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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 07:37

Avant la révolution de 1789 les passages d'eau appartiennent à des seigneurs. En amont de Val de la Haye, la succession des îles permet un passage aisé de la Seine pour les particuliers, les droits de passages sont moins affirmés.

Ainsi, Marie Catherine Dumoustier, veuve de Jean-Baptiste de La Motte-Ango, 2ème marquis de Lézeau, demeurant rue de la Seille à Rouen, inhumée le 10 mai 1754 à la paroisse Sainte Croix Saint Ouen à l’âge de 76 ans, est citée comme propriétaire du passage d’eau de Dieppedalle à la chaussée de Grand Quevilly, sans plus de précision.

En aval de Quillebeuf, on est plus en mer et les droits de passages sont d'un autre ordre.

La loi du 25 mars 1792 supprime le droit exclusif du bac. La loi du 6 frimaire an VII (26 novembre 1798) remet les passages entre les mains de l’Etat.

Vicomté de l’eau

Avant la Révolution, la juridiction de la Vicomté de l'eau s'étend sur la Seine et l'Eure de Caudebec à Blaru. La Vicomté de l'eau se charge de la police fluviale, la perception des taxes et l'enregistrement des baux.

Depuis 1779 Pierre-Robert Le Barrois, conseiller du Roy, est Vicomte de l'Eau à Rouen, juge civil, criminel et de police sur les rivières de Seine, Eure, Andelle, Risle, Saint-Sauveur et autres flottables et navigables y affluentes, sur les ports, ponts, quais, talus, chaussées et chemins le long d'icelle, gardien pour le Roy des étalons des poids et mesures de la Ville et Vicomté de Rouen.

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Liste des derniers vicomtes de l'Eau :

1688 - 1711 Pierre Périer

1712 - 1725 Jacques-Balthazar Néel

1725 - 1758 Jacques-Adrien Varnier (également Lieutenant de Police depuis 1748)

1759 - 1779 Marc-Antoine Nicolas Cauvin de la Cauvinière

1779 - 1789 Pierre-Robert Le Barrois

EXEMPLE DE JUGEMENT

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L'an de grâce mil sept cents soixante onze, le quinzième jour du mois de juin, nous, Marc Antoine Nicolas Cauvin de la Cauvinière, conseiller du Roy, vicomte de l'Eau à Rouen, juge civil, criminel et de police sur les rivières de Seine, Eure, Andelle, Rille Saint Sauveur et autres flottables et navigables y affluentes, sur les ports, ponts, quais, talus, chaussées et chemins le long d'icelles, gardien pour le Roy des étalons des poids et mesures de la ville et vicomté de Rouen, vu la requête à nous présentée par Denis Mustel, fermier du passage de Jumièges, expositive que par bail passé devant Maître Depouville, notaire royal au baillage de Rouen pour la noble sergenterie de Saint-Georges, le premier décembre mil sept cents soixante six il aurait pris à ferme des sieur prieur et religieux de l'abbaye royale de saint Pierre de Jumièges la ferme de la vicomté, port et passage du dit lieu de Jumièges Le Gouffre, La Roche et Heurteauville avec faculté de préposer à ces derniers passages en faisant branches à celui de Jumièges telles personnes qu'il aviserait bien, lequel bail aurait été registré en ce siège le dix huit octobre mil sept cents soixante huit en exécution de la sentence du dit jour, qu'en conséquence de la permission qui lui en a été donnée par le susdit bail, il aurait sous loués les dits passages du Gouffre et de la Roche, le premier au nommé François Amand moyennant trois livres par an et l'autre à Jean Brigaut par le prix de dix livres par an, que depuis qu'il jouit des dits passages, il y a été perçu des droits dont la quotité a été établie et déterminée par ses prédécesseurs et qu'il a continué de percevoir suivant l'usage...

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Le Commandeur de Sainte Vaubourg

La Commanderie de Sainte Vaubourg est une propriété de l'Ordre de Malte. Elle possède et entretient le passage d'eau reliant Val-de-la-Haye à Grand-Couronne.

En 1789 le Commandeur est François Joseph d'Alsace Hénin Liétard (23/05/1733 - 04/04/1797). Il vient de succéder à Pierre Antoine Charles de Mesgrigny de Villebertin (22/04/1747 - 05/11/1826) Commandeur de Sainte Vaubourg de 1783 à 1789.

Le marquis de Mauny

Le marquis de Mauny est propriétaire de quatre passages d'eau le long du chemin de hallage entre la Bouille et Bardouville :

Le passage d'eau du Val des Leux ; Le passage d'eau de Nouret ; Le passage d'eau de Caumont ; Le passage d'eau de la Bouille.

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Louis d’Estampes (04/12/1734 - 05/05/1815) est marquis de Mauny, seigneur et patron de Barneville, Caumont, Saint-Ouen, la Trinité, Bardouville et la Bouille, seigneur de Thouberville, la Houssaye, Plasne-le-Vivier, Baulieu et Laubrière.

