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20 octobre 2022 4 20 /10 /octobre /2022 07:31
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Le 9 décembre 1840 la cale de Val-de-la-Haye est le lieu de transbordement des cendres de Napoléon ramenées de l'Ile Sainte Hélène. Les communes de Val-de-la-Haye, Grand-Couronne et Hautot-sur-Seine sont mises à contribution pour faciliter cet événement.

Photographie de Fernande Obselin

En décembre 1990, le Sénateur-maire d’Ajaccio, Charles Ornano préside les cérémonies du cent-cinquantenaire du retour des cendres. Une exposition fut présentée autour de la maquette réalisée par le Maire Fernand SÉLIGMANN. Cet anniversaire donne lieu à la création de produits dérivés.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Souvenir philatélique du cent-cinquantenaire du retour des cendres de Napoléon

Notre voisine la colonne Napoléon

Flamme postale de la commune du Val-de-la-Haye

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

La cérémonie du 12 octobre 2008 à la colonne Napoléon a été organisée par l’association des Amis du Patrimoine Napoléonien : Rassemblement devant la Mairie et départ du cortège pour la colonne ; Évocation de l’étape vaudésienne du retour des cendres de Napoléon les 9 et 10 Décembre 1840, dépôt de gerbe ; Au cimetière, hommage à Jean Dominique PEZIER, soldat de l’Empire, prisonnier de guerre en Angleterre et Médaillé de Ste-Hélène ; Présentation en Mairie des Archives Municipales sur l’événement et le monument, évocation de l’histoire de la colonne en Mairie.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Maritime le 25 novembre 2013 de l’ASSOCIATION DE LA COLONNE NAPOLEON. Objet : participer à la bonne conservation de tout le patrimoine napoléonien du Val-de-la-Haye, de tous les souvenirs qui l'accompagnent et, particulièrement, du monument appelé "la Colonne Napoléon" érigé en bord de Seine à l'emplacement du transbordement des Cendres de l'empereur en 1840,transmettre la mémoire de cet événement par l'organisation de manifestations et l'édition de documents, et, plus généralement, restaurer, préserver, entretenir, conserver, valoriser, enrichir, promouvoir le patrimoine napoléonien du Val-de-la-Haye.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

 

La colonne Napoléon du Val-de-la-Haye (Wooz Editions - juin 2019) : En ayant travaillé sur des archives inédites, en l'illustrant de documents rares, Jérôme CHAÏB et Jean-Louis LETELLIER offrent au public le récit d'un événement par lequel un petit village croise un jour le chemin de la grande Histoire.

Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon
Notre voisine la colonne Napoléon

Tendance Ouest le 6 mai 2021 : Le bicentenaire commémoré au pied de la colonne Napoléon

Une cérémonie de commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon était organisée mercredi 5 mai, au pied de la colonne de Val-de-la-Haye près de Rouen, là où eu lieu le dernier transbordement du cercueil de l'empereur. Cérémonie empreinte de solennité, en bord de Seine, mercredi 5 mai. Les élus locaux au grand complet étaient rassemblés autour du préfet de Normandie et de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, au pied de la colonne Napoléon de Val-de-la-Haye, deux cents ans jour pour jour après la mort de l'empereur. "Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé", avait écrit Napoléon Bonaparte dans son testament. Mais les Anglais lui refuseront cette dernière volonté, comme l'a rappelé Dominique Lepasteur, du Souvenir napoléonien, lors de la cérémonie. Ce n'est qu'en 1840 que les restes de Napoléon ont pu être rapatriés en France. Et c'est à Val-de-la-Haye qu'eut lieu le dernier transbordement du cercueil, vers un bateau à vapeur, La Dorade, qui remontera ensuite la Seine jusqu'à Paris. C'est en souvenir de cet instant historique pour le village que la colonne Napoléon a été érigée en 1844. Pierre Durand-Gratian

Notre voisine la colonne Napoléon

L’Association de la colonne Napoléon devient en 2022 l’Association Colonne Napoléon et Patrimoines du Val de la Haye.

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 07:20
Notre voisin le bois de la Commanderie

La charte fondatrice, écrite entre 1172 et 1178, de la commanderie de Sainte-Vaubourg donnée aux Templiers, mentionne le bois limité par la clôture du parc (bosco sicut claustura parci continuit). En 1312 les biens immobiliers des Templiers sont transférés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, depuis communément appelé Ordre de Malte.

Après la révolution le bois figure dans l’état général des bois nationaux dressé le 29 floréal an II (18/05/1794) : Maîtrise de Rouen, bois Vaubourg, 360 arpents, ci-devant commanderie de Sainte Vaubourg. Garde à pied : Jean Baptiste Tranquille Lefebvre. Jean Baptiste Tranquille Lefebvre époux d’Anne Lesourd est garde au service de la commanderie puis des Eaux et Forêts. Il est décédé le 21 janvier 1806. Le 3 mars 1815 Charles Fizeaux fait l’acquisition du bois de la commanderie, qui avait été rattaché à la forêt domaniale de Roumare pendant la révolution. Les héritages familiaux successifs aboutissent au maintient de cette propriété, véritable fossile cadastral.

