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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 04:47

Les registres de la paroisse Saint Antonin d'Hautot sur Seine sont préservées depuis l'année 1680 ainsi que les comptes du Trésor de la paroisse de 1704 à 1793.

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

François Toustain est curé d'Hautot sur Seine jusqu'en décembre 1682.

 

Jacques De Conty est curé de Hautot sur Seine de 1683 à 1713

A partir de 1704 Antoine Picard est trésorier, il est suivi de Charles Picard (1707 à 1709) et de Robert Petit Vallet (1710 à 1714)

Le 28 octobre 1713 le chanoine et grand Archidiacre Jean-Armand de La Voue de Tourouvre (1674-1733) de l’église métropolitaine de Rouen après avoir adoré le saint sacrement, visité le tabernacle et les fonds baptismaux, fait à l’issue de la grande messe une assemblée au son de la cloche

Il est inhumé à Hautot le 6 décembre 1718 à l’âge de 82 ans

 

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

Charles De Conty est curé de Hautot sur Seine de 1713 à 1740

Les trésoriers successifs sont Pierre Chouard (1714-1715), Jacques Vivier (1716-1717), Jean Levasseur (1718-1719), Jacques de Lyle (1719), Christophe Tribout (1719-1720), Ambroise Petit Vallet (1721-1722), Louis Picard (1723-1724), Nicolas Picard (1726-1726), Pierre Gena (1727-1728), Pierre Paquet (1729-1730), Ambroise Durand (1731-1732), Pierre Chouard (1733-1734), Jean Picard (1735-1736), Nicolas de La Ville (1737-1738) et Didier Lhuillier (1739-1740)

Le 9 décembre 1723 le doyen de St Georges ordonne l’acquisition d’un coffre fermé à deux clés

L’an 1739 le 7ème jour de juillet nous François-Christophe Terrisse (1704-1785)(Abbé commandataire de l'abbaye de Saint-Victor - Membre fondateur de l'Académie de Rouen) pr(euv)e docteur de la maison et société de Sorbonne abbé de Chalivoy chanoine, grand archidiacre et vicaire général de Rouen au cour de notre visite avons approuvé le compte rendu de l’autre part et ordonné que la couverture du clocher sera incessamment réparée.

Charles De Conty est inhumé à Hautot le 20 octobre 1740 par le curé de Petit Couronne à l’âge d’environ 58 ans

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

Pierre Le Cointe est curé de Hautot sur Seine de 1740 à 1764

Les trésoriers successifs sont Laurent Fleury (1741-1742), Antoine Petit Vallet (1743-1744), Charles Picard (1745-1746), Louis Fessard (1747-1748), Louis Durand (1749-1750),

 

Jean Paquet (1751-1752), Jacques Fessard (1753-1754), Jean Picard fils de Nicolas (1755-1756), Claude Abraham De Laville (1757-1758), Pierre Fleury (1759-1760), Jacques Manoury (1761-1762) et Augustin Petit Vallet (1763-1764)

1761/1762 r​​​​​éparation du chœur en chancel par Jacques Dupont charpentier, achat d’un coffre

Le curé Pierre Le Cointe est inhumé dans le chœur de l’Eglise le 15 octobre 1764, décédé l’avant-veille à l’âge de 50 ans, par le curé de Montigny

 

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

Charles Hüe de la Mêlièse est curé de Hautot sur Seine de 1765 à 1775

Les trésoriers successifs sont Adrien Petit Vallet (1765-1766), Pierre Paquet (1767-1768), Pierre Paquet (1769-1770), Antoine Fessard (1771-1772) et Guillaume Fessard (1773-1774)

29 juin 1766 réunion à l’appel du curé des propriétaires et habitant de la paroisse au sujet de dégâts sur le presbytère. Signature de De Grouchet, Bailly de Sahurs et de Soquence

L'ancien presbytère est situé au 25 de la rue Saint Antonin

Tous les deux ans les comptes sont signés par l’ensemble des anciens trésoriers de la paroisse

Le 4 septembre 1773 il participe à l'Eglise de Bardouville à l'inhumation du seigneur d'Hautot sur Seine Messire Henry Charles Jean François de BREVEDENT conseiller honoraire au Parlement de Rouen, Chevalier premier seigneur et patron de cette paroisse de Berville sur Seine, de Sahurs et de Hautot décédé du jour d'avant hier, muni des sacrements de pénitence d'eucharistie et d'extrème onction

