Code rural L 161 1 : « Les chemins ruraux sont les chemins, appartenant aux communes, affectés à l’usage du public, qui n’ont pas été classés comme voie communale. Ils font partie du domaine privé de la commune ».
L’aliénation est possible s’ils cessent d’être affectés à l’usage du public. Il n’y a pas d’obligation légale d’entretien mais la commune peut être responsable de sinistres liés à la sécurité des usagers. Ils sont prescriptibles au bout de 30 ans : il ne faut pas laisser les chemins ruraux se fermer naturellement.
Ce sont les « chemins noirs » d’Hautot-sur-Seine, ainsi nommé en raison de la couleur du trait sur les “cartes IGN”. Chaque année par manque de moyens, de nombreuses communes se séparent de ces voies de terre qui serpentent entre champs et forêts, tel le prolongement de la rue du moulin du Temple vers le lieudit du Canada sur la commune de Sahurs qui n’existe plus que sur le cadastre.
Photographies du chemin neuf
Il s’agit pour l'essentiel des chemins communaux recensés en 1833, non aliénés, qui n’ont pas été transformés en voirie :
Prolongement de la rue du Rouage d’une longueur de 590 m
Reliquat du chemin neuf d’une longueur de 395 m
Chemin des Fossés d’une longueur de 590 m
Sente du Mont-Miré d’une longueur d’environ 100 m
Avenue de Soquence d’une longueur de 1692 m (pour moitié de l’assiette foncière)
Il résulte du transfert de voirie à la Métropole Rouen Normandie du 1er janvier 2015 plusieurs limites mal définies entre la voirie métropolitaine et les chemins communaux. Lors du transfert de la compétence voirie, seule la gestion du domaine public a été transférée, sans aucun transfert de propriété.
Le transfert de la voirie ne concerne pas la partie non revêtue en enrobé ou en bicouche, rue des Farceaux et rue du Mont Miré.
Photographie du chemin des Fossés
Les sentes bitumées du parc privé de la commune
L’accès à l’école depuis le chemin de la croix blanche
La sente piétonne du lotissement des Terres Quemines depuis la rue du Moulin du temple
L’accès au château et aux communaux situés dans l’enceinte du parc
Photographies des travaux de l’accès au château rénové en 2022
Sentiers d’exploitation hors domaine public routier
Code rural L 162 1 : « Les chemins et sentiers d’exploitation sont ceux qui servent exclusivement à la communication entre divers fonds ou à leur exploitation. Ils sont, en l’absence de titre, présumés appartenir aux propriétaires riverains, chacun en droit soi, mais l’usage est commun à tous les intéressés. L’usage de ces chemins peut être interdit au public ». Ces voies sont régies par le droit privé. Elles sont ouvertes par défaut à la circulation publique (si absence de signalisation et carrossables par voiture de tourisme). Leur entretien est du ressort du propriétaire.
Parmi les voies privées on trouve les chemins et sentiers d'exploitation, chemins de halage, chemins de terre, chemins de desserte, de culture, d'aisance ou de voisinage.
Voies des lotissements non intégrées dans le domaine public :
L’Allée de l’Ancien Vignoble
La Rue des Prairies d’Hautot
La Rue Louis Lézurier de la Martel et le passage Yves-Pierre Boulongne
Photographie du clos des buissons
Voies privées collatérales de de la rue du Rouage :
Allée de Rouage
Ruelle du Rouage
Venelle du Rouage
Impasse du Rouage
Accès aux herbages et accès à des fonds de cour allotis
Il figure au cadastre d’anciens accès aux herbages et des chemins d’accès à des fonds de cour allotis. Ils peuvent appartenir à un des colotis sans division parcellaire.
Accès aux herbages du Mont-Miré
Voie privée d’accès à un fonds de cour alloti situé rue Saint-Antonin
Voie privée d’accès à un fonds de cour alloti situé rue du Rouage
Accès à un ancien lotissement situé rue des Farceaux sans division parcellaire
Accès à un fonds de cour situé rue des Farceaux sans division parcellaire
Les chemins forestiers
Les chemins forestiers du bois communal apparaissent sur le cadastre de 1970 sans division parcellaire. Ils ont tendance à se refermer en l’absence d’exploitation pour devenir des sentiers pour randonneurs.
Les voies communales, généralement cadastrées, sont recensées en Mairie. Pour Hautot-sur-Seine, elles le sont à la Métropole depuis les transferts de compétences. Elles sont affectées par nature et par définition à la circulation générale avec pour principes fondamentaux la gratuité, l’égalité entre les usagers et la liberté de circuler. Elles sont imprescriptibles et inaliénables. Il y a obligation financière d’entretien par les collectivités concernées.
Cadastre Napoléonien après intégration du hameau du Rouage
Conseil Municipal du 9 février 1833 : classification des chemins communaux
L’an mil huit cent trente trois, le neuf février, le Conseil municipal de la commune de Hautot sur Seine convoqué en l’absence de monsieur le maire par monsieur Poullard adjoint, réuni au lieu de cette séance au nombre voulu par la loi, d’après l’arrêté de monsieur le Préfet en date du premier février dernier.
Il a été mis sous les yeux du dit conseil un travail préparatoire devant servir de base à la reconnaissance et à la classification des chemins communaux et composé 1° d’un état dressé en conformité de l’article 1er du 15 avril 1825, 2° de notice rédigé en exécution de l’article 2, 3° enfin de la carte dressée avec indication de chaque chemin en exécution du dit travail.
Après avoir pris connaissance de ce travail et des observations dont il est susceptible et examiné chaque chemin en particulier, il a été pris la délibération suivante :
N°1 : Chemin désigné St Pierre de Manneville, St Georges et la grande route neuve de Rouen au Havre. Ce chemin connu sous le nom de route du Val de la Haye à Sahurs, et sert de communication entre ces deux communes. Sa longueur totale est de 1 692 mètres et est fixée pour la largeur à 6 mètres.
N°2 : Désignée route commine, il porte aussi le nom de chemin neuf, partant du château de Hautot, forme embranchement avec le chemin de grande communication du Val de la Haye à Sahurs et traverse une partie du territoire de Hautot, aboutit aux pâtures communales et à la forêt de Roumare et communique avec Rouen par la commune de Canteleu. Sa longueur est de 1 258 mètres, sa largeur est de 5 mètres.
N°3 : Chemin dit du Rouage tendant aux bruyères côté ascendant, escarpé communicant vers et avec le chemin n°1, la longueur est de 1 172 mètres et sa largeur doit être de 8 mètres.
N°4 : Route nommée Le Mont miré ou côte de la vierge, est une prolongation du chemin du Rouage, et fait embranchement à la croix de pierre au Val de la Haye avec le chemin n°1, cette route à partir du sommet de la côte est bornée par des pavés et des habitations et traverse ensuite des terres labourables de la commune ; la longueur est de 910 mètres, sa largeur doit être de 4 mètres.
N°5 : Chemin du temple, est fréquenté plus particulièrement par les habitants du hameau du Rouage et est très utile à l’exploitation des terres, et fait embranchement au carrefour du moulin avec la route commine classée sous le n°2. La longueur est de 700 mètres, la largeur doit être de 4 mètres.
N°6 : Chemin dit rural. Ce chemin est un chemin de charroi nécessaire à l’exploitation des terres de la commune, il part du chemine neuf ou route quemin et aboutit au chemin du temple près le rouage, ce chemin ne vient point à la charge de la commune. La longueur est de 516 mètres, sa largeur doit être de 4 mètres.
N°7 : Chemin dit de la chaussée de la rivière, sert à l’exploitation des prairies située dans la commune et par embranchement vers le sud, il traverse une propriété particulière bornée par la rivière de Seine, mais cette communication indirecte est considérée comme tolérance, il part de la côte du puits ou il fait embranchement avec les chemins n°1 et 3, et serait d’une grande utilité pour la commune si l’on pouvait le faire aboutir au chemin de halage de la rivière de Seine, mais des propriétés particulières interfèrent cette communication importante et s’opposent à l’achèvement de cette chaussée. Sa longueur est de 424 mères, sa largeur doit être de 5 mètres.