L’abbé de Saint Martin de Boscherville

L'abbaye de Boscherville est propriétaire du passage d'eau de Saint Georges à la hauteur de l'île de Saint Georges. Ce passage relie l'abbaye située rive droite à la paroisse de Bardouville située rive gauche. Le seigneur de Bardouville et ses hommes a le privilège de traverser gratuitement, source de nombreux procès avec les moines de Saint Georges.

Claude du Cheylar, vicaire général de Dijon, est l’abbé commendataire de Saint Martin de Boscherville de 1779 à 1790, après avoir été l’abbé commendataire de Notre-Dame de Bonnecombe (Aveyron) de 1776 à 1779.

On trouve aux archives nationales, à la référence T 440, les papiers de l’abbé Claude du Cheylar.

Le seigneur d'Ambourville

Le petit hameau de la Fontaine situé rive droite appartient depuis le XIVème siècle au seigneur d'Ambourville paroisse de la rive gauche. Le droit de passage est essentiellement utilisé pour le pèlerinage de la Sainte Anne célébré dans la chapelle construite rive droite au hameau de la Fontaine.

Le 24 mai 1775, se présente noble damoiselle Louise-Madeleine de Lisle Marivault, fille majeure, demeurant à Rouen dans le prieuré royal de Saint Louis, établie en cette ville de Rouen place de la Rougemare, paroisse de Saint Godard, laquelle stipule que par le décès de son frère le 11 avril 1774, haut et puissant seigneur, Nicolas-Barthelemy de Lisle Marivault, chevalier seigneur d’Ambourville, de La Fontaine et autres lieux... Elle est devenue sa seule et unique héritière. En cette qualité, elle a vendu le 7 mars 1775 le fief de La Fontaine à Monsieur Pierre-Robert Dufay, écuyer seigneur de Limanville, conseiller du Roy, correcteur en sa cour des comptes, aides et finances de Normandie, demeurant à Rouen, rue Bourg Labbé, paroisse de Saint Nicaise.

Pierre Robert Dufay de Limanville (15/10/1742 - 06/01/1824 à Ambourville)

Les propriétaires des passages d'eau en aval de Rouen en 1789

Ruines de la chapelle Sainte Anne près de Duclair vers 1820

L’abbé de Jumièges

L’abbaye de Jumièges d’après un dessin de 1702

L'abbaye de Jumièges est propriétaire en 1789 de sept passages d'eau :

Le passage d'eau de Duclair ; Le passage d'eau de la Roche ; Le passage d'eau de la Foulerie ; Le passage d'eau du Gouffre ; Le passage d'eau de Jumièges ; Le passage d'eau du Trait ; Le passage d'eau de Quillebeuf.

Les passages d'eau de la Roche, de la Foulerie et du Gouffre sont situés face à l'actuelle commune du Mesnil-sous-Jumièges le long du hameau du Conihout.

Pierre François Martial de Loménie de Brienne (18/06/1763 - 10/05/1794) coadjuteur de l'archevêché de Sens, archevêque in partibus de Traianopolis du Rhodope, est l’abbé commanditaire de Jumièges de 1788 à 1790. Il meurt guillotiné le 21 floréal an II, le même jour que Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI.

Tableau « Jumièges » de William Turner de 1832

Carte de Magin, géomètre du roi, vers 1750

1 : abbaye de Jumièges. 2 : abbaye de Fontenelle/Saint-Wandrille. 3 : Caudebec-en-Caux. 4 : Duclair

La marquise de Nagu

La marquise de Nagu est propriétaire du passage d'eau de la Mailleraye, un passage d'eau difficile à entretenir.

Adelaïde Louise Duhamel (05/09/1740 - 14/12/1826) marquise de Nagu, a acheté en 1767 le comté d'Houdetot La Mailleraye à la duchesse de Chaulnes. Elle est veuve de Charles Gabriel De Nagu depuis 1777.

Extrait de son acte de décès : Du quinzième jour du mois de décembre l’an mil huit cent vingt six sur les dix heures du matin, acte de décès de Demoiselle Adélaïde Louise Duhamel marquise de Nagu, âgée de quatre vingt six ans, décédée le jour d’hier, en son château de la Mailleraye, commune de Guerbaville, sur les dix heures du matin, née en la commune de Gonfreville l’Orcher, canton de Montivilliers, département de la Seine Inférieure, le cinq septembre mil sept cent quarante, fille de feu Monsieur Charles Etienne Duhamel de Melmont et de feue Demoiselle Françoise Planterose, veuve de Monsieur Charles Gabriel Marquis de Nagu. Etc. etc.

Le passage de la Mailleraye vu de la rive droite vers 1850

Le passage de la Mailleraye vu de la rive gauche par François Edme RICOIS (1795-1881)

L’abbé de Saint Wandrille

L'abbaye de Saint Wandrille est propriétaire de l'important passage d'eau de Caudebec en Caux.

