présumé s’appeler Marcel Warner ou Vanner ou Waller et était, croit on marié, dans autres renseignements. Dressé le dix juin mil neuf cent quarante, onze heures, sur la déclaration de Alphonse Cantel, cinquante trois ans, marchand ambulant, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec Nous, Georges Poullard Maire d’Hautot-sur-Seine, Chevalier de la Légion d’Honneur.

Journal de Rouen du 21 novembre 1941 : une tragique méprise à Hautot-sur-Seine

Cours d’Assises de la Seine-Inférieure : audience du mercredi 20 novembre

Un drame étrange se déroula à Hautot-sur-Seine, dans la soirée du 9 juin. L’atmosphère si particulière de ce dimanche tragique fut, sans doute, la cause principale du meurtre lamentable que commit, à proximité de la forêt de Roumare, un père de douze enfants, Florentin Ponty. (*)

Ponty se trouvait, vers 22 h. 15, devant son domicile, en compagnie de ses amis Robert Turquer et Emile Colette. Les trois hommes avaient en peu bu… Un inconnu s’étant avance dans leurs parages, une bicyclette à la main, ils le jugèrent suspect et ils l’interpellèrent en lui demandant ses papiers d’identité. Le passant sortit sans dire un mot son portefeuille contenant un livret militaire. Turquer n’ayant pu lire cette pièce dans la faible clarté du jour expirant, on décida de conduire « l’espion » chez M. Cantel, commerçant qui, rare parmi les rares, n’avait point quitté le pays. Le passant, cependant, regimba. Empoigné par Colette, il tomba avec lui sur la route et tandis que les deux hommes se livraient, sur le sol, à un match de catch des plus animés, Ponty rentra chez lui afin d’y prendre un fusil de chasse dont il se servit dès son retour. A ce moment, l’infortuné promeneur avait réussi à se relever. Atteint par derrière, à moins de deux mètres par une décharge qui provoqua l’éclatement du lobe inférieur d’un poumon, il s’effondra, mortellement atteint. Ponty l’acheva, d’ailleurs, en lui portant plusieurs coups de crosse à la tête !

L’heure des explications ayant sonné à la cour d’assises, le coupable ne parut pas particulièrement troublé par les remords, au cour de son interrogatoire.

  • - Etiez-vous ivre dans la soirée du 9 juin ? lui demanda M. le président Turban.
  • J’étais gai !
  • - Ce qui m’étonne, c’est que vous n’ayez pas vu deux parachutistes au lieu d’un  Pourquoi votre victime – M. Marcel Wanner, manœuvre à l’usine de produits chimiques S.O.Y.E.M.A. – vous a-t’elle parue suspecte ?
  • Vu que tout le monde était évacué de la commune.
  • - Vous avez déclaré que vous étiez chargé d’une surveillance à Hautot-sur-Seine.
  • Oui, par la gendarmerie de Grand-Couronne.
  • - Ce n’est pas vrai. Vous n’aviez reçu aucune mission de cet ordre. Vous avez fait ce qu’on appelle une arrestation illégale, quand vous avez voulu conduire M. Wanner chez M. Cantel.

Sur le drame lui-même, Florentin Ponty ne crut point devoir donner au jury des explications détaillées.

  • Interrogé par nous, déclara-t-il Wanner ne répondit rien. Il fut rapidement aux prises avec mes amis. C’est pourquoi je suis allé chercher mon fusil, sans toutefois avoir l’intention de mettre à mort celui que je prenais pour un parachutiste.

Il semblait que l’audition des deux compagnons de l’inculpé apporterait aux débats quelque lumière. Elles permirent tout au plus de connaître le degré de « gaité », le 9 juin, de chacun des membres du trio.

  • - Vous étiez ivres, tous les trois, dit le président à Robert Turquer.
  • On en avait pris un peu.
  • - Qui donc en avait pris le moins ?
  • C’est moi.
  • - Etiez-vous chargé de faire la police ?
  • Oui, comme cantonnier !
  • - Vous aviez entendu des histoires de parachutiste et ça avait travaillé.
  • En tout cas, au coup de fusil, je suis parti.
  • - Pourquoi ?
  • Parce que j’ai eu peur !

Le manœuvre Emile Colette, vit, lui, trois fusées rouges s’élever au dessus de la forêt de Roumare et il entendit des détonations.

  • - Qui était le plus ivre, s’inquiéta le président, quand ce deuxième témoin approcha de la barre.
  • Surement Ponty !
  • - Etiez-vous un policier ?
  • Personne ne n’avait dit d’arrêter le monde !

