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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 05:07

Journal de Rouen du 27 janvier 1852 : inhumation de M. Lézurier de la Martel

Photographie de 1895 du chemin menant à Hautot

Photographie de 1895 du chemin menant à Hautot

Hier matin, à neuf heures, le clergé du Val-de-la-Haie, de Sahurs, dont dépend le hameau de Hautot, et de Grand-Couronne, s’était réuni à l’église du Val-de-la-Haie, et, bientôt après les premières cérémonies religieuses, les prêtres des trois paroisses accompagnaient un cercueil porté modestement par les frères de charité de Grand-Couronne, et se dirigeaient vers l’ancienne commune de Hautot, réunie maintenant à Sahurs (1).

Ce cortège, parcourant à cette heure matinale un long chemin à travers la campagne, pouvait paraître bien simple, et cependant il était facile de deviner que ce n’étaient pas les funérailles d’un homme obscur, mort après une vie ignorée : sur le cercueil brillait noblement la croix d’officier de la Légion d’Honneur, puis derrière le corps se pressait toute une population de gens de la campagne, hommes et femmes, entourant une famille affligée et pleurant avec elle. Ce convoi, c’était celui de M. Lézurier de la Martel, mort au château du Val-de-la-Haie, chez sa fille, et que l’on reportait dans sa propriété pour y reposer près d’une épouse bien-aimée qu’il avait perdue depuis quatre ans (2).

Cette étoile de l’honneur, qui parait maintenant un drap mortuaire, rayonnait de tout l’éclat d’une vie de courage et de dévouement ; pour chacun des assistants, elle semblait redire les belles et courageuses actions de l’homme public dont elle avait la récompense. Ce cortège d’habitants éplorés disait les vertus de l’homme privé et les disait tout haut, chacun racontant à son voisin un acte de générosité pour lequel le bienfaiteur ne pouvait plus, hélas ! Réclamer le silence. A la fin de cette route, douloureusement parcourue, le convoi s’arrêta dans la maison du défunt ; quelques instants après un bateau à vapeur prenait terre en face de la demeure si souvent ouverte à des visiteurs heureux et fiers d’en connaître le digne propriétaire, et des amis, attristés cette fois, en descendaient pour rendre un dernier devoir à l’homme qu’ils avaient aimé et vénéré. Mais en même temps que des amis, venaient aussi des représentants de la ville de Rouen apporter, jusqu’aux bords de la tombe qui allait se fermer, un témoignage public de la reconnaissance gardée par notre cité pour son ancien défenseur.

On remarquait des membres de la commission des hospices, de la chambre de commerce, de la Société libre de l’Industrie et du conseil municipal. M. Ernest Le Roy (3), préfet de la Seine-Inférieure, était aussi venu honorer le maire qui avait su porter courageusement, en des temps difficiles, l’écharpe municipale. La présence du premier magistrat du département à ces obsèques rappelait que le bon citoyen n’est pas seulement l’homme de la cité ; le département tout entier a, en effet le droit d’être fier de M. Lézurier de la Martel : il a ressenti, au temps de l’invasion étrangère, les bons effets de la conduite énergique tenue au chef-lieu ; il était juste qu’il fut dignement associé aux honneurs rendus hier à l’ancien maire de Rouen.

Notre ville avait envoyé encore une touchante députation : cent enfants de son hospice avaient pris passage sur le bateau à vapeur. Il y avait donc là, comme dans le convoi venu du Val-de-Haie, près des souvenirs de l’homme ayant tenu dans le monde une place importante, le pieux et vivant souvenir du bienfaiteur des pauvres. A midi environ, le clergé est venu de nouveau faire la levée du corps, et le cortège, devenu fort nombreux, se rendit à la chapelle du château, où la grand’messe fut solennellement chantée par le clergé des trois paroisses que nous avons énumérées plus haut. L’officiant était M. Cabanon fils, vicaire de la nouvelle église de Saint-Vincent-de-Paul près du Havre, et parent de M. Lézurier de la Martel (4). Le corps, toujours porté par les frères de charité de Grand-Couronne, a ensuite été déposé à quelques pas de l’église, dans le tombeau de famille occupé déjà par Mme Lézurier.

1 : Il y a confusion entre paroisse et commune, Hautot-sur-Seine est une succursale de la paroisse de Sahurs. La municipalité semble absente de la cérémonie.

2 : Son épouse Constance Delapierre est décédée le 1er mars 1848 à Hautot-sur-Seine.

3 : Ernest Hilaire Le Roy, Baron de Boisaumarié (1810-1872), est préfet de la Seine-Inférieure de 1848 à 1870 et  sénateur de 1857 à 1870.

: Pierre Eugène Cabanon (1823-1895), chanoine de la métropole, est le fils de Pierre Cabanon et d’Anne Elisabeth Lézurier, que Louis Lézurier baron de la Martel a marié à Rouen le 04/11/1813 en présence de ses deux filles Lucienne et Ernestine.

L'inhumation de Louis Lézurier de la Martel à Hautot-sur-Seine

Le premier Consul et Madame Bonaparte visitant les manufactures de Rouen en novembre 1802

Après les dernières prières, M. Lefort, maire de Grand-Couronne (1), a prononcé le discours suivant :

Messieurs,

Avant que la terre recouvre les dépouilles mortelles du vénérable vieillard que nous venons lui rendre, permettez que je vous dise quelques passages de sa vie et quelques-unes de ses vertus, qui l’ont élevé à la hauteur des premiers citoyens de notre pays, et qui lui ont valu l’insigne honneur de voir son nom donné à l’une des rues de sa ville natale.

Le 25 mai 1765 vit naitre, à Rouen, Louis-Geneviève Lézurier. Son père, négociant distingué, écuyer, secrétaire du roi, et consul de Suède, remarqua en lui d’heureuses dispositions ; il l’envoya, à l’âge de quinze ans, terminer ses études en Allemagne, et, pour le récompenser de son aptitude au travail et de sa bonne conduite, il l’autorisa, avant de rentrer en France, à parcourir la Suède, la Laponie, la Russie, la Pologne et toute l’Allemagne.

C’était alors une grande entreprise, un immense voyage ; le jeune Lézurier sut l’accomplir en évitant les écueils des éléments et ceux de la société brillante dans laquelle il était admis. Comme trophée de son amabilité et de sa courtoisie, il rapporta de Stockholm l’ordre d’Amaranthe (2). Enfin, après quatre ans d’absence, il revint goûter la joie de la famille et offrir à la méditation de son père ses observations et les renseignements commerciaux qu’il avait puisés. Son esprit s’était élargi au milieu de l’espace qu’il avait parcouru, et, solide et brillant avant l’âge, je jeune Lézurier était recherché et écouté avec intérêt.

Il travaillait avec son père, lorsqu’à l’âge de vingt-deux ans on le pria d’accepter les fonctions d’administrateur des hôpitaux de Rouen. Signalé pour sa capacité et son énergie lorsqu’on organisa, en 1789, la garde nationale, Lézurier, qui n’avait alors que vingt-quatre ans, fut nommé à l’un des premiers grades, et bientôt après il entra dans le conseil municipal de la ville. Les réformes de 1789 exaltèrent son enthousiasme ; elles ouvraient carrière à sa juste ambition et à la sensibilité de son cœur. Mais, hélas ! Les excès de la démagogie ne tardèrent pas à en faire un suspect, et il ne lui fallut qu’une bonne action pour le faire jeter dans les cachots de la Terreur. C’était au commencement de 1793 : un décret ordonnait de livrer l’argenterie au Comité de Salut Public, et les sœurs hospitalières de l’Hôpital-Général avaient reçu l’ordre de donner la leur. Lézurier se présente ; il voit couler les pleurs de ces saintes femmes ; il leur conseille de déposer sur une table chacune leur petit couvert, qui composait toute leur fortune ; il y place un crucifix, et faisant entrer les agents révolutionnaires, il leur dit : « Voici l’argenterie d’un hôpital : voyez si vous pouvez en priver ces généreuses femmes, dont la main panse les blessures et les plaies des malheureux, et dont les ferventes prières allègent leurs souffrances ! ». L’argenterie fut sauvée, mais le lendemain matin Lézurier était arrêté. Le 6 thermidor le rendit à sa famille et à la liberté. Alors la misère et la famine étaient extrêmes ; il fallait à la tête de la ville un homme capable de contenir le désordre ; ses concitoyens le portèrent à la présidence du conseil municipal. Il s’acquitta de sa tâche avec bonheur (3).

L’administration ne pouvait suffire à son activité dévorante ; il résigna bientôt ses fonctions, et il songea avec son frère à reconstituer la maison de commerce que son père avait si honorablement fondée, et qui avait disparu au milieu des tourmentes révolutionnaires. Il fut nommé président du tribunal de commerce en 1802. C’est à cette époque et ce fut en cette qualité qu’il reçut le premier consul à Rouen. Lézurier arrivait de Lisbonne, que l’ambassadeur de la République avait quitté par suite de difficultés diplomatiques. Napoléon l’appela dans son cabinet, lui parla du Portugal et de la conduite de l’ambassadeur français. Lézurier critiqua le général Lannes, fit un exposé lucide de la situation politique de ce pays ; il attira l’attention de sin illustre auditeur, qui, dès ce jour, lui accorda son estime et sa confiance. Lézurier reçut le brevet d’officier de la Légion d’Honneur en 1804, avec celui de trésorier de la 14° cohorte. Son patriotisme l’emportant sur la douceur de la vie privée, il accepta le commandement de la 1ère cohorte de la garde nationale de Rouen, et il se rendit à sa tête au camp de Boulogne. C’est là qu’il reçut, en 1808, sa nomination de président du 1er canton de Rouen.

En 1810, il était commandant de la garde d’honneur de l’Empereur et de l’Impératrice, et il obtint le titre de baron de la Martel. Lézurier baron de la Martel fut alors sollicité d’accepter une charge à la cour de l’Empereur. Il résista à l’entrainement, et il préféra l’indépendance et la continuation de ses affaires commerciales, alors fort brillantes, aux honneurs qui lui étaient offerts. La disette de 1812 le trouva membre du Corps Législatif (4). Il s’occupa de l’approvisionnement de la ville, et le comte de Girardin, alors préfet de la Seine Inférieure, lui écrivit, le 30 juin : « Revenez maintenant jouir de vos succès et entendre les expressions de notre reconnaissance ; vous avez nourri Rouen. ».

Il était maire de la Ville (5), lorsqu’en 1814 les revers de nos armées firent affluer vers Rouen des milliers de soldats atteints du typhus. Les hôpitaux regorgeaient et il en arrivait toujours. Un soir, plusieurs bateaux, qui descendaient la Seine, s’arrêtèrent au cours la Reine ; ils servaient d’ambulance ; les malheureux y  étaient entassés dans vêtement et sans secours. Lézurier de la Martel a recours à un stratagème pour les secourir. Il fait une proclamation dans laquelle il retrace les services rendus à la patrie par tous ces infortunés, et il prévient que chaque habitant aisé aura à recevoir un malade, à moins qu’il n’ait fourni dans les bâtiments de Saint-Yon un lit complet avec du linge. Dès le jour même, l’hôpital était organisé. Lézurier de la Martel resta maire jusqu’au licenciement de l’armée de la Loire ; mais alors ne croyant plus au retour possible de l’Empereur ; auquel il était resté dévoué jusqu’au dernier moment, et croyant que la France se régénérerait dans la paix, que la nation appelait de tous ses vœux, il reprit ses fonctions de maire et sa place à la Chambre des Députés, après avoir prêté serment à Louis XVIII. Il fut inflexible et inexorable durant les Cent-Jours ; in ne se trouvait pas délié de son serment, et sa conscience ne lui permit pas de continuer ses fonctions, malgré que son cœur était toujours celui qui le réclamait. Il les reprit à la deuxième Restauration.

L’invasion étrangère avait jeté 30 000 Prussiens dans la ville et les environs de Rouen, et ce fut à ce moment peut-être que Lézurier rendit par sa fermeté le plus de services à ses concitoyens. Un jour le général ennemi se présente (il parlait à peine français), il adresse impérieusement à l’autorité diverses réclamations : « Si vous voulez, lui répondit froidement Lézurier de la Martel, parlez allemand, nous nous entendrons mieux. » Et, en effet, les exigences disparurent, et dès lors l’occupation ne fut pénible que par l’humiliation.

Après de départ de ces troupes, le baron de la Martel prit du dégoût pour les affaires publiques, et il vint chercher le repos sous les ombrages d’Hautot. C’est là qu’il a passé trente-cinq années de sa vie, en cherchant avec sa digne compagne le moyen de soulager les malheureux (6). Il y a quatre ans, la Providence la lui enleva ; il consentit alors à se jeter dans les bras de sa chère fille, qui l’a entouré de son amour jusqu’au dernier moment. Lézurier de la Martel a conservé l’amabilité de la causerie jusqu’au dernier jour ; il s’entretenait, il n’y a pas encore une semaine, de son bonheur, des jouissances de sa vieillesse, et des belles et longues années qu’il avait passées à Hautot, qu’il n’habiterait plus que lorsqu’il viendrait rejoindre da chère Constance.

Hélas ! Il ne pensait pas la retrouver si tôt ! Repose donc près d’elle ; porte-lui notre tendresse, qui dure toujours. Tu te rappelles qu’elle n’a pas entendu le canon de la révolte qui grondait (7) et qu’elle n’a pas vu l’incendie qui illuminait son cortège funèbre ; ne lui parle donc pas de nos discordes civiles ; dis-lui, au contraire, que sa famille est heureuse et que la patrie est calme. Adieu !

: Louis Paul Lefort (1803-1859), manufacturier de dentelles et de tulles, Maire de Grand-Couronne de 1848 à 1859, est l’époux de Lucienne Fizeaux de la Martel (1817-1877) petite-fille de Louis Lézurier de la Martel.

: L’ordre de l’Amarante est un ordre de chevalerie suédois institué par la reine Christine de Suède le 6 janvier 1653.

: Entre le 25 brumaire an IV (16/11/1795) et le 10 prairial an VIII (30/05/1800), la commune de Rouen est dirigée par un président de l'administration municipale.

4 : Louis Lézurier est député du département de la Seine Inférieure sous l’Empire du 10 août 1810 au 4 juin 1814 et sous la Première Restauration du 4 juin 1814 au 20 mars 1815.

5 : Louis Lézurier est Maire de Rouen du 25 mars 1813 au 1er mai 1815 et du 24 juillet 1815 au 29 novembre 1815. 

6 : Du 16 décembre 1821 au 15 novembre 1840, il est le Maire de Hautot-sur-Seine.

7 : Allusion à la proclamation de la deuxième république au moment du décès de son épouse.

M. Nepveur (1) a pris en suite la parole en ces termes :

Messieurs,

On l’a dit avec raison, la mort d’un homme de bien est une calamité publique. Jamais peut-être cette vérité n’a été mieux sentie que dans ce jour de douleur qui nous réunit autour de la tombe de M. Lézurier baron de la Martel. Vit-on jamais une vie mieux remplie ? Quel homme est allé à Dieu, les mains chargées de plus de bonnes œuvres ?