Notre voisin le bois de la Commanderie
Notre voisin le bois de la Commanderie
Notre voisin le bois de la Commanderie
Notre voisin le bois de la Commanderie

Journal de Rouen du 1er décembre 1932 : Délit de chasse

M. Lebel, garde particulier au service de M. Michon, a surpris en flagrant délit de chasse le nommé Gaston Delahays, 22 ans, manœuvre à Hautot-sur-Seine. La gendarmerie de Grand-Couronne l’a gratifié d’un procès-verbal pour chasser sans permis sur le terrain d’autrui.

Cette partie de la forêt de Roumare est un cul-de-sac, enserré par le fleuve, pour les cerfs, chevreuils et sangliers, à vocation cynégétique.

Le château d’eau d’Hautot-sur-Seine : L’eau distribuée par le réseau public d’eau potable provient d’un forage situé sur la commune de Val-de-la-Haye qui refoule l’eau vers un réservoir situé en hauteur du forage sur la commune d’Hautot-sur-Seine. Le réservoir d’Hautot-sur-Seine, d’une capacité de 350 m3, alimente gravitairement la quasi-totalité des 3 communes, à l’exception de la zone du Moulin à Hautot-sur-Seine et de la zone de la Cavée du May au Val-de-la-Haye qui, en raison de leur altimétrie, sont, chacune alimentées par un surpresseur.

Notre voisin le bois de la Commanderie
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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 06:11
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine

En 1576 les paroisses de Sahurs et de Hautot achètent en commun l'équivalent de 46 ha de bruyères au Roi de France détachées de la forêt de Roumare.

Une copie de d’adjudication d'octobre 1576 se trouvait dans les archives de la Mairie d'Hautot sur Seine avant son transfert aux archives départementales (en 2018) : « Adjudication faite au commun des paroisses de Sahurs et Hotôt des bruyères et places vagues joignantes la forêt du Roy ».

Après 1669, l’entourage de la forêt de Roumare est, circonscrit d'une manière continue par des fossés pris sur le sol des riverains.

Sur la carte de 1737, les communaux de Sahurs et de Hautot apparaissent à l'ouest du bois de la commanderie de Sahurs au sud du domaine royal.

 

La loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, la gestion cantonale du Canton de Canteleu est supprimée, l’agent municipal devient Maire. Peu après le rétablissement des communes, le Conseil municipal, lors de sa séance du 18 Pluvîose an IX (22 janvier 1801), en délibérant récupère la propriété des « Communes Bruyères de Sahurs et de Hautot qui sont en indivis », bien national resté invendu. Au cadastre de 1812, la dénomination est « pâtures communes ». Il s’agit d’un bien communal, espace non-approprié, utilisé en commun à ne pas confondre avec les droits d'usages qui s'appliquent sur des biens privés comme la vaine pâture.  

En 1823 le partage de l’indivis entre Sahurs et Hautot est soumis à l’arbitrage de trois jurisconsultes. Les Conseils Municipaux des 27 mai 1824 & 1er mai 1825 valident le partage du Communal 465 017 m² en bruyère, entre Sahurs et Hautot au prorata du nombre de feux (Sahurs : 206, Hautot 61), pour Sahurs 399 076  m² et pour Hautot 106 357 m² (10,6 ha) avec interdiction de creuser à moins de 20 m de la mare laquelle reste indivis et qu’elle ne sera curée que d’un commun accord.

Le Conseil Municipal du 13 août 1848 décide la création d’une pâture communale sur les biens communaux et vote d’une taxe sur le bétail en vigueur à partir du 1er janvier 1849. Le Conseil Municipal du 20 mai 1851 décide de la location des biens communaux pour 6 ans constitués de sept lots de terre en labour. Au Conseil Municipal du 12 novembre 1872, le bail du 30 août 1863 arrivant à échéance concernant 5 ha et 1 are de terrains communaux, une nouvelle consultation est lancée pour 9 lots (1872-1881). On ne trouve plus ensuite mention en séance plénière de ces locations, il n’en reste de nos jours en labour que la parcelle n°AB38, en échange du terrain de football depuis le 1er novembre 1999.

Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine

Le Conseil Municipal du 27 mars 1938 fait de la carrière communale le lieu de dépôt obligatoire des ordures ménagères. L’ancienne décharge communale occupe la parcelle n°AB36.

Il se raconte que la commune ne disposant pas d’ossuaire, les ossements des défunts des tombes abandonnées jusque dans les années 60 s’y trouvent, « Requiescant In Pace» malgré tout.

On trouve également des remblais et d’autres dépôts le long des chemins de traverse. Le Conseil Municipal du 17 décembre 1997 est informé que l’ancien site de la décharge a été clôturé par l’Office nationale des forêts (ONF). Le Conseil Municipal du 20 septembre 2000 est informé de la mise en place de la collecte sélective par le SIVOM au 01/01/2001 et de la fermeture de la décharge.