Etienne-Charles Loménie de Brienne (09/10/1727 - 19/02/1794), archevêque de Toulouse (1763-1788) puis de Sens (1788-1790), principal ministre d’Etat de Louis XVI du 01/05/1787 au 25/08/1788, est l’abbé commendataire de Saint Wandrille de 1785 à 1790. Il est créé cardinal par la Pape Pie VI le 15 décembre 1788. Il prête serment à la constitution civile du clergé en 1790. Son neveu est l’abbé commendataire de Jumièges.

Le seigneur d'Etelan

Le seigneur d'Etelan est propriétaire du passage d'eau de Courval entre Petiville situé rive droite et le Vieux Port situé rive gauche.

Jean-Baptiste Joseph Belhomme de Glatigny (21/05/1733 - 18/06/1809) est seigneur de Mauquenchy, Saint-Maurice d'Etelan, Norville et autres lieux.

Le comte de Tancarville

Le comte de Tancarville est propriétaire du passage d'eau de Tancarville à Quillebeuf, du passage de Saint Jacques du Val-Ullin à Grestain et à la Rille et du passage d'Oudale à Honfleur et à Saint Sauveur.

L’eaurie de Tancarville

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux (11/08/1731 - 07/09/1799) est prince d'Aigremont, duc de Montmorency, marquis de Fosseux et de Seignelay, comte de Tancarville, baron de Brou et seigneur d'Arrou, de Bois-Ruffin, de Courtalain, des Mesnils, du Mée, du Poislay et du Vernay.

Barques, bachots et bachelotte

Tout passage dispose d'un ou plusieurs BACHOTS. Ces barques à rames, d'une longueur de 6 à 10 mètres, sont avant tout destinées aux piétons, pour lesquels sont construits des abris, mais ont longtemps fait passer les bêtes et même les voitures légères dont on laisse les roues traîner dans l'eau. Le journaliste Baude ironise en 1861 dans la Revue des Deux Mondes : "Le passage de Caudebec est desservi par un bac du modèle que durent adopter sous Charles Le Chauve les moines de Saint-Wandrille" comme on peut le voir sur le tableau du passage de la Mailleraye vu de la rive droite.

 

La bachelotte du Vieux Port est l’ultime représentante de ce temps.

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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 06:23
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

Le passage d'eau de Caumont relie Caumont bas situé dans l'Eure à la chaussée de Caumont qui limite les communes de Saint-Pierre-de-Manneville et de Sahurs situées en Seine.

Avant la révolution le passage appartenait à Louis d'ESTAMPES marquis de Mauny, seigneur et patron de Barneville, Caumont, St Ouen, la Trinité, Bardouville et la Bouille, seigneur de Thouberville, la Houssaye, Plasne-le-Vivier, Baulieu et Laubrière. Ce seigneur détenait les droits de pêche et de passage entre Mauny et la Bouille.

Ce passage secondaire va concurrencer celui de Val- de-Leux à partir de 1840 et entrainer la fermeture de celui ci en 1870. La largeur de la Seine à Caumont est en 1861 de 178 m.

En 1871 le passage d'eau devient interdépartemental, il est cogéré par les deux départements comme celui du Vieux Port. En 1967 le passage d'eau est fermé. Depuis les riverains continuent à entretenir l'abri situé rive droite en attendant une hypothétique réouverture du passage.

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

La cale et l’abri de la rive droite

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

Photographie de Fernande Obselin du panneau de signalisation du bac de Caumont (pour piétons)

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

Cartes postales anciennes du passage d’eau de Caumont

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

Photographie du passeur de Caumont en 1937

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

La cale de la rive gauche

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
Le passage d’eau interdépartemental de Caumont

Le bar restaurant salon de thé LA BATELIERE à Caumont en service jusqu’en 2020

Le passage d’eau interdépartemental de Caumont
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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 10:53

Inauguration du Bac 26 à La Bouille le 06 juillet 2022

En présence de Bertrand BELLANGER président du département de la Seine-Maritime

Construit par les Chantiers Manche Industrie Marine à Dieppe (76)

Mis à l’eau et baptisé le lundi 21 février 2022 à Dieppe.

Marraine : Brigitte MANZANARES (Conseillère départementale)

Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26

Photographies de Laurent Colasse

Le bac 26 mesure 26,5 m de long et 9,8 m de large. Il est muni de deux voies de stationnement pour 12 véhicules ainsi qu’un véhicule de secours limité à 16T. La capacité du bac est de 60 passagers.

Inauguration du Bac 25 à Yainville le 14 décembre 2021

En présence de Bertrand BELLANGER président du département de la Seine-Maritime

Construit par les Chantiers Manche Industrie Marine à Dieppe (76)

Mis à l’eau et baptisé le 27 mai 2021 à Dieppe

Marraine : Marine CARON (Conseillère départementale)

Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26

Mise à l’eau du bac 25

Inauguration du Bac 24 à Quillebeuf le 20 avril 2021

En présence d'Hervé MORIN président de la Région Normandie et des présidents des départements de l'Eure et de la Seine-Maritime Pascal LEHONGRE et Bertrand BELLANGER, de mesdames les Maires de Port Jerôme Virginie CAROLO, de Quillebeuf Carine BOCQUET, de Catherine MORIN-DESAILLY Sénatrice de Seine-Maritime.