Toutefois, messieurs, vous n’attendez pas de moi que je retrace avec détails cette vie si belle : j’aurais à vous demander un temps trop long ; d’ailleurs, je redirais moins bien ce que vous venez d’entendre ; dans ce moment suprême où la pensée religieuse doit être la pensée dominante, j’aime mieux prendre dans la vie de ce vieillard, que nous regrettons tous, quelques faits saillants qui peignent à la fois l’homme de cœur, le bon citoyen, l’administrateur habile, le chrétien confessant tout haut sa foi. M. Lézurier de la Martel, vous le savez, est entré dans l’administration des hospices de Rouen à cet âge où tant d’hommes ne pensent qu’à leurs plaisirs : il comptait à peine vingt deux ans. Tout entier à ses graves fonctions, jamais les malheureux n’eurent un ami plus dévoué. Jamais non plus les devoirs de l’administrateur hospitalier ne furent ni mieux compris, ni remplis avec plus de zèle. Au conseil municipal, M. Lézurier de la Martel apporta la même aptitude, le même amour du bien, et plus d’une fois son courage fut mis à l’épreuve.

Deux dates rayonnent sur la vie déjà si belle de M. de la Martel : 1814 et 1815 ! En 1814, il trouve dans son esprit organisateur et dans son cœur tout brûlant de charité les moyens d’assurer les secours les plus efficaces de la médecine aux nobles débris de notre armée, et e soustraite notre population à l’action meurtrière du typhus, en créant de vastes ambulances à Saint-Yon. En 1815, M. de la Martel, remis à la tête de l’administration communale de Rouen, sut maintenir l’ordre dans la citée, alors occupée par plus de 25 000 Prussiens ; il sut aussi résister avec une noble énergie aux exigences du général en chef, et toujours il fit respecter l’honneur du nom français. Aussi, dans ce jour de deuil, le premier magistrat du département s’est-il empressé de se joindre à nous pour payer un tribut de regrets à cet homme de bien. Messieurs, ce vieillard vénéré dont les cendres vont reposer dans ce cimetière, après avoir donné à tous l’exemple d’une bonne vie, a voulu donner aussi à sa famille, à ses amis les plus intimes, à ses serviteurs, l’exemple d’une sainte mort. Il s’est éteint dans les bras de la religion, en remerciant de manière la plus affectueuse le ministre de Dieu qui l’avait assisté dans ses derniers moments.

Au nom de la commission administrative des hospices, que j’ai l’honneur de représenter ; au nom du conseil municipal, qui ne m’a pas donné cette mission, mais qui ne me désavouera pas, j’en suis convaincu, adieu, homme vertueux ! Vous êtes maintenant en possession d’une gloire impérissable, car vous êtes au Ciel !

: Albert Marie Louis NEPVEUR (1797-1887) est un magistrat membre de l’Académie. Il devient adjoint au Maire  de Rouen de 1876 à 1881. Sa biographie est chroniquée dans le Journal de Rouen du 23 juillet 1887.

M. Alphonse Cordier (1), au nom de la Société libre du Commerce, dont il est le vice-président, s’est exprimé ainsi :

Messieurs,

Au moment où cette tombe va se fermer, qu’il nous soit permis, à nous, les délégués de la Société libre du Commerce et de l’Industrie, d’apporter notre tribut de regrets à ct homme de bien, dont la carrière fut si noblement remplie. Nous ne pensions pas que le jour des adieux éternels fût si près de nous. Hier encore, cet illustre vieillard nous disait, au milieu d’une de nos réunions, au moment où nous lui rappelions quelques pages de sa noble vie : « Merci, mes amis, merci, mes enfants, de ces quelques fleurs que vous jetez sur la tombe que je vois s’entrouvrir devant le vieillard. » En effet, nous étions bien ses enfants, car il avait été l’un des fondateurs de notre corporation. La Révolution de 89, dans son œuvre de transformation, avait renversé toutes les institutions du vieux monde : lois, mœurs, religions ; elle avait jonché le sol de toutes ces choses qui servent de guides aux nations dans leur marche. Les chambres de commerce, comme toutes les corporations, avaient disparu. Les commerçants n’avaient plus de représentants qui prissent la défense de leurs intérêts, qui fissent connaitre leurs besoins et souvent leur souffrances. Ce fut alors que des hommes de bonne volonté se réunirent et formèrent cette société, qui prit le nom de Société libre du Commerce et de l’Industrie.

C’étaient des hommes de cœur et d’énergie ; ils remplirent dignement leur mission ; leur ardeur, leur courage ne se démentirent pas une minute, et leur action rendit de grands services au pays. Plus tard, lorsque les chambres de commerce furent reconstituées, notre société continua la mission qu’elle s’était donnée ; elle suppléa bien souvent la chambre de commerce dans les circonstances où l’initiative n’était pas permise à ce corps éminent.

Messieurs, si la Société libre du Commerce et de l’Industrie a vécu jusqu’à ce jour, si aujourd’hui elle tient un rang honorable dans l’estime publique, elle le doit en partie à la haute considération dont l’avaient environnée ses premiers fondateurs. Parmi ces hommes, M. Lézurier de la Martel était au premier rang ; il était un de ceux qui honorèrent le plus notre société par leurs travaux. Aussi nous ne ferons pas taire nos cœurs, dans cette époque où les choses les plus saintes et les plus respectables sont souvent foulées aux pieds. Nous voudrions qu’elle parlât bien haut, qu’elle fût entendue de tous, notre reconnaissance, cette sainte mémoire que Dieu a placée au fond de nos cœurs ! D’autres voix plus éloquentes ont développé les phases glorieuses de cette longue existence ; pour nous, qui écoutons toutes les voix qui montent de tous côtés vers nous, nous le disons comme la postérité le dira : Lézurier, ton nom est à l’histoire, et ton souvenir vivra toujours dans le cœur de tes amis et dans la mémoire du peuple de Rouen !

Adieu, homme de bien ! Adieu, homme vertueux ! Adieu, Lézurier de la Martel !

1 : Alphonse CORDIER (1820-1897) manufacturier, est vice-président de la Société libre du commerce et de l'industrie depuis 1851. Par la suite il devient sénateur inamovible de 1875 à 1897 et Président du Conseil général de la Seine Inferieure de 1880 à 1893.

Ces discours, écoutés avec la plus religieuse attention, n’étaient interrompus que par la vive émotion de ceux qui les prononçaient, émotion bien partagée par tous les assistants. Une dernière hymne a été chantée par les enfants de l’hospice, et chacun s’est retiré en disant le suprême adieu à l’homme qui avait eu une vie si belle et si noblement remplie. Le bateau à vapeur a repris ses passages et est reparti pour Rouen, où il est arrivé vers trois heures et demie.

Tel est le récit de cette touchante cérémonie, qui s’est achevée par un temps favorable. Les honneurs militaires devaient être rendus à M. Lézurier de la Martel ; mais à cause de la difficulté du voyage et de l’incertitude de l’heure de l’inhumation, fixée tardivement, la famille n’a pu accepter l’offre d’un détachement qui était faite par l’autorité militaire. Les mêmes obstacles ont empêché beaucoup de personnes, qui n’ont pas appris assez tôt l’heure du départ du bateau spécial, de venir grossir le cortège funèbre. Avant de terminer, nous ajouterons encore quelques détails sur la vie de M. Lézurier de la Martel ; nous avons cité dimanche sa réponse aux Prussiens qui demandaient le pillage de la ville, nous citerons aujourd’hui celle qu’il fait au général prussien Sacken (1), qui osait demander que le séjour de son armée à Rouen fût constaté, comme il l’avait été dans d’autres villes, par une médaille commémorative. M. Lézurier, le front rouge d’indignation, brisa l’encrier qu’il avait devant lui en s’écriant : « Général, on me coupera la main plutôt que de me faire signer une semblable humiliation. » Les Prussiens se passèrent de médaille.

M. Lézurier de la Martel, lorsqu’il fit ses voyages au cap Nord, en Norvège et aux frontières de la Laponie, avait été excité par l’amour de la science ; il voulait examiner de près le merveilleux spectacle des aurores boréales. L’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Rouen, dont il était membre, est redevable à M. Lézurier d’un travail sur le commerce de la mer Noire et de nombreuses traductions d’auteurs anglais, entre autres de Shakespeare. Il aimait beaucoup les littératures anglaise et allemande, et il parlait ces langues avec une grande facilité. C’était, de plus, un bibliophile éclairé : il recherchait les beaux et bons livres, dont il a réuni une nombreuse collection. Beuzeville.

1 : L’anecdote est à confirmer. En 1815 l’occupation de Rouen date d’octobre. Le commandant est le général Von Tauentzien.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 05:58

Les Secrétaires de Mairie Instituteurs (S.M.I.) existent depuis que la loi du 30 octobre 1886 sur l’enseignement scolaire qui autorise l’instituteur rural à exercer également la fonction de secrétaire de mairie.

 

Les secrétaires de mairie - instituteurs de Sahurs

 

1893 - 1896  Jules Hildevert CAQUELARD

Journal de Rouen du 27 avril 1915 : Mme veuve CAQUELARD, Mme veuve DUBUS, la famille et les amis remercient les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister à l’inhumation de Monsieur Jules-Hildevert CAQUELARD

 

1896 - 1921 Dominique HODAN

Né le 1er juin 1863 à Cailly, marié à Cailly le 3 septembre 1891 avec Marie Léonie Dessaux, décédé en 1939. Conseil Municipal du 25 septembre 1921 : départ en retraite du secrétaire de mairie depuis 25 ans Mr HODAN (1896 - 1921). 

Journal de Rouen du 21 mai 1924 : SAHURS - Obsèques

Hier a eu lieu à l’église de Sahurs une imposante et triste cérémonie, pour les obsèques de Mlle Germaine Hodan, décédée à l’âge de 25 ans. Toute la commune, à laquelle s’était jointe la population de Hautot-sur-Seine, a témoigné son ardente sympathie et sa douloureuse commisération à M. et Mme Hodan, qui perdent en leur fille, leur unique soutien, après avoir déjà perdu leur fils à la guerre.

Il s’agit de Germaine-Marie Hodan  fille de M. et Mme Dominique Hodan. Son frère Marius Hodan (1894 - 1915), disparu aux Eparges le 23 avril 1915, figure sur le monument aux morts de Sahurs.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

Photographies de la tombe des enfants Hodan à Sahurs

Conseil Municipal du 7 octobre 1939 : évocation du décès de Mr HODAN, instituteur honoraire et ancien secrétaire de Mairie.

1921 - 1945  Marcel FREVILLE

En 1935 Mme Fréville, institutrice à Sahurs, obtient la mention honorable de la Société pour l’instruction élémentaire (Journal de Rouen du 14 octobre 1935). Conseil Municipal du 7 octobre 1945 : adieux à Mr Fréville secrétaire de mairie de Sahurs et de Hautot de 1921 à 1945 nommé directeur d’école à Bihorel.

 

Adieux à M. Fréville, secrétaire de Mairie :

M. Fréville, instituteur et secrétaire de mairie à Sahurs et Hautot sur Seine depuis 1921 est nommé Directeur d’école à Bihorel. M. Corbran, maire, puis M. Poullard Georges, ancien maire, de qui M. Fréville fut le collaborateur de 1921 à 1945 prennent successivement la parole. Ils félicitent M. Fréville de son avancement et lui expriment les regrets unanimes du Conseil municipal de le voir quitter un poste qu’il a occupé à la satisfaction générale. M. Fréville remercie MM. Corbran et Poullard de leurs aimables paroles, les assure qu’il gardera un excellent souvenir de la commune d’Hautot et adresse ses meilleurs vœux à M. Fougeris son successeur. 

La commune de Hautot sur Seine se retrouve sans secrétaire de Mairie.

1946 - 1947  Roger PASQUIS

Roger PASQUIS (1911-1988) instituteur et secrétaire de mairie à Sahurs, accepte en septembre 1946 d’assurer le secrétariat de mairie d’Hautot sur Seine. Il devient par la suite Maire de Sahurs de 1967 à 1988.

Les secrétaires de mairie - instituteurs d’Hautot-sur-Seine

 

1947 - 1952  Jacques TURQUER

Jacques TURQUER devient l’instituteur de l’école d’Hautot sur Seine et secrétaire de la mairie le 1er octobre 1947.

 

1952 - 1974  Hélène MONNIER

Hélène MONNIER est née FOUEST le 14 février 1919 à Landévennec (Finistère), veuve de Paul SEITE, elle devient institutrice et secrétaire de mairie à partir du 1er octobre 1952, elle épouse en septembre 1953 à Hautot sur Seine Maurice MONNIER. Elle reste en poste jusqu’en 1974. Divorcée en 1983, elle redevient Mme SEITE et est présente à l’inauguration de l’école Maurice Genevoix en 1990. Elle est décédée le 22 avril 2009 à Fontenay-en-Parisis.

 

1974 - 2002  Jacques-André ALLIGIER

Conseil Municipal du 23 août 1974 : secrétariat de la mairie

Monsieur le maire prévient le Conseil Municipal que Monsieur Alligier, nouveau secrétaire de mairie prendra ses fonctions à partie du 1er septembre 1974.

La population passe de 218 habitants en 1975 à 360 en 1990. Pendant sa mission, Monsieur Alligier a préparé 58 mariages. 15 novembre 2002 verre de l’amitié au château d’Hautot sur Seine à l’occasion du départ à la retraite du secrétaire de Mairie Jacques André Alligier, présence de Mr Laurent Fabius, ancien Premier Ministre, Député de Seine Maritime.

Les secrétaires de mairie d’Hautot sur Seine :

2002 - 2008  Brigitte BAUNY

Conseil Municipal du 29 mars 2002 : Recrutement de Mme Brigitte BAUNY comme secrétaire de Mairie en remplacement de Mr ALLIGIER en retraite au mois de septembre.

Conseil Municipal du 29 novembre 2002 : Passage aux 35 heures du poste de secrétaire de Mairie au 1er janvier 2003.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

2008 - 2009  Marielle DEPINCÉ

Conseil Municipal du 20 juin 2008 : Nouvelle secrétaire de Mairie, Mademoiselle DEPINCE prend la suite de Mme BAUNY le 19 mai.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
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Depuis 2009 Valérie QUINIO

Conseil Municipal du 18 septembre 2009 : Recrutement d’une nouvelle secrétaire de Mairie contractuelle Mme Valérie Quinio en remplacement de Mme Depincé.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine

Paris Normandie du 20 avril 2017 : la belle amitié de Valérie et du chanteur Amir.