Dans les années 70, une piste de cross est aménagée par un conseiller municipal dans la partie est bordant le bois de la Commanderie, elle existe toujours, les jeunes des environs s’y relayant de génération en génération, malgré la signalétique interdisant les engins à moteur.

Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine

Photographies de la piste de cross d’Hautot-sur-Seine

Le bois communal est traversé de sentiers d’exploitation, non cadastrés, ouverts par défaut à la circulation publique et régis sont le Code rural L 162 1 : « Les chemins et sentiers d’exploitation sont ceux qui servent exclusivement à la communication entre divers fonds ou à leur exploitation. Ils sont, en l’absence de titre, présumés appartenir aux propriétaires riverains, chacun en droit soi, mais l’usage est commun à tous les intéressés. L’usage de ces chemins peut être interdit au public » 

La liaison entre le prolongement de la rue du rouage et le chemin neuf, va jusqu’à l’avenue de Soquence, le long de l’ancienne décharge. On trouve dans le bois une desserte au droit de la limite entre Sahurs et Val-de-la Haye et une desserte en limite le long du bois de la commanderie, un accès à l’antenne, un petit chemin le long du fossé longeant le fossé de la forêt domaniale.

Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine

Chemin non cadastré entre la rue du rouage et le chemin neuf

LIAISON AVEC LE BOIS DE LA COMMANDERIE

LIAISON AVEC LE BOIS DE LA COMMANDERIE

Le bois communal d'Hautot-sur-Seine

Lors du Conseil Municipal du 10 juillet 1995 le projet d’implantation d’un relais radiotéléphone par SFR est refusé le Conseil, puis il est accepté le 13 juillet par un vote questionnaire suite à une visite sur site à Carentan. Le terrain est loué pour un montant annule de 5000 Francs selon une convention datée du 6 juin 1995.

Le Conseil Municipal du 20 février 2009 rejette la proposition de SFR d’acheter le terrain communal d’environ 130 m2, enclavé dans le bois communal, occupé par une antenne pour téléphonie mobile, pour un montant de 9 000 Euros. Le Conseil municipal demande qu’une renégociation du prix de location soit effectuée. Le Conseil Municipal du 18 septembre 2009 accepte la proposition de SFR d’acheter le terrain communal occupé par l’antenne SFR pour un montant de 24 000 Euros. La parcelle n°AB37 est partagée entre la parcelle n°AB438 de 126 m² (antenne SFR) vendue et la parcelle n°AB439 d’une surface de 56 828 m².

Suite à cette cession la surface totale des « communaux » est de 110 310 m² se répartissant entre Hautot-sur Seine pour 72 971 m² et Sahurs pour 34 339 m². Cela concerne sur Hautot-sur-Seine les parcelles AB36 (14 579 m²), AB38 (4 564 m²) et AB439 (56 828 m²) et sur Sahurs les parcelles AD10 (33 972 m²) et AD11 (367m²).

L'ANTENNE SFR

L'ANTENNE SFR

Le Conseil Municipal du 23 janvier 2006 est informé du projet de classement en forêt de protection de la forêt de Roumare.

Le décret portant classement comme forêt de protection de la forêt de Roumare, située sur 13 communes du département de la Seine Maritime, a été signé le 30 août 2007 et a été publié au Journal Officiel du 1er septembre 2007. La commune de Hautot-sur-Seine, sur 9,6 ha (soit 4,5 % du territoire communal), est concernée par la forêt de protection de Roumare. Le classement en forêt de protection, outil juridique le plus contraignant pour la protection des forêts, est réservé aux massifs présentant de forts enjeux en matière environnementale et sociale, notamment en zone périurbaine. Le classement crée une servitude d'urbanisme qui soumet la forêt à un régime forestier spécial. Les coupes de bois  sont réglementées. La coupe limitée, destinée à la consommation personnelle du propriétaire est autorisée sans formalité. La coupe urgente (chablis, dépérissement …) est soumise à une déclaration préalable. L'absence de réponse dans les 15 jours vaut accord. Les autres coupes sont soumises au régime d’autorisation administrative des coupes avec une demande d'autorisation au préfet. L'absence de réponse dans les 4 mois vaut accord.

Lors du Conseil Municipal du 7 octobre 2011 il est rappelé que le bois communal, qui fait partie d’une zone protégée incluant la Forêt de Roumare, est interdit aux engins motorisés. Le panneautage a été renforcé et les récalcitrants prévenus des risques encourus. Le Conseil Municipal du 5 octobre 2012 examine la proposition d’un garde chasse du bois communal. Un hautotais ayant obtenu le diplôme adéquat se propose d’être garde chasse sur les parcelles du bois communal à cheval sur les communes d’Hautot et de Sahurs. Ce point est ajourné faute d’informations suffisantes, la nécessité d’un garde chasse ne paraissant pas pertinente.

Depuis le classement en « forêt de protection » des coupes de bois dans les communaux ont eu lieu en 2007, 2011, 2013 et 2021. Elles consistent à éliminer les arbres tombés, abîmés ou dangereux, à nettoyer le bois mort afin de favoriser la régénération naturelles des essences locales et à dégager les sentiers de promenade.

LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL
LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL
LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL

LA MARE AUX LOUPS DU BOIS COMMUNAL

Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
Le bois communal d'Hautot-sur-Seine
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:09
Notre voisin le château Robert le Diable

Le château Robert le Diable est en partie reconstruit en 1905 par Lucien Lefort, à la demande du propriétaire de l'époque Oscar Cosserat. Le site a été ré ouvert au public le 12 avril 1954, à l’initiative de Roger Parment, suite à l’aménagement d’un musée historique, la présentation de la réplique du drakkar d’Oseberg, l’installation d’une buvette et la construction d’un terrain de minigolf. Ouvert jusqu'en 2003, le site accueille dans les années 1980 près de 50 000 visiteurs par an. Il est depuis 2007 propriété de la communauté d’agglomération.

Notre voisin le château Robert le Diable

C’est en juin 1974, qu’avec mes copains Eric Bonamy, Laurent Cadinot et Danny Devos (1961-2019), nous avons fait une excursion en vélo au château Robert le Diable, de Yainville à la Bouille via Saint-Martin de Boscherville. J’ai pris les deux photographies du château ci-ajoutées. Au retour nous sommes repassés par le bac de Sahurs vers Croisset, pour compléter le tour de la boucle de Roumare. De la traversée d’Hautot-sur-Seine, je me souviens de la descente vers la mairie, entre les murs, on passait de l’ombre à la lumière après le virage. C’est ma première vision d’Hautot-sur-Seine. A Dieppedalle, nous nous sommes tombés à cause des rails qui traversaient de biais la chaussée, il y en avait une dizaine à franchir jusqu’à Canteleu.

Notre voisin le château Robert le Diable

Echo d’Hautot n°4 de juin 1997 : Château Robert le Diable

Le château de Robert le Diable se trouve à Moulineaux et peut être une idée de promenade et de visite historique (…) Ce château a été édifié vers les XIème et XIIème siècles. Il ne reste plus que des ruines qui ont fait l’objet d’aménagements notamment avec la réplique dans la cour du château, d’un drakkar, et d’un mini musée de personnages de cire représentant les scènes les plus significatives de la vie de Robert (la reine Mathilde tissant la tapisserie dite de Bayeux, dédicace en l’abbaye de Jumièges, la mort de Guillaume le Conquérant, la signature du traité de Saint Clair sur Epte, la promenade de Rollon (2,09 mètres en taille), en forêt). Une longue passerelle amène le visiteur dans la cour du château dont les deux principaux pôles d’attraction sont le puits gallo romain de 104 mètres de long et un drakkar abrité par une chapelle d’inspiration norvégienne. Le visiteur peut flâner et découvrir les magnifiques panoramas sur la vallée (on aperçoit au loin Hautot) du haut de l’une des tours restaurées (…) Après la visite vous pouvez vous « exercer » au mini golf et vous rafraîchir dans le bar.

Notre voisin le château Robert le Diable
Notre voisin le château Robert le Diable
Notre voisin le château Robert le Diable
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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 05:43

L’usine de diester de Grand-Couronne a été inaugurée le 2 octobre 1995 par le Premier ministre Alain Juppé.

Ses 120 000 tonnes de production en font la plus importante usine de biodiesel au monde.

L’Echo d’Hautot n°5 de février 1998 : groupe de nez

Devant les odeurs désagréables (pas nocives, c’est déjà ça) que nous avons tous perçues, en particulier les habitants du bas d’Hautot-sur-Seine, il a été décidé, dans plusieurs communes, de nommer un groupe de personnes sensibilisées par ce sujet et de les former afin d’essayer d’améliorer cet état de fait. Trois Hautotais se sont investis, Mmes Florence Demercastel, Sophie Jahan-Boulange et Michel Le Floch. Ils suivent un stage et leur rôle sera de servir de témoin de référence dans l’analyse des odeurs de la SAIPOL (trituration d’oléagineux) puis, mais nous ne le souhaitons pas, peut-être sur d’autres cas.

Le Conseil Municipal du 27 avril 2001 valide la signature d’une convention avec Air Normand, intégrant le groupe de nez de la commune, pour surveiller la qualité de l’air.

Profil de Saipol à Grand-Couronne, une usine de fabrication d’huile alimentaire à partir de colza et de tournesol : les notes méthional et sulfurol sont « traceurs » de cette usine : aucune autre entreprise n’émet ces notes odorantes sur la région rouennaise.

