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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 12:27

Les 132 habitants de répartissent en 41 foyers : Le Village 11 (42 habitants), Farceaux 2 (10 habitants), Mont-Miré 9 (28 habitants), Le Buisson 4 (13 habitants), Le Rouage 12 (34 habitants), Le Moulin 1 (3 habitants) et Terres-Quemines 2 (2 habitants).

 

 

Le Conseil municipal installé le 17 mai 1925 est composé de 10 membres dont 2 ne résident pas sur la Commune :

Le Maire Georges POULLARD (1874-1964) et son adjoint Adolphe CORBRAN (1853-1928)

Les autres membres résidents de la Commune : Gustave DUVAL (1876-1935), Emile Albert GUEROULT (1879-1935), Jacques du VAL de BONNEVAL (1880-1942), Moïse OBSELIN (1883-1966), Auguste NAUDIN (1884-1956) et Georges RICHER (1893-1936).

Les Conseillers non-résidents de la Commune : Fernand FAUQUET (1853-1928) & Joseph SIMON DU PERRON (1873-1942)

Hautot la Coquette en 1926

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Le Village n° 01 : SOYER (6) mariés à Sahurs le 20/10/1900

 

SOYER Léon (17/07/1874 à Saint-Ouen-de-Thouberville - 28/07/1950 à Grand-Couronne)

(LEROUX) SOYER Alice (26/05/1875 à Saint-Pierre-de-Manneville - 06/08/1943 à Hautot-sur-Seine)

SOYER Fernand (05/11/1901 à Sahurs - 06/03/1961 à Sotteville-lès-Rouen)

SOYER Léontine (08/05/1904 à Sahurs - 14/03/2001 à Orbec)

SOYER Georgette (08/02/1914 à Sahurs - 15/02/2005 à Lillebonne)

LEFEBVRE Suzanne (25/07/1921 à Rouen - 17/02/2009 à Caen) en nourrice

 

 

Léon SOYER a été mobilisé le 22 décembre 1914 et classé dans la réserve territoriale le 1er octobre 1915.

Fernand SOYER épouse à Hautot-sur-Seine le 30/06/1931 Ernestine Augustine Henriette LAGRUE dont le divorce est retranscrit le 07/09/1944 dans l’Etat-civil d’Hautot-sur-Seine.

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Le Village n° 02 : BLONDEL (3) mariés à Thiédeville le 07/01/1907

 

BLONDEL Gaston (09/06/1884 à Saint-Pierre-Bénouville - 22/05/1962 à Saint-Nazaire) ancien combattant - Croix de guerre étoile de bronze.

(EFFOSSE) BLONDEL Blanche (08/11/1881 à Thiédeville - 10/04/1935 à Rouen)

MARTIN Eugène Alphonse (20/09/1865 à Auzouville-sur-Ry - 11/11/1941 à Darnétal) veuf d’Honorine EFFOSSE

 

Eugène MARTIN s’était marié le 10 septembre 1894 à Ry avec Honorine Amélie EFFOSE née le 17 mai 1868 à Elbeuf-sur-Andelle et décédée le 2 janvier 1915 à Hautot-sur-Seine.

Eugène MARTIN est le père de Norbert Louis MARTIN (1897-1917) mort pour la France, inscrit sur le monument aux morts d’Hautot-sur-Seine.

Blanche (EFFOSSE) BLONDEL repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine

Blanche Charlotte EFFOSSE (Le Village n°02) est la sœur de Clémence Agar EFFOSSE (Le Rouage n°05) et d’Honorine Amélie EFFOSSE décédée en 1915.

Gaston BLONDEL épouse Raymonde THORIN (1915-1999) à Hautot-sur-Seine le 9 janvier 1937.

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Le Village n° 03 : POULLARD (8) mariés à Sahurs le 24/03/1903

 

LA FERME POULLARD

 

POULLARD Georges (24/12/1874 à Hautot-sur-Seine - 06/01/1964 à Hautot-sur-Seine) Maire de 1902 à 1945

(LESOURD) POULLARD Delphine (11/02/1878 à Sahurs - 20/10/1963 à Hautot-sur-Seine)

POULLARD Georges (03/05/1903 à Hautot-sur-Seine - 17/10/1976 à Rouen) Maire de 1947 à 1971

POULLARD Madeleine (10/09/1907 à Hautot-sur-Seine - 04/12/1998 à la Feuillie)

(QUESTEL) POULLARD « Mathilde » (29/09/1846 à Sahurs - 09/12/1927 à Hautot-sur-Seine)

ROSE Abel (10/05/1906 à Rouen hospices - 01/01/1944 Ouistreham) domestique - victime civile 1939-1945

SAINT-ARNOULT Eugène (02/09/1912 hospices / Quévreville-la-Poterie - 09/04/2001 à Rouen) domestique

FESSARD Ernest (09/04/1907 Saint-Martin-de-Boscherville - 08/06/1986 à Bois-Guillaume) domestique

La famille POULLARD repose au cimetière de Sahurs. La ferme est devenue un centre équestre en 1991.

Ernest FESSARD repose avec son épouse Eugénie au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Journal de Rouen du 11 décembre 1927 : avis de décès

M. Louis POULLARD, maire de la Feuillie et Madame ; M. Georges POULLARD, maire de Hautot-sur-Seine et Madame ; M. Georges POULLARD ; Melle Madeleine POULLARD ; Mme Madeleine POULLARD ; Mme veuve Albert OLIVIER ; M. DELARUE ancien Directeur de l’Ecole Professionnelle de Rouen et Madame ; les familles DELARUE, ALLINNE, GODARD, ANQUETIN, VALLEE, GANCEL, ALEXANDRE, et ses nombreux amis.

Ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de

Madame veuve Hippolyte POULLARD née QUESTEL

Leur mère, belle-mère, grand-mère, cousine et amie, décédée le 9 décembre 1927, à Hautot-sur-Seine, dans sa 82ème année, munie des Sacrements de l’Eglise. Et vous prient de bien vouloir assister à ses convoi, service et inhumation, qui auront lieu demain Lundi 12 décembre, en l’église de Sahurs. Réunion au domicile mortuaire à 10 h ½.

 

Journal de Rouen du 13 décembre 1927 : remerciements

M. Louis POULLARD, maire de la Feuillie et Madame ; M. Georges POULLARD, maire de Hautot-sur-Seine et Madame ; M. Georges POULLARD ; Melle Madeleine POULLARD et la famille remercient les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister à l’inhumation de Madame veuve Hippolyte POULLARD née QUESTEL et en particulier celles qui ont offert des fleurs et des couronnes.

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Le Village n° 04 : DE BONNEVAL (1)

 

DU VAL DE BONNEVAL Jacques (19/06/1880 à Rueil - 29/03/1942 à Paris 8°)

Jacques du Val Comte de Bonneval est le fils cadet de Guy François du Val 8ème Marquis de Bonneval (1837-1887) et d’Isabelle Suchet d'Albuféra (1847-1933). Il est né le 19/06/1880 à Rueil au château de Buzenval au domicile de Monsieur le Duc de Cadore. Il est engagé militaire de 1900 à 1904 dans la cavalerie, selon sa fiche matricule n°440 (archives de Paris). Il est célibataire, sans profession. Il est Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1912 à 1935. Au recensement de 1921, il vit à Hautot-sur-Seine avec sa mère et Georgina Kelly née en 1844. Il habite à Paris au 49 rue de Lisbonne.

Il est inhumé au cimetière de Montmartre avec une partie de sa famille.

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Le Village n° 05 : POULLAIN (3) mariés à Rouen le 22/02/1897

 

POULLAIN Louis Ernest (13/07/1870 à La Bouille - ???) amputé de la jambe gauche en 1914

(DAVID) POULLAIN Jeanne (08/12/1873 au Havre - 20/12/1959 à Rouen)

POULLAIN René (12/03/1906 à Rouen - 16/10/1935 à Rouen) 

 

Louis POULLAIN exerce la profession de cordonnier lors du recensement de 1926.

Simonne COURAGEUX, veuve de René POULLAIN, est décédée à Caudebec les Elbeuf le 11/01/1998

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Le Village n° 06 : RICHER (6)

 

FERME DE LA VEUVE RICHER

 

(MONGUÉRARD) RICHER Amandine (24/05/1868 à Yville-sur-Seine - 31/12/1931 à Rouen)

RICHER Georges (25/07/1893 à Berville-sur-Seine - 23/03/1936 à Hautot-sur-Seine)

RICHER Fernand (20/03/1896 à Berville-sur-Seine - 11/02/1984 à Sahurs)

(ALIX) RICHER Suzanne (23/11/1902 à Meulan - 13/04/1983 à Sotteville-lès-Rouen)  

LACHEVRE Léon (21/05/1902 à Rouen - 19/12/1953 à Chaumont-en-Vexin) domestique

DODART Robert (1909 élève des hospices - ???) domestique

 

Amandine MONGUÉRARD est veuve de Ferdinand RICHER, né le 06/06/1862 à Anneville-sur-Seine, épousé à Berville-sur-Seine le 19/11/1888. Elle tient la ferme avec son fils Georges RICHER marié à Sahurs avec Suzanne ALIX le 28/04/1924, son autre fils Fernand RICHER et deux domestiques.

Georges RICHER est un ancien combattant croix de guerre 2 étoiles de bronze. Il est cité comme canonnier modèle de courage et de dévouement, ayant assuré très crânement en avril et décembre 1916, le service de sa pièce soumise à de violents bombardement. Il est Conseiller municipal à Hautot-sur-Seine de 1925 à 1936.

Fernand RICHER a été incorporé le 11/04/1915. Il a été déclaré inapte pour raison de santé le 28/09/1917.

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Le Village n° 07 : JOLY (2) mariés à Dury le 28/03/1892

 

JOLY Ferdinand (15/04/1866 à Hébécourt (Somme) - 06/10/1947 à Hautot-sur-Seine)

(PETIT) JOLY Maria (01/02/1874 à Dury - 13/07/1939 à Hautot-sur-Seine)

 

Ce sont les parents de huit enfants nés à Hébécourt et à Rumigny dans la Somme, dont Hoche Fernand JOLY (1909-1955) qui a tenu l’établissement CHEZ FERNAND au Mont-Miré puis en bord de Seine.

Ferdinand JOLY et Henri MORIN sont les jardiniers du château d’Hautot-sur-Seine propriété de Mr SIMON (1873-1942). Celui-ci réside à Paris, il est Conseil municipal de 1925 à 1942.

Hautot la Coquette en 1926

Photographie de Marie (DUGUÉ) JOLY (à confirmer), Ferdinand JOLY et Maria (PETIT) JOLY dans le parc du château d’Hautot-sur-Seine

Ferdinand et Maria JOLY reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine

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Le Village n° 08 : MORIN (4) mariés au Vieux-Rouen-sur-Bresle le 23/12/1911

 

MORIN Henri (14/09/1888 à Vieux-Rouen-sur-Bresle - 30/07/1974 à Plaisir)

(LETALLEUR) MORIN Ernestine (07/11/1887 à Landes-Vieilles-et-Neuves - ???)

LETELLIER Augustine (1914 à Rouen ???) en pension

THIERY Yvette (01/09/1924 à Rouen - 01/05/2004 à Chaumont) en pension

 

Henri MORIN a été mobilisé du 3 août 1914 au 20 juillet 1919. Il est ensuite classé comme employé au service vicinal de la Seine Inférieure. Il est cantonnier à Hautot-sur-Seine du 10 janvier 1923 au 3 octobre 1924. Lors du recensement il est aide-jardinier chez Mr SIMON propriétaire du château d’Hautot-sur-Seine. Il habite la maison du bureau d’aide social de la commune où sa femme tient la cabine téléphonique. Lors de Conseil municipal du 2 juillet 1947, Henri MORIN est embauché comme garde champètre, fossoyeur et cantonnier. Il démissionne de son poste le 11 juillet 1954.

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Le Village n° 09 : ALLAIS (2) mariés à Hautot-sur-Seine le 26/11/1887

  

ALLAIS Henri (père) (16/12/1864 à Infreville - 01/05/1947 à Hautot-sur-Seine)

(LAVOISÉ) ALLAIS Eugénie (28/05/1869 à Hautot-sur-Seine - 23/11/1945 à Hautot-sur-Seine)

 

Ce sont les parents d’André Alexandre ALLAIS (1892-1918) mort pour la France figurant sur le monument aux morts et reposant derrière celui-ci. Le corps d’André Alexandre ALLAIS, exhumé de Saint-Martin-d’Ablois (Marne) le 1er juillet 1921, a été réinhumé à Hautot-sur-Seine le 25 juillet 1921.

Henri ALLAIS (père) (Le Village n°09) est également le père de Henri ALLAIS (fils) (Le Rouage n°04).

Henri ALLAIS (père) est le garde champêtre d’Hautot-sur-Seine pendant 54 ans de 1893 à 1947. Il a été également sapeur-pompier, sacristain et fossoyeur, membre de la société de secours mutuels et membre des anciens combattants.

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Le Village n° 10 : HOUISSE (3) mariés à Isneauville le 26/11/1901

 

HOUISSE François (27/09/1877 à Isneauville - 12/08/1944 à Oissel)

(TOUTAIN) HOUISSE Clara (07/09/1881 à Rouen - 20/11/1972 à Oissel)

HOUISSE Gilberte (1907 à Isneauville ???)

 

François HOUISSE est mobilisé le 18/03/1915, il est blessé le 03/07/1916 à Estrées par balle à la cuisse gauche et démobilisé le 19/03/1919.

François HOUISSE est le jardinier de Fernand FAUQUET (1853-1928) du manoir du Lieu-Cadet et sa femme Clara y est domestique. Fernand FAUQUET, manufacturier, est conseiller municipal non-résident de 1888 à 1928. C’est le père du lieutenant FAUQUET, tué à l’ennemi le 26 octobre 1914 à Zonnebeck, qui figure sur le monument aux morts d’Hautot-sur-Seine.

François HOUISSE, jardinier demeurant au 1 cité Leverdier, est tué à Oissel lors du bombardement du 12 août 1944. Victime civile, son nom figure sur le monument aux morts de Oissel.

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Le Village n° 11 : OBSELIN (4) mariés à Hautot-sur-Seine le 22/06/1908

 

OBSELIN Moïse (19/08/1883 à Hautot-sur-Seine - 23/05/1966 à Hautot-sur-Seine)

(LEROUX) OBSELIN Suzanne (26/03/1885 à Autretot - 01/12/1965 à Rouen)

OBSELIN Suzanne Fernande (05/04/1909 à Hautot-sur-Seine - 03/04/1986 à Déville-lès-Rouen)

(LESUEUR) OBSELIN Louise (13/08/1855 à Barneville-sur-Seine - 01/08/1944 à Hautot-sur-Seine)

 

Lors du recensement de 1926 Mme Louise (LESUEUR) OBSELIN mère est cultivatrice fermière. Moïse OBSELIN et son épouse sont débitants. Ils tiennent le café situé à l’entrée du village à proximité de la mairie.

Moïse OBSELIN est mobilisé du 24 mai 1917 au 10 mars 1919. Moïse OBSELIN est conseiller municipal de 1912 à 1945, premier adjoint de 1919 à 1925 et de 1928 à 1929.

Hautot la Coquette en 1926

Photographie « en pose » prise vers 1927 de Simonne et Fernande par Mr Antoine chauffeur du château Simon à Hautot-sur-Seine.

Moïse OBSELIN et Suzanne LEROUX reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine

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Les Farceaux n°01 : LEMONNIER (4) mariés à Pavilly le 03/02/1894

 

LEMONNIER Joseph Onésime (23/02/1869 à Pavilly - ???)  

(MARECHT) LEMONNIER Delphine (22/09/1868 à Limésy - 17/01/1951 à Sahurs)

LEMONNIER Marthe (02/07/1907 à Hautot-sur-Seine - 18/06/2007 à Petit-Quevilly) dans sa 100ème année

LEMONNIER Rolande (1920 à Rouen) nièce

 

Ce sont les parents de Lucien LEMONNIER (1895-1916) mort pour la France en 1916. Lucien LEMONNIER figure sur le monument aux morts d’Hautot-sur-Seine. Le corps de Lucien Joseph Delphin LEMONNIER, exhumé de Fleury-devant-Douaumont le 24 juin 1922, a été réinhumé à Hautot-sur-Seine le 8 août 1922.

Joseph LEMONNIER a fait son service militaire en Algérie du 13 novembre 1890 au 27 octobre 1893 comme infirmier. Il a également été mobilisé du 3 août 1914 au 30 novembre 1918. Il est arrivé à Hautot-sur-Seine en 1907. Joseph LEMONNIER est le jardinier de Mr GAUDEFROY-DEMOMBYNES.

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Les Farceaux n°02 : POULLAIN (6) mariés à Saint-Pierre-de-Varengeville le 02/10/1920

 

FERME DES FARCEAUX

 

POULLAIN Fernand (17/05/1892 à Grand-Couronne - 22/01/1977 à Barentin)

(QUIBEL) POULLAIN Blanche (23/01/1891 à Saint-Pierre-de-Varengeville - 26/05/1981 à Barentin)

POULLAIN Marie-Thérèse (23/10/1921 à Hautot-sur-Seine - 07/03/2003 à Barentin)

POULLAIN Fernande (09/01/1923 à Hautot-sur-Seine - 01/05/2013 à Villeneuve-Saint-Georges)

POULLAIN Madeleine (13/04/1924 à Hautot-sur-Seine -15/03/2015 à Clichy)

HAUCOURT Georges (15/01/1876 à Auzouville-l’Esneval - 15/04/1951 à La Feuillie) domestique

 

Fernand POULLAIN est mobilisé le 2 août 1914. Il disparait le 22 février 1916 au bois Delville le 22 février 1916. Il est prisonnier à Meschede. Il est rapatrié le 21 décembre 1918 et démobilisé le 23 août 1919.

Georges HAUCOURT a été réformé en 1897 pour perte d’un grand nombre de dents de la mâchoire supérieure. Il est mobilisé du 30 octobre 1915 au 28 novembre 1917 dans le service auxiliaire.

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Le Mont Miré n°01 : BRUNEL (6) mariés à Hautot-sur-Seine le 16/10/1920

 

BRUNEL René (13/10/1881 à Amiens - 21/03/1933 à Hautot-sur-Seine)  

(LOUVIGNY) BRUNEL Eugénie (01/01/1885 à Petit-Couronne - 24/03/1966 à Hautot-sur-Seine)

BRUNEL Yvonne (21/04/1911 à Rouen - 12/11/1996 à Bois-Guillaume)

BRUNEL Maurice (01/01/1914 à Hautot-sur-Seine - 19/02/1986 à Bois-Guillaume) Maire de 1971 à 1983

BRUNEL Jacqueline (14/12/1919 à Hautot-sur-Seine - 06/11/2007 à Rouen)

OUIN Huguette (21/10/1924 à Mont-Saint-Aignan - ???) en pension

 

René BRUNEL est exempté du service militaire en 1903 et 1917 pour atrophie de la jambe gauche. En 1926 il est peintre à la Société des Hauts-Fourneaux de Grand-Quevilly.

René et Eugénie BRUNEL reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine

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Le Mont Miré n°02 : LESUEUR (2)

  

LESUEUR Louis (17/03/1873 Sotteville-lès-Rouen - 08/12/1932 à Hautot-sur-Seine)

LIMARE Félicie (03/04/1881 Mont-aux-Malades - 22/08/1966 à Rouen) domestique

 

Louis LESUEUR s’était marié à Mont-Saint-Aignan le 19 octobre 1903 avec Justine-Marie LEFRANCOIS. Celle-ci est décédée à Hautot-sur-Seine le 3 octobre 1912.

Louis Augustin LESUEUR est réformé pour goutte chronique en 1914 et 1915.

Louis LESUEUR est Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1908 à 1912, de 1919 à 1925 et de 1929 à 1932.

 

Journal de Rouen du 21 juillet 1925 : Don

M. Louis Lesueur, délégué cantonal demeurant à Hautot-sur-Seine, nouvellement promu officier d’académie, a, à l’occasion de cette promotion, remis à l’instituteur des communes de Sahurs et d’Hautot-sur-Seine, la somme de 50 francs pour achat de matériel d’enseignement scientifique.

Le 11 février 1932, à Hautot-sur-Seine, Louis LESUEUR épouse en secondes noces Félicie LIMARE.

 

Avis d’inhumation parue dans le Journal de Rouen du 9 septembre 1932

Le 19 mars 1938, à Hautot-sur-Seine, Félicie LIMARE épouse en secondes noces Auguste NAUDIN.

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Le Mont Miré n°03 : DUCHÊNE (2) mariés à Hautot-sur-Seine le 19/02/1916

 

DUCHÊNE Hippolyte Augustin (03/08/1867 à Trouville Alliquerville - 20/03/1945 à Anquetierville)

(COISY) DUCHÊNE Angéline (01/02/1872 à Envronville - 13/08/1943 à Saint-Arnoult)

 

Hippolyte DUCHÊNE, précédemment couvreur à Anquetierville, est mobilisé du 24 septembre 1914 au 9 janvier 1915. Il devient hautotais en février 1916 à la suite de son mariage.

Les époux DUCHÊNE semblent aux recensements de 1921 et 1926 tenir le café-épicerie du Mont-Miré, peut être avec Elise GUEROULT. Le café-tabacs est repris vers 1930 par Fernand JOLY fils du jardinier de Monsieur SIMON.

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Le Mont Miré n°04 : VINCENT (4) mariés à Saint-Aubin-Epinay le 14/05/1904

 

VINCENT Paul (06/12/1877 à Grandcamp - 21/08/1957 à Saint-Aubin-Lès-Elbeuf)

(EHRHARD) VINCENT Thérèse (31/10/1881 à Neugartheim-Ittlenheim - 10/05/1957 Saint-Aubin-Lès-Elbeuf)

VINCENT Yvonne (06/03/1905 à Saint-Aubin-Epinay - 04/02/1992 à Antibes)

VINCENT Marie (13/08/1906 à Saint-Aubin-Epinay - 14/06/1994 à Yquebeuf)

 

Paul VINVENT est parti aux armées le 3 août 1914, évacué blessé le 28 mai 1918, il est resté mobilisé jusqu’au 28 janvier 1919. Il habite Hautot-sur-Seine depuis le 09/10/1925 (fiche matricule) comme jardinier du Dr JOULIA de Paris.

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Le Mont Miré n°05 : GUEROULT (3) mariés à Hautot-sur-Seine le 30/11/1905

 

GUEROULT Emile (04/08/1879 à Héricourt-en-Caux - 10/12/1935 à Hautot-sur-Seine)

(VALOGNE) GUEROULT Elise (14/02/1872 à Rouen - 14/08/1935 à Hautot-sur-Seine)

VALOGNE Jules (18/12/1842 à Rouen - 05/02/1929 à Hautot-sur-Seine)

 

Emile GUEROULT est mobilisé du 03/08/1914 au 23/02/1919. Il est Conseiller municipal de 1923 à 1935.

Emile GUEROULT est lors du recensement de 1926 jardinier chez Mr MICHON du Val de la Haye.

Elise GUEROULT est également débitante au Mont Miré lors du recensement de 1926.

Jules VALOGNE a été Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1896 à 1908.

Mme Fernande Obselin à Hautot-sur-Seine le 17/02/1976 : Au château du Mont-Miré, il y a aussi une ferme encore attenante au château ; c’était de règle ; il y avait toujours, une partie boisée (parc), un potager, des fleurs, des animaux : les châtelains étaient nourris de leur production et il en est encore de même avec cette différence (je crois) : les jardiniers sont logés et sans doute pour réduire les dépenses de leurs patrons, ceux-ci leur laissent partiellement ou totalement la production des légumes et des fruits.

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Le Mont Miré n°06 : CALLOUET (1)

 

CALLOUET Emmanuel (14/09/1849 à Hautot-sur-Seine - 18/08/1926 à Hautot-sur-Seine)

 

Il a reçu à Hautot-sur-Seine la médaille de la guerre 1870-1871 en 1913.

 

Il s’était marié à Hautot-sur-Seine le 22 juin 1878 avec Clarisse Angélina LEVILAIN née le 18 février 1854 à Saint-Hellier et décédée à Hautot-sur-Seine le 9 septembre 1917.

Au recensement de 1921 Emmanuel CALLOUET est journalier chez Mr MICHON.

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Le Mont Miré n°07 : AUBIN (1)

 

(GUÉRIN) AUBIN Albertine (21/02/1859 à Honguemare-Guénouville - 25/05/1939 à Hautot-sur-Seine)   

 

Albertine GUÉRIN s’était mariée à Sahurs le 28 avril 1883 avec Léon Laurent AUBIN né le 2 mai 1853 à Saint-Pierre-de-Manneville et décédé à Hautot-sur-Seine le 25 août 1921. Elle exerce au recensement de 1926 la profession de fermière.

