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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 03:58

La médaille commémorative de Sainte-Hélène est créée sous le Second Empire, par décret impérial, le 12 août 1857. Elle récompense les 405 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu sous les drapeaux de la France de 1792 à 1815. Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d'un papier blanc glacé portant en relief l'Aigle impérial et l'inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon Ier - Décret du 12 août 1857 ». Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. La distribution générale des médailles a eu lieu le dimanche 15 novembre 1857. Dans tout l’hexagone entre 1858 et 1869, les processions civiques de la fête du 15 août accordèrent une place spéciale aux médaillés de Sainte-Hélène.

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Robert Barthélémy BARBIER (1772-1858)

Robert Barthélémy Barbier, né le 23/08/1772 à Rougemontier (Eure), est le fils de Robert Barbier et de Marie Gueroult, mariés le 20 février 1770.

Soldat du régiment de L'Eure sous les drapeaux du 15/08/1793 au 22/02/1816 (brevet n°145077). Il est chasseur au 15ème léger, il reçoit une retraite pour blessure.

Il épouse le 25/05/1819 à Hauville Céleste Marie Delamare, décédée à Hauville (Eure) le 14/05/1827. Ils sont les parents de Robert Philippe Eugène Barbier (1819-1892) employé dans les douanes. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Robert Barbier âgé de 79 ans vit chez son fils Eugène Barbier douanier âgé de 32 ans, marié à Perpétue Labbé âgée de 29 ans et parents d’Eugène Barbier âgé de 2 ans.

Robert Barthélémy Barbier est décédé le 13/10/1858 à Hautot-sur-Seine.

Charles Pascal BARRE (1773-1859)

Charles Pascal Barré, né le11/04/1773 paroisse de Saint-Vivien à Rouen, est le fils de Germain Barré et de Françoise Raulet, mariés le 19 septembre 1763, paroisse Saint Godard à Rouen.

Fourrier au régiment de Brest sous les drapeaux du 1er octobre 1790 au 12 Pluviôse An X (brevet n°145079). Il a fait la campagne d'Egypte.

Charles Paschal Barré, fabriquant originaire et domicilié à Rouen, épouse à Hautot-sur-Seine le 29/08/1807 Marguerite Gaspard Désirée Gaillon. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pascal Barré, propriétaire vivant de son revenu, âgé de 78 ans, vit avec sa femme Désirée Gaillon âgée de 68 ans et une domestique.

Charles Pascal Barré est décédé le 09/04/1859 en son domicile rue Socrate à Rouen.

Journal de Rouen du 11 avril 1859 : Hier matin, un nombreux cortège d’amis a conduit à leur dernière demeure les restes mortels de M. Charles-Pascal Barré, un des plus anciens soldats de la République, et le dernier peut-être qui ait fait partie du régiment de Royal-Cravate. Né à Rouen le 11 avril 1773, M. Barré s’était engagé dès l’âge de dix-sept ans, le 1er octobre 1790, dans le régiment que nous venons de nommer, alors en garnison à Toulon. Deux ans plus tard, il passait, après la nouvelle organisation de l’armée, fourrier dans la 1ère compagnie du 3ème bataillon de la 22ème demi-brigade d’infanterie légère, dans laquelle il fit d’abord les campagnes de Corse, pendant l’an I et l’an II de la République, puis toutes celles d’Italie, de l’an III à l’an V, et celles d’Egypte, de l’an VI à l’an IX. Le 28 brumaire an II, lors du débarquement des Anglais à Farignoles, en Corse, il monta le premier à l’assaut, et reçut dans la cuisse gauche une balle qu’on ne put pas extraire, et qu’il a emportée dans la tombe. Ce valeureux fait d’armes lui fit décerner par le représentant du peuple Lacombe Saint-Michel une récompense nationale, équivalant alors à la croix de la Légion d’Honneur, qui n’était pas encore instituée. Cette première blessure ne l’empêcha pas d’assister en Italie aux batailles de Loanno, Rivoli, Arcole, Lodi et plus tard, en Egypte, à celles des Pyramides, de Saint-Jean d’Acre, de Jaffa et d’Aboukir, ou il reçut une seconde blessure qui lui traversa le cou de part en part et lui valut, avec un sabre d’honneur, un congé d’invalide, sans aucune retraite. Il continua néanmoins son service, et le 23 fructidor de l’an VIII, ses blessures l’empêchant de conserver toute son activité, il fut attaché en qualité de secrétaire auprès du général de brigade Faultier. Il revint avec ce dernier en France et resta ainsi jusqu’au commencement de 1804, époque à laquelle ses souffrances le forcèrent à quitter les drapeaux. De retour dans ses foyers, le vieux soldat de la République s’était fixé, depuis près de cinquante ans, à Hautot-sur-Seine, qu’il avait cessé d’habiter l’année dernière pour se rapprocher de ses enfants, qui ont entouré sa vieillesse des soins les plus tendres et les plus empressés. Le respectable octogénaire, devenu aveugle depuis près de dix ans, s’est éteint vendredi dernier entre les bras de sa fille et de son fils, M. le docteur Barré, chirurgien-adjoint de l’Hôtel-Dieu. Il appartenait à une famille nombreuse, dont plusieurs membres se sont fait remarquer. Il était frère du médecin Ambroise Barré, très honorablement connu à Rouen, mort il y a quelques années, et du respectable et savant curé de Monville, Germain Barré, l’un des ecclésiastiques les plus instruits du clergé de Normandie, qui avait formé une bibliothèque fort précieuse, dont les bibliophiles normands se disputent encore les restes tous les jours. M. Pascal Barré a été inhumé au cimetière de Saint-Gervais, après la cérémonie funèbre célébrée à la cathédrale.