N°8 : Chemin dit voie Robert. Ce chemin est plus habituellement désigné sous le nom d’avenue de Soquence, mais s’appelait autrefois La voie Robert, il fait limite par moitié avec la commune de Sahurs, il part du château de Soquence et aboutit aux Communaux dit Les Bruyères. Ce chemin est coupé par la route partant de Sahurs, traversant la plaine de la dite commune et aboutissant au chemin du Rouage n°3. Sa longueur est de 1592 m, sa largeur est de 6 mètres.
N°9 : Sentier de la croix blanche partant du chemin n°1 au point de séparation des deux communes de Sahurs et de Hautot, descend et aboutit à la ferme de Gruchet. Sa longueur est de 250 mètres, sa largeur est de 4 mètres.
N°10 : Sente des fossés ou traversaine, partant du n°9, aboutissant à la chaussée n°7 servant au vide des prairies. Sa longueur est de 580 m, sa largeur est de 3 mètres.
N°11 : Sentier du mont miré. C’est par erreur sur les plans si l’on a donné à cette sente une longueur aussi courte, car il part depuis longtemps du chemin n°1 en face la barrière de Gruchet et va rejoindre en traversant la campagne le chemin n°4. Cette sente est très utile pour les personnes du pied du Rouage et du mont miré pour communiquer avec Sahurs.
N°12 : Chemin d’exploitation partant du bois de St Vaubourg pour le vide des coupes, aboutissant en ligne directe au chemin n°4. Sa longueur est de 160 mètres, sa largeur est de 4 mètres.
Numéro
Dénomination
Longueur
N°01
Chemin de grande communication du Val de la Haye à Sahurs
1 692 m
N°02
Chemin neuf
1 258 m
N°03
Chemin du rouage
1 172 m
N°04
Chemin du mont miré
910 m
N°05
Chemin du temple
700 m
N°06
Chemin rural
516 m
N°07
Chemin de la chaussée de la rivière
424 m
N°08
Avenue de Soquence
1 592 m
N°09
Sentier de la croix blanche
250 m
N°10
Sente des fossés
580 m
N°11
Sente du mont miré
?
N°12
Chemin du bois de St Vaubourg
160 m
La loi du 21 mai 1836, dite de Thiers-Montalivet, crée la voirie vicinale décomposée en deux catégories :
La voirie communale non classée (chemins ruraux, voirie communale) dont la construction et l'entretien restent entièrement à la charge des communes.
Les chemins vicinaux classés (chemins de grande communication ou "CGC", chemins d'intérêt commun ou "C.I.C." et chemins vicinaux ordinaires) gérés grâce aux subventions du Conseil général mais placés sous le contrôle du préfet.
Conseil Municipal du 4 août 1850 : classification des chemins vicinaux
Dans la même séance Mr le Président a déposé une autre circulaire relative à la classification des chemins vicinaux, après avoir examiné cette circulaire de l’état de classification à remplir, il a été délibéré à l’unanimité que des chemins seraient déclarés vicinaux, savoir n°1 de Sahurs au Val de la Haye, n°2 rue Quemin partant du n°1 allant à la forêt de Roumare, n°3 rue du Rouage allant de la rivière traversant la bruyère communale jusqu’à Sahurs, n°4 partant du Val de la Haye allant à la voie Robert par le moulin du temple et que d’après la formalité des lois et instructions remplie, il serait donné un certificat de publication de l’état des chemins.
Cadastre de Hautot-sur-Seine : tableau d’assemblage de 1970
Le chemin de grande circulation n°51 entre Montville et Sahurs a été réalisé dans les années 1870 le long de la Seine, sur des parcelles achetées par le Département, la chaussée allant à la Seine et une partie de chemin n°1 entre la Mairie et Sahurs.
Le Conseil Municipal du 16 novembre 1934 a délibéré sur le classement du chemin rural n°4 (Mont-Miré 590 m) comme chemin vicinal.
Tableau des chemins vicinaux de 1934 à 2003 :
Voirie communale n°1 : 788 m (Farceaux)
Voirie communale n°2 : 1 535 m (Rouage)
Voirie communale n°3 : 1 476 m (Fendanges)
Voirie communale n°4 : 590 m (Mont Miré)
TOTAL avant 2003 4 389 mètres
Le Conseil Municipal du 10 février 2003 délibère sur le classement de 2 946 m de voie communale portant la longueur des voies classées à 5 859 m avec l’intégration des lotissements du Buisson et des Terres Quemines et avec l’ajout au répertoire des rues de l’ancien vignoble, du Moulin du Temple et des Fendanges.
Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors du Conseil Municipal du 2 décembre 2005, la longueur de la Rue du Rouage est ramenée de 1 535 mètres à 955 mètres, la partie non revêtue de 580 mètres qui va jusqu’au bois communal, passe en chemin rural (domaine privé de la commune). Le total de la longueur des voiries communales de 5 859 m à 5 193 m.
Carte détaillée d’Hautot-sur-Seine réalisée par l’Agglo de Rouen en août 2008
Tableau de la longueur des voiries communales depuis 2005
Voirie communale n°1 : 788 m (Rue des Farceaux) dont 315 m non revêtue
Voirie communale n°2 : 955 m (Rue du Rouage)
Voirie communale n°3 : 550 m (Rue de l’Ancien Vignoble)
Voirie communale n°4 : 590 m (Rue du Mont-Miré) dont 190 m non revêtue
Voirie communale n°5 : 965 m (Rue des Fendanges)
Voirie communale n°6 : 716 m (Rue du Moulin du Temple)
Voirie communale n°7 : 70 m (Rue de la Croix Blanche)
Voirie communale n°8 : 250 m (Rue du Buisson)
Voirie communale n°9 : 36 m (Sente du Buisson)
Voirie communale n°09a : 46 m (Aire le Buisson)
Voirie communale n°10 : 157 m (Résidence Terres Quemines)
Voirie communale n°10a : 70 m (Aire des Terres Quemines)
TOTAL après 2005 5 193 m
Voies départementales
D51 (Route de Soquence) : 428 m
D51 (Rue Saint Antonin) : 524 m
D51 (Place Georges Poullard) : 199 m
D51 (Route de Sahurs à Montville) : 1 328 m
TOTAL Département : 2 479 m
Lors de la mise en place de la Métropole le 1er janvier 2015, la voirie communale devient une compétence métropolitaine, les chemins ruraux restent de la compétence communale.
Photographie des parties non revêtues des Farceaux et du Mont Miré
Les prolongements non revêtus de la rue de Mont Miré et de la rue des Farceaux sont-ils de la compétence de la Métropole ? Cela dépend de la transcription cadastrale du transfert de la voirie.
Les élargissements de voirie en attente de transfert patrimonial
Plusieurs élargissements de voiries ont fait l’objet de division cadastrales qui restent en attente de traitement, pour certains depuis les années 80. Cela concerne la rue du Rouage, le rue de l’ancien vignoble, le croisement entre la rue des Fendanges et la rue du Moulin du Temple. D’ailleurs sur ce carrefour on trouve aussi la problématique de la limite entre la partie communale et la partie bitumée de compétence métropolitaine.
Les chemins de liaison du lotissement des Terres-Quemines avec la rue du Moulin du Temple, du lotissement du Buisson avec la rue du Rouage et du lotissement du clos des Buissons avec le terrain constructible restant, sont à priori du domaine public métropolitain.
Le Conseil municipal du 26 juin 2024 autorise Monsieur le Maire à signer l’acte administratif correspondant au transfert définitif des voiries au profit de la Métropole Rouen Normandie sans contrepartie financière. Ces voiries ont été mises à disposition de plein droit lors de la création de la Métropole Rouen Normandie le 1er janvier 2015 puis transférées dans le patrimoine de la métropole. Ce transfert a été constaté par procès-verbal en date du 11 octobre et 8 novembre 2016. Il convient de réitérer les termes du transfert dans le cadre d’un acte authentique.