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Le Mont Miré n°08 : LESAUVAGE (4) mariés le 18/11/1920 à Canteleu

 

LESAUVAGE Jean (13/01/1900 à Honfleur - 25/02/1980 à Darnétal)

LESAUVAGE (LEPAON) Renée (28/01/1901 à Honfleur - 22/09/1979 à Roncherolles-sur-le-Vivier)

LEPAON (DELAUNEY 01/08/1928) Alphonse (10/07/1921 à Honfleur - 15/04/1987 au Havre) 

LAPAON Etienne (24/10/1902 à Honfleur - 06/10/1949 à Sahurs)

 

Jean LESAUVAGE travaille à la Cellulose Papeterie Navarre de Grand-Quevilly lors du recensement de 1926.

Selon sa Fiche matricule (Calvados) il habite à Grand-Quevilly en 1923 et à Grand Couronne en 1929.

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Le Mont Miré n°09 : LEMARCHAND (5) mariés le 25/09/1920 au Val-de-la-Haye

 

LEMARCHAND René (17/09/1896 à Hautot-sur-Seine - 22/08/1968 à Grand-Couronne)

(LESUEUR) LEMARCHAND Raymonde (20/05/1902 à Rouen - 09/10/1995 à Petit-Quevilly)

LEMARCHAND Roland (08/10/1921 à Hautot-sur-Seine - 24/09/2004 à Rouen)

LEMARCHAND Raymond (22/02/1923 à Hautot-sur-Seine - 22/09/2009 à Grand-Couronne) jumeau

LEMARCHAND Denise (22/02/1923 à Hautot-sur-Seine - 09/02/2005 à Dieppe) jumelle

 

René LEMARCHAND est incorporé le 10 août 1916, il est évacué le 1er août 1918. René LEMARCHAND est chauffeur mécanicien aux Aciéries de Grand-Couronne lors du recensement de 1926.

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Le Buisson n°01 : CANTEL (4) mariés le 09/02/1912 à Canteleu

 

CANTEL Alphonse (15/11/1886 à Canteleu - 01/11/1961 à Hautot-sur-Seine)

(CHÉVREAU) CANTEL Alice (25/09/1884 à Canteleu - 25/07/1938 à Hautot-sur-Seine)

CANTEL Raymond Alphonse (04/11/1914 à Canteleu - 08/10/1984 Amfreville-sous-les-Monts)

CANTEL Robert (23/11/1925 à Hautot-sur-Seine - 20/03/2015 à Rouen)

 

Alphonse CANTEL est mobilisé le 01/12/1914, il est blessé le 09/01/1915 à Neuville St Vaast. Il est démobilisé le 03/04/1919. Alphonse CANTEL est ajusteur aux Chantiers de Normandie à Grand-Quevilly au recensement de 1926.

Veuf en 1938, il se remarie à Hautot-sur-Seine le 30 septembre 1946 avec Marguerite Mathilde LEBIS (03/05/1891 à Canteleu - 23/06/1969 à Bois-Guillaume), elle-même veuve de Fernand Marcel CHEVREAU. En novembre 1940, Alphonse CANTEL est nommé par le préfet Conseiller municipal pour compléter le Conseil. Il reste en fonction jusqu’en 1945.

Alphonse CANTEL et Robert CANTEL sont ensuite Conseillers municipaux de 1953 à 1959.

Alphonse CANTEL repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine, sépulture LEBIS-CANTEL

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Le Buisson n°02 : CORBRAN (4) mariés le 19/04/1902 à Hautot-sur-Seine

 

CORBRAN Alexandre (18/05/1878 à Hautot-sur-Seine - 23/11/1941 à Hautot-sur-Seine)

(HARLET) CORBRAN Valentine (23/03/1878 au Val-de-la-Haye - 02/05/1965 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf)

CORBRAN Roger (16/12/1904 à Hautot-sur-Seine - 30/01/1985 à Martot)

HARLET Jules (08/11/1849 à Routot - 02/05/1926 à Hautot-sur-Seine) beau-père

 

Alexandre CORBRAN (Le Buisson n°02) est le fils d’Adolphe Noël CORBRAN (Le Rouage n°09).

 

Alexandre CORBRAN est mobilisé le 03/08/1914. Il est nommé caporal le 01/07/1915 et évacué blessé le 06/10/1915. Il est démobilisé le 27/02/1919. Il est médaillé de la Croix de guerre étoile de bronze.

Alexandre CORBRAN est le commandant de la Subdivision des sapeurs-pompiers d’Hautot-sur-Seine.

Lors du recensement de 1926 Alexandre et Roger CORBRAN sont menuisier et Valentine HARLET est couturière.

Journal de Rouen du 25 mai 1933 : Braconnage. Lundi, M. A. Corbran, menuisier à Hautot-sur-Seine, s’apercevait que des individus s’étaient livrés au braconnage dans un enclos attenant à son habitation ; il déposa une plainte à la gendarmerie. Après une longue et minutieuse enquête, la gendarmerie de Grand-Couronne put établir qu’il s’agissait d’un nommé René Amundsen, 29 ans, ouvrier agricole à Hautot. Une visite chez lui amena la découverte d’engins utilisés pour le braconnage. Procès-verbal lui a été dressé. 

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Le Buisson n°03 : NAUDIN (3) mariés le 30/11/1912 à Paris 5°

  

NAUDIN Auguste (15/04/1884 à Paris 5° - 14/11/1956 à Hautot-sur-Seine)

(GRIFFAULT) NAUDIN Amélia (07/11/1866 à Paris 10° - 17/10/1936 à Hautot-sur-Seine)

GRIFFAULT Joseph (25/05/1837 à Lezay (Deux-Sèvres) - 22/01/1931 à Hautot-sur-Seine)

 

Joseph GRIFFAULT s’était marié le 9 novembre1861 à Poitiers avec Victoire BARIBEAU née le 11 mai 1842 à Poitiers et décédée le 25 octobre 1925 à Hautot sur Seine.

Auguste NAUDIN s’est marié en premières noces avec le 30 novembre 1912 à Paris 5° avec Amélia GRIFFAULT, infirmière, veuve de Léon NOTTE. Auguste NAUDIN est réformé en 1914 et 1915 pour paralysie saturnine. Veuf en 1936, il se marie en secondes noces le 19 mars1938 à Hautot-sur-Seine avec Eugénie Félicie LIMARE, elle-même veuve de Louis LESUEUR, autre conseiller municipal, domicilié au Mont Miré n°02 et décédé en 1932.

Auguste NAUDIN est entrepreneur de peinture au recensement de 1926. Il est conseiller municipal de 1923 à 1956, premier adjoint de 1929 à 1945 et de 1947 à 1953.

Auguste NAUDIN repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine

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Le Buisson n°04 : BOIMARE (2) mariés le 21/04/1883 à Hautot-sur-Seine

 

BOIMARE Sainte-Marie (07/12/1856 au Val-de-la-Haye - 22/06/1930 à Hautot-sur-Seine)

(DENONCOURT) BOIMARE Colombe (14/03/1858 élève des hospices - 07/10/1941 à Hautot-sur-Seine)

Sainte-Marie BOIMARE est cultivateur fermier. Charles BOIMARE habite au 72 route de Bonsecours à Rouen lors du décès de sa mère en octobre 1941. Charles BOIMARE, cultivateur, est décédé le 30/11/1943 en son domicile au lieu-dit du Buisson :

Journal de Rouen du 1er décembre 1943 : Inhumation

Monsieur Charles BOIMARE pieusement décédé dans sa 59ème année. Obsèques vendredi à 10 heures en la chapelle d’Hautot-sur-Seine. Réunion à la maison mortuaire. De la part de Mme Charles BOIMARE son épouse ; M. Jean BOIMARE son fils ; des familles TOUSSAINT, PASQUIER, LEMARCHAND, MORISSET, LIEGARD, BLARD, DELARUE toute la famille et les amis. Que des fleurs.

 

La veuve de Charles BOIMARE, Marie PASQUIER née à Sahurs le 29 juillet 1889, épousée à Hautot-sur-Seine le 20 juin 1908, est Conseillère municipale de 1945 à 1963.  Le 29 mars 1947, à la suite de la démission d’Adolphe CORBRAN, Mme Marie BOIMARE est élue Maire de Hautot-sur-Seine. Elle demande à réfléchir. Le 20 avril 1947, c’est Georges POULLARD fils qui accepte de devenir Maire. Elle décède à Hautot-sur-Seine le 17 mai 1963.

La tombe de Sainte-Marie BOIMARE et de Mme BOIMARE née Colombe DENONCOURT figurait dans le relevé de Fernande OBSELIN de 1962 du cimetière d’Hautot-sur-Seine.

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Le Rouage n°01 : BILLARD (3) mariés le 22/07/1918 à Petit-Couronne

 

BILLARD Ismaël (25/06/1898 à Petit-Couronne - 05/04/1986 à Heurteauville)

(DELANIS) BILLARD Suzanne (08/10/1898 à Rouen - 05/11/1953 à Petit-Couronne)

BILLARD Ismaël (28/08/1923 à Petit-Couronne - 05/06/2013 à Petit-Couronne)

 

Ismaël BILLARD, Inscrit maritime, exerce en 1926 la profession de passeur d’eau aux Ponts et Chaussée.

Ismaël BILLARD est condamné par jugement contradictoire du tribunal correctionnel de Rouen, en date du 28 décembre 1932, à cinquante francs d’amende, pour violences à instituteur. En 1934 il est fermier de passage et patron du bac de Yainville.

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Le Rouage n°02 : SAVALLE (4)

 

(LEFEVRE) SAVALLE Julia (19/07/1879 à Saint-Maclou-de-Folleville - 14/10/1942 à Hautot-sur-Seine)

SAVALLE Andrée (01/05/1914 à Hautot-sur-Seine - 10/09/1984 Paris 15°)

LEFEVRE Désiré (11/06/1921 à Hautot-sur-Seine - 18/12/1999 au Val-de-la-Haye)

PREVOST Robert (06/04/1882 à La Bouille - 02/12/1959 à Grugny) « ami »

 

Julia LEFEBVRE s’était mariée à Fresnay-le-Long le 24 novembre 1900 avec Pierre Félix SAVALLE né le 06 août 1864 à Touffreville-la-Corbeline et décédé à Hautot-sur-Seine le 02 février 1917.

Robert PREVOST a été mobilisé du 11/08/1914 au 06/03/1919.

Désiré LEFEVRE est un enfant naturel de Julia LEFEVRE.

Julia LEFEBVRE repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine. La table décennale du registre d’Etat Civil de la commune d’Hautot-sur-Seine, liste par erreur son décès en 1941.

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Le Rouage n°03 : TURGIS (2) veuve de guerre

 

(CANTEL) TURGIS Louise (23/12/1884 à Sahurs - 19/04/1932 à Hautot-sur-Seine)

TURGIS Ernest (25/07/1914 à Hautot-sur-Seine - 19/03/1981 Notre-Dame-de-Bondeville)

 

 

Louise est fille naturelle d’Eugénie CANTEL, elle est reconnue par Louis Gaston TURGIS le 10 novembre1888 lors du mariage de sa mère.

Elle s’était mariée à Sahurs le 22 octobre 1904 avec Louis Anatole TURGIS né le 5 mars 1876 à Sahurs et décédé à Douaumont le 30 décembre 1916 pendant la bataille de Verdun. Anatole TURGIS figure sur le monument aux morts d’Hautot-sur-Seine.

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Le Rouage n°04 : ALLAIS (4) mariés le 05/02/1921 à Hautot-sur-Seine

 

ALLAIS Henri (fils) (23/06/1890 à Hautot-sur-Seine - 05/01/1967 à Hautot-sur-Seine)

(MONNIER) ALLAIS Ernestine (10/02/1889 à Saint-Martin-aux-Buneaux - 24/03/1964 à Rouen)

GAUQUELIN Louis (02/04/1913 à Hautot-sur-Seine - 20/12/1976 à Hautot-sur-Seine)

GAUQUELIN Yvonne (23/09/1911 à Hautot-sur-Seine - 19/07/1990 à Caumont)

 

Henri ALLAIS (fils) (Le Rouage n°04) est le fils de Henri ALLAIS (père) (Le Village n°09) et le frère d’André ALLAIS mort pour la France. Henri Eugène ALLAIS est conseiller municipal de 1945 à 1959.

Ernestine MONNIER est la veuve de Georges GAUQUELIN mort pour la France entre le 6 et le 9 septembre 1914 à Esternay (Marne), celui-ci figure sur le monument aux morts d’Hautot-sur-Seine. Elle a épousé en secondes noces Henri ALLAIS. Celui-ci est bucheron, lors du recensement de 1926.

Louis GAUQUELIN et sa sœur Yvonne (GAUQUELIN) LEGRAS reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

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Le Rouage n°05 : CHANU (2)

 

(EFFOSSE) CHANU Clémence (27/10/1872 à Thiédeville - 22/04/1944 à Blosseville-Bonsecours)

CHANU Marthe (11/07/1905 à Sahurs - 01/09/1988 à Bonsecours)

 

Clémence EFFOSSE s’était mariée à Hautot-sur-Seine le 21 octobre 1901 avec Louis Désiré CHANU né le 11 février 1872 à Hautot-sur-Seine et décédé à Hautot-sur-Seine le 13 avril 1914, réformé pour tuberculose pulmonaire.

Clémence Agar EFFOSSE (Le Rouage n°05) est la sœur de Blanche Charlotte EFFOSSE (Le Village n°02).

 

Conseil municipal du 4 juillet 1926 : Demande d’allocation aux soutiens de famille

Le Conseil municipal, Vu la demande d’allocation militaire présentée par Mme Veuve CHANU pour ma première fois, avant l’incorporation de M. CHANU Lucien, son fils. Vu l’art. 24 de la loi du 1er avril 1923 et les règlements et instructions y relatifs. Considérant que Mme Vve CHANU est méritante, qu’elle est nécessiteuse, que le départ de son fils la prive d’un secours mensuel de 50 F, Emet l’avis que l’allocation soit accordée.

 

Melle Marthe CHANU est en 1926 femme de chambre de Mr VERILHAC. Elle repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

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Le Rouage n°06 : LANCESTRE (1)

 

LANCESTRE Albert (05/06/1867 au Grand-Quevilly - 06/10/1926 à Hautot-sur-Seine)

 

Sur sa fiche matricule il est mentionné qu’il a été condamné le 5 août 1903 et le 1er septembre 1904 pour coups, le 15 octobre 1903 à un mois de prison pour outrages et rébellion à agents et le 7 février 1905 à 48 heures de prison pris bris de clôture et outrages. Son mariage a été dissous le 11 mars 1909 par le Tribunal civil de Rouen.

 

Journal de Rouen du 9 octobre 1926 : Suicide

Mercredi dernier, le nommé Albert Lancestre, âgé de 59 ans, journalier à Hautot, a été trouvé pendu dans sa cave. Avant de se suicider, Lancestre avait inscrit sur la porte de sa cuisine avec un couteau : « Vous me trouverez dans la cave ». Il avait en outre, laissé sur la table de la cuisine une lettre dans laquelle il donnait des instructions pour son inhumation. Le désespéré s’adonnait à la boisson et c’est sans doute dans une crise d’alcoolisme qu’il a mis fin à ses jours.

 

Acte de décès d’Albert Emilien LANCESTRE à Hautot-sur-Seine le 06/10/1926 : Le six octobre mil neuf cent vingt-six, onze heures, nous avons constaté le décès paraissant remonter à quelques heures, de Albert Emilien LANCESTRE, domicilié en cette comme lieu-dit « Le Rouage », né à Grand Quevilly le cinq septembre mil huit soixante-sept, journalier, fils de André LANCESTRE et de Romaine Onésime LEFEBVRE, décédés, divorcé de Angèle Gabrielle DÉRAIS. Le corps a été trouvé au domicile du défunt. Dressé le six octobre mil neuf cent vingt-six, dix-huit heures, sur la déclaration de Henri ALLAIS, soixante un ans, garde-champêtre, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec nous, Georges POULLARD, Maire d’Hautot-sur-Seine

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Le Rouage n°07 : PONTY (5) mariés le 09/11/1924 à Hautot-sur-Seine

  

PONTY Florentin (02/09/1901 à Saint-Pierre-de-Varengeville - 28/04/1968 à Hautot-sur-Seine)

(DELAHAYS) PONTY Marguerite (30/06/1900 à Duclair - 04/02/1990 à Bois-Guillaume)

DELAHAYS Yvonne (10/01/1923 à Rouen - 03/01/1985 à Déville-lès-Rouen)

PONTY Jacqueline (09/09/1925 à Hautot-sur-Seine - été 2019 aux Etats-Unis)

(LECHELLE) DELAHAYS Albertine (15/03/1870 à Ypreville-Biville - 03/06/1944 à Duclair)

 

Conseil municipal du 25 avril 1925 : Allocations aux soutiens de famille

Le Conseil municipal, vu la demande d’allocation militaire présentée par Mme Albertine LÉCHELLE veuve DELAHAYS, Considérant que Mme LÉCHELLE veuve DELAHAYS n’est pas privée de ressources, qu’elle vit chez sa fille, qu’elle est valise et travaille et qu’elle est en instance d’allocation d’ascendant, Considérant d’autre part que Henri DELAHAYS qui se déclare soutien de famille ne vit pas avec sa mère dans la commune, Décide de refuser l’allocation sollicitée.

The Santa Clarita Valley Signal du 3 août au 2 septembre 2019 : Nécrologie de Jacqueline Ponty Dickensheets

« Jackie », comme elle était connue de sa famille et de ses amis, traversa de l’autre côté en paix dans son sommeil, à l’âge vieilli de 93 ans, 10 mois et 18 jours. Originaire du village de Hautot-sur-Seine, le long de la Seine, dans la région de Normandie en France. Elle était près de l’aînée de 19 enfants issus d’une famille ouvrière difficile. Lors de l’occupation de sa patrie par les troupes allemandes en 1940, elle a dû apprendre à survivre par elle-même à 14 ans, à l’âge de 14 ans, avec seulement l’école jusqu’à la 6e année de l’époque. Les quatre années suivantes laissèrent une profonde blessure, car elle ne parlerait jamais des jours de cette période. Elle a cependant partagé qu’elle s’était réfugiée dans un couvent pendant un certain temps, avant l’invasion alliée de sa patrie en juin 44. Peu de temps après avoir été témoin de la libération de sa maison, elle a été engagée par l’armée américaine pour servir comme traductrice / interprète, un poste qui comprenait aussi le poste de cuisinière de camp pour un détachement de la section de recherche du 531e Corps QM du Commandement américain des sépultures et de l’enregistrement (AGRC). Elle et quelques autres femmes ont travaillé pendant huit mois à parcourir la campagne et en Allemagne avec le détachement de l’AGRC chargé de rechercher et documenter les victimes de guerre ; alliés, américains, civils et allemands, témoins des terribles et atroces conséquences de la guerre. Jackie et sa sœur, Janine, ont travaillé pour un officier de l’armée américaine et sa famille en France dans le rôle de jeune fille au pair pour leurs enfants. Ce poste fut le billet de passage des sœurs pour l’Amérique en 1951. Au volant d’une Chevrolet décapotable rouge vif de 1952 brillante – financée par la vente d’aspirateurs Kirby en porte-à-porte – elle a grillé un panneau STOP en pleine vue d’un policier. Quelques mois plus tard, ce policier l’a convaincue d’être sa mariée. Initialement prévu pour le quatrième, mais elle n’était pas sûre du lien cérémoniel entre feux d’artifice et mariage, si bien que le 3 juillet 1955, elle est devenue maman de trois jeunes garçons ; Larry, Gary et Dennis. En 1960, après avoir étudié le gouvernement et l’histoire américains pendant quelques semaines, Jackie réussit l’examen et devint citoyenne naturalisée des États-Unis. Pour le reste de sa vie, elle n’hésiterait pas une seconde à vous dire sans équivoque – dans sa langue maternelle mordante – qu’elle était une A-mare-eee-can sit-eee-zin ! En 1965, la vie et l’époque ont conduit la famille à Saugus. Jackie, en un rien de temps, a commencé à travailler pour la Bermite Powder Company, où il assemblait des munitions pour les forces armées. Elle a travaillé les trois équipes de la gamme mixte de chaînes d’assemblage pendant vingt-trois ans, jusqu’à la fermeture de l’usine, sans manquer un seul jour de travail. Jacqueline a été précédée dans la mort par son mari, William (Bill) Dickensheets, en 1995, et par sa sœur Janine. Elle laisse derrière elle ses nièces et son neveu ; Colette, Michele, Stephen et Denise. Elle laisse derrière elle ses trois beaux-fils ; Larry, Gary et les enfants ; Tom, John & Joleen. Dennis, sa femme Shelly et leurs enfants ; Ryan et enfants, Jake et Ava. Andrea et son mari Andrew et leur fille Ashtyn. Note spéciale de reconnaissance à la famille ; Colette & Larry, pour leurs nombreuses années de soutien loyal et durable ainsi que leurs soins récents envers Jackie afin qu’elle puisse vivre chez elle jusqu’à il y a peu de temps. Elle repose au parc commémoratif Eternal Valley, à Newhall, Californie. Sur la colline, dans la section des anciens combattants, aux côtés de son mari Bill, à l’ombre d’Old Glory et de cinq drapeaux flottant des forces armées des États-Unis. Et à juste titre. R.I.P., maman. x o, Dennis Pour planter des arbres en mémoire, veuillez visiter le Magasin de Condoléances.

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Le Rouage n°08 : DUVAL (4) mariés à Hautot-sur-Seine le 17/09/1903

 

DUVAL Gustave (26/08/1876 à Hautot-sur-Seine - 27/05/1935 à Hautot-sur-Seine)

(PHILIPPE) DUVAL Argentine (23/03/1868 à Rouen - 23/01/1944 à Hautot-sur-Seine)

DUVAL Germaine (28/08/1904 à Hautot-sur-Seine - 07/07/1933 à Hautot-sur-Seine)

GOD(E)FROY Louise (21/02/1847 au Val-de-la-Haye - 28/03/1930 à Canteleu)

 

Gustave Louis Isidore DUVAL a été mobilisé du 23/12/1914 au 28/01/1919.

Gustave DUVAL est lors du recensement de 1926 jardinier chez le marquis de Bonneval à Sahurs.

Gustave DUVAL est Conseiller municipal de 1903 à 1919 et de 1925 à 1935.

Germaine-Joséphine-Aline DUVAL se marie avec André Edouard Alphonse CHANU (1902-1967) le 14/06/1926 à Hautot-sur-Seine. Germaine (DUVAL) CHANU et son époux reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine. Ce sont les parents Monique (CHANU) DEVARENNE, Andrée (CHANU) LHOMME et Ginette CHANU.

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Le Rouage n°09 : CORBRAN (2) mariés à le 27/11/1875 à Hautot-sur-Seine

 

CORBRAN Adolphe Noël Octave (01/02/1853 à Hautot-sur-Seine - 13/03/1928 à Hautot-sur-Seine)

(LABBÉ) CORBRAN Joséphine (22/03/1857 à Hautot-sur-Seine - 29/10/1947 à Hautot-sur-Seine)

 

Adolphe CORBRAN est Conseiller municipal de 1881 à 1919 et de 1923 à 1928, adjoint au Maire de 1903 à 1919 et de 1925 à 1928. Lors du recensement de 1926 il exerce la profession de menuisier.

Adolphe Noël Octave CORBRAN (Le Rouage n°09) est le père d’Alexandre CORBRAN (Le Buisson n°02).

Avis d’inhumation parue dans le Journal de Rouen du 15 mars 1928

Adolphe CORBRAN et Joséphine LABBÉ reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil municipal du 5 avril 1928, il est fait un éloge funèbre de Mr Adolphe CORBRAN Adjoint au Maire. Le Conseil municipal du 21 avril 1928 élit Moïse OBSELIN comme nouvel Adjoint.

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Le Rouage n°10 : DUHAZÉ (1)

 

(GODEFROY) DUHAZÉ Marie (28/09/1866 à Guilmécourt - juin 1946 à Duclair)

 

Elle s’était mariée à Hautot-sur-Seine le 15 septembre 1890 avec Jules Louis DUHAZÉ né le 21 mars 1868 à Saint-Pierre-lès-Elbeuf et décédé à Hautot-sur-Seine le 23 janvier 1926.