Marie Charles POULLARD (1766-1860)

Marie Charles Poullard, né le 07/09/1776 à Hautot-sur-Seine, est le fils de Jean-Baptiste Poullard et d’Anne Elisabeth Dumontier mariés le 24/11/1767, paroisse Saint-Antonin à Hautot-sur-Seine.

Marin sur la Frégate La Junon sous les drapeaux de 1793 à l'An XI (brevet n°224842).

Marin, il épouse le 23/07/1822, à Hautot-sur-Seine, Rose Françoise Félicité Fromagé du Val de la Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Marie Charles Poullard, propriétaire rentier ; âgé de 76 ans vit avec sa femme Françoise Félicité Fromagé âgée de 60 ans et une domestique.

Marie Charles Antoine Poullard est décédé le 06/01/1860 à Hautot-sur-Seine.

Pierre François DUBOSC (1785-1875)

Pierre François Dubosc, né le 16/01/1785 à Hautot-sur-Seine, est le fils de François Dubocq et de Marie Anne Le Boucher.

Soldat au 57ème de Ligne sous les drapeaux du 06/01/1806 au 13/08/1809. Il est réformé pour blessures et pensionné (brevet n°145078).

Il épouse le 23/11/1813 Catherine Françoise Julie Leroux (1787-1814), veuf il se remarie le 11/06/1816 à Hautot-sur-Seine avec Marie Anne Désirée PIicard (1790-1867). Ils sont les parents d’Eugène François Dubosc (1821-1892) et de Bérénice Hirma Dubosc (1828-1901). Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Pierre François Dubosc rentier âgé de 66 ans vit avec sa femme Anne Désirée Picard âgée de 61 ans, leur fille Bérénice Irma Dubosc blanchisseuse âgée de 23 ans et leur petite fille Alexandrine Désirée Boimard âgée de 10 ans. Sa fille se marie le 12/07/1858, à Hautot-sur-seine, avec Charles Martin Hébert (1827-1886). Au recensement de 1866, il habite à Hautot-sur-Seine avec son épouse. Lors du recensement de 1872 à Guerbarville, Pierre François Dubosc âgé de 87 ans vit avec son fils Eugène Dubosc capitaine des douanes, l’épouse de celui-ci et un domestique.

Pierre François Dubosc, douanier en retraite, est décédé le 06/01/1875 à Guerbarville (la Mailleraye sur Seine).

Noël Denis LESOURD (1788-1859)

Noël Denis Lesourd, né le 08/10/1788  au Val de la Haye, est le fils de Pierre Lesourd et de Marie Catherine Adrienne Lemarchand, mariés le 30/08/1781, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 15ème de Ligne sous les drapeaux du 28/06/1807 à 1814. Il a été réformé pour blessures (brevet n°145075).

Il épouse le 18/01/ 1816 à Hautot sur Seine Marie Catherine Delamare. Ils sont parents de Félicité Désirée Lesourd. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Noël Denis Lesourd propriétaire cultivateur âgé de 62 ans vit avec son épouse Marie Delamare âgée de  54 ans et leur fille Lucie Lesourd âgée de 9 ans.

Noël Denis Lesourd est décédé le 22/08/1859 à Hautot-sur-Seine. En 1962, on pouvait encore voir sa tombe dans le cimetière de la plaine d’Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu OULION (1789-1869) (et non AULION)

Pierre Mathieu Oulion, né le 27/01/1789 au Val de la Haye, est le fils de Jean Mathieu Oulion et de Marie Reine Désirée Chevalier, mariés le 05/08/1788, paroisse du Val de la Haye.

Soldat à la 1ère Légion de réserve sous les drapeaux du 13/06/1808 au 06/11/1814 (brevet n°145074).  Il est au 70ème régiment d'infanterie de ligne du 25 octobre 1813 au 29 août 1814 (matricules 13 815 à 14 420).

Mathieu Oulion est en 1843 un des souscripteurs de la colonne Napoléon du Val-de-la-Haye. Lors du recensement de 1851 à Hautot-sur-Seine, Mathieu Oulion journalier âgé de 62 ans vit avec Marie Geneviève Questel veuve Chouard domestique âgée de 70 ans qu’il épouse le 21 octobre 1857 à Hautot-sur-Seine.

Pierre Mathieu Oulion est décédé le 18/01/1869 à Hautot-sur-Seine.

François Théodore LEMARCHAND (1794-1866)

François Théodore Lemarchand, né le 12/02/1794 au Val-de-la-Haye, est le fils de François Lemarchand et de Marguerite Osmont, mariés le 28/01/1793, paroisse du Val-de-la-Haye.

Soldat au 66ème de Ligne, sous les drapeaux du 31/01/1814 au 04/04/1814 (brevet n°145076).

Il épouse le 01/08/1820 Marie Fortunée Paquet décédée à Hautot-sur-Seine le 15/11/1821, puis il se remarie le 31/07/1823 à Hautot-sur-Seine avec Catherine Rosalie Hublé .