On entendit encore M Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, qui signala que rien de particulier n’avait été organisé dans sa commune contre les parachutistes ; le commerçant, M. Cantel, resté à Hautot, et le docteur Godbille, médecin-légiste. Le praticien eut à examiner un cadavre exhumé après de longues semaines d’enfouissement …

M. Dupond, substitut du procureur général, soutint l’accusation dans ce procès avec son autorité coutumière, puis la défense de Florentin Ponty fut vigoureusement présentée par Me Crosson du Cormier. L’inculpé fut finalement condamné à quatre ans de prison avec sursis. J.E.F.

(*) Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen.

Extraits : Le 9 juin au matin les premiers Allemands arrivent sur Rouen par la route de Neufchâtel. A 10 heures du matin, le génie français fait sauter les ponts. A 10h30, les Allemands investissent  la Mairie. Maurice Poissant, 5e adjoint au Maire, demeuré sur place, reçoit autorité par le commandant Krupp sur toutes les communes liées économiquement ou géographiquement à Rouen. Les Allemands investissent la ville.

L’incendie déclenché se propage rapidement aux quartiers situés au sud de la cathédrale. Les Allemands, au prétexte que Rouen n’a pas été déclarée ville ouverte, interdisent aux pompiers d’intervenir. Le feu fait rage pendant trois jours. Ce n’est que le 11 juin que l’ordre sera donné d’éteindre l’incendie alors qu’il menaçait le flanc sud de la cathédrale. Bilan : 918 maisons détruites, 5 070 sans-abris.

Ce même jour, les Allemands ramassent tous les noirs qu’ils peuvent trouver ainsi que des soldats coloniaux isolés, qui, n’ayant pu fuir, ont été faits prisonniers de guerre. Tous ces hommes sont emmenés au 11, rue de Bihorel où ils sont massacrés à la mitrailleuse. 121 Algériens, Antillais et Africains ont ainsi trouvé la mort.

Préfet de Seine-Maritime le 14/08/2020 : Hommage aux combattants d'Afrique

Le 9 juin 1940, l’armée allemande envahit la ville de Rouen. Après quelques heures de combats, les troupes du Reich nazi prennent possession de la ville. Des hommes, civils et militaires, sont arrêtés, regroupés et mis à mort. Ils ont été choisis pour la couleur de leur peau. Il s’agit d’un des nombreux crimes racistes opérés par l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale. Dans quelques jours sera inauguré, rue de Bihorel à Rouen, une plaque à la mémoire d’une centaine de personnes originaires d’Afrique du nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles françaises qui ont été massacrées à cet endroit. Les recherches historiques continuent, le site s’enrichira des informations et des documents et des travaux réalisés par les scolaires.

Guillaume Jacono, inspecteur d’académie, Monique Longval Bernier, vice-présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie, ont rencontré Laurent Martin et Jean-Louis Roussel, auteurs d’un futur livre sur Rouen pendant la guerre, devant la plaque posée au N°6 de la rue de Bihorel.

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 06:39

Le 2 mars 1910 le Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine délibère pour l’installation du service téléphonique à Hautot-sur-Seine. La cabine téléphonique est installée dans la maison du bureau d’aide social.

Journal de Rouen du 30 août 1910 : conversations téléphoniques

Paris Normandie du 1er avril 1946 : Cabine téléphonique

Les habitants de la commune et des communes voisines sont avisés que la cabine téléphonique est remise en service à dater du 1er avril.

Les infos d’Hautot n°15 été 2008 : Les P.T.T. à Hautot il y a un demi siècle (extrait)

Personne n’avait le téléphone a Hautot-sur-Seine, excepté la famille Michon. Il y avait toutefois une cabine téléphonique tenue par Madame Morin (*), femme du garde champêtre, qui se trouvait rue Saint Antonin. Elle pouvait ainsi recevoir des télégrammes et les porter à leur destinataire. Le problème, c’est qu’elle ne savait guère écrire et ses télégrammes étaient peu compréhensibles. Quand sa fille a appris à lire à l’école d’Hautot-sur-Seine, il n’y a plus eu de problème. Alain Demombynes

(*) Epouse d’Henri MORIN (1888-1974) garde champêtre de 1947 à 1954

Le Conseil Municipal du 26 novembre 1973 demande le transfert de la cabine téléphonique du logement de Mme PLICHON au café tabac tenue par Mme CAHOT rue du Rouage. Suite à la cessation d’activité du commerce des époux CAHOT, le Conseil Municipal du 10 octobre 1974 décide d’attribuer la cabine téléphonique à Mr BERTIN.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 25 janvier 1980 accepte la proposition des PTT d’installer une cabine téléphonique près de la Mairie, à côté de l’arrêt de bus.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 18 novembre 1994 donne son accord pour l’installation d’une cabine téléphonique à pièces place de la Mairie. La cabine est déménagée devant la mairie.

Le Conseil Municipal du 15 mai 1997 est informé de l’installation de la cabine téléphonique à carte.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

En 2013 suite à un accident, la dernière cabine installée est sans abri.

