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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 04:19

Dans le cimetière de l’église d’Hautot-sur-Seine, le monument funéraire de Louis Lézurier (1765-1852) et de son épouse Constance Delapierre (1776-1848) est surmonté d’une statuette avec la  mention « caritas nunquam excidit ».

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

La mention est extraite de la Bible : corinthiens 13.8 

« caritas numquam excidit sive prophetiae evacuabuntur sive linguae cessabunt sive scientia destruetur » : La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. En février 2016 un congrès international s’est déroulé au Vatican sur ce thème : « La charité ne passera jamais (Co 13,8) : Deus caritas est ; les perspectives 10 ans après ».

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

De nombreux indices suggèrent que cela pourrait être une œuvre de Félicie de Fauveau (1801-1885), nièce de Constance Delapierre.

Félicie de Fauveau fait des choix audacieux en affirmant son indépendance, tout d’abord en choisissant de sculpter et ensuite par ses choix e vie. Elle va rester célibataire toute sa vie, attachée à l’amour de sa vie la Comtesse de la Roche-Jacquelin, en ne dépendant d’aucun mari mais en travaillant avec son frère Hippolyte comme assistant. Elle va s’installer ensuite à Florence où l’aristocratie de l’Europe entière viendra lui commander des œuvres. On sent toute sa passion pour le Moyen-Age, et en particulier pour la Quattrocento italien. 

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

Le premier indice est la ressemblance des deux personnages de l’allégorie avec Félicie de Fauveau elle-même et son frère et assistant Hippolyte. On peut même interpréter la pose comme l’idée que se fait Félicie d’elle-même et du statut d’assistant de son frère.

PORTRAIT DE FELICIE DE FAUVEAU

PORTRAIT DE FELICIE DE FAUVEAU

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine
La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

Photographie d’Hippolyte de Fauveau (1804-1887)

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

Si l’on retient l’hypothèse de la composition familiale, le troisième personnage est la nièce de Félicie de Fauveau, Marie Le Masson (1844-1851) qui repose également dans le cimetière de l’église d’Hautot-sur-Seine.

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine

Le dernier indice est l’ange ou chérubin avec des ailes. C’est l’indice le plus probant, on peut considérer que ce thème est la marque de Félicie de Fauveau depuis le décès de son neveu François Bautte de Fauveau en 1848. On le retrouve d’ailleurs gravé sur le monument de Marie Le Masson.

La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine
La charité ne passera jamais à Hautot-sur-SeineLa charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine
La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine
La charité ne passera jamais à Hautot-sur-Seine
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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 17:37

Le Conseil Municipal du 24 février 1921 approuve les plans et devis du projet de monuments aux morts pour la patrie de MM Lesueur pour un délai d’achèvement fixé au 30 avril. Un montant de 2357,66 Francs est inscrit au compte administratif de 1921.

Le Monument aux Morts d’Hautot-sur-Seine est inauguré le dimanche 19 juin 1921.

L’inauguration du Monument aux Morts d’Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 20 juin 1921 : Inauguration du Monument aux Morts à Hautot-sur-Seine

La riante commune d’Hautot-sur-Seine a placé son monument aux morts dans le cadre verdoyant de son nouveau cimetière, que domine une chapelle pittoresque, aux murs sombres, vieille de plus de trois siècles. Le voile de ce monument est tombé hier, et c’est par un temps agréable qu’une foule recueillie a célébré la mémoire des huit enfants du village, tombés pour défendre ce coin charmant de la Normandie.

Le matin, à dix heures, la messe de Requiem était célébrée par M. l’abbé Dufour, curé de Sahurs, qui prononça devant une assemblée nombreuse une allocution des plus belles, au cours de laquelle il fit brillamment l’éloge des héros tombés pour la patrie.

L’après-midi, à 15 heures, M. Poullard, maire, assisté de MM. Obselin, adjoint ; Hodan, secrétaire de mairie ; Lesueur, Poullain, Capron, La Rochefoucault, conseillers municipaux ; les personnalités, parmi lesquelles l’on remarquait MM. Roux, vice-président du conseil de préfecture ; Peyroux, député de la Seine-Inférieure, présidant la cérémonie ; Bernard, adjoint au maire de Sahurs ; Chéron, adjoint au maire du Val-de-la-Haye ; Lesueur, délégué cantonal ; marquis de Bonneval et E. Fauquet, présidents de la société des anciens combattant de Sahurs et d’Hautot ; Guilbert et Letuiller, capitaines des sapeurs-pompiers d’Elbeuf et de Sotteville ; Allais, garde-champêtre ; Césary, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers de Sotteville et Marty, brigadier de gendarmerie de la circonscription.

A 3h. 30, l’harmonie municipale de Canteleu sous la direction de M. Taillis, prenait la tête du cortège, qui quittait la place de la mairie, pour arriver bientôt au pied du monument qui fut aussitôt couvert de fleurs par les enfants du village.

La marche funèbre de Chopin se fit entendre et les autorités prirent leur place ; alors dans le recueillement de l’assistance, M. l’abbé Dufour bénit le monument, pyramide blanche de la maison Lesueur de Rouen, parée de la croix de guerre et gravée de ces noms désormais glorieux : André Allais, Anatole Turgis, Martin Norbert, Joseph Ozanne, Lucien Fauquet, Georges Gauquelin, Lucien Lemonnier, Ferdinand Longuemare.

La parole fut d’abord à M. E. Fouquet, qui au nom des anciens combattants d’Hautot, prononça des paroles émouvantes, retraçant longuement les heures pénibles de la guerre, et terminant par un hommage ému à ceux qui donnèrent leur vie pour que le pays reste libre et français.

M. Poullard maire, vint ensuite exprimer son émotion aux mères des défunts, immobiles près du monument et salua avec respect et gratitude cet emblème sacré du sacrifice, dont Hautot doit pieusement se glorifier aujourd’hui.

M. Roux, vice-président du conseil de préfecture, se fit après lui, l’interprète de l’administration commune pour le noble sacrifice des leurs « qui permit à la France de remporter la plus éclatante des victoires, et qui continuera à être du plus grand prix, en présence d’une Allemagne non repentante, n’ayant d’autres regrets que celui de sa défaite. »

Ce fut enfin M. Peyroux, député de la Seine-Inférieur qui fort éloquemment, retraça les heures horribles qui caractérisent les guerres de 1870 et 1914, s’inclinant devant les soldats de la grande guerre comme devant ceux de 1870, que représentaient MM. Collouet (*) et Langlois. M. Peyroux termina par quelques paroles de consolations aux parents des défunts et en demandant à tous de rester à jamais unis dans la paix comme ils le furent pendant la guerre.

M. Obselin, adjoint au maire, fit ensuite l’émouvant appel des morts, auquel répondit M. Poullain, conseiller municipal, et la Marseillaise termina la cérémonie du cimetière.

Le cortège se reformait à 16 heures 15, pour se rendre sur la place de la Mairie, au son de la musique de Canteleu et des tambours et clairons des sapeurs-pompiers de Hautot.

Un vin d’honneur réunissait à 17 heures les autorités et les sociétés.

(*) Emmanuel CALLOUET (1849-1926)

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 05:20

Le 1er novembre 1962, Fernande OBSELIN réalise un inventaire des anciennes tombes du cimetière de la plaine.

Les relevés et photographies des anciennes tombes sont de nos jours un outil d’inventaire pour les recherches généalogiques.

Coté Est

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Ici repose le corps de

Médéric TURGIS

Décédé le 6 février 1910

Dans sa 83ème année

Regretté de sa famille

 

Nord-Est. Médéric Casimir Turgis, né le 18 septembre 1827 à Sahurs, cultivateur, épouse le 29 juin 1850, à Sahurs, Marie Séraphine Delarue (1827-1875). Aux recensements de 1901 et 1906 Médéric Turgis vit avec ses enfants Félix (1857), Eugénie (1867), Ernest (1872) et le domestique Julien Sucré (1884).

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A la mémoire de

Louis Toussaint FOUBERT

Né à Fécamp le 19 avril 1839

Décédé à Hautot le 24 octobre 1896

Regretté de son épouse

Repose en paix

 

La dalle se trouvait au nord-est près du mur. Lors de son décès, Louis Toussaint Foubert, domestique est marié depuis le 25 juin 1887 à Rouen avec Marie Rosalie Prévost, née à Bénouville le 5 janvier 1849. Les tombes de sa première femme Augustine Emilie Limare (1839-1886) et de sa fille unique Emilie (1868-1882) existent toujours.

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Ici repose

Pierre Gilles MATTARD

Né à Bouquetot le 19 août 1822

Décédé à Hautot sur Seine le 26 novembre 1902

Priez Dieu pour lui

 

Nord-Est. Au recensement de 1901 Gilles MATTARD vit chez son gendre Jules HARLET jardinier né le 8 septembre 1849 à Routot, sa fille Marie MATTARD née le 17 juin 1854 à Rouen épousée le 1er juillet 1877 à Bouquetot et sa petite-fille Valentine HARLET (1878-1965). Le 19 avril 1902 sa petite-fille Valentine HARLET épouse Alexandre CORBRAN à Hautot-sur-Seine.