 

Photographies de Jules et Marie DUHAZÉ : Généanet Nicole DUHAZÉ - LONGUETEAU (nlongueteau)

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Le Rouage n°11 : FESSARD (3) mariés le 23/01/1905 à Saint-Pierre-de-Manneville

 

FESSARD Ernest (30/08/1880 à Quevillon - 01/07/1954 à Hautot-sur-Seine)

(QUESNÉ) FESSARD Marie-Louise (05/04/1880 à Mauny - 20/02/1964 à Hautot-sur-Seine)

(P)ESSARD Gilbert (11/10/1909 à Saint-Martin-de-Boscherville - 31/08/1973 à Rouen)

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Le Rouage n°12 : LEVY (3)

 

Melle LEVY Jeanne (31/03/1877 à Bordeaux - 1943 à Sobibor)

MOLINE Laure (07/07/1872 à Bordeaux - 05/08/1943 à Auschwitz) amie

WOJTEZTAK Jozef (1905 polonais ???) domestique

Jeanne LEVY exerce la profession d’hôtelier, Jozef WOJTEZTAK est ouvrier agricole de Mme LEVY.

Au recensement de 1936, Jeanne LEVY née en 1877 à Bordeaux, habite 4 rue Albert Sorel (Rouen 6 page 80) avec le négociant Arthur MORIN (1888 Déville) et Clémence BEKAERT (1897 Rouen ou plutôt 13/11/1877 aux recensements de 1911 1921), des parents.

Esther Jeanne LEVY née à Bordeaux le 31/03/1877, fille de Simon LEVY et de Blanchette Claire NATHAN, domiciliée en 1943 au 11 rue des Anglais à Rouen, est arrêtée lors de la rafle du 15 janvier 1943. Elle est partie de Drancy le 25/03/1943 dans le convoi n°53 à destination de Sobibor (Mémorial de la shoah dalle n°29, colonne n°10, rangée n°2). Dans ce convoi se trouvent également des rouennais : l’institutrice Rose GEISMAR, Mme Sophie (BLOCH) KAHN, Abram ABRAMOVITCH, le convoi est assassiné dès son arrivée à l’exception d’une quinzaine de personnes sélectionnées pour le travail.

Sara Débora Laure MOLINE née à Bordeaux le 07/07/1872, fille d’Isaac MOLINE et de Judith Berthe BOES, marchande/épicière, domiciliée en 1943 à Rouen, est arrêtée lors de la rafle du 15 janvier 1943. Elle est partie de Drancy le 31/07/1943 dans le convoi n°58 à destination d’Auschwitz (Mémorial de la Shoah dalle n°33, colonne n°11, rangée n°3). Son décès à Auschwitz le 5 août 1943 est acté dans le JORF n°0250 du 26/10/2019 Texte n°69.

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Le Moulin n°01 : LEVAILLANT (3) mariés le 03/09/1898 à Hautot-sur-Seine

  

LEVAILLANT Charles (05/11/1871 à Notre-Dame-de-Bondeville - 09/09/1945 à Hautot-sur-Seine)

(LEGRAS) LEVAILLANT Georgette (10/06/1870 à Hautot-sur-Seine - 26/06/1940 à Hautot-sur-Seine)

LEVAILLANT Léon (10/02/1903 à Hautot-sur-Seine - 09/09/1976 à Sahurs)

 

 

Charles LEVAILLANT est mobilisé du 05/09/1914 au 03/10/1914 et du 25/02/1915 au 29/01/1916.

Le site du moulin est une propriété du marquis de Bonneval. Les trois membres de la famille LEVAILLANT exercent la profession de journalier.

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Terres-Quemines n°01 : GUEROULT (1)

 

(MÉRIENNE) GUEROULT Célestine (29/11/1849 à Jumièges - 30/07/1932 à Canteleu)

 

Elle s’était mariée à La Bouille, le 19 février 1872 avec Jean Pierre Emile GUEROULT né le 7 octobre 1849 à Petit-Couronne et décédé à Hautot-sur-Seine le 3 mars 1919.

Aldémorine Célestine GUEROULT a eu neuf enfants nés entre 1873 et 1888 pour la plupart à Héricourt-en-Caux.

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Terres-Quemines n°02 : DELAPILLE (1)

 

DELAPILLE Louis (28/02/1871 à La-Haye-Malherbe - 26/03/1932 à Hautot-sur-Seine)

 

Il s’était marié à La-Haye-Malherbe le 9 janvier 1899 avec Marie Elisabeth MOREL née le 26 novembre 1877 à Bouville. Sa fiche matricule indique qu’il a été réformé en 1901 pour varices volumineuses aux deux cuisses, alors qu’il habitait au Val-de-la-Haye. Il est divorcé depuis le 15 septembre 1919.

Journal de Rouen du lundi 29 août 1932 : Deux maisons brûlent à Hautot-sur-Seine 50 000 Francs de dégâts. Le feu s’est déclaré hier l’après-midi, on ne sait de quelle façon, dans les combles des maisons, occupées à Hautot-sur-Seine, l’une par M. Amundsen, chef de laboratoire aux usines Malétra, à Lescure-lès-Rouen et l’autre par Melle Delapille.

Louis DELAPILLE est patron charcutier ambulant. Son affaire est reprise en 1933 par Gaston LHOMME (moniteur officiel du commerce international), puis par le fils de celui-ci Jean-Claude LHOMME de 1966 à 1995.

Journal de Rouen du 26 janvier 1942 : Monsieur Jean Lavocat et Madame, née Louise Delapille, font part de leur mariage, célébré à Bayel (Aube), le 3 janvier 1942, dans la plus stricte intimité. Ministère de l’Air, Vichy. Hautot-sur-Seine.

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15 mai 2025 4 15 /05 /mai /2025 08:07

Acte de naissance de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN le 19/08/1883 à Hautot-sur-Seine : L’An mil huit cent quatre-vingt-trois, le dix-neuf août deux heures après midi. Acte de naissance d’un enfant qui nous a été présenté et qui a été reconnu être du sexe masculin, né de ce jour cinq heures du matin au domicile de ses père et mère en cette commune, où ils ont contracté mariage le vingt-deux janvier mil huit cent quatre-vingt-un, fils de Hippolyte OBSELIN, journalier âgé de trente et un ans et de Louise Constance LESUEUR, s’occupant des soins de son ménage, âgée de vingt-huit ans. Lequel enfant a reçu les prénoms de Moïse Hippolyte Fernand, sur la réquisition et la présentation à nous faite par le père de l’enfant en présence de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante-cinq ans et de Edouard CHOQUET, instituteur, âgé de cinquante-deux ans, demeurant l’un à Hautot et l’autre à Sahurs. Le déclarant et les deux témoins ont signé avec nous après lecture faite, le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi, par nous Maire de la commune de Hautot-sur-Seine.

Son père est un enfant d’un jour, trouvé exposé à la porte de l’Hospice Général de Rouen le 9 août 1852.

Son nom patronymique figure entre OBZEL et POREL, le 311ème sur 488 colliers pour l’année 1852.

Sa mère Louise LESUEUR est née à Barneville-sur-Seine le 13 août 1855. Ses parents se sont mariés à Hautot-sur-Seine le 22 janvier 1881. Moïse OBSELIN est leur fils unique.

Moïse OBSELIN est au recensement de 1901 ouvrier agricole de son père, propriétaire cultivant. Son père Hyppolyte OBSELIN décède le 26 décembre 1903 à l’Hôtel-Dieu de Rouen. Sa veuve reprend l’activité de cultivatrice exploitante aide par son fils Moïse.

Moïse OBSELIN est réformé pour « lésion organique du cœur » par la Commission spéciale de Rouen dans sa séance du 9 octobre 1907.

Le journal de Rouen du 28 janvier 1908 évoque le témoignage de Madame Obselin recueilli par le brigadier de Grand-Couronne concernant un crime commis à Oissel : Au petit jour, il se mettait en campagne avec un gendarme et quelques heures après apprenait, par une dame Hobselin, de Hautot-sur-Seine, qu’un individu, accompagné de trois enfants en bas âge et répondant au signalement transmis, avait été vu jeudi soir dans la commune. A Hautot, les nomades de passage, ont la coutume d’aller passer la nuit chez M. Poullard. Les gendarmes s’adressèrent à ce dernier. Il leur déclara qu’en effet un homme accompagné de trois enfants avait couché chez lui cette nuit-là ; il connaissait bien cet homme qui, ordinairement, voyageait en compagnie d’une femme, connue sous le nom de Victoria, dite La Chouette, originaire d’Ecalles-Allix. Cette fois-ci la femme ne l’accompagnait pas. M. Poullard compléta ce précieux renseignement en ajoutant que l’homme était parti vendredi matin avec sa marmaille, se dirigeant sur Saint-Pierre-de-Manneville. Le journal de Rouen du 26 mai 1908 relate la condamnation de Pierre Eugène Buland, journalier marchand de balais, né en 1858 à Saint-Pierre-en-Port, à huit ans de travaux forcés, avec dispense d’interdiction de séjour pour le meurtre de Pascaline Dezoide à Oissel. Celui-ci décède à Cayenne le 26 juin 1914 à l'âge de 55 ans.

Moïse OBSELIN épouse Suzanne LEROUX à Hautot-sur-Seine le 22 juin 1908. Ils sont les parents de Fernande OBSELIN (1909-1986), leur fille unique.

En 1910 décèdent successivement le père de Mme Obselin, Jean Alfred Augustin LEROUX décédé le 10 juin 1910 à son domicile situé à Veauville-Lès-Baons à 56 ans, ainsi que son frère Henri Lucien Achille LEROUX décédé le 8 août 1910 à Reims à 30 ans et son cousin Louis Georges LEROUX, professeur à l’institution St-Joseph du Havre, décédé le 3 décembre 1910 à Bonsecours à 27 ans.

Moïse OBSELIN est élu conseiller municipal en 1912, il est alors le benjamin de l’assemblée. Il est réélu successivement en 1919, 1925, 1929 et 1935.

Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot

Carte photo de Moïse OBSELIN envoyée de Lescherolles le 19 mai 1918.

Moïse OBSELIN est mobilisé du 24 mai 1917 au 10 mars 1919. Sa fiche matricule mentionne qu’il a été condamné le 30 avril 1919 par le tribunal civil de Rouen à 16 francs d’amende pour chasses sans autorisation.

Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot

Il est l’auteur de deux voiliers votifs installés dans les églises Saint-Sauveur de Sahurs et Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine. A l’origine suspendu, ces deux voiliers sont exposés à l’entrée des églises. La photographie est celle du voilier de Sahurs.

Le 31 mai 1919 Moïse OBSELIN, cultivateur, est témoin à Veauville-lès-Baons, au mariage de son beau-frère André Charles LEROUX (1896-1961) avec Louise Alphonsine GARNIER (1898-1976).

Il est du 10 décembre 1919 au 17 mai 1925 l’adjoint de Georges POULLARD maire depuis 1902. Ce mandat est marqué par la réalisation du monument au mort en 1921. Le 6 mai 1923 des élections complémentaires ont lieu pour remplacer trois conseillers décédés.

Lors du recensement de 1926 Moïse OBSELIN et son épouse sont débitants. Ils tiennent le café situé à l’entrée du village à proximité de la mairie. Le recensement de 1921 le désigne comme propriétaire exploitant, le café était néanmoins déjà ouvert avant-guerre. En 1926 Mme Louise (LESUEUR) OBSELIN mère est cultivatrice fermière. Le café a une dépendance désignée comme « Salle Obselin » dans diverses manifestations. Moïse OBSELIN est en 1926 membre de l’Union Commerciale et Industrielle du canton de Grand-Couronne qui réunit 300 commerçants.

À la suite du décès d’Adolphe CORBRAN le 13 mars 1928, adjoint au Maire, le conseil municipal du 21 avril 1928 élit Moïse OBSELIN comme nouvel Adjoint de Georges POULLARD. Le 11 novembre 1928 la cérémonie commémorative du dixième anniversaire de l’armistice est suivie le soir d’un bal dans la salle OBSELIN. Lors de l’installation du nouveau conseil le 18 mai 1929, Auguste NAUDIN devient de nouvel adjoint au Maire.

Journal de Rouen du 24 décembre 1929 : Matinée au profit du timbre antituberculeux

Dimanche dernier, une matinée avait été organisée dans la salle Obselin, par le comité régional, au profit du timbre antituberculeux. Malheureusement, en raison du mauvais temps, le public ne fut pas aussi nombreux qu’on l’avait espéré. Cependant le programme, dans lequel figurait des pièces de M. Ch. Aubin, fut parfaitement interprétée par Mme Chenaux, Mlle Luce Enny, MM. Atys, Julieny, Béarchi, Menotty et Eusèbe. Dans l’assistance, on remarquait la présence de : MM. G. Richer, conseiller municipal ; A. Corbran, lieutenant des sapeurs-pompiers ; E. Poullain, membre du Bureau de bienfaisance.

 

Journal de Rouen du 3 février 1932 : Matinée récréative

Le Club Artistique donnera une matinée récréative le dimanche 14 février à 15 heures, salle de M. Obselin. Au cours du spectacle, une quête sera faite au profit des blessés du poumon.

 

Journal de Rouen du 17 mars 1932 : M. Robert Facque reçoit l’accueil le plus cordial

Dimanche soir, M. Robert Facque rendait visite à la coquette commune d’Hautot-sur-Seine. Annoncée par voie d’affiches, la réunion qui se tenait dans la salle de M. Obselin obtint le succès le plus complet. Dans une causerie à la fois simple et documentée, le candidat d’Union républicaine exposa les grandes lignes de son programme ; il commenta, en particulier, la crise agricole ; il souligna à cet égard, l’œuvre importante réalisée par les gouvernements d’union nationale, qui ont assumé le pouvoir depuis 1928, et qui n’est comparable qu’à l’œuvre précédemment accomplie par Méline ; le conférencier précisé le programme agricole du parti démocrate populaire, auquel il appartient. Et après d’être expliqué sur la politique extérieure, qui ne doit pas séparer la défense nationale de l‘organisation internationale de la paix, M. Robert Facque conclut par un éloquent appel à l’union, telle que M. Poincaré avait su la réunir. De vifs applaudissements saluèrent la causerie de M. Robert Facque, et un échange de vues des plus cordiaux s’établit entre le candidat et les électeurs présents, ce qui permit à M. Robert Facque, de dire sa sympathie à l’égard des anciens combattants et des familles nombreuses, et d’affirmer son intention de se tenir en contact très étroit avec les électeurs et les divers groupements de sa circonscription. Toutes ses déclarations furent chaleureusement accueillies, et c’est dans une atmosphère de sympathie la plus confiante qu’électeurs et candidat se séparèrent.

Fernande, la fille unique de Moïse et Suzanne OBSELIN, se marie à Hautot-sur-Seine le 27 avril 1935 avec Justin LAVOINE (1908-1972) ajusteur mécanicien aux Chantiers de Normandie. Celui-ci a réalisé en 1933 avec Gaston Gouy le premier tour de France en canoë de 4 215 kilomètres dont 2000 en mer entre Dunkerque et Marseille. Cet exploit a fait l’objet d’articles de presse. Lors du recensement de 1936, ils habitent séparément des parents.

Le 14 juillet 1935 Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, passa en revue les sapeurs-pompiers d’Hautot. Après le défilé et différents exercices, il remit les diplômes de médaille d’honneur au lieutenant Corbran et au sergent Obselin, les fondateurs de la Compagnie et aux caporaux Lenoble et Allais. La cérémonie est suivie d’un vin d’honneur servi à l’établissement Obselin. 

Carte du Combattant de Moïse OBSELIN

Son gendre Jean Lavoine franchit en canoé le détroit du Pas de Calais le 9 septembre 1937, sans assistance. Une interview de l’aventurier réalisée à Hautot-sur-Seine parait dans le Journal de Rouen du 14 septembre.

Photographie de Moïse OBSELIN parue dans le Journal de Rouen du 15/03/1939

 

Extrait du Journal de Rouen du 15 mars 1939 : Vers 12 h. 40, M. Gaston Husson, 32 ans, s’en allait reprendre son travail à Grand-Couronne. A cette heure, la marée était basse. A cent mètres environ du passage d’eau d’Hautot, M. Husson vit le cadavre d’un homme en bordure de Seine. Il avertit aussitôt M. Moïse Obselin, conseiller municipal, qui se rendit à l’endroit indiqué, accompagné de son employé, M. Dodard. Les gendarmes Charlier, commandant par intérim de la brigade de Grand-Couronne, Michel et Dumontier, prévenus arrivaient peu après pour procéder aux constatations. Le corps, presque nu, était couché sur le dos et baignait légèrement dans l’eau. Il ne présentait pas l’aspect d’un noyé. Un pansement volumineux entourait la jambe gauche. A côté du cadavre, on devait également trouver une couverture, blanche d’un côté, rose de l’autre, un cache-nez avec un nœud coulant, enfin une pioche de terrassier neuve. L’outil, peint en noir, n’était pas rouillé et n’avait donc pas séjourné longtemps dans l’eau. Tous ces détails indiquaient bien qu’on ne se trouvait pas devant une noyade banale. M. Poullard, maire d’Hautot, fit mander le docteur Lobel, du Val-de-la-Haye. Le corps qui avait été amarré par M. Obselin avec un grappin fixé à l’un des pansements fut remonté sur la berge. L’homme paraissait âgé de 35 à 40 ans. Mesurant 1 m. 70, il avait les cheveux bruns, une barbe de plusieurs jours, le front découvert, les sourcils épais et une bonne denture.

 

Extrait du Journal de Rouen du 24 mars 1939 : L’identité de la victime ne put être établie ; en effet, on ne possédait guère de renseignements. Cependant, les enquêteurs avaient recueilli des dépositions qui devaient fournir d’utiles indications. On apprit ainsi que, dans la nuit du dimanche à lundi, vers 2 heures, des pêcheurs avaient aperçu, de la rive gauche, deux automobiles en stationnement près du passage d’eau. Certains détails laissaient croire que la victime appartenait à un milieu spécial. On pensa, dès le début, qu’il s’agissait d’un règlement de comptes. Or, d’après des renseignements parvenus à Marseille, l’homme trouvé en Seine ne serait autre que le nommé Attilio Dessi, l’un des auteurs de l’attentat du train d’or de Saint-Barthémémy. La thèse du règlement de comptes semble dons la plus vraisemblable.

 

Extrait du Journal de Rouen du 18 juin 1939 : Auguste Méla serait l’auteur de l’assassinat

D’après les renseignements de la police mobile, Méla serait l’auteur de l’assassinat de l’homme tatoué trouvé dans la Seine, à Hautot-sur-Seine, le 13 mars, et dont le corps était tailladé de coups de couteau et rasoir, et portait de nombreuses brûlures. L’autopsie a révélé à l’époque que l’homme tatoué avait été jeté vivant à l’eau.

 

De juin à septembre 1939, son gendre Jean Lavoine accompagné de Bernard Thisse réalise en canoé un raid Rouen-Alger avec une couverture médiatique. Jean Lavoine est mobilisé à son arrivée à Oran.

Journal de Rouen du 4 juin 1944 : Séance récréative

La séance récréative organisée lundi, sous la présidence de M. Poullard, maire, dans la salle Obselin et dont le bénéfice ira à la caisse des prisonniers, a obtenu un franc succès. Félicitons-en les artistes, les enfants des écoles et surtout M. et Mme Mesnager, M. Brunel, qui remplirent le double rôle d’acteurs et d’organisateurs.

 

Journal de Rouen du 3 août 1944 : inhumation

Madame veuve Hippolyte OBSELIN née Louise LESUEUR pieusement décédée dans sa 89° année. Obsèques vendredi 4 août, à 10 h. 30, en la chapelle d’Hautot-sur-Seine. De la part de M. et Mme Moïse OBSELIN, ses enfants ; Mme Fernande LAVOINE, sa petite-fille ; les familles COIGNARD, COSTIL, LEROUX, et les amis.

 

Moïse OBSELIN, Conseiller municipal depuis 1912, ne se représente pas aux élections municipales de 1945.

Moïse Obselin est nommé lieutenant des sapeurs-pompiers en 1949. Lors du Conseil municipal du 11 septembre 1955 M. le Maire donne lecture de l’arrêté de M. le préfet de la Seine-Maritime nommant M. Moïse Obselin lieutenant honoraire des pompiers et de la réponse de celui-ci. Le corps des sapeurs-pompiers d’Hautot-sur-Seine est dissous en 1959.

Le mariage de sa fille Fernande est dissous par jugement de divorce le 4 mars 1959.

Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot

Photographie de Moïse OBSELIN et de la famille LEROUX à Tancarville vers 1959. A l’extrême droite on reconnait Thadée LEROUX (1887-1961) et son épouse Marie PICARD (1889-1965).

Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot
Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot

Décès du 26/12/1959 de Pierre DE GAULLE, à l'âge de 62 ans, inhumé à Saint-Pierre-de-Manneville

Conseil municipal du 9 janvier 1960 : Mr le Maire informe le Conseil Municipal de la demande présentée par M. Obselin lieutenant honoraire des sapeurs-pompiers qui désire récupérer du matériel lui appartenant, entreposé dans le local des pompes. Le Conseil après en avoir délibéré décide de demander la liste du matériel réclamé par M. Obselin et de le lui remettre lors d’une prochaine réunion.

Transcription de l’Acte de décès de Suzanne Albertine Eugénie LEROUX le 01/12/1965 à Rouen : Ville de Rouen. Extrait du registre des décès. Le premier décembre mil neuf cent soixante-cinq, douze heures trente minutes, est décédée à Rouen rue de Lecat, 51, Suzanne Albertine Eugénie LEROUX, née à Autretot (Seine-Maritime), le vingt six mars mil huit cent quatre-vingt-cinq, sans profession, domiciliée à Hautot-sur-Seine (Seine-Maritime) fille de Jean Alfred Augustin LEROUX et de Justine Albertine BEAUFILS époux décédés. Epouse de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN. Dressé le deux décembre mil neuf cent soixante-cinq, quatorze heures trente minutes, sur la déclaration de Gérard NARDIN, cinquante neuf ans, chef de bureau rue de Lecat, 51, qui, lecture faite a pris directement connaissance de cet acte et a signé avec Nous Bernard Ca… chef de l’Etat Civil, délégué spécial. Délivré en vertu de l’article 80 du Code Civil. Transcris le onze décembre mil neuf cent soixante-cinq, dix-huit heures, par Nous Georges Poullard, Maire de Hautot sur Seine.

 

Acte de décès de Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN le 23/05/1966 à Hautot-sur-Seine : Le vingt trois mai mil neuf cent soixante-six, six heures, est décédé en son domicile, lieudit « Le Village » Moïse Hippolyte Fernand OBSELIN, né à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime) le dix neuf août mil huit cent quatre vingt trois, débitant, fils de Hippolyte OBSELIN et de Louise Constance LESUEUR, époux décédés, veuf de Suzanne Albertine Eugénie LEROUX. Dressé le vingt-trois mai mil neuf cent soixante-six, dix-huit heures, sur la déclaration de Suzanne Fernande Louise Albertine OBSELIN, cinquante sept ans, employée de bureau, domiciliée en cette commune, fille du défunt qui invitée à lire a signé avec Nous, Georges POULLARD, Maire de Hautot-sur-Seine.

Moïse Obselin (1883-1966) cafetier-cultivateur à Hautot
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25 août 2024 7 25 /08 /août /2024 06:49

L'Armorial général de France autrement appelé « Armorial d'Hozier », est un recueil d'armoiries dont la création a été ordonnée par le roi Louis XIV en 1696. Il comprend les blasons de plus de 120 000 personnes et communautés, se trouvant dans les 28 généralités de la France. Ce registre recueille les armoiries possédées par des personnes ou des communautés religieuses, nobles ou bourgeoises afin d'en constater la propriété et de la rendre exclusive.

L’Armorial d’Hozier de 1711 pour Sahurs et Hautot-sur-Seine

Armoiries de la cure d’Hautot-sur-Seine tirées de l’Armorial d’Hozier publié en 1711

La taxation des déclarations génère une vive opposition, si bien que près de la moitié d'entre elles ont été imposées d'office. Dans la Généralité de Rouen, sur 6 052 blasons décrits, 65 ont été acceptés après vérification, et 3 618 paraissent avoir été attribués d'office.

François Alphonse de MARBEUF (vers 1673 - 1741)

Seigneur en partie de Sahurs, il est le fils d’Alphonse de MARBEUF (vers 1633 - 1682) et de Marie Gabrielle de FAUTEREAU. Son ancêtre Pierre de MARBEUF a été anobli en mai 1581 par Henri III, pour ses bons services et faits d'armes.

En 1698 lors de la visite du diocèse par Mgr COLBERT, à Sahurs, celui-ci ordonne que la messe de la chapelle du sieur de MARBEUF soit célébrée aux heures portées par les statuts du diocèse et défense faite d’y recevoir les paroissiens.

Le 10 janvier 1701 à Sahurs, François Alphonse de MARBEUF est le parrain d’Alphonse François LEFEBVRE, la marraine est Marie HEBERT.

Il épouse Catherine de MARTONNE DE VERGETOT (vers 1682 - 1759), fille de Jean de MARTONNE seigneur et patron de VERGETOT et de Catherine du HAMEL le 19 mars 1705 en la paroisse Saint-Sauveur de Rouen.