La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine
La cabine téléphonique d’Hautot-sur-Seine

 

 

 

 

 

En septembre 2017, la suppression des 5 450 cabines encore en service en France est planifiée pour la fin de l'année. C’est l’épilogue d'un déclin entamé avec l'apparition du téléphone portable. Depuis l'apogée de 300 000 cabines en 1997, leur nombre a décliné du fait d'un moindre usage et d'une moindre rentabilité.

Epitaphe à Rouen place de la Pucelle le 1er novembre 2018.

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 05:20

Copie collationnée d’adjudication faire au commun des paroissiens de Sahurs et Hottot des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, les 15 et 16 octobre 1576 :

.. fait écrire et publier à haute voix par l’audience du dit baillage de Rouen, s’il y avait aucune personne qui voulait enchérir et mettre à prix une pièce de terre assise en la paroisse de Hottot et Sahurs, forêt de Roumare, la garde de Gauthier de Limare, en bruyère, genêts à bruyères contenant quarante cinq acres bornée d’un côté la forêt, d’autre côté les habitants du dit Hottot à Sahurs, d’un bout les bois de la commanderie de Ste Vaubourg et d’autre bout la Queue de Manneville, dans laquelle il y a plusieurs chemins à savoir :

le premier chemin la voie du Tronc, le second la rue de Villiers tendant à la forêt pour aller au chemin de Rouen, le chemin de la rouge croix, le chemin du moulin de Sahurs, le chemin de la rue de Brez Ville le 5ème (1), le chemin au Gal le 6ème, la rue de Sahurs, le chemin du moulin du temple, le chemin de la voie robert, le chemin du perron (2) et le onzième le chemin de la rue du Rouage tendant à la forêt et au canal de Seine le long de la commanderie joignant laquelle pièce, y a un clos fossoyé que l’on dit appartenir aux hoirs (3) de défunt Jean Demarbœuf selon les procès verbaux des officiers de la dite vicomté

A laquelle proclamation n’est comparu aucun des paroissiens et habitants de Sahurs qui se sont opposés comme disant leur appartenir en communauté, toutefois pour n’empêcher la volonté du Roi, ont accordé les enchères à quelque prix raisonnable comme aussi le sieur de Brévedent fils de Jacques de Brèvedent sieur du fief de Sahurs, lequel a déclaré que s’il y avait autre que la communauté des dits habitants qui le voulait enchérir, il entendait se pourvoir à l’encontre d’eux, ainsi qu’il serait être parce que cela, ainsi qu’il disait leur appartenir toutefois n’empêchait être vendue et adjugée aux dits habitants en communauté comme aussi ceux de Hottot sur quoi après icelle avoir été derechef proclamée a été enchéri et mis à prix par les dits habitants de Sahurs et Hottot.

(1) le chemin de Beuzeville part de Rouen, passe par Canteleu, la forêt de Roumare et traverse Sahurs jusqu'au passage de la Bouille

(2) perron de l’église ?

(3) héritiers

Les mariages célébrés en l’église paroissiale d’Hautot-sur-Seine entre 1547 et 1593 :

 

ANNEE EPOUX & EPOUSE ; 1547 FOUQUES & CHOUARD ; 1548 PETITVALLET & LANGLOYS ; 1550 CHONQUET & DE LA LANDE ; 1551 ALEXANDRE & BRIFFAULT ; 1551 FOLLIE & VINET ; 1554 NOVELLE de ? & LEQUESNE ; 1554 GUILLOT & CHUCCEY ; 1554 GUILLOT & DROUET ; 1556 CLEREMBAULT & DELAPERNELLE ; 1556 BAVANT & BONNOT ; 1556 BLOT & [NL] ; 1558 DUCHESNE & BARET ; 1558 BAVANT & POULLART ; 1558 LEQUIEN & RUETTE ; 1561 PIEL & VIVIER ; 1563 PIEL & LENOIR ; 1564 QUIBEL & DURANT ; 1568 BRIFFAULT & DIEPPEDALLE ? ; 1569 CHOUARD & LIGNANT ? ; 1569 RUETTE & LENOIR ; 1570 DELAPORTE & [NP] ; 1571 CHOUARD & PIEL ; 1571 CHOUARD & [NP] ; 1576 PICART & DEPIEL ? ; 1576 GUEROULT & AUZOULT ; 1578 DESMAREST & CHOUARD ; 1579 DESMARES & en blanc ; 1580 QUIBEL & PICQUEFEU ; 1581 CHOUQUET ? & BERAULT ? ; 1584 MASSET & RUETTE ; 1588 LETROCHE ? & RUETTE ; 1588 GOUCHARD & BANSE ? ; 1593 HEUDEBERT & CHOUARD

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