Construit par les  Établissements Merré à Nord-sur-Erdre (44)

Mis à l’eau le 14 décembre 2019 et baptisé le 3 juin 2020 à Saint-Nazaire

Marraine : Virginie CAROLO-LUTROT (Maire de Port-Jérôme-sur-Seine)

Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26
Inaugurations successives du bac 24, du bac 25 et du bac 26

Le Bac 24 est d’une longueur de coque de 40 m, d’une largeur de 11,20 m et d’un poids d’environ 340 tonnes. Le Bac 24 peut accueillir 145 passagers, 27 voitures et 2 poids lourds. Son coût s’élève à 6 M€. Il a été financé à hauteur de 1,21 M€ par la Région Normandie, le reste étant réparti à part égale entre les Départements de la Seine-Maritime et de l’Eure, soit 2,4 M€ pour chaque collectivité.

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 06:48

Le bac n°11 a été construit aux chantiers Ziegler de Dunkerque. C'était un bac maritime, équipé de moteurs Diesel, d'une longueur de 38,4 mètres.

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Cartes postales du bac n°11 prises de la rive droite

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Maquette d’Eric Delisle du bac n°11 et du café du passage

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Photographies de Fernande :

traversée de la Seine en 1965 à bord du bac n°11

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Carte postale du bac n°11 prise cale de La Bouille

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Le bac a été transformé en une barge pour des travaux sous marins sous le nom de « La Perla » en service chez la société TRASOM du Havre (source de l’information : Eric et Thomas).

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Photographie de Michael Joey Coloma

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Photographies de La Perla d'Eric Delisle prises en face de Yainville

Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988
Le bac n°11 de la Bouille en service de 1960 à 1988

Photographies de La Perla par Parsifal 36 sur http://rouenbeforeafter.canalblog.com/

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 07:08

Le passage d'eau se situait rive droite à Sahurs à hauteur de l’église Saint Sauveur et du château de Trémauville, sur la rive gauche à hauteur du château de la Vacherie.

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Dessin de Constance Delapierre épouse de Louis Lézurier datant d’environ 1806

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Photographie prise en face de l’église de Sahurs le 1er décembre 1896

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

La barque devant l'église de Sahurs peint par Narcisse Guilbert de l’Ecole de Rouen

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Le château de la Vacherie à Moulineaux rasé vers 1960-1963

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Le château des marquis de Trémauville à Sahurs

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Moulineaux  - 7 juin 1936 : Rive gauche. Surélévation de la digue.

Vues prises de la rive droite, on aperçoit le château Robert le Diable surplombant Moulineaux

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Vues prises de la rive gauche, on aperçoit l’abri piéton et la cale de la rive droite

Tableau de Franck Innocent (collection MC Bussy) les installations de la rive gauche

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Photographie couleur de Fernande Obselin du château de la Vacherie, peu avant sa démolition, prise de la rive droite avec le panneau BAC DE SAHURS POUR PIETONS

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

La cale de Trémauville sur la rive droite en 2008, puis en 2017

Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux
Le passage d’eau de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux

Le passage piéton de Trémauville entre Sahurs et Moulineaux a été fermé en 1968.

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 07:19
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
La cabane du passeur d'Hautot-sur-Seine
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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 05:13

Vernissage du 20 juillet 2019 de l’exposition de maquettes de bacs par Eric Delisle et de cartes postales par Maurice Lanos.

Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair

Jean Delalandre a rappellé que « le bac de Duclair est une particularité de la Ville, il est un des éléments de son identité, de plus les embarcations font parties de notre quotidien et c’est une vraie chance pour les duclairois de vivre aux bords de Seine et de pouvoir bénéficier chaque jour de ce cadre de vie agréable ».

Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair

Éric Delisle confectionne des maquettes de bacs plus vraies que nature, un travail impressionnant par sa rigueur et sa précision. Maurice Lanos, est un collectionneur aguerri, en effet ses 51 années de recherche et de collecte lui offre un large panel de collections, il est en effet capable de proposer de nombreux thèmes d’exposition.

Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
Exposition « La Seine et ses embarcations » à Duclair
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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 08:11
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille

Le panneau à message variable de la Bouille

En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille

Les horaires du Bac de la Bouille

LE BAC TOURISTIQUE DE LA BOUILLE

Le bac n°20 a été mis en service en 1988. Construit par Villeneuve La Garenne. C'est un bac fluvial d'une capacité de 12 véhicules. Il a remplacé le bac n°11. Il est remplacé en 2022 par le bac n°26. C'est le bac de Seine le plus photographié.

En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
En attendant le bac à la Bouille
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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 06:48
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Souvenir d’Hautot de Constance Delapierre datant d’environ 1806, on distingue le château d’Hautot-sur-Seine  et l’église Saint Antonin.

Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine du 9 novembre 1845 : Dans la même séance, le Maire a annoncé au conseil au conseil que l’établissement d’un débarcadère au bout de la chaussée de Hautot sur Seine demandé par le conseil municipal dans sa séance du mois de mai dernier est autorisé. Le Maire a proposé au conseil municipal de voter une somme de cinquante francs à prendre sur les fonds de l’exercice 1846 pour être employée à l’établissement du dit débarcadère en lui annonçant qu’il sera pourvu à l’insuffisance de cette somme par une souscription de plusieurs habitants qui reconnaissant l’importance pour la commune de ce débarcadère. Sur quoi le conseil ayant délibéré et les voix ayant été recueillies, et a décidé à l’unanimité qu’une somme de cinquante francs sera prise sur l’exercice de 1846 pour concourir aux frais de l’établissement du débarcadère au bout de la chaussée de Hautot, fait et signé les jour mois et an susdits.

Madame Trugard de Maromme (1773 - 1860), qui possède une maison de campagne à Hautot-sur-Seine, évoque dans ses « Radotages » la barque à Zacharie Au recensement de 1851, on trouve Zacharie LEMIRE profession de « passager » âgé de 67 ans, c'est-à-dire le passeur. Né le 20/01/1784 à Grand-Couronne, c’est un ancien marin, veuf remarié en 1835 à Rosalie Duramé, il décéde à Hautot-sur-Seine le 15/04/1860.

Conseil municipal d’Hautot-sur-Seine du 21 juin 1885 : Passage d’eau d’Hautot

Après avoir pris communication de la lettre préfectorale du 22 avril 1885, le Conseil municipal a l’honneur de remercier Monsieur le Préfet de l’avoir consulté à l’occasion de l’affermage du passage d’eau de Grand Couronne et de son annexe située à Hautot-sur-Seine, et il s’empresse de lui répondre qu’il tient beaucoup à ce passage qui abrège sensiblement le chemin pour se rendre au chef-lieu de canton avec les rapports sont fréquents et indispensables en raison des ressources qu’on y trouve en ouvriers et provisions de tout genre, et enfin pour se rendre à la Justice de Paix et aux gares de Grand-Couronne et de Moulineaux.

Une étude a été faite récemment pour relier ce passage à la route nationale par un chemin carrossable à travers les prairies ; ce qui prouve l’utilité d’une voie de communication ; mais la dépense élevée en a fait ajourner l’exécution jusqu’à ce que le Département soit assez riche pour le faire. Le Conseil promet que les travaux projetés pour le remblaiement sur bas-fonds de Couronne et de Moulineaux régularisant en cet endroit le cour de la Seine, permettant la construction d’un quai qui, comme on le dit, servirait de débarcadère pour les marchandises destinées à la ville d’Elbeuf ; ce chemin et passage deviendrait alors indispensables.

Messieurs les ingénieurs avaient été mal renseignés en disant que ce passage ne servait pas et il est regrettable qu’ils ne se soient pas adressés aux habitants de Hautot qui sont les plus intéressé à la question, et le plus apte à leur répondre. On leur aurait dit que ce passage était très fréquenté pendant de longues années quand il y avait pour faire le service un homme valide et un bateau convenable et si depuis quelques temps on n’a pas tenu la mai à ce que fermier principal continua à remplir les engagements que lui impose le cahier des charges, c’est parce qu’on a eu égard aux réclamations qu’il a fait en raison du tord que lui causait le chemin de fer d’Orléans ; il serait très fâcheux que la concession qui lui a été faite par humanité et pour son intérêt personnel, privât indéfiniment la commune de Hautot, de Saint-Pierre-de-Manneville et une partie de celle de Sahurs d’un chemin et passage qui leur est si utile (1).

En conséquence le Maire et les Conseillers municipaux de Hautot-sur-Seine comptant sur l’esprit de justice de Monsieur le Préfet pour leur conserver ce passage.

‘(1) Il doit encore y avoir erreur tant l’allégation sur l’absence de terrain de débarquement sur la rive gauche attendu que l’endroit du débarquement actuel appartient à l’Etat et est en communication avec le chemin de la douane qui permet de se rendre au chef-lieu de canton et aux gares de chemin de fer.

En 1886 le passeur d’Hautot-sur-Seine est aussi abonnataire du fanal de l’île aux Oiseaux et employé au service des bateaux de Bouille.

Journal de Rouen du 1er mai 1908 : Le passage d’eau d’Hautot-sur-Seine

On nous écrit : Rouen, 30 avril. Monsieur le Directeur du Journal de Rouen,

Je crois devoir signaler à l’autorité compétente le cas du passage d’eau d’Hautot-sur-Seine à Grand-Couronne. Il arrive fréquemment que des voyageurs arrivant par la gare de Grand-Couronne sont obligés d’attendre quelques fois plusieurs heures et souvent sont même obligés d’aller passer la Seine au Val-de-la-Haye ou à Moulineaux. Dimanche dernier, le cas s’est présenté pour un ouvrier venant de Rouen. Fatigué d’attendre, il est allé jusqu’à Moulineaux. De plus, après 4 h.45 du soir, pourquoi n’y a-t-il plus de passeur. Y a-t-il un règlement spécial pour cette petite commune, ou bien veut-on tout simplement faire perdre à tous l’habitude de passer à cet endroit ? Veuillez agréer, etc.