Charles Hüe de la Mêlièse est inhumé dans le chœur de l’Eglise le 12 avril 1775, décédé le jour précédent à l’âge de 57 ans, par le curé de Notre Dame de Varengeville

 

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

Nicolas Dominique Deshayes est curé de Hautot sur Seine de 1775 à 1794

Les trésoriers successifs sont Jérôme Christophe Sucré (1775-1776), Jean Joly (1777-1778), Pierre Godfroy (1779-1781), Charles Picard(1781-1783), Jean Durand (1784-1785), Robert Leclerc (1786-1787), Jacques Le Coffre (1788-1789), Jean-Antoine Paquet (1789-1791) (Maire de 1793 à 1795), Jean-Baptiste Froment (1791), François Richard (1792-1793) et Pierre Jérôme Christophe Sucré (1793)

24 juin 1787 délibération pour le remplacement des deux cloches par refonte des anciennes. Compte de la refonte et augmentation (de matière) des deux cloches pour un coût de 797 livres et 15 sols. Participations des propriétaires dont MM de Trémauville, de Soquence et Delapierre.

 

 

Serment à la Constitution civile du clergé, 26 décembre 1790

 

Loi relative au serment à prêter par les évêques, ci devant archevêque et autres ecclésiastiques ‘fonctionnaires publics’ donné à Paris le 26 décembre 1790

 

En conséquence du décret ci-dessus, le Sieur DESHAYE curé de Hautot sur Seine lequel a donné et prêté serment ainsi qu’il suit dont il nous a priés de l’inscrire à nos archives

 

Messieurs,

 

Elevé dans la religion catholique apostolique et romaine j’ai toujours pris, j’en appelle à vous-même, les moyens d’instruction et d’exemple qui ont été en mon pouvoir, pour vous conduire et vous maintenir dans cette religion, sainte de nos pères.

Pourrais je, sans vous insulter, ne pas vous croire partager avec moi cette anxiété accablante qu’icelle aujourd’hui vingt neuf, et dans mon âme, l’ordre précis de la loi, qui exige de moi un témoignage non équivoque de ma soumission à cet ordre.

Ce serait vouloir vous tromper de chercher à dissimuler le trouble dont mon cœur est agité depuis plusieurs jours et j’en prends pour garant de vos sentiment le témoignage de vos yeux. Mais il est temps de rétablir le calme et le moment est arrivé ou guidé par la vérité je dois m’expliquer à la face de cette paroisse, le désir que la prudence m’a fait chercher avec soin les mouvements de mon cœur que j’ai laissé librement parler 

Ma conscience, dont j’écoute scrupuleusement le secret, et ce sincère et désintéressé  témoignage, sont devenus pour moi des motifs de consolation que je ne dois ni vous taire ni vous dissimuler.

Je croyais, d’après cela, pouvoir cesser de craindre et damner de mon esprit le trouble qui l’agite, mais un motif plus consolant encore vient à leur appui pour me déterminer, motif d’après lequel je n’existe plus et sur lequel je pense, fusse éloigné du pas que je vais faire, sauf respect humain.

C’est messieurs la déclaration solennelle qu’a fait la Assemblée Nation-ale assemblée de n’entreprendre rien sur le spirituel de l’Eglise. C’est la promesse solennelle qu’elle a fait de vivre et mourir dans son sein, dans ce même esprit de religion, d’amour et de paix dont elle nous promet l’exemple, dans lequel je proteste vouloir vivre et mourir, dans le lequel je me ferais un devoir sain de vous entretenir de toute mes forces. Je procède avec sincérité à ce serment que vous attendez de moi et qu’on en exige. C’est avec confiance qu’au pied des autels d’un Dieu scrutateur sévère de mon cœur et du votre, bien assuré, que dans la rigueur de sa justice suggère vos sentiments et les miens, que je jure de remplir mes fonctions avec exactitude, d’être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée Nationale et acceptée par le Roi.

 

Signé DESHAYE curé de Hautot avec paraphe.