Il est élu Conseiller municipal lors des élections communales du 18 septembre 1831. Le 3 mars 1844 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du maire Pierre Lemoine  suite à sa nomination par le Préfet. Le  27 décembre 1846 Théodore Lemarchand est installé comme adjoint du Maire Louis Adrien Duménil suite à sa nomination par le Préfet. Lors du Conseil Municipal du 21 août 1853  Théodore Lemarchand  et quatre autres conseillers sortent de la Mairie et refusent de délibérer sur le sujet de la rétribution de la religieuse de Sahurs pour l’instruction qu’elle donne aux enfants de sexe féminin de la commune d’Hautot. De nouveaux conseillers seront installés le 24 novembre 1853.

Lors du recensement de 1861 à Hautot-sur-Seine, Théodore Lemarchand, cultivateur, âgé de 68 ans vit avec sa femme Rose Hublet âgée de 72 ans et deux domestiques. Lors du recensement de 1866 au Val de la Haye, Théodore Lemarchand, rentier, âgé de 73 ans vit avec sa femme Marie Rose Hublé âgée de 76 ans, son neveu Amable Lemarchand marin âgé de 37 ans, l’épouse de celui-ci Désirée Hébert âgée de 27 ans & leur enfant Amable âgé d’un an. 

François Théodore Lemarchand est décédé le 10/10/1866 au Val de la Haye.

(Ne pas confondre avec son homonyme François Théodore Lemarchand né le 27 avril 1805 au Val-de-la-Haye, boulanger, marié à Hautot-sur-Seine le 21/06/1831 avec Catherine Zoé Pelloile décédée le 02/10/1842 à Paris, remarié à Notre-Dame-de-Bondeville avec Elisa Désirée Lainé et décédé à Rouen le 21/04/1854)

Les médaillés de Sainte-Hélène d’Hautot-sur-Seine en 1857

Denis-Tranquille LEFEBVRE (1791-1876)

Denis-Tranquille Lefebvre est né à Hautot-sur-Seine le 2 octobre 1791. Il est fils de Jean Baptiste Tranquille Lefebvre décédé le 21 janvier 1806) et d’Anne Lesourd. Son père est garde de Sainte Vaubourg en 1793 au service de la commanderie puis des Eaux et Forêts.

En 1811 il devient soldat au 13ème Equipage de Flottille et canonnière n° 26. Il est fait prisonnier par les Anglais, et rentre en France en 1814.

Il se marie le 16 mai 1815 au Val-de-la-Haye avec Rosalie Durand (12/09/1792 - 27/03/1819). En 1816 il est nommé à Val de la Haye garde particulier de M. Charles Fizeaux, propriétaire de Sainte-Vaubourg, gendre du Baron Lézurier de la Martel qui en 1815 a racheté l’ancien bois de la commanderie aux eaux et forêts. Veuf, Denis-Tranquille Lefebvre se remarie le 22 mai 1819 au Val-de-la-Haye, avec Désirée Henriette Esther Quibel (26/01/1792-01/06/1879). Ils n’ont pas d'enfants. Il a eu pendant de longues années à sa charge sa belle-mère et une tante.

En 1843 il souscrit pour 2 Francs pour l’érection de la colonne Napoléon. Au recensement de 1851 il habite au val-de-la-Haye. Il est médaillé de Sainte-Hélène en 1857.

A Rouen le 26 juin 1870 la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure lui décerne une médaille d’argent : « Depuis 1816, il occupe les fonctions de garde particulier dans lesquelles il a su conquérir l'affection, l'estime de tous, en même temps que la confiance la plus absolue de l'honorable famille Fizeaux de la Martel. Il s'est toujours montré plein de dévouement pour ses neveux et ses nièces, et il leur est encore utile aujourd’hui. Cinquante-quatre ans de bons et loyaux services, Messieurs, c’est chose assez rare pour que nous n'ayons  pas hésité à donner à cet honnête homme un témoignage public de satisfaction, est aujourd'hui dans sa quatre-vingtième année » (Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure) 1869/07-1870/12

Le garde particulier Denis-Tranquille Lefebvre est décédé, en son domicile au Val-de-la-Haye le 24 décembre 1876 à l'âge de 86 ans.

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 11:13

Écrit par Bertrand POLLET : Ce weekend du 15 août  2017, j'avais envie (et peut être un peu besoin aussi) de me changer les idées. J'ai regardé un peu partout ce que je pouvais programmer comme sortie vélo et finalement c'est la Seine Maritime qui a été élue. Je longe donc la seine jusqu'aux docks que je contourne et prends la direction du sud sur une bonne piste cyclable jusqu'à Hautot-Sur-Seine. Cette première partie de 10kms est, je dois l'avouer, fort décevante car l'environnement entre les silos à grains et les docks n'est pas des plus joli. C'est à Hautot-Sur-Seine que la piste cyclable se transforme en chemin de halage et que le décor devient plus intéressant.

Les vélos du belvédère d’Hautot-sur-Seine
Les vélos du belvédère d’Hautot-sur-Seine

Une descente de la Seine à vélo en 2020 : Au niveau d’Hautot-sur-Seine, un grand point d’observation a été aménagé pour admirer le paysage au-dessus de la Seine. C’est le moment de faire une petite pause, prendre le temps de regarder les péniches passer.

Les vélos du belvédère d’Hautot-sur-Seine

Sur les réseaux sociaux, la photographie de son vélo au belvédère d’Hautot-sur-Seine prend le pas sur la traversée du parc du château d’Hautot-sur-Seine.