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne

Infos d’Hautot n°5 de l’hiver 2003 : PIF

Après une formation de 6 mois qui débuta en octobre 2001 pour se terminer fin mars 2002, Laurence Lenfant, représentant, pour cette opération, notre commune est chargée de noter quotidiennement et à heures régulières, l’odeur de l’atmosphère. 72 heures de formation aux « odeurs » ont été nécessaires pour reconnaitre telle ou telle molécule que nous respirons. Les« odeurs » que nous avons apprises ont été choisies plus précisément par rapport à ce que nous sommes sensés sentir dans notre environnement. Par exemple, comme cette campagne olfactive est faite conjointement avec les mairies de Petit-Couronne, Val-de-la-Haye et Hautot-sur-Seine nous avons passé plus de temps à sentir les odeurs provenant de la Couronnaise de Raffinage, Butagaz, Chapelle Darbly et Saipol. Après presque 6 mois de veille olfactive, on peut dire que notre village est particulièrement préservé. Hormis quelques odeurs de « bouillon cube » ou « sulfurol » plus exactement provenant de la Saipol quand le temps est au beau pour plusieurs jours (ce qui fut rarement le cas cette année), nous n’avons respiré aucun odeur de la « shell » (pour l’instant) : disulfure de méthyle, disulfure d’allyle, propyl mercaptan, H2S ou encore éthyl mercaptan. Bref le formateur nous a quand même présenté des molécules beaucoup plus agréables que celles citées précédemment. Consolation ! Laurence Lenfant

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne

Paris Normandie du 9 mai 2008 : La chasse aux mauvaises odeurs

Depuis quelques jours, « les nez » de Grand-Couronne, Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye sont à l'affût des odeurs qui pourraient provenir de l'usine de trituration d'oléagineux. Les nouvelles installations de la société Saipol, qui lui permettent de porter sa capacité de traitement de graines de colza de 800.000 à 1.2 millions de tonnes, sont en service. L'annonce du doublement de sa production par l'industriel avait provoqué quelque émoi en 2007 dans la population, des pics d'odeurs ayant repris justement à ce moment-là. « Problèmes techniques que nous allons essayer de régler au plus vite, » avait promis le directeur de l'usine, Albert Délépine. Deux campagnes de veille olfactive de trois mois avaient alors été mises en place par la Ville pour effectuer des mesures, analysées par un cabinet spécialisé. La situation aujourd'hui L'industriel a tenu ses promesses. Depuis octobre 2007, il n'y a plus eu de remarques concernant des problèmes d'odeurs. Pour ses nouvelles installations, l'entreprise a mis en œuvre des moyens supplémentaires pour leur traitement, en conservant son bio filtre et en mettant en place un système d'oxydation des molécules odorantes, qui sont tous incinérés en chaudière. Tout fonctionne bien aujourd'hui, même avec l'augmentation de la production mise en route par Saipol. Pour autant, une nouvelle convention a été passée entre la Ville de Grand-Couronne, Saipol et Air normand, avec la réalisation d'une troisième campagne olfactive qui doit faire le point de la situation actuelle et comparer avec ce qui existait avant la mise en marche des nouvelles installations. Les neuf « nez » ont bénéficié de quatre « leçons de révision » pour retrouver toutes leurs capacités olfactives. Et plusieurs fois par jour, pendant trois mois, ils vont traquer les « panaches odorants » qui pourraient s'échapper de la plus importante usine de France de production de diester, huiles et tourteaux.

Face au risque du 16/03/2020 : Explosion à l’usine Saipol de Grand-Couronne près de Rouen, classée Seveso

Le 13 mars 2020, vers 12 h 30, une explosion suivie d’un incendie a eu lieu à l’usine Saipol de Grand-Couronne (Seine-Maritime). L’incendie s’est déclaré dans l’unité 1 d’estérification de l’usine Saipol de Grand-Couronne (groupe Avril). « L’ester est un mélange d’huile et d’alcool, utilisé comme additif dans le biodiesel », explique la préfecture de Seine-Maritime. Spécialisée dans la fabrication d’agrocarburant à base de colza, cette usine est classée Seveso seuil bas. Elle emploie une centaine de salariés. Le plan d’opération interne (POI) a été immédiatement déclenché. Les salariés présents ont été évacués. Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site. Les écoles et collèges à proximité de l’usine (hors périmètre de sécurité) ont été confinés, le temps de connaître les résultats des contrôles de l’air effectués par les sapeurs-pompiers. L’incendie était maîtrisé vers 14 h, quelques points chauds restant alors encore en cours de refroidissement. L’accident n’a fait aucune victime. 16/03/2020 - Martine Porez

Notre voisine l'usine SAIPOL de Grand-Couronne
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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 07:12
Nos voisins du Val-de-la-Haye
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Nos voisins du Val-de-la-Haye
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La colonne Napoléon vers 1960

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LA COLONNE NAPOLEON EN 2008

LA COLONNE NAPOLEON EN 2008

LE BAC DE GRAND COURONNE

LE BAC DE GRAND COURONNE

LA MAISON DU PASSEUR
LA MAISON DU PASSEUR

LA MAISON DU PASSEUR

Nos voisins du Val-de-la-Haye
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José Raillot le 17 janvier 2020 : cette grange que j'ai bien connu aussi, se trouvait en bas à droite lorsque l’on monte sur la rue Michon. De mémoire il y a eu pendant très longtemps les abreuvoirs. Mon oncle Guy Gendron avait investi les murs. Mr Rose rentrait chaque soir de cette grange avec l’habit de circonstance, les bottes caoutchouc, le couvre chef et surtout le collier en bois qui épousait ses épaules où il mettait ses brocs à lait. Chaque soir il s'arrêtait chez ma grand mère vers 8 h 45 - 9 h 15, il fallait l’attendre le client ... et c’était les trios de boites de pâté William Saurin avec la petite clef minuscule pour ouvrir, le gruyère râpé par la grand mère et encore un «tiot» truc. Chez ce genre d’hommes on soupe mais ne mange pas. Moi « petiot » je pensais que tout le mois il ne se changeait pas et surtout qu’il gardait jour et nuit ses bottes. C’était un homme que nous respections et qui faisait l’admiration de chacun. La vie la nature c'était lieu.