 

Approuvé deux mots rayé nul

 

La présente copie conforme à l’original nous a été remise et déposée à nos archives par nous Maire et officiers municipaux de la paroisse de Hautot le 23 janvier 1791 soussignés

 

Fleury, Leclerc, Paquet, Sucré fils greffier, Adrien Duménil, Charles LECOMTE Maire

L'Eglise et Chapelle Royale de Saint Antonin de Hautot sur Seine

11 ventose an II (01/03/1794) le citoyen Nicolas Antoine Dominique DEHAYE ministre du culte catholique de la commune se conforme aux lois, proteste ne plus vouloir exercer aucune fonction curiale et remet les clés de l’église

11 messidor an III (29/06/1795) le citoyen Nicolas Antoine Dominique DEHAYE ministre du culte catholique déclare qu’il désire exercer le culte, ce qui lui est accordé

La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton avec des représentants des communes (l’agent communal). Hautot fait partie du Canton de Canteleu.

21 brumaire an IV (12/11/1795) élection de l’agent municipal Nicolas Antoine Dominique DEHAYE

La loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, la gestion cantonale du Canton de Canteleu est supprimée, l’agent municipal devient Maire

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 07:07

Jean Etienne LE COUTEULX DES AUBRIS (1669-1757)

Receveur de l' Hôtel Dieu le 23 décembre 1705, quartenier le 7 juillet 1710, juge consul et échevin à Rouen le 6 juillet 1713, conseiller du roi, Président-trésorier de France et généralbdes Finances. Il a acquis une maison avec des terres à Hautot-sur-Seine dominant la vallée du fleuve. Il est anobli avec son frère Barthélémy par lettres patentes au mois de janvier 1756. Il est inhumé le 7 mars 1757 dans le chœur de l’église Saint Pierre du Châtel à Rouen.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

Hautot sur Seine le 2 juin 1715 Jacques Le Couteulx (1706-1768)  et Marie Louise Le Couteultx (1704-1762) sont parrain et marraine de Jacques Bernard Lefebvre fils de feu François Lefebvre et d’Anne du (Bosne)

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

9 juin 1726 délibération des Hautotais consentant que Mr Le Couteulx fasse bâtir une chapelle attenante à l’église avec les ouvertures nécessaires sur icelle pour y assister aux offices et y avoir sépulture si besoin, obligeant le dit Le Couteulx à entretenir la dite chapelle à ses frais, entendu que la porte se fera en dehors de l’Eglise dans le cimetière.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

La contre table du grand autel de la dite église (de Hautot sur Seine) a été donnée par Monsieur Jean Ethienne le Couteulx ancien échevin de la Ville de Rouen rue aux ours, ainsi que le tableau d’icelle le 1er novembre 1750.

Jacques Félix LE COUTEULX DES AUBRIS (1706-1768)

Echevin de Rouen, fonde une maison de commerce à Cadix, et revient s'établir comme banquier à Paris avec une belle fortune. En 1757 il achète à la duchesse de Chaulmes la seigneurie et châtellenie du Molay près de Bayeux pour 480 000 livres. Il devient Le Couteulx du Molay. En 1768 lors de sa mort, la maison avec le jardin (le château d’Hautot et son parc) sera prisée à 30 000 livres auxquels on ajoutera 10 000 livres représentant les meubles meublants.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

19/11/1767 inhumation à Hautot sur Seine de Jean Coüeffin âgé d’environ 17 ans fils de Jacques Coüeffin et de Françoise Maufras tombé du haut du bâtiment de monsieur Le Couteulx

 

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine
Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

Jacques Jean LE COUTEULX DU MOLAY (1740-1823)

Il débute dans les comptoirs de la banque de son père à Cadix, et revient à Paris en 1768 peu avant la mort de son père. Jacques-Jean achète le 23/02/1771 le château de La Malmaison pour 180 000 livres et les meubles pour 40 000 livres. Il est aussi propriétaire du château du Molay en Normandie, que son père avait acheté en 1757. A Molay, il y passe ses étés, tandis qu'il a table ouverte à La Malmaison où il reçoit les plus puissants financiers d'Europe. Madame Geneviève du Molay y tient un salon littéraire où elle reçoit l'Abbé Delille, Mme Vigée-Lebrun, Grimm et Bernardin de Saint-Pierre. Il revendit La Malmaison, ainsi que son hôtel de la rue Chatereine, à Joséphine de Beauharnais pour la somme de 300 000 livres en 1799. Le 06/01/1815, il est anobli et fait baron de l'Empire par lettres patentes.