Catherine DEVERGETOT épouse de Mr DEMARBEUF est, à Sahurs, la marraine de Jean Baptiste Anne DELAFOSSE le 7 février 1715, de Nicolas Jean Alphonse THOREL le 13 avril 1715, de Claude Gédéon DESMAREST le 17 novembre 1716 et de Claude Félicité DESMAREST le 20 mai 1721.

Dame Catherine de MARTONNE de MARBEUF est le 1er mai 1736 à la paroisse Saint-Sauveur de Sahurs la marraine de Pierre Philippe de GROUCHET fils de Pierre de GROUCHET et d’Agnès MARYE.

Inhumation de François Alphonse de MARBOEUF à Sahurs le 07/06/1741 : Le mercredi (7ème) juin 1741 a été inhumé par monsieur le curé de Sahurs dans la chapelle Notre Dame de la Paix de Marboeuf, le corps de Messire François Alphonse de MARBOEUF, écuyer, seigneur en partie de Sahurs après avoir reçu tous les Sts Sacrements, âgé de viron soixante et huit ans, la susdite inhumation faites en présence de messieurs les parents soussignes. HEBERT, CAPPELAIN, GAULTIER, DAUMARTIN, DUVAL DE BONNEVAL. L CARPENTIER curé de Sahurs

Sa veuve Catherine de MARTONNE se remarie le 16 mai 1742 à Rouen, paroisse Saint-Patrice, avec Charles MONDION. Elle décède à Caudebec-en-Caux le 24 décembre 1759 à l’âge d’environ 77 ans.

Manoir de Marbeuf, le porche d'entrée et la chapelle ont été classés par arrêté du 7 mai 1945

François de MARBEUF (vers 1628 - 1706)

Fils du poète Pierre de MARBEUF (vers 1596 - 1645) et de Madeleine de GROUCHET, il est le frère de Marguerite de MARBEUF (vers 1630 - 1705), d’Alphonse de MARBEUF (vers 1633 - 1682) et de Geneviève de MARBEUF (vers 1639 - 1674).

Curé de Sainte-Croix-sur-Buchy cité en 1672 (mariage de son frère), 1687, 1693 & 1705 (mariage de son neveu).

Le 26/11/1693 il marie à Hautot-sur-Seine Abraham HEBERT et Madeleine de MARBEUF.

Inhumation de François de MARBEUF à Sainte-Croix-sur-Buchy le 06/05/1706 : Ce jour d’hui 6ème jour de mai a été inhumé par moi prêtre curé de Quévreville, doyen, François de MARBEUF prêtre curé de la paroisse de Ste Crois sur Buchy mort le (5ème) âgé de soixante et dix (huit) ans, après avoir reçu les saints sacrements de l’Eglise, lequel a été assisté de messieurs les curés ses voisins, lesquels ont signés

Abraham HÉBERT (vers 1628 - 1711)

Armes : D'argent à la bande de sable chargée de trois ducs ou chouettes du champ.

Son père Claude HÉBERT (vers 1600 - vers 1670), conseiller, échevin de la ville de Rouen en 1638, est anobli au mois de mars 1650, l’anoblissement est confirmé le 16 juillet 1656. Sa mère Marguerite THIAULT est inhumée le 31 août 1684 à l’âge de 79 ans à Rouen (paroisse Saint-Candé-le-Jeune). Il a une dizaine de frères et sœurs.

On trouve en 1631 dans les tabellionages de la vicomté de Rouen, un acte entre Claude HEBERT et Charles BRIFFAULT à Hautot-sur-Seine.

Rouen Paroisse Saint-Candé-le-Jeune : Le 26ème jour de septembre 1680 a été inhumé dans le chœur de cette église monsieur Claude HEBERT écuyer, âgé de cinquante-huit ans aux environs, lequel est décédé le jour d’hier dans la paroisse de Hottot sur Seine, de laquelle inhumation ont été présents Mr Abraham HEBERT, et Mr Thomas HEBERT

 

Le 12 août 1686 Marie de (MAN)DRAC, femme d’Abraham HEBERT est la marraine de Marie Jeanne PETITVALET, le parrain est Jean de CONTY prêtre de la paroisse. Abraham HEBERT est le 4 novembre 1689 le parrain de Magdeleine LEGRIX baptisée à Hautot-sur-Seine.

 

Inhumation de Marie de (MAN)DRAC à Hautot-sur-Seine le 20/12/1689 : Le 20 décembre 1689 Dame Marie de MANDRAC femme d’Abraham HEBERT Ecuyer âgée de quarante cinq ans environ, décédée le jour précédent, a été inhumée dans le chœur de cette église en présence des soussignés

 

Remariage d’Abraham HEBERT et de Magdeleine de MARBEUF à Hautot-sur-Seine le 26/11/1693 : Le vingt sixième jour de novembre mil six cent quatre vingt treize, le St Sacrement de mariage a été célébré par Monsieur de Marbeuf prêtre curé de la paroisse de Sainte-Croix sur Buchy entre Abraham HEBERT écuyer de cette paroisse et Damoiselle Madeleine de MARBEUF de la paroisse de Sahurs après la publication d’un ban dans chaque paroisse, la dispense obtenue des deux autres et la solennité des fiançailles en présence des parents et amis soussignés. Abraham HEBERT, Madelaine de MARBEUF, DE MARBEUF curé de Ste Croix sur Buchi, PE MARBEUF & N POULLARD

 

Inhumation de Thomas HEBERT paroisse d’Hautot sur Seine le 03/03/1694 : Le troisième jour de mars mil six cent quatre vingt quatorze, Thomas HEBER écuyer de la paroisse de St Godard de Rouen, âgé de cinquante ans ou viron décédé la nuit précédente ayant été transporté en cette paroisse a été inhumé dans le chœur de l’église. HEBERT, HEBERT (Thomas est frère d’Abraham, témoin soussigné avec son neveu Claude HEBERT fils de Charles)

 

Le 16 janvier 1696 Marie Geneviève HEBERT est à Sahurs la marraine d’un fils de Robert BOISMARE. Le 10 janvier 1701 à Sahurs, Marie HEBERT est la marraine d’Alphonse François LEFEBVRE, le parrain est François Alphonse de MARBEUF.

 

Mariage de Charles Philippe LE CAPLAIN et de Marie HEBERT à Hautot sur Seine le 23/02/1707 : Le 23 de février 1707 après les cérémonies et formalités de l’église dument observée, le St Sacrement de mariage a été célébré entre Charles Philippe LE CAPLAIN écuyer, sieur de LA BERQUERIE, fils de défunt Charles LE CAPLAIN, vivant aussi écuyer, sieur de LA BERQUERIE et de demoiselle Marie HUE de la paroisse de St Pierre de Manneville d’une part et de demoiselle Marie HEBERT fille de défunt Charles HEBERT, écuyer vivant, et de dame Geneviève DE MARBEUF ses père et mère de cette paroisse d’autre part en présence des parents et amis soussignés. Charles LE CAPPELAIN, Marie HEBERT, HEBERT, HEBERT, la marque de ladite Marie HUE, et DE LA MOTTE HUE

 

Dame Marie Geneviève HEBERT est baptisée le 01/12/1670 à Rouen (paroisse Saint Laurent). Mademoiselle Marie HEBERT est à Hautot-sur-Seine la marraine de Jean POULLARD le 27/09/1691. Elle décède le 11/08/1739 à Yville-sur-Seine, à l'âge de 68 ans. En 1741 Charles Philippe LE CAPELAIN de LA BERQUERIE est présent à l’inhumation de François Alphonse de MARBEUF. Il est inhumé à Saint-Pierre-de-Manneville le 26 mai 1742.

 

Inhumation d’Abraham HEBERT à Hautot sur Seine le 07/06/1711 : Le 7° juin 1711 Abraham HEBERT, écuyer, après avoir reçu les sacrements de l’Eglise est mort âgé d’environ 83 ans et a été inhumé le jour suivant dans l’église de cette paroisse en présence des parents soussignés. HEBERT, CHAR LE CAPELAIN

Il semble que les propriétés d’Abraham HEBERT, le clos fossoyé cité en 1576 propriété des MARBEUF, soit acquises vers 1712/1714 par Etienne LE COUTEULX qui y fait édifier le château d’Hautot-sur-Seine vers 1718/1726.

Les familles HEBERT & LE COUTEULX résident rue aux Ours à Rouen.

Claude HÉBERT (vers 1664 - 1740)

Fils de Charles HEBERT (vers 1631 - 1680) et de Geneviève de MARBEUF (vers 1639 - 1674), il est le neveu d’Abraham HEBERT, il marie le 13 janvier 1691 à Rouen Saint-Vincent avec Marie Anne JOURDAIN après avoir obtenu dispense de Rome de l’empêchement de leur consanguinité.

 

Baptême de Marie Anne HEBERT à Hottot-sur-Seine le 03/11/1703 : Le troisième de novembre mil sept cent trois une fille du mariage de Claude HÉBERT écuyer et de Dame Marie Anne JOURDAIN née le trente et un d’octobre au dit an, a été baptisée et nommée Marie Anne, par Dame Marie HÉBERT assisté de Guillaume GOHON de CORVAL prêtre curé de Sahurs sur Seine

 

Demoiselle Jeanne Magdeleine JOURDAIN est le 24/01/1704 à Hautot-sur-Seine la marraine de François FOURMENT

 

Baptême de Nicolas Louis HEBERT à Hottot-sur-Seine le 22/09/1705 : Ce jour d’hui 22ème septembre 1705 a été baptisé Nicolas Louis fils de Claude HÉBERT écuyer et dame Anne JOURDAIN, né le vingtième du mois, nommé par Nicolas COTTARD écuyer et demoiselle Marie HÉBERT ses parrain et marraine. 

 

Baptême de Anne Marguerite HEBERT à Hautot-sur-Seine le 30/11/1708 : Ce jourd’hui trente novembre mil sept cent huit, une fille du mariage de Claude HEBERT écuyer et de noble dame Marie Anne JOURDAIN née le vingt-sept dudit mois et an, a été baptisée et nommée Anne Marguerite par Siméon LAISNÉ écuyer sieur de PARMETOT lieutenant général en sa vicomté de Rouen et noble dame Marie Barbe HUE femme de monsieur de CHATELIER écuyer. HÉBERT, HUE DE CHATELIÉS, LAISNÉ

 

Inhumation de Anne Marguerite HEBERT à Hautot-sur-Seine le 11/01/1709 : 11ème janvier 1709 damoiselle Anne Marguerite HEBERT âgée d’environ deux mois mourut et fut inhumée par moi curé de Hautot dans notre église le jour suivant. DE CONTY

 

Inhumation de Joanne Magdeleine JOURDAIN à Hautot-sur-Seine le 02/05/1710 : Le second jour de mai 1710 damoiselle Joanne Magdeleine JOURDAIN décédée le jour précédent âgée de quarante-cinq ans, a été inhumée dans le cœur de l’église en présence de ses parents et amis. HEBERT, J. DE CONTY

 

Mademoiselle Marie Anne HEBERT et Barthélemy Félix LE COUTEULT sont, à Hautot-sur-Seine le 26 octobre 1718, la marraine et le parrain de Félix Claude LEONARD. Le 9 décembre 1721 à Sahurs, Claude HEBERT et Damoiselle Barbe DECHATELIER sont le parrain et la marraine de Barbe Catherine CHOUARD. Le 1er janvier 1726, à Sahurs, Nicolas HEBERT de la paroisse d’Hautot et Damoiselle Barbe Marguerite DECHATELIER de la paroisse de Sahurs sont le parrain et la marraine de Nicolas Guillaume CHOUAR, fils de Guillaume CHOUAR et de Marie PETITVALLET.

 

Mariage de Claude Abraham HEBERT avec Catherine Le PLANQUOIS à Hautot-sur-Seine le 10 mai 1729 : Le mardi dixième de mai 1729 nous avons conjoint solennellement en mariage Messire Claude Abraham HEBERT Ecuyer fils de Messire Claude HEBERT et de feue Dame Marie Anne JOURDAIN ses père et mère de la paroisse de Hotot sur Seine et Demoiselle Madeleine Catherine LE PLANQUOIS fille de feu Mr Guillaume LE PLANQUOIS Ecuyer ancien Conseiller Echevin de la Ville de Rouen et de feue Demoiselle Madeleine LE COUSTRE de la paroisse de St Godard de ladite Ville de Rouen après avoir obtenu dispense de deux bans et observé toutes les cérémonies de notre mère Sainte Eglise aux présences de leurs parents et amis soussignés, en présence et du consentement de Mr le Curé de Hotot. MAD LE PLANQUOIS, HEBERT, HEBERT, LE CHEVALIER HEBERT, LE PLANQUOIS, LE COMDR D’AVERNES, GRUCHET DE SOQUENCE, DECONTY, (DEMINU…), DUCHESNE DE CHATELIERS et LE PLANQOIS Prêtre.

 

Inhumation de Claude HEBERT paroisse d’Hautot sur Seine le 09/08/1740 : Le mardi 9 août 1740 Mr Claude HEBERT écuyer âgé de 76 ans décédé le jour muni de tous ses sacrements a été inhumé dans le cœur de l’église Présence de messieurs ses fils et de messieurs ses parents et amis soussignés. HEBERT curé du Val de la Haye, HEBERT, DECONTY C.D.H.

 

Inhumation de Pierre Guillaume LE PLANQUOYS, paroisse de Sahurs le 28/09/1746 : Le 28 de septembre 1746 a été inhumé dans la chapelle Notre Dame de la Paix à Sahurs par Messire Nicolas Louis HEBERT prêtre curé du Val de la Haye le corps de Messire Pierre Guillaume LE PLANQUOYS prêtre licencié décédé le jour précédent au manoir du Sieur HEBERT seigneur en partie de Sahurs, muni des saints sacrements en présence des parents et amis soussignés.

Henri de BRÉVEDENT (1660 - 1727)

D'argent à trois anilles de sable au chef d'azur chargé de cinq besants d'or.

Henri de BREVEDENT a été baptisé le 20 décembre 1660 à Rouen (paroisse Saint Godard). Il est le fils de François de BREVEDENT inhumé le 20 avril 1694 à Sahurs. Il est Sieur de Sahurs, Hautot et Berville. Il est conseiller au Parlement de Rouen de 1683 à 1707.

Son ancêtre Jacques de BREVEDENT est anobli le 3 octobre 1550 par lettres patentes du roi Henri II expédiées le 29 juin 1552 en récompense des services qu’il avait rendus dans ses charges.

Sa tante Angélique de BRÈVEDENT (1624 - 1701) figure également dans l’armorial d’Hozier avec les mêmes armoiries ainsi que Louis de BREVEDENT et Marc-Antoine de BREVEDENT conseiller honoraire au Parlement de Rouen.

 

C’est sans doute le principe énoncé par la Coutume de Paris, « Nulle terre sans seigneur », qui s'est appliqué à Hautot-sur-Seine à la fin du XVIIème siècle et qui a fait de François de BRÉVEDENT (1612-1694) seigneur et patron de Sahurs, le seigneur d’Hautot-sur-Seine, le Roi de France en restant le patron. Le patron d’une paroisse présente à la cure le curé et entretient l’église. Pour Hautot-sur-Seine, le patron est le Roi de France depuis le XIVème siècle.

 

Inhumation de Pierre HUE à Sahurs le 30/06/1704 : Le 30 juin 1704 sur l’ordonnance de Messire Henri de BREVEDENT chevalier, seigneur et patron de Sahurs, conseiller au parlement de Normandie, qui ordonne que le cadavre de Pierre HUE de la paroisse de Sahurs, vu le refus de Mr le Vicomte de l’Eau, sera inhumé, nous curé de la paroisse accompagné de nos frère de charité avons été quérir un peu en dessous de la chaussée de la Bouille ou ledit cadavre a relevé et lui avons donné la sépulture dans le cimetière de la paroisse, ce dit jour et an que dessus, et ont signé. Christophe SUCRÉ, Nicolas VERRIER, François HUE, la marque de Jacque HUE

Baptême de Louise Catherine de BREVEDENT à Sahurs le 17 mai 1717 : Le dix-sept de mai 1717, par moi prêtre curé de la paroisse soussigné a été suppléé les cérémonies du baptême de damoiselle Louise Catherine de BREVEDENT née le vingt et un de mars du légitime mariage de Messire François Philippe Henry de BREVEDENT DE BERVILLE Conseiller au parlement de Rouen et de noble dame Marie Magdeleine Charlotte Suzanne de PLANTEROSE. Laquelle fut ondoyée le 23 du mois de mars dernier par monsieur le curé de St Godard de Rouen et a été nommée Louise Catherine par Messire Pierre Louis de BREVEDENT chevalier de St Jean de Jérusalem et noble dame Catherine DAUMESNIL, lesquels ont signé ce jour et an que dessus. Catherine DAUMESNIL, Le chevalier BREVEDENT DE SAHURS & BREVEDENT DE BERVILLE

 

Inhumation d’Henri de BREVEDENT paroisse de Sahurs le 11/10/1727 : Le 11ème octobre 1727 a été inhumé dans le cœur de l’église de cette paroisse par Mr ANELINE prieur et curé de Touars en Poitou, le corps de Messire Henry de BREVEDENT  Seigneur et patron de Sahurs et autres lieux âgé viron de soixante et huit ans. Présence des témoins soussignés : BREVEDENT, DEMARBEUF, DECHATELIERS, DESOQUENCE, HEBERT & HEBERT

 

Inhumation d’Anne Suzanne Charlotte de BREVEDENT paroisse de Sahurs en août 1731 : A été inhumé inhumée par nous prêtre curé de cette paroisse dans l’Eglise, le corps de noble dame Anne Suzanne Charlotte de BREVEDENT femme de messire Claude Pierre Etienne de GEFOSSE conseiller au parlement de Normandie, âgée de viron vingt deux ans, présence des témoins soussignés. CARPENTIER vicaire de Sahurs.

Guillaume GOBON DE CORVAL (vers 1660 - 1710)

Curé de la paroisse Saint Sauveur de Sahurs de 1694 à 1710

Guillaume GOBON de CORVAL, est nommé le 16 septembre 1694 à la cure de Sahurs, en remplacement d’Adrien BRINDEAU, inhumé le 6 mai 1694 à Sahurs pendant la famine en présence des curés de Hautot et du Val-de-la-Haye.

Inhumation d’Adrian BRINDEAU paroisse de Sahurs le 06/05/1694 : Le sixième jour de mai mil six cent quatre vingt quatorze Mr Adrian BRINDEAU prêtre curé de cette paroisse âgé de cinquante cinq an environ a été inhumé dans le chœur de cette église. J de CONTY curé de Hottot. (…) curé du Val de la Haye

Le 17 novembre 1699 Il officie en l’église de Sahurs au mariage de Marin GOBON DE CORVAL à Sahurs, conseiller du Roi, auditeur à la chambre des comptes de Normandie qui figure également sur l’armorial, avec d’autres armoiries.

 

Inhumation du Guillaume GOBON DE CORVAL paroisse de Sahurs le 02/04/1710 : Le deuxième jour d’avril 1710 par nous doyen du doyenné de St Georges curé d’Hénouville a été inhumé dans le cœur de cette église (dans) la tombe de messieurs les curés, le corps de Messire Guillaume GOHON DE CORVAL curé de cette paroisse de Sahurs, âgé de viron cinquante ans en présence de Monsieur de BREVEDENT conseiller au parlement seigneur et patron (de cette même) paroisse St Sauveur. DEFERGEOL, DE BREVEDENT DE SAHURS, DECLERC & DESCHATELIERS

Marie Catherine de LA MARRE d'AUSSEVILLE (vers 1628 - 1697)

Fille de Pierre de LA MARE Ecuyer, sieur d’AUSSEVILLE, conseiller au présidial de Rouen et de Catherine Marie de LA CROIX

Elle épouse en premières noces le 17 avril 1648, à Rouen Saint Godard, Guillaume de BONISSENT sieur de BUCHY reçu au parlement le 15 janvier 1640, décédé en 1650. Ils sont les parents de Pierre Hubert de BONISSENT (1649 - 1702) et de Jean-Baptiste de BONISSENT (1651 - 1727). 
Elle épouse en secondes noces le 11 février 1652, à Rouen Saint Godard, Jacques de GROUCHET (1629 - 1673) Ecuyer, sieur du Mesnil et de SOQUENCE. Ils sont les parents de Pierre de GROUCHET (1653 - 1715), Jacques de GROUCHET (1654 - vers 1700), Alphonse de GROUCHET (1656 - 1704), Alexandre Auguste de GROUCHET, Marie Catherine de GROUCHET (vers 1661 - 1681), Catherine Nicole de GROUCHET et Marie de GROUCHET.

Elle épouse en troisièmes noces le 7 janvier 1677, à Paris paroisse Saint-André-des-Arts, Jean Marie de COURTENAY, seigneur de MONTCELART (vers 1654 - 1692) page de la Chambre du Roy.

Elle est inhumée le 11 juin 1697 à Bonsecours : L’onzième jour fut enterrée dans le chœur de cette église, Haute et Puissante Dame, Madame Marie de LA MARRE ayant épousée en premières noces Monsieur de BUCHY Conseiller au parlement de Rouen, en secondes Monsieur de SOQUENCE aussi Conseiller en la Cour et en troisièmes son Altesse le prince de COURTENAY de sang royal en présence des parents et témoins soussignés.

 

Pierre de GROUCHET DE SOQUENCE (1653 - 1715)

Seigneur de Soquence

De gueules au chevron d’or accompagné de trois grues, celles du chef affrontées, d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’une croix tréflée d’or entre deux étoiles du même.

Jacques de GROUCHET DE SOQUENCE (1654 - vers 1700)

Seigneur de Soquence

Alexandre Auguste de GROUCHET DE SOQUENCE (1659 - ???)

Seigneur de Soquence

De gueules au chevron d’or accompagné de trois grues, celles du chef affrontées, d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’une croix tréflée d’or entre deux étoiles du même.

 

Jean DUCHESNE DES CHATELIERS

Mariage de Jean DUCHESNE des CHATELIERS avec Barbe HUE à Sahurs le 10/05/1707 : Ce dixième mai 1707 après les fiançailles faites et trois proclamations canoniques de bans tant en cette paroisse et en la paroisse de St Candé le Jeune, sans qu’il s’y soit trouvé aucun empêchement suivant ce qu’il nous a attesté par le sieur curé de la paroisse de St Candé, avons conjoint en mariage monsieur Jean DUCHESNE écuyer sieur des CHATELIERS et dame Barbe HUE veuve de feu Mr Alphonse de GROUCHET écuyer et ont signés les parties avec les soussignés. Le mariage célébré par moi curé de ce lieu GOHON DE CORVAL, DUCHESNE, HUE, DE GROUCHET

Alphonse de GROUCHET, baptisé le 4 août 1656 (Rouen paroisse Sainte-Croix-Saint-Ouen), a été inhumé le 14 février 1704 (Rouen paroisse Saint-Martin-sur-Renelle).

Alphonse de GROUCHET et Marie Barbe HUE sont les parents de Guillaume François de GROUCHET baptisé à Sahurs 26 mars 1698 et inhumé à Saint-Pierre-de-Manneville le 6 avril 1698 à l’âge de onze jours.

 

Baptême de Barbe Marguerite DUCHESNE à Sahurs le 02/02/1709 : le 2 février 1709 par nous prêtre curé de Sahurs a été baptisée Barbe Marguerite fille du légitime mariage de monsieur DU CHESNE écuyer sieur des CHASTELIERS et de dame Barbe HUE (…) et (…) du vingt huit janvier dernier, et ainsi nommée par monsieur François de LA CHAPELLE avocat au parlement et damoiselle Anne DUCHESNE ses parrains et ont signés. A DUCHESNE, DELACHAPELLE

 

Baptême de Jean Pierre DUCHESNE à Sahurs le 02/11/1711 : Le vingt six de novembre mil sept cent onze a été baptisé par nous prêtre curé de cette paroisse un enfant mâle né du 24 du mois et an du légitime mariage de Monsieur Jean DUCHESNE écuyer sieur DES CHATELIERS et de Dame Barbe HUE et a été nommé Jean Pierre par Monsieur Pierre DE GRUCHET écuyer sieur de SOQUENCE et par Dame Anne (GROUNEL) ce qu’ils ont signé ce jour et an que dessus. Pierre de GROUCHET, A (GROUNEL)

 

Le 19 février 1712 DESCHATELIERS est témoin de l’inhumation du sieur Louis HUE âgé d’environ 64 ans. Le 7 février 1715 à Sahurs Jean Baptiste DUCHESNE sieur DESCHATELIER et Catherine DEVERGETOT épouse de Mr DEMARBEUF sont les parrain et marraine de Jean Baptiste Anne DELAFOSSE. Le 9 décembre 1721 à Sahurs Claude HEBERT et Damoiselle Barbe DECHATELIER sont les parrain et marraine de Barbe Catherine CHOUARD. Le 1er janvier 1726, à Sahurs, Nicolas HEBERT de la paroisse d’Hautot et Damoiselle Barbe Marguerite DECHATELIER de cette paroisse sont les parrain et marraine de Nicolas Guillaume fils de Guillaume CHOUAR et de Marie PETITVALLET.