Numéro
Dénomination
Longueur
2005
Longueur 2024
Rue Saint Antonin (derrière la mairie)
49
Place Georges Poullard - Parking
106
VC 1
Rue des Farceaux
788
720
VC 2
Rue du Rouage
955
1 268
VC 3
Rue de l’Ancien Vignoble
550
535
VC 4
Rue du Mont Miré
590
517
VC 5
Rue des Fendanges
965
813
VC 6
Rue du Moulin du Temple
716
691
VC 7
Chemin de la Croix Blanche
70
103
VC 8
Rue du Buisson
250
245
VC 9
Sente du Buisson
36
148
VC 9a
Aire du Buisson
46
47
VC 10
Résidence Terres Quemines
157
155
VC 10 a
Aire Terres Quemines
70
73
Sente du Mont Miré
101
TOTAL
5 193
5 573
Le tableau des voiries corrige le précédent tableau datant de 2005 en y intégrant formellement la sente du Mont-Miré, la voirie située derrière la Mairie et le parking de la Place Poullard. Les longueurs de voirie sont cartographiques, c’est-à-dire calculées à partir du cadastre, sans de nouvelles mesures de terrain.
La Métropole Rouen Normandie a délibéré le 30 septembre 2024 sur le transfert définitif des voiries pour ce qui concerne Hautot-sur-Seine.
Le Conseil Municipal du 25 juin 2020 choisit pour noms des voiries du lotissement du Clos des Buissons, incluant l’allée de l’Ancien Vignoble, la rue Louis Lézurier de la Martel et le passage Yves-Pierre Boulongne.
Photographies de la réalisation de la voirie du lotissement
L’association syndicale libre du lotissement le Clos Buisson a été déclarée en octobre 2021.
…, le chemin du moulin du temple, le chemin de la voie robert, le chemin du perron et le onzième le chemin de la rue du Rouage tendant à la forêt et au canal de Seine le long de la commanderie joignant laquelle pièce, y a un clos fossoyé que l’on dit appartenir aux hoirs de défunt Jean Demarbœuf selon les procès-verbaux des officiers de ladite vicomté …
La mention du chemin du Perron apparait sur l’adjudication en 1576 d’une parcelle de bruyères détachées de la forêt de Roumare aux paroissiens de Sahurs et de Hautot.
Sur l’extrait du plan des environs de Rouen de 1716, il apparait entre la Voie Robert (avenue de Soquence) et le chemin du Rouage. Il part de la forêt et aboutit devant le perron de l’église paroissiale. Le clos fossoyé correspond à l’actuel parc du château d’Hautot-sur-Seine.
En avril 1808 la ruelle aboutissant à l’église et le cimetière (47) sont échangés avec Monsieur Delapierre, contre le terrain de la Sapinette (11) et le chemin y aboutissant en avril 1808.
Sur le cadastre napoléonien établi en 1812, le tracé du chemin du Perron, en jaune, apparait encore partiellement. Son usage est remplacé par le chemin neuf (actuelle rue des Fendanges), en rouge, permettant une perspective au château en direction du Moulin du Temple, en alter égo à celle de l’avenue du château de Soquence.
Les dispositifs pour ralentir la vitesse à Hautot-sur-Seine résultent de doctrines évoluant au fil des années en fonction des gestionnaires successifs de la voirie : les Ponts et Chaussées (l’Etat), le département, la Métropole (l’intercommunalité) et la commune. Il en résulte des dispositifs disparates et des dizaines de panneaux.
Conseil municipal du 5 mars 1960 : Limitation de la vitesse
En réponse à la lettre de Mr l’Ingénieur des Ponts et Chaussées, le Conseil Municipal décide que la limitation de vitesse des véhicules automobiles à 40 km/h sera établie de la grille du château à l’école.
Conseil municipal du 8 juillet 1961 : Le Conseil décide de faire poser aux carrefours du Chemin du Rouage CV n°2 avec le chemin du Moulin et du Val de la Haye à Hautot des panneaux de « stop » et des panneaux de « stop à 100 m ». (Intersections rue du Rouage avec la rue du Moulin du temple et la rue des Farceaux)
Conseil municipal du 4 juin 1966 : Le Conseil Municipal considérant l’augmentation de la circulation automobile sur la route du Rouage particulièrement étroite à certains endroits, le danger représenté par la vitesse de certains conducteurs demande :
La limitation de la vitesse à 40 km/h avec pose de 2 panneaux sur la rue du Rouage
La pose d’un panneau de croisement signalant la route du Mt Miré avant le virage de la Vierge
La pose d’un panneau de stationnement interdit à l’élargissement du virage de la Vierge
L’élagage de la haie en bordure du terrain appartenant à Mr le Marquis de Bonneval
Le STOP de la rue du Moulin du Temple a été installé pour pallier le manque de visibilité des véhicules empruntant la rue du Rouage.
Le STOP du bas de la rue du Buisson a été installé pour pallier le manque de visibilité des véhicules empruntant la rue du Rouage. En haut de la rue du Buisson, malgré le manque de visibilité, la priorité à droite est la règle.
Le STOP du bas de la rue des Farceaux, laisse également la priorité aux véhicules empruntant la rue du Rouage malgré le manque de visibilité. Il a été supprimé en 2015.
Le Conseil Municipal du 15 mars 1996 donne son accord pour la réalisation de bandes de ralentissement côté Sahurs. Le positionnement est bien en avant de l’entrée du village pour éviter les nuisances sonores.
Le dos d’âne de la rue des Farceaux résulte de la création vers 2005 d’un avaloir. C’est un aménagement du réseau pluvial dans le bas de la rue des Farceaux, avec une reprise de la voirie. Ce type d’équipement n’est désormais plus de mise, à cause de la difficulté de les entretenir lorsqu’ils sont obstrués.
La vitesse est limitée rue Saint-Antonin à 30 km/h depuis 2008. Il s’agit de la partie du CD51 qui traverse le village.
Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°7 du printemps 2004 relatif aux vœux du Maire : A la suite de plusieurs remarques des riverains sur la vitesse excessive, les services compétents ont procédé à des relevés de vitesse sur la route départementale 51. Ceux-ci ont relevé une vitesse moyenne de 66 km/h pour les véhicules légers et de 60 km/h pour les poids lourds. Une étude en cours pour un aménagement de carrefour du chemin de la croix blanche avec la RD51 permettrait de résoudre ce problème et d’améliorer la sécurité de la sortie de l’école.
Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°13 de l’été 2007 : Malgré le rondpoint franchissable, des conducteurs irascibles ne respectent pas la signalisation et roulent trop vite. Pour finir de les convaincre, la commune avec l’aide du département mettra en place des coussins berlinois à l’entrée du village avant le rondpoint ainsi qu’un sas (circulation alternée sur 50 m avec un sens prioritaire) rue Saint Antonin.
Extrait d’Infos d’Hautot-sur-Seine n°16 de l’hiver 2008 : Toute la traversée d’Hautot, sur le CD 51 est mise en zone 30 km/h avec quelques équipements sécuritaires en plus.
Sous les mandats de Mr Martel-Baussant, le Conseil Municipal du 12 février 1993 accepte d’essayer la pose momentanée de feux tricolores entre la grille du château et la mairie, celui du 18 novembre 1994 décide de ne pas installer de feux tricolores à la suite de l’expérimentation réalisée.
Sous le mandat de Mr Thillaye dy Boullay (1997-2001), le Conseil Municipal du 23 décembre 1998 crée une commission afin de réfléchir aux problèmes de sécurité liés à la circulation routière. Le Conseil Municipal du 8 novembre 2000 vote la demande de subventions pour les aménagements du CD 51 sur la base du projet du CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). Ce projet n’aboutit pas faute de financement.
Sous le mandat de Mr Arriaga (2001-2008), le Conseil Municipal du 31 mars 2006 approuve le projet d’aménagement du carrefour RD51/CE10. Le giratoire ou rondpoint traversant est inauguré le 6 janvier 2007.
Le Conseil Municipal du 14 décembre 2007 examine le projet d’aménagement de l’entrée du village réalisée par l’architecte Philippe Lemonnier. Ce projet n’aboutit pas faute de financement.
Depuis le 1er janvier 2016, l’entretien de la rue Saint-Antonin est transféré du département de la Seine-Maritime à la Métropole Rouen Normandie. La traversée du village par une piste cyclable en direction de Sahurs fait l’objet d’études et d’emplacement réservés dans le Plan Local d’Urbanisme des deux communes.
Au cours de l’été 2021, le rond-point traversant situé à la sortie d’Hautot a été supprimé. Une chicane a été installée dans le sens Sahurs/Hautot.