Les LE COUTEULX à Hautot sur Seine

Le Château de Hautot sur Seine  a été vendu le 23 mai 1791 par Jean-Jacques LE COUTEULX (1740-1823) qui en a hérité de la succession de son père dont il était le seul héritier à Jean Marie Anne Henry DELAPIERRE (1746-1821), écuyer receveur général des fermes, à Rouen.

13 octobre 1791 nous habitants propriétaires de la paroisse d'Hautot sur Seine certifions que 38 arbres environ situés le long d’une pièce de terre appartenant à Mr DELAPIERRE occupés par les sieurs PAQUET père et fils le long d’une mare ont été plantés par l' homme d’affaires de Mr LE COUTEULX DU MOLEY et que conséquemment appartiennent aujourd’hui à Mr DELAPIERRE suite à la vente d’un bien (le château et son parc)

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 14:36
Le garde champêtre d'Hautot sur Seine en 1960
Le garde champêtre d'Hautot sur Seine en 1960
Le garde champêtre d'Hautot sur Seine en 1960
TAMBOUR DU GARDE CHAMPÊTRE D'HAUTOT SUR SEINE

TAMBOUR DU GARDE CHAMPÊTRE D'HAUTOT SUR SEINE

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 16:25

 

CAHIER DES DOLEANCES DES HAUTOTAIS

 

PROCES VERBAL D’ASSEMBLEE

DE LA PAROISSE SAINT ANTONIN DE HAUTOT SUR SEINE

COMPOSANT LE TIERS ETAT

 

Aujourd’hui 29 mars 1789, en l’assemblée convoquée au son de la cloche en la manière accoutumée, tenue dans la nef de l’église de la dite paroisse, sont comparues Jean PAQUET, Guillaume FESSARD, Jean JOLLY, Pierre FLEURY, Robert LECLERC, Pierre PACQUET, Jacques MAZIER, Pierre GODFROY, Augustin PETIT VALLET, Jacques LECOFFRE, François HUBLE, Louis CHOUARD, Jean PICARD, Jean MUTEL, Charles LABBE, François DUBOSC, Jean-Baptiste HELLOUIN et Pierre BERENGER de ce lieu par-devant nous Charles Louis Adrien LECOMTE syndic de la municipalité de la dite paroisse, tous nés français, âgés de vingt cinq ans, compris dans les rôles des impositions, habitants de cette paroisse composée de 52 feux, lesquels pour obéir aux ordres de sa Majesté, portées par les lettres données à Versailles, le 24 janvier dernier, pour la convocation et tenue des Etats Généraux de ce royaume et satisfaire aux dispositions du règlement annexé ainsi qu’à l’ordonnance de Mr le lieutenant général civil du baillage de Rouen, du seize de ce mois, dont ils nous ont déclaré avoir une parfaite connaissance, tant pour la lecture qui leur en a été données le vingt de ce mois et le jour d’hui, lors de la messe paroissiale de ce lieu, et qui vient de leur en être données présentement, tant au ‘prône’(1) qu’à l’issue de la messe et pour l’affiche pareillement du dit jour vingt cinq de ce mois et le jour d’hui au portail de l’église de ce lieu, nous ont déclarés qu’ils allaient d’abord s’occuper de la rédaction de leur cahier de doléances, plaintes et remontrances; Et en effet y ayant vaqué, ils nous ont représenté le dit cahier qui a été signé par ceux desdits habitants qui doivent signer et par nous après l’avoir coté par première et dernière pages et paraphé ‘ne varietur’ (2) au bas d’y celles.

 

Duquel cahier la teneur suit

 

1) Le Seigneur de ce lieu est le Roi notre Souverain Seigneur qui nomme au ‘bénéfice cure’(3), en conséquence les rectifications et réparations, tant du cœur, nef que du presbytère tombent à notre charge

 

2) Mr de TREMAUVILLE, chevalier de Saint Louis, Seigneur de SAHURS jouit des droits seigneuriaux.

