Acte de naissance de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN le 19/08/1883 à Hautot-sur-Seine : L’An mil huit cent quatre-vingt-trois, le dix-neuf août deux heures après midi. Acte de naissance d’un enfant qui nous a été présenté et qui a été reconnu être du sexe masculin, né de ce jour cinq heures du matin au domicile de ses père et mère en cette commune, où ils ont contracté mariage le vingt-deux janvier mil huit cent quatre-vingt-un, fils de Hippolyte OBSELIN, journalier âgé de trente et un ans et de Louise Constance LESUEUR, s’occupant des soins de son ménage, âgée de vingt-huit ans. Lequel enfant a reçu les prénoms de Moïse Hippolyte Fernand, sur la réquisition et la présentation à nous faite par le père de l’enfant en présence de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante-cinq ans et de Edouard CHOQUET, instituteur, âgé de cinquante-deux ans, demeurant l’un à Hautot et l’autre à Sahurs. Le déclarant et les deux témoins ont signé avec nous après lecture faite, le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi, par nous Maire de la commune de Hautot-sur-Seine.
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Son père est un enfant d’un jour, trouvé exposé à la porte de l’Hospice Général de Rouen le 9 août 1852.
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Son nom patronymique figure entre OBZEL et POREL, le 311ème sur 488 colliers pour l’année 1852.
Sa mère Louise LESUEUR est née à Barneville-sur-Seine le 13 août 1855. Ses parents se sont mariés à Hautot-sur-Seine le 22 janvier 1881. Moïse OBSELIN est leur fils unique.
Moïse OBSELIN est au recensement de 1901 ouvrier agricole de son père, propriétaire cultivant. Son père Hyppolyte OBSELIN décède le 26 décembre 1903 à l’Hôtel-Dieu de Rouen. Sa veuve reprend l’activité de cultivatrice exploitante aide par son fils Moïse.
Moïse OBSELIN est réformé pour « lésion organique du cœur » par la Commission spéciale de Rouen dans sa séance du 9 octobre 1907.
Le journal de Rouen du 28 janvier 1908 évoque le témoignage de Madame Obselin recueilli par le brigadier de Grand-Couronne concernant un crime commis à Oissel : Au petit jour, il se mettait en campagne avec un gendarme et quelques heures après apprenait, par une dame Hobselin, de Hautot-sur-Seine, qu’un individu, accompagné de trois enfants en bas âge et répondant au signalement transmis, avait été vu jeudi soir dans la commune. A Hautot, les nomades de passage, ont la coutume d’aller passer la nuit chez M. Poullard. Les gendarmes s’adressèrent à ce dernier. Il leur déclara qu’en effet un homme accompagné de trois enfants avait couché chez lui cette nuit-là ; il connaissait bien cet homme qui, ordinairement, voyageait en compagnie d’une femme, connue sous le nom de Victoria, dite La Chouette, originaire d’Ecalles-Allix. Cette fois-ci la femme ne l’accompagnait pas. M. Poullard compléta ce précieux renseignement en ajoutant que l’homme était parti vendredi matin avec sa marmaille, se dirigeant sur Saint-Pierre-de-Manneville. Le journal de Rouen du 26 mai 1908 relate la condamnation de Pierre Eugène Buland, journalier marchand de balais, né en 1858 à Saint-Pierre-en-Port, à huit ans de travaux forcés, avec dispense d’interdiction de séjour pour le meurtre de Pascaline Dezoide à Oissel. Celui-ci décède à Cayenne le 26 juin 1914 à l'âge de 55 ans.
Moïse OBSELIN épouse Suzanne LEROUX à Hautot-sur-Seine le 22 juin 1908. Ils sont les parents de Fernande OBSELIN (1909-1986), leur fille unique.
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En 1910 décèdent successivement le père de Mme Obselin, Jean Alfred Augustin LEROUX décédé le 10 juin 1910 à son domicile situé à Veauville-Lès-Baons à 56 ans, ainsi que son frère Henri Lucien Achille LEROUX décédé le 8 août 1910 à Reims à 30 ans et son cousin Louis Georges LEROUX, professeur à l’institution St-Joseph du Havre, décédé le 3 décembre 1910 à Bonsecours à 27 ans.
Moïse OBSELIN est élu conseiller municipal en 1912, il est alors le benjamin de l’assemblée. Il est réélu successivement en 1919, 1925, 1929 et 1935.
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Carte photo de Moïse OBSELIN envoyée de Lescherolles le 19 mai 1918.