Selon Fernande Obselin : sa veuve habitait là ou habite Mr Brunel.

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Ici repose la dépouille mortelle de

Louis François Constantin HUBLET

Né le 6 septembre 1790, décédé le 24 mai 1860

Bon fils, bon frère, bon oncle et bon patron

Il emporte les regrets de ceux qui l’ont connu

Priez Dieu pour le repos de son âme

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Ici repose le corps de DUBOIS femme LABBE 

Décédée le 29 octobre 1900

Dans sa 66ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

Nord-Est. Pauline Désirée Dubois, née le 16 septembre 1834 à Hautot sur Seine, a épousé Charles-Florentin Labbé à Hautot sur Seine le 6 octobre 1856. Ils sont les parents de Joséphine Florence Labbé, mariée le 27 novembre 1875 à Hautot sur Seine, avec Adolphe Noél Octave Corbran.

Le décès de Charles Florentin Labbé le 28 décembre 1896 à Hautot sur Seine, est relaté dans le Journal de Rouen du 1er janvier 1897 : Un vieillard, M. Labbé âgé de soixante et onze ans, qui était sujet à des étourdissements, a été trouvé dans sa cheminée. Le corps du malheureux, horrible à voir, était aux trois quarts carbonisé.

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A la mémoire de Léon LIESSE

Né le 23 janvier 1864

Décédé le 21 février 1908 dans sa 44ème année

Regretté de toute sa famille

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

Nord-Est. Léon Victor François LIESSE épouse à Hautot-sur-Seine Maria Alphonsine JAMES le 10 octobre 1891. Au recensement de 1901, Léon LIESSE (38 ans) ouvrier agricole chez Mr POULLARD vit avec son épouse Maria JAMES (30) et leurs enfants Maria (8 ans),  René (6 ans), Charles (2 ans) et Joseph (1 an).

Son fils René Jules LIESSE, blessé le 21 février 1915 à la crête des Eparges, est mort pour la France le 13 mars 1915 à Verdun.

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Veuve Geneviève Eulalie LEMORT

Née BOULOY

Le 25 juin 1816

… février 1900

 

Au Nord-Est sur une pierre cassée, Marie Geneviève Eulalie BOULOY est née à Verlincthun (Nord), elle est la veuve d’Antoine François LEMORT décédé le 15 septembre 1842 à Saint-Martin-Boulogne qu’elle avait épousé le 17 septembre 1840, elle est la mère d’Antoine François LEMORT (1839-1903) marié le 11 juillet 1860 à Rouen.

 

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Ici repose le corps de

Henriette Elisabeth LIESSE

Veuve MAZIER

Décédée le 8 juillet 1881 dans sa 51ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

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Ici repose le corps de

Frédéric Désiré HERLIN

Décédé le 8 juillet 1881 dans sa 70ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

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F.O. : J’apprends dans le cimetière - le 11.11.1962 - en relevant les inscriptions des vieilles tombes que les deux susnommés décédés tous deux le 8 juillet sont morts brûlés dans la maison habitée maintenant par M. et Mme Julien LEGRAS près le téléphone et contre la propriété du Boulay.

Situé au Nord-Est : deux monuments semblables l’un près de l’autre, qui sont des concessions à perpétuité.

Voir l’article séparé « Le sinistre d’Hautot-sur-Seine du 8 juillet 1881 » (catégorie Cimetières).

La tombe de l’époux d’Henriette Elisabeth LIESSE, Charles Dominique MAZIER, se trouve au cimetière de l’église.

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Ici repose Aline FORTEL

Décédée à Hautot-sur-Seine

Le 15 juillet 1893

Agée de 60 ans

De Profondis

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A ma mère Mme Veuve Edouard FORTEL

Née Armande DUMENIL

Décédée à Hautot-sur-Seine

Le 21 novembre 1881

Agée de 71 ans

 

Dalles située en 1962 sur le côté est du cimetière le long du mur.

Aline FORTEL, célibataire, est la fille d’Edouard FORTEL et d’Armande DUMENIL mariés à Hautot-Sur-Seine le 23 août 1830. Harmante Julie DUMENIL, née le 8 février 1810 à Hautot-Sur-Seine, est la sœur du Docteur DUMENIL dont la tombe se trouve dans l’ancien cimetière de la chapelle et de Louis Adrien DUMENIL Maire de Hautot-sur-Seine de 1846 à 1866.

 

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Ici

Repose

Le corps de

Emilie FOUBERT

Née à Fécamp

Le 12 juin 1868

Décédée à Hautot-sur-Seine

Le 15 janvier 1882

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Regrets éternels

 

Louise Emilie FOUBERT est la fille unique de Louis FOUBERT jardinier de maître et d’Emilie LIMARE. La tombe est située à l’emplacement n°104.

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Ici repose Pierre Augustin LEMOINE

Décédé à Hautot-sur-Seine

Le XX VIII MDCCCLXII (20/08/1862)

Agé de LXXVIII ans (78 ans)

A la mémoire

De Louise Rosalie GUILLEMARD son épouse

Décédée à Rouen

Le VI Février MDCCCXXX (06/02/1830)

Priez Dieu pour le repos de leurs âmes

 

La tombe est située à l’emplacement n°79, Pierre Augustin LEMOINE né le 2 mars 1784 aux Trois-Pierre est Maire de Hautot sur Seine du 15 février 1844 au 22 novembre 1846. Louise Rosalie GUILLEMART née à Bolbec le 25 janvier 1777 était cuisinière.

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Marie Alphonsine LIESSE

Décédée à Hautot le 28 mai 1882

Priez Dieu

Marie Alphonsine LIESSE est née le 7 décembre 1866 à Hautot-sur-Seine. Fille de Jules Léon LIESSE et de Léonie Fortunée CHAUFFRAY, elle est décédée à l'âge de 15 ans. Sa tombe se trouvait derrière celle de Pierre Augustin LEMOINE.

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HOUEL Veuve CARLET

Décédée à Hautot le 10 juin 1883

Agée de 86 ans

Prions pour notre Bonne Mère

 

Françoise HOUEL a épousé à Hautot-sur Seine à l’âge de 40 ans, le 6 octobre 1838 Charles Nicolas CARLET, pêcheur âgé de 48 ans. A cette occasion ils ont légitimés leurs enfants Eugénie et Charles Etienne nés en 1834 et 1838. Françoise HOUEL devient veuve le 3 septembre 1861. Son fils décède le 28 mars 1868. Sa fille Eugénie CARLET épouse successivement à Hautot-sur-Seine Charles BOIMARE en 1855 et Laurent LEGENDRE en 1863. Sa tombe se trouvait près de la tombe LIESSE.

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A mon Epoux

Ici repose le corps de

Pierre Adrien LENOBLE

Décédé à Hautot-sur-Seine le 28 janvier 1875

Dans de 69ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

Pierre Adrien LENOBLE, maçon, né au Val-de-la-Haye le 16 janvier 1807 est fils de Jean-Baptiste LENOBLE et de Pélagie DUMONTIER (1776-1824). Il épouse le 4 août 1837 à Hautot-sur-Seine Eugénie LESOURD. Au recensement de 1866, Adrien LENOBLE habite avec son épouse et sa nièce Berthe HAMETTE. Eugénie LESOURD est décédée à Hautot-sur-Seine le 19 mai 1889.

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 Sud-Est : dalles de la famille Duclos-Coisy

 

A la mémoire de

Charles Augustin BEAUSSIER

Décédé en 1848

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Ici reposent

Lubin Jean-Baptiste BEAUSSIER

1800 - 1872

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Gustave Honoré DUCLOS 1835 - 1906

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Gustave Désiré DUCLOS 1877 - 1936

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F.O. : Dans le même entourage sur une autre dalle : trois filles Gilliard, deux épouses ont épousés des Beaussier et une un Duclos

A la mémoire de

Geneviève BEAUSSIER née GILLIARD

Décédée en 1836

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Ici reposent

Claudine BEAUSSIER née GILLIARD

1800 - 1885

Isabelle DUCLOS née GILLIARD

1842 - 1920

 

Le 18 juillet 1876 à Hautot-sur-Seine, Gustave Honoré DUCLOS pharmacien demeurant à Rouen a épousé Isabelle GILLIARD

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F.O. : Dans le même entourage mais sur une dalle séparée :

Mr Paul COISY

1875 - 1957

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A la mémoire

d’Emilie Augustine LIMARE

Née à Fécamp le 15 décembre 1839

Décédée à Hautot le 13 avril 1886

Regrettée de son époux

Repose en paix

 

Emilie Augustine LIMARE a épousé à Fécamp Louis Toussaint FOUBERT, jardinier, le 2 septembre 1867. Son décès a été déclaré par Hippolyte Obselin et Dominique Désiré Mazier. La tombe de sa fille unique Emilie (1868-1882) est toujours en place.

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Ici repose le corps de Marie Eugénie LESOURD

Veuve de Pierre Adrien LENOBLE

Décédée à Hautot le 19 mai 1889 dans sa 72ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

Marie Eugénie LESOURD, née le 8 juin 1817 à Hautot-sur-Seine, est fille de Noël Denis LESOURD et de Marie Catherine DELAMARE. Elle épouse le 4 août 1837 à Hautot-sur-Seine Pierre Adrien LENOBLE né au Val-de-la-Haye le 16 janvier 1807. Eugénie LESOURD est décédée à Hautot-sur-Seine le 19 mai 1889, décès déclaré par son neveu Octave CORBRAN.