Les vélos du belvédère d’Hautot-sur-Seine
Les vélos du belvédère d’Hautot-sur-Seine
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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:44

Les élections départementales françaises de 2015 ont lieu les 22 et 29 mars 2015, j’ai soutenu comme tous les autres maires du canton David LAMIRAY & Brigitte (GODEFROY) MANZANARES.

Lorsque j’étais secrétaire de l’association des usagers des bacs, David LAMIRAY avait participé à l’assemblée générale du 27 mai 2011à Berville sur Seine en tant qu’élu représentant le département. S’en était suivi une réunion avec Martial Murray, à Rouen à l’hôtel du  département qui avait permis d’obtenir un aménagement d’horaire pour le bac de Duclair. Cela avait clos le travail de l’association, ce qui pouvait être obtenu, l’avait été.

Peu avant les élections David LAMIRAY m’a invité à l’Aristide à Petit-Couronne, je suis resté sur une mauvaise impression. Je connaissais Brigitte (GODEFROY) MANZANARES en tant qu’adjointe de Nelly TOCQUEVILLE maire de Saint-Pierre-de-Manneville.

Repas des aînés du 16 octobre 2016

Malgré leurs personnalités sympathiques et le sérieux de leur engagement, les relations avec les conseillers départementaux se sont cantonnées aux relations protocolaires faute d’atomes crochus, si bien que je n’ai jamais eu de réunion de travail en Mairie avec eux. C’était d’autant plus décevant que j’ai pu aborder en Mairie mes dossiers et mon engagement politique avec le Président du Département Pascal MARTIN, la députée Sira SYLLA, la sénatrice Catherine MORIN-DESAILLY, le Président du Parc Jean-Pierre GIROD et à Jumièges avec le Président de la Région Hervé MORIN qui m’a apporté son aide.

Mes souvenirs de David LAMIRAY & Brigitte (GODEFROY) MANZANARES
Mes souvenirs de David LAMIRAY & Brigitte (GODEFROY) MANZANARES
Mes souvenirs de David LAMIRAY & Brigitte (GODEFROY) MANZANARES
Mes souvenirs de David LAMIRAY & Brigitte (GODEFROY) MANZANARES

Inauguration de l’école rénovée d’Hautot sur Seine du 17 mai 2019

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:28

Dans la classification des chemins communaux adoptée par le Conseil Municipal du 9 février 1833, la sente du fossé ou traversaine d’une longueur de 580 mètres est le chemin communal n°10.

Le Conseil Municipal du 17 juin 1866 valide l’échange de terrain entre la commune (60 centiares) et Mr Bataille (27 centiares) pour pouvoir construire un mur le long du chemin rural n°10 (fossés des Traversins).

Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine

Le principal trou dans le mur, aggravé par l’inondation de mars 2020, a été comblé fin 2020.

Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
le chemin des Fossés en 1976

le chemin des Fossés en 1976

Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
Le chemin des fossés à Hautot sur Seine
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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 17:37

Le Conseil Municipal du 24 février 1921 approuve les plans et devis du projet de monuments aux morts pour la patrie de MM Lesueur pour un délai d’achèvement fixé au 30 avril. Un montant de 2357,66 Francs est inscrit au compte administratif de 1921.

Le Monument aux Morts d’Hautot-sur-Seine est inauguré le dimanche 19 juin 1921.

L’inauguration du Monument aux Morts d’Hautot-sur-Seine

Journal de Rouen du 20 juin 1921 : Inauguration du Monument aux Morts à Hautot-sur-Seine

La riante commune d’Hautot-sur-Seine a placé son monument aux morts dans le cadre verdoyant de son nouveau cimetière, que domine une chapelle pittoresque, aux murs sombres, vieille de plus de trois siècles. Le voile de ce monument est tombé hier, et c’est par un temps agréable qu’une foule recueillie a célébré la mémoire des huit enfants du village, tombés pour défendre ce coin charmant de la Normandie.

Le matin, à dix heures, la messe de Requiem était célébrée par M. l’abbé Dufour, curé de Sahurs, qui prononça devant une assemblée nombreuse une allocution des plus belles, au cours de laquelle il fit brillamment l’éloge des héros tombés pour la patrie.

L’après-midi, à 15 heures, M. Poullard, maire, assisté de MM. Obselin, adjoint ; Hodan, secrétaire de mairie ; Lesueur, Poullain, Capron, La Rochefoucault, conseillers municipaux ; les personnalités, parmi lesquelles l’on remarquait MM. Roux, vice-président du conseil de préfecture ; Peyroux, député de la Seine-Inférieure, présidant la cérémonie ; Bernard, adjoint au maire de Sahurs ; Chéron, adjoint au maire du Val-de-la-Haye ; Lesueur, délégué cantonal ; marquis de Bonneval et E. Fauquet, présidents de la société des anciens combattant de Sahurs et d’Hautot ; Guilbert et Letuiller, capitaines des sapeurs-pompiers d’Elbeuf et de Sotteville ; Allais, garde-champêtre ; Césary, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers de Sotteville et Marty, brigadier de gendarmerie de la circonscription.

A 3h. 30, l’harmonie municipale de Canteleu sous la direction de M. Taillis, prenait la tête du cortège, qui quittait la place de la mairie, pour arriver bientôt au pied du monument qui fut aussitôt couvert de fleurs par les enfants du village.