Moïse OBSELIN est mobilisé du 24 mai 1917 au 10 mars 1919. Sa fiche matricule mentionne qu’il a été condamné le 30 avril 1919 par le tribunal civil de Rouen à 16 francs d’amende pour chasses sans autorisation.
Il est l’auteur de deux voiliers votifs installés dans les églises Saint-Sauveur de Sahurs et Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine. A l’origine suspendu, ces deux voiliers sont exposés à l’entrée des églises. La photographie est celle du voilier de Sahurs.
Le 31 mai 1919 Moïse OBSELIN, cultivateur, est témoin à Veauville-lès-Baons, au mariage de son beau-frère André Charles LEROUX (1896-1961) avec Louise Alphonsine GARNIER (1898-1976).
Il est du 10 décembre 1919 au 17 mai 1925 l’adjoint de Georges POULLARD maire depuis 1902. Ce mandat est marqué par la réalisation du monument au mort en 1921. Le 6 mai 1923 des élections complémentaires ont lieu pour remplacer trois conseillers décédés.
Lors du recensement de 1926 Moïse OBSELIN et son épouse sont débitants. Ils tiennent le café situé à l’entrée du village à proximité de la mairie. Le recensement de 1921 le désigne comme propriétaire exploitant, le café était néanmoins déjà ouvert avant-guerre. En 1926 Mme Louise (LESUEUR) OBSELIN mère est cultivatrice fermière. Le café a une dépendance désignée comme « Salle Obselin » dans diverses manifestations. Moïse OBSELIN est en 1926 membre de l’Union Commerciale et Industrielle du canton de Grand-Couronne qui réunit 300 commerçants.
À la suite du décès d’Adolphe CORBRAN le 13 mars 1928, adjoint au Maire, le conseil municipal du 21 avril 1928 élit Moïse OBSELIN comme nouvel Adjoint de Georges POULLARD. Le 11 novembre 1928 la cérémonie commémorative du dixième anniversaire de l’armistice est suivie le soir d’un bal dans la salle OBSELIN. Lors de l’installation du nouveau conseil le 18 mai 1929, Auguste NAUDIN devient de nouvel adjoint au Maire.
Journal de Rouen du 24 décembre 1929 : Matinée au profit du timbre antituberculeux
Dimanche dernier, une matinée avait été organisée dans la salle Obselin, par le comité régional, au profit du timbre antituberculeux. Malheureusement, en raison du mauvais temps, le public ne fut pas aussi nombreux qu’on l’avait espéré. Cependant le programme, dans lequel figurait des pièces de M. Ch. Aubin, fut parfaitement interprétée par Mme Chenaux, Mlle Luce Enny, MM. Atys, Julieny, Béarchi, Menotty et Eusèbe. Dans l’assistance, on remarquait la présence de : MM. G. Richer, conseiller municipal ; A. Corbran, lieutenant des sapeurs-pompiers ; E. Poullain, membre du Bureau de bienfaisance.
Journal de Rouen du 3 février 1932 : Matinée récréative
Le Club Artistique donnera une matinée récréative le dimanche 14 février à 15 heures, salle de M. Obselin. Au cours du spectacle, une quête sera faite au profit des blessés du poumon.
Journal de Rouen du 17 mars 1932 : M. Robert Facque reçoit l’accueil le plus cordial
Dimanche soir, M. Robert Facque rendait visite à la coquette commune d’Hautot-sur-Seine. Annoncée par voie d’affiches, la réunion qui se tenait dans la salle de M. Obselin obtint le succès le plus complet. Dans une causerie à la fois simple et documentée, le candidat d’Union républicaine exposa les grandes lignes de son programme ; il commenta, en particulier, la crise agricole ; il souligna à cet égard, l’œuvre importante réalisée par les gouvernements d’union nationale, qui ont assumé le pouvoir depuis 1928, et qui n’est comparable qu’à l’œuvre précédemment accomplie par Méline ; le conférencier précisé le programme agricole du parti démocrate populaire, auquel il appartient. Et après d’être expliqué sur la politique extérieure, qui ne doit pas séparer la défense nationale de l‘organisation internationale de la paix, M. Robert Facque conclut par un éloquent appel à l’union, telle que M. Poincaré avait su la réunir. De vifs applaudissements saluèrent la causerie de M. Robert Facque, et un échange de vues des plus cordiaux s’établit entre le candidat et les électeurs présents, ce qui permit à M. Robert Facque, de dire sa sympathie à l’égard des anciens combattants et des familles nombreuses, et d’affirmer son intention de se tenir en contact très étroit avec les électeurs et les divers groupements de sa circonscription. Toutes ses déclarations furent chaleureusement accueillies, et c’est dans une atmosphère de sympathie la plus confiante qu’électeurs et candidat se séparèrent.