 

Mariage de Gabriel Rodolphe BENOIST avec Barbe Marguerite DUCHESNE à Sahurs le 28/02/1729 : Ce jourd’hui 28° février 1729 après la publication d’un ban fait au prône de notre messe paroissiale de l’Eglise de St Sauveur de Sahurs le 20 de ce mois et la dispense de deux bans, obtenue de Monseigneur l’archevêque de Rouen en date du 19 du présent mois, entre Gabriel Rodolphe BENOIST Ecuyer Sieur d’ESLINCOURT fils de Charles BENOIST Ecuyer Sieur d’ESLINCOURT et de Dame Renée Margueritte BONNEVIE demeurant à Paris paroisse de St Sauveur d’une part et de Damoiselle Barbe Marguerite DUCHESNE fille de défunt Jean DUCHESNE Ecuyer Sieur DESCHATELIERS et de dame Barbe HÜE d’autre part, et les fiançailles faites en conséquence en notre dite paroisse sans qu’il se soit trouvé aucune opposition, et après qu’il nous a paru la publication d’un ban faite au prône de la messe paroissiale de l’Eglise de St Sauveur de Paris et la dispense de deux bans obtenus de son Eminence monseigneur l’archevêque de Paris en date du 21 de ce présent mois sans qu’il se soit trouvé pareillement aucune opposition. Vu aussi par nous prêtre curé de la dite paroisse de St Sauveur de Sahurs les sommations respectueuses faites par le dit Sr BENOIST D’ESLINCOURT fils aux dits Sieur et Dame BENOIST D’ESLINCOURT père et mère par le ministère de M° Jacques DECOUSTARD procureur au parlement de Paris fondé de la procuration du dit Sieur BENOIST D’ESLINCOURT fils, les dites sommations faites en bonne forme par DE RANCY et été passées ensuite, et en vertu de la requête présentée à Mr le lieutenant civil de Paris le 5° février présent mois par le dit Sieur COUSTARD au dit nom la dite requête obtenue sur le nu de l’extrait baptistaire du dit Sieur BENOIST D’ESLINCOURT fils par lequel il parait avoir acquis l’âge de 32 ans, tous les dits actes, requêtes, copies d’extrait baptistaire à nous, présentés et réunis en bonne expédition, en bonne forme, signés des dits notaires et dans la minute est versés à RENAULT l’un des dits notaire à Paris. La célébration du mariage des dites parties a été faite par M° Pierre Guillaume LE PLANCAIS prêtre licencié en droit civil et canon desservant ordinairement à Rouen en la paroisse St Godard, en la présence et du consentement du dit Sieur curé de St Sauveur de Sahurs et du consentement des parties et présence des parents et amis Soussignés. BENOIST DESLINCOURT, DELAMESANGERE, G. DUCHESNE DES CHATELIERS, HEBERT, DUCHESNE, LE PLANQUOYS, DE GROUCHET SOQUENCE.

 

Acte de décès à Sahurs du 12/01/1731 : Le 12° janvier 1731 a été inhumée par Nous prêtre curé de cette paroisse dans l’Eglise le corps de damoiselle Marie Barbe BENOIST DEHINCOURT âgée de treize mois, présence de Mr DESCHATELIERS son oncle et autres soussignés. DUCHESNE DECHATELIER, François LEROUX

 

Inhumation de Barbe HUE à Sahurs du 17/11/1732 : Le 17 novembre 1732 a été inhumée par Nous prêtre curé de cette paroisse dans l’église le corps de noble dame Barbe HÜE veuve de Monsieur de CHATELIERS âgée de soixante et trois ans environ. Présence des soussignés (…) HEBERT, DUCHESNE, DELABARE (le fils) & (…)

L’Armorial d’Hozier de 1711 pour Sahurs et Hautot-sur-Seine

Les enclos seigneuriaux à Hautot-sur-Seine en 1716

De gauche à droite : GROUCHET : château de SOQUENCE ; HEBERT : enclos fossoyé ; Eglise paroissiale et cimetière ; LA MAZURE/LE GRIX : ferme des FARCEAUX

Charles Adrien LEGRIX (1664 - 1707)

Porte d'azur à un chevron d'or accompagné de trois serres d'aigles d'argent, onglés d'or, deux en chef, une en pointe.

La famille est anoblie en 1643 dans la personne de Charles LE GRIX (vers 1580 - 1650), lieutenant du vicomte de Pontaudemer. Il est anobli avec ses fils Charles, Jean et Hercule pour services militaires importants, rendus pendant la minorité de Louis XIV. La noblesse est maintenue en 1668.

Mariage de Charles Adrien LEGRIX et de Marguerite de LAMASURE à Hottot sur Seine le 14/08/1687 : Le quatorzième jour d’août 1687 a été célébré par nous prêtre curé de la paroisse St Antonin d’Hottot sur Seine le mariage entre Charles Adrian LEGRIX Ecuyer fils de Gaspar LEGRIX aussi Ecuyer et de Dame Françoise RIBAULT de la paroisse de St Ouen du Pont-Audemer et de damoiselle Marguerite de LAMASURE fille de Samuel de LAMASURE Ecuyer et de Dame Catherine AUBER de la paroisse de St Germain du Pont-Audemer (au vu) de la permission, à nous, adressée par Mr (TURQUEY) aussi prêtre desservant pendant le départ de la paroisse de St Germain après les fiançailles et qu’il nous a apparu de la publication d’un ban en les paroisses de St Ouen et St Germain du Pont-Audemer et de la dispense des deux autres par monsieur l’official de Lysieux  en présence des témoins soussignés et plusieurs autres. LEGRIX, M DE LA MASURE, C AUBER, E AUBER, Louise (…), (…) et Jean de CONTY

 

Charles Adrien LEGRIX a été baptisé à Pont-Audemer le 24 septembre 1664. Ses parents se sont mariés à Rouen (paroisse Saint-Godard) le 14 octobre 1663.

Marguerite de LA MAZURE, née vers 1671, est la fille de Catherine AUBER dame de FARCEAUX et la nièce d’Eléonore AUBER, filles de Maître Gille AUBER écuyer sieur de FARCEAUX, Conseiller du Roi et son premier avocat au siège général des Eaux et forêts, en la Table de marbre du Palais à Rouen, résident au Pont-Audemer et de Claude OZANNE épousée à Paris le 27 mars 1621.

Catherine AUBER (C. AUBER en 1687) a épousé Samuel de LA MAZURE le 4 décembre 1664 au Temple de Quevilly. Ce temple, en forme de dodécagone, sert aux protestants de Rouen. En effet, Ceux-ci n'ont pas le droit d'avoir un temple dans leur ville, siège d'un évêché, aux termes de l'Édit de Nantes. Il est fermé le 3 janvier 1685 puis détruit. Samuel de LA MAZURE est un protestant, "seigneur et patron honoraire du Parc d'Anxtot, la Masure et autres terres et seigneureries", demeurant en 1664 aux Trois-Pierres.

Dame Eléonore AUBER (E AUBER en 1687), née à Rouen, est une fille de Gilles AUBER et de Claude d’OZANNE. Elle se marie le 16 octobre 1657 à Honfleur avec Charles de LAMOTTE pasteur de Criquetot-l'Esneval, un enfant est né à Honfleur en 1660, trois autres enfants sont nés à Criquetot-l'Esneval entre 1661 et 1664. 

On trouve vers 1630 dans les tabellionages de la vicomté de Rouen, un acte entre Gille AUBER et Michel CHOUARD à Hautot-sur-Seine.

Baptême de Catherine Eléonore LEGRIX à Hautot-sur-Seine le 14/07/1688 : Ce quatorze juillet 1688 a été baptisée une fille du mariage de Charles Adrien LE GRIX et Dame Marguerite de LA MASURE née le douze du présent mois et au nommée Catherine Eléonore par Dame Eléonore AUBER de LA MOTTE assisté de Pierre RIBAULT écuyer et sieur de BEAUCAMP

Baptême de Magdeleine LEGRIX à Hautot-sur-Seine le 04/11/1689 : Ce quatrième jour de novembre mil six cent quatre-vingt neuf, une fille du mariage de Charles Adrian LEGRIX écuyer sieur de BOSCHANVILLE et de dame Marguerite de LA MASURE née le trente et un du mois d’octobre présente année, a été baptisée et nommée Magdeleine par damoiselle Magdeleine de GUENOUVILLE défunt de Pierre du QUESNE vivant écuyer sieur de BRETTEVILLE assisté de Abraham HEBERT.

Inhumation de Magdeleine LEGRIX à Hautot-sur-Seine le 17/09/1690 : Le 17 septembre 1690 Magdeleine LEGRIX fille de Charles Adrian LEGRIX écuyer sieur de BOSCHANVILLE et de dame Marguerite de LA MASURE âgée d’onze mois, décédée le jour précédent, a été inhumée dans l’église.

Baptême de Charles Gaspard LEGRIX à Hautot-sur-Seine le 10/11/1690 : Le dixième novembre 1690 un fils du mariage de Charles Adrian LE GRIX écuyer et de dame Marguerite de LA MASURE né ce jourd’hui a été baptisé et nommé Charles Gaspard par Gaspard MAINIERE assisté de Geneviève MAINIERE

Baptême de Basile Antonin LEGRIX à Hautot-sur-Seine le 02/03/1692 : Le deuxième mars 1692 un fils du mariage de Charles Adrian LE GRIX écuyer sieur de BOSHANVILLE et de dame Marguerite de LA MASURE né le même jour a été baptisé et nommé Basile Antonin par Antoine (LEROUX) assisté de Barbe BOCQUET

Charles Adrien LEGRIX et Marguerite de LA MASURE sont de 1697 à 1706 parents de plusieurs enfants nés à Saint-Cyr-de-Salerne.

Inhumation de Madeleine de GENOUVILLE à Hautot-sur-Seine le 22/06/1705 : Le 22 juin 1705 Dame Madeleine de GENOUVILLE veuve en secondes noces de Pierre du QUESNE, vivant écuyer, sieur de BRETTEVILLE âgée de quatre vingt treize ans environ décédée le jour précédent a été inhumée dans le cœur de l’église de cette paroisse en présence des soussignés

Marguerite de la MASURE est décédée le 10 novembre 1706 à Saint-Cyr-de-Salerne. Charles Adrien LEGRIX est décédé le 13 mai 1707 à Saint-Paul-sur-Risle, à l'âge de 42 ans.

La Commanderie de Sainte Vaubourg

 

Eustache de BERNART D’AVERNES (1669 - 1747) est le commandeur de la Commanderie de Sainte Vaubourg.

Il est témoin au mariage de Claude Abraham HEBERT avec Catherine Le PLANQUOIS à Hautot-sur-Seine le 10 mai 1729. Le 7 novembre 1736, il est à Sahurs le parrain d’Eustache PICARD qui épousera Geneviève CHOUARD au Val-de-la-Haye le 17/06/1765.

Extrait de la dalle tumulaire de l’ancienne chapelle de Ste-Vaubourg : Eustache BERNART D’AVERNES, reçu (le baptême) en 1669, eut la Commanderie de Ste-Vaubourg en 1689, celle de Maupas en 1715 et le Grand Prieuré de Champagne en 1733, posséda cette dignité pendant 14 ans et la rétablit avec beaucoup de travail et de dépense. Il mourut le 31 décembre 1747 et est enterré sous ce marbre.

Inhumation d’Eustache de Bernard d’AVERNES au Val de la Haye le 1er janvier 1748 : Ce jourd’hui premier janvier mil sept cent quarante huit a été apporté dans l’église de cette paroisse le corps d’illustrissime religieux seigneur frère Eustache de BERNARD D’AVERNES chevalier, grande croix de l’ordre de St Jean de Jérusalem, grand prieur de Champagne, Commandeur des commanderies de Maupas et de Ste Vaubourg, lequel corps a été reporté dans la chapelle de Ste Vaubourg où il a été inhumé en présence des témoins soussignés, lequel est mort âgé de viron quatre vingt ans. DOURY, Le chevalier d’AVERNES, L’abbé d’AVERNES, HEBERT

Assiette aux armes d’Eustache BERNART D’AVERNES

Armoires de la famille d’AVERNES figurant sur une borne du bois de la Commanderie

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10 mars 2024 7 10 /03 /mars /2024 18:38

Le Commandeur de Sainte-Vaubourg, avec la seigneurie temporelle et spirituelle du Val de La Haie, possède toutes les dimes du lieu, quelques rentes seigneuriales au hameau de Rouage et un droit d'usage dans la forêt de Roumare.

Le hameau du Rouage

Carte des environs de Rouen de 1716

Le hameau du Rouage

Document d’arpentage des Eaux et Forêt datant de 1784

Le lieu-dit du Val la Douce entre la forêt de Roumare et le hameau du Rouage figure dans le terrier de 1461.

On ne trouve dans les registres de la paroisse Saint Jean du Val de la Haye qu’un acte de décès mentionnant le hameau du Rouage datant de 1785 : Ce jourd’hui 28 décembre 1785 a été par nous curé de cette paroisse, inhumé le corps de Jacques Bérenger demeurant au hameau du Rouage décédé ce jour âgé de soixante et dix ans environ, muni des sacrements de l’Eglise, présence des soussignés Jacques Poullain, Le Blanc Curé

En 1786, une maladie épidémique de fièvre putride touche la paroisse de Hautot sur Seine et le hameau du Rouage, de la paroisse du Val de la Haye. L’abondance des secours ont mis à portée d’arrêter très promptement la mortalité parmi ceux qui ont bénéficié des médicaments.

Le hameau du Rouage

Commune du Val de la Haye : développement du Rouage

Journal de Rouen du 1er janvier 1808 : Meubles et effets à vendre

Vente volontaire et après décès de meubles meublants, linges hardes d’homme et de femme, dinanderie, vaches, chevaux, charrettes, banneau, charrue et autres objets aratoires. On fera savoir, que, le lundi 4 janvier 1808, neuf heures du matin et jours suivants si besoin est, en la commune du Val-de-la-Haye, hameau du Rouage, maison et domicile où est décédé le sieur François Lemarchand, cultivateur, il sera, requête de ses héritiers aux qualités qu’ils agissent, procédé à la vente, au plus offrant et dernier enchérisseur, argent comptant et sans raquette des meubles et effets trouvés au suppôt de sa succession.

François Marchand, cultivateur, est décédé le 5 décembre 1807 à l’âge de 66 ans.

Le Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine délibère le 28 avril 1822 en faveur de la réunion du Hameau du Rouage :

Rapport du Maire Louis Lézurier de la Martel

Vous vous rappeler messieurs que lorsque j’ai eu l’honneur de vous recevoir le premier jour de l’année, je vous instruisis des pétitions qui m’avaient été présentées par les habitants du hameau du Rouage qui demandaient à être réunis à notre commune avec prière de les appuyer ; vous manifestâtes le désir que cette réunion eut lieu, et je fus invité par vous à y donner suite, auprès de monsieur le préfet. En conséquence j’envoyai les pétitions du 13 décembre 1821 qui sont ainsi conçues. J’y joignis le 14 janvier la lettre d’envoi dont je vais aussi vous donner lecture. Le 18 janvier, monsieur le préfet me demanda un plan figuratif de la localité, j’ai fait faire au bureau du cadastre une copie de celui qui avait été levée et je le lui ai remis le 16 février en le remerciant des dispositions favorables, dans lesquelles il était à cet égard. Le 10 de ce mois monsieur le préfet m’a fait l’honneur de m’écrire la lettre suivante en me remettant les pièces qu’il m’annonçait. Ces pièces, Lettre de monsieur Guérin, Délibération du Conseil municipal du Val de la Haye, Pétition des habitants du Rouage, Lettre du desservant du Val de la Haye. Toutes ces pièces bien connues de vous messieurs et le principe de la réunion ayant été admis par vous lorsque je vous fis part de la demande qui en a été faite, voici le projet de délibération que je vous soumets,

Délibération du Conseil municipal de Hautot sur Seine

Le Conseil municipal de la Commune de Hautot réuni en session extraordinaire, en vertu de l’autorisation spéciale de Mr le préfet en date du 10 avril sous la présidence de monsieur le Maire. Il a été donné lecture de toutes les pièces notamment

1° De la lettre de monsieur le préfet par laquelle ce magistrat fait connaitre que les habitants du hameau du Rouage demandent leur réunion à la Commune de Hautot et invite le Conseil à délibérer sur l’objet de cette réclamation,

2° De la pétition des dits habitants,

3° De la délibération du Conseil municipal du Val de la Haye et la lettre du desservant en date du 11 mars. Par sa délibération le Conseil municipal du Val de la Haye s’oppose à ce que le hameau du Rouage en soit distrait en alléguant :

1° que le contribution personnelle et mobilière du Val de la Haye est excessive,

2° que les habitants du hameau du Rouage ne demanderaient pas à changer si on continuait à leur permettre d’envoyer leurs bestiaux dans la Commune de Hautot, pâture de Hautot et de Sahurs,

3° que les limites actuelles sont fixes et suffisantes,

4° enfin que l’église de Sahurs à laquelle Hautot sur Seine est plus éloignée du hameau du Rouage que ne l’est l’église du Val de la Haye, assertion appuyée par le desservant de la paroisse.

Le Conseil municipal de Hautot ayant une connaissance parfaite de la localité, à laquelle est conforme le plan qui a été exposé sur le bureau observe :

1° que les intérêts pécuniaires de la Commune du Val de la Haye ne souffriraient point par la distraction du hameau du Rouage, la contribution foncière, personnelle et mobilière devant suivre le territoire et les habitants, les contribuables faisant partie d’une autre Commune, la Commune du Val de la Haye serait dégrevée d’autant,

2° le Conseil municipal et la Maire n’ont aucune connaissance qu’il ait été fait défense aux habitants du Rouage d’envoyer leurs bestiaux dans la pâture commune et il ignore sur quoi est fondé une pareille assertion ; le règlement sur les pâtures a été arrêté par le Conseil municipal de Hautot le 21/09/1817 et homologué le 27 du même mois par monsieur le Préfet, ces dispositions n’ont jamais été altérées et c’est une erreur que de l’avancer,

3° les limites entre Hautot et le Val de la Haye existent sans doute, et c’est là l’objet de la réclamation des habitants du Rouage puisque ces limites les comprennent dans une Commune dont ils font partie de fait éloignées, il suffira de jeter les yeux sur le plan pour juger que la forêt est une limite plus naturelle qu’une rue, laquelle sépare le hameau de la Commune la plus voisine, à laquelle il demande à être réuni,

4° l’objection que l’on voudrait faite naître par la distance comparée des églises de Sahurs et du Val de la Haye avec le hameau du Rouage n’est pas plus fondée que les autres, monsieur le desservant avance que l’église de Sahurs est plus éloignée des habitations que celle du Val de la Haye, ceci n’est pas démontré ; et ne peut l’être que par la chaine de l’arpenteur ; et s’il était reconnu qu’elle ne le fût pas, monsieur le desservant pourrait être accusé d’avoir avancé un fait absolument faux expression incivile, et que le sentiment des égards qui lui sont dus ne lui permettrait pas d’entendre sans beaucoup de surprise, mais le fût elle en effet l’accès en est au moins aussi commode, et il est beaucoup plus sûr dans le cas où quelques fidèles réclamerait pendant la nuit les secours spirituels, au reste il ne s’agit que de la réunion civile et administrative en la circonscription communale et la circonscription paroissiale forment deux choses indépendantes.

Le Conseil municipal ne croit pas devoir entrer dans d’autres développements. Ce qui précède suffit pour démontrer à l’autorité supérieure que la réclamation que font les habitants du Rouage est entièrement dans leurs intérêts, dans la commodité de leurs rapports civils et administratifs, qu’il n’est pas présumable qu’elle leur ait été suggérée, que rien ne le démontre et que l’avancer sans preuves et même sans indices, est une chose fort légère, le Conseil municipal et le maire de Hautot n’ont accusé personne d’avoir agi pour la destruction de leur Commune lorsqu’en 1812, on s’occupa d’en réunir une partie au Val de la Haye et l’autre à Sahurs, ils ne pensent même pas que dans cette circonstance ci ; monsieur le maire du  Val de la Haye et monsieur le desservant aient sollicité des signatures pour une pétition contradictoire qui est sans date et sur laquelle on est surpris de voir figurer un nom qui n’appartient à aucun propriétaire ni habitant du Rouage, que la Commune du Val de la Haye n’éprouvera aucun désavantage de la réunion à Hautot d’un hameau qui est entièrement séparé d’elle, comme il est facile d’en juger par le plan, et le Conseil municipal de Hautot donne son entière adhésion à cette réunion, et il supplie monsieur le Préfet de la provoquer auprès du gouvernement.

Le hameau du Rouage

Carte de la partie de la Commune du Val-de-la-Haye réunie à Hautot-sur-Seine

Le 2 avril 1823 le Roi Louis XVIII signe une ordonnance pour la réunion du hameau du Rouage à la commune de Hautot-sur-Seine en son Château des Tuileries :

Louis par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre, à tous ceux que les présentes verront, salut.

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’Etat au Département de l’Intérieur ; Notre conseil d’Etat entendu, nous avons ordonné en ordonnance ce qui suit :

Article premier : la limite entre la commune du Val de la Haye et celle de Hautot, Département de la Seine Inférieure, est fixé par le liséré vert tracé sur le plan ci annexé ; en conséquence le hameau du Rouage marqué A sur teinte jaune est distrait de la commune de la Haye et réuni à la commune de Hautot dans laquelle il sera exclusivement imposé sans préjudice des droits d’usage ou autre que la commune du Val de la Haye pourrait y avoir.

Article deux : mon ministre secrétaire d’Etat de l’intérieur et des finances sera chargé de l’exécution de la présente ordonnance.

Donné en Notre château des Tuileries le 2 avril 1823 et de notre règne le 28ème.

Signé Louis par le Roi ; le ministre secrétaire d’Etat de l’intérieur, signé Corbière, etc. etc.

Journal de Rouen du 15 juillet 1833 : adjudication MORIN

Troisième et dernier article d’adjudication : Un terrain, sis au hameau du Rouage, commune d’Hautot-sur-Seine, en nature de cour, jardin et labour, planté de quelques arbres fruitiers, clos de haies vives, contenant trente-trois ares quarante-deux centiares ; borné d’un côté le sieur Turgis ; de l’autre côté la dame veuve Dumesnil et les héritiers Marchand ; d’un bout à l’ouest la rue du Hameau, et d’autre bout le sieur Beaussier par terre en labour. Sur ce terrain est édifié un corps de bâtiment ayant quinze mètres vingt-cinq centimètres de longueur sur six mètres vingt centimètres de largeur, et composé d’une cuisine, d’une étable, d’une autre cuisine, d’une grange et au bout vers l’ouest se trouve un autre bâtiment y tenant, à usage de boutique, ayant quatre mètres de longueur sur trois mètres soixante centimètres de largeur ; le tout surmonté d’un grenier. Dans l’angle sud-ouest est un four à pain. Cet immeuble, occupé et fait valoir par les sieurs Pierre Marchand et Victor Dubois, a été estimé, par les experts, à la somme de deux mille deux cent cinquante francs, ci.

 

Annonce parue dans le Journal de Rouen du 12 janvier 1842 : A vendre les biens immeubles ci-après désignés, situés en la commune de Hautot-sur-Seine, hameau du Rouage, consistant en une maison d’habitation et un jardin avec verger, d’une étendue de 46 mètres de longueur sur 26 de largeur. Cette propriété est close de haies vives dans lesquelles sont des ormes et frênes d’une croissance de plus de trente ans.

Le hameau du Rouage

Photographies du hameau du rouage vers 1930

Le hameau du Rouage
Le hameau du Rouage

Extrait du cadastre de 1970 concernant le Rouage

Extrait du Plan Local d’Urbanisme de 2017 concernant le Rouage

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25 août 2023 5 25 /08 /août /2023 05:59

Cet article reprend les recherches de Patrick SOREL (1947-2022) aux archives départementales.

 

Annonce de la Commission départementale des Antiquités 76 du 09/12/2022 :

C’est avec grand regret que la Commission départementale des Antiquités 76 vous annonce le décès d'un de ses membres, M. Patrick Sorel. Retraité du Département de la Seine-Maritime, il a travaillé au château-musée de Martainville, à la grande époque de son directeur, M. Lavallée et au musée Victor Hugo de Villequier. Originaire de Duclair, il était passionné de l’histoire de son village et de la vallée de Seine. C'était un homme d’une grande culture, capable de deviser de théologie, de mobilier normand ou de molinologie. Quelqu’un d’humain et de bienveillant qui manquera à ceux qui l’ont côtoyé. La prochaine tournée sera bien différente sans les explications à bâton rompu dont il nous faisait profiter. Il ne sera plus là pour nous parler des moulins qu’il connaissait si bien, ni dans la salle des Archives départementales, disponible pour lire et traduire un bout de latin médiéval ou aider ceux qui venaient le solliciter. Bon voyage M. Sorel.