Sa rencontre avec le chanteur Amir a changé la vie de Valérie Quinio. Une relation qui mêle amitié et admiration. Sa famille, ses collègues et ses amis s’en amusent régulièrement ! Ils s’en étonnent aussi, parfois. Valérie Quinio, Quevillaise de 50 ans, entretient une relation toute particulière avec le chanteur franco israélien Amir, découvert par le biais de l’émission The Voice, en 2014, et dont le succès ne finit pas de grimper. « C’est une belle histoire », confie avec émotion Valérie, qui tient à préciser : « attention, je ne suis pas amoureuse d’Amir. Cette relation, est le résultat de concours de circonstances... ». Un message sur les réseaux sociaux : Tout commence en 2014, lorsque ses enfants la pressent de les accompagner à l’enregistrement de l’une des émissions du télécrochet. « J’étais positionnée non loin des proches d’Amir. Et, quand il est apparu, devant moi, à quelques centimètres, cela a été non pas un coup de foudre mais une révélation. Quelque chose de mystique. Sa façon de s’exprimer, de chanter, de sourire à tout le monde ». Sous le charme, les chansons d’Amir en tête, Valérie prévoit de venir à son concert de Rouen, quelque temps plus tard. Hélas, le bel Amir annulera son déplacement pour cause de mariage, avec la belle israélienne Lital. Désappointée, Valérie tente le tout pour le tout : elle le contacte via les réseaux sociaux et lui fait part de sa tristesse de ne pas l’avoir vu de nouveau. Mais voilà, Amir lui répond ! « Valérie, viens à mon prochain concert, annonce qui tu es et je te recevrais... ». Depuis, c’est le tourbillon. « Cette personne a changé ma vie, confie Valérie, aussi souvent que je le peux, je vais à ses concerts », explique cette fan inconditionnelle, qui en a déjà vu plus d’une vingtaine à ce jour, de Bruxelles à Marseille, en passant par Cléon, Lyon ou Boulogne-sur-Mer. « Nous échangeons, discutons... Mais il ne le fait pas qu’avec moi, toute une bande de fans de la première heure ont la même relation avec lui. Au-delà du chanteur, c’est la personne que nous aimons et qui nous le rend bien. Son honnêteté, sa joie de vivre et son soutien quand, parfois, la vie n’est pas sympa... Tout cela fait que c’est une belle personne, un alter ego en quelque sorte », résume-t-elle, toujours aussi admirative.

Les secrétaires de mairie d'Hautot-sur-Seine
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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 08:40
La Mairie de Hautot sur Seine
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PHOTOGRAPHIE DE DANIEL CLERC

PHOTOGRAPHIE DE DANIEL CLERC

La Mairie de Hautot sur Seine
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)
LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)

LA MARIANNE D'HAUTOT SUR SEINE DATE DU CENTENAIRE DE LA REPUBLIQUE (1889)

Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008
Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008
Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008

Photographies de Phiippe Aubry, Lydie Mottet-Podevin & du département en 2008

La Mairie de Hautot sur Seine
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 04:42

Charles LE COMTE (17/09/1745 - 31/01/1827)

1er Maire de Hautot sur Seine du 7 février 1790 au 27 janvier 1793.

Syndic de la paroisse d’Hautot sur Seine. Il est à ce titre le rédacteur des cahiers de doléances.

Lors de la fête de la fédération le 14 juillet 1790 une prestation du serment décidé le quatre de ce mois par l’Assemblée Nationale est signée par l’ensemble des citoyens et de leurs conjointes. A cette occasion les hautotais organisent une cérémonie :

Il est réélu Maire lors du renouvellement de la Municipalité le 13 novembre 1791. Le 29 février 1792 comparution de Pierre Godfroy, boulanger de la paroisse, accusé d’avoir vendu le pain plus cher, il est condamné à verser trois livres aux pauvres. Par le décret de l'Assemblée Nationale du 20 septembre 1792, la tenue officielle des registres est retirée aux curés et remise aux maires dans le cadre de l'état civil.

21 frimaire an VI (11/12/1797) il est témoin au mariage de sa fille à l’àge de 52 ans. Il décède à l’âge de 82 ans au Val de la Haye, son lieu de naissance.

Jean-Antoine PAQUET (20/06/1752 - 11/04/1820)

2ème Maire de Hautot sur Seine du 27 janvier 1793 au 12 novembre 1795. C’est un cultivateur né et décédé à Hautot sur Seine. Son élection est organisée par le juge de paix du canton de Canteleu Gabriel Dornay (1729-1834), pour mettre fin aux troubles, l’élection d’Adrien Duménil du 2 décembre 1792 ayant été contestée.

Le 24 novembre 1793 la Convention publie le calendrier républicain, qui remplace le calendrier grégorien. Avec la Terreur, une société populaire assure de concert avec les municipalités et les comités de surveillance la bonne application des lois et dénonce les contre-révolutionnaires. Le 28 ventôse an II (18/03/1794) formation du Comité de Surveillance de la Commune de Hautot. Le 24 floréal an II (13/05/1794) formation de la Société Populaire de la Commune de Hautot. Le 26 messidor an II (14/07/1794) prestation de serment de l’ensemble des citoyens tous signataires. Le  27 juillet 1794 (9 thermidor an II) fin de la terreur avec la chute et l'arrestation de Maximilien de Robespierre. Le 23 germinal an III (12/04/1795) plantation d’un nouvel arbre de la liberté, le précédent ayant été coupé la nuit du 14 au 15 germinal sans savoir qui a commis le délit.

Il est réélu Maire le 28 prairial an III (16/06/1795) lors de la désignation de la nouvelle municipalité. La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton avec des représentants des communes (l’agent communal). Hautot sur Seine fait partie du Canton de Canteleu. Le 3ème canton de Canteleu regroupe les communes d’Ambourville, Anneville, Berville, Canteleu, Hautot, Hénouville, Mauny, Montigny, Quevillon, Sahurs, Saint-Martin-de-Boscherville, Saint-Pierre-de-Manneville, Le Val-de-la-Haye et Yville. Il devient l’Adjoint du Maire du 1er octobre 1815 au 1er décembre1817.

Nicolas Dominique DEHAYE (14/10/1733 - 13/10/1815)

3ème Maire de Hautot sur Seine du 17 février 1800 au 6 août 1806

Nicolas Antoine Dominique Deshayes est né en 1733 à Rouen (Paroisse de Saint Sever).

Il est curé de la paroisse Saint Antonin d’Hautot sur Seine du 7 mai 1775 au 11 ventôse an II (01/03/1794) date où il met fin à sa fonction curiale et remet les clés de l’église à la municipalité. Le 11 messidor an III (29/06/1795) le citoyen Nicolas Antoine Dominique Déhaye ministre du culte catholique déclare qu’il désire exercer le culte, ce qui lui est accordé.

La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) crée une municipalité de canton, avec pour représentants des communes, des agents municipaux. Hautot sur Seine fait partie du Canton de Canteleu.

Le 21 brumaire an IV (12/11/1795) Nicolas Antoine Dominique Déhaye est élu agent municipal d’Hautot, sa fonction principale est la tenue de l’Etat civil. Sous le Consulat, la loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), rétablit les communes, le Canton de Canteleu est supprimé, chaque agent municipal en poste devient Maire de sa commune.

 

Nicolas Dominique Déhaye devient maire avec pour adjoint Adrien Duménil (1768-1822). Pendant les séances du mois de Pluviôse de l’an IX (février 1801) le conseil municipal récupère la propriété des communes bruyères de Sahurs et de Hautot qui n’ont pas été vendues dans les biens nationaux et délibère pour réclamer la construction d’une chaussée de la commune à la rivière Seine. Suite au décret impérial du 23 prairial de l’an XII (12 juin 1804) sur les sépultures, la commune donne lors de la séance du 29 Messidor an XIII An I de l’Empire (18/07/1805) son accord pour échanger le cimetière attenant à l’ancienne église achetée par Mr Delapierre contre le terrain de la sapinette pour cause de plénitude et pour une une plus grande salubrité de l’air.

 

 

Le 6 août 1806 l’Adjoint Adrien Duménil se rend au domicile du Maire Nicolas Déhaye pour inventorier et récupérer les archives communales suite au courrier reçu de la Préfecture.

Le 18 avril 1809 le Cardinal Etienne Hubert Cambacérès, Archevêque de Rouen donne permission à Mr Delapierre d’avoir une chapelle et d’y faire dire la messe. Son Eminence autorise Mr Déhaye prêtre de dire la messe dans la chapelle.

 

Le 13 octobre 1815 Nicolas Dominique Deshayes décède à Hautot-sur Seine à l’âge de 82 ans.

 

Adrien DUMENIL (10/03/1768 - 11/06/1822)

4ème Maire de Hautot sur Seine du 29 novembre 1806 au 19 juin 1808

Fils de Pierre Duménil et de Genevièvre Chouard, il est né le 10 mars 1768 au Val de la Haye

Il est l’Adjoint de Nicolas Dominique Dehaye de 1800 à 1806

Il a pour Adjoint Jean-Antoine Paquet qui avait été Maire de 1793 à 1795

L’acte notarié du 21/22 avril 1808 chez Monsieur Lefebvre confirme l’échange du cimetière contre le terrain de la Sapinette et le chemin y aboutissant entre la Commune et Monsieur Delapierre.

Il est l’Adjoint de Jean Véry Delapierre du 19 juin 1808 au 1er octobre 1815

Il est mort foudroyé dans son champs le 11 juin 1822 à l’âge de 55 ans.

Journal de Rouen n° 165 du 14 juin 1822 :

Ce n’est point à Sahurs, mais à Hautot que le tonnerre a tombé dans l’affreuse soirée du 1er ; il a frappé un respectable père de famille à l'instant où il rentrait avec son fils des travaux des champs ; il a été enveloppé par la flamme électrique, et il est tombé mort à la vue de sa famille, composée de dix enfants. II est impossible de décrire un spectacle aussi déchirant,

leurs cris et leurs gémissements au milieu du bruit du tonnerre et de celui de la pluie qui tombait par torrents. Le sieur Dumesnil avait rempli, dans les temps les plus difficiles, les fonctions municipales avec une sagesse et une mesure qui lui avaient mérité l'estime générale. Chargé de la perception des impôts, il y avait apporté le même esprit d'ordre et de modération ; il tempérait ce que les lois fiscales ont quelquefois de sévère, et avançait souvent de ses propres deniers les impositions dues par l'indigent. Sa mort a été considérée dans le pays comme une calamité publique, et une population nombreuse est venue jeter l'eau sacrée sur sa tombe. Les administrations supérieures, qui savent toujours apprécier le vrai mérite, ont rendu un hommage honorable à sa mémoire, en confiant provisoirement à son fils la perception dont il avait été chargé. Le Baron Lézurier de la Martel, maire de Hautot.

Jean Véry DELAPIERRE (05/11/1746 - 04/09/1821)

5ème Maire de Hautot sur Seine du 19 juin 1808 au 4 septembre 1821

Il a pour adjoints successifs Adrien Duménil (1808-1815), Jean-Antoine Paquet (1815-1817) & Pierre Félix Poullard (1817-1821)

Il est né à Paris du mariage de Wiry Henry Delapierre lieutenant des eaux et forêt et de Lucie Antoinette Florin. 

Il épouse à Rouen le 23/12/1774 Marie Archange Palyart (1755-1850). Le 26/05/1780 Jacques-Jean Le Couteulx du Molay (1740-1823) le désigne par procuration pour le représenter aux assemblées des propriétaires de la paroisse de Hautot-sur-Seine. Il est à cette époque receveur général des fermes à Rouen.  Il achète le 23 mai 1791 le Château de Hautot sur Seine à Jacques-Jean Le Couteulx du Molay. En 1794 il devient receveur principal des douanes à Rouen. Sous le directoire il achète l’église et le presbytère d’Hautot sur Seine, biens nationaux restés invendus. L’arrêté du 29 fructidor an IX (16/09/1801) crée une direction générale des Douanes confiée à Jean-Baptiste Collin (1750-1826), il est assisté de quatre administrateurs, celles de la Manche et de la mer du Nord (de Brest à Dunkerque) relèvent de Jean Véry Delapierre. Il est installé Maire de Hautot-sur-Seine le 19 juin 1808 suite à l’arrêté du Préfet du 22 mai 1808.

 

Hautot-sur-Seine en 1808, dessin de Constance Delapierre

 

La naissance du Roi de Rome donne lieue à une cérémonie avec le curé de la paroisse le 2 juin 1811 pour un Té Deum avec la garde nationale. Le 22 février 1813 l’Adjoint Duménil établit un rapport sur l’incendie du bâtiment du meunier de l’hameau du Rouage. Il est à nouveau installé Maire de Hautot-sur-Seine le 30 mai 1813 suite à l’arrêté du Préfet du 25 mars 1813.

extrait du cadastre napoléonien de 1812

 

En mai 1814 le Roi de France Louis XVIII succède à l’Empereur des Français Napoléon I. Le 9 août 1814 Jean Marie Anne DELAPIERRE est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Le 25 septembre 1814 le conseil municipal prête serment d’obéissance et de fidélité à sa majesté Louis XVIII.

Du 20 mars au 22 juin 1815, Napoléon I redevient Empereur des Français. Le 16 avril 1815 le conseil municipal d’Hautot sur Seine prête serment d’obéissance aux constitutions de l’Empire et de fidélité à l’Empereur. Le 14 mai 1815 les 24 électeurs de la commune élisent le Maire et son Adjoint en vertu du décret Impérial du 20 avril 1815. Le 4 juin 1815 le Maire Mr Delapierre Chevalier de la Légion d’Honneur et son adjoint prêtent serment à l’Empereur.

Le 1er octobre 1815 Jean-Antoine Paquet (Maire de 1793 à 1795), cultivateur, nommé au poste d’adjoint en remplacement de Mr Duménil  (Maire de 1806 à 1808) appelé à d’autres fonctions, prête serment. Le 22 septembre 1816, le Maire Mr Delapierre Chevalier de la Légion d’Honneur et l’Adjoint Mr Paquet prêtent serment au Roi Louis XVIII.

Journal de Rouen du 26 janvier 1817 :

Par ordonnance de S. M. en date du 15 de ce mois M. Huguet de la Vigerie, secrétaire-général des douanes est nommé administrateur des douanes, en remplacement de M. Delapierre, qui est admis à la retraite, et conserve le titre d’administrateur honoraire.

Le 1er décembre 1817 Pierre-Félix Poullard (1766-1848), ancien capitaine de navire, nommé par le Préfet Adjoint au Maire prête serment.

Le 4 septembre1821 Jean Véry de La Pierre décède à Paris.

Il est enterré dans le cœur de l’église d’Hautot sur Seine.

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 07:16

Louis LEZURIER de la MARTEL (25/05/1765 - 23/01/1852)

6ème Maire de Hautot sur Seine du 16 décembre 1821 au 15 novembre 1840. Il a pour adjoint Pierre Félix Poullard (30/05/1766 - 14/03/1848) pendant tous ses mandats. Il est né à Rouen (paroisse St-Vincent) le 25 mai 1765. Son père Pierre-Louis Lézurier est officier des milices bourgeoises de Rouen et consul de suède de 1775 à 1794. Il épouse à Rouen le 21 Brumaire an III, Lucienne-Constance Delapierre (1776-1848). Il est le gendre de son prédécesseur. Nommé officier de la Légion d'honneur et trésorier de la 14ème cohorte de la légion d'honneur le 17 Messidor an XII (6 juillet 1804) alors qu'il est président du tribunal de commerce de Rouen. Créé chevalier de la Martel par lettres patentes du 10 septembre 1808, et Baron de l'Empire par lettres patentes du 14 avril 1810. Il est député de la Seine-Inférieure du 10 août 1810 au 20 mars 1815. Il est Maire de Rouen du 28 mars 1813 au 1er mai 1815 et du 19 juillet 1815 au 29 novembre 1815.