Fernande, la fille unique de Moïse et Suzanne OBSELIN, se marie à Hautot-sur-Seine le 27 avril 1935 avec Justin LAVOINE (1908-1972) ajusteur mécanicien aux Chantiers de Normandie. Celui-ci a réalisé en 1933 avec Gaston Gouy le premier tour de France en canoë de 4 215 kilomètres dont 2000 en mer entre Dunkerque et Marseille. Cet exploit a fait l’objet d’articles de presse. Lors du recensement de 1936, ils habitent séparément des parents.
Le 14 juillet 1935 Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, passa en revue les sapeurs-pompiers d’Hautot. Après le défilé et différents exercices, il remit les diplômes de médaille d’honneur au lieutenant Corbran et au sergent Obselin, les fondateurs de la Compagnie et aux caporaux Lenoble et Allais. La cérémonie est suivie d’un vin d’honneur servi à l’établissement Obselin.
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Carte du Combattant de Moïse OBSELIN
Son gendre Jean Lavoine franchit en canoé le détroit du Pas de Calais le 9 septembre 1937, sans assistance. Une interview de l’aventurier réalisée à Hautot-sur-Seine parait dans le Journal de Rouen du 14 septembre.
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Photographie de Moïse OBSELIN parue dans le Journal de Rouen du 15/03/1939
Extrait du Journal de Rouen du 15 mars 1939 : Vers 12 h. 40, M. Gaston Husson, 32 ans, s’en allait reprendre son travail à Grand-Couronne. A cette heure, la marée était basse. A cent mètres environ du passage d’eau d’Hautot, M. Husson vit le cadavre d’un homme en bordure de Seine. Il avertit aussitôt M. Moïse Obselin, conseiller municipal, qui se rendit à l’endroit indiqué, accompagné de son employé, M. Dodard. Les gendarmes Charlier, commandant par intérim de la brigade de Grand-Couronne, Michel et Dumontier, prévenus arrivaient peu après pour procéder aux constatations. Le corps, presque nu, était couché sur le dos et baignait légèrement dans l’eau. Il ne présentait pas l’aspect d’un noyé. Un pansement volumineux entourait la jambe gauche. A côté du cadavre, on devait également trouver une couverture, blanche d’un côté, rose de l’autre, un cache-nez avec un nœud coulant, enfin une pioche de terrassier neuve. L’outil, peint en noir, n’était pas rouillé et n’avait donc pas séjourné longtemps dans l’eau. Tous ces détails indiquaient bien qu’on ne se trouvait pas devant une noyade banale. M. Poullard, maire d’Hautot, fit mander le docteur Lobel, du Val-de-la-Haye. Le corps qui avait été amarré par M. Obselin avec un grappin fixé à l’un des pansements fut remonté sur la berge. L’homme paraissait âgé de 35 à 40 ans. Mesurant 1 m. 70, il avait les cheveux bruns, une barbe de plusieurs jours, le front découvert, les sourcils épais et une bonne denture.
Extrait du Journal de Rouen du 24 mars 1939 : L’identité de la victime ne put être établie ; en effet, on ne possédait guère de renseignements. Cependant, les enquêteurs avaient recueilli des dépositions qui devaient fournir d’utiles indications. On apprit ainsi que, dans la nuit du dimanche à lundi, vers 2 heures, des pêcheurs avaient aperçu, de la rive gauche, deux automobiles en stationnement près du passage d’eau. Certains détails laissaient croire que la victime appartenait à un milieu spécial. On pensa, dès le début, qu’il s’agissait d’un règlement de comptes. Or, d’après des renseignements parvenus à Marseille, l’homme trouvé en Seine ne serait autre que le nommé Attilio Dessi, l’un des auteurs de l’attentat du train d’or de Saint-Barthémémy. La thèse du règlement de comptes semble dons la plus vraisemblable.
Extrait du Journal de Rouen du 18 juin 1939 : Auguste Méla serait l’auteur de l’assassinat
D’après les renseignements de la police mobile, Méla serait l’auteur de l’assassinat de l’homme tatoué trouvé dans la Seine, à Hautot-sur-Seine, le 13 mars, et dont le corps était tailladé de coups de couteau et rasoir, et portait de nombreuses brûlures. L’autopsie a révélé à l’époque que l’homme tatoué avait été jeté vivant à l’eau.