A. CORBRAN, Voyageur, 13, rue Beffroi, Rouen

 

Journal de Rouen du 31 décembre 1908 : le passage d’eau ?

HAUTOT-SUR-SEINE - On nous écrit : « Au mois de mai dernier,  j’ai lu et approuvé de tout cœur la réclamation qui avait été faite dans votre estimable journal au sujet du passage d’eau d’Hautot-sur-Seine. Tout le monde était satisfait de la légère amélioration apportée au service du bac et cela marchait à peu près. Le passeur est décédé le 27 novembre. Or, depuis cette date, la commune d’Hautot est privée de communication avec l’autre rive. Le fermier du passage d’eau de Grand-Couronne est cependant tenu par le cahier des charges de fournir un homme et une barque au passage d’eau d’Hautot-sur-Seine. Qu’attend-il donc pour cela ? Est-ce que la réclamation du conseil municipal resterait lettre morte ? UN DE VOS ABONNÉS »

 

Conseil Municipal d’Hautot-sur-Seine du 29 mai 1910 : Passage d’eau de Hautot à Grand Couronne.

Le Conseil considérant qu’à la date de ce jour le passeur d’Hautot à Grand-Couronne, lequel est tenu aux termes de son cahier des charges de faire le service régulièrement, a refusé de passer une personne aux heures réglementaires, et que ce fait se répète souvent. Emet le vœu que l’Administration prenne les mesures pour assurer ce passage et pour obliger le fermier à faire son service.

Gaston PICARD (1864-1924) passeur autour de 1921

Souvenir de Fernande Obselin : Au sujet du nom PICARD, j’ai connu un Gaston Picard qui était passeur au passage d’eau d’Hautot-sur-Seine, passage avec une barque à rames. J’étais enfant. (Quelques précisions obtenues plus tard). Il s’agir de Gaston Gustave Edouard Picard, né le 29 août 1864 à Rouen, fils de feu Stéphane Désiré et de Rose Honorine Marchand, domiciliée à Rouen, rue de Buffon, 2. Il fut dispensé du service militaire étant fils unique de veuve. A accompli une période d’exercice dans le 239° Régiment d’Infanterie, du 30 sept. Au 27 octobre 1895 (il avait donc 31 ans). C’est à Rouen qu’il mourut à l’ex-Hospice général appelé maintenant Hôpital Charles Nicolle. Il avait fait des études secondaires, chez les Frères de la rue St Gervais, je crois.

Acte de naissance de Gaston Gustave Edouard PICARD à Rouen le 29 août 1864 : Du trente août mil huit cent soixante-quatre, à deux heures et demie après midi, acte de naissance de Gaston Gustave Edouard PICARD, du sexe masculin, à nous présenté, né hier, à cinq heures après midi au domicile de ses père et mère, rue de Buffon, fils du sieur Stéphanie Désiré PICARD, âgé de quarante-quatre ans marchand de grains et de Rose Honorine LEMARCHAND, âgée de trente-sept ans, mariés en cette ville le vingt et un octobre mil huit cent quarante-sept. Etc. Etc.

Son père Stéphanie Désiré PICARD, fils de Nicolas Benjamin Désiré PICARD et de Marie Barbe FLEURY, né le 19 janvier 1820 est décédé le 13 avril 1883. Selon le relevé de sa pierre tombale fait en 1962, il fut bon époux et bon père. Selon la fiche matricule Gaston PICARD de 1884 n°193 de Rouen nord, il habite Hautot-sur-Seine depuis 1899 Au recensement de 1906 Gaston PICARD vit aux Terres-Quemines avec sa mère Rose LEMARCHAND.

Acte de décès de Rose Honorine LE MARCHAND à Hautot-sur-Seine le 30 juillet 1906 : L’an mil neuf cent six, le trente et un juillet à huit heures du matin. Acte de décès de LE MARCHAND Rose Honorine, propriétaire, âgée de soixante-dix-neuf ans, décédée hier, à huit heures du soir, à son domicile en cette commune où elle est née le deux août mil huit cent vingt-six, fille de feu LE MARCHAND François Théodore (*) et de feue HUBLÉ Catherine Rosalie, veuve de PICARD Stéphanie Désiré, avec lequel elle avait contracté mariage en la mairie de Rouen, le vingt et un octobre mil huit cent quarante-sept. Sur la déclaration à nous faite, par les sieurs PICARD Gaston, sans profession, âgé de quarante et un ans, domicilié en cette commune, fils de la défunte, et HODAN Dominique, instituteur, âgé de quarante-trois ans, domicilié à Sahurs, de ce département, ami de la défunte. Lesquels ont signé après lecture faite le présent acte qui a été fait double en leur présence, et constaté suivant la loi ainsi que par nous maire de la commune de Hautot sur Seine remplissant les fonctions d’officier public de l’Etat civil. (*) adjoint au Maire de 1844 à 1853 & médaillé de Sainte-Hélène en 1857.