La présence des enclos en pierre de taille donne un cachet pittoresque au village. Il n’existe pas de projet de requalification de la rue Saint Antonin, malgré son étroitesse et l’absence de trottoirs piétons, permettant une traversée sécurisée comme on peut le voir au Val de la Haye ou à Saint-Pierre-de-Manneville.
La réfection de la voirie du bas de la rue du Rouage réalisée en 2012, la construction des maisons du lotissement « les Prairies d’Hautot sur Seine » ainsi que divers incidents motivent en fin d’année 2014 une pétition des riverains de la rue du Rouage, se plaignant de la vitesse et du manque de visibilité et demandant une réunion publique. Le Conseil Municipal du 19 décembre 2014 en est informé. Le transfert de la compétence voirie à Métropole Rouen Normandie étant effective depuis le 1er janvier 2015, la pétition est transmise au Directeur de proximité du secteur. Une réunion publique se tient le 5 juin 2015 salle Maurice Brunel afin de connaître l’avis des administrés avant de donner un accord aux propositions faites. Les services de la Métropole proposent la création d’une zone 30 avec des aménagements permettant de réduire la vitesse : stops successifs et chicanes. Le Conseil Municipal du 19 juin 2015 entérine le projet de sécurisation du bas de la Rue du Rouage résultant du débat public et des visites de terrain. La zone de vitesse limitée à 30 est prolongée sur le haut de la Rue du Rouage. Les différents aménagements prévus avec les services de la Métropole sont réalisés en septembre/octobre 2015.
La vitesse est limitée à 20 km/h rue Lézurier de la Martel, voirie de lotissement aménagé en 2021, en sens unique avec un stop à l’embranchement de la rue des Fendanges.
Il s’agit d’une zone de rencontre qui concilie la circulation des piétons, des cyclistes et des automobilistes.
En 2022, la limitation de vitesse à 30 km/h est étendue à l’ensemble de la commune avec l’instauration d’une « zone » 30. Selon l’article R110-2 du Code de la route, les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.
Petit Journal d’Hautot n°9 d’avril 2023 : Ralentisseurs
Depuis des mois, nous avons essayé d’inciter les usagers de la rue du Rouage à rouler moins vite. La mise en place de la zone 30 n’est hélas pas respectée par tous. C’est donc avec regret que nous sommes contraints, pour garantir la sécurité des piétons, des cyclistes et des autres automobilistes, d’implanter des ralentisseurs. Le type d’équipement et l’emplacement ont été choisis en concertation avec les riverains.
Les coussins berlinois de la rue du Rouage ont été installés le 19 octobre 2023.
Panneaux à portée éducative sur la sécurité routière réalisés par les élèves de l’Ecole Maurice Genevoix en 2025.
L’arrêté préfectoral du 3 septembre 1856 décide du classement du CD51 le 3 septembre 1856 :
CHEMIN DE GRANDE COMMUNICATION N°51, DE SAHURS A ROUEN
Classement et direction
LE PREFET DU DEPARTEMENT DE LA SEINE-INFERIEURE, Commandeur de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur, etc.
Vu :
La délibération du Conseil Général de la Seine Inférieure en date du 2 septembre courant, portant classement au rang des chemins de grande communication, sous le n°51, du chemin de Sahurs à Rouen ; Les arrêtés préfectoraux qui ont arrêtés les bases d’après lesquelles seront classés entre elles les communes intéressées aux grandes lignes vicinales, notamment l’arrêté du 25 octobre 1849 ; La loi du 21 mai 1836 ; L’arrêté préfectoral réglementaire du12 mars 1849 ;
Arrête :
Article premier. : La largeur du chemin de grande communication n°51, de Sahurs à Rouen, classé par la délibération sus visés, sera de huit mètres, banquettes et parapets compris.
Art. 2. : Nonobstant les dispositions qui précèdent les parties de ce chemin qui auraient été ouvertes sur une largeur excédent huit mètres devront conserver la largeur qui leur aura été primitivement attribuée.
Art. 3. : La direction de ce chemin est ainsi fixée, conformément à la décision du conseil général, il aura son point de départ à la limite de Saint-Pierre-de-Manneville et de Sahurs et s’arrêtera à la route départementale n°4, sur le territoire de Canteleu.
Art. 4. : L’approbation des plans de traverse aura lieu après l’accomplissement des formalités par l’instruction ministérielle du 10 décembre 1839.
Art. 5. : Sont déclarées intéressées à ce chemin, les communes ci-après désignées, dont la classe sera ultérieurement déterminée : Rouen, Canteleu, Val-de-la-Haye, Hautot et Sahurs
Art. 6. : Mr l’agent-voyer en chef du département est chargé d’assurer l’exécution du présent arrêté.
Rouen, le 3 septembre 1856
Le Préfet de la Seine-Inférieure,
E. Le Roy.
La route départementale n°51 traverse Hautot sur une longueur de 2 479 mètres. Elle s’analyse en quatre sections successives : la route de Soquence, la rue Saint Antonin, la place Georges Poullard et la portion restante de la route de Sahurs à Montville.
La voirie le long de la Seine a été réalisée dans les années 1870, avant le chemin passait le long du bois de la commanderie par les anciens chemins de Sahurs à Hautot et de Hautot au Val de la Haye, jusqu'à la colonne Napoléon. Dans la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833, le Chemin n°1 de grande communication entre Val de la Haye et Sahurs passant par la côte du Puits est d’une longueur de 1 692 mètres.
La route de Soquence est d’une longueur de 428 mètres. La pose de bandes rugueuses de ralentissement, côté Sahurs, a été réalisée en 1996. La réfection de la voirie entre Hautot et Sahurs a été faite sur deux kilomètres en 1998.
Le carrefour RD51/CR10 a été aménagé en rond-point traversant. Les travaux ont été réalisé au cours de l’été 2006. Le giratoire a été inauguré le 6 janvier 2007.
Au cours de l’été 2021 le rond-point traversant a été supprimé et remplacé par un damier. Un ralentisseur a été installé au moyen d'une chicane sur la RD51 dans le sens Sahurs/Hautot-sur-Seine.
L’emplacement réservé n°1, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton pour une surface de 1350 m² (bande de 1,5m).
L’emplacement réservé n°8, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la réalisation d'un cheminement piéton et cyclable en direction du bourg de Sahurs pour une surface de 1170 m² (bande de 3m).
La rue Saint Antonin est d’une longueur de 524 mètres.
Journal de Rouen du 5 août 1933 : un jeune cycliste se jette contre une automobile, il est grièvement blessé.
Ces jours derniers, à 20 h. 30, M. C… revenait en auto de Saint-Pierre-de-Manneville et se dirigeait sur Rouen. En arrivant près de la propriété de M. Richer, à Hautot-sur-Seine, le jeune Saint-Arnoult, enfant de l’assistance publique, au service de M. Poulard, maire, qui venait à bicyclette d’un chemin vicinal, est venu se jeter contre l’avant gauche de l’automobile. Il a été projeté, ensuite contre le pare-brise et jeté à terre, où il s’est fait des blessures graves, qui ont nécessité son transport d’urgence à l’Hôtel-Dieu de Rouen. M.C… a été sérieusement blessé au front par les éclats du pare-brise. L’automobile a été fort endommagée et la bicyclette mise hors d’usage. La gendarmerie de Grand-Couronne a ouvert une enquête.
Journal de Rouen du 20 décembre 1933 : collision
Le 16 décembre, à 13 h. 30, l’automobile conduite par M. Alais, propriétaire à Sahurs, a heurté un camion automobile de la maison Standard, à Rouen, sur la route d’Hautot. L’accident s’est borné à des dégâts matériels importants. La gendarmerie de Grand-Couronne enquête.
La place Georges Poullard est d’une longueur de 199 mètres.
La portion restante de la route de Sahurs à Montville est d’une longueur de 1 328 mètres.
Les chemins de halage se font sur les propriétés des riverains, ils ne figurent sur les cadastres. Les chemins de hallage prennent appui sur les servitudes de halage grevant les propriétés situées bord à voie d'eau navigable.
VOIRIE (GRANDE). — CHEMIN DE HALLAGE. — ALLUVION.
L'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, constitue-t-elle une servitude et non pas une expropriation ?
Doivent-ils ledit chemin dans les dimensions fixées par l'ordonnance de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ?
(7643. — 4 juillet 1827. — De Bonneval.)