Le moulin du Temple du Val-de-la-Haye enclavé à Hautot-sur-Seine

La Commanderie de Sainte-Vaubourg, de l’ordre des Hospitaliers, détient un moulin à vent sur pivot, nommé le Moulin du Temple. Il est situé au « triége des Fiefs du Temple » assis en la paroisse de Sahurs où l’on trouve la Motte du Moulin.

Ce triége (1) du Moulin du Temple, fait partie de la paroisse Saint-Jean du Val de la Haye. Il en est du même du hameau du Rouage. Le moulin du Temple est aussi appelé moulin du Val de la Haye ou moulin de Soquence. Il est enclavé dans la paroisse Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine. En 1812-1813 le triége du Moulin du Temple est intégré à la commune d’Hautot-sur-Seine lors de la publication du cadastre.

(1) Triage ou lieu-dit, dont triége est une forme provinciale.

En 1497 du moulin du Temple, seule subsiste la motte sur laquelle il avait été bâti.

Estampe du Moulin de Soquence près d’Hautot de la bibliothèque nationale de France

Le moulin sur pivot, est construit sur une motte et proche de la maison du meunier. Il ne semble pas pouvoir être daté du XVIIe siècle, mais plutôt entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, en plus avec le nom de Soquence est tardif. Patrick Sorel 06/04/2022​​​​​​

La commande de la reconstruction du moulin date de 1514

 

Le 14/06/1514, F°24 v°-25 r°... 24°. Lettres du garde de la prévôté de Paris, portant bail a fieffe d’héritage, fait par frère Robert Daché, chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de la commanderie de Sainte Vaubourg près Rouen, à Pierre Duboc meunier demeurant à Moulineaux, d’une pièce de terre contenant demie acre, assise au terroir et seigneurie de ladite commanderie de Sainte Vaubourg, sur les fiefs et seigneuries dudit lieu, ou il y a eu de toute ancienneté, un moulin à vent dépendant de ladite commanderie et outre moyennant 4 livres tournois de rente par an à Noël, et à la charge par ledit preneur, d’y faire construire un moulin à vent à bled à ses dépens et d’y moudre franchement audit moulin les grains dudit seigneur bailleur et de ses serviteurs de ladite maison de Sainte Vaubourg, les premiers avant tous autres.

 

Le 27/02/1534, F°25 r°... 25°. Jugement du lieutenant de monsieur le Bailly de Rouen, rendu entre frère Estienne de Vieupont (1), chevalier commandeur de Sainte Vaubourg d’une part, et Guillot Dubosc, meunier du Moulin du Temple, appartenant à ladite commanderie, par lequel il est dit et ordonné, que ledit moulin sera vu et visité le mardi alors prochain, par gens à ce connaissant, pour voir et examiner les réparations, qui étaient à y faire, pour ensuite être ordonné ce que de raison à la huitaine. Le 02/03/1534, F°25 v°... 26°. Rapport de visite faite en conséquence du jugement ci-dessus par plusieurs meuniers, à la requête dudit seigneur commandeur de Sainte Vaubourg, du moulin à vent dudit lieu, nommé le Moulin du Temple, et des réparations, qui y étaient à y faire, y contenues. Le 06/03/1534, F°25 v°... 28°. Acte passé en jugement devant le Bailly de Rouen, par lequel Mathieu Allaire, Pierre Barjolle, meuniers de la paroisse de Sahurs, auraient affirmé devant lui, en présence de Guillot Dubosc, meunier du Moulin du Temple, que le rapport de visite dudit moulin était véritable et signé d’eux. Le 06/03/1534, F°25 v°-26 r°... 29°. Acte passé par lequel Pierre Senat et Guillaume Gosse charpentiers que le rapport de visite dudit moulin était véritable et signé d’eux.

(1) Etienne de Vieuxpont commandeur de Sainte-Vaubourg d’environ 1528 à environ 1558

 

Le 12/06/1550, F°26 r°... 30°. Extrait des registres du Grand prieuré de France, contenant un décret du chapitre d’iceluy, rendu sur requête présentée par monsieur le commandeur de Sainte Vaubourg, touchant le bail du moulin à vent, dépendant de ladite commanderie, appelé le Moulin du Temple, qui avait été fait à titre de fief par frère Robert Daché chevalier, jadis commandeur de Sainte Vaubourg, par lequel il est ordonné, que ledit bail sera apporté et vu audit chapitre.

 

Le 20/09/1568, F°26 r°-v°... 31°. Copie non signée du bail à fieffe et à rente d’héritage, fait par demoiselle Barbe de Maronnier, veuve de Christophe Le Cacheur, seigneur de Bellegarde, tutrice des enfants mineurs dudit défunt et d’elle demeurant en la paroisse de Saint Pierre de Manneville, à Jacques Bourel, meunier demeurant en la paroisse de Saint Martin de Cléon, d’un moulin à vent, vulgairement appelé le Moulin du Temple, avec les maison et terres labourables en dépendantes, pour en jouir par ledit preneur et ses ayants cause à toujours, moyennant la somme de 16 livres tournois de rente foncière par an, à 2 termes, savoir Pasques et Saint Michel, et 100 livres tournois, une fois payées à ladite veuve, et à la charge des rentes tant seigneuriales que foncières, savoir de 4 livres tournois par chacun an envers la commanderie de Sainte Vaubourg. Bail passé devant tabellions royaux, vicomté de Pont-Authou.

Détail du plan de la forêt de Roumare de 1665

Le 31/07/1598, Aveu fourni à frère Charles de Gaillarbois, chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Sainte Vaubourg sur Seine, par Loüis Fergeol, écuyer verdier de la forêt de Roumare, par lequel il reconnait de tenir de ladite commanderie de Sainte Vaubourg, sous l’ainesse appelée le Moulin du Temple, c’est à savoir, un moulin à vent, appelé, comme dit est, le Moulin du Temple. Ledit moulin acquis par ledit avouant de demoiselle Barbe de Maronnier, veuve de Christophe Le Cacheur, écuyer sieur de Bellegarde. (F°50 r°. Sainte Vaubourg. Sixième liasse)

 

En 1636, Jehan Leboeuf meunier, fils Jehan, représentant Mr Louis Fergeol, verdier de la forêt de Roumare, tient demi-acre de terre en labour et jardin, appelée la Motte du Moulin du Temple, avec le moulin à vent dudit lieu et maisons à demeurer dessus, étant assis en la paroisse de Saint Jehan du Val de La Haie, au dit triége des Fiefs du Temple… A cause de laquelle motte et droit de moulin, est deux de rente seigneuriale chacun an à ladite commanderie, par ledit Leboeuf, au terme de Saint Michel, 4 livres, avec les droits de dégrainer et moutte franche, tant pour monsieur le commandeur, que pour ses fermiers et receveurs de sa dite commanderie. AD76. 102 HP 4. F°81 v°-82 r°.

 

Le 07/05/1643, Aveu fourni à frère Loüis Bauldry Piancourt (1) chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Sainte Vaubourg, par Jean Leboeuf, meunier demeurant en la paroisse de Saint Jean du Val de La Haye, d’une demi-acre de terre, sur laquelle est assis un moulin à vent, qui fut ci devant à ladite commanderie, appelé anciennement le Moulin du Temple, situé au triége des Fiefs du Temple. A cause duquel moulin, il déclare, qu’il doit par chacun an à ladite commanderie, au jour de Saint Michel, 4 livres tournois. Plus qu’il doit la mouture franche des grains dudit seigneur.  AD76. 102 HP 1.

(1) Louis de Bauldry de Piancourt commandeur de Sainte Vaubourg de 1643 à 1644

 

En 1671-1672, le moulin à vent. Louis et Jacques Lebeuf, héritiers de Jean Lebeuf, représentant par fieffe Mr Fergeol écuyer, tiennent demi-acre de terre, où est assis le moulin, une maison dessus étant, le tout sur ladite demi-acre, appelée la Motte du Temple, size en ladite paroisse du Val de La Haye. A cause de laquelle motte et maison et droit de moulin, est dû de rente seigneuriale par an, à ladite commanderie, au terme Saint Michel 4 livres, avec le droit de graine, moutte franche ». AD76. 102 HP 5. P.74-75.

Armoiries de FERGEOL, écuyer, Garde Marteau des eaux et forêts du bailliage de Rouen

Tiré de l’Armorial d’Hozier, volume XXI concernant la généralité de Rouen, publié en 1711.

Le moulin du Temple du Val-de-la-Haye enclavé à Hautot-sur-Seine

Détail du plan des environs de Rouen de 1716

Aveu rendu à la commanderie de Sainte Vaubourg, le 27/07/1728, par messire Jean-Baptiste Fergeol, chevalier seigneur de Villers, de deux pièces de terre, sise au Val de La Haye, sur l’une desquelles était le moulin à vent et maison : Le sieur de Villers, au lieu d’Alphonse Lebeuf, a droit de fieffe du sieur Fergeol de Villers, 3 acres 1 vergée ½, doit par an 18 sols, plus pour le droit du Moulin de la Commanderie, 4 livres 18 sols. Ledit sieur, qui avait fieffé audit Lebeuf, ayant repris la possession, a donné aveu du tout le 29/06/1728.

La carte de Cassini qui date d’environ 1750 n’indique que deux moulins dans la zone sud de la boucle de Roumare, celui du Temple à Hautot-sur-Seine et celui de Sahurs.

ARRET DU 3 MARS 1761

 

Le 03 mars 1761, Arrêt, qui autorise l’adjudication par une rente en avoine. Moulin au Val de La Haye. Louis par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre, au premier des huissiers de notre cour de parlement.

Savoir faisons, que ce jourd’hui, sur la requête présentée à votre cour, par religieux seigneur, frère Charles Casimir de Rogrès de Champignelle (1), chevalier profés (2) de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de la commanderie de Sainte Vaubourg sur Seine, au Grand Prieuré de France, expositive, que du nombre du domaine fieffé en la commanderie de Sainte Vaubourg, en la paroisse du Val de La Haye, était un moulin à vent et environ trois acres de terre en deux pièces, dont il était dû à ladite commanderie, de rentes seigneuriales, 4 livres 10 sols, avec droits de graines et de franche moutte (3), tant pour le commandeur, que pour les fermiers et receveur de la commanderie ; le sieur Fergeolles de Villers (4), propriétaire dudit moulin et des dites pièces de terre, ayant négligé de réparer le moulin, de manière, qu’il ne tournait plus et que l’exposant ni ses fermiers et receveurs ne pouvaient jouir de leur droit de franche moutte. L’exposant prit le parti, de faire signifier audit sieur Fergeolle de Villers, le 17/10/1758, copie de l’aveu rendu à ladite commanderie, en l’année 1728, avec assignation pour le faire condamner à remettre ledit moulin en bon et dû état, pour profiter du droit de franche moutte, appartenant à ladite commanderie. Sur cette assignation, ledit sieur Fergeolle de Villers fit signifier ses défenses le 27/10/1758, et déclara, qu’il faisait le déguerpissement et délaissement et abandon de tous lesdits fonds mentionnés audit aveu de 1728. En conséquence, sentence fut rendue le 31/10/1758, par le sénéchal de la commanderie, qui accorda acte au sieur de Villers de son déguerpissement et déclara lesdits fonds remis et incorporés au domaine non fieffé de la commanderie. Le sieur commandeur, envoyé en possession, propriété et jouissance d’iceux, cette sentence signifiée audit sieur de Villers, le 09/07/1760, avec prise de possession des fonds pour le sieur commandeur, l’exposant présenta ses requêtes à son sénéchal, pour aux termes de l’édit de 1749, faire procéder à la vente et adjudication dudit moulin et terres déguerpies et réunies, aux charges de faire et continuer à ladite commanderie, les rentes mentionnées audit aveu de 1728 ne s’étant trouvé aucun enchérisseur.

(1) Charles Casimir de Rogrès de Champignelle de Lusignan (1709-1781), Lieutenant général des armées du roi, commandeur de 1757 à 1768.

(2) Profès : qui a prononcé ses vœux dans un ordre religieux.

(3) Moutte : En parler normand, mouture, et aussi la farine qui en provient.

(4) Pierre-Denis FERGEOL, appelé le Marquis de Villers, Brigadier des Armées du Roi, & Capitaine au Régiment des Gardes Françoises. II a d'abord servi dans la Marine, a fait les campagnes du Canada, de Saint-Domingue et de Mississipi, & est entré dans le " Régiment des Gardes en 1736, où il a obtenu l’agrément d'une Compagnie en 1760. II a vendu, en 1753, sa Terre de Villers, qui était depuis deux siècles dans sa famille, et reste seul de son nom. Né à Rouen en 1714, il décède le 19/12/1803 à Chaudon à l'âge de 89 ans.

Sentence d’adjudication le 03/04/1762, au nommé Jean Baptiste LEQUESNE meunier demeurant en la paroisse du Petit Couronne, la quantité de 160 boisseaux d’avoine ou la somme de 159 livres 10 sols, et en outre celle de 20 livres pour les rentes seigneuriales, le tout pour 5 années.

 

Le 17/09/1771 reçu 9 années 44 livres 2 sols. 1771.

Le 30/06/1775 reçu 4 années 19 livres 12 sols. 1775.

Le 31/05/1777 reçu 2 années 9 livres 16 sols. 1777.

Du 15/07/1789 reçu du sieur QUESNE les arrérages échues du 30 avril dernier.

Le 05/06/1792 reçu 2 années de 11 livres 12 sols. Ci échue au 01/05/1792. 11 livres 12 sols

Les 18/09/1809 et 20/09/1809, l’enquête des moulins à blé enregistre les réponses des communes d’Hautot-sur Seine, qui n’a aucun moulin, précisant l’existence du « Moulin du Temple au Val-de-La-Haye » et de la commune du Val-de-La-Haye, qui répond : « Nous n’en avons qu’un et qui la plupart du temps ne travaille pas, faute de matière et de vent et ne puis vous marquer au juste son exploitation ». En 1809, ce moulin à vent produit 200 kilos de farine par jour. (AD76. 6 M 1320)

L’INCENDIE DU 22 FEVRIER 1813

 

Ce jourd’hui vingt-deux février mil huit cent treize, Adrien DUMENIL adjoint de Monsieur le Maire de la commune de Hautot sur Seine arrondissement de Rouen département de la Seine Inférieure, sur les huit heure du matin au bruit du feu, je me suis transporté sur le triége du Moulin du Temple situé sur la commune du Val de la Haye enclavé dans celle de Hautot ou j’ai trouvé la maison y attenant aux corps du bâtiments ou demeurait le Sieur Emmanuel BAUDRY fermier du dit moulin appartenant à Monsieur LEZURIER DE LA MARTEL où j’ai trouvé tout le corps du bâtiment enflammé par le feu sans qu’il ait été possible de l’éteindre malgré une multitude de peuple qui s’y sont porté pour donner du secours.

Pour absence de Mr le Maire du Val de la Haye j’ai prix des informations pour savoir et découvrir comment le feu avait pris à ce bâtiment. Ledit BAUDRY nous ayant déclaré qu’il n’y avait eu nullement de feu à la cheminée dans la nuit et même qu’il n’y en avait pas été fait. Du jour, ce qui a été affirmé par le Sieur Pierre PERDRIX pasteur chez LEGUILLON voisin du dit moulin qui sans l’instant sortait de chez le dit Sieur BAUDRY et pour Julie DURAME femme DELANOS aussi voisine qui était, lorsque le feu a pris et leur déclaration porte que tout ce qu’ils se sont aperçu est que la flambée a commencée à sortir par le derrière en face d’une croisée au proche de la cheminée auquel y avait autour de cheminée un tas de foin et une charpente du bois très ancien enclavé contre la dite cheminée auquel on pourrait présumer vu feu gardé de pair quelque temps c'est-à-dire quelques heures, quoique cependant la cheminée étant construite dans son bas en maçonnerie et par le haut en brique, après tout les informations prises, je n’ai trouvé aucune preuve de la cause du feu.

Cependant, en outre ledit Sieur Emmanuel BAUDRY et sa femme fermière du dit moulin ont déclaré qu’ils avaient été menacés du feu par le Sieur Charles LEQUÊNE ancien propriétaire du dit moulin, et même par un de ses enfant, en disant que le moulin ne se vendrait pas et qu’ils y mettraient plutôt le feu, mais pourtant en ce moment ils n’avaient aucune connaissance de l’avoir vu dans les environs.

En foi de quoi j’ai rédigé le présent, sur ce qu’il m’a été requis par le Sieur Jacques VILLEROY jardinier de Monsieur LEZURIER DE LA MARTEL pour servir et valoir à ce qu’il appartiendra. A HAUTOT les jours et an tel que dessus. DUMENIL Adjoint

Sur cette gravure de 1817, on aperçoit le moulin dans l'axe de la grille du château, le chemin neuf créé au début du XVIIIème siècle reliant le château au moulin.

(Source de la gravure : famille Michon)

D’environ 1810 à environ 1850 Les meuniers du moulin du Temple sont issus de la famille BAUDRY, des meuniers qui afferment différents moulins en aval de Rouen sur les deux rives de la Seine.

Emmanuel Romain Désiré BAUDRY (03/05/1786 - 21/07/1855) est né à Petit-Couronne. Lorsqu’il épouse Françoise-Adelaïde GUILLOT, fille de Louis GUILLOT meunier, à Bosgouet le 26/11/1811, en présence de son frère Louis BAUDRY, de ses beaux-frères PERDRIX & CHOVEAUX meuniers de Sahurs, Oissel et Grand-Couronne, il est domicilié au Val de la Haye. Il décède à Grand-Couronne en 1855.

Amand BAUDRY (5 pluviôse an V - 05/04/1864) est le meunier d’Hautot-sur-Seine aux recensements de 1836 et 1841. Il décède à Grand-Couronne en 1864.

 

Louis-Frédéric AMOURET (05/04/1804 - 10/04/1864) est le meunier au recensement de 1851. Son père est meunier à Buchy. A son décès à Saint-Paër, il est garde moulin.

 

Médéric-Casimir TURGIS (18/09/1827 - 06/02/1910) est le dernier meunier habitant avec sa famille au lieu-dit du moulin du Temple aux recensements de 1861 et 1866. Par suite il devient fermier. En 1962 sa pierre tombale est toujours visible au cimetière de la plaine.

Tableau de Narcisse BERCHERE ami de Flaubert et du conseiller BATAILLE de 1872

Les ailes sont complètes et encore équipées des voiles. La cage du moulin semble être en mauvais état.

Vue de Soquence par Fraipont en 1890 (les environs de Rouen)

Le moulin du Temple du Val-de-la-Haye enclavé à Hautot-sur-Seine

Photographie du Moulin du Temple à Hautot-sur-Seine de 1895

Le moulin du Temple du Val-de-la-Haye enclavé à Hautot-sur-Seine

Photographie de Fernande Obselin prise dans les années 70 après la construction du nouveau moulin du Temple édifié à proximité de l'emplacement du moulin disparu. La vue est prise dos à la forêt de Roumare en direction des Essarts.

Le moulin du Temple du Val-de-la-Haye enclavé à Hautot-sur-Seine

« Espaces atypiques » : le nouveau Moulin du Temple de 2022

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1 juin 2023 4 01 /06 /juin /2023 06:28

L’Aglaé de Soquence est un brigantin de 126 tonneaux construit en 1785 à Honfleur.

Il porte le nom d’Aglaé de Grouchet de Soquence baptisée à Sahurs le 22 mai 1776. Elle est la fille du dernier Marquis de Soquence. Son grand père maternel et parrain Claude-Christophe Lorimier de Chamilly est premier valet de chambre du Roi Louis XVI, sa mère est décédée en 1778.

Son capitaine est le hautotais Jean-Baptiste POULARD (1743-1800).

Annonces, affiches et avis divers du 28 décembre 1785 : A VENDRE un huitième d’intérêt au Navire neuf l’Aglaé de Soquence, parti d’Honfleur à la fin de septembre dernier, pour faire son premier voyage & aller à Alicante, où il est bien arrivé, sous le commandement du Capitaine Jean-Baptiste Poullard. S’adresser à M. le Bouvier, rue S. Eloy.

Armement n°115 du 2 septembre 1791 à destination d’Alicante :

Rôle de l’équipage du Brigantin L’Aglaé de Soquence de Rouen construit en 1785 à Honfleur du port de 126 tonneaux, tirant d’eau chargé de 11 pieds & no, chargé de 6 pieds ½, appartenant au Sieur Olivier GRILLE de Rouen, armé à Rouen par le dit Sieur sous le commandement du Sieur Jean Baptiste POULARD pour aller à Alicante avec un mois d’avances, qui doivent courir du jour de la sortie dudit bâtiment.

Source : site des ADSM 6P6_20 pages 501 et suivantes

L’Aglaé de Soquence

L’équipage de septembre 1791 est composé de 9 personnes au départ de Rouen :

 

Jean-Baptiste POULARD d’Hautot-sur-Seine (capitaine). Fils de Pierre POULLARD et d’Anne GOSSELIN mariés à Sahurs en 1725, il est baptisé à Hautot-sur-Seine le 27 janvier 1743. Il épouse à Hautot-sur-Seine le 24 novembre 1767 Anne Elisabeth DUMONTIER, baptisée au Val-de-la Haye le 14 mai 1739. Il est reçu à l’Amirauté de Rouen le 21 mai 1770.

 

Pierre-Edouard POULARD d’Hautot-sur-Seine (2ème capitaine). Fils aîné du capitaine, il est baptisé à Hautot-sur-Seine, le 07 janvier 1772. Lorsqu’il se marie à Hautot-sur-Seine le 1er jour complémentaire an VI avec Marie Clotilde HUREL, il est enseigne entretenu sur les vaisseaux de la République. 3 filles et 1 garçon naissent à Hautot-sur-Seine de l’an VII à l’an XI. En 1808 lorsqu’il déclare le décès de sa mère, il est mentionné comme journalier. Il est Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1813 à 1816. Il figure comme pensionnaire, en tant qu’Enseigne de vaisseau auxiliaire, dans le bulletin des lois du 1er juillet 1838, ayant atteint ses 65 ans. Il est alors domicilié à Rouen. Il décède le 21 juillet 1854 à Déville-lès-Rouen dans sa quatre-vingt-troisième année.

 

Louis Pierre Félix POULLARD d’Hautot-sur-Seine (lieutenant). Neveu du capitaine, il est le fils de Pierre POULARD et de Marie GUÉRIN. Il est né le 30 mai 1766 à Hautot-sur-Seine. Il est officier sur les vaisseaux de la République puis capitaine de navire. Le 2 novembre 1793 il devient timonier sur la frégate l’Engageante, puis chef de la timonerie. Cette frégate, la Pomone et le Babet sont capturés par les Anglais le 24 avril 1794 à l‘île de Batz. 

Il y a entre 30 et 40 hommes de tués ou disparus sur l’Engageante. Il revient des prisons anglaises le 21 nivôse an IV. Il épouse à Hautot-sur-Seine le 5 ventôse an V Aimée PETIT-VALLET (18/06/1764 - 03/07/1834). Il est l’adjoint au maire d’Hautot-sur-Seine du 1er décembre 1817 au 6 septembre 1841, c’est lui qui tient l’Etat-Civil. Il décède à Hautot-sur-Seine le 14 mars 1848. Page 227 (7 P 4 _ 7) 

 

Jean-François Jacques MANDRET de Rouen (matelot). Né à Rouen le 16 mai 1769, il sert sur l’Aglaé de Soquence en 1789 et 1791. Il meurt à l’hôpital de Brest le 17 frimaire an III. Page 100 (7 P 4 _ 7) 

 

Rémy-Honoré BIZET du Val-de-la-Haye (matelot). Né à Amfreville-en-Roumois le 17 septembre 1762, il se marie au Val-de-la-Haye le 30 janvier 1787 avec Marie Anne BENOIST. Marin, il décède au Val-de-la-Haye le 7 août 1809. Page 62 (7 P 4 _ 7) 

 

Ambroise NEVEU de Bliquetuit (matelot). Baptisé le 15 juin 1769 à Notre-Dame-de-Bliquetuit, marin, il décède le 19 mai 1838 au bourg de Guerbaville, Il est matelot sur la corvette de la république la Babet prise par les Anglais le 4 floréal an II (24 avril 1794) comme Louis Félix POULARD l’était sur l’Engageante. Page 85 (7 P 4 _ 8) 

 

Michel Adrien POULAIN d’Yville (novice). Il meurt noyé en la rade d’Alicante le 4 septembre 1791.