Il est libéré du service militaire en 1910. Il est pontonnier sur la liste électorale de 1913.

C’est au recensement de 1921 que Gaston PICARD apparait avec la profession de passeur, cette année là Fernande OBSELIN a 12 ans. Cela corrobore ses souvenirs. Gaston PICARD habite L’OSIER, c’est-à-dire qu’il est domicilié dans la cabane du passeur.

Gaston Gustave Edouard PICARD est décédé à l’Hospice général de Rouen le 31 août 1924. Le trente et un août mil neuf cent vingt-quatre, deux heures, est décédé rue de Germont, 1, Gaston Gustave Edouard PICARD, né le vingt-neuf août mil huit cent soixante-quatre à Rouen, journalier, domicilié à Hautot-sur-Seine (Seine-Inférieure), fils de Stéphanie Désiré PICARD et de Rose Honorine LEMARCHAND, époux décédés. Etc. Etc.

Journal de Rouen du 19 juin 1925 : Vol d’une barque

Une barque appartenant à la commune d’Hautot-sur-Seine, et se trouvant à sec au passage de cette commune, a été mise à l’eau par un nommé Lemonnier, domestique chez M. Besnard, à Sahurs. L’inculpé étant monté dans cette barque sans avirons est allé, poussé par le courant s’échouer au passage de Moulineaux, où il a été secouru dans la situation périlleuse où il se trouvait par M. Scalat, passager. Interrogé par la gendarmerie, il a déclaré avoir pris cette barque dans le simple but de se rendre à Moulineaux chercher du tabac et des allumettes. L’inculpé ne parait pas jouir de la plénitude de ses facultés mentales.

 

Journal de Rouen du 22 janvier 1929 : Le passage d’eau

Un de nos lecteurs se plaint du peu de bonne volonté du passeur de Hautot-sur-Seine à Grand-Couronne. Ce matin 20 janvier, ayant besoin d’aller de Grand-Couronne à Hautot-sur-Seine, j’ai dû remettre à un autre jour mon excursion, après avoir sonné une dizaine de fois et attendu vainement de 8h. 45 à 9h. 20. Une attente aussi longue au bord de la Seine par cette température n’a rien de bien attrayant.

DUVRAC, passeur d'Hautot-sur-Seine, photographié en 1939

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Photographie du débarcadère du bac d’Hautot sur Seine prise vers 1942

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Photographie de Fernande Obselin prise le 26 mai 1959

Paris Normandie du 7 décembre 1960 : Le passeur d’Hautot-sur-Seine se noie

7 décembre 1960. Drame au passage de la Seine Hautot-sur-Seine - Grand-Couronne assuré par une petite vedette pouvant transporter une quinzaine de personnes. L’un des passeurs, M. Lefebvre, à la suite d’un choc provoqué par l’ancre qui s’était accrochée, fut en effet projeté dans le fleuve. Il nageait furieusement contre un fort courant, bien qu’il fut habillé et chaussé. L’un de ses compagnons, sautant dans une barque, se rapprochait de lui lorsqu’il coula à pic. Il était marié et père ce cinq jeunes enfants.

 

Acte de décès de Roland Célestin Isidore LEFEBVRE à Hautot-sur-Seine le 18 /01/1961 :

Le dix huit janvier mil neuf cent soixante et un, nous avons constaté le décès remontant au six décembre mil neuf cent soixante de Roland Célestin Isidore LEFEBVRE, domicilié à Sahurs (Seine Maritime), né à Canteleu (Seine Maritime), le vingt deux mai mil neuf cent vingt neuf, passeur, fils de Célestin Léon Emile Georges LEFEBVRE, passeur, et de Marthe Odette LEBLOND, sans profession, époux domiciliés à Sahurs (Seine-Maritime) époux de Jacqueline Jeanne Marthe HUSSON. Le corps a été retrouvé à douze heures vingt à Hautot-sur-Seine, en Seine, au passage d’eau. Dressé le dix huit janvier mil neuf cent soixante et un, quatorze heures sur la déclaration de Célestin Léon Emile Georges LEFEBVRE, cinquante cinq ans, passeur, domicilié à Sahurs (Seine Maritime) père du défunt qui lecture faite a signé avec nous Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine.

 

En 1972 Mr LEFEVRE passeur du bac d’Hautot pendant vingt ans part en retraite. Célestin LEFEBVRE décède à Rouen le 26 décembre 1972 peu après son départ en retraite. Né à Tancarville en 1905, il est charpentier avant de devenir passeur d'eau à Hautot-sur-Seine.