 

3) Le ‘bénéfice cure’(3), de ce lieu, compris le logement de Mr le Curé ne valent ensemble que quatre cent livres

 

4) Que nous estimons devoir être avantageux, pour l’Etat et tout à la fois utile pour le public, le changement absolue de la Régie des Bois et Forêts de Sa Majesté, vu qu’il est constant que les bois et forêts ne sont pillés et dévastés que parce que les riverains sont non seulement privés de leurs anciens droits de chauffages et pâturages mais parce que, par une régie mal entendue et aussi criante qu’elle est dure, on leur refuse l’argent à la main de leur délivrer du bois qu’ils ont à leur porte et ce dans le plus fort de l’hiver et qui ne leur en délivre qu’en avril souvent fini, lorsque les avides adjudicataires ne savent plus ou le placer c’est la véritable source de corruption et d’abus que l’on n’ose expliquer, mais que nous laissons à dévoiler au ministère

 

5) Qu’ils se croient favorisés du Roi si Sa Majesté daignait commuer la somme à laquelle nous sommes taxés pour l’entretien des chemins éloignés de trois lieux et quelquefois davantage qu’ils ne fréquentent jamais et les autorisent à employer cette même somme pour l’entretien du chemin du hallage des vaisseaux, venant de la mer apporter des approvisionnements de Rouen, Paris et autres endroits, qui règne le long de notre paroisse qui est coûteux aux propriétaires et mal entretenus, attendu que dans les grosses marées les terrains qui avoisinent le chemin en souffre beaucoup dans leurs récoltes, notamment le seul petit bien dont la communauté jouit et qui peut à peine suffire à l’entretien du nécessaire de l’église, qu’au moyen de cette mutation ils prendraient soin de conserver l’entretien par une chaussée pratiquée à la suite et à l’instar de celle que vient d’établir Mr le Marquis de SOQUENCE à l’aide de secours qu’il a reçu de l’Etat (4)

 

6) Que leur ancienne route, servant et traversant leur paroisse de la forêt au bord de la Seine se trouvant fermées par l’alluvion et absolument bouchée par la possession qu’en ont pris deux respectables personnages (5). Nous nous trouvons totalement privées d’eau dans l’été, pour les personnes et le bétail, et que s’il arrivait quelque incendie on n’aurait aucun secours

 

7) Que la privation de cette chaussée, qui a existé en entier du vivant des anciens et qui existe encore sauf le morceau de prairie qui la barre, entraine encore d’autres désavantages pour nous, en ce que nous sommes obligé de débarquer les matériaux et ustensiles nécessaires à tous usages de construction, ou réparations soit sur les quais de SAHURS ou du VAL DE LA HAYE distant d’une demi lieue, ce qu’on peut nous interdire à volonté

 

8) Nous demandons la suppression des mécaniques de toutes espèces à l’anglaise, et même le traités de commerce fait avec eux (6)

 

9) Que quoique malheureux et jouissants à peine du nécessaire à la vie, nous payons en soupirant les taxes qui nous sont imposées, mais que quelque pénible qu’elles puissent être, ce serait un motif de consolation pour nous de savoir que véritablement nous nous sacrifions pour notre Seigneur Roi et l’Etat et que les sommes enlevées du sein de nos familles malheureuses passent sans altération dans le Trésor Royal sans devenir la proie d’un nombre infini de gens affamés, qui brûlent sans cesse d’une soif qui n’éteindra jamais, par les précautions qu’ils prennent pour l’entretenir, par le grand usage du sel qu’il en font, et qui l’interdisent volontiers aux pauvres par le prix exorbitant qu’ils reportent en forçant les malheureux à se priver d’autres secours

 

10) Que s’il nous était permis d’user la liberté des dons de la nature et des fruits de nos travaux sans redouter un injuste procès, pour une pinte de vin, ou une livre de sel ou tabac, bue dehors, ou soit disant faux sel ou tabac de contrebande, au jugement d’un suppôt souvent soudoyé des Fermiers, nous payeront avec beaucoup plus de gaieté et de satisfaction ce que nous devons au Roi

 

Que pour obéir aux abus et aux malheurs qu’entraine la mendicité, on doit obliger les gens de mainmorte, les gros décimateurs (7), les abbés, prieurs commanditaires, les moines & notamment les commandeurs de l’Ordre de Malte de se dessaisir d’une somme suffisante prise exactement sur leurs biens et sous l’administration de deux notables et du curé de chaque paroisse, laquelle somme serait scrupuleusement employée aux secours des vrais pauvres ou malades