Il existe, depuis longtemps, un chemin de hallage, sur la rive droite de la Seine, au-devant de la propriété du marquis de Bonneval, commune de Sahurs (Seine-Inférieure). Au bord de ce chemin, du côté de la rivière, est un mur de soutènement dont la réparation a donné lieu au litige. L'administration des ponts-et-chaussées a voulu faire payer un tiers de la dépense au sieur de Bonneval ; celui-ci a refusé par le motif que celui qui est grevé d'une servitude ne doit supporter aucune charge y relative.
L'administration se fondait sur ce que le mur de soutènement garantissait la propriété du sieur de Bonneval des ravages de la rivière.
Le chemin en question n'a qu'une largeur de 12 à 15 pieds, au lieu de 24 ou 30, conformément à l'ordonnance de 1669. L'administration des ponts-et-chaussées a donc ordonné que le chemin aurait la largeur prescrite par cette ordonnance; et le Ministre de l'intérieur a approuvé cette mesure, par décision du 22 juillet 1826.
Le sieur de Bonneval a déféré cette décision au Conseil d'Etat et en a demandé l'annulation, par les motifs que ses auteurs avaient abandonné 30 pieds pour la largeur du chemin; que cette largeur était suffisante, et que l'administration n'aurait pas dû, dans le principe, faire un chemin de 12 pieds et rendre l'autre terrain inutile; qu'elle aurait dû prendre toute la largeur des 30 pieds en partant du talus de la rivière ; qu'elle pouvait encore le faire, et que par suite elle était mal fondée à empiéter, sur sa propriété ; une largeur de 18 pieds de plus, à son détriment.
Cette requête a été rejetée.
"CHARLES, etc. — Sur le rapport du comité du contentieux,
Vu l'article 650 du Code civil, qui classe parmi les servitudes établies par la loi, le marchepied le long des rivières navigables ou flottables, et ajoute que tout ce qui concerne cette espèce de servitude est déterminé par des lois ou règlements particuliers ; — Vu l'article 556 dudit Code civil, eu vertu duquel l'alluvion d'un fleuve ou d'une rivière navigable ou flottable profite au propriétaire riverain, à la charge de laisser le marchepied ou chemin de hallage, conformément aux règlements ; — Vu l'édit du mois d'août 1669, et spécialement l'art. 7 du titre 28, ainsi conçu : —
« Les propriétaires des héritages aboutissant aux rivières navigables, laisseront, le long des bords, vingt-quatre pieds au moins de place, en largeur, pour le chemin royal et trait des chevaux, sans qu'il puisse planter arbres ni tenir clôture ou haie plus près que 50 pieds du côté que les bateaux se tirent, et 10 pieds de l'autre bord, à peine de 500 1ivres d'amende, confiscation des arbres et d'être, les contrevenants, contraints à réparer et remettre les chemins en état, à leurs frais. »
Considérant que l'obligation imposée aux riverains, par la loi, de fournir le chemin de hallage, ne constitue pas une expropriation, mais une servitude ; — Qu'ils doivent ledit chemin dans les dimensions fixées par l'édit de 1669, et dans l'état actuel du fleuve ou de la rivière navigable, soit qu'ils aient profité d'une alluvion, soit que l'action des eaux ait enlevé une portion de la rive ; — Considérant que la décision attaquée n'a point excédé, dans la fixation du chemin de hallage, la largeur déterminée par l'édit de 1669 ;
Art. 1er — La requête du marquis de Bonneval est rejetée.
M. Feutrier, maître des requêtes, rapporteur, — Me Garnier, avocat.
En 1859 le Conseil Municipal délibère sur le tracé du chemin de grande circulation n°51, allant de Sahurs à Monville, de la colonne commémorative de la translation des cendres de l’Empereur Napoléon à Val de la Haye, via le chemin de halage jusqu’au mur du Clos de la Vigne et les bâtiments de Mme Fizeaux de la Martel.
Le Conseil Municipal du 14 avril 1868 valide le projet d’établissement du chemin de grande communication n°51, allant de la Mairie d’Hautot-sur-Seine au chemin de Hallage allant au Val de la Haye.
Conseil municipal du 14 février 1892 : Chemin de grande communication n°51
Vu les accidents répétés qui se reproduisent sur le chemin n°51 notamment dans la traversée de Dieppedalle à Val-de-la-Haye par suite de l’irrégularité de la voie et du défaut d’entretien des rampes ou banquettes séparant ce chemin de la seine, le conseil exprime le vœu : premièrement que les murs de soutènement et les parapets du dit chemin soient remis complètement en état et ce sur tout le parcours ; deuxièmement que les angles saillants des murs de clôture des propriétés voisines disparaissent.
Conseil municipal du 6 août 1893 : Chemin de grande communication n°51
Vu le vœu exprimé dans sa séance du 14 février 1892 ; considérant qu’aucun élargissement n’a été fait dans la traversée de Dieppedalle et Val de la Haye ; qu’aucun travail sérieux n’a été entrepris pour la réfection des berges de la Seine sur le parcours de ce chemin ; que les barrages qui ont été établis aux nombreux endroits où la banquette est démolie n’offrent qu’une garantie absolument illusoire ; considérant aussi le projet de construction d’un chemin de fer de Rouen à Sahurs, lequel projet offrirait un avantage énorme tant au point de vue du transport des personnes qu’à celui de transport des marchandises et denrées agricoles, transports qui ne peuvent être faits qu’incomplètement par les bateaux ; mais sachant que ce projet rendrait encore plus urgent la mise en état complète des dites berges pour offrir toute sécurité aux nombreuses voitures circulant par la dite route ; Renouvelle le vœu suivant déjà exprimé : premièrement que les murs de soutènement et les parapets du chemin soient remis complètement en état et ce sur tout le parcours ; deuxièmement que les angles saillants des murs de clôture des propriétés voisines disparaissent.
Les Conseils Municipaux des 20 janvier 1901, 3 septembre 1903 et 19 novembre 1905 votent des dispenses de purge pour les actes de cession à l’amiable en date des 5 janvier 1901, 24 juillet 1903 et 2 octobre 1905 par le Marquis de Bonneval de terrains nécessaires à l’établissement du chemin de Grande Communication n°51 de Sahurs à Montville.
Journal de Rouen du 15 décembre 1907 : Mort de congestion
Mercredi dernier, Mme Capron, demeurant à Hautot, apercevait, vers quatre heures du soir, un individu pris de boisson et se dirigeant vers Sahurs. Quelques mètres plus loin, l’ivrogne tomba et fut trouvé inanimé par M. Daniel Billard, de Petit-Couronne, et son domestique, qui le transportèrent dans une guérite de douanier, et l’y déposèrent en le couvrant de paille pour que le froid ne le saisisse pas. Mais cette précaution, devait être inutile, car l’individu quitta son abri et jeudi vers huit heures du matin, il était trouvé mort par M. Oscar Roussel, sur la route n°51 de Hautot à Sahurs. M. Roussel s’empressa de prévenir les autorités. Le docteur Perrée de Grand-Couronne, appelé, a attribué cette mort à une congestion occasionnée par le froid et l’alcool. Dans les poches du défunt on a trouvé un acte de naissance au nom de Louis-Hildevert Faël, né au Landin (Eure), le 23 mai 1841. Il avait quitté récemment l’hôpital et était, parait-il, connu dans le monde de la boulangerie sous le nom de « Pigeon voyageur ».
Conseil municipal du 20 février 1910 : Chemin de Grande Communication n°51
Le Conseil,
Considérant que le chemin de Grande Communication n°51 qui longe la Seine est couvert chaque année par l’eau lors des crues de printemps et des marées d’équinoxe, entre la propriété Edouard et la carrière de Quenneport sur le territoire du Val-de-la-Haye, que cet état de choses est préjudiciable aux communications entre Hautot-sur-Seine et Rouen et présente même un réel danger surtout quand les marées coïncident avec les fortes crues.
Emet le vœu que le chemin soit suffisamment exhaussé entre les points désignés ci-dessus, pour qu’il ne soit pas couvert par l’eau.