 

Règlement d'armoiries du Chevalier de la Martel :

Parti d'azur et de sable : le premier, chargé d'un chevron d'or accompagné en chef à dextre d'une pomme de pin renversée figée et feuillée de même et à senestre d'un trèfle d'or et en pointe d'un lion de même ; le second, chargé d'une clé d'or posée en fasce surmontée d'une étoile de même ; le tout soutenu d'une champagne de gueules au signe des chevaliers. Livrées : les couleurs de l'écu.

Règlement d'armoiries du Baron de la Martel :

Parti d'azur et de sable : le premier, chargé d'un chevron d'or, accompagné en chef à dextre d'une pomme de pin renversée, à sénestre d'un trèfle et en pointe d'une épée, le tout d'or; le second, chargé d'une clé d'or en fasce, surmonté d'une étoile du même ; franc-quartier des barons propriétaires brochant sur l'étoile. Livrées : les couleurs de l'écu. (avec l'aide de Pierre Lemarchand)

Le 28 août 1821 le Préfet de la Seine-Inférieure nomme Louis LEZURIER de la MARTEL Maire de Hautot-sur-Seine, celui-ci prête serment le 16 décembre 1821.

Réunion du Hameau du Rouage à la commune :

Le 13 octobre 1821 les habitants du hameau du Rouage de la commune du Val de la Haye demandent à être réuni à la commune d’Hautot sur Seine. La commune du Val de la Haye s’y oppose. Le 28 avril 1822 le conseil municipal délibère en faveur de la réunion du Hameau du Rouage à Hautot. Le 2 avril 1823 le Roi Louis XVIII signe une ordonnance pour la réunion du hameau du Rouage à la commune de Hautot sur Seine en son Château des Tuileries.

 

Partage du communal entre Hautot et Sahurs :

En 1823 le partage de l’indivis entre Sahurs et Hautot est soumis à l’arbitrage de trois jurisconsultes. Ce terrain avait été acheté en commun au Roi par les deux paroisses en 1576.

L’arpentage donne une surface du communal de 465 017 m². Le partage se fait au prorata du nombre de feux (Sahurs : 206, Hautot : 61), soit pour Sahurs 399 076 m² et pour Hautot 106 357 m² avec interdiction de creuser à moins de 20 m de la mare laquelle reste en indivis, la mare devant être curée que d’un commun accord. Le partage est définitivement validé au conseil municipal du 1er mai 1825. Le communal de 10,6 ha correspond à l’actuel bois communal.

En 1824, la commune d’Hautot sur Seine échappe de peu à la fusion avec Sahurs :

Dont les protections, cf. une lettre du sous-préfet de Rouen au préfet, le 26 juin 1824 : « Parmi les réunions que l’on propose il en est deux que l’administration doit arrêter in petto, parce qu’elles sont commandées par l’exiguïté de la population des communes et les convenances locales, mais que des considérations particulières paraissent devoir retarder. Ce sont les communes de Mauny et d’Yvillle et celles de Hautot et de Sahurs car les personnes qui y remplissent les fonctions de maire et qui, par leur rang et leur fortune et le bien qu’ils font dans les communes qu’ils administrent, méritent tous les égards de l’administration et verraient avec un mécontentement tout particulier la suppression actuelle de leurs communes. Monsieur le préfet jugera peut-être que c’est un motif suffisant pour les suspendre momentanément. », Arch. dép. Seine-Maritime, 1 M 76

Le Conseil municipal du 20 juin 1830 accepte le legs de Mme Saint Gervais de Rouen de 1000 Francs en faveur des pauvres des paroisses dans lesquelles elle possédait des biens. L’Ordonnance du Roi du 26 avril 1831, autorise l’acceptation du Legs de 1000 francs fait aux pauvres de Mesnil-Verclive, Noyon le Sec, Boisemont et Puchay (Eure), et de Grand Couronne, le Nouvelle et Hautot sur Seine (Seine Inférieure), par Mme veuve Carrey de Saint Gervais.

Discours du Baron Louis Lézurier de la Martel du 18 septembre 1831 :

M.M. les Electeurs Communaux, nous sommes réunis pour l’exercice d’un droit fort important.

Pour ceux à qui doit à l’avenir être confié le soin des intérêts de la commune, les fonctions de l’administration dont j’ai été le chef plusieurs années expirent, et nous rentrons tous dans la classe commune, en recevant nos adieux. Recevez aussi l’assurance de la sollicitude, qui nous a toujours animés pour le bien être de tous, et nous allons en partant appeler votre attention sur la situation dans laquelle nous laissons la commune.

Il y a peu d’années encore, dans la classe de celles dont l’étendue et la population étaient au dernier degré, elle était menacée d’être réunie aux communes voisines et de perdre entièrement son existence ; un hameau qui semblait placé exprès par la nature pour faire partie de la commune de Hautot en était distrait, il a demandé à nous être réuni, toutes les enquêtes légales et administratives ont été faites, son vœu a été constaté dans toutes les formes et nous avons reçu les habitants du Rouage à bras ouverts, nous les voyons avec plaisir faire partie de cette réunion, nous les voyons avec plaisir représentés dans le conseil municipal et nos avons ensemble consolidé une existence qui maintenant devient inébranlable ; notre population qui ne s’élevait pas à plus de 168 habitants s’élève à présent à plus de 300.

Nous sommes constitués en miniature comme les plus grandes communes, nous avons notre Etat-civil dont les registres sont depuis nombre d’années tenus avec une régularité et une exactitude qui jamais n’ont permis la moindre contestation, point très important, M.M., pour le repos et la tranquillité des familles, car, quoi de plus essentiel que de constater l’entrée et la sortie de la vie, et les alliances qui auront été formées pendant sa durée.

Nous avons conservé ce triste champ dans lequel reposent les restes de ce qui nous fut cher, la terre bénite s’est ouverte pour les recevoir, ma chapelle vous est offerte à toute heure pour que vous puissiez y offrir au Seigneur, vos prières et vos douleurs, et le clergé de l’église de Sahurs à laquelle nous avons été réunie, ne nous a jamais refusé son assistance.

Une école primaire a été fondée et les enfants ne sont plus obligés d’aller au loin, bravant l’intempérie des saisons et des frimas chercher une instruction indispensable pour obtenir du succès dans la carrière qu’ils seront appelés à parcourir un jour.

Notre propre force armée est toujours prête à protéger nos personnes et nos propriétés, et un garde champêtre est chargé de constater, d’arrêter les délits, fruits bien souvent d’une simple imprévoyance.

Un communal était resté indivis entre nous et la commune de Sahurs, elle a demandé qu’il fut partagé, l’arpentage en a été fait en présence du Maire et d’une commission du conseil municipal, le nombre des feux y ayant droit a été constaté et la commune n’a pas lieu de se plaindre du lot qui lui a été concédé.

Telle est la situation de la commune de Hautot et sa prospérité semble s’être accrue en même temps que sa consistance, bien loin de voir dans d’autres pays moins heureux, des maisons abandonnées et sans habitants, nous voyons chaque jour de nouvelles demeures s’élever, saines, commodes et d’un aspect agréable, indice incontestable du bon ordre, de l’intelligence, de l’industrie des habitants.  

C’est dans cet état que nous vous rendons la commune dont l’administration nous a été confiée ; aucune discussion fâcheuse ne s’est élevée entre nous et des voisins, qui comme nous désirent la paix et la bonne intelligence, elle n’est engagée dans aucune contestation dont l’issue pourrait être incertaine.

Vous tous chers habitants vivez ensemble dans une paix profonde, et si quelque nuage s’élevait entre vous, il serait bientôt dissipé s’il en restait quelques vestiges, c’est aujourd’hui, c’est dans ce lieu même qu’il disparaîtrait entièrement, c’est ici que nous devons oublier tout ressentiment, ne chercher autour de nous que l’homme qui mérite notre confiance, qui joint à un cœur droit, un esprit conciliant, qui joint à la connaissance des affaires la confiance sans laquelle la vie est un supplice, et l’administration une chose impossible, tels sont les hommes que vous allez choisir, tels sont ceux qui vous nous succéder, et le succès de vos choix est le dernier vœu que nous formions à la fin de notre carrière administrative.

Classification des chemins communaux lors du conseil municipal du 9 février 1833 :

Chemin n°1 de grand communication entre Val de la Haye et Sahurs passant par la côte du Puits (1692m), Chemin n°2 Route Quemine ou chemin neuf du château aux pâtures communales (1258m), Chemin n°3 du Rouage (1172m), Chemin n°4 Route du Mont Miré (910m), Chemin n°5 du Temple (700m), Chemin n°6 rural (516m), Chemin n°7 de la chaussée de la rivière, Chemin n°8 de la Voie Robert (pour moitié avec Sahurs) (1692m), Chemin n°9 sentier de la croix blanche (pour moitié avec Sahurs) (250m), Chemin n°10 sente du fossé ou traversaine (580m), Chemin n°11 sentier du Mont Miré, Chemin n°12 chemin d’exploitation partant du bois Sainte Vaubourg (160m) jusqu’au chemin n°4.

Il est membre résidant de l’Académie de Rouen depuis le 21 décembre 1808. Il est l’auteur de mémoires relatifs à l’histoire ancienne et moderne, à la géographie, à l’astronomie ainsi que des morceaux de littérature proprement dire, on lui doit des traductions d’auteurs allemands, anglais et italiens.

Rattachement de l’Ecole Primaire d’Hautot à celle de Sahurs :

Suite à la réunion de l’école primaire d’Hautot sur Seine à celle de Sahurs, le Conseil municipal fixe lors de la séance du 9 mai 1834 sa participation aux frais scolaires de Sahurs pour 40 Francs l’année.

Château d’Hautot-sur-Seine en 1834 dessiné par Polyclès Langlois.

Collection de la famille Michon.

L’obtention d’un accès à la Seine (1836-1839) :

Le 10 juillet 1836 le Conseil municipal délibère sur la nécessité d’une chaussée vers la Seine, réclamation fondée sur une usurpation qui aurait eu lieu en 1772. Le 11 septembre 1836 le Conseil adopte les conclusions du rapport pour l’établissement d’une chaussée à la rivière traversant la prairie de Monsieur de Bonneval en prolongement du chemin vicinal avec le plan de financement détaillé des travaux. Le 10 mai 1838 délibère à nouveau pour obtenir un accès au chemin du hallage et à la Seine à travers la prairie qui empêche l’accès. Le 4 septembre 1838 le Conseil municipal donne son accord pour traiter avec le Comte Oscar de Bonneval du terrain nécessaire à la prolongation de la Chaussée vers la Seine. Le Conseil municipal du 23 septembre 1839 fait état de la fin des travaux de la Chaussée qui mène à la Seine, que la Commune désirait depuis longtemps.

Lors du Conseil Municipal du 6 mai 1838, il est évoqué le décès à l’âge de 88 ans du doyen du conseil Jacques FORTEL, né à Rouen, domicilié à Hautot depuis 40 ans, commandant de la garde nationale en 1810. Le 8 juin 1840 Noël Denis LESOURD est élu en remplacement de Jacques FORTEL.

Sa mémoire est perpétuée à Rouen par une rue, ouverte en 1844, au faubourg Cauchoise, et en forêt de Roumare par un carrefour.

Son nom, son titre et sa fortune ont été relevés sous le second Empire par les Fizeaux, dont les Michon deviendront légataires universels. Sa santé n’avait encore souffert aucune altération lorsque Lézurier se sentit atteint, à son réveil, le mercredi 21 janvier 1852, d’une paralysie de la vessie qui l’enleva le troisième jour, en pleine connaissance. Il fut enterré à Hautot.

Acte de décès de Louis-Geneviève Lézurier du Val de la Haye :

Du vingt quatrième jour du mois de janvier, l’an mil huit cent cinquante deux, à dix heures du matin, Acte de Décès de Louis-Geneviève Lézurier, Baron de la Martel, propriétaire vivant de son revenu, âgé de quatre vingt six ans et demi, né en la ville de Rouen, Département de la Seine Inférieure, le vingt cinq mai mil sept cent soixante cinq, est décédé d‘hier, â sept heures du soir, au domicile de Mme veuve Fizeaux de la Martel, sa fille, avec laquelle il habitait en cette commune, fils de feu Pierre Louis Lézurier et de Anne Françoise Lebouvier, aussi décédée, et veuf de Constance Delapierre. Sur la déclaration à nous faite par Messieurs, Prosper-Raoul Fizeaux, licencié en droit, âgé de vingt six ans, petit fils du défunt, et de Louis-Antoine Bleuze, jardinier, âgé de quarante huit ans, ami, tous deux demeurant en cette commune. Lesquels ont signé, après lecture faite, le présent acte, qui a été fait double et constaté suivant la loi, par nous Maire de la Commune susdite, remplissant les fonctions d’officier public de l’état-civil. Bleuze, Raoul Fizeaux, Le Maire P. Guérin.

 

Journal de Rouen du 25 janvier 1852 :

Dans la nuit du 23 au 24 courant, est décédé M. Lézurier de la Martel, à l'âge de 88 ans ancien maire de Rouen. L'inhumation aura lieu demain à Hautot sur Seine.

 

Extrait de la notice nécrologique de l’Académie de Rouen :

Ce fut un deuil général dans les deux communes d’Hautot et du Val-de-la-Haye et même aux environs ; dès le matin du 26 janvier, un long cortège d’habitants éplorés, précédés du clergé des deux communes, auquel était venu se joindre celui du Grand-Couronne, suivaient un cercueil porté par les frères de charité de cette dernière commune ; chacun exprimait ses regrets d’une voie émue et rappelait les vertus, les bienfaits du vieillard enlevé trop tôt à l’amour, la vénération d’une population reconnaissante. Le convoi s’arrêta à sa maison, et se grossit bientôt d’habitants de Rouen, amenés par un bateau à vapeur frété exprès : c’étaient des amis, des confrères du défunt, des membres du Conseil municipal, de la Chambre de commerce, de la Commission des hospices, de la Société libre de l’industrie et du commerce, auxquels s’était joint M. Ernest Le Roy, Préfet du département, pour donner un témoignage d’estime à la mémoire d’un homme qui avait si bien mérité de son pays.

Après une grand’messe chantée solennellement dans la chapelle du château d’Hautot par le clergé d’Hautot sur Seine, Val de la Haye et Grand-Couronne, le corps fut déposé à peu de distance de l’église dans le tombeau de famille, où reposait déjà Mme de La Martel, Mr Lefort maire du Grand-Couronne a retracé les principaux traits de la vie du grand-père de sa femme ; Mr Alphonse Cordier vice-président de la Société libre du commerce, a été l’organe de sa Compagnie et Mr Nepveur, au nom de la Commission des Hospices et du Conseil municipal de Rouen, a rendu hommage au défunt dans un discours chaleureux qui commençait ainsi : « On l’a dit avec raison, la mort d’un homme de bien est une calamité publique ; jamais peut être cette vérité n’a été mieux sentie que dans ce jour de douleur qui nous réunit autour de la tombe de Mr Lézurier baron de la Martel ». Les derniers mots qu’a prononcés Mr Nepveur sont : « Adieu, homme vertueux, vous êtes maintenant en possession d’une gloire impérissable, car vous êtes dans le Ciel ! ».

Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
Louis Lézurier de la Martel Maire de Hautot sur Seine de 1821 à 1840
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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 06:38

Charles Dominique MAZIER (28/07/1781 - 02/01/1867)

7ème Maire de Hautot sur Seine du 6 septembre 1841 au 15 février 1844. Il n’a pas d’adjoint pendant son mandat.

Lors  du Conseil municipal du 15 novembre 1840 Charles Dominique MAZIER nommé Maire par le Préfet le 28 octobre 1840 refuse de prêter serment. Le nouveau conseil est installé avec pour adjoint Pierre Félix POULLARD. Lors du Conseil Municipal du 6 septembre 1841, Charles Dominique MAZIER est installé comme Maire suite à sa nomination par le Préfet le 29 août 1841, il n’y a pas de nouvel nomination d’Adjoint. A partir du Conseil Municipal du 26 décembre 1841 les comptes rendus font part d’un désaccord entre les conseillers et le Maire sur la confection du budget et sur ce qui est reproché à l’ancien Maire LEZURIER DE LA MARTEL à propos de la vente du bois de la nouvelle chaussée et à propos du cimetière.

Lors du Conseil Municipal du 12 septembre 1843 le Maire Charles Dominique MAZIER installe le nouveau conseil, suite à la lettre du Préfet du 29 août 1843, alors qu’il n’est pas réélu comme conseiller.

Pendant l’intermède de 1843-1844, Pierre-Félix POULLARD (1766-1848), conseiller municipal, fait fonction d’officier d’Etat civil.

Journal de Rouen du 11 décembre 1843 :

En 1841, le sieur Mazier fut nommé maire de la commune de Hautot-sur-Seine, canton de Grand-Couronne, mais le préfet ne jugea pas convenable de lui donner un adjoint. Son administration fut tellement déplorable et si contraire aux intérêts de la commune, que le conseil municipal, à l'unanimité, lui refusa bientôt son concours, et pria plusieurs fois M. le préfet de dissoudre le conseil, afin que les électeurs de la commune pussent se prononcer entre le maire et les conseillers municipaux. Le préfet ne répondit pas à cette demande.

Mais ce que l'administration n'avait pas voulu accorder de bonne grâce fut enfin amené par la force des choses et le cours naturel des institutions. Le 23 juillet dernier, les électeurs furent convoqués, en vertu de la loi municipale, pour renouveler la moitié du conseil. Le maire était du nombre des conseillers sortants ; il ne fut pas réélu.

La commune s'en croyait donc bien et dûment débarrassée ; mais elle avait compté sans M. le préfet, sans l'esprit gouvernemental de l'époque, qui semble avoir fait la gageure de mettre aux abois la puissance municipale. Quel ne fut donc pas l'étonnement des habitants de la commune, lorsque, le 3 septembre, ils virent l'ancien maire, muni de pouvoirs spéciaux du préfet, procéder a l'installation du nouveau conseil municipal ?

Le fait, ne dût-il être que temporaire et accidentel, aurait été assez difficile déjà à justifier au point de vue de la légalité. Mais ce qu'il y a de plus fort, c'est que, depuis l'époque d'installation, l'ancien maire, qui n’est plus conseiller municipal, n'a cessé d'administrer la commune.

Ainsi, tandis qu'un intrus, sous le bon plaisir de M. le préfet administre la commune et dispose de ses archives, le conseil municipal, légalement nommé et dans lequel réside, par la vacance réelle d'une première magistrature, le pouvoir exécutif et administratif de la commune; le conseil, disons-nous, n’est consulté en rien, et les sessions d'août et de septembre se passent sans qu'il soit convoqué; le tout en violation des clauses les plus positives de la loi.

Parce que cette commune est une des plus petites du département, que son conseil municipal, composé de cultivateurs et d'artisans, est hors d'état de lutter d'adresse avec les bureaux de la préfecture, s'en suit-il que M. le préfet puisse violer à son égard la loi qui est égale pour tous, et qu'il est chargé de faire respecter par les citoyens en la respectant lui-même ?

 

Il est né à Hautot sur Seine le 28 juillet 1781, il est le fils de Jacques MAZIER (1744-1825) et de Clotilde PICARD (1743-1814). C’est le boulanger du village. 

 

 

Il épouse successivement le 5 mai 1807 à Hautot-sur- Seine, Catherine Suzanne LECOMTE (1776-1808), fille de Charles Lecomte (Maire de 1790 à 1793), le 5 juin 1810 au Val de la Haye, Honorine Sophie LEFRANCOIS (1786-1816), le 9 septembre 1823 à Sahurs, Marie Louise Victoire LEBOUCHER (1788-1830), le 11 février 1834 au Val de la Haye, Prudence Euphrosine LELOUP (1789-1857), il est alors cultivateur. Il se remarie le 10 février 1859 à Hautot-sur-Seine avec Henriette Elisabeth LIESSE (1830-1881). Il est père une dernière fois à l’âge de 78 ans le 10 mars 1859 de Dominique Désiré MAZIER (adjoint au Maire de 1891 à 1896).

Il décède à Hautot-sur-Seine le 2 janvier 1867. Il a été enterré à droite de la porte d’entrée de la chapelle d’Hautot-sur-Seine.

Photographies de la tombe de Charles Dominique MAZIER de 2021

Les tombes de la Veuve MAZIER et de Désiré HERLIN au cimetière d'Hautot sur Seine

Les tombes de la Veuve MAZIER et de Désiré HERLIN au cimetière d'Hautot sur Seine

La veuve MAZIER et son concubin Désiré HERLIN périrent brulés dans leur maison voisine de l’ancien presbytère le 8 juillet 1881, la cause du décès n’est pas mentionnée dans le registre d’état civil, et un autre acte d'état civil a été inséré entre les deux actes de décès.

Pierre LEMOINE (02/03/1784 - 20/08/1862)

8ème Maire de Hautot sur Seine du 15 février 1844 au 22 novembre 1846. Il a pour Adjoint Théodore LEMARCHAND (1794-1866). Pierre-Augustin LEMOINE est né à Trois Pierre. En 1833 il fait l’acquisition d’une ferme à Hautot sur Seine (Journal de Rouen du 19/07/1833).

Lors du Conseil Municipal du 15 février 1844 Pierre LEMOINE est installé comme Maire suite à sa nomination du 2 février par le Préfet. Un inventaire des objets communaux en possession de l’ancien Maire Charles Dominique MAZIER est fait, il manque l’acte d’acquisition du terrain de la Chaussée.

Création du nouveau cimetière sur le terrain de la sapinette :

Le Conseil municipal du 10 novembre 1844 décide d’établir un cimetière communal sur le terrain de la Sapinette. Une portion de 2056 m² est vendue et un emprunt de 1000 Francs est contracté pour financer le mur d’enceinte. Le Conseil municipal du 9 novembre 1845 décide l’érection d’une croix avant de le consacrer à la sépulture des habitants.

Création d’un débarcadère pour bénéficier de l’arrêt des bateaux à vapeur :

Lors de Conseil municipal du 9 novembre 1845 le Maire annonce que l’établissement d’un débarcadère au bout de la chaussée de Hautot sur Seine demandée par le Conseil municipal dans sa séance du mois de mai dernier est autorisée, le Maire propose au conseil de voter une somme de cinquante francs pour être employée à l’établissement dudit débarcadère et le lancement d’une souscription de plusieurs habitants.

Pierre Augustin LEMOINE décède le 20 août 1862, il est enterré dans le nouveau cimetière. 

Texte de la concession perpétuelle du 20 janvier 1863 : 

L’an mil huit cent soixante trois, le vingt janvier, nous Louis Adrien DUMENIL, Maire de la commune de Hautot sur Seine, agissant en vertu de la délibération du Conseil municipal en date du 21 septembre 1862, sur les concessions de terrain dans le cimetière communal, approuvée par arrêté de M. le Sénateur-Préfet le 25 octobre suivant, avons concédé à M. Eugène Pierre LEMOINE, négociant demeurant à Rouen, rue Percière n°15 et 17 une portion de terrain dans le cimetière de la dite commune de six mètres carrés à droite de la croix pour y placer la sépulture de M. Pierre Augustin LEMOINE, son père, décédé en cette commune le vingt août dernier. Cette concession est faite à perpétuité à partir de ce jour et à la charge par M. LEMOINE de verser aussitôt après l’approbation de M. le Sénateur-Préfet, 1° la somme de quatre cents francs à la caisse du receveur municipal, 2° celle de deux cent francs à la même caisse pour les pauvres, de payer en outre tous les frais relatifs à la dite concession et de se conformer à toutes les dispositions générales du règlement municipal susvisé ce que M. LEMOINE accepte. Fait double à Hautot sur Seine les jours mois et an que dessus. Le Maire DUMENIL.

Les Maires d'Hautot sur Seine de 1840 à 1902
Les Maires d'Hautot sur Seine de 1840 à 1902

Louis Adrien DUMENIL (07/05/1796 - 07/02/1881)

9ème Maire de Hautot sur Seine du 22 novembre 1846 au 11 mai 1866. Il a pour Adjoint Théodore LEMARCHAND (1794-1866) de 1846 à 1853 et Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER (1801-1873) de 1855 à 1866. Il est né le 18 floréal an IV (7 mai 1796) à Hautot sur Seine. Son père Adrien DUMENIL a été Maire de Hautot sur Seine de 1806 à 1808. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 253 habitants en 1846 à 187 habitants en 1866.

Proclamation de la République :

Le 16 mars 1848 le Conseil municipal pénétré des grands sentiments qui animent le gouvernement provisoire, qui a proclamé la République, à l’unanimité adhère franchement et loyalement à ce gouvernement comme étant le seul qui convienne à la France. Le 13 août 1848 le Maire et l’Adjoint sont réélus par le nouveau Conseil municipal. Le 31 décembre 1848 le Conseil municipal accepte le don des drapeaux offerts par l’Assemblée Nationale.

Le Conseil Municipal du 20 juillet 1851 donne son avis sur une pétition demandant aux communes de Sahurs et d’Hautot la création d’une école de fille.

La crise municipale de 1853 :

Lors du Conseil Municipal du 21 août 1853 l’Adjoint Théodore LEMARCHAND et 4 autres conseillers municipaux, sortent de la Mairie et refusent de délibérer. Ces démissions font suite à des désaccords sur le traitement du litige concernant un terrain situé devant le portail de la propriété MAULERY chemin du Mont Miré et du vote d’une rétribution à la religieuse de Sahurs pour l’instruction qu’elle donne aux enfants de sexe féminin de la commune d’Hautot. Les élections qui ont lieu en novembre permettent l’arrivée de cinq nouveaux conseillers remplaçant les démissionnaires.

Retranscription le 08/06/1855 du décès de Henri Romain LEQUESNE soldat de 1ère classe (Armée d’Orient) décédé à l’hôpital temporaire de Francka n°2 (Turquie d’Europe) en août 1854 :

Armée d’Orient - Hôpital temporaire de Francka n°2 (Turquie d’Europe)

Du registre des décès dudit hôpital a été extrait ce qui suit : Le sieur LEQUESNE Henri Romain, soldat de première classe à la cinquante et unième compagnie du troisième régiment d’infanterie de marine immatriculé sous le n°20736, né le vingt deux octobre mil huit cent trente et un à Sahurs, canton de Grand Couronne, département de la Seine Inférieure, fils de Jean et de Clotilde Françoise QUESTEL, est entré au dit hôpital le quatre du mois d’août de l’an mil huit cent trente quatre et y est décédé le douze du même mois à cinq heures du soir, par suite de diarrhée. Je soussigné officier d’administration comptable dudit hôpital, certifie le présent extrait véritable et conforme au registre des décès dudit hôpital, fait à Francka n°2 le douze août mil huit cent cinquante quatre. Signé BUFFETEAU. Nous sous-intendant militaire chargé de la police de l’hôpital de Francka n°2 certifions que la signature ci-dessus est celle de Mr BUFFETEAU, adjt.  en V., comptable et que foi doit y être ajoutée. Fait à Varna le 12 du mois d’août 1854. Signature illisible. Le présent extrait transcrit conformément à l’article 98 du Code Napoléon, par nous Maire, officier public de l’état civil de la commune de Hautot sur Seine, le huit juin mil huit cent cinquante cinq. DUMENIL.

Chemin de grande circulation n°51:

En 1859 le Conseil municipal valide le tracé du chemin de grande circulation n°51 de la colonne commémorative de la translation des cendres de l’Empereur Napoléon à Val de la Haye, via le chemin de halage jusqu’au mur du Clos de la Vigne et les bâtiments de Mme Fizeaux de la Martel.

La campagne d’Italie de 1859 et l’armistice de Villafranca :

Lors de sa séance du 12 août 1859 le Conseil municipal vote à l’unanimité une adresse à Sa Majesté l’Empereur à l’occasion des victoires qu’il a remporté en Italie, il prie M. le Maire de bien vouloir la transmettre à M. le Préfet : « Sire, à votre départ pour l’Italie, nous avons adressé à la Providence des prières pour le succès de vos armes, pendant le combat, nous avons admiré le Commandant en chef sur les champs de bataille de Magenta et de Solférino, vos vaillants soldats vous ont rappelé ces braves guerriers qui ont combattu avec tant de courage, guidés par Napoléon Ier. Après plusieurs victoires remportées dans l’espace de deux mois, nous avons appris avec la plus grande joie que vous avez fait la paix avec l’Empereur d’Autriche. Cette paix portera ses fruits. Les habitants de nos campagnes sont heureux aujourd’hui d’adresser à Dieu des prières d’actions de grâces pour le remercier d’avoir mis fin à une guerre qui, sans votre générosité, aurait pu se prolonger plus longtemps. Le Conseil municipal de Hautot sur Seine vous prie, Sire, de bien vouloir transmettre à Sa Majesté l’Impératrice et au prince Impérial, les vœux qu’il forme pour que la Providence leur accorde des jours longs et heureux. »

 

 

 

 

 

Mort de Louis Duménil (1819-1860) :

Le 12 octobre 1860 Louis Duménil, né en la commune de Hautot sur Seine le 4 septembre 1819 à Hautot sur Seine,  médecin à Croisset section de la commune Canteleu et célibataire, décède en son domicile à l’âge 41 ans. Son frère Louis-Adrien Maire d’Hautot le fait enterrer dans l’ancien cimetière de la paroisse.

 

Mort du Comte d’Auffay à Hautot-sur-Seine le 13 novembre 1861 :

Le 13/11/1861 décès à Hautot sur Seine de Alfred Laurent Joseph Le Poulletier Comte d’Auffay âgé de 53 ans né à Rouen le 06/07/1808 propriétaire demeurant à Paris rue de Beaune 14, fils de Marie Laurent Le Poulletier comte d’Auffay décédé et Claudine Marthe Arnois de Captot demeurant à Rouen rue de l’Ecole n°4, époux de Marie Constance de la Motte Ango de Flers âgée de 41 ans demeurant à Paris, où ils se sont mariés le 23/04/1839, les témoins sont ses deux beau-frère.