La marche funèbre de Chopin se fit entendre et les autorités prirent leur place ; alors dans le recueillement de l’assistance, M. l’abbé Dufour bénit le monument, pyramide blanche de la maison Lesueur de Rouen, parée de la croix de guerre et gravée de ces noms désormais glorieux : André Allais, Anatole Turgis, Martin Norbert, Joseph Ozanne, Lucien Fauquet, Georges Gauquelin, Lucien Lemonnier, Ferdinand Longuemare.

La parole fut d’abord à M. E. Fouquet, qui au nom des anciens combattants d’Hautot, prononça des paroles émouvantes, retraçant longuement les heures pénibles de la guerre, et terminant par un hommage ému à ceux qui donnèrent leur vie pour que le pays reste libre et français.

M. Poullard maire, vint ensuite exprimer son émotion aux mères des défunts, immobiles près du monument et salua avec respect et gratitude cet emblème sacré du sacrifice, dont Hautot doit pieusement se glorifier aujourd’hui.

M. Roux, vice-président du conseil de préfecture, se fit après lui, l’interprète de l’administration commune pour le noble sacrifice des leurs « qui permit à la France de remporter la plus éclatante des victoires, et qui continuera à être du plus grand prix, en présence d’une Allemagne non repentante, n’ayant d’autres regrets que celui de sa défaite. »

Ce fut enfin M. Peyroux, député de la Seine-Inférieur qui fort éloquemment, retraça les heures horribles qui caractérisent les guerres de 1870 et 1914, s’inclinant devant les soldats de la grande guerre comme devant ceux de 1870, que représentaient MM. Collouet (*) et Langlois. M. Peyroux termina par quelques paroles de consolations aux parents des défunts et en demandant à tous de rester à jamais unis dans la paix comme ils le furent pendant la guerre.

M. Obselin, adjoint au maire, fit ensuite l’émouvant appel des morts, auquel répondit M. Poullain, conseiller municipal, et la Marseillaise termina la cérémonie du cimetière.

Le cortège se reformait à 16 heures 15, pour se rendre sur la place de la Mairie, au son de la musique de Canteleu et des tambours et clairons des sapeurs-pompiers de Hautot.

Un vin d’honneur réunissait à 17 heures les autorités et les sociétés.

(*) Emmanuel CALLOUET (1849-1926)

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 14:38
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
Haras des Fendanges à Hautot-sur-Seine
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:09
Notre voisin le château Robert le Diable

Le château Robert le Diable est en partie reconstruit en 1905 par Lucien Lefort, à la demande du propriétaire de l'époque Oscar Cosserat. Le site a été ré ouvert au public le 12 avril 1954, à l’initiative de Roger Parment, suite à l’aménagement d’un musée historique, la présentation de la réplique du drakkar d’Oseberg, l’installation d’une buvette et la construction d’un terrain de minigolf. Ouvert jusqu'en 2003, le site accueille dans les années 1980 près de 50 000 visiteurs par an. Il est depuis 2007 propriété de la communauté d’agglomération.

Notre voisin le château Robert le Diable

C’est en juin 1974, qu’avec mes copains Eric Bonamy, Laurent Cadinot et Danny Devos, nous avons fait une excursion en vélo au château Robert le Diable, de Yainville à la Bouille via Saint-Martin de Boscherville. J’ai pris les deux photographies du château ci-ajoutées. Au retour nous sommes repassés par le bac de Sahurs vers Croisset, pour compléter le tour de la boucle de Roumare. De la traversée d’Hautot-sur-Seine, je me souviens de la descente vers la mairie, entre les murs, on passait de l’ombre à la lumière après le virage. C’est ma première vision d’Hautot-sur-Seine. A Dieppedalle, nous nous sommes tombés à cause des rails qui traversaient de biais la chaussée, il y en avait une dizaine à franchir jusqu’à Canteleu.

Notre voisin le château Robert le Diable

Echo d’Hautot n°4 de juin 1997 : Château Robert le Diable

Le château de Robert le Diable se trouve à Moulineaux et peut être une idée de promenade et de visite historique (…) Ce château a été édifié vers les XIème et XIIème siècles. Il ne reste plus que des ruines qui ont fait l’objet d’aménagements notamment avec la réplique dans la cour du château, d’un drakkar, et d’un mini musée de personnages de cire représentant les scènes les plus significatives de la vie de Robert (la reine Mathilde tissant la tapisserie dite de Bayeux, dédicace en l’abbaye de Jumièges, la mort de Guillaume le Conquérant, la signature du traité de Saint Clair sur Epte, la promenade de Rollon (2,09 mètres en taille), en forêt). Une longue passerelle amène le visiteur dans la cour du château dont les deux principaux pôles d’attraction sont le puits gallo romain de 104 mètres de long et un drakkar abrité par une chapelle d’inspiration norvégienne. Le visiteur peut flâner et découvrir les magnifiques panoramas sur la vallée (on aperçoit au loin Hautot) du haut de l’une des tours restaurées (…) Après la visite vous pouvez vous « exercer » au mini golf et vous rafraîchir dans le bar.

Notre voisin le château Robert le Diable
Notre voisin le château Robert le Diable
Notre voisin le château Robert le Diable
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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 05:47

Jusqu'à son rattachement à Grand-Couronne en 1908, l'île des Oiseaux faisait partie du territoire de la commune de Hautot-sur-Seine.

Au recensement de 1901 d’Hautot-sur-Seine, l’ile aux Oiseaux est habitée par Aimé DUMONT âgé de 37 ans.