Journal de Rouen du 18 décembre 1934 : mystérieuse découverte
Hier, vers 14 H, Mme Richer, née Suzanne Alix, 32 ans, cultivatrice, à Hautot-sur-Seine (*), se rendait aux champs, lorsque, passant chemin de grande communication 51, elle aperçut, à mi-chemin entre le ponton de Hautot et le passage de Grand-Couronne, territoire de Hautot-sur-Seine, un sac de provisions déposé sur le talus qui longe la Seine ; un parapluie de femme se trouvait attaché au sac avec une corde. Intriguée de cette découverte, elle inspecta alors le sac et y trouva un papier sur lequel l’inconnue avait spécifié qu’elle ne voulait pas être enterrée à Petit-Quevilly. Se rendant compte que la propriétaire du sac s’était, à n’en pas douter, jetée à la Seine, la cultivatrice en informa aussitôt la gendarmerie de Grand-Couronne, qui se livra immédiatement à une enquête. Jusqu’à présent le corps n’a pas été retrouvé. Des premiers renseignements recueillis, il résulte que la désespérée, Mme veuve Dumarquet, née Estelle Marie, âgée de 65 ans, habitait Petit Quevilly, 36, rue Thiers.
(*) Suzanne (ALIX) RICHER (23/11/1902 à Meulan - 13/04/1983 à Sotteville-lès-Rouen)
La construction d’une nouvelle chaussée surélevée entre Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye est réalisée par les Ponts et Chaussées vers 1963-1965, le long de l’ancienne route.
Lors du Conseil Municipal du 5 mars 1982, trois projets d’élargissement du CD n°51 sont présentés.
En 2001 le Conseil Général de la Seine Maritime réalisé l’opération « arbres 2000 » créant un alignement le long de la Seine entre l’ancienne et la nouvelle voie.
Le 1er janvier 2016, le Département de Seine-Maritime transfert à la Métropole Rouen Normandie la gestion des routes classées dans le domaine public routier départemental ainsi que de leurs dépendances et accessoires.
Conseil municipal du 30 novembre 1963 : Travaux Pancarte
M. le Maire informe le Conseil Municipal de la réclamation présentée par Mme Joly demandant que la pancarte indiquant la commune de Hautot-sur-Seine soit portée près de sa maison à la limite de la commune et du Val-de-la-Haye. Le Conseil après en avoir délibéré, prend note de la réclamation et charge M. le Maire d’intervenir auprès de l’administration des Ponts et Chaussées pour que satisfaction lui soit donnée lors de la réfection du C.D. N°51.
L’actuelle rue de l’Ancien Vignoble correspond au chemin n°6 d’une longueur de 516 m, lors de la classification des chemins communaux, validé par le Conseil Municipal du 9 février 1833.
Extrait de la délibération du Conseil Municipal du 9 février 1833 : classification des chemins communaux
N°6 : Chemin dit rural. Ce chemin est un chemin de charroi nécessaire à l’exploitation des terres de la commune, il part du chemine neuf ou route quemin et aboutit au chemin du temple près le rouage, ce chemin ne vient point à la charge de la commune. La longueur est de 516 mètres, sa largeur doit être de 4 mètres.
Le Conseil Municipal du 5 novembre 1848 valide le changement d’une partie du chemin n°6 à l’angle du cimetière et mise en place d’un triangle avec le chemin n°2 (le chemin neuf). Le Conseil Municipal du 4 mai 1851 valide l’échange de terrain suite au changement de direction du chemin n°6 avec MM Lézurier de la Martel et Richard. Lors de la classification des voiries communales, validé par le Conseil Municipal du 5 juillet 1883, il est intégré à voirie communale n°3. Au cadastre de 1970 la voirie communale n°3, longue de 1476 mètres, commence à la RD 51 devant la grille du château, longe le cimetière et se termine au chemin rural n°5.
Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de l’apposition des plaques de rues, la plus grande partie de la voie communale n°3 devient la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 28 mars 1986 vote des travaux de réfections de la rue de l’Ancien Vignoble. Le Conseil Municipal du 9 juin 1989 approuve les travaux de mise en place de l’éclairage public de la rue de l’ancien vignoble, réalisés par le syndicat intercommunal dédié. Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 valide les travaux d’enfouissement des réseaux BT (basse tension) et France Telecom de la rue de l’ancien vignoble. Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors des Conseils Municipaux des l0 février 2003 et 2 décembre 2005, la longueur de la voie communale n°3 (rue de l’Ancien Vignoble) est de 550 mètres. Le Conseil Municipal du 8 mars 2013 valide le projet de rénovation de la rue de l’Ancien Vignoble par un revêtement d’un coulis bicouche jusqu’à la rue du Buisson et la partie restante remontant jusqu’à la Rue du Moulin du Temple, en monocouche gravillonné. Mi 2013 l’arrêt FILOR situé dans le haut du village change de nom pour cause de doublon sur le territoire de la CREA, la nouvelle dénomination sera ANCIEN VIGNOBLE au lieu de LE ROUAGE. La mise en place d’un éclairage public par « leds » est effectuée fin 2018 en remplacement des ballons fluos. Pour améliorer la visibilité dans la rue de l’ancien vignoble à la hauteur de la rue du Buisson, un lampadaire supplémentaire a été installé en 2023.
Paris Normandie du 5 novembre 1951, repris dans l’Echo d’Hautot n°1 de juin 1989 :HAUTOT-SUR-SEINE a vendangé ses cinq hectos de picolo normand - Un reportage de Jean VERDIER
Dans la cour le teuf-teuf du deux-temps annonçait le pressoir ; et, joyeusement rassemblée sous la bruine, la famille au grand complet (père, mère, enfants, gendres, brus et petits-enfants) donnait à croire que l’on allait sacrifier le veau gras. Pourtant, il était encore tôt pour brasser ; et le sacrifice familial du veau gras est un passé de mode. M. Georges Delamare et les siens renouaient avec la séculaire tradition des vendanges normandes. (…)
Les yeux sur le pressoir, mais le regard errant sur ce majestueux rideau d’arbres dont la Seine, tente de voiler les profanations de sa rive gauche en aval de Rouen, M. Delamare, faisait son vin. Or, M. Delamare n’est ni un curieux, ni un original : douanier en retraite, il a ses deux pieds dans ses sabots et ses sabots biens posés sur la terre. Pour arrondir sa pension, il tient une petite ferme au hameau du Moulin, au dessus de Hautot-sur-Seine, et à ses heures creuses, tresse des paniers de l’osier que lui fournit le fleuve.
Lorsqu’il était en activité, M. Delamare avait pour ami un autre douanier, Vendéen de pure souche, celui-là, et à qui tous les cidres de Normandie n’avaient pu faire oublier le « gros plant » du pays. A tel point qu’au mépris des conseils de bon sens, il avait rapporté quelques pieds qu’il avait entrepris d’acclimater près de sa maison, au « chène-à-leu » à Grand-Quevilly. Finalement, les ceps avaient tenu le coup et chaque année, il en tirait un breuvage qu’il fallait, pour boire, se cramponner solidement à la table. « Mais chez toi qui habite de l’autre côté de l’eau, bien exposé au plein midi et à l’abri de ces mauvais vents d’ouest, ça devrait bien venir. Tu devrais essayer. » Tu devrais essayer ? Il y a tant de choses qu’on devrait essayer dans la vie …
Là-dessus arriva le printemps 1940, puis juin qui poussa M. Delamare sur les routes. Pas au hasard bien sûr. Déjà Bacchus l’avait pris par la main et le menait, par rudes étapes, vers la Vendée du collègue. La suite va de soi. Lorsqu’à la fin de l’été il regagna Hautot-sur-Seine, M. Delamare ramenait avec lui quelques pieds de « gros plant » et d’Othello (celui-ci noir, celui-là blanc) dont le mélange lui avait été conseillé. A quelques pas de sa ferme, il défricha un petit hectare, où, sur six rangées, disposés en quinconce tous les 1m 70, il planta, avec l’aide de son âne, les 500 pieds de l’expérience. Douce et innocente manie, pensaient (sans le dire) les voisins. Jusqu’à ce que, les pieds acclimatés ayant poussé leurs pampres jusqu’aux fils de fer, naquissent entre les larges feuilles bleues les grappes gorgées de sèvre normande, lourdes dures et pointues comme une mamelle de chèvre. Lorsqu’au bout de trois semaines on fit sauter la bonde du cuvier où les grains s’étaient écrasés sous leur propre poids, tous les voisins furent de la fête pour goûter le jus nouveau. Et un peu plus tard, tout le monde se retrouva pour déguster un authentique marc cauchois bouilli dans un alambic de fortune.