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Le passage d'eau d'Hautot-sur-Seine a été le dernier passage d'eau pour piétons et cycles en aval de Rouen. Localement il était connu comme étant la barque à Tintin.

Lors le Conseil Municipal du 17 janvier 1987 le Maire annonce la suppression du passage piéton d’Hautot-sur-Seine qui se poursuit grâce à son intervention jusqu’à la fin du fermage.

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)
Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

La Bouillote n°3 de mai 1990 : Témoignage de Maurice SIMON remplaçant polyvalent

Monsieur Maurice Simon du parle du passage d’eau autrefois. C’est le régional de l’étape puisqu’il habite Sahurs où il remplit d’ailleurs les fonctions de Maire-adjoint. L’eau, c’est son milieu, il travaille sur la Seine depuis 28 ans. J’ai travaillé 25 ans au passage d’eau Hautot-sur-Seine - Grand-Couronne, on peut dire que je suis le dernier rescapé des passages d’eau à fermage ; anciennement, tous les passages d’eau étaient à fermage, même celui de la Bouille il y a une centaine d’années. C'est-à-dire que le département établissait un contrat de 5 ans avec un artisan qui assurait le service du passage d’eau. Le matériel lui étant fourni, l’artisan avait à sa charge l’entretien, le carburant et le salaire des ouvriers qu’il employait. Le passage d’eau d’Hautot-sur-Seine était un passage piéton-cycle. Il était gratuit. Il y avait trois passages par jour : un le matin, un le midi, un le soir. Après 16 ans de fermage, le bac a changé de statut, alors, j’ai travaillé avec un patron (capitaine de bac) toujours sur la vedette d’Hautot et ceci pendant 9 années. Ensuite le passage d’eau a été supprimé. J’ai connu les dernières vedettes. J’avais 5 ans, la cale de la Bouille était en face de l’église et un peu plus en aval à Sahurs. La vedette de la Bouille sortait de sa cale à reculons et faisait demi-tour pour traverser, les vedettes n’avaient qu’un seul sens de marche. Depuis la cale a changé d’endroit, les vedettes ont disparu, la Seine a été élargie, une trentaine d’hectares ont été ponctionnés sur la commune de Sahurs entrainant la destruction de fermes et de maisons. Par le passé, le bac c’était la vie des deux communes, l’absence de commerces, de pharmacie à Sahurs amenait tout naturellement ses habitants à pendre le bac pour se rendre à La Bouille. Aujourd’hui, le bac contribue toujours à l’animation des deux communes et leur donne un charme particulier : qui n’a pas pris plaisir à effectuer la traversée simplement à pied pour se donner un petit air de vacances et jouir du paysage imprenable vu du bac.

Maurice SIMON, natif de Sahurs le 11 janvier 1934, est décédé le 22 avril 2005 à l'âge de 71 ans.

Article d’Alain Langlois paru dans le n°9 d’Infos d’Hautot-sur-Seine en 2005

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Journal de Sahurs n°76 de l’automne 2011 : inauguration du stade Maurice SIMON

Samedi 3 Septembre, les amis et la famille de Maurice SIMON étaient réunis pour l’inauguration du stade municipal qui porte dorénavant son nom. Enfant de SAHURS, Maurice SIMON a été pendant près de 60 ans un acteur important du monde footballistique de notre boucle. Successivement joueur (il a joué dans le club de SAHURS dès sa création en 1945), puis Vice-président et enfin Président du club, Maurice SIMON a toujours fait preuve de gentillesse, de respect des autres, de droiture et d’un grand dévouement. Après que la plaque portant son nom ait été dévoilée, un pot de l’amitié a clos cette sympathique manifestation qui a réuni un grand nombre d’habitants de Sahurs et des autres communes de la boucle.

Le bac de Hautot-sur-Seine (de la barque à Zacharie à la barque à Tintin)

Bouée du bac d’Hautot-sur-Seine

(Collection du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande)

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:45
En attendant le bac à Petit-Couronne

Photographie de 2015 de Jean-Louis Letellier

En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne

Entre 1972 et 1976 à une cinquantaine de mètres de l'ancienne cale du passage piéton, de nouvelles installations sont créées pour accueillir le bac n°15 suite à l'envasement de la cale de la colonne Napoléon.

Le panneau à message variable de Petit-Couronne

En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne

Passage du BRAEMAR devant la cale de Petit-Couronne le 3 avril 2015

Le navire de croisière BRAEMAR croise les bacs de Seine en 2014 :

En attendant le bac à Petit-Couronne

Les horaires du Bac de Petit-Couronne

LES EMBARCATIONS SUCCESSIVES

En attendant le bac à Petit-Couronne
En attendant le bac à Petit-Couronne

Le bac fluvial n°15 a été construit aux ACM de Honfleur en 1972. C'est le premier des 5 bacs commandés à ce chantier et livrés de 1972 à 1976. Il est en service au passage d'eau de Petit-Couronne Val-de-la-Haye. Il sert de remplacement depuis 2006.

En attendant le bac à Petit-Couronne
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