L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
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Journal de Rouen du 14 mars 1907 : L’Ile aux oiseaux

On adjugera, le 3 avril prochain, à la préfecture, les travaux nécessaires à la construction de la digue que les ponts et chaussée ont décidé d’édifier à l’île aux Oiseaux. Située juste en face de l’ancien « trou » de Grand-Couronne comblé depuis plusieurs années, cette île, qui est propriété de l’Etat, mesure une centaine de mètres de longueur. La digue projetée partira de sa pointe amont pour aller rejoindre dans une ligne à peu près droite la rive gauche du fleuve, quelques mètres au-dessous de la cale du bac de Grand-Couronne. Les ingénieurs des ponts et chaussées ont décidé d’exécuter ces travaux de manière à obtenir dans ces parages un rétrécissement du fleuve qui, en accélérant la vitesse de ses eaux, aura pour résultat d’amener un écoulement plus rapide du débit solide vers la mer. A cet endroit de son cours la Seine fait un coude et sa largeur dépasse 300 mètres. Le débit des eaux y étant très lent, il en résulte un dépôt considérable de vase qui s’accumule dans le chenal et nécessite des dragages coûteux, qu’on espère éviter en construisant la digue dont nous parlons.

Prochainement, on mettra en adjudication les travaux nécessaires à l’établissement d’une autre digue qui elle sera édifiée au long de la rive droite du fleuve, entre Biessard et la cale du bac de Val-de-la-Haye. Ces travaux d’art ont également pour but de provoquer un écoulement plus rapide des eaux dans cette partie du fleuve. Pendant un moment, les habitants du Val-de-la-Haye s’étaient émus de ces travaux, alors en projet, car ils craignaient qu’on bouchât le bras de Saine qui baigne leur quai. Qu’ils de rassurent. Les ingénieurs des ponts et chaussées chargés de la navigation de la Seine ne sont pas vandales à ce point, nous disait-on hier. Le Val-de-la-Haye restera port fluvial … tant que la nature le permettra, mais ses jours sont comptés. De par les effets du flot et du Mascaret, le petit bras de Seine qu’emprunte le bateau-omnibus pour accoster au ponton de cette commune s’envase et se comble de lui-même quotidiennement. C’est une affaire de temps.

  • Mais ne pourrait-on pas draguer dans ce bras de Seine ? demandons-nous.
  • Le jour où on démontrera que ces travaux sont d’utilité publique, on pourra songer à les exécuter. Mais d’ici-là, ajouta en riant notre interlocuteur, le petit bras de Seine sera comblé et l’affaire sera solutionnée.
L'Ile des Oiseaux d'Hautot-sur-Seine
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Le noyé de février 1792 de l’ile aux Oiseaux à Hautot sur Seine

22 février 1792 rapport d’enquête concernant un cadavre trouvé sur l’ile aux Oiseaux, un marin hollandais du nom de Tjart MONNEN (52 ans) du navire « La Dame Walland » :

L’an 1792 le 22 février nous accesseurs du juge de paix du canton de Canteleu faisant pour son absence ce nous nous somme transportés sur l’île aux oiseaux section dépendant de notre paroisse de Hautot, sur la parole verbale de monsieur le secrétaire greffier du juge de paix nommé monsieur DELAHAYE où nous avons trouvé un cadavre mort, qu’on nous a dit dénommé Tjart (*) MONNEN de la paroisse (laissé en blanc) en Hollande revêtu d’un gilet d’étoffe brune, un autre de siamoise bleue avec une paire de culotte aussi d’étoffe brune, un caleçon et une paire de botte, ayant cherché dans les poches du défunt nous y avons trouvé un portefeuille, après en avoir fait l’ouverture il s’y est trouvé un bon ce cinquante sols et un autre de trente avec une agrafe d’argent au col de la chemise. Ayant interpellé les assistants s’ils n’avaient nulle révélation de cet homme, le Capitaine Folkert WALLAND s’étant présenté nous a déclaré par l’organe de Maître BULGEN son interprète duquel il était assisté qu’il le reconnaissait pour être celui qui avait été perdu à bord de son navire nommé « La Dame Walland » il y a environ cinq semaines et qu’il y allait en qualité de second, interpellé de nouveau le dit Capitaine Folkert par quel hasard il était tombé il nous aurait déclaré que c’était par accident. Après avoir fait déshabiller le noyé pour voir s’il n’avait reçu aucun coup nous ne lui avons trouvé nulle meurtrissure, lequel nous avait fait connaitre qu’il était tombé à l’eau par accident et nous aurait fait délibérer en présence de la municipalité de donner ordre à monsieur le curé de notre dite paroisse de le nommer et en écrire l’acte sur les registres ordinaires. Ce que nous avons signé, ce dit jour et an que dessus. (espace des signatures laissé en blanc)

(*) Tjaard : prénom frison, Théodoard en ancien germanique

Acte n°2 du régistre d’Hautot sur Seine : Inhumation de Tjart MONNEN hollandais noyé :

Le vingt deuxième jour de février 1792 sur le permis à nous actifié en date d’hier signé DELAHAYE greffier de Mr D’ORNAY, juge de paix du canton de Canteleu district de Rouen, pour l’absence du dit sieur D’ORNAY. D’après le procès verbal de visite d’un cadavre de sexe masculin dressé par les prudhommes nommés de cette paroisse et à nous présenté en bonne forme, le dit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moi prêtre curé soussigné sous le nom de Tjart MONNEN âgé de cinquante deux ans originaire de Norden en Ostfriesland (*) perdu au quai de Rouen depuis environ cinq semaines, et repêché le long de l’ile aux oiseaux district de Hautot sur seine. Lequel noyé a été reconnu sur les lieux par son capitaine le sieur Folkert WALLAND commandant le navire « La Dame Walland » pour être son second et ce par l’organe de monsieur BULGEN fils, son interprète, juré au tribunal de commerce de Rouen duquel il était accompagné. Lesquels ont signé avec messieurs les maires et officiers municipaux de cette paroisse : Folkert WALLAND, BULGEN fils, DE VRIES, Charles LECOMTE maire de Hautot, RICHARD procureur de la commune, Jérôme SUCRE officier, Jean PAQUET, LECLERC, Pierre FLEURY, DEHAYE curé de Hautot.