Nos voisins du Val-de-la-Haye
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LA GRANGE DIMIERE

LA GRANGE DIMIERE

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La commanderie Sainte Vaubourg

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MONUMENT OFFERT PAR LOUIS LEZURIER DE LA MARTEL

MONUMENT OFFERT PAR LOUIS LEZURIER DE LA MARTEL

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La maison de l’île du Val de la Haye - Photographie de l’inondation de 1937

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Le parking FORD a été fermé après les inondations de 1970.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 07:25

LA FORET DE ROUMARE EN 1424 :

Bulletin de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure de 1903.

En 1424, les Anglais, affermis dans la possession de Rouen et des environs, voulurent mettre de l'ordre dans l'administration de la forêt de Roumare. Elle fut déclarée close par cri général et solennel.

Les habitants des paroisses de Saint-Georges-de-Boscherville, Canteleu, Sahurs, Saint-Martin-de-Quevillon, Saint-Pierre-de-Manneville, Hotot, Saint-Jean du Val-de-la-Haye, Déville, Maromme, Montigny, Hénouville, Varengeville, la Vaupalière, Saint-Thomas-la-Chaussée, Roumare, Villers en

portion et Saint-Jean-du-Cardonnay en portion, empêchés par ce cri de jouir des droits d'usage qu'ils prétendaient avoir en la forêt, présentèrent à Jean de Robessart « en une cédulle » les droitures auxquelles ils prétendaient et les rentes et devoirs auxquels ils étaient tenus pour cela.

Jean de Robessart interrogea, au sujet de ces droits, Jean Larchiér, verdier de la forêt, Jean Bruffault, sergent à cheval, Naudis, sergent à garde, Pierre Fossé dit Clergeon, Raoul Mahieu, également sergents à garde, Gautier Pied de Huche, sergent à cheval, Richard Nustes, Pierre Achier, Pierre Duret, Jean le jeune, marchands de bois, et plusieurs autres, et sur leurs dépositions, on arrêta les droits des 17 paroisses coutumières de la forêt ainsi que les charges des habitants.

Cedulle : Billet ou écrit portant citation

Verdier : Désigne en ancien français le garde-forestier

Voici quels étaient les droits et les charges des habitants de ces 17 paroisses, d'après l'enquête qui fut faite en 1424.

Ils ont le droit d'avoir dans la forêt le hêtre par entrée, c'est-à-dire qui commence à se sécher, en payant 5 sous par charretée, et quand ils le prennent tout vert ils en paient 12 sous. Ils ont le chêne par entrée en payant 10 sous la charretée, et quand il est tout vert, ils en paient 20 sous et n'ont pas l'arbre qui est vendu au profit du roi. De même ils ont les fourches et ongles de hêtre en payant 5 sous par charretée. Ils prennent les fourches et ongles de chêne en payant 10 sous de la charretée, 2 sous pour la charge d'un cheval et 12 deniers pour celle d'un homme. Ils ont également les branches de chêne et de hêtre au-dessous de 17 pieds sans payer amende, et s'ils dépassent les 17 pieds ils paient 10 sous pour une charretée de chêne et 6 sous pour le hêtre. Ils ont le mort-bois en payant 5 sous de la charretée, 2 sous de la charge d'un cheval et 6 deniers de celle d'un homme. Ils peuvent prendre le bois de caable s'il y en a moins d'une charretée ; s'il y en a plus ils le peuvent jusqu'à ce qu'il ait été marqué par le sergent. Ils ont le tremble, saule, le marsaule et le charme si l'on n'en voit sept d'une vue, le genêt, l'épine noire, la fougère et la feuille, hors deffens.

Pour leurs bêtes, vaches et chevaux, ils paient 12 deniers tournois quand elles sont trouvées en deffends 1 par le sergent et 4 deniers par porc. Lorsque leurs bêtes ont été trouvées trois fois entre deux plaids elles sont forfaites et acquises au roi. Quand il y a panage, ils paient 6 deniers pour chaque porc, et quand le panage n'est pas vendu, les « exfruits » ou l'arrière-panage sont aux coutumiers sans rien payer.

Ils ont l'argile et le sablon, la marne et le caillou par le congé du verdier. Quand une vente de vif-bois a atteint l'âge de douze ans elle doit être rendue aux coutumiers pour le pâturage ; les ventes de mort-bois doivent leur être rendues à sept ans. Ils peuvent tendre leurs filets et pipper en la forêt; quand un homme fait sa maison coutumière, il peut prendre un arbre pour le faîtage par livrée du verdier. Ils ont pâturage pour toutes leurs bêtes, excepté chèvres, et porcs qui n'y vont point aux mois de mai, d'août et de septembre, jusqu'à la Saint-Michel.