 

C’est pourquoi nous supplions MM composants les Etats Généraux de demander la suppression & abolition, entière des Fermes Générales que toutes marchandises soient libres dans toutes l’étendue du Royaume, si ce n’est celles allant et venant à l’étranger, que l’on établisse pour chaque individu un impôt ’personnel et réel’, à raison de son état et profession, pour tenir lieu de ses droits, un impôt sur chaque individu de tel état et à condition que ce soit, à raison de ses fonds ou de son occupation

 

Fait & arrêté le jour d’hui dimanche 29 mars 1789. Ensuite les dits habitants après avoir murement délibéré sur le choix de nos députés qui sont tenus de nommer en conformité des dites lettre du Roi et du règlement y annexé, les voix ayant été par nous recueillis en la manière accoutumée, la pluralité des suffrages s’est réunie en faveur des Sieurs Jean PAQUET et Jean-Baptiste FOLLY qui ont accepté la dite commission et ont promis de s’en acquitter fidèlement;

 

La dite nomination ainsi faite, les dits habitants ont en notre présence, remis aux dits Sieurs PACQUET et JOLLY.

 

 

(1) prône : prière dominicale de l'ancienne liturgie chrétienne formulée par le prêtre, elle pouvait contenir la lecture d'informations concernant la communauté ou celle des décrets et ordonnances épiscopales ou royales

(2) ne varietur : afin qu’il n’en soit rien changé

(3) bénéfice cure : charge d'âmes devant être comprise comme le devoir de s'occuper des paroissiens

(4) à la limite de Sahurs et Hautot reliant le chemin des fossés à la Seine

(5) MM Gruchet de Soquence et Le Couteulx

(6) référence au traité Eden-Rayneval, accord commercial signé entre la France et la Grande-Bretagne le 26 septembre 1786, il provoque, dès la fin de 1788, une vague française de bris de machines textiles

(7) les grosses dîmes qu’on levait sur les principaux revenus de la paroisse, comme le seigle, le blé et le vin

 

Cahier des doléances d'Hautot sur Seine
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 07:00
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)

Maurice Gaudefroy-Demombynes a été conseiller municipal de Hautot-sur-Seine de 1945 à 1953. Le 7 novembre 1939, lors de l'incendie de sa maison, Maurice Gaudefroy-Demombynes avait du faire appel aux sapeurs pompiers de Rouen, la pompe à bras de la commune étant tombée en panne.

Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
Maurice Gaudefroy-Demombynes (1862-1957)
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 19:44
Musée de Montville

Musée de Montville

Don de la commune d'Hautot sur Seine au Musée de Montville

Les sapeurs pompiers d'Hautot sur Seine
Les sapeurs pompiers d'Hautot sur Seine
Les sapeurs pompiers d'Hautot sur Seine

POMPE A BRAS MANDELERT DE 1913 :

Pompe à bras aspirante-foulante à deux roues fabriquée par Mandelert, rue de la Fayette à Rouen, dans la fonderie et la manufacture de cuivre et de bronze. 

Bicylindre : pistons d'un diamètre de 95 mm

 

Le Conseil Municipal de 1935 à côté de la pompe à bras

Le Conseil Municipal de 1935 à côté de la pompe à bras

Les sapeurs pompiers d'Hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine
les hydrants d'hautot sur Seine

les hydrants d'hautot sur Seine

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 06:09
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 16:20
Photographie de Fernande Obselin

Photographie de Fernande Obselin

Gens du voyage à Hautot sur Seine
Gens du voyage à Hautot sur Seine
Gens du voyage à Hautot sur Seine
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 06:01
Aperçu de Moïse Obselin sur le reportage de 1939

Aperçu de Moïse Obselin sur le reportage de 1939

Le sort du mafieux Attilio Dessi (1895-1939) à Hautot sur Seine
Le sort du mafieux Attilio Dessi (1895-1939) à Hautot sur Seine
Le sort du mafieux Attilio Dessi (1895-1939) à Hautot sur Seine
Le sort du mafieux Attilio Dessi (1895-1939) à Hautot sur Seine
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:33
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
La ferme des Farceaux
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