(*) Frise Orientale : le comté de Frise Orientale est sous administration prussienne depuis 1744.

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 05:37

Au cadastre napoléonien de 1812, le chemin neuf va de l’entrée du château à l’entrée de l’actuel bois communal. Lors de la classification des chemins communaux de 1833 il devient le chemin n°2 de la route Quemine ou chemin neuf. Le Conseil Municipal du 12 juillet 1979 décide de nommer le chemin rural n°2 dit chemin neuf, rue des Fendanges. Lors du Conseil Municipal du 2 décembre 2005, la partie non revêtue de la rue des Fendanges d’une longueur de 395 mètres est enlevé du domaine public. La partie non revêtue du chemin neuf est dans le domaine privé de la commune.

Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
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Photographies du chemin neuf de Fernande Obselin des années 1970 :

Le reliquat du Chemin Neuf à Hautot-sur-Seine
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 18:43

Journal de Rouen du 25 juin 1940 : un meurtre à Hautot-sur-Seine

Le soir du dimanche 9 juin, trois habitants de cette commune, MM. Florentin Ponty, Collette et Turquer, avisèrent un individu qui sortait de la forêt et leur parut suspect. Ils l’interpellèrent, le fouillèrent et le conduisirent chez M. Cantel, commerçant, mais en route il voulut s’échapper et M. Collette se jeta sur lui. Une rixe s’ensuivit au cours de laquelle, Ponty alla chercher son fusil et tira deux fois sur le malheureux qu’il acheva à coups de crosse. Il s’agit de M. Marcel Wanner, 39 ans, manœuvre, domicilié chez M. Heuzé, 18, rue de l’Industrie à Grand-Couronne. M. Cantel prévint M. Piat, commissaire central à Rouen, qui, avec son secrétaire, M. Hérisson, et les inspecteurs Lebrun et Martin procéda à l’enquête et reconstitua la scène. Le cadavre de Wanner a été inhumé à Hautot-sur-Seine et Florentin Ponty a été arrêté.

 

Décès d’un inconnu présumé Warner ou Vanner ou Waller Marcel du 9 juin 1940 à Hautot-sur-Seine

Le neuf juin mil neuf cent quarante, vingt deux heures trente minutes, est décédé, « Route du Rouage » un individu du sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie. Le signalement est le suivant : le défunt était âgé de trente cinq ans environ, sa taille approximative était de un mètre soixante cinq, ses cheveux et sa moustache étaient bruns. Il était vêtu d’une veste bleue et d’un pantalon rayé, coiffé d’une casquette grise plate et chaussé de sabots de caoutchouc. Il est présumé s’appeler Marcel Warner ou Vanner ou Waller et était, croit on marié, dans autres renseignements. Dressé le dix juin mil neuf cent quarante, onze heures, sur la déclaration de Alphonse Cantel, cinquante trois ans, marchand ambulant, domicilié en cette commune qui, lecture faite a signé avec Nous, Georges Poullard Maire d’Hautot-sur-Seine, Chevalier de la Légion d’Honneur.

Journal de Rouen du 21 novembre 1941 : une tragique méprise à Hautot-sur-Seine

Cours d’Assises de la Seine-Inférieure : audience du mercredi 20 novembre

Un drame étrange se déroula à Hautot-sur-Seine, dans la soirée du 9 juin. L’atmosphère si particulière de ce dimanche tragique fut, sans doute, la cause principale du meurtre lamentable que commit, à proximité de la forêt de Roumare, un père de douze enfants, Florentin Ponty. (*)

Ponty se trouvait, vers 22 h. 15, devant son domicile, en compagnie de ses amis Robert Turquer et Emile Colette. Les trois hommes avaient en peu bu… Un inconnu s’étant avance dans leurs parages, une bicyclette à la main, ils le jugèrent suspect et ils l’interpellèrent en lui demandant ses papiers d’identité. Le passant sortit sans dire un mot son portefeuille contenant un livret militaire. Turquer n’ayant pu lire cette pièce dans la faible clarté du jour expirant, on décida de conduire « l’espion » chez M. Cantel, commerçant qui, rare parmi les rares, n’avait point quitté le pays. Le passant, cependant, regimba. Empoigné par Colette, il tomba avec lui sur la route et tandis que les deux hommes se livraient, sur le sol, à un match de catch des plus animés, Ponty rentra chez lui afin d’y prendre un fusil de chasse dont il se servit dès son retour. A ce moment, l’infortuné promeneur avait réussi à se relever. Atteint par derrière, à moins de deux mètres par une décharge qui provoqua l’éclatement du lobe inférieur d’un poumon, il s’effondra, mortellement atteint. Ponty l’acheva, d’ailleurs, en lui portant plusieurs coups de crosse à la tête !