La dalle était située au sud près de l’allée. Celle de son époux est en 2020 toujours existante.

L’inventaire du cimetière de la plaine de 1962 à Hautot-sur-Seine

Coté Ouest

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Sainte-Marie BOIMARE

1856 - 1930

Mme BOIMARE née Colombe DENONCOURT

1858 - 1941

 

Sainte-Marie BOIMARE journalier né au Val-de-la-Haye le 7 décembre 1856 épouse à Hautot-sur-Seine le 21 avril 1883 Colombe DENONCOURT domestique née le 14 mars 1858. Au recensement de 1901 ils habitent au Buisson.

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Ici repose

Mademoiselle Mathilde DELARUELLE

Décédée le 23 août 1898

Dans de 68ème année

 

Dalle le long du mur : concession trentenaire de Bathilde Augustine Eugénie DELARUELLE

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Ici repose le corps de feu

Charles Théodore CAPRON

Décédé à Hautot-sur-Seine le 14 décembre 1902

Dans sa 79ème année

Il fut bon époux et bon père

Regrets éternels

Priez Dieu pour le repos de son âme.

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Ostine COUYERE

Née le 30 mai 1830

Décédée le 4 janvier 1910

 

Tombe située auprès de la précédente. Au recensement de 1891 Charles CAPRON, rentier âgé de 66 ans, habite au Mont Miré avec son épouse Ostine COUYERE rentière âgée de 61 ans.

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Docteur C.A.E. BARRÉ

1809-1893

Madame BARRÉ (C.L. Arnoult)

1818-1892

C.L. BARRÉ

1839-1905

 

Il s’agit de la tombe du Docteur Charles Ambroise Edmond BARRÉ (25/07/1809 - 11/12/1893) conseiller municipal de 1881 à 1893, de son épouse Céleste Laurence ARNOULT (23/10/1818 - 08/11/1892) et leur fils Charles Léopold BARRÉ (01/01/1839 -  05/03/1905).

Journal de Rouen des 7 et 8 mars 1905 : M. DEMOMBYNES et la famille ont l’honneur de faire part aux personnes de leur connaissance du décès en son domicile, rue Racine, 4 de M. Charles-Léopold BARRE, décédé le 5 courant à l’âge de 66 ans, et de les prier de bien vouloir assister à la levée du corps qui aura lieu demain mercredi 8 courant à midi précis, et à son inhumation qui se fera ensuite à Hautot-sur-Seine. On se réunira au domicile mortuaire, 4 rue Racine. Il ne sera pas envoyé de lettres d’invitation. On est prié de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

Journal de Rouen du 9 mars 1905 : M. DEMOMBYNES et la famille remercient les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister à l’inhumation de M. Charles-Léopold Barré

L’Ouest Eclair du 18 mars 1905 : on annonce la mort à Rouen de M. Léopold Barré, ingénieur, ancien membre de la Chambre de commerce de Rennes. M. Barré avait créé en 1869, en Bretagne, une usine de produits chimiques, qui fut installée successivement à Paimpont et à Betton près de Rennes.

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Maurice GAUDEFROY-DEMOMBYNES

Membre de l’Institut de France

1862 - 1957

 

Note de Fernande Obselin : il y a également sa femme décédée auprès de lui, son nom n’est pas mis sur le tombeau.

Le 26 août 1895, Léopold Barré, industriel domicilié à Betton de Bretagne, est 2ème témoin au mariage de son cousin Maurice Gaudefroy (1862-1957) avec Alice Taillarda (1871-1959) à Mur-de-Sologne (Loir-et-Cher), le 1er témoin étant Gabriel Demombynes (1840-1923).

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Ici repose

Charles CAPRON

Conseiller municipal

Décédé le 22 novembre 1922

Dans sa 67ème année

Priez Dieu pour lui

 

En 1962, la tombe est située du même côté ouest mais vers le nord, à proximité de la tombe de Louis LESUEUR oncle de Fernande Obselin. Charles CAPRON (1856-1922) est conseiller municipal de 1908 à 1922. Il habite le Marais en bord de Seine où il est le débitant d’un café après y avoir été pêcheur. Au recensement de 1921 il y vit avec son épouse Marie RICHER née en 1863 à Sahurs, sa fille Marguerite, son gendre Alfred COUYERE et ses trois petit enfants, dont Alfred COUYERE né le 5 août 1907 à Petit Quevilly qui sera en 1944 membre des forces françaises de l’intérieur (FFI).

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Victor LEQUESNE

1832 - 1920

Hautot sur Seine

 

Au recensement de 1876, Victor LEQUESNE maçon (45 ans de Sahurs) vit avec sa femme Monique COQUELIN couturière (43 ans), épousée le 18 juillet 1857, sa fille Victorine LEQUESNE repasseuse (19 ans), sa fille Marie LEQUESNE (11 ans) et Denis COQUELIN son beau père (73 ans de St Ouen de Thouberville). Son épouse, Monique COQUELIN, née à Hautot-sur-Seine le 5 février 1835, décède  le 9 janvier 1887. Suite au décès de Mme Fizeaux de la Martel le 16 février 1891 la commune d’Hautot-sur-Seine entre en possession de la maison léguée en 1879 où habite Victor LEQUESNE. Le Conseil Municipal du 14 novembre 1920 rend compte du décès de Mr Victor LEQUESNE conseiller municipal sans interruption depuis 1888.

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Léon LIESSE

Né le 2 juin 1836

Décédé le 10 mars 1913

Regretté de son épouse et de ses enfants

 

F.O. : déclaration de Henri ALLAIS faite dans le cimetière même, il se serait égaré en forêt et y serait mort (il avait 77 ans), il fut gardien du cimetière pendant longtemps. Au recensement de 1891 son épouse est Léonie GEOFFROY.

Jules Léon LIESSE, né à Sahurs, épouse à Hénouville Léonie Fortunée CHAUFFRAY le 13 avril 1863. La tombe était située dans l’angle nord-ouest du cimetière.

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Ici repose le corps de

Stéphanie Désiré PICARD

Né le 19 janvier 1820

Décédé le 13 avril 1883

Il fut bon époux et bon père

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

Tombe située sur le côté ouest du cimetière, à gauche en entrant, au bord du mur.

Stéphanie Désiré PICARD marchand de fourrages, né à Sahurs, est décédé à Rouen. Il a épousé, à Rouen le 21 octobre 1847, Rose Honorine LEMARCHAND.

 

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Ici repose Octavie Félicité CORBRAN

Femme LEFIEUX

Décédée le 18 avril 1886 dans sa 73ème année

Munie des Sacrements de l’Eglise

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

Née au Grand-Quevilly le 8 septembre 1813, fille de Pierre Laurent CORBRAN, elle se marie le 9 septembre 1861 à Hautot-sur-Seine avec Alexandre LEFIEUX (1804-1893) douanier et garde de champêtre.

La tombe est située en 1962 devant celle de S.D. Picard. 

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Ci-Git

Noël Dénis LESOURD

Décédé à Hautot le 22 août 1859

Dans sa 71ème année

Il fut bon époux et bon père

(sur la dalle verticale) Priez Dieu pour lui

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A la mémoire de

Marie Catherine DELAMARE

Veuve LESOURD

Décédée le 9bre 1881

Dans sa 87ème année

Priez Dieu pour le repos de son âme.

 

La tombe avec une dalle horizontale se trouvait à l’ouest devant la tombe de Maurice Gaudefroy-Demombynes. Noël Dénis LESOURD, soldat au 15ème de ligne de 1807 à 1814, est médaillé de Sainte Hèlène en 1857.

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A la mémoire de Félicie Désirée LESOURD

Veuve CORBRAN

1826 - 1910

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Adolphe Bénoni CORBRAN

1819 - 1864

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Elisa CORBRAN

1848 - 1852

 

La sépulture se trouve à droite de la tombe précédente. Adolphe CORBRAN né au Val-de-la-Haye épouse Félicie LESOURD, fille de Noël Denis LESOURD et de Marie Catherine DELAMARE, à Hautot-sur-Seine le 12 juillet 1847.

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Ici repose

Louis Eugène MALMAISON

Décédé le 31 décembre 1913

Dans sa 81ème année

De Profondis

Et

Lucie Marie LESOURD

Femme MALMAISON

Décédée le 26 avril 1916 à 74 ans

 

Au recensement de 1906 ils habitent au Buisson. Eugène MALMAISON, né à Bois-Guillaume en 1833 à épousé à Hautot-sur-Seine le 29 juin 1863 Lucie LESOURD, née à Hautot-sur-Seine en 1841.

L’inventaire du cimetière de la plaine de 1962 à Hautot-sur-Seine
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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 04:40

Le constitutionnel du 3 décembre 1853 rapporte qu’un jeune homme, né à Valenciennes, d’une ancienne famille, qui a quitté la ville depuis un certain nombre d’années, vient, dit l’Echo de la Frontière, de former une riche union à quelques milles lieurs d’ici. Nous apprenons que M. Sainte-Marie Fizeaux de la Martel, chancelier du consulat de France à Calcutta, s’est marié avec Mlle Izoline Courjon, fille de M. Courjon, grand propriétaire à Chandernagor. Le mariage a été célébré le 3 octobre 1853 ; la nouvelle en était connue en France le 15 novembre.

Etienne Sainte-Marie Fizeaux de la Martel est un des petits-fils de Louis Lézurier de la Martel ancien maire de Rouen et maire de Hautot-sur-Seine de 1821 à 1840.

Chandernagor au milieu du XIXème siècle

Acte de naissance de Marie Azélia Isoline COURJON à Chandernagor le 19/01/1835 :

L’an mil huit cent trente cinq le dix neuvième jour du mois de janvier à six heures du matin par devant nous Bernard BOURRILHON, juge de paix, lieutenant de police, chargé de l’Etat Civil à Chandernagor, est comparu le Sieur (…) Marie Adrien BERMONT, docteur médecin chargé du service de santé de cette ville, âgé de trente neuf ans, demeurant rue de Paris, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin, née le dix sept du courant à huit heures et demie précise du soir, dans une maison sise bord du Gath, du légitime mariage du Sieur Pierre Charles Farge COURJON, propriétaire, absent, et de la Dame Marie Antoinette LECLEARCK (*), son épouse, et auquel enfant il a déclaré au nom de la dite dame, vouloir donner le prénom de Marie Azélia Isoline. Lesquelles déclaration et présentation faites en présence des Sieurs Philibert PERROT, greffier notaire au près le tribunal de première instance de cette ville, âgé de quarante un ans, demeurant rue de la Corderie et Jean Mortimer LECOLIER (*), commerçant, âgé de trente quatre ans, demeurant avec la dite dame sa sœur en la dite maison sise sur le Gath, oncle maternel de l’enfant et a le dit Sieur déclarant (qui a assisté à l’accouchement) signé avec nous le présent acte de naissance après qu’il lui en a été fait lecture, ainsi que les deux témoins.

 

 

Marie Antoinette LECLEARCK née à l’île Bourbon est décédée à Paris le 18 juin Marie Antoinette LECLEARCK née à l’île Bourbon est décédée à Paris le 18 juin 1849 à l’âge de 43 ans, et inhumée dans l’ancienne église de Chandernagor. En 1884, son corps sera exhumé et transporté dans la galerie Sud de la nouvelle église du Sacré Cœur (Le Petit Bengali, 7 octobre 1884).

Mortimer LECOLIER né à l’Ile Bourbon (Réunion) est décédé à Chandernagor le 5 avril 1869 à 71 ans

Pierre Charles Farge COURJON né à l’Ile Bourbon est décédé à Calcutta le 6 septembre 1859 à 62 ans

Mortimer LECOLIER et son neveu Alfred COURJON ont financé l’hospice-hôpital de Chandernagor

La tombe de la sœur du Maharadja de Chandernagor à Hautot-sur-Seine
La tombe de la sœur du Maharadja de Chandernagor à Hautot-sur-Seine

Acte de décès d’Etienne Sainte Marie FIZEAUX DE LA MARTEL au Val de la Haye le 13/11/1864 :

Du treizième jour du mois de novembre, l’an mil huit cent soixante quatre, à sept heures du soir, Acte de décès de Etienne Sainte Marie FIZEAUX DE LA MARTEL, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant en cette commune, âgé de trente neuf ans, né au dit lieu, le dix août mil huit cent vingt cinq, et décédé ce jour à deux heures du matin, à son domicile, fils de feu André Charles FIZEAUX, et de feue Louise Lucienne LEZURIER DE LA MARTEL, et époux de Dame Marie Izoline COURJON, vivant de son revenu. Sur la déclaration à nous faite par les sieurs Iréné Onésime BARRE, instituteur, âgé de cinquante trois ans, Amand Xavier BERTHE, vivant de son revenu, âgé de quarante huit ans, tous deux voisins et demeurant en cette commune. Lesquels ont signé, après lecture faire le présent acte qui a été fait double en leur présence et constaté suivant la loi, par nous Maire de la commune sus dite remplissant les fonctions d’officier public de l’Etat Civil. Raoul FIZEAUX DE LA MARTEL. 

CI GIT

Etienne Sainte-Marie FIZEAUX DE LA MARTEL

Chevalier de la Légion d’Honneur

Né à Sainte Vaubourg le 10 août 1825

Décédé à Sainte Vaubourg le 13 novembre 1864

Muni des sacrements de l’Eglise

Requiescat in Pace

Le frère de Marie Azélia Isoline, Eugène-Joseph COURJON (1843-1896), richissime créole de Chandernagor, est bombardé « Maharadjah et Prince de Chandernagor », le 25 septembre 1884, par un décret de Félix Faure, sous-secrétaire d’État aux colonies. Ce titre n‘est pas seulement honorifique, mais comporte aussi une liste civile et le droit de nommer, moyennant finances, des dignitaires, nababs et autres vizirs.

Dans le cadre de sa campagne contre Félix Faure, Le journaliste Octave Mirbeau (1848 -1917) dénonce cette aberration grotesque, qu’aucun service rendu ne pourrait justifier, dans quatre articles successifs du Gaulois :  « S. A. le Maharajah Courjon, prince de Chandernagor » (12 janvier 1885), où il rend l’affaire publique; « Son Altesse Courjon » (15 janvier 1885), où il réaffirme la véracité de son récit ; « L’Altesse Courjon » (16 janvier 1885), où, en réponse à Félix Faure, visiblement gêné, il réaffirme que Courjon n’a rendu aucun type de service, hors d’avoir hébergé un ami du sous-ministre, qu’il s’agit là d’une première qui est une source de risée et que Félix Faure ferait mieux d’arrêter les frais en faisant annuler la nomination de Courjon ; et « Polka pour piano » (29 janvier 1885), où il ironise sur Le Figaro, payé pour louanger le talent de compositeur de Courjon.

Extraits des articles de presse :

Qu'était-ce donc que ce M. Courjon ? Son père, un créole de Bourbon, avait débarqué un beau matin avec sa femme et ses deux fils à Chandernagor, où il ne connaissait personne. Il semblait ne posséder aucune fortune. Intelligent, insinuant, remuant, il se mit vite en relations avec les plus puissants rajahs de la contrée, et, quand il mourut, ses deux fils, dont l'un passait pour le meilleur et le plus intrépide chasseur de tigres de l'Inde, furent très étonnés de trouver une assez grosse fortune, sans qu’aucun n’eût pu savoir comment elle avait été gagnée.

M. Courjon a pris sa nouvelle élévation au sérieux. Il se fait donner de l'Altesse Royale par ses domestiques et les garçons de restaurant. On le rencontre, dans les rues, coiffé d'un turban jaune et brun, piqué d'épingles d'or, qui est l'insigne des maharajahs, vêtu d'une sorte de stambouli soutaché de soie noire, et portant sous son bras l'ombrelle blanche.

Acte de décès de Marie Azélia Isoline COURJON à Paris XVIème le 18 janvier 1890 :

L’an mil huit cent quatre vingt dix, le dix neuf janvier, à une heure trois quart du soir, Acte de décès de Marie Azélia Izoline COURJON âgée de cinquante quatre ans, sans profession, née à Calcutta (Indes anglaises) décédée à paris, en son domicile, rue Bertin n°17, hier à quatre heures du soir, fille de père et mère dont les noms et prénoms ne nous sont pas connus, veuve de Etienne Sainte Marie FIZEAUX DE LA MARTEL Dressé par nous Victor Bidault, adjoint au Maire, Officier de l’Etat civil du seizième arrondissement de Paris sur la déclaration d’Edouard HENRY, âgé de trente sept ans, employé, demeurant à Paris, rue de la Pompe n°78, et de Georges SIMON âgé de trente cinq ans, employé demeurant à Neuilly (Seine) qui ont signé avec nous après lecture.

CI GIT

Madame Marie Azelia Isoline COURJON

Veuve de Etienne Sainte Marie

FIZEAUX DE LA MARTEL

Née à Chandernagor Indes Anglaises

Le 17 janvier 1835

Décédée à Paris le 18 janvier 1890

Muni des sacrements de l’Eglise

Requiescat in Pace

Avec l’aide d’Yves BERTRAND

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 09:04
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
Mise en accessibilité du cimetière d'Hautot-sur-Seine
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:03
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Transcription de décès de Jean-Christophe Carol MARTIN du 28 février 1980 à Hautot-sur-Seine :

Ville de Valloire (Savoie) le cinq février mil neuf cent quatre vingt, à quatorze heures est décédé accidentellement, lieu-dit « La Charmette » Jean-Christophe Carol MARTIN, agent de codification, domicilié à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime) né le 8 mars 1961 à Rouen (Seine Maritime) fils de Paul Henri MARTIN et de Nicole Paule Cécile GAUDEFROY-DEMOMBYNES, son épouse, domiciliés à Hautot-sur-Seine (Seine Maritime), célibataire.

Dressé le 6 février 1980 à 14 heures sur la déclaration de Monsieur EMERIC Yves, chef de poste du 13ème B.C.A., domicilié à Valloire (Savoie) âgé de 27 ans qui, lecture faite et invité à prendre directement connaissance de l’acte, a signé avec nous, Jean SEIGLE GOUJON, adjoint au Maire, Officier de l’Etat Civil en l’absence de Maire. Transcrit conformément à l’article 80 du Code Civil, le 28 février 1980 par Nous, Maurice BRUNEL, Maire de Hautot-sur-Seine.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Conseil Municipal d’Hautot-sur-Seine, lors de sa séance du 11 décembre 1981, décide de l’inscription sur le monument au mort de Jean-Christophe MARTIN, fils du Docteur Paul MARTIN,  décédé à l’armée lors d’un exercice.

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)

Le Monde du 27 juillet 1981 : Deux militaires condamnés après la mort de deux appelés en montagne.

Deux militaires de carrière du 18e bataillon de chasseurs alpins, le capitaine Janin et l'adjudant Jeantet, ont été condamnés, vendredi 24 juillet, à des peines d'emprisonnement avec sursis, par le tribunal permanent des forces armées de Lyon, de huit mois pour le capitaine Janin et de cinq mois pour l'adjudant Jeantet. Ils étaient inculpés d'homicide involontaire sur la personne de deux appelés, Jean-Christophe Martin et François Morin (*). Les deux jeunes gens avaient été ensevelis le 5 février 1980, par une avalanche, à Valloire (Savoie), alors qu'ils effectuaient une séance de tir dans une zone signalée par un panneau " danger d'avalanches ", un jour où la météo mettait en garde contre les dangers d'avalanches.

Le commissaire du gouvernement, le colonel Faucher a déclaré que ce procès " devait être une réponse aux détracteurs de l'institution militaire " et a critiqué le lieutenant-colonel Spinelli, qui, s'il avait interdit, ce jour-là, les sorties en haute montagne, n'avait pas précisé qu'il interdisait aussi les exercices de tir. Celui-ci a, cependant, été acquitté. Les condamnations prononcées par le T.P.F.A. de Lyon devraient bénéficier de la loi d'amnistie. Les parents des victimes ont déposé une plainte contre X... auprès du juge d'instruction d'Albertville qui devrait, même si le tribunal civil se déclare incompétent, leur permettre d'avoir accès au dossier. Les sections de la ligue des droits de l'homme de Lyon et de Chambéry, le comité Droit et liberté dans l'institution militaire, et le Rassemblement national pour la vérité sur les accidents à l'armée ont qualifié ce procès de " simulacre de justice ".

 

(*) François Michel Daniel MORIN né le 9 juin 1960 à Sèvres (92)

Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
Jean-Christophe MARTIN (1961-1980)
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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 18:49

Journal de Rouen du 9 juillet 1881 : Le sinistre d’Hautot-sur-Seine. DEUX VICTIMES

Une lugubre nouvelle s’est répandue hier à Rouen et y a soulevé une douloureuse émotion. On apprenait qu’un sinistre affreux avait éclat, la nuit précédente, à quelques kilomètres de notre ville , et avait fait deux victimes. C’est dans la commune d’Hautot-sur-Seine, canton de Grand Couronne, que s’est produit ce nouveau désastre, triste pendant de la catastrophe de la rue de la République.

Le feu s’est déclaré dans une ferme appartenant à M. E. Dieusy, de Rouen et exploitée par Mme Mazier. L’embrasement a pris un si soudain développement, qu’un habitant de la maison, M. Herlin, a été asphyxié dans son lit. La fermière, Mme Mazier, a été horriblement brûlée en cherchant à sauver ses bestiaux. Une vache et tous les animaux de basse-cour ont péri dans les flammes. On ignore la cause du sinistre.

M. E. Dieusy, propriétaire de l’immeuble incendié, nous écrit pour remercier toutes les personnes qui sont venues apporter les secours pour combattre le sinistre, et en particulier M. Poullard, maire de la commune.

Le sinistre d’Hautot-sur-Seine du 8 juillet 1881

Journal de Rouen du 10 juillet 1881 : Le sinistre d’Hautot-sur-Seine. Nouveaux détails.

La seconde victime du lugubre sinistre qui a éclaté à Hautot-sur-Seine, dans la nuit de jeudi à vendredi, Mme Mazier, âgée de cinquante-trois ans, a succombé vendredi soir aux affreuses brûlures qu’elle avait éprouvées. Voici des détails de ce drame navrant :

C’est vers une heure du matin que le feu s’est déclaré dans la ferme de M. Eugène Dieusy, qu’exploitait Mme Mazier. Cette ferme était un bâtiment rectangulaire de 24 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur, comprenant rez-de-chaussée surmonté d’un grenier couvert en chaume. Quatre personnes habitaient dans l’immeuble : Mme Mazier, son fils, âgé de vingt-deux ans ; un vieillard, M. Herlin, âgé de soixante-dix ans, leur locataire, et un domestique de la ferme. Mme Mazier et son fils occupaient ensemble une pièce à l’aile droite. Venaient ensuite, tout d’un tenant, une étable renfermant deux vaches et deux génisses ; une grange, contenant du grain ; puis le logement de M. Herlin enfin une cuisine formant l’aile gauche.

Le local où résidait M. Herlin n’avait guère que 3 mètres 50 de longueur, et était séparé en deux pièces, dans le sens de la largeur (6 mètres, avons nous dit) par un refend en planches. Le vieillard avait fait de la pièce de derrière sa chambre à coucher. Dans cet étroit réduit, éclairé par une petite fenêtre donnant sur la cour, il y avait d’un côté son lit, de l’autre une sorte d’étagère où il déposait divers menus objets. L’autre pièce, également éclairée par une petite fenêtre donnant sur la rue, lui servait de salle et contenait ; dans le fond une armoire qui n’était séparée du lit du vieillard que par le refend ; à côté, un petit fourneau, une table ronde, et une sorte de planche-étagère.

Ces détails étaient nécessaires pour expliquer les circonstances du sinistre, car c’est dans le logement du vieillard que le feu a pris naissance. Comment, on ne sait au juste. Cependant, certains indices permettent de se rendre compte à peu près exactement de la manière dont les choses se sont passées. On présume que le vieillard se sera levé au milieu de la nuit pour aller fouiller dans son armoire laquelle contenait tout son petit avoir. En approchant trop près sa chandelle, il aura communiqué la flamme au linge renfermé dans cette armoire. Ce qui donne lieu à cette supposition, c’est l’état de destruction de cette pièce comparativement aux autres parties du bâtiment. L’armoire, en particulier, est totalement brûlée avec son contenu. D’autres part, plusieurs personnes ont avoir vu, vers minuit, une clarté dans la salle, à travers les fentes de l’auvent.

Quoi qu’il soit de la cause, aussitôt que le feu a eu percé le plafond de l’appartement entre les solives, en un clin d’œil, l’embrasement a gagné tout le grenier couvert en chaume et où il y avait de la paille d’avoine et des sacs de grains. Cela a dû prendre comme une traînée de poudre. Mme Mazier et son fils ont été réveillés par le crépitement des flammes au dessus de leurs têtes, et les mugissements des vaches qui étaient dans l’étable contigüe à leur chambre.

Alors se passe une scène indescriptible. Vêtue seulement d’un jupon, la fermière s’élance au dehors suivie de son fils et tous deux courent à l’étable pour sauver leurs bestiaux. Déjà, ils ont réussi à faire sortir les deux vaches et une génisse. Il en reste encore une. Mme Mazier s’obstine à vouloir la détacher, malgré le danger. Tout à coup, un craquement se produit, et une partie du grenier s’écroue dans l’étable, obstruant la sortie de débris enflammés. Affolée par cette pluie de feu, Mme Mazier veut s’enfuir ; mais elle tombe la face contre terre. Sa main n’avait cependant pas lâché la longe de la génisse, qui l’entraine jusqu’au dehors à travers la fournaise.

La pauvre femme arriva ainsi aux pieds de son fils qui, lui, était sorti un instant avant la chute du grenier, et appelait sa mère. Elle était dans un état lamentable. Ses vêtements et sa chevelure étaient en feu, et l’infortunée se tordait à terre, en poussant des cris déchirants, sous la morsure des brûlures profondes dont elle était couverte. Fou de douleur, son fils l’enlève dans ses bras et la porte au pied d’un baquet adossé au puits, pour éteindre ses vêtements avec de l’eau. Chose horrible ! la surface des douves du baquet a été carbonisée par les flammes qui enveloppaient la victime.

Tout ce drame n’avait demandé que quelques minutes ; et ce n’est qu’après cette première phase que les secours sont arrivés.

En face de la ferle qui brûlait, demeure, de l’autre côté de la rue, un jardinier, M. Désiré Couillerville, au service de Mme Bataille, propriétaire. Eveillé par la lueur de l’incendie, il regarda par sa fenêtre. Sa première impression en voyant la maison toute couronnée de flammes, fut que les habitants avaient dû périr, lorsqu’il aperçut Mme Mazier qui sortait de son appartement pour courir à l‘étable.

M. Couillerville se hâte de descendre et de donner l’alarme ; mais à cette heure de la nuit, l’éveil des voisins était lent à faire, et l’incendie étendait ses ravages d’instant en instants. Le maire, M. Poullard, qui habite non loin de la ferme, fit sonner le tocsin, et, peu à peu, une grande partie des habitants du village, arriva sur les lieux du sinistre. On avait amené la pompe de la commune, et la chaine fut organisée en peu de temps. Le jardinier de Mme Bataille, dont la présence d’esprit et le dévouement ont été dignes de tous éloges dans ce péril, ouvrit le réservoir d’eau du château, et l’on commença à combattre le fléau.

Cependant, après avoir éteint les flammes, qui brûlaient les vêtements de sa mère, M. Mazier fils l’avait transportée sous la charreterie, seul asile qu’il eut à ce moment pour la pauvre femme qui avait perdu connaissance. Puis le jeune homme s’était hâté d’aller éveiller le domestique de la ferme, qui couchait dans le grenier de l’écurie, située précisément derrière la chambre des maîtres. C’était le seul bâtiment de la ferme qui fut couvert en ardoises, ce qui avait retardé son embrassement.

M. Couillerville survenant alors, transporta Mme Mazier chez lui et la coucha dans son lit. Elle a repris connaissance au bout de quelques heures, après que le médecin de la Bouille, mandé en toute hâte, a eu pensé ses brûlures. Mais, vers la fin e l’après-midi, elle a expiré dans d’atroces souffrances.

Dans l’émoi du premier moment, on n’avait pu songer à pénétrer chez M. Herlin. La pièce servant de salle au vieillard était un véritable brasier, et l’on croyait qu’il en était de même de sa chambre. On se trompait. Quand on put pénétrer, après l’extinction du feu, dans la maison, on fut tout surpris de voir que la chambre avait été à peu de chose près épargnée par les flammes.

Tout était resté en ordre dans cette pièce, qui offrait ainsi le contraste le plus inattendu avec l’autre, dont un simple refend la séparait, et où le feu avait tout ravagé. On trouva le vieillard assis sur le bord de son lit, une main appuyée sur le dossier d’une chaise. Il était mort. La fumée l’avait asphyxié.

Impotent, sujet à des congestions, on comprend qu’il ait dû être surpris avant de pouvoir sortir. Quinze jours environ auparavant, il lui était arrivé de tomber dans le foyer de sa cheminée. On était survenu à temps cette fois là pour l’arracher à la mort.

Il était à peu près quatre heures de matin quand les travailleurs se sont rendus maîtres du feu. L’aspect des ruines est désolant. Toute la toiture de l’immeuble est détruite ; il en est de même de la plus grande partie du plafond du rez-de-chaussée. On n’a pu sauver que très peu de mobilier, trois vaches, le cheval et les porcs. La génisse, que l’infortunée Mme Mazier s’était attardée à sauver, s’étaient abattue au pied de l’étable et est morte au milieu des flammes. Une vache a eu la peau brûlée. 120 volailles, qui se trouvaient dans le poulailler contigu à la maison, ont été carbonisées.

Le mobilier était assuré à l’Ancienne Mutuelle pour 5 000 Frs ; l’immeuble pour 2 400 Frs.

Le corps de M. Herlin avait été transporté dans le four, situé au fond de la masure.

Il a été enterré hier, à quatre heures de l’après midi. Une assistance nombreuse a suivi son convoi. Mme Mazier sera inhumée aujourd’hui, à quatre heures.

Acte n°8 de décès de Frédéric Désiré HERLIN du 8 juillet 1881 à Hautot sur Seine

L’an mil huit cent quatre vingt un, le huit juillet cinq heures du soir, acte de décès de Frédéric Désiré HERLIN cultivateur âgé de soixante dix ans et cinq mois, décédé de ce jour quatre heures du matin, en son domicile, en cette commune, où il est né le cinq février mil huit cent onze, fils des feux Jean Adrien HERLIN et Marie Prudence Félicité DORE. Constaté suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur Seine remplissant la fonction d’officier public de l’état civil, sur la déclaration de Dominique Désiré MAZIER, cultivateur, âgé de vingt deux ans et de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante quatre ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune et amis du défunt auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, les deux déclarants ont signés avec nous lecture faite. H. POULLARD.

Le sinistre d’Hautot-sur-Seine du 8 juillet 1881

Acte n°10 de décès d’Henriette Elisabeth LIESSE, veuve MAZIER, du 8 juillet 1881 à Hautot sur Seine

L’an mil huit cent quatre vingt un, le neuf juillet à midi, acte de décès d’Henriette Elisabeth LIESSE cultivatrice âgée de cinquante et un an, décédée d’hier six heures du soir, en son domicile, en cette commune, née à Sahurs le vingt neuf juin mil huit cent trente, fille des feux Jérôme Laurent LIESSE et Marie Adélaïde LEFEBVRE, et veuve de Charles Dominique MAZIER, dont le mariage a été contracté à Hautot-sur Seine le dix février mil huit cent cinquante neuf. Constaté suivant la loi par nous Maire de la commune d’Hautot-sur Seine remplissant la fonction d’officier public de l’état civil, sur la déclaration de Dominique Désiré MAZIER, cultivateur, âgé de vingt deux ans et de Noël Joseph CAPRON, rentier, âgé de soixante quatre ans, demeurant l’un et l’autre en cette commune et amis de la défunte auquel acte fait double en leur présence, après constatation du décès, les deux comparants ont signés avec nous lecture faite. H. POULLARD.

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 16:31

Dans le cimetière de la chapelle d’Hautot-sur-Seine, au sein du carré des barons de la Martel créé en 1838, se trouve une parcelle avec la tombe d’une enfant, entourée des tombes de ses parents :

 

Ci-git

Françoise Emma de FAUVEAU Veuve de Mr LEMASSON

Née à Paris le 27 mars 1809

Décédée à Louviers le 31 décembre 1889

Dieu bénit ceux qui pleurent parce ce qu’ils seront consolés

 

Marie LEMASSON

Née le 11 mai 1844, morte le 11 février 1851

La douleur nous reste, que notre ange nous dirige

 

Ci-git

Ambroise Annibal LEMASSON

Né à Rouen le 23 avril 1802

Décédé à Louviers le 29 mars 1878

Muni des sacrements de l’Eglise

Dieu pardonne beaucoup à ceux qui n’ont connu la vie que par la souffrance

 

En 1842, Françoise Emma de FAUVEAU habite à Hautot-sur-Seine chez sa grand-mère Mme DELAPIERRE, elle est la nièce du Baron de la Martel, ancien Maire de Rouen et ancien Maire de Hautot-sur Seine. Le 17 octobre 1842, elle épouse à Hautot-sur Seine, Annibal Scipion LEMASSON, négociant en coton et filateur à Déville les Rouen, demeurant à Rouen.

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Mariage d’Annibal Scipion LE MASSON  et de Françoise Emma de FAUVEAU à Hautot sur Seine le 17/10/1842 :

Du dix septième jour du mois d’octobre l’an mil huit cent quarante deux à onze heures du matin : Acte de mariage de Monsieur LE MASSON Annibal Scipion, âgé de quarante ans, né à Rouen le vingt trois avril mil huit cent deux, propriétaire demeurant à Rouen, veuf en premières noces de dame LE CARON Rose Eulalie, décédée à Rouen le quatre avril mil huit cent quarante deux ; et demoiselle de FAUVEAU Françoise Emma, âgée de trente trois ans, née à Paris le vingt sept mars mil huit cent neuf, propriétaire, demeurant en cette commune, fille majeure de feu Monsieur de FAUVEAU Alexandre Anne François, décédé à Besançon, département du Doubs le vingt quatre octobre mil huit cent vingt six et de dame DE LA PIERRE Anne Hyppolite, demeurant à Florence, Grand Duché de Toscane (Italie). Les publications de mariage ont été faites la première le vingt cinq septembre dernier et la seconde le deux octobre présent mois par deux jours de dimanche à dix heures du matin tant en cette Mairie qu’en celle de Rouen et affichés aux termes des articles soixante trois et soixante quatre du code civil sans opposition. Les futurs conjoints ont produit et déposé 1° leurs actes de naissance, 2° les actes de décès de leurs pères, 3° l’acte de décès de dame LE CARON Rose Eulalie première épouse de Monsieur LE MASSON Annibal Scipion, 4° le consentement authentique de dame de FAUVEAU Alexandre Anne François née DE LA PIERRE Anne Hyppolite et 5° le certificat de Monsieur le Maire de Rouen constatant que les publications de ce mariage, ont eu lieu en la Mairie de cette ville, le tout en bonne forme, la mère du futur à ce présente et consentante, après lecture faite par nous aux termes de la loi de toutes les pièces mentionnées ci-dessus ainsi que du chapitre six du titre cinq du code civil intitulé du mariage, article deux cent douze et suivants, les dits comparants ont déclaré prendre en mariage, l’un demoiselle de FAUVEAU Françoise Emma, et l’autre Monsieur LE MASSON Annibal Scipion. En présence de Messieurs ANFRYE Nicolas, propriétaire, demeurant à Rouen âgé de soixante dix ans, de LE MASSON Alphonse Achille propriétaire, demeurant à Rouen, âgé de trente neuf ans, de LEZURIER Louis, Baron de la Martel, officier de la Légion d’Honneur, propriétaire, demeurant en cette commune, âgé de soixante seize ans et de HUE Pierre propriétaire demeurant à Rouen. Ensuite de quoi, nous, MAZIER Charles Dominique, maire de cette commune faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, avons prononcé qu’au nom de la loi les dits époux sont unis en mariage et après lecture faite, en présence de tous, ils ont signé avec nous ainsi que les témoins le présent acte fait double, dans le local ordinaire de la Mairie, où le public a été admis. NB : Louis LEZURIER était également témoin au mariage d’Alexandre FAUVEAU et d’Anne DELAPIERRE à Canteleu le 10 frimaire an VIII (01/12/1799).

 

De ce mariage célébré à Hautot en peine crise municipale, nait à Rouen en 1844, Marie, enfant unique.

 

Naissance de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON à Rouen le 11/05/1844 :

Du treize mai mil huit cent quarante quatre à dix heures et demie du matin. Acte de naissance de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON, du sexe féminin, née le onze de ce mois à six heures et demie du soir au domicile de ses pères et mère Boulevard Bouvreuil n°10 D, fille légitime du Sieur Annibal Scipion LE MASSON, âgé de quarante deux ans, propriétaire et de Françoise Emma DE FAUVEAU, mariés à Hautot sur Seine de cet arrondissement le dix sept octobre mil huit cent quarante deux. Constaté par nous adjoint au Maire de Rouen, officier de l’Etat Civil délégué, sur la déclaration et présentation à nous faite par le père de l’enfant, en présence des Sieurs Jean Marie Henry PILLORE, âgé de trente six ans, docteur médecin rue porte aux rats n°15 et François Nicolas PINCHON, âgé de cinquante ans, architecte rue des bonnetiers n°43, auquel acte fait double, le père et les témoins ont signés avec nous, lecture faite.

 

En 1851, Marie décède et les épitaphes des trois tombes expriment le ressentiment des parents :

 

LA DOULEUR NOUS RESTE, QUE NOTRE ANGE NOUS DIRIGE

 

Décès de Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON à Coulonges le 11/02/1851 :

L’an mil huit cent cinquante et un le onze février à sept heures du matin, par devant nous PIGNY Pierre, maire de la commune de Coulonges canton de Damville Département de l’Eure, sont comparus les sieurs DUGAST Etienne jardinier âgé de cinquante ans, LANETIN Louis aussi journalier âgé de soixante douze ans, ce dernier voisin de la défunte, tous deux domiciliés en cette commune ; lesquels nous ont déclaré que Marie Françoise Alzire Alphonsine LE MASSON âgée de six ans et neuf mois, née en la ville de Rouen le onze mai mil huit cent quarante quatre de Monsieur Annibal Scipion Ambroise LE MASSON, et de Françoise Emma FAUVEAU est décédée ce matin à cinq heures du matin chez ses père et mère en château au dit Coulonges. Après nous être assuré du décès, nous avons rédigé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après qu’il leur en a été fait lecture.

 

Le maire doit ici constater en outre que, sur la démarche des parents il a dressé procès-verbal 1°) de la remise du corps de la défunte pour être transféré à Hautot canton de Grand Couronne arrondissement de Rouen Département de la Seine inférieure. 2°) ensuite procès-verbal de l’état du corps.

Marie LE MASSON est la nièce de Félicie de FAUVEAU née le 24 janvier 1801 à Livourne. Son père, Alexandre de FAUVEAU, s’est marié à Canteleu le 10 frimaire an VIII (01/12/1799) avec Anne, fille de Jean Véry DE LA PIERRE, receveur des douanes à Rouen et de Marie-Archange PALYART, avec laquelle il a quatre enfants, dont Félicie est l'aînée. Sa tante Constance DE LA PIERRE, née le 4 janvier 1776 à Rouen et épouse de Louis LEZURIER de La Martel, est artiste-dessinateur, élève de Jacques-Antoine-Marie Lemoine. En 1851 Félicie de FAUVEAU est installée à Florence, dans un exil d'abord forcé puis volontaire, puisqu'elle y restera jusqu'à sa mort. Elle se consacre pleinement à la sculpture, secondée dans son atelier par son frère Hippolyte qui l'a rejointe dès 1834, avec leur mère et leurs deux sœurs. Elle garde des liens étroits avec les milieux légitimistes : le comte de Chambord lui rendra visite dans son atelier en février 1840. Elle restera de plus très proche de Félicie de Duras qui lui rendra visite à plusieurs reprises lors de ses voyages en Italie, en particulier en 1839, 1847 et 1853, et avec qui elle entretiendra une abondante correspondance.

 

Le tombeau de Marie LE MASSON, reprend la thématique de sa tante Félicie, le sarcophage avec une croix byzantine, au niveau de la tête une gravure d’ange aux ailes repliées que l’on retrouve dans une sculpture de 1852. Si ce n’est pas l’œuvre de l’atelier de Félicie de FAUVEAU situé à Florence, cela en est inspiré, on peut en déduire qu’il en est de sa conception.

L'ange d'Hautot-sur-Seine
L'ange d'Hautot-sur-Seine

L'ange reproduit par Catherine CARON-LANGLOIS

L'ange d'Hautot-sur-Seine
L'ange d'Hautot-sur-Seine

Sculpture de Félicie de Fauveau de 1852 :

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Dans les années 1860, Félicie de FAUVEAU se rend à plusieurs reprises à Ussé. Le beau-frère de Félicie de FAUVEAU décède en 1878.

 

Décès d’Annibal Scipion Ambroise LE MASSON à Louviers le 29/03/1878 :

L’an mil huit cent soixante dix huit, le trente mars à midi, en l’hôtel de ville de Louviers, devant nous Léon Edmond MORDRET, maire de cette ville, sont comparus Louis Joseph TIQUET rentier, âgé de soixante six ans, demeurant à Canteleu (Seine inférieure) et Jacques JAMBON commissionnaire de roulage, âgé de cinquante un ans, demeurant à Louviers, lesquels nous ont déclaré que hier à sept heures du soir, est décédé en son domicile situé en cette ville faubourg Saint Jean, Annibal Scipion Ambroise LE MASSON, propriétaire né à Rouen (Seine inférieure) âgé de soixante quinze ans, fils de feu Martin Ambroise LE MASSON et de feue Françoise Adélaïde GOUELLE, époux de Françoise Emma DE FAUVEAU, mariés à Hautot, canton de Grand Couronne (Seine inférieure) ami des comparants. Fait double, après nous être assuré du décès, les comparants ont signé avec nous, lecture faite.

Félicie de FAUVEAU meurt à Florence le 12 décembre 1886, à l'âge de 85 ans, et sa sœur décède le 31 décembre 1889 à Louviers.

 

Décès de Françoise Emma DE FAUVEAU veuve LE MASSON à Louviers le 31/12/1889 :

L’an mil huit cent quatre vingt dix, le deux janvier à neuf heures du matin, en l’Hôtel de Ville de Louviers, devant nous Jules Ernest THOREL, Maire et officier de l’état civil, sont comparus Joseph GULLIN, économe de l’hospice de Louviers, âgé de soixante trois ans, et Théophile LEPOISSONNIER employé, âgé de quarante sept ans, tous deux demeurant à Louviers, lesquels nous ont déclaré que le trente un décembre dernier  à sept heures et demie du soir, en son domicile situé en cette ville rue Caroline n°1, est décédée Françoise Emma de FAUVEAU rentière, née à Paris le vingt sept mars mil huit cent neuf, fille de Alexandre Anne François de FAUVEAU et de Anne Hippolyte DE LA PIERRE, décédés, veuve de Annibal Scipion Ambroise LEMASSON, amie des comparants. Après nous être assuré du décès, le présent acte fait double a été signé par les comparants et nous, lecture faite.

L'ange d'Hautot-sur-Seine

Il existe aux archives nationales le dépôt du fonds Félicie de FAUVEAU et des archives familiales qu’il reste à consulter pour établir le lien entre la tombe de Marie LE MASSON et l’œuvre de Félicie de FAUVEAU.

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 05:47

Lorsque la chapelle et le château d'Hautot sur Seine ont été acquise par la famille Véry de la Pierre lors de la révolution, le cimetière a continué à être utilisé par les habitants qui contestaient cette cession. Le châtelain étant devenu Maire en 1808 a établi une sorte de bail pour autoriser les enterrements. Cette situation a perduré jusqu'en 1846 avec la création du cimetière actuel.

 

Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine

Le calvaire du cimetière est frappé des lettres I.H.S. correspondant à « Jesus Hominum Salvator » ou Jésus des hommes le Sauveur. La barre horizontale du H est allongée de telle sorte qu’un défaut de la pierre crée une croix se superposant à l’inscription « Jesus Hominum Salvator ».

Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine

Pierre cassée située près du mur de clôture vers la route et dans l’angle avec le mur du château : Ici repose la dépouille mortelle de Louis François Constantin HUBLET né le 6 septembre 1790, décédé le 24 mai 1860. Bon fils, bon frère, bon oncle et bon patron. Il emporte les regrets de tous ceux qui l’ont connu. Priez Dieu pour le repos de son âme. Cette pierre est disparue (septembre 1968) après les travaux de reconstruction du mur de la propriété du château.

le buis en 1978

le buis en 1978

le buis en 2012

le buis en 2012

Il s’agit de la tombe de Charles Dominique MAZIER (28/07/1781 - 03/01/1867), Maire de Hautot sur Seine du 6 septembre 1841 au 15 février 1844. Il s’est marié cinq fois suite à quatre veuvages.

 

Ici repose le corps

de

Charles Dominique MAZIER

né à Hautot-sur Seine

décédé le 2 janvier 1867

âgé de 85 ans

Il fut bon époux et bon père

Priez Dieu pour

le repos de son âme

 

La tombe de sa veuve se trouve au cimetière de la plaine. Le haut de l’épitaphe est effacé par le buis et le lierre.

Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine

Photographie de Fernande Obselin

Tombe de 1822 dans l’ancien cimetière :

 

Ci-git

G. DUMONTIER

mort à 74 ans

1822

Offert à sa mémoire

Par sa nièce

POULLARD

R.I.P.

 

 

Marie Clotilde DUMONTIER (29/06/1772 à Sahurs - 12/08/1851 à Hautot-sur-Seine) épouse de Jean-Baptiste Louis POULLARD (10/03/1778 à Sahurs - 29/08/1829 à Hautot-sur-Seine) est la nièce de Jean-Guillaume DUMONTIER né le 10 novembre 1748 au Val de la Haye.

Guillaume DUMONTIER a deux enfants naturels morts en bas âge avec Rose FROMAGER

Acte de décès de Jean-Guillaume DUMONTIER à Hautot-sur-Seine le 10/12/1822 : L’an mil huit cent vingt deux, le dix du mois de décembre, par devant nous Louis Pierre Félix POULLARD, adjoint faisant les fonctions d’officier public de la Commune de Hautot sur Seine, Canton de Grand Couronne, Arrondissement de Rouen, Département de la Seine Inférieure, sont comparus Charles Marie Antoine POULLARD et Jean-Baptiste HELLOIN tous deux domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré que Jean Guillaume DUMONTIER leur oncle maternel âgé de soixante quatorze ans domicilié en cette commune, célibataire, né en la commune de Val de la Haye le dix du mois de novembre mil sept quarante huit, est décédé ce jour d’hui dix du mois de décembre à onze heures du matin en sa maison. Les déclarants ont signé avec nous le présent acte après que lecture leur en a été faite.

Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Tombe de Louis Duménil (1819-1860) frère du Maire d'Hautot Louis-Adrien Duménil (1796-1881)

Tombe de Louis Duménil (1819-1860) frère du Maire d'Hautot Louis-Adrien Duménil (1796-1881)

Tombe de Louis DUMENIL (né à Hautot-sur-Seine le 04/09/1819 - décédé à Canteleu le 11/10/1860). A notre bon frère - Ici repose le corps de Louis DUMENIL - Médecin à Croisset - Décédé le 11 octobre 1860 dans sa 41ème Année - Priez Dieu pour le repos de son âme

Tombe située près du buis : Ici repose le corps de Gabriel Marie SAUVAGE femme QUESTEL décédée le 11 mai 1861 à l’âge de 57 ans. Bonne épouse, bonne mère, elle est regrettée de ses parent. Priez Dieu pour elle.

Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
Le cimetière de la chapelle d'Hautot sur Seine
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 16:18
Albert AUBERT (1898 -1944)

A Hautot-sur Seine le 27 aout 1944 Albert AUBERT décède lors d’un bombardement.

 

Acte de décès d’Albert Séraphin AUBERT :

Le vingt sept août mil neuf cent quarante quatre, dix huit heures, est décédé en son domicile lieudit « Le Rouage » Albert Séraphin AUBERT, né à La Haye Aubrée (Eure) le vingt neuf avril mil huit cent quatre vingt dix huit ouvrier d’usine, fils d’Augustin Séraphin AUBERT décédé et de Désirée Augustine LIOT, sa veuve, sans profession domiciliée à Hauville (Eure) époux d’Emilienne Henriette HERUBEL, dressé le vingt huit août mil neuf cent quarante quatre dix heures, sur la déclaration d’Adolphe CORBRAN, soixante sept ans, propriétaire domicilié en cette commune qui lecture faite a signé avec Nous Georges POULLARD, Maire d’Hautot sur Seine Chevalier de la Légion d’Honneur.

Albert AUBERT (1898 -1944)

Bombardement du 27 août 1944 à Hautot-sur Seine (récit d’Ida BEAUVALLET du 25/09/2018) :

A l’époque de ces faits dramatiques, je n’étais pas présente à Hautot. En effet, j’étais placée (comme on disait alors) dans une famille de commerçants à Bihorel. J’avais 15 ans. Ce que je décris donc dans ce témoignage, c’est ce qui m’a été dit par ma mère (voir ci-après) puis par la famille au fil du temps - bien qu’en fait, ça a toujours été difficile d’en parler.

La veille du bombardement, les Allemands, en déroute, occupaient les alentours et notamment la cour de la Villa Fleur (?) ou Flore (?) pour se reposer. Nous habitions juste à côté, dans les communs. Ils ont été repérés par l’aviation alliée qui est revenue le lendemain pour larguer ses bombes. Ma mère (Emilienne), mon père (Albert) et l’un de mes frères (Jean), salarié de l’éleveur de volailles propriétaire de notre domicile, se sont réfugiés dans un abri de fortune, aménagé dans la terre par mon père. Lors d’une accalmie, ma mère a proposé d’aller nourrir les lapins avec mon père et mon frère. Une nouvelle bombe est tombée. Cri de ma mère que toute la commune a entendu - dit on - quand elle a vu le désastre. Bien que blessée au visage (elle avait été projetée contre la paroi d’un bâtiment), elle a tout de suite compris ce qui s’était passé : mon père était mort et mon frère gravement blessé. Il a perdu un œil - ce qui l’a beaucoup handicapé, entre autres, dans sa vie professionnelle.

C’est pratiquement un mois après que ma mère est venue me raconter ce qui s’était passé. Elle avait attendu un certain temps pour que ses cicatrices au visage ne soient plus visibles. Mais elle ne m’a pas dit que Jean avait perdu un œil. C’est ma patronne qui me l’a appris. Aussitôt, je suis descendue à l’hôpital pour le voir et je l’ai trouvé dans une grande salle parmi in nombre de blessés impressionnant.

Mon frère, Michel AUBERT qui a longtemps habité à Hautot, aujourd’hui décédé, n’était sans doute pas dans la cour au moment des faits mais a dû assister à des scènes peu supportables pour un adolescent de 14 ans. Son épouse me racontait, il y a peu, qu’il avait été traumatisé par ce drame mais qu’il en parlait très peu.

Voilà les souvenirs qui me restent. C’était un autre temps.

PS : Nous habitions les communs de la Villa F. depuis le début de la guerre à la demande des propriétaires qui voulaient ainsi éviter la réquisition de leur maison par l’occupant - ce qui n’a pas empêché sa présence en août 1944. Avant, nous vivions dans une maison de deux pièces (pour une famille avec six enfants !) située en face de la villa, de l’autre côté de la route qui mène à la forêt.

Albert AUBERT (1898 -1944)

Libération de la Bouille :

Le matin du dimanche 27 août, des tirs sont échangés : ils proviennent des bois qui surplombent La Bouille. Le South Saskatchewan Régiment (Forêt de la Londe 27 août 1944) vise les Allemands, en place dans le village, ainsi que le nid de mitrailleuses de Sahurs. Quelques Bouillais aperçoivent alors les uniformes Canadiens sur les hauteurs du village. Ils agitent à leur intention des drapeaux blancs. Dans l'après midi du 27 août, alors que les combats font encore rage en forêt de la Londe, à Moulineaux et à Caumont, une première colonne de Canadiens, en shorts et chemisettes, descend vers La Bouille, par la côte Albert Lambert, puis une seconde par la côte de Bourgtheroulde, poussant devant eux les derniers soldats allemands en déroute. Quelques autochenilles canadiennes, des jeeps, des camions, se postent sur la place du Bateau, puis sur l'actuelle place de la Libération moins exposée aux tirs de la rive droite.  Un poste émetteur est installé sur les marches de la maison Rolland, en bas de la côte de Bourgtheroulde (derrière la Mairie). La libération de La Bouille s'est faite quasiment sans combats, et on ne déplore aucune destruction dans les habitations.

Albert AUBERT (1898 -1944)

Paris Normandie du 14 octobre 1944 :

Monsieur Albert AUBERT décédé tragiquement le 27 août dans sa 47ème année. Un service sera célébré en sa mémoire le lundi 16 octobre, en la chapelle d’Hautot-sur-Seine, à 10 heures. De la part de Mme Albert AUBERT, sa veuve et de ses enfants et de toute la famille. Réunion et remerciements à l’église.

 

Albert AUBERT a été déclaré mort pour la France le 6 novembre 1948.

 

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