Il y en a qui prennent le bois livré par le verdier sur le commandement et ordonnance du maître des Eaux et Forêts « et est icelle livrée appelée ou nommée guerbages, parquages, telage et caruage et pour cause de ce paient au roi plusieurs devoirs, c'est assavoir : guerbes, deniers, tourteaux et qui a charue une journée de charue par an, et se font et paient les dits droits et devoirs au fermier qu'il tient la ferme de la maîtrise de Roumare pour le roy ».

Les coutumiers peuvent se vendre les uns aux autres leurs maisons et tout bois et tuile avec l'autorisation du verdier, pourvu que ce soit dans les limites de la coutume, mais sans pouvoir rien en transporter au dehors. Ils sont tenus de payer au roi le XIIIe denier de ces marchés, qui se cueille par le fermier de la maîtrise de Roumare.

Les redevances que les coutumiers devaient payer étaient dues soit en argent, soit en nature, gerbes, tourteaux, soit des corvées : une journée de charrue. Les redevances dues pour le panage devaient être payées aux fermiers du panage, les autres devaient l'être au fermier de la maîtrise de Roumare.

Panage : Lorsqu'il y avait du gland en abondance, il y avait panage, et les porcs devaient alors payer, pour entrer dans la forêt, une redevance spéciale dite aussi panage. La concession du droit de panage est très fréquente

Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare

Photographies de Fernande Obselin

Notre voisine la forêt de Roumare

LA FORET DE ROUMARE EN 1669 :

Sous Louis XIV, la forêt royale de Roumare, déjà réduite dans sa contenance depuis quatre cents ans, mesure encore au moins huit mille trois cents arpents (quatre mille deux cent trente-trois hectares). Elle est assise sur le territoire de onze paroisses, qui sont : Canteleu, Maromme, Montigny, la Vaupalière, Hénouville, Saint-Martin, Quevillon, Saint-Pierre, Sahurs, Hautot et le Val-de-la-Haye, qui font partie du doyenné de Saint-Georges, un des huit du grand archidiaconé de Rouen.

Il est permis aux habitants de Montigny, Saint-Thomas-la-Chaussée et Sahurs « de tendre leurs rais aux videcos et piper en la forêt hors deffens, pour payer chacun rais 4 deniers »

Les églises de Canteleu, Montigny, Saint-Pierre, Sahurs, Hautot, ont été reconstruites il y a moins de cent ans (en se plaçant au milieu du XVIIe siècle) ; celle de Quevillon vient d'être entièrement remaniée.

Tel est, au XVII° siècle, l'entourage de la forêt de Roumare, qui bientôt, après 1669, sera circonscrite d'une manière continue par des fossés pris sur le sol des riverains, en exécution des prescriptions de la célèbre ordonnance. Si maintenant nous pénétrons dans l’intérieur, nous n'y trouvons aucune route empierrée; rien que des mauvais chemins de traverse. Elle est divisée en cinq garderies : Canteleu, Maromme, Hénouville, Saint-Georges et Saint-Pierre, qui comprennent ensemble vingt triages dont les noms se sont perdus pour la plupart.

Notre voisine la forêt de Roumare

Bornage entre la Forêt du Roy et le Bois de la Commanderie

Notre voisine la forêt de Roumare
Notre voisine la forêt de Roumare
La forêt de Roumare en 1764

La forêt de Roumare en 1764

Selon l'abbé Cochet, jusque dans les années 1860, les nourrices du hameau du Genetay, à Saint-Martin-de-Boscherville, attachaient une couronne tressée, pour préserver les enfants confiés à leurs soins de la fièvre, aux genêts de la forêt de Roumare. Cette superstition était partagée par les femmes de Hautot, Sahurs et la Bouille. Cela n'empêchait pas les cadavres des petits rouennais de peupler les cimetières de ces communes. Aussi, lorsque des parents confiaient leur enfant à des nourrices mercenaires, avait-on coutume de dire : « ils l'ont mis sur le bateau de la Bouille ». Cette locution désignait un nouveau-né dont la mort est prochaine.

Notre voisine la forêt de Roumare

Les inondations de 1910 (Journal de Rouen du 27 janvier 1910)

La traversée entre Rouen et La Bouille mérite d’être faite en ce moment. C’est un spectacle rare et fantastique que celui de ces étendues illimitées de près inondés. Jusqu’à La Bouille, dont la place est submergée, le voyageur est tenu en haleine par le paysage grandiose et désolé.