Depuis, c’est devenu une habitude : toute occasion est bonne de passer chez le « père Delamare » dont la porte est si accueillante. « Si vous nous faisiez goûter un peu de votre vin … ? ». Et, l’œil clair de joie et pétillant de fierté, le vigneron normand remonte de sa cave une bouteille poussiéreuse : son vin, notre vin. Vif, nerveux, frais, friand, léger, un peu bourru mais d’une robe charmante, un cachet très particulier mais une sève évidente ; quelque chose d’un aligoté rustique et dépaysé, mais tout chantant de souvenirs. Honnête piccolo normand …
Vers un timide rayon de soleil qui perce entre deux nuages noirs, M. Delamare tend le verre qu’il vient de remplir aux premières giclées de la presse hydraulique martyrisant la chair verte des grains sous 350 kilos de pression. Il en goûte une gorgée, plisse les yeux et passe à son voisin le verre qui, en silence, fait le tour de l’assistance … Dans la cour, le teuf-teuf des deux-temps n’annonce pas le gros bère, mais rythme l’hymne des vendanges cauchoises, des 500 litres de piccolo sans prétention comme sans tares qui, seuls peut être cette année dans toute notre province, lui rappelleront les vieilles pages de son histoire …
Georges DELAMARE (1881-1958) et son épouse Charlotte NELSON (1887-1965) reposent au cimetière d’Hautot-sur-Seine.
L’emplacement réservé n°2, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la commune, a pour vocation la création de places de stationnement et extension du cimetière pour une surface de 2050 m².
L’emplacement réservé n°5, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation l’élargissement de la voirie pour une surface de 186 m² (bande de 3m).
Au mois d’avril 2024, la canalisation d’eau potable sur la totalité de la rue de l’Ancien Vignoble, jusqu’à sa jonction à la rue du Rouage, via le (rue du Moulin du Temple), les branchements vétustes, ainsi que l’hydrant n°5 sont renouvelés par la Métropole Rouen Normandie (Direction de l’eau) pour un montant de 244 000 Euros HT. Ces travaux d’adduction d’eau potable sont réalisés par la société SAT.
Le Conseil municipal du 26 juin 2024 autorise la signature de l’acte authentique, intégrant le transfert définitif de la voirie de la rue de l’Ancien Vignoble, au profit de la Métropole Rouen Normandie, pour une longueur de 535 mètres.
La réfection de la voirie a été réalisée en « enrobé » au mois de juillet 2024 sur l’ensemble de la rue.
Les entrées charretières privatives de la rue de l’Ancien Vignoble ont été bitumées en mars 2025. Ces travaux supplémentaires ont été réalisés gracieusement à la suite de la réclamation, faite auprès du Président de la Métropole, d’une riveraine concernée.
L’actuelle rue Saint-Antonin est la partie ouest de la route du Val de la Haye à Sahurs, classée chemin n°1 dans la délibération du Conseil Municipal du 9 février 1833, la partie est correspond à l’actuelle rue des Farceaux. La route se poursuivant le long du bois de la Commanderie.
L’arrêté préfectoral du 3 septembre 1856 décide du classement du chemin de grande communication n°51 dont le tracé passant par le chemin d’hallage est validé par le Conseil municipal en 1859.
PHOTOGRAPHIE DE CHRISTELLE MICHEL
Extraits du film l’Ours et la Poupée tourné en 1969
l'Ours et la Poupée de Michel Deville (1970)Brigitte Bardot, Jean-Pierre Cassel.Par la grâce d'un accrochage automobile, Gaspard, violoncelliste myope et bou...
Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 choisit le nom de Rue des Templiers pour le Chemin Départemental n°51. Le Conseil Municipal du 25 janvier 1980 modifie son choix avec le nom de Rue Saint-Antonin, le saint patron d’Hautot-sur-Seine. La rue Saint Antonin est la partie du CD 51 située entre l’intersection avec le chemin de la croix blanche vers Sahurs et l’intersection avec le chemin des fossés vers Val de la Haye.
Le Conseil Municipal du 25 mai 2000 examine le projet de traversée de la commune présenté par le CAUE. Le Conseil Municipal du 8 novembre 2000 vote une demande de subventions pour les aménagements du CD 51 sur la base du projet du CAUE, ce projet restera sans suite, faute de financement.
Le Conseil Municipal du 31 mars 2006 approuve le projet d’aménagement du carrefour RD51/CR10 et l’effacement des réseaux et de l’éclairage public rue Saint Antonin. L’aménagement du rondpoint traversant à l’entrée du village est inauguré le 6 janvier 2007.
Pendant le mandat de Bruno Arriaga (2001-2008) ont été réalisés rue Saint Antonin, l’enfouissement de réseaux, des aménagements du réseau pluvial, la création d’un parterre de fleurs près de l’arrêt de bus face au château et d’un parterre de fleurs face à la Mairie.
Le 01 janvier 2016, l’entretien de la voirie départementale, dont le CD 51, est transféré à la Métropole Rouen Normandie.
Le Conseil municipal du 26 juin 2024 autorise la signature de l’acte authentique, intégrant le transfert définitif de la voirie d’une portion de la rue Saint Antonin située derrière la mairie, au profit de la Métropole Rouen Normandie, pour une longueur de 49 mètres.
Autre extrait du film l’Ours et la Poupée tourné en 1969
L’emplacement réservé n°9, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation de permettre la réalisation d’un projet de requalification de la rue Saint-Antonin par l’élargissement de la voirie et l’aménagement d’un cheminement piéton sur une surface de 395 m² grâce à l’acquisition d’une bande de 1,5m le long de la voirie existante.
la même bâtisse côté rue
Au cours de l’été 2021, le rondpoint traversant situé à la sortie d’Hautot, au niveau du chemin de la Croix Blanche, a été supprimé et remplacé par un damier. Une chicane a été installée dans le sens Sahurs/Hautot.
Rouage est un mot dérivé de roue. Au moyen-âge le rouage est en termes de coutumes, un droit seigneurial perçu sur chaque pièce de vin vendu en gros et transporté par charrois. Ce droit est appelé ainsi, parce qu'il doit être payé avant que la roue tourne, pour avoir le droit de le faire rouler. Il est destiné à l'entretien des chemins. L’hypothèse retenue pour l’origine du nom est que la Commanderie de Sainte-Vaubourg devait percevoir ce droit sur le vin transporté vers Rouen au travers du chemin qui longe la Seine, sur les hauteurs.
A Hautot-sur-Seine, le lieu-dit des Fendanges correspond à la zone où était produit le vin au moyen-âge jusqu’au milieu du XVIIème siècle. La prédisposition d’Hautot-sur-Seine à la culture du vin a été reprise vers 1730-1750 par Etienne Le Couteulx, propriétaire du château d’Hautot-sur-Seine, sur le lieu-dit du Clos de la Vigne avec un vin champagnisé, bien que sous le nom de vin de Hautot il en faisait boire un autre et plus récemment par Georges Delamare rue de l’Ancien vignoble.
Le chemin de la rue du Rouage est cité dans la copie de l’adjudication des bruyères et places vagues joignant la forêt du Roi, faite au commun des paroissiens de Sahurs et Hautot, les 15 et 16 octobre 1576, comme chemin tendant à la forêt et au canal de Seine, le long de la commanderie de Sainte-Vaubourg.
Photographies de Christelle Michel, Lydie Mottet Podevin et Marc Taillandier
Lors de la classification des chemins communaux, validé par le Conseil Municipal du 9 février 1833, le chemin de la rue du Rouage qui figure sur le cadastre napoléonien de 1812, d’une longueur de 1172 m, devient le chemin n°3 de la commune.
Extrait de la délibération du Conseil Municipal du 9 février 1833 : classification des chemins communaux
N°3 : Chemin dit du Rouage tendant aux bruyères côté ascendant, escarpé communicant vers et avec le chemin n°1, la longueur est de 1 172 mètres et sa largeur doit être de 8 mètres.