 

Jean-Pierre MUTEL d’Hautot-sur-Seine (novice). Baptisé le 15 février 1770 au Val-de-la-Haye fils de Pierre MUTEL et de Marie Catherine TRIBOUT mariés à Hautot-sur-Seine 10 novembre 1767. MUTEL est débarqué au Havre le 10/02/1792 et remplacé le 21/02/1792 par Charles Christophe POULARD autre fils du capitaine, qui a également servi sur l’Aglaé de Soquence en 1790.

 

Charles Antoine-Marie POULARD d’Hautot-sur-Seine (mousse). Fils cadet du capitaine, il est né le 7 septembre 1776 à Hautot-sur-Seine. Il est marin sur la Frégate La Junon sous les drapeaux de 1793 à l'An XI. ll se marie le 23 juillet 1822 à Hautot-sur-Seine avec Françoise Félicité FROMAGÉ. Il est Conseiller municipal d’Hautot-sur-Seine de 1844 à 1848. Il est médaillé de Sainte-Hélène et 1857. Il décède le 6 janvier 1860 à Hautot-sur-Seine.

La Campagne d’Egypte (1798-1801)

Le 5 mars 1798, la décision de lancer l'expédition d'Egypte est prise par le Directoire. Le 19 mai 1798 Bonaparte quitte Toulon avec l'armée d'Orient à destination de l'Egypte. L’Escadre d'Orient, commandée par l'amiral François de Brueys est composée de 335 bâtiments dont seulement 55 armés. 38 d’entres eux sont des bombardes. 4 bombardes sont armées : l'Oranger, la Portugaise, l'Hercule et l'Aglaé.

Débarquement de Napoléon en Egypte juillet 1798, Musée de la révolution française

 

Jean-Baptiste POULARD a servi sur la bombarde l’Aglaé du 21 germinal an VI (10/04/1798) au 18 pluviôse an VIII (07/02/1800) soit 21 mois 28 jours en qualité d’enseigne de vaisseau.

Suite à la bataille du Nil (bataille d’Aboukir) du 1er et du 2 août 1798 (14 & 15 thermidor an VI), la bombarde l’Aglaé est signalée dans le Journal de Rouen du 1er décembre 1798 (11 frimaire an VII) comme étant présente dans le vieux port d’Alexandrie.

Jean-Baptiste POULARD a commandé en la même qualité d’enseigne de vaisseau non entretenu le transport L’Aglaé du 1er messidor an VIII (20/06/1800) au 30 vendémiaire an IX (22/10/1800) soit 3 mois 29 jours.

Il est mort à Alexandrie le 30 vendémiaire an IX, provenant du navire de transport l’Aglaé de Soquence armé par l’Etat. Le décès a été déclaré au bureau des classes de la marine de Rouen.

Une nouvelle offensive Anglo-ottomane amène la capitulation du corps expéditionnaire français le 31 août 1801. Menou obtient du général anglais Ralph Abercromby que l'armée française soit rapatriée par les vaisseaux anglais.

Ce qu’est devenue l’Aglaé de Soquence après la mort de Jean-Baptiste Poulard est à trouver.

L’Aglaé de Soquence a-t-il été dépecé pour répondre aux besoins en bois de l'armée d'occupation ? Des coques furent mises à la disposition de l'artillerie de terre et de la division Perrée, d'autres " à l'entreprise des chauffes et des fours ", d'autres encore adressées au service des hôpitaux ou " au génie pour en faire de la chaux et du charbon pour les forges ", et douze bâtiments enfin sont simplement dits " dépecés pour servir de bois à brûler. « Convois pour l’expédition d’Egypte » de Gilbert BUTTI.

Les sirènes du port d'Alexandrie chantent encore la même mélodie

Graffiti d’un voilier figurant sur l’ancienne église du Val-de-la-Haye

La veuve du capitaine Jean-Baptiste POULARD est décédée à Hautot-sur-Seine le 12 septembre 1808, le décès a été déclaré par son fils Pierre Edouard POULARD âgé de 37 ans.

La famille du capitaine Jean-Baptiste POULARD n’a pas de lien de parenté avec la famille des POULLARD maires de Hautot-sur-Seine et de la Feuillie entre 1881 et 1971.

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5 mars 2023 7 05 /03 /mars /2023 07:08

En 1867 est mis en vente à Hautot-sur-Seine une maison de campagne avec ses dépendances. Le mise à prix est de 30 000 Francs.

Annonce parue dans le Constitutionnel du 19 juillet 1867

Annonce parue dans le Journal de Rouen du 9 août 1867

C’est la seule cession de cette maison en 250 ans, la maison de campagne passe de la famille JUIN/TRUGARD à la famille BARRÉ/DEMOMBYNES/GAUDEFROY

La maison de campagne de Madame de Maromme à Hautot-sur-Seine

La maison de campagne de Mme de Maromme en 2020

L’annonce concerne les propriétés d’Alfred LE POULLETIER Comte d’Auffay décédé à Hautot-sur-Seine le 13 novembre 1861, lors d’une visite. Bibliophile distingué, sa collection de livres a été mis en vente en 1863. Il hérite de la maison de campagne de Hautot de Madame de Maromme sa grande tante par alliance.

Il est le père de trois filles : Berthe (1840-1904), Blanche (1843-1923) et Marthe (1852-1910).

La maison de campagne de Madame de Maromme à Hautot-sur-Seine

Généalogie simplifiée de la famille TRUGARD DE MAROMME

 

Acte de décès d’Anne Armande Rosalie LOYER à Hautot-sur-Seine le 28/12/1860 :

Du vingt huit décembre mil huit cent soixante à cinq heures du soir. Acte de décès d’Anne Armande Rosalie LOYER, décédée en cette commune aujourd’hui à huit heures du matin, propriétaire, âgée de quatre vingt sept ans, née à Vire (Calvados) le dix huit décembre mil sept cent soixante treize, demeurant à Rouen rue Beauvoisine 62, les noms de ses père et mère inconnus, veuve de Jean Claude Trugard de Maromme. Constaté suivant la loi par nous Maire, officier public de l’Etat civil de la commune de hautot sur seine, sur la déclaration des sieurs Jean Pierre Athanase HAMETTE âgé de soixante trois ans jardinier et Frédéric QUESTELLE, âgé de trente deux ans jardinier, voisins de la défunte et demeurant en cette commune auquel acte fait double en leur présence, ils ont signé avec nous après lecture faite.

Journal de Rouen du 30/12/1860 : Inhumation

La famille de Mme TRUGARD, de Maromme, prie les personnes de sa connaissance qui, par erreur ou omission, n’auraient pas reçu de lettre de faire part de son décès, de vouloir bien se considérer comme invitées à assister à son inhumation, qui aura lieu demain lundi, à onze heures du matin, en l’église Saint Ouen. On se réunira au domicile mortuaire, rue Beauvoine, n°62.

Madame de Maromme reste connue de nos jours pour sa relation avec Charlotte Corday.

 

Journal de Rouen du 11 février 1910 : Charlotte Corday (extrait)

D’autres liens rattachent Charlotte Corday à Rouen et à la vie rouennaise. Pendant son séjour comme pensionnaire à l’Abbaye-aux-Dames, où étaient élevées quelques jeunes filles de la noblesse pauvre de Normandie, Charlotte Corday se lia avec deux jeunes Rouennaises, Melles Levaillant, dont l’une devait devenir Mme Loyer de Maromme. Femme d’une brillante intelligence, d’un esprit vif et d’une mémoire surprenante, Mme Loyer de Maromme vécut jusqu’à 88 ans, tantôt à Rouen, tantôt à la campagne. Très liée avec Charlotte Corday, qu’elle avait connue intimement, elle a écrit sur elle des souvenirs du plus haut intérêt, que Casimir Périer a publiés en 1862 dans la Revue des Deux-Mondes. Elle avait même conservé une douzaine de lettres de Charlotte Corday, mais sa mère, très effrayée lors de l’arrestation de la jeune fille, les détruisit. Deux de ces lettres de Charlotte Corday ont cependant échappé à cette destruction et sont fort intéressantes, car elles nous apprennent qu’il s’en fallut de bien peu que Charlotte Corday n’abandonnât Caen pour venir se réfugier à Rouen. Etc. etc.

 

 

La revue des deux mondes d’avril 1862 : La jeunesse de Charlotte Corday

Au commencement de l'hiver de 1860 s'est éteinte dans sa quatre vingt-huitième année une parente de ma mère, qui avait conservé jusqu'aux derniers jours de sa vie les dons les plus précieux du cœur et les plus rares facultés de l'esprit. Mme de Maromme, depuis longtemps veuve et sans enfants, vivait fort retirée tantôt à Rouen, tantôt dans une campagne voisine, ne recevant chez elle qu'un petit nombre d'amis. La seule infirmité de son grand âge était une surdité qui ne l'empêchait pas de prendre une part active à la conversation. Elle y apportait une vivacité singulière, une érudition surprenante pour qui n'aurait pas su que, possédant plusieurs langues, elle consacrait à la lecture ses journées presque entières et la plus grande partie de ses nuits. Légitimiste ardente, passionnée jusqu'à perdre, lorsqu'il était question de politique, la liberté de son jugement, sans jamais perdre sa gaîté, elle en était restée à 1788. C'est tout au plus si elle reconnaissait la restauration ; pour elle, la monarchie de 1830 n'avait pas existé. Jamais cependant ses affections privées ne souffrirent du dissentiment qui existait sur ce point entre elle et une partie de sa famille ; jamais un seul mot de ses virulentes sorties ne s'adressa à ceux qui l'aimaient et la respectaient trop pour vouloir la contredire, mais qui ne pouvaient s'empêcher parfois de protester doucement. C'était donc un esprit original, mais charmant, un caractère pétulant et ferme, un cœur dévoué, fidèle et sûr. J'ai passé près d'elle bien des heures de ma jeunesse, et ses récits ont enchanté mon enfance. Plus tard la distance qui nous sépara rendit moins fréquentes des relations qui restèrent toujours affectueuses et douces ; jamais l'année ne s'écoulait sans que je fisse au moins une fois le voyage de R... Un jour que Mme de Maromme venait d'évoquer, comme elle se plaisait à le faire souvent, avec une incroyable sûreté de mémoire, des scènes du siècle passé, elle remit en mes mains un manuscrit où, bien des années auparavant, elle avait fixé le souvenir de ses relations avec Charlotte Corday, me recommandant de publier après elle les pages qu'elle avait consacrées à l'amie de son enfance. Etc. etc. Casimir Périer

 

 

En 1898 l’édition complète de l’extrait des radotages, est paru dans « La Revue hebdomadaire : romans, histoire, voyages. 1898-03 ». Pierre CALMETTES resitue le témoignage de Mme de Maromme : Casimir Périer, à qui ces souvenirs furent confiés pour être publiés (…), ne put se résigner à transcrire en leur improvisation rapide et vibrante les pages de Mme de Maromme. Tout en annonçant qu'il ne s'était pas permis de changer un seul mot, il a si bien travesti le style et supprimé les nombreux passages de récit familier, il a si bien altéré, tronqué, défiguré, que le texte de Mme de Maromme, réduit de plus de moitié et trahi dans sa verve et sa saveur, nous a paru conserver une valeur presque totale d'inédit. Il rappelle par son tour vif et son charme sans apprêt la façon des conteurs du dix-huitième siècle, dont l'art alerte est aujourd'hui perdu.

De son passage à Hautot-sur-Seine il reste une anecdote rapportée par Alain Gaudefroy-Demombynes, son successeur dans la maison de campagne. Mme de Maromme n’étant pas aristocrate, était à Hautot appelée par dérision « La Baronne ».

L’enquête de Fernande OBSELIN :

Il reste les écrits de Madame de Maromme rassemblés dans ses « Radotages ». On y trouve une dizaine de références d’Hautot-sur-Seine aux alentours de 1850. En 1976 suite à un projet de biographie sur Armande LOYER, Fernande OBSELIN qui fait alors office d’historienne locale mène pour les auteurs l’enquête sur toutes ces références à Hautot-sur-Seine.

Mme Fernande Obselin à Hautot-sur-Seine le 17/02/1976 : Chers Monsieur et Madame, Votre lettre du 8 m’est bien parvenue le 10 courant et je vous en remercie beaucoup. Je viens de me passionner pour votre « héroïne », Armande LOYER, épouse Trugard de Maromme ! qui fut Hautotaise !

LE DONJON

FO : Hier soir, j’étais dans la propriété G.D. (ex Barré) essayant de savoir auprès des gardiens quand serait le retour de cette famille : il est probable pour Pâques 77 !! J’ai regardé le domaine : pas vu de trace d’un « donjon ». J’ai remarqué un arbre curieux framboisier ; le fût est tout courbé, tout éclaté, et il a des feuilles magnifiques et donne des fruits (j’ai pu goûter une tardive framboise rouge) ; il faut une échelle pour les cueillir par grande quantité ; il est dit qu’il aurait bien 300 ans. Mme T. de M. l’a-t-elle connu ?

En sortant de la propriété, on descend vers la place de la Mairie, au beau milieu du paysage, on aperçoit le donjon du château Robert le Diable.

C’était avant la reconstitution du château, pendant la guerre de 1870-1871 on s’y est battu.

LA BARQUE A ZACHARIE

FO : Je n’ai jamais entendu cette désignation par ma grand-mère ni mon père.

Après le rétablissement d’un débarcadère à Hautot-sur-Seine en 1845, le passeur (ou passager) se nomme Zacharie LEMIRE (1784-1860) qui figure au recensement de 1851.

LE MARIAGE DU FILS DU JARDINIER

FO : Mme de Maromme dit : « le fils de mon jardinier, épouse une fille de 23 ans qui a été servante chez mon voisin Barré … Au sujet du nom de Amette ou Hamette (…) Le 2 février 1849, on lit : Hamette Jean ; Emile était sans doute le fis de ce Jean ? pour lequel, à son mariage, « un violon violonnait dans la cour de la ferme ».

Il s’agit du mariage célébré le 6 septembre 1851 entre Emile HAMETTE (né à Hautot-sur-Seine le 11/07/1830, fils de Jean Pierre Athanase HAMETTE jardinier) et Albertine TAUPIN (02/04/1829 - 31/03/1884). Les époux s’installent à Mantes-la-Ville où Emile est employé au chemin de fer de l'Ouest, où naissent leurs trois enfants.

MON VOISIN BARRÉ

Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pascal Barré, propriétaire vivant de son revenu, âgé de 78 ans, vit avec sa femme Désirée Gaillon âgée de 68 ans et une domestique. Il est médaillé de Sainte-Hélène en 1857. Il a fait la campagne d’Egypte. Il décède le 09/04/1859 en son domicile rue Socrate à Rouen. Une annonce parue dans le Journal de Rouen du 18 mars 1823 décrit une maison lui appartenant à Hautot :

A louer présentement un JARDIN et une MAISON nouvellement réédifiée et décorée, situés à Hautot-sur-Seine, entre le Val-de-la-Haie et Sahurs. La Maison est composée, au rez-de-chaussée, d’un caveau, d’une cuisine et d’une salle, le tout de plain-pied ; dans la salle sont un alcôve et des armoires, et dessous une belle cave. Au premier étage, trois chambres, dont une à feu, avec quatre cabinets, dont un de toilette. Au second, un grenier. Le Jardin, entouré de murs, a 70 pieds de large sur 116 pieds de long ; il est garni d’espaliers, contre-espaliers, quenouilles et arbres à haut vent, de bon rapport ; à l’extrémité duquel il existe un cabinet d’aisance et un puits qui donne de très-bonne eau. On peut s’y rendre tous les jours par le bateau de Bouille, en débarquant au passage de la ci-devant Commanderie ; outre cela, il y a un bateau du pays qui part quatre fois par semaine. S’adresser, pour voir le tout et en traiter, à M. Pascal BARRÉ, audit Hautot. 

Conseil Municipal du 26 mars 1854 : M. le Maire donne lecture d’une lettre adressée au Conseil municipal de Hautot par Madame de Maromme ; cette dame offre pour les pauvres de cette commune une somme de cent francs qui lui a été donnée par M. Barré fils pour la dédommager de l’arrachage d’un pêcher qui existait sur le terrain dont elle jouit à titre de bail. Le Conseil remercie Madame de Maromme de cet offrande ; et il désigne M. le Maire et MM. Lemoine et Séréville pour remplir les intentions de Madame de Maromme.

LE COLONEL DE BOURBEL

FO : « Un de ses voisins, le colonel de Bourbel » ; voilà qui ajoute à la noblesse de petit village … et serait un moyen de repère pour fixer exactement la demeure de Mme de Maromme MAIS pour l’un et l’autre, il fait l’aide des occupants actuels de ces demeures.

Louis Auguste de Bourbel de Montpinçon est un colonel français, médaillé de Sainte Hélène et vétéran de la campagne d’Egypte. Né le 27 décembre 1774 à Dieppe, célibataire, son décès à Rouen le 8 février 1858 est déclaré par Henri Arnois de Captot (1817-1886) cousin du défunt et petit neveu de Mme Trugard de Maromme. Il s’agit d’un familier. Sa tombe se trouve au Cimetière Monumental de Rouen.

AUTRES

Fernande Obselin cite également le Comte de Bailleul décédé en 1848 et Pierre de Séréville ainsi que « l’auberge de la Poule » (Auberge située rue Beauvoisine) et le « débarcadère » des bateaux.

LA FAMILLE JUIN/TRUGARD DE MAROMME A HAUTOT-SUR-SEINE

Une biographie de Madame Loyer de Maromme est parue dans la revue « Des chercheurs et curieux » du 28 février 1913. Elle se base sur les archives de la Ville de Rouen. On y trouve mention, en 1794, des biens de son époux à Hautot-sur-Seine.

Regards d’octobre 2017 : La chapelle des Farceaux à Hautot-sur-Seine

(…) Attenant au bâtiment principal, un petit bâtiment, avec des soubassements en silex, des murs en torchis recouverts d’un enduit peint en ocre, des fenêtres en style gothique flamboyant, une porte entourée de baies de même style et portant une ferrure représentant 2 fleurs de lys au-dessus et 3 glands au-dessous : la chapelle que tout château se devait d’avoir à proximité. Le toit malheureusement n’est pas d’origine ; il fut détruit par une grosse branche d’arbre il y a une cinquantaine d’années. Ce petit bâtiment a été restauré et sert pour le moment d’atelier, avec un grand établi, rempli d’outils. Les recherches sur le domaine n’ont pas encore permis de savoir à qui a été dédiée la chapelle. Hubert FINOT

Chapelle des Farceaux : oratoire est le terme le plus approprié pour un petit édifice consacré à la prière personnelle.

2 fleurs de lys au-dessus et 3 glands au-dessous : possibles armoiries du seigneur de Maromme.

Son époux Jean-Claude Trugard de Maromme (fils) meurt à Rouen, à son domicilie du 62 rue Beauvoisine, le 30 novembre 1840 à l’âge de 75 ans. Son décès est déclaré par MM. Arnois de Captot, ses petits-neveux. C’est à Hautot-sur-Seine, que, peu après la mort de son mari, elle écrivit au moins en partie, les Radotages. Veuve, elle reçoit beaucoup, écrit des romans et laisse une correspondance qui mériterait d’être publiée. En 1842 c’est l’auteur dans la revue « L’Artiste » de trois articles sur Félicie de Fauveau, petite-fille de Madame de la Pierre, châtelaine d’Hautot-sur-Seine.

C’est probablement après la vente de 1820 que la maison d’Hautot-sur-Seine a fait l’objet d’aménagements de style « troubadour » par la création de portes et de nouvelles fenêtres à l’étage avec un entourage en pierre « jaune ». Le style troubadour est un mouvement artistique émergeant sous la Restauration française, tendant à réinventer et s'approprier par les différents arts, une atmosphère idéalisée du Moyen Âge et de la Renaissance. Ce style correspond bien aux idées de Mme de Maromme : « Légitimiste ardente, passionnée jusqu'à perdre, lorsqu'il était question de politique, la liberté de son jugement, sans jamais perdre sa gaîté, elle en était restée à 1788. C'est tout au plus si elle reconnaissait la restauration ; pour elle, la monarchie de 1830 n'avait pas existé. »

Le 15 avril 1820, Jean-Claude Trugard de Maromme (fils) et son épouse Anne-Armande Loyer vendent leur maison de la rue Malpalu à Pierre Le Verdier 16 000 Francs payés comptant et une rente viagère et annuelle de 1 800 francs sur la double tête des vendeurs. Leur fils Achille Toussaint Trugard décède le 4 mai 1812 à l’âge de 13 ans.

 

Journal de Rouen des 27 mars 1811 & 11 avril 1811 : A louer présentement, ou pour Pâques prochain, une maison et un jardin, sis à Hautot-sur-Seine, proche la Commanderie, entre le Val-de-la-Haye et Sahurs, dans la plus belle position du pays. La maison est agréablement située : on a la vue de la Seine de tous les appartements. Elle consiste en une belle cuisine avec ses fourneaux, un four et une pierre à laver la vaisselle, un vestibule qui conduit à une salle lambrissée, avec buffet et armoires ; une cave, un caveau et bûcher ; au premier étage, quatre chambres, dont deux à feu, et un cabinet, les chambres tapissées en papier ; au second étage, quatre chambres et deux greniers. Le jardin est garni d’escaliers et de contre-espaliers en plein rapport : il y a une terrasse garnie de tilleuls, et un petit jardin fleuriste au-dessous. S’adresser, pour les voir, sur les lieux, à M. Dumesnil, cultivateur, qui en a les clefs : et, pour traiter, à M. Legriel, rue des Charrettes, n°53.

 

Journal de Rouen du 10 mars 1808 : Maison à louer

A louer présentement, pour une ou plusieurs années, un pavillon et jardin, sis à Hautot, entre les paroisses de Sahurs et du Val-de-la-Haye. La maison est commodément distribuée, située à mi-côte ; de tous les appartements on jouit d’un point de vue agréable, et dont la rivière fait partie. Devant cette maison règnent une longue terrasse et cour d’honneur plantées de tilleuls. Le jardin est planté d’arbres fruitiers en plein rapport. Le locataire aura la jouissance, pour la promenade, de 2 grandes masures et d’un petit bois qui dépendent de la propriété. S’adresser, pour voir le tout, à M. Dumesnil, fermier à Hautot ; et, pour en traiter, à M. Trugard-de-Maromme, rue Beauvoisine, n°10, ou à M. Langlois, rue des Bonnetiers, n°26.

 

Journal de Rouen du 30 juin 1805 : Rouen Tribunal de première instance

MM. LECARBONNIER et TRUGARD DE MAROMME ont été installés avant-hier, en qualité de juges suppléants, au tribunal de première instance, les trois section étant réunies, d’après la réquisition de M. le procureur général impérial. Ils avaient prêté serment à la cour d’appel le 5 de ce mois.

 

En 1805, Trugard de Maromme (fils) est juge suppléant au Tribunal de première instance de Rouen. Jean-Claude Trugard de Maromme (fils), veuf de Flore Ferrand, se marie avec Anne-Armande Rosalie Loyer le 26 février 1798 à Rouen.

Extrait de l’article du 28 février 1913 : Pendant la Révolution, par ordre du Comité de surveillance de Rouen, les scellés furent mis à son domicile, rue Malpalu, 89, le 4 prairial an II ; comme suspect d'incivisme et d'aristocratie, il fut détenu à Saint-Yon, jusqu‘au 18 brumaire an III. Vers le 6 thermidor an II, il demandait la levée des scellés, affirmant qu'il s'était toujours montré très-bon républicain. Ils furent levés le 11 thermidor. Il déclare à cette époque qu'il a un enfant et que sa femme est prête d'accoucher. Ses biens sont à Hautot-sur-Seine, district de Rouen.

Journal de Normandie et de Rouen des 21 mars 1789 & 4 avril 1789 : Offices et Charges à vendre. Office de Lieutenant-Général de Police au Bailliage, Ville & Vicomté de Rouen. S’ad. A M. Trugard de Maromme, rue Malpalu ; ou à M. Colonge, Notaire, rue S. Lo, près la première Présidence.

Jean-Claude TRUGARD de MAROMME (père) est décédé à Rouen le 17 janvier 1789 à l’âge de 66 ans. Annonce publiée dans le Journal de Normandie et de Rouen du 24 janvier 1789.

Inhumation de Trugard de Maromme : M. Lormier donne lecture, sous la date du 20 janvier 1789, de l’acte d'inhumation de messire Jean-Claude Trugard, seigneur et patron du Grand et Petit-Maromme, lieutenant-général de police au bailliage, ville et vicomté de Rouen, époux de Mme Catherine-Henriette Lefebvre, âgé d'environ soixante-six ans, demeurant rue Malpalu, décédé d'hier, muni des sacrements. Il fut inhumé en notre nouveau cimetière, dit de Martainville, par M. Blanquet, prêtre, bachelier en théologie, curé de cette paroisse (S.-Maclou), doyen de la Chrétienté, soussigné, en présence de messire Jean-Claude Trugard de Maromme, officier des canonniers, son fils, et de messire Nicolas-Guillaume Arnois, écuyer, seigneur de Vitamval-Captot, conseiller au Parlement de Rouen, son gendre, demeurant ditte rue et paroisse. La copie de l'acte est collationnée par Patin, vicaire, le 27 juin 1792, année 4ème de la liberté.