Alfred-Laurent-Joseph Le Poultier, comte d'Auffay (1808-1861) a été page de la duchesse de Berry jusqu'à la Révolution de juillet. Alors il se consacre tout entier aux lettres et à la bibliophilie. Le comte Alfred d’Auffay, bibliophile distingué, possède l’une des plus rares et des plus curieuses collections normandes. Le catalogue de sa bibliothèque est paru en 1863 à Paris chez L. Potier. Le Comte d’Auffay habitait le manoir des Farceaux.

 

http://histoire-bibliophilie.blogspot.com/2019/08/le-comte-alfred-dauffay-1808-1861.html

 

Construction de la Mairie d’Hautot sur Seine :

Le Conseil municipal du 19 juillet 1862 donne son accord  pour la construction d’une Mairie sur un terrain cédé par Mme Fizeaux de la Martel situé sur la parcelle A 157 de 220 m² (jusque là les archives sont chez le Maire, élections et réunions se déroulent à son domicile). La conception est de l'architecte Barthélémy fils. Le bâtiment a été édifié par l'entrepreneur Mouchard de Sahurs pour 1886,65 Francs. La municipalité pensait pouvoir y adjoindre deux ailes pour y accueillir les écoles de filles et de garçons. La prise de possession s’est faite lors du Conseil municipal du 27 mai 1863.

 

Le legs de Mme Fizeaux de la Martel :

Le 30 octobre 1862 Madame Fizeaux de La Martel décède le 30 octobre 1862 au Val de la Haye. Le 20 décembre 1862 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine accepte le legs de Mme Fizeaux de la Martel constitué de la chapelle privée avec ses ornements, du cimetière, le clos sous la vigne centenaire (96 ares, 65 centiares) en réservant la jouissance aux descendants en ligne directe, ainsi qu’une rente pour célébrer une messe.

Le Conseil Municipal du 29 mars 1865 décide de l’aliénation du chemin rural n°12, partant du bois Sainte-Vaubourg jusqu’au chemin n°4, de 130 mètres de long et 4 mètres large sans issue aux propriétaires des deux côtés.

Lors du Conseil municipal du 16 mai 1866, le Maire Louis DUMENIL annonce sa démission suite à l’infirmité qui lui est survenue et informe le Conseil que par arrêté du 11 mai 1866 le Préfet a nommé Germain PIERRE-SEREVILLE en son remplacement. Il décède à Hautot sur Seine le 7 février 1881.

Germain PIERRE-SEREVILLE (04/03/1796 - 29/06/1880)

10ème Maire de Hautot sur Seine du 11 mai 1866 au 29 juin 1880. Il a pour Adjoint Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER (1801-1873) de 1866 à 1873 et Pierre BOIMARE (1804-1890) de 1874 à 1880. Il est né le 14 ventôse an IV à Chartres. Il épouse le 6 juin 1825 à Rouen Céleste Honorine BROHY (1804-1869). Il est juge au tribunal civil de première instance de Rouen.

 

Entrée en jouissance du legs Fizeaux de la Martel :

Le Conseil municipal  délibère le 12 mai 1867 au sujet du legs Fizeaux de la Martel suite à la vente du château d’Hautot le 17 mai 1866 au Conseiller Bataille,  pour rentrer en possession et jouissance du legs (chapelle avec les ornements, cimetière, le clos (dit Filasse de 90 ares) et une rente, et mettre fin à l’usufruit de la chapelle, des clés d’accès sont donnés à la famille.

 

Chemin de grande circulation n°51 :

Le Conseil municipal du 14 avril 1868 valide le projet l’établissement du chemin de grande communication n°51, de la Mairie au chemin de Hallage allant au Val de la Haye.

Lettre de Gustave Flaubert à Caroline Commanville de juin 1869 : Hautot

La mère Séréville dévisse son billard et les Censier se sont établis dans sa maison de campagne à Hautot. Il y a eu, l’été dernier, querelle de voisins entre le père Séréville et mon ami Bataille. De là, calomnies dudit Séréville à l’endroit de Bataille, qu’il a taché de faire passer pour ruiné, pour vouloir vendre son castel, etc

 

Le Maire, veuf le 25 juin 1869, a son patronyme corrigé par jugement :

Le jugement du 8 septembre 1869 du tribunal de première instance de Chartres a ordonné que son acte de naissance soit rectifié en ce sens que les mots ‘de Borville' seront ajoutés et prendront place après le nom Pierre et avant le surnom Séréville, lequel surnom a été pris par son père antérieurement aux lois du 6 fructidor an II et du 11 germinal an XI : Germain Théodore PIERRE DE BORVILLE DE SÉRÉVILLE

 

La guerre de 1870-1871 :

Le 19 juillet 1870, l’Empire français déclare la guerre au royaume de Prusse. Le 2 septembre 1870, à Sedan, l'Empereur des Français Napoléon III capitule. La capitulation provoque la proclamation de la République, le 4 septembre 1870. Un gouvernement provisoire est aussitôt créé. Les prussiens entrent dans Rouen le 5 décembre 1870. Les hostilités prennent fin le 28 janvier 1871 avec la signature d’un armistice. En février 1871, la commune qui est en territoire occupé reçoit une notification pour le versement aux mains du colonel prussien, de la somme de 4 675 Francs, soit 25 Francs par habitant, le Conseil municipal décide de voter un emprunt du même montant, les habitants étant dans l’impossibilité de contribuer.

 

Réaction du Conseil Municipal à la Commune de Paris :

Le 16 avril 1871 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine, profondément attristé et indigné de l’anarchie qui règne à Paris et des attaques contre le gouvernement de la France issu du suffrage universel, proteste de toute son énergie contre les tentatives abominables qui empêchent le retour de la tranquillité publique et du travail qui seul peut sauver la France. Il affirme son dévouement à l’assemblée nationale et au chef du pouvoir exécutif.

La souscription pour obtenir la libération des armées allemandes :

Le Conseil municipal du 18 mars1872 décide de participer à la souscription pour obtenir la libération des armées allemandes. Les principaux imposables sont MM le Marquis de Bonneval, Fizeaux de la Martel, Bataille et Barré. En novembre 1873, l’Etat la contribution de guerre, d’un montant de 1792,08 Francs, payée aux allemands.

L’Adjoint Jean Baptiste Lubin BEAUSSIER décède le 1er mai 1873 à l’âge de 71 ans. Les élections municipales fixées au mois d’avril 1874 sont reportées à l’automne. Pierre BOIMARE devient le nouvel Adjoint le 30 décembre 1874 lors de l’installation de la nouvelle municipalité.

Lettre de Gustave Flaubert à Caroline Commanville du 7 août 1876 : potins de la rive

Mon ami Bataille, ennuyé des calomnies de Mossieu Séréville, l'a menacé (sur le bateau de la Bouille, & devant l'élite) de lui flanquer une gifle de Marengo en plein groin et le « vénérable vieillard », qui est une canaille, s'est tenu coi.

Création du bureau de bienfaisance d’Hautot sur Seine :

Lors de sa séance du 21 février 1878 le Conseil émet le vœu qu’un bureau de bienfaisance soit constitué dans la commune. Ce bureau de bienfaisance deviendra en 1953 bureau d’aide sociale (BAS) puis centre communal d'action sociale (CCAS) en 1986.

Legs de Prosper-Raoul Fizeaux de la Martel (1823-1879) :

Prosper-Raoul Fizeaux de la Martel, maire du Val de la Haye depuis 1860, décède le 26 janvier 1879 à Paris. Le Conseil municipal se réunit le 7 août 1879 pour lire le testament de Mr Fizeaux de la Martel en date du 12 décembre 1878 léguant la maison occupée par Mr LEQUESNE avec usufruit à son épouse. Le Conseil approuve le legs, il s’agit de l’ancien presbytère.

Le Conseil Municipal rend hommage au Maire lors de sa séance du 16 octobre 1879 :

Mr Pierre SEREVILLE informe le conseil municipal qu’à cause de son âge, il vient de vendre sa propriété de Hautot pour se retirer désormais à Rouen (il se retire momentanément de la séance). Le Conseil lui offre à l’unanimité ses profonds regrets pour cette fâcheuse détermination et le prie de conserver néanmoins ses fonctions de Maire de Hautot qu’il a remplies jusqu’ici à la satisfaction générale et d’une manière si avantageuse pour tous les indigents auxquels ses secours n’ont jamais fait défaut. Il a marché en cela sur les traces de sa digne épouse, Mme Séréville, qui aussi ne trouvait aucun bonheur qu’à soulager les infortunes. Elle laissa même après elle un souvenir de sa générosité à leur égard.

Le 29 juin 1880 Germain PIERRE-SEREVILLE décède à Rouen. Le Conseil municipal se réuni spontanément le 19 juillet 1880 et décide à l’unanimité de faire célébrer un service pour le repos de son âme. L’Adjoint Pierre BOIMARE va faire fonction de Maire jusqu’en janvier 1881.

Acte de décès de Germain PIERRE-SEREVILLE à Rouen le 30/06/1880 :

Du trente juin mil huit cent quatre vingt, à une après midi, Acte de décès de Germain Théodore Pierre de Borville Séréville, juge honoraire au Tribunal Civil de première instance de Rouen et Maire de la commune de Hautot-sur-Seine, de cet arrondissement, décédé hier à six heures et demie du soir, en son domicile rue d’Harcourt, n°1, âgé de quatre vingt quatre ans, né à Chartres Eure et Loir le quatre mars mil sept cent quatre vingt seize, fils de feu Germain Charles Augustin Pierre de Borville-Séréville et de feue Marie Madeleine Julie Bouchard, veuf de Céleste Honorine Brohy, décédée à Rouen le vingt cinq juin mil huit cent soixante neuf. Constaté par nous adjoint au Maire de Rouen, officier de l’Etat Civil délégué sur la déclaration des sieurs Gustave Albert Heuzey, âgé de quarante six ans, négociant rue Jeanne d’Arc n°31 et Louis Henry Deshayes, âgé de trente trois ans, courtier maritime, même rue n°43, neveux du défunt auquel acte fait double, ils ont signé avec nous lecture faite.

Hippolyte POULLARD (17/12/1833 - 26/05/1902)

11ème Maire de Hautot sur Seine du 24 janvier 1881 au 26 mai 1902. Il a pour Adjoints successifs Noël Joseph CAPRON (1817-1891) de 1881 à 1891, Désiré MAZIER (1859-1937) de 1891 à 1896 et Charles CAPRON (1824-1902) de 1896 à 1902. Il est né le 17 décembre 1833 à Sahurs. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 197 habitants en 1881 à 169 habitants en 1901.

 

Agrandissement du cimetière :

Le Conseil municipal, lors de sa séance du 22 juin 1882  décide de l’agrandissement du cimetière sur 650 m² portant sa surface à 1200 m² et de la reconstruction des murs.

Différent avec le Conseil de la Fabrique de Sahurs qui gère la paroisse :

Le 24 août 1882 le Conseil municipal donne un avis unanime pour que la Chapelle de Hautot soit maintenue dans la situation actuelle, c'est-à-dire que les services du culte y soient continué comme précédemment. La demande du Conseil de Fabrique de Sahurs est rejetée. Lors de la séance du 8 février 1883, à propos de l’affaire de la demande du Conseil de la Fabrique de Sahurs, le Maire Hippolyte POULLARD déclare « DE TOUS TEMPS LA COMMUNE DE HAUTOT A ETE JALOUSE DE SON AUTONOMIE QU’ELLE DESIRE CONSERVER ».

La loi municipale du 5 avril 1884 :

5 avril 1884 une loi sur l’organisation municipale, toujours en vigueur, est promulguée 

  • confirmation de l’élection des Maires par les Conseils municipaux
  • inéligibilité des ministres du culte aux fonctions municipales
  • l’attribution d’une clause générale de compétence aux communes
  • la tutelle du préfet, à la fois sur le maire et sur les actes de la commune
  • obligation pour toute commune d'acquérir ou de louer un hôtel-de-ville, mettant fin à la pratique fort répandue de confondre "Mairie" et domicile privé du Maire.

" Le conseil municipal règle, par ses délibérations, les affaires de la commune. "

Le Conseil Municipal du 24 février 1889 accepte la proposition d’installation d’un escalier rive gauche de la Seine au droit du passage d’eau d’Hautot par les Ponts et Chaussées.

Conseil Municipal du 5 mai 1889 pour le centenaire de l’ouverture des Etats Généraux :

Edmond Barré conseiller municipal, déclare qu’en sa qualité de volontaire de 1830 ayant pris part à la journée de Rambouillet offre à la commune, pour être placé dans la salle de séances de la municipalité, un buste de la République. Il est fait une lecture du Cahier des doléances de 1789 qui est recopié dans le registre des délibérations.

Edmond Barré est né le 27/07/1809 à Rouen. C’est un médecin réputé. C’est un franc-maçon faisant partie des Frères de la Persévérance Couronnée (Grand Orient) de 1839 à 1876.

 

Biographie du Docteur Barré parue dans le Journal de Rouen du 13/12/1893 :

Le doyen du corps médical rouennais, le docteur Barré, vient de mourir à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Depuis une quinzaine d’années environ il avait cessé d’exercer la médecine, après une existence des plus actives, des mieux remplies et des plus utiles. Avant même d’avoir obtenu le diplôme de docteur, M. Barré avait donné la mesure du zèle et de l’ardeur infatigable qu’il ne devait cesser de déployer ensuite pendant le cours de sa longue carrière médicale. En 1832, lors de la première et terrible invasion du choléra, interne à Saint Yon, il se fit remarquer par l’intrépidité avec laquelle il se dévoua au traitement des malades entassés dans asile. Reçu docteur en 1833, après avoir, pendant quelque temps, exercé sa profession aux Andelys, il vint se fixer à Rouen, où il ne tarda pas à être apprécié et à acquérir une excellente clientèle. Pendant longtemps il fut attaché aux hôpitaux où il était, à l’Hôtel-Dieu, l’adjoint de son ami le docteur Achille Flaubert. Il fut aussi médecin à l’hôpital Lamauve, de la crèche St-Jean, etc., et, pendant plusieurs années conseiller municipal. Dans toutes ses fonctions, comme dans sa clientèle privée, le docteur Barré se faisait remarquer particulièrement par son ardeur et son dévouement sans bornes ; il laissera, à tous ceux qui le connaissaient bien, le souvenir d’un homme excellent, qui sous des dehors parfois un peu brusques, cachait une grande sensibilité et une inaltérable bonté. Nous ajouterons que le docteur Barré fut, de tout temps au premier rang parmi les républicains, et un des amis intimes de M. Desseaux.

Dessin de Fraipont extrait de « Les environs de Rouen » édité par E. Auge en 1890

Fin de l’usufruit de Mme Fizeaux de la Martel :

Suite au décès de Mme Laure Dupin, veuve Fizeaux de la Martel le 16 février 1891 la commune entre en possession de la maison léguée en 1879 où habite Mr Lequesne. Il s’agit de l’ancien presbytère. Lors de sa séance du 18 juillet 1897 le Conseil municipal délibère sur le legs de Mme Fizeaux de la Martel au profit du Grand Séminaire de Rouen à charge notamment de servir à la commune la rente annuelle et perpétuelle de 100 F acquittée jusqu’en 1891 au décès de l’héritière de la donatrice le 16 février 1891.

Un arrêté est pris le 5 février 1895 concernant la carrière communale d’Hautot-sur-Seine exploitée par la suite jusqu’en 1924 pour de l’extraction de cailloux et de sable.

L’école communale des filles à Sahurs :

A l’occasion de la construction de l’école communale des filles à Sahurs le Conseil municipal accepte le 6 avril 1901, de verser la participation demandée par Sahurs soit 59 Francs pendant 25 années.

Le 26 mai 1902 Hippolyte Poullard, Maire d’Hautot-sur-Seine en exercice, décède à l’âge de 69 ans.

Journal de Rouen du 28 mai 1902 : inhumation

Mme Hippolyte Poullard, M. et Mme Louis Poullard, M. Georges Poullard et la  famille prient les personnes de leur connaissance qui, par erreur ou par omission, n’auraient pas reçu de lettre de faire part du décès de M. Hippolyte-Louis Poullard, maire de Hautot-sur-Seine, de bien vouloir se considérer comme invitées à assister à son inhumation, qui aura lieu demain jeudi, à l’église de Sahurs. On se réunira au domicile mortuaire, à Hautot-sur-Seine, à 9 heures ½.

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 11:00

Georges POULLARD (24/12/1874 - 06/01/1964)

12ème Maire de Hautot sur Seine du 6 juillet 1902 au 21 mai 1945. Il a pour Adjoints successifs Charles Capron (1824-1902) en 1902, Adolphe Corbran (1853-1928) de 1903 à 1919 et de 1925 à 1928, Moïse Obselin (1883-1966) de 1919 à 1925 et de 1928 à 1929 et Auguste Naudin (1884-1956) de 1929 à 1945. Il est né le 17 décembre 1874 à Hautot sur Seine. Sous ses mandats la population de Hautot sur Seine passe de 169 habitants en 1901 à 136 habitants en 1936.

Georges Poullard devient Maire de Hautot sur Seine à l’âge de 27 ans :

Après la mort de son père Hippolyte Poullard Maire en exercice le 26 mai 1902, des élections municipales complémentaires ont lieu et le 6 juillet 1902 le Conseil municipal au complet élit Georges Poullard Maire à l’âge de 27 ans. Le 14 décembre 1902, l’Adjoint Charles Capron décède, de nouvelles élections municipales complémentaires ont lieu et le 24 janvier 1903 Adolphe Corbran est élu Adjoint. Georges Poullard, Maire de Hautot-sur Seine se marie à Sahurs le 24 mars 1903 avec Delphine Lesourd (1878-1963), ils sont le 4 mai 1903 les parents de Georges Poullard (fils).

Par un arrêté du 30 mars 1907, le Maire réglemente les sonneries de la cloche. Le 27 octobre 1907 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère au sujet de l’établissement d’un bureau de poste à Sahurs.  

 

Le Travailleur normand havrais du 25 octobre 1908 : Nouveau Bureau de poste

Un établissement de facteur-receveur des Postes sera mis en activité le 1er novembre prochain à Sahurs. La circonscription postale de ce bureau comprendra les communes de Sahurs, Saint-Pierre-de-Manneville et Hautot-sur-Seine. Les correspondances adressées à des destinataires habitant ces trois communes ne devront plus faire mention des bureaux de postes par lesquels elles étaient précédemment desservies (La Bouille pour Sahurs et Saint-Pierre-de-Manneville, Dieppedalle-Croisset pour Hautot-sur-Seine). Elle devront porter l’indication : par Sahurs.

 

Le 2 mars 1910 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine délibère pour l’installation du service téléphonique à Hautot sur Seine.

Conseil Municipal du 29 mai 1910 : Passage d’eau de Hautot à Grand Couronne.

Le Conseil considérant qu’à la date de ce jour le passeur d’Hautot à Grand-Couronne, lequel est tenu aux termes de son cahier des charges de faire le service régulièrement, a refusé de passer une personne aux heures réglementaires, et que ce fait se répète souvent, émet le vœu que l’Administration prenne les mesures pour assurer ce passage et pour obliger le fermier à faire son service.

 

Journal de Rouen du 11 février 1913 : Hautot-sur Seine - La médaille de 1870 

Deux habitants de cette commune viennent de recevoir la médaille commémorative de la campagne de 1870-1871. Ce sont MM Gustave DUVAL et Emmanuel CALLOUET.

 

Le Conseil municipal du 20 avril 1913 décide de l’achat d’une pompe à incendie fabriquée par Mandelert, rue de la Fayette à Rouen.

On peut de nos jours voir cette pompe à bras au Musée des sapeurs pompiers de Montville.

Le tribut d’Hautot sur Seine pendant la grande guerre de 1914-1918 :

Lors de la séance du Conseil municipal du 22 novembre 1914, le Maire annonce les deux premiers mort au champ d’honneur : Georges Gauquelin, marié et père de famille, tué le 6 septembre 1914 et le Lieutenant Lucien Fauquet tué le 27 octobre 1914, fils de Fernand Fauquet conseiller municipal depuis 1888, manufacturier à Déville et propriétaire à Hautot du manoir du Verdier. Lucien Lemonnier meurt à 20 ans le 1er juin 1916 pendant la bataille de Verdun. Louis Turgis meurt à Douaumont le 30 décembre 1916, un an après la mort de son frère le Sergent Turgis de Sahurs. Deux hautotais meurent dans la campagne d’Orient en 1917. Le fils du garde champêtre André Allais est tué le 17 juillet 1918.

 

Le Journal de Rouen du 29 mai 1915 fait état d’une quête faite par Mmes Capron et Poullain qui a produit 80 Fr. Le Journal de Rouen du 5 octobre 1915 fait état d’une  quête faite par Mme Corbran Alexandre et Melle Duclis qui a produit 66 Fr. 55 à l’occasion de la Journée des éprouvés de la guerre. Le Journal de Rouen du 28 juin 1916 fait état d’une quête faite par Melle Renée Lefebvre et Mme Fernande Houisse qui a produit 53 Fr. 65 à l’occasion de la Journée Serbe.

Édification en 1921 du monument aux morts pour la patrie :

Après avoir accordé le 9 janvier 1921 deux concessions à perpétuité au deux soldats enterrés dans le cimetière de la chapelle, le 24 février 1921 le Conseil municipal approuve les plans et le devis du monument aux morts pour la patrie de MM Lesueur avec un délai d’achèvement fixé au 30 avril. Le coût du monument est de 2357,66 Francs.

Journal de Rouen du 9 juin 1921 : Le Monument

L’inauguration du monument élevé à la mémoire des huit enfants de la commune morts pour la France aura lieu le dimanche 19 juin, à 15 heures, avec le concours de la musique de Canteleu.

Les conseillers municipaux de l’entre deux guerres élus en 1919, 1923, 1925, 1929 et 1935 :

La population diminue jusqu’à 132 habitants au recensement de 1926. La commune a des difficultés pour entretenir la Mairie et l’Eglise. Les conseillers municipaux les plus fortunés payent de leur poche les réparations, les prix de fin d’année scolaire et financent le bureau de bienfaisance avec des dons.

Le Conseil municipal modifie les tarifs du cimetière adoptés le 28 septembre 1862 lors de sa séance du 9 juillet 1924.

 

Journal de Rouen du 22 mai 1925 : Election du maire et de l’adjoint

Le conseil municipal composé de MM. Poullard Georges, Naudin Auguste, Fauquet Fernand, Simon Joseph, Gueroult Emile, Corbran Adolphe, de Bonneval Jacques, Richer Georges, Duval Gustave, Obselin Moïse, s’est réuni le 17 mai à 11 heures. M. Georges Poullard, maire, a été réélu par 9 voix sur 10 votants au premier tour de scrutin. M. Adolphe Corbran a été élu adjoint au deuxième tour de scrutin par 6 voix.

 

Le 5 février 1928, le Conseil décide de reprendre à son compte la messe anniversaire du legs Fizeaux de la Martel via l’association diocésaine.

 

Annonce du décès d’Adolphe Corbran parue dans le Journal de Rouen du 15 mars 1928

Annonce du décès de Fernand Fauquet parue dans le Journal de Rouen du 19 octobre 1928

 

Journal de Rouen du 7 novembre 1928 : Anniversaire de l’armistice

Le 11 novembre, réunion des membres de la section de l’U.N.C. A 8h.15, à la mairie, pour se rendre en cortège à l'église, où sera célébrée la messe. A l’issue de l’office, manifestation au monument. A 14 h. à la mairie, vin d’honneur. Le soir, bal dans la salle de M. Obselin.

 

Le 14 avril 1930 la Conseil décide de l’adhésion définitive au syndicat électrique intercommunal de la région de Grand Couronne.

Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945

Journal de Rouen du 27 avril 1930 : Concert des Anciens combattants

C’est le dimanche 4 mai, dans la salle de fêtes Obselin, que l’association amicale des Anciens combattants d’Hautot offrira son concert annuel au profit de la caisse de secours. Comme les années précédentes, elle a fait appel aux « Présentations artistiques » (direction Cornu-Lesage), dont les programmes variés et choisis savent toujours conquérir la faveur du public. Après le concert aura lieu le tirage de la loterie, précédemment fixé au 27 avril. Le soir, bal.

 

Journal de Rouen du 14 mai 1930 : U.N.C.

Dimanche dernier la section d’A.C. a donné son concert annuel sous la présidence d’honneur de M. Poullard, maire. Ce concert a obtenu un vif succès. Il a été suivi du tirage de la tombola organisée au profit de la caisse de secours. Les lots peuvent être réclamés chez M. Obselin, débitant. Tout lot non réclamé dans les trois mois, reste acquis à la société.

Journal de Rouen du 5 juillet 1931 : Fête des combattants

Dimanche prochain, les anciens combattants donneront dans la salle Obselin, leur fête annuelle organisée au profit de leur caisse de secours. L’après midi, matinée artistique avec le concours du Groupe Estudiantina qui interprètera « Les Cloches de Corneville » et, le soir,  bal. Ce sera pour les promeneurs l’occasion d’une excursion sur les rives fleuries de la Seine.

Journal de Rouen du 6 juillet 1932 : Fête des Anciens combattants

Dimanche 10 juillet, salle Obselin, les anciens combattants donneront leur fête annuelle, au profit de leur caisse de secours. Matinée artistique par le Groupe Estudiantina.

Au programme : partie concertante par les principaux artistes. L’Asile de Nuit, la fine comédie de Max Maurey et la délicieuse opérette Les Noces de Jeannette.

La chapelle du cimetière d’Hautot-sur-Seine est classée parmi les monuments historiques le 4 mars 1935.

 

Journal de Rouen du 22 mars 1935 : Chapelle du cimetière Un arrêté préfectoral relatif aux monuments historiques interdit l’affichage, même en temps d’élections, sur la chapelle du cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Le Conseil Municipal d’Hautot sur Seine du 19 mai 1935 :

De gauche à droite : Marie Paul DUVAL (1875), Auguste NAUDIN (Adjoint) (1884), Georges POULLARD (Maire) (1874), Adolphe CORBRAN (1876), Fernand MOREL, Joseph SIMON DU PERRON (1873), Georges POULLARD (fils) (1903), Georges RICHER (1893), Moïse OBSELIN (1883), pompier et Joseph LE FLOCH (1902).

De gauche à droite : Adolphe CORBRAN, Auguste NAUDIN, Georges RICHER, pompier, Georges POULLARD (père, Maire de 1902 à 1945), Joseph SIMON DU PERRON, Moïse OBSELIN et Georges POULLARD (fils, Maire de 1947 à 1971).

 

Photographies issues des archives familiales de Pierre LEMARCHAND

 

Lors de sa séance du 26 juillet 1936, le Conseil municipal adressent ses remerciements à Mr & Mme Simon du Perron qui ont fait repeindre la Mairie à leur frais.

 

Journal de Rouen du 26 novembre 1937 : Légion d’honneur :

M. Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, est promu chevalier de la Légion d’honneur au titre de maire ayant plus de trente ans de fonctions. M. Georges Poullard, fut élu conseiller municipal le 20 mai 1900. Au décès de son père, M. Hippolyte Poullard qui était maire d’Hautot-sur-seine depuis le 23 janvier 1881, il fut élu pour lui succéder le 6 juillet 1902. Depuis cette date, il n’a cessé d’assumer la gestion municipale de cette coquette petite commune, qui est ainsi dirigée depuis cinquante-six ans par la même famille.

Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945
Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945
Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945

Conseil Municipal du 28 novembre 1937 : le Maire est félicité pour sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’Honneur au titre de Maire ayant plus de trente ans de service.

Ouverture d’une école publique à Hautot sur Seine le 1er octobre 1940 :

Le Conseil municipal lors de sa réunion du 1er août 1937 examine la demande de création d’une école à Hautot suite à la demande de la commune de Sahurs qui ne peut ouvrir une troisième classe. Le Conseil Municipal délibère le 15 juillet 1938 pour la construction d’une école neuve sur un terrain de 1000 m² de Mr du Val de Bonneval. Sahurs se retrouvait avec 120 élèves pour deux classes. L’école publique d’ Hautot sur Seine ouvre le 1er octobre 1940 dans le garage à bateau d'une maison particulière située à la sortie du village vers Sahurs. Le mobilier provient de l’ancienne école libre catholique pour les filles de Sahurs et les tableaux proviennent de l'Ecole Publique de Sahurs.  Le bail a été contracté par le Commune de Sahurs pour ouvrir cette classe provisoire. Lors de sa réunion du 4 octobre 1942 le Conseil municipal d’Hautot sur Seine décide de signer le bail de l’école avec Mr Matissard, transporteur rouennais. Les premiers instituteurs sont successivement Yves Pierre Boulongne (1940-1941) athlète de haut niveau et Pierre Lacroix (1941-1943) avec une classe unique de 36 élèves. 

 

Yves Pierre Boulongne est arrêté en 1941 sur dénonciation pour avoir fait chanter la Marseillaise aux enfants, révoqué et condamné à cinq ans de prison. Il est déporté au camp de Buchenwald en 1943 et rapatrié le 12 mai 1945.

Hautot sur Seine pendant la seconde guerre mondiale de mai 1940 à août 1944 :

L'Allemagne envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940. Le 13 mai 1940 le front français est enfoncé à Sedan par les troupes blindées allemandes du général Guderian. Le hautotais Robert Flamary est décédé « Mort pour la France » à Sainte-Menehould (Marne) le 17 mai 1940, sa mémoire est honorée dans sa commune de naissance le 30 mars 1918 à Blainville-Crevon (Seine-Inférieure).

Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Rouen. Le 17 juin 1940 le maréchal Pétain déclare qu’il faut cesser le combat: « C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat ».

En novembre 1940, Alphonse Cantel (1886- 1961) est nommé par le Préfet conseiller municipal pour compléter le Conseil. Le Conseil municipal du 19 avril 1942 rend hommage à Joseph Simon du Perron, décédé, propriétaire du château d’Hautot, conseiller municipal depuis 1925, Président de la Société Général de 1932 à 1940, ayant financé la restauration de la Mairie et de la Chapelle, l’achat de la motopompe et les prix des écoliers.

Pendant les années 1943-1944, l’Organisation Todt occupe le château. L’O.T. est un groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich, portant le nom son fondateur, rattaché au ministère de l'Armement et des Munitions. Les allemands commencent les travaux dans les grottes de Caumont. Les travaux dans les grottes de Caumont avaient pour objectifs le montage des missiles V1. La ligne de chemin de fer du port de Rouen est prolongée de Grand Couronne à Caumont. A Hautot, auprès du passage d’eau un appontement est construit qui permet le transport des ouvriers de l’Organisation Todt pour les allers et retours par voie maritime entre Hautot et Caumont.

Journal de Rouen du 15 juin 1944 : Hautot-sur-Seine modeste commune de 137 habitants a vu sa population doubler mais ici comme d’ailleurs à Sahurs, à Saint-Pierre-de-Manneville, à Quevillon, à Saint-Martin-de-Boscherville, les évacués ont, en général, réussi à se loger « par relations ». Les fermes sont importantes et nombreuses au point de vue ravitaillement peut trouver « sa croûte »

La ville de Rouen est libérée de l’occupation allemande le 30 août 1944 par les troupes anglo- canadiennes suite à la bataille de la forêt de la Londe du 26 au 28 août 1944. A Hautot sur Seine, Albert Aubert est tué le 27 août 1944 suite à un largage de bombe de l’aviation alliée.

Conseil Municipal du 23 mars 1945 : trois nouveaux conseillers nommés par le Préfet sont installés. Il s’agit de Maurice Gaudefroy-Demombynes (membre de l’institut), Julien Legras (mécanicien) et Henri Allais (agriculteur).

Les élections municipales se déroulent les 29 avril et 13 mai 1945. Ce sont les premières élections depuis la libération de la France et les premières où les femmes peuvent voter.

Georges Hippolyte POULLARD est décédé à Hautot sur Seine au lieu dit « Le Village » le 6 janvier 1964. Son épouse Delphine LESOURD au lieu dit « Le Village » le 20 octobre 1963. Ils reposent au cimetière de Sahurs face au porche de l’Eglise Saint Sauveur.

Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945
Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945
Georges POULLARD Maire d'Hautot sur Seine de 1902 à 1945
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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 07:00

Adolphe CORBRAN (13/03/1876 - 25/03/1960)

13ème Maire de Hautot-sur-Seine du 21 mai 1945 au 20 avril 1947. Il a pour Adjoint Georges POULLARD (fils) (1903-1976). Il est né le 13 mars 1876 à Hautot-sur-Seine. Au recensement de 1946 la population de Hautot-sur-Seine est de 185 habitants.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Inférieure le 24 mai 1945 de l’association COMITE DES FETES D’HAUTOT SUR SEINE. Objet : Procurer à la jeunesse du pays des fêtes récréatives sportives, etc. ; Permette aux jeunes de développer leur talent ; Donner une aide financière.

Déclaration à la préfecture de la Seine-Inférieure le 24 mai 1945 de l’association COMITE DES FETES D’HAUTOT SUR SEINE. But : Organiser des fêtes au profit d’œuvres de bienfaisance reconnues d’utilité publique. Siège social : chez M. Cantel, Hautot-sur-Seine.

Adolphe CORBRAN Maire de Hautot-sur-Seine de 1945 à 1947

Le 7 octobre 1945, le conseil municipal fait ses adieux à Monsieur Fréville, secrétaire de mairie de Sahurs et de Hautot de 1921 à 1945, nommé directeur d’école à Bihorel.

 

Le Conseil Municipal du 16 décembre 1945 valide un alignement sur la place de la Mairie grâce à un don de terrain de Mr Gaudefroy-Demombynes permettant un agrandissement de 4 mètres de largeur. Le 16 décembre 1945, le conseil municipal étudie la proposition d’échange d’une parcelle du bois communal contre un terrain au lieu dit du Buisson appartenant au marquis de Bonneval. Le 24 mars 1946 le conseil municipal  réquisitionne le Château SIMON en vue de l’installation de l’Ecole.

 

Paris Normandie du 1er avril 1946 : Cabine téléphonique

Les habitants de la commune et des communes voisines sont avisés que la cabine téléphonique est remise en service à dater du 1er avril.

Le 12 octobre 1946, le conseil municipal demande de réouverture du passage d’eau.

En mars 1947 Adolphe Corbran démissionne.

Biographie et photographies (collection Pierre LEMARCHAND) d’Adolphe CORBRAN :

Adolphe Florentin CORBRAN est le fils d’Adolphe Noël Octave CORBRAN et de Joséphine Florence LABBÉ. Il épouse à Rouen le 9 août 1902 Adrienne Julia VOISIN, native de la Ferté-Saint-Samson. Ils sont les parents de Geneviève (1903), Jean (1906) et de Michel (1911).

Il est combattant de la guerre 1914-1918 dans l’artillerie. Il a le grade adjudant le 1er juin 1916. Fiche matricule d’Adolphe Florentin Corbran :

Adolphe CORBRAN Maire de Hautot-sur-Seine de 1945 à 1947

Sur la photographie de famille prise vers 1923, il est en compagnie de son épouse Adrienne, de ses fils et de sa fille Geneviève. Sa fille, première épouse de Louis LEMARCHAND, décède le 13 avril 1928 de la grippe espagnole. Veuf le 7 février 1934, Adolphe CORBAN épouse en secondes noces à Rouen le 6 novembre 1946 Marguerite Madeleine HEULIN.

Il tient la manufacture de chaussures à semelles bois CORBRAN & MAHIEU située rue de la Pie aux Anglais à Rouen.

Photographie prise dans la cour de la manufacture.

Lors de la "Semaine Rouge" du 30 mai au juin 1944, le quartier où était située l'entreprise a été rasé et l'entreprise a disparu.

Adolphe CORBRAN (crédit photo Pierre LEMARCHAND)

Adolphe CORBRAN (crédit photo Pierre LEMARCHAND)

Il est décédé à Bois Guillaume le 25 mars 1960. Il repose au cimetière d’Hautot-sur-Seine.

Adolphe CORBRAN Maire de Hautot-sur-Seine de 1945 à 1947
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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 03:00

Georges POULLARD (04/05/1903 - 17/10/1976)

14ème Maire de Hautot sur Seine du 20 avril 1947 au 20 mars 1971. Il a pour Adjoints successifs Auguste NAUDIN (1884-1956) du 20 avril 1947 au 9 mai 1953, Henri BOURDEAU (1900-1964) du 9 mai 1953 au 21 mars 1959 et Maurice BRUNEL (1914-1986) du 21 mars 1959 au 20 mars 1971. La populaion de Hautot sur Seine passe de 185 habitants en 1947 à 207 habitants en 1968.

Georges POULLARD (fils) est élu Maire le 20 avril 1947 suite à la démission d’Adolphe CORBAN après deux conseils infructueux. Il sera réélu après les élections de 1947, 1953, 1959 et 1965.

 

Lors du Conseil Municipal du 24 mai 1947, Henri ALLAIS fils ramène les affaires de son père Henri Joseph ALLAIS décédé le 1er mai 1947, garde champêtre de la commune depuis 1894.

Le Conseil Municipal du 2 juillet 1947 est informé de la fusion du Comité des fêtes du conseil principal avec le Comité des fêtes de Mr Cantel.

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971

Conseillers municipaux installés les 26/10/1947, 09/05/1953, 21/03/1959 et 20/03/1965 :

Henri ALLAIS (1947, 1953) ; Robert BAUSSANT (1965) ; Marie BOIMARE née PASQUIER (1947, 1953, 1959) ; Henri BOURDEAU (1947, 1953) ; Omer BOURDEAU (1965) ; Maurice BRUNEL (1947, 1953, 1959,1965) ; Alphonse CANTEL (1953) ; Robert CANTEL (1953) ; Yvon COSQUERIC (1959, 1965) ; André DECORDE (1959, 1965) ; Louis GALLAIS (1953) ; Louis GAUQUELIN (1947, 1959, 1965) ; Maurice GAUDEFROY-DEMOMBYNES (1947) ; Marcel HAVARD (1947) ; Marius HIBERT (1959, 1965) ; Gilbert HUE (1953) ; Jean LAVOCAT (1959) ; Joseph LE BALCH (1959) ; Guy LEGRAS (1965) ; Julien LEGRAS (1947) ; Louis LEMARCHAND (1965) ; Gaston LHOMME (1959) ; Auguste NAUDIN (1947, 1953) ; Georges POULLARD (père) (1947, 1953) ; Georges POULLARD (fils) (1947, 1953, 1959, 1965) & Jacques PRINGAULT (1959, 1965).

Le Conseil Municipal du 13 mars 1949 valide la demande du Préfet de rattachement de la sépulture SIMON à l’ancien cimetière, les travaux de percée du mur d’enceinte et de nouvelle clôture étant à la charge du département.

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971

 

Les déménagements successifs de l’école d’Hautot :

Le Conseil Municipal du 24 mai 1947 accepte la proposition de location par le Département des communs du château pour l’installation de l’école et du logement de l’instituteur acceptée à la place du local loué à Mr Matissard.  

De 1947 à 1952 Jacques TURQUER est l’instituteur d’Hautot et secrétaire de Mairie. Le Conseil Municipal du 25 septembre 1948 vote le principe de la construction d’une école, le projet n’aboutit pas. De 1952 à 1974 Hélène MONNIER est l’institutrice d’Hautot et secrétaire de Mairie.

Le Conseil Municipal du 15 mars 1953 est informé de la demande du transfert de l’école (effectif de 40 élèves) hors du local du château par le Monsieur le Préfet.

 

Le Conseil Municipal du 20 juin 1959 vote un emprunt de 30 ans pour l’achat de la propriété départementale afin d’y installer une école (propriété Matissard de 13 970 m² n°267 à 272 ou se trouvait l’école & le logement de l’instituteur depuis 1953). Le 18 août 1961, le Maire signe l’ acte d’acquisition du terrain Matissard de 13970 m² (A267 à 271 - 272 - 273 à 275 - 276 à 282) vendu par le Département de la Seine-Maritime qui comprend l’Ecole, la Salle des Fêtes (ex garage à bateau) et des logements.

Le Conseil Municipal, lors de sa séance du 4 novembre 1959, accepte la dissolution du corps des sapeurs-pompiers de la commune demandée par la Préfet.

Gaston LHOMME élu en 1959 démissionne du conseil en décembre 1961 et Joseph LE BALCH également élu en 1959, démissionne en août 1962.

Le Conseil Municipal du 4 novembre 1959 approuve le projet de réparation de la chapelle comprenant une participation financière de 25 % de la commune.

Paris Normandie de 1961 : l’église aura bientôt une charpente neuve

La toiture de l’église d’Hautot-sur-Seine est actuellement en voie de réfection. On sait que cette jolie chapelle est classée comme monument historique à cause de ses vitraux datant du XIII° siècle et de son chœur du XVI° siècle. Il s’agit donc de réparer la toiture sans pour autant léser les trésors que contient la chapelle. Pour cela une technique originale est employée : la technique du « parapluie ». Comme on la voit sur le cliché, une toiture provisoire est aménagée au dessus de la toiture endommagée. Ainsi les ouvriers pourront enlever les vieilles tuiles pour mettre à jour la charpente sans que l’intérieur ait à souffrir des intempéries. A l’abri du « parapluie » de planches et de tôle, monté sur tubes métalliques on s’occupe à réparer la charpente et à replacer ensuite les petites tuiles brunes. Les travaux placés sous la direction de M. Grégaré architecte départemental des Monuments historiques, permettront à l’église d’Hautot-sur-Seine de braver longtemps encore les ans et les intempéries.

Paris Normandie du 5 février 1962 : Hautot-sur-Seine attend une chaussée hors d’eau pour la relier à Rouen

Hautot-sur-Seine est un charmant oasis de verdure et l’un des endroits de la boucle où la forêt vient de plus près se marier au fleuve. Mais si elle est fière d’être oasis, Hautot répugne à devenir îlot. Or, c’est ce qui arrive chaque hiver.

« Les Ponts et Chaussées ont le projet - déclare M. Poullard maire - d’élargir et de surélever la G.C. 51 jusqu’à l’endroit où elle commence à gravir la pente. L’arrêté de déclaration d’utilité publique a été pris en octobre dernier. Cela nous laisse espérer pour un avenir relativement proche la réalisation de ce travail appelé de tous nos vœux. »

Hors cette question d’amélioration des liaisons avec l’extérieur, Hautot a des ressources si modestes que l‘entretien les accapare toutes et qu’il faut à la Municipalité fait preuve de beaucoup de prudence dans les projets.

«  Notez, cependant, que sera achevée cette année la restauration de la chapelle entreprise l’été dernier. A ce propose, nous serions reconnaissants à qui retrouverait les vitraux ! Ils ont été démontés afin de les faire échapper aux risques de guerre. Et maintenant impossible de savoir où ils ont été mis à l’abri. »

M. Poullard achève l’entretien sur les questions posées par l’école. L’année passée, la commune a acquis la propriété qui l’abrite. Mais cette installation est loin d’être parfaitement adaptée. Il y a une classe établie dans un ancien garage à canot automobile.

«  Une classe démontable Filliod nous avait été promise pour la rentrée 61. Alors nous l’espérons pour la rentrée 62 ? »

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971
Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971

La construction d’une nouvelle chaussée surélevée entre Hautot-sur-Seine et Val-de-la-Haye est réalisée par les Ponts et Chaussées vers 1963-1965, le long de l’ancienne route.

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971
Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971

Lors du Conseil Municipal du 30 mai 1970, les travaux d’aménagement du parking sont confiés à la société SOMACO.

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971

Hommage du 20 mars 1971 du Conseil Municipal au Maire sortant :

Sur proposition de M. GAUDEFROY-DEMOMBYNES Jacques à l’issue de l’installation du Conseil Municipal, les Conseillers Municipaux, à l’unanimité approuve la motion de gratitude envers M. POULLARD Georges ancien maire.

« Le Conseil Municipal exprime à M. POULLARD ses biens vifs regrets de ne plus pouvoir compter, pour raisons de santé, sur une participation qu’il a honoré trente six années consécutives dont les vingt quatre dernières en qualité de Maire. Préalablement à l’élection de son successeur, le Conseil prie M. POULLARD d’accepter l’expression de profonde gratitude des habitants de la commune pour son dévouement et l’assurance de leur haute estime pour son exemple. » Cette motion sera adressée à M le Préfet de la Seine Maritime.

Georges POULLARD est décédé le 17 octobre 1976. Il repose au cimetière de Sahurs, a proximité de la tombe de son père face au portail de l’église.

Georges POULLARD Maire de Hautot-sur-Seine de 1947 à 1971
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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 05:28

La Maire d'Hautot sur Seine date de 1862. La conception est de l'architecte Barthélémy fils. Le bâtiment a été édifié par l'entrepreneur Mouchard de Sahurs pour 1886,65 Francs. La municipalité de l'époque pensait pouvoir y adjoindre deux ailes pour y accueillir les écoles de filles et de garçons.

Une première extension servait de garage pour la pompe incendie que l'on peut voir au Musée des pompiers de Montville.

La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
La Mairie d'Hautot sur Seine vers 1972
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