De juin à septembre 1939, son gendre Jean Lavoine accompagné de Bernard Thisse réalise en canoé un raid Rouen-Alger avec une couverture médiatique. Jean Lavoine est mobilisé à son arrivée à Oran.
Journal de Rouen du 4 juin 1944 : Séance récréative
La séance récréative organisée lundi, sous la présidence de M. Poullard, maire, dans la salle Obselin et dont le bénéfice ira à la caisse des prisonniers, a obtenu un franc succès. Félicitons-en les artistes, les enfants des écoles et surtout M. et Mme Mesnager, M. Brunel, qui remplirent le double rôle d’acteurs et d’organisateurs.
Journal de Rouen du 3 août 1944 : inhumation
Madame veuve Hippolyte OBSELIN née Louise LESUEUR pieusement décédée dans sa 89° année. Obsèques vendredi 4 août, à 10 h. 30, en la chapelle d’Hautot-sur-Seine. De la part de M. et Mme Moïse OBSELIN, ses enfants ; Mme Fernande LAVOINE, sa petite-fille ; les familles COIGNARD, COSTIL, LEROUX, et les amis.
Moïse OBSELIN, Conseiller municipal depuis 1912, ne se représente pas aux élections municipales de 1945.
Moïse Obselin est nommé lieutenant des sapeurs-pompiers en 1949. Lors du Conseil municipal du 11 septembre 1955 M. le Maire donne lecture de l’arrêté de M. le préfet de la Seine-Maritime nommant M. Moïse Obselin lieutenant honoraire des pompiers et de la réponse de celui-ci. Le corps des sapeurs-pompiers d’Hautot-sur-Seine est dissous en 1959.
Le mariage de sa fille Fernande est dissous par jugement de divorce le 4 mars 1959.
Photographie de Moïse OBSELIN et de la famille LEROUX à Tancarville vers 1959. A l’extrême droite on reconnait Thadée LEROUX (1887-1961) et son épouse Marie PICARD (1889-1965).
Décès du 26/12/1959 de Pierre DE GAULLE, à l'âge de 62 ans, inhumé à Saint-Pierre-de-Manneville
Conseil municipal du 9 janvier 1960 : Mr le Maire informe le Conseil Municipal de la demande présentée par M. Obselin lieutenant honoraire des sapeurs-pompiers qui désire récupérer du matériel lui appartenant, entreposé dans le local des pompes. Le Conseil après en avoir délibéré décide de demander la liste du matériel réclamé par M. Obselin et de le lui remettre lors d’une prochaine réunion.
Transcription de l’Acte de décès de Suzanne Albertine Eugénie LEROUX le 01/12/1965 à Rouen : Ville de Rouen. Extrait du registre des décès. Le premier décembre mil neuf cent soixante-cinq, douze heures trente minutes, est décédée à Rouen rue de Lecat, 51, Suzanne Albertine Eugénie LEROUX, née à Autretot (Seine-Maritime), le vingt six mars mil huit cent quatre-vingt-cinq, sans profession, domiciliée à Hautot-sur-Seine (Seine-Maritime) fille de Jean Alfred Augustin LEROUX et de Justine Albertine BEAUFILS époux décédés. Epouse de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN. Dressé le deux décembre mil neuf cent soixante-cinq, quatorze heures trente minutes, sur la déclaration de Gérard NARDIN, cinquante neuf ans, chef de bureau rue de Lecat, 51, qui, lecture faite a pris directement connaissance de cet acte et a signé avec Nous Bernard Ca… chef de l’Etat Civil, délégué spécial. Délivré en vertu de l’article 80 du Code Civil. Transcris le onze décembre mil neuf cent soixante-cinq, dix-huit heures, par Nous Georges Poullard, Maire de Hautot sur Seine.
Acte de décès de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN le 23/05/1966 à Hautot-sur-Seine : Le vingt trois mai mil neuf cent soixante-six, six heures, est décédé en son domicile, lieudit « Le Village » Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN, né à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime) le dix neuf août mil huit cent quatre vingt trois, débitant, fils de Hippolyte OBSELIN et de Louise Constance LESUEUR, époux décédés, veuf de Suzanne Albertine Eugénie LEROUX. Dressé le vingt-trois mai mil neuf cent soixante-six, dix-huit heures, sur la déclaration de Suzanne Fernande Louise Albertine OBSELIN, cinquante sept ans, employée de bureau, domiciliée en cette commune, fille du défunt qui invitée à lire a signé avec Nous, Georges POULLARD, Maire de Hautot-sur-Seine.
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