C’est le cinquième lieutenant-général de police au baillage de Rouen. Cet office a été créé par l’édit de novembre 1699 :

1699 - 1714 Pierre Le Pesant de Boisguilbert (1646-1714)

1715 - 1730 François de Houppeville de Sémilly (1646-1730)

1731 - 1748 Jacques Baillard de Nainville

1748 - 1758 Jacques-Adrien Varnier (également vicomte de l’Eau de 1725 à 1758)

1758 - 1789 Jean-Claude Trugard (1722-1789)

Journal de Normandie des 5 et 9 mars 1785 : A LOUER, FIEFFER par bail emphytéotique, ou à DONNER A VIE, une MAISON DE CAMPAGNE, dont la position est très agréable ; consistante en un Pavillon, terrasse, jardin, bas jardin & contre-espaliers, avec le bosquet y joint ; le tout sis paroisse de Hautot, sur Seine & près la Commanderie de Sainte Waubourg. S’adresser, pour la voir, au sieur Pierre Dumesnil, Fermier ; & pour en traiter, à l’Hôtel de M. le Lieutenant-Général de Police, rue Beauvoisine.

Le fermier Pierre Dumesnil (1733 - 1787) et Geneviève Chouard (vers 1726 - 1786), se sont mariés au Val de la Haye le 27/11/1764. Ce sont les parents d’Adrien Dumesnil, maire d’Hautot-sur-Seine de 1806 à 1808. 

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 2 juillet 1784 : A louer présentement une Maison de campagne très logeable, avec cour, jardin & la facilité de se promener dans un bosquet, dans la position la plus agréable, près les bois de la Commanderie de Ste Waubourg ; S’ad., pour voir le tout, au Sieur Pierre Duménil, Laboureur & Fermier, Paroisse de Hautot-sur-Seine, & pour louer, à l’Hôtel de M. le Lieutenant-Général de Police, rue Beauvoisine.

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 19 mars 1784 : A louer présentement une jolie Maison de Campagne, dont la position est des plus agréable, près la Commanderie de Ste Vaubourg, avec jardin & bosquet. S’ad. Chez M. le Lieutenant-Général de Police, rue Beauvoisine.

La maison de campagne de Madame de Maromme à Hautot-sur-Seine

Acte de décès de M. C. F. GAILLON le 28/10/1783 à Rouen (paroisse de Saint Martin du Pont) : Le mardi vingt huitième jour du mois d’octobre mil sept cent quatre-vingt-trois le corps de madame Marguerite Charles Françoise GAILLON veuve de Mr JUIN négociant ancien trésorier de St Maclou âgée de vingt-neuf ans onze mois, décédée de ce jour munie des sacrements de l’église a été inhumé dans le cimetière du Mont Gargan faubourg de Martainville par Mr François Xavier LEBLANC prêtre curé chanoine de St Candé Levieux, présence de Mr Louis Charles GAILLON marchand rue du bac paroisse St Candé Levieux frère de ladite et de Mr Charles AMIOT et autres parents et amis soussignés

 

Le 25 mai 1777 Charlotte Françoise GAILLON épouse, depuis le 23 février 1773, de Jean Armand Frédéric JUIN bourgeois de Rouen de la paroisse de Saint-Maclou est, à Hautot-sur-Seine, la marraine de Jean-Baptiste Charles Nicolas Armand DUMESNIL fils de Pierre DUMESNIL laboureur.

Jacques Gardin, fermier du domaine âgé de 64 ans environ, est inhumé le 01/09/1773 à Hautot-sur-Seine. Son épouse Marie Anne Férey l’avait précédée le 29/05/1773 à l’âge de 72 ans environ. Ils s’étaient mariés à Orival le 05/05/1733. Leur fille Marie Catherine est inhumée à Hautot le 23/03/1755 à l’âge de 5 ans. Leurs filles Marie Elisabeth et Marie Charlotte se marient à Hautot-sur-Seine les 17/09/1764 et 06/01/1766.

 

Inhumation de Dame Marie Jeanne JUIN à Rouen (Saint-Martin-du-Pont) le 21/06/1771 : Le vendredi vingt-unième jour de juin mil sept cent soixante-onze, le corps de Dame Marie Jeanne JUIN, veuve de Mr Jean Claude TRUGARD, marchand et ancien trésorier de cette paroisse, y demeurant rue Grand Pont, décédée d’hier, âgée de soixante-seize ans et neuf mois, a été à la prière de Me le curé de cette paroisse, inhumée dans l’église par Mr Nicolas LE GROS, prêtre, licencié ès lois, curé de Sainte Croix Saint Ouen, présence de Mr Jean Claude TRUGARD son fils, lieutenant général de police au baillage ville et vicomté de Rouen, seigneur et patron de la paroisse de Saint Martin de Maromme, demeurant rue Beauvoisine susdite paroisse de Sainte Croix et de Mr Jean Armand Frédéric JUIN, son neveu, bourgeois de cette ville, y demeurant rue Malpalu, paroisse de St Maclou, lesquels ont signé.

 

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 12 avril 1765 : Mercredi soir, Madame Trugard épouse de M. le Lieutenant Général de Police, est accouchée heureusement d’un garçon, qui a été baptisé hier au soir.

 

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 23 novembre 1764 : Ferme à louer

A louer pour la S. Michel prochain, une ferme sise à S. Antonin de Hautot-sur-Seine, près la Commanderie de Sainte Vaubourg, à trois lieues de Rouen ; elle consiste en trois acres de masure & plant, une & demie de prairie, cinq de terre labourable, deux de bois-taillis, avec les bâtiments nécessaires au fermier. S’adresser au Bureau d’Avis.

Le 12 août 1763 Jean-Claude Trugard, achète le fief de Maromme à l'Hôtel-Dieu de la Madeleine de Rouen. Il en acquitte le droit de franc-fief au cours de sa vie, il lui est permis d'ajouter à son nom roturier, celui de sa terre de Maromme.

Le changement de son nom s'observe en septembre 1765, sur l'hebdomadaire local, qui parait désormais avec la modification de la formule : « par privilège du Roi, et autorisation de M. le Lieutenant de Police, Trugard de Maromme ».

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 24 décembre 1762 : Ferme à louer

Ferme à louer pour la Saint Michel mil sept cent soixante trois, située à Hautot-sur-Seine, près la Bouille occupée ci-devant par le nommé Gardin, consistant en une Maison & autres bâtiments ; Masures contenant deux acres une vergée, une acre de pré & quatre de terre labourable. S’adresse à M. Juin, au bas du Mont-Saint-Denis, rue des Petits-Moulins, près la Halle à Blé, à Rouen.

M. Juin est la mère de Jean-Claude Trugard et la rue des Petits-Moulins est l’adresse apparaissant dans son acte de mariage de 1720. En 1960 est paru une étude de M.A. Dubuc, Président de la Société libre d’Emulation de la Seine-Maritime sur Trugard de Maromme, dernier lieutenant de Police de Rouen, d’une vingtaine de page, avec un tableau sur les acquisitions foncières faites de 1733 à 1781, où la propriété d’Hautot-sur-Seine n’apparait pas. Il possède des terres à Maromme et a des résidences à La Vaupalière et aux Authieux.

Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie du 25 juin 1762 : avis divers

Monsieur Trugard, pourvu par la Roi de l’Office de Conseiller du Roi, Lieutenant Général de Police au Baillage de Rouen, y a pris Séance en cette qualité, le dix-huit de ce mois, & y a été installé par M. de Saint Just, Doyen de la Cour du Parlement.

La description du site figurant dans les annonces de 1762 et 1764 correspond bien à l’extrait du plan des environs de Rouen de 1716, où l’on voit un bâtiment en haut du côteaux et trois bâtiments en dessous des côteaux. Un enclos est dessiné autour la ferme.

La description de l’annonce de 1785, correspond au cadastre napoléonien, avec en haut du côteau la maison de plaisance et 4 autres petits bâtiments, en limite de l’enclos. On peut en conclure une construction du nouvel ensemble autour de 1770, en remplacement et à côté d’un grand bâtiment agricole. Deux indices vont dans ce cens. Le baptême de 1777 indique une proximité de vie entre le bourgeois JUIN et le laboureur DUMESNIL. Les pierres de Caumont utilisées pour la maison de plaisance sont sciées et calibrées, ce qui correspond à une production de type industriel de cette époque. Cette reconstruction n’infirme donc pas la thèse de l’ancienneté du site.

Au XVIIème siècle, le domaine appartient à une famille protestante du Pont-Audemer les AUBER/LAMAZURE ; Gille AUBER, Ecuyer, Sieur de Farceaux, ayant donné son nom au lieudit.

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 08:59

Dans le parc du château d’Hautot-Sur-Seine, l'inondation de la Seine de 1740 est signalée par un marqueur de crue. La crue de la Seine de 1740-1741 est par son ampleur la troisième après celles de 1658 et de 1910.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1740-1741 : l’Archevêque de Rouen

Dans le rude hiver de 1740 à 1741, quand la Seine déborda, inonda la ville et réduisit à l'extrémité des milliers d'habitants (20,000, dit-on), réfugiés sur les toits des maisons, l'archevêque ouvrit soir palais, multiplia les secours, et versa par centaines de mille francs dans le sein des victimes du fléau. Ses propres appartements servirent d'hôpital, et il se fit un honneur de soigner lui-même les pauvres qu'on y établit.

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes (1690-1759) est Archevêque de Rouen Primat de Normandie de 1733 à 1759. Il est créé cardinal-prêtre lors du consistoire du 5 avril 1756 tenu par le pape Benoît XIV.

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Mémoires de l’Académie des Sciences : Duhamel « Observations botanico-météorologiques 1741 »

La neige est présente sur une bonne partie du bassin de la Seine dès le début du mois d’octobre 1740. Le redoux s’installe début novembre, accompagné de pluies régulières et soutenues. « Le vent a été très violent variant entre le NO et le SO ; les pluies presque continuelles, venaient avec autant d’abondance que les orages d’été ; ce temps a duré jusqu’au 20 décembre, que le vent s’étant porté au nord, il est venu de la gelée et il est tombé un peu de neige le jour de Noël ; il tomba le matin une pluie qui occasionna un si grand verglas, qu’on ne pouvait se soutenir ; mais le lendemain le vent étant tourné au Midi, il tomba, ainsi que les jours suivants, une quantité prodigieuse d’eau poussée par un vent très violent »

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de la crue de 1740, intitulé « Mur d’enceinte du château d’Hautot sur Seine » est recensé sur le site dédié :

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine
Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Inondation de 1970 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de l'inondation de 1740 à Hautot-sur-Seine

Le marqueur de la chapelle Sainte Catherine de Grammont à Rouen : 

Un marqueur de l’inondation de 1740 se trouve à Rouen sur le mur Nord-Ouest de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont. A l’époque, il s’agit de la chapelle Notre-Dame-du-Parc du prieuré de Grandmont. Le Prieuré appartient alors aux Jésuites. Après leur expulsion en 1770, la chapelle du Prieuré est transformée en poudrière, la plupart de ses ouvertures sont alors murées. La chapelle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1936. Propriété de la Ville de Rouen, elle a pris le vocable de la chapelle Sainte-Catherine de Grammont avec une messe célébrée le 25 janvier 1970.
 

Le marqueur de la rue de Charonne à Paris :

A Paris le maximum de la crue fut atteint le 26 décembre 1740. Le marqueur du n°28 de la rue de Charonne indique un niveau bien au-dessus de celui de la crue de 1910.

LE 26 Xbre 1740 LA POINTE DE LA RIVIERRE EST VENU VIS-A-VIS CETTE PIERRE

La pierre est visible à gauche du porche de l’hôpital des Quinze-Vingt, elle a été gravée par Tomas Bouquet, un supposé citadin choqué par l’évènement au point de le figer dans la pierre. 
 

Le marqueur de Quenneport :

Au hameau de Quenneport de la commune du Val-de-la-Haye, en 1879 dans sa géographie de la Seine-Inférieure, l'abbé Tougard signale un pilier indiquant la hauteur d'eau en 1740. Cette hauteur surpasse de 1 m 50 le quai de l'époque et par conséquent le niveau des plus hautes eaux.

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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 08:24

Hautot s’écrivait dans les registres des baptêmes, mariages et sépultures Hautot, Hotot ou Hottot.

Les curés successifs de la paroisse Saint-Antonin d’Hautot-sur-Seine choisissent, au cours de leur ministère soit Hottot, soit Hotot ou soit Hautot. Il s’agit d’une forme altérée de Hotot.

Le nom de Hotot est un composé anglo-scandinave de hōh topt.

L'appellatif anglo-saxon (ou vieil anglais) hōh signifie « escarpement rocheux, terrain en pente, rivage ». L'ancien scandinave (ou norrois) topt, toft désigne à l’origine un terrain destiné à une habitation, puis ce même terrain avec l’habitation soit « emplacement bâti, ferme ».

L’ancien bâti d’Hautot-sur-Seine se trouve au lieu-dit « Le Village » le long d’une ligne de puits situés de part et d’autre de l’actuelle rue Saint Antonin, surplombant la Seine.

Hautot s’écrit sans accent circonflexe.

Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot
Porter le nom d’Hautot

On recense huit villages portant le nom anglo-scandinave de Hotot en Normandie et au Lincolnshire :

Hotot-en-Auge (Huldestot) dans le Calvados avec son église Saint-Georges

Hautot-l’Auvray (Hotot Alverici) en Seine-Maritime avec son église Saint Martin

Hautot-le-Vatois (Hotot le Wasteis) en Seine-Maritime avec son église Notre-Dame

Hottot-les-Bagues dans le Calvados avec son église Notre Dame de l’Assomption

Hautot-sur-Mer (Hotot juxta Dieppam) en Seine-Maritime avec son église Saint Rémy

Hautot-sur-Seine (Hotot supra Secanam) en Seine-Maritime avec son église Saint-Antonin

Hautot-Saint-Sulpice (Sancti Suplicii de Hotot) en Seine-Maritime avec son église Saint Sulpice

Huttoft dans le Lincolnshire en Angleterre avec son église Sainte Margarèthe

Hautot-sur-Mer absorbe en 1822 les communes d’Appeville-le-Petit et de Pourville. Hotot-en-Auge absorbe en 1973 les communes de Brocottes et du Ham. Hottot-les-Bagues s'associe de 1973 à 1982 à Longraye pour former la commune d'Hottot-Longraye.

Un voilier trois-mâts portant le nom de HAUTOT a été construit pour le compte de la Compagnie Rouennaise de Transports maritimes. Il a été mis à l’eau en septembre 1900. Il disparait en 1906 à son retour de Nouvelle-Calédonie chargé de nickel. Cette année-là les glaces sont remontées jusqu’au 44° sud.

Le patronyme Hautot s’est rependu à partir du pays de Caux. Il a été popularisé par Guy de Maupassant (1850-1893) dans « Hautot Père et Fils » nouvelle parue en 1889.

Georges Hautot (1887-1963) est un dessinateur illustrateur.

Porter le nom d’Hautot

Les garages Hautot de Normandie

Paris Normandie du 23/02/2022 : « Quique ch’est-i ? », le langage cauchois expliqué : Hautot, garage et village

Nous avons trouvé trois garages Hautot en Seine-Maritime, dont deux en Pays de Caux. L’un, Vincent Hautot, se trouve à Fontaine-le-Dun, l’autre, Hautot Jean et Fils, à Yvetot et le troisième, Philippe Hautot, à Orival, à l’entrée d’Elbeuf. Il n’y a qu’en Normandie que l’on peut trouver des garages Hautot (entendez le jeu de mot avec garage auto !) car Hautot est un patronyme spécifiquement normand qui veut dire village sur la hauteur ; du scandinave topt (ou toft), terrain bâti puis ferme et ses dépendances, précédé de l’anglo-saxon hoh ou du scandinave haugr, hauteur. D’ailleurs seules cinq communes de Seine-Maritime possèdent ce nom : Hautot-l’Auvray, Hautot-le-Vatois, Hautot-Saint-Sulpice, Hautot-sur-Mer et Hautot-sur-Seine, et toutes en Pays de Caux ou en lisière. Bénoni Lapouque

Porter le nom d’Hautot

Le « Blanc de Hotot » est une race de lapin domestique originaire de Normandie, autour d'Hotot-en-Auge, qui se caractérise par sa coloration blanche avec l'œil cerclé de noir. De taille moyenne, cette race est issue de la sélection du lapin géant papillon français en vue d'obtenir des sujets les plus blancs possibles.

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 08:12

Félicie de Fauveau meurt à Florence le 12 décembre 1886, à l'âge de 85 ans. Elle est enterrée au cimetière San Felice A Ema. Expatriée à Florence après 1832, Félicie de Fauveau, première femme sculpteur à vivre de son art., réalisa une œuvre sculptée considérable s'inspirant de l’art et de la spiritualité du Moyen-âge.

Labeur Honneur Douleur - 1881 - Félicie de Fauveau

Dans le n°35 de la Gazette des beaux-arts de 1887, parait l’article « Mademoiselle de Fauveau », signé du Baron Charles de Coubertin (1822-1908). Charles Louis de Frédy, baron de Coubertin (1822-1908) est un peintre d’art religieux français du XIXe siècle. En 1865 il reçoit la Légion d'honneur pour son œuvre.

L'ange musicien, sculpture de Félicie de Fauveau

Profondément catholique et monarchiste, il a connu la sculptrice à l’occasion de la réalisation de « l’ange musicien » qui aurait été commandé pour la naissance de son fils Pierre en 1863. Cette statue se trouve au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Photographies d’Hippolyte de Fauveau (1804-1887) et de Félicie de Fauveau (1801-1886)

Dans l’article de 1887 de Pierre de Coubertin, on trouve deux références à sa grand-mère d’Hautot-sur-Seine :

Extrait n°1 : (…) la vie continua exiguë et douloureuse jusqu'au jour où la grand'mère étant morte, Melle de Fauveau recueillit dans sa succession la part qu'on ne pouvait pas lui ravir (1). Une seule fois Félicie avait remis en secret, le pied en France, pour aller demander pardon à sa grand'mère de ce qu’elle était bien contente d’avoir fait (2). Cette démarche lui coûtait, car elle avait fait vœu de ne rentrer qu'avec les Bourbons mais elle ne voulait pas laisser se prolonger ce mécontentement de son aïeule sans chercher à l'adoucir par un acte de respect filial.

(1) Marie Archange Palyart, veuve Delapierre, est décédée le 4 octobre 1850 à Hautot-sur-Seine à l’âge de 95 ans et 8 mois. Sa tombe se trouve dans le chœur de la chapelle d’Hautot-sur-Seine. En héritant, Félicie de Fauveau, son frère et sa mère sortent de la précarité financière. En 1852, cela permit d’acheter la maison de la Via dei Serragli où Félicie dispose de grands ateliers au rez-de-chaussée et d’un salon meublé de triptyques et de bas-reliefs.

(2) Emmanuel de Waresquiel : Félicie de Fauveau Portait d’une artiste romantique

Contumace, elle ne remettra les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842, pour un court séjour à Ussé chez son amie Félicie de La Rochejaquelin, puis à nouveau après la chute du régime de Juillet.

L’autre raison de ce retour en France est le mariage arrangé de sa sœur Emma le 17 octobre 1842.

Extrait n°2 : Le reste de la famille, bien que légitimiste, était loin d'égaler l'ardeur des sentiments de M. et de Mme de Fauveau. La grand'mère maternelle, Mme de La Pierre, qui vivait en Normandie dans sa terre de Hautot près de Sahurs, sur le bord de la Seine, parait même avoir fortement blâmé les tendances indépendantes et artistiques de sa petite-fille. Elle aurait voulu la marier, en faire une bonne mère de famille ; mais la jeune fille bondissait à cette idée, protestant qu'elle n'était pas née pour cet état et qu'elle était trop honnête pour accepter de l'affection d'un homme ce qu'elle n'était pas capable de lui rendre. Son éloignement pour l'état religieux étant tout aussi vif, Mme de Fauveau vit dans les dispositions de sa fille pour les arts un moyen d'occuper son imagination, de lui créer une vie suivant ses goûts, et elle l'encouragea dans cette voie, d'autant plus que, douée d'un sens artistique éminent, elle commençait à peindre le pastel et à modeler quelques cires qui avaient attiré l'attention.

L’atelier de Félicie de Fauveau à Florence en 1862

En 1841, Emma de Fauveau (rentière) figure dans le recensement comme résidente à Hautot-sur-Seine, la sœur de Félicie habite chez sa grand-mère, la châtelaine Madame Delapierre.

La grand-mère maternelle cherche et trouve un époux pour sa petite fille et fait également la promotion de son autre petite fille, Félicie de Fauveau, en élaborant avec une autre résidente de Hautot-sur-Seine, une série de trois articles parus dans « L’Artiste » journal de la littérature et des beaux arts. Ces trois articles précèdent le mariage d’Emma. Il s’agit d’une campagne de promotion en faveur de Félicie de Fauveau.

L’auteur de ces articles est Madame Trugard de Maromme (1773-1860), qui a sa maison de campagne à Hautot-sur-Seine, l’actuel manoir des Farceaux.

Lettre adressée à Félicie de Fauveau Via delle fornaci à Florence

Emmanuel de Waresquiel indique dans son essai de 2010 sur Félicie de Fauveau que celle-ci ne remet les pieds dans son pays qu’à l’automne de 1842 pour un court séjour.

Françoise Emma de Fauveau, âgée de 33 ans, épouse Annibal Scipion Le Masson, veuf âgé de 40 ans à Hautot-sur-Seine le 17 octobre 1842. Le consentement de sa mère est joint par écrit. Sa sœur Félicie était sans doute présente, cela reste à confirmer. Il existe dans le fonds Félicie de Fauveau versé aux archives nationales en 2014 (723AP/1), une lettre du 22 octobre 1842 adressée par Félicie cinq jours après le mariage, à la Comtesse de La Rochejaquelein, château d'Ussé, renvoyée au château de Landebaudière, qu’il serait intéressant à lire. Ce mariage semble être le motif du séjour de Félicie de Fauveau.

Souvenirs de Félicie de Fauveau photographiés à Genève chez les Bautte de Fauveau

La majeure partie du fonds Félicie de Fauveau est constituée par l'abondante correspondance échangée avec Félicie de Duras, comtesse de La Rochejaquelein, jusqu'à la mort de cette dernière en 1883.

Le portrait de Félicie de Fauveau devant le Saint Georges de Lord Egerton par Félicité date lui aussi de 1842, il est dans la veine des trois articles publiés dans L’Artiste. C’est un autre indice d’une campagne de promotion des talents de sculpteur de Félicie de Fauveau.

Portraitiste de Marseille, sans biographie disponible, Félicité Beaudin (17/10/1797 - 27/02/1879)  est également l’auteur en 1842 d’un portrait de Maria Antonia de Bourbon-Siciles épouse du grand-duc Léopold II de Toscane.

L’Artiste publie en 1842 trois articles successifs :

Extrait de l’article 1 : Paris (avant 1832)

Sa mère, femme spirituelle et distinguée, peint avec un talent remarquable d’amateur et cultive la musiqua avec un égal succès.

Extrait de l’article 2 : La Vendée (1832)

Mlle de Fauveau a un frère, bon et excellent jeune homme, qui n’avait pas alors toute l’ardeur royaliste de sa sœur. Petit-fils, par sa mère, d’un ancien administrateur des douanes, M. Hippolyte de Fauveau avait dans cette régie des droits acquis, et on lui avait donné dans les bureaux de Paris une position modeste, mais qui devait s’améliorer avec le temps. D’un caractère doux et paisible, il se bornait à remplir exactement ses devoirs d’employé et à faire avec ponctualité son service de la garde nationale. (…) Il demanda un congé de quine jours pour aller voir des parents en Normandie ; ce congé lui fut accordé. Notre jeune homme se rendit en effet aux environs de Rouen, d’où il s’échappa, et alla rejoindre Mme de la Roche-Jacquelein et sa sœur.

Extrait de l’article 3 : Florence (depuis 1832)

A notre avis, l’erreur de Mlle de Fauveau a peut-être été de ne pas comprendre qu’elle pouvait vivre au milieu de nous en gardant ses convictions, et qu’elle les aurait compromises qu’en appliquant son talent à de sujets en désaccord avec sa conscience et ses idées.

Il s’agit sans doute de l’avis de Mesdames Delapierre et Trugard de Maromme sur Félicie de Fauveau.

Félicie de Fauveau et sa grand-mère d’Hautot-sur-Seine

La famille de Félicie de Fauveau

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