A ceux qui disposeraient d’un véhicule, nous conseillons de monter à Canteleu, de tourner à gauche devant l’église et de s’enfoncer dans la forêt, sur le chemin qui par le hêtre des gardes, pique tout droit sur Sahurs. Cette forêt est actuellement recouverte de neige. Les chemins sont d’une blancheur immaculée, et le givre en s’attachant aux milles branches des chênes et des sapins, a créé, par là des paysages féériques et impressionnants qui feront la joie des photographes. Mais que ceux-ci ne s’attardent pas trop. Qu’ils continuent plutôt leur chemin jusqu’au rond de la Martel ; arrivés là, ils tourneront à gauche et au bout d’un kilomètre, toujours au milieu du même et beau décor, ils s’arrêteront tout à coup immobilisés par la grandeur sauvage du panorama qui se déroulera sous leurs yeux. A leurs pieds ils verront le Val-de-la-Haye, inondé ; puis un fleuve, large au moins de douze à treize cent mètres, dont la rive opposée baigne les maisons de Petit-Couronne et de Grand-Couronne ; un fleuve immense, d’où émergent des bouquets d’arbres qui sont des îles ; des petites taches multicolores qui sont des guérites de douaniers, des masures, noyées dans cette nappe liquide.

Par décret du 30 août 2007, le massif de la Forêt de Roumare a été classé "Forêt de protection" sur une superficie de 4 924 hectares, sur le territoire des communes de Canteleu, Hautot-sur-Seine, Hénouville, La Vaupalière, Maromme, Montigny, Quevillon, Roumare, Sahurs, Saint-Martin-de-Boscherville, Saint-Pierre-de-Manneville, Saint-Pierre-de-Varengeville et Val-de-la-Haye. Le massif comprend la forêt domaniale, des bois communaux et des bois privés.

En juin 2015, la Forêt domaniale de Roumare, d’une superficie d’environ 4 000 hectares, a reçu le label "Forêt d'exception" décerné par l'ONF, ce label vise à récompenser les démarches d'excellence mises en œuvre dans des forêts domaniales emblématiques.

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 17:26
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne

Vers 1965 au plus fort de l'activité de la raffinerie, Hautot sur Seine pouvait se retrouver dans le brouillard bleu généré par l'activité de la raffinerie comme le montre les deux photographies suivantes :

Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne

Le bassin aux hydrocarbures de Petit-Couronne a été construit en 1932 pour la raffinerie Jupiter, il est d’une longueur de 400 mètres. Jusqu'en 1952 date de la mise en place d'un pipe-line relié au Havre, le pétrole brut était acheminé par tanker jusqu'au bassin.

Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
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Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
Héritages et récits de la raffinerie de Petit-Couronne
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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 16:17
Randonneurs à Hautot-sur-Seine
Randonneurs à Hautot-sur-Seine
Randonneurs à Hautot-sur-Seine
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Randonneurs à Hautot-sur-Seine
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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 13:05
L'échec de l'aménagement de la noue d'Hautot-sur-Seine

Une « noue » de saules et de frênes têtards à Hautot-sur-Seine

L’aménagement paysager de la nouvelle zone d’évitage de Hautot-sur-Seine (à 15 km au sud de Rouen) s’achèvera cet automne avec la plantation de 177 arbres de 60 espèces différente, notamment des saules et des frênes têtards. Ils rejoindront les 2 288 plants d’herbacées plantés ce printemps le long de cette berge de 550 m de longueur et de 20 m de hauteur. Une « noue » (un fossé végétal drainant) sera ainsi recréée dans cet espace dédié aux manœuvres d’évitage (demi-tour) des navires. Cet aménagement paysager s’inscrit dans la continuité du paysage normand des boucles de la Seine. Il a été entièrement réalisé par les agents du port de Rouen qui en assureront l’entretien.

L'échec de l'aménagement de la noue d'Hautot-sur-Seine

Participation des enfants d'Hautot-sur-Seine aux plantations de la zone d'évitage le 22 janvier 2016

L'échec de l'aménagement de la noue d'Hautot-sur-Seine
L'échec de l'aménagement de la noue d'Hautot-sur-Seine
L'échec de l'aménagement de la noue d'Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 31 mai 2018 : Près de Rouen, opération Berges saines à Hautot-sur-Seine dimanche 3 juin 2018

Haropa - Port de Rouen organise un nettoyage des berges du fleuve, le dimanche 3 juin, de 10 h à 12 h, sur la zone d’évitage de Hautot-sur-Seine, aménagée en 2016 au sud de Rouen et dédiée aux manœuvres de retournement des navires. Les volontaires ont rendez-vous sur le site à 9 h 30 où gants et sacs seront distribués. Le ramassage sera encadré par des agents du Port de Rouen qui accueilleront le public sur place. Deux bennes seront installées pour recevoir les déchets organiques et les détritus en plastique. Côté pratique, les participants doivent se munir de bottes. Le parking situé devant l’église du village sera à leur disposition. Le point de rassemblement est prévu sur les Prés d’Hautot, devant le belvédère aménagé pour assister aux manœuvres d’évitage. Cette action éco-citoyenne est proposée dans le cadre de la Semaine européenne du développement durable et de l’opération « Berges saines », organisée par l’association « La Seine en Partage ». L’association a pour objectif de défendre, protéger et mettre en valeur la Seine et ses rives de la source jusqu’à l’estuaire. Depuis six ans, cette initiative a permis de ramasser plus de 600 tonnes de déchets, grâce à l’aide de 450 communes et associations, ainsi que 15 000 volontaires.

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