En 1850, la rue du Rouage est classée comme chemin vicinal. En 1885 et 1886, la commune fait des acquisitions auprès de six propriétaires, dont Florentin Labbé et Pierre Augustin Hitté, pour élargir la voirie. Le Conseil Municipal du 9 juin 1895 valide un échange de terrain pour le projet d’élargissement de la partie du chemin n°2 comprise entre le chemin n°1 des Farceaux et l’entrée charretière d’un verger (alignement Renard).
L’éclipse est un lieu où le temps s’arrête. Parfait pour un moment en amoureux. Très bien aménagé et équipé d’un Jacuzzi. Décoré avec beaucoup de goût - tout est bien pensé pour que vous n’ayez plus qu’à vous éclipser.
L’épicerie de la Rue du Rouage
C’est en 1966 que Jeannine Denise (PLICHON) CAHOT est enregistrée au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales : Restaurant, épicerie, mercerie, quincaillerie, vaisselle ; avec gérance de débit de tabac et de débit de catégorie 3, à Hautot-sur-Seine, rue du Rouage. Son père Louis PLICHON travaille pour la commune comme garde champêtre, cantonnier, tambour, afficheur et gardien du cimetière. Les époux CAHOT cesse leur activité en 1974 et la licence est perdue.
Conseil municipal du 29 août 1912 : Amélioration du chemin vicinal ordinaire n°2
Le Conseil,
Considérant qu’aux comptes de 1911 il existe déjà sur ressources vicinales un reliquat de 946,06 F réservé pour l’élargissement du Chemin vicinal n°2 dit « Rue du Rouage » crédit reporté à l’art. 3 dépenses du Budget additionnel du service vicinal, année 1912,
Considérant que ledit chemin est très étroit dans la partie située entre la sente du mont-miré n°11 du plan et le chemin du mont miré n°4 du plan, et que son élargissement en cet endroit constituerait une amélioration nécessaire, et serait même d’une grande utilité, attendu que ce chemin est utilisé non seulement par les habitants, mais aussi pour l’exploitation, des bois de la forêt de Roumare.
Demande que la commission départementale décide qu’il y a lieu au redressement dudit chemin, et, pour y parvenir, qu’un plan, un devis et un rapport soient dressés le plus tôt possible par M.M. les Agents Voyers pour l’élargissement du chemin dont il s’agit dans la partie sus-indiquée, et que le dossier lui soit transmis afin qu’il puisse fixer les moyens de réaliser l’amélioration projetée pour le surplis du crédit réservé à cette fin, et sous réserve d’une subvention, qui pourra être demandée pour l’exécution dudit travail.
Le Conseil Municipal du 3 février 1962 délibère pour l’achat d’une parcelle au Marquis de Bonneval en vue de l’élargissement du virage de la Vierge. Lors du Conseil municipal du 7 mars 1964 M. le Maire informe MM les Conseillers Municipaux de l’état d’avancement des travaux du virage de la Vierge. Il indique qu’il serait nécessaire de prévoir une protection limite en bordure du terrain de M. le Marquis de Bonneval. Le Conseil décide de placer en bordure des poteaux ordinaires blancs munis d’une bande réfléchissante. Le Conseil municipal du 6 juin 1964 décide de faire placer par le cantonnier communal dix poteaux de signalisation pour border le Virage de la Vierge.
Tableau de Jean Quéméré
L'ascension de la rue du Rouage
L’emplacement réservé n°3, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la création de places de stationnement sur une surface de 265 m².
L’emplacement réservé n°4, figurant au Plan Local d’Urbanisme au bénéfice de la Métropole Rouen Normandie, a pour vocation la création de places de stationnement sur une surface de 200 m². Le Conseil Municipal du 24 mai 2019 approuve le PLUI avec une remarque concernant l’emplacement réservé n°4 situé en haut de la rue du Rouage.
Au cadastre de 1970 la voirie communale n°2 dite du Rouage, longue de 1535 mètres, commence à la RD 51 et se termine à l’entrée du Bois de la Commanderie. Le Conseil Municipal du 11 octobre 1973 décide de remplacer les lieux dits par des noms de rues, la V.C. n°2 devient la rue du Rouage. Le 16 juin 1978 la commune devient propriétaire d’une bande de terrain de la propriété du Boullay pour l’élargissement de la V.C n°2 dite du Rouage.
Le Conseil Municipal du 13 mai 1998 décide de l’enfouissement des réseaux basse tension et rance Telecom rue du Rouage. Le Conseil Municipal du 17 février 1999 décide de travaux de rénovation de la chaussée et du trottoir rue du Rouage.
L’Echo d’Hautot n°6 de mars 1999 : les travaux rue du Rouage
Afin de diminuer les risques de panne sur les lignes aériennes, l’EDF a décidé de supprimer une dizaine de poteaux Haute tension longeant la rue de l’ancien vignoble et traversant le lotissement du Buisson, et de les remplacer par un câble souterrain montant la rue de l’Ancien Vignoble puis redescendant par la rue du Rouage. Nous avons profité de ces travaux pour enfouir les réseaux desservant les riverains en électricité et téléphone et par la même occasion refaire l’éclairage public. Quatre réseaux : haute tension, basse tension, éclairage public et téléphonie, occupent chacun leur place sous le trottoir, entre l’égout souterrain des eaux de pluie et la limite de propriété des riverains.
Dans le tableau de la voirie communale (domaine public de la commune) adopté lors du Conseil Municipal du 2 décembre 2005, la longueur de la Rue du Rouage est ramenée de 1 535 mètres à 955 mètres, la partie non revêtue de 580 mètres qui va jusqu’au bois communal, passe en chemin rural (domaine privé de la commune). Lors de la mise en place de la Métropole le 1er janvier 2015, la voirie communale devient une compétence métropolitaine, les chemins ruraux restent de la compétence communale.
les sentes privées de la rue du Rouage
L’impasse du Rouage d’une longueur de 69 m, la venelle du Rouage d’une longueur de 44 m, la ruelle du Rouage d’une longueur de 46 m et l’allée du Rouage d’une longueur de 46 m sont des voies privées qui appartiennent aux riverains qui les entretiennent.
le haut de la rue du Rouage
PHOTOGRAPHIE DE FERNANDE OBSELIN
Le Conseil Municipal du 30 mars 2012 valide le projet de réfection du bas de la rue du Rouage. L’entreprise choisie pour la réfection de la chaussée du bas de la rue du Rouage est la Société DEVAUX pour un montant de 46 672,70 Euros TTC. La commune bénéficie d’une subvention du Fonds d’Aide à l’Aménagement de la CREA. Les travaux sont réalisés pendant l’été 2012.
Le Conseil Municipal du 19 décembre 2014 est informé qu’une pétition des riverains de la Rue du Rouage, qui se plaignent de la vitesse et du manque de visibilité a été envoyée en Mairie demandant une réunion publique. Le Maire a transmis cette pétition au Directeur de proximité du secteur Cailly-Austreberthe en charge des voiries métropolitaines. La Métropole ayant sa propre ingénierie, il sera désormais possible d’avoir une signalisation adéquate et d’élaborer des aménagements adaptés.
Le Conseil Municipal du 19 juin 2015 entérine le projet de sécurisation du bas de la Rue du Rouage résultant du débat public organisé le vendredi 5 juin et des visites de terrain. Il est proposé de prolonger la zone de vitesse limitée à 30 sur le haut de la Rue du Rouage. Les différents aménagements prévus avec les services de la Métropole seront réalisés en septembre/octobre 2015.
Le transfert de la voirie à la Métropole Rouen Normandie du 1er janvier 2015 ne concerne pas la partie non revêtue d'une longueur d'environ 590 m, qui devient de fait un chemin du domaine privé de la commune. Le transfert domanial reste en 2022 toujours en attente malgré les mises en demeure du Préfet.
Au cours de l’été 2023, le haut de la rue du Rouage est rénové, en bicouche, de l’intersection avec la rue du Moulin du Temple à la résidence des Terres-Quemines. A la suite de plusieurs plaintes de riverains liées à la vitesse excessive des usagers, deux ralentisseurs de type « coussin berlinois » sont installés le 19 octobre 2023 le long de la rue.
Le Conseil municipal du 26 juin 2024 autorise la signature de l’acte authentique, intégrant le transfert définitif de la voirie de la rue du Rouage, au profit de la Métropole Rouen Normandie, pour une longueur de 1 268 mètres.