L’heure des explications ayant sonné à la cour d’assises, le coupable ne parut pas particulièrement troublé par les remords, au cour de son interrogatoire.

  • - Etiez-vous ivre dans la soirée du 9 juin ? lui demanda M. le président Turban.
  • J’étais gai !
  • - Ce qui m’étonne, c’est que vous n’ayez pas vu deux parachutistes au lieu d’un  Pourquoi votre victime – M. Marcel Wanner, manœuvre à l’usine de produits chimiques S.O.Y.E.M.A. – vous a-t’elle parue suspecte ?
  • Vu que tout le monde était évacué de la commune.
  • - Vous avez déclaré que vous étiez chargé d’une surveillance à Hautot-sur-Seine.
  • Oui, par la gendarmerie de Grand-Couronne.
  • - Ce n’est pas vrai. Vous n’aviez reçu aucune mission de cet ordre. Vous avez fait ce qu’on appelle une arrestation illégale, quand vous avez voulu conduire M. Wanner chez M. Cantel.

Sur le drame lui-même, Florentin Ponty ne crut point devoir donner au jury des explications détaillées.

  • Interrogé par nous, déclara-t-il Wanner ne répondit rien. Il fut rapidement aux prises avec mes amis. C’est pourquoi je suis allé chercher mon fusil, sans toutefois avoir l’intention de mettre à mort celui que je prenais pour un parachutiste.

Il semblait que l’audition des deux compagnons de l’inculpé apporterait aux débats quelque lumière. Elles permirent tout au plus de connaître le degré de « gaité », le 9 juin, de chacun des membres du trio.

  • - Vous étiez ivres, tous les trois, dit le président à Robert Turquer.
  • On en avait pris un peu.
  • - Qui donc en avait pris le moins ?
  • C’est moi.
  • - Etiez-vous chargé de faire la police ?
  • Oui, comme cantonnier !
  • - Vous aviez entendu des histoires de parachutiste et ça avait travaillé.
  • En tout cas, au coup de fusil, je suis parti.
  • - Pourquoi ?
  • Parce que j’ai eu peur !

Le manœuvre Emile Colette, vit, lui, trois fusées rouges s’élever au dessus de la forêt de Roumare et il entendit des détonations.

  • - Qui était le plus ivre, s’inquiéta le président, quand ce deuxième témoin approcha de la barre.
  • Surement Ponty !
  • - Etiez-vous un policier ?
  • Personne ne n’avait dit d’arrêter le monde !

On entendit encore M Georges Poullard, maire d’Hautot-sur-Seine, qui signala que rien de particulier n’avait été organisé dans sa commune contre les parachutistes ; le commerçant, M. Cantel, resté à Hautot, et le docteur Godbille, médecin-légiste. Le praticien eut à examiner un cadavre exhumé après de longues semaines d’enfouissement …

M. Dupond, substitut du procureur général, soutint l’accusation dans ce procès avec son autorité coutumière, puis la défense de Florentin Ponty fut vigoureusement présentée par Me Crosson du Cormier. L’inculpé fut finalement condamné à quatre ans de prison avec sursis. J.E.F.

(*) Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen.

Extraits : Le 9 juin au matin les premiers Allemands arrivent sur Rouen par la route de Neufchâtel. A 10 heures du matin, le génie français fait sauter les ponts. A 10h30, les Allemands investissent  la Mairie. Maurice Poissant, 5e adjoint au Maire, demeuré sur place, reçoit autorité par le commandant Krupp sur toutes les communes liées économiquement ou géographiquement à Rouen. Les Allemands investissent la ville.

L’incendie déclenché se propage rapidement aux quartiers situés au sud de la cathédrale. Les Allemands, au prétexte que Rouen n’a pas été déclarée ville ouverte, interdisent aux pompiers d’intervenir. Le feu fait rage pendant trois jours. Ce n’est que le 11 juin que l’ordre sera donné d’éteindre l’incendie alors qu’il menaçait le flanc sud de la cathédrale. Bilan : 918 maisons détruites, 5 070 sans-abris.

Ce même jour, les Allemands ramassent tous les noirs qu’ils peuvent trouver ainsi que des soldats coloniaux isolés, qui, n’ayant pu fuir, ont été faits prisonniers de guerre. Tous ces hommes sont emmenés au 11, rue de Bihorel où ils sont massacrés à la mitrailleuse. 121 Algériens, Antillais et Africains ont ainsi trouvé la mort.

Préfet de Seine-Maritime le 14/08/2020 : Hommage aux combattants d'Afrique

Le 9 juin 1940, l’armée allemande envahit la ville de Rouen. Après quelques heures de combats, les troupes du Reich nazi prennent possession de la ville. Des hommes, civils et militaires, sont arrêtés, regroupés et mis à mort. Ils ont été choisis pour la couleur de leur peau. Il s’agit d’un des nombreux crimes racistes opérés par l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale. Dans quelques jours sera inauguré, rue de Bihorel à Rouen, une plaque à la mémoire d’une centaine de personnes originaires d’Afrique du nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles françaises qui ont été massacrées à cet endroit. Les recherches historiques continuent, le site s’enrichira des informations et des documents et des travaux réalisés par les scolaires.

Guillaume Jacono, inspecteur d’académie, Monique Longval Bernier, vice-présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie, ont rencontré Laurent Martin et Jean-Louis Roussel, auteurs d’un futur livre sur Rouen pendant la guerre, devant la plaque posée au N°6 de la rue